Dynamique du chaos de Ghislain Gilberti


Le livre : Dynamique du chaos  de Ghislain Gilberti. Paru le 19 janvier 2017 chez Ring dans la collection Ring noir

4e de couv :

Gys, un jeune homme au passé agité, va jusqu’à l’impensable pour oublier sa séparation. Rapidement, il cède à l’ivresse nerveuse des transgressions aux côtés de ses trois amis de la « Génération Nada » : avec eux, il écumera bars et clubs de tous les excès, traquant le chaos qui lui permettra de mieux voir le monde. Il ignore qu’au loin, un train fou fonce déjà sur lui. Le monstre d’acier s’appelle Séverine.

Dynamique du Chaos fait l’effet d’un coup de tonnerre lors de sa mise en ligne sur Internet en 2007, avec plus de 100 000 téléchargements et un torrent de commentaires de lecteurs jetés à corps perdus dans cette aventure radicale. Aujourd’hui publié pour la première fois sans censure et en édition papier, ce texte sauvage raconte la chute libre d’un homme sur fond de drogues, de sexe, d’abus en tout genre et l’amour passionnel, irrationnel, d’un homme pour une femme. Dans son art de la torsion, le virtuose Gilberti repousse les limites du soutenable par une obsession suprême inavouée : tenter de retrouver une forme originelle de pureté métaphysique et romanesque.

L’auteur : Héritier français de William Burroughs, Ghislain Gilberti a connu l’enfer de la polytoxicomanie lourde avant de devenir tireur de précision pour l’armée de terre. Auteur des best-sellers Le Festin du Serpent , Le Baptème des ténèbres et Le bal des ardentes , guéri, il est aujourd’hui père de deux enfants. Né en 1977, Ghislain Gilberti est originaire et vit à Belfort.
 Extrait :
La jouissance offerte par le Speed Ball est miraculeuse. Nous sommes tombés dans les bras l’un de l’autre et nos corps se sont serrés à s’en étouffer. D’abord les frissons, des pieds à la tête, ensuite la chaleur orgasmique sous laquelle il est impossible de ne pas râler de plaisir. Puis la décharge d’énergie, la déflagration de la coke, juste après, voire en légère superposition. Le rythme cardiaque qui s’accélère, le sang qui afflue comme un torrent et qui sème l’extase de l’héro dans chaque centimètre cube de chair. Un vertige indescriptible, au-delà de tous les mots. 

Mon avis  :

Je n’aurai jamais du lire ce livre, en tout cas pas dans cette version. Dieu que j’ai aimé la plume de cet auteur dans ces thrillers. J’ai aimé  le réalisme  qui s’en dégage mais aussi cette noirceur omniprésente qui la caractériseJe sais que Ghislain peut-être émouvant. Il a su me toucher à de nombreuses reprises. J’ai aimé son coté fragile, à fleur de peau.
Mais j’avoue ne pas avoir du tout aimé sa nouvelle version de la Dynamique du chaos.

Je ne pense pas être quelqu’un que l’on choque facilement, Je pense aussi être quelqu’un d’ouvert et de tolérant. Cependant j’ai reçu ce texte comme une provocation. Même si ce n’était pas l’intention de l’auteur, la surenchère de violence, de sexe, de drogue, etc, a eu du mal à passer et elle a occulté chez moi ce qu’il y avait de beau dans ce texte.
Je n’ai pas retrouvé la sensibilité que la plume de l’auteur peut avoir ! Non juste de la rage et une rage destructrice où rien de bon ne pouvait en sortir.
Un rage malsaine qui m’a mise mal à l’aise.
J’aime pourtant quand un livre me bouscule, voire me dérange. Qu’il soit un choc, une émotion, qu’il malmène mes convictions.
Ici, j’ai juste eu un trop plein, un début de nausée.
J’ai trouvé que l’auteur prenait, comment dire, des postures. Qu’il surjouait ses personnages. Qu’il en faisait trop en somme.
Dommage, j’aurai tant aimé percevoir la fêlure derrière toute cette surenchère.
J’aurai aimé que cette Dynamique du chaos soit pour moi un récit viscéral. j’aurai aimé percevoir la pudeur de l’auteur derrière ce texte hardcore.
Je n’y ai vu qu’un déferlement d’excès.
Trop agressif et intrusif peut-être

Ghislain ne n’en veut pas ! Tu as un putain de talent ! S’il te plait ne le gâche pas  dans cette débauche et cette escalade de démesures exagérées.

J’aime ton impétuosité pas ton animosité. Parce que c’est cette sensation que j’ai ressenti en lisant cette version non censuré de ton texte. Du coup je n’ai pas été touchée mais écœurée.

Nous avions parler ensemble de l’excès de violence que l’on trouvait déjà dans Le baptême des ténèbres. Cette violence que certains de tes lecteurs trouvaient déjà trop crue. Tu me connais  Ghislain, je  suis une personne plutôt excessive même si avec l’âge j’ai appris à modérer mes abus, alors crois moi quand je te dis « Qu’à trop tirer sur la corde celle-ci finit par lâcher » et qu’il nous devient trop difficile de te suivre dans tes délires même fictionnels.

Ici je pense qu’il manque une chose importante, c’est les émotions. Celles que notre auteur sait pourtant si bien  faire ressentir à ses lecteurs. Ghislain, c’est un cri du coeur que je te lance, s’il te plait ne va pas perdre ton âme dans cette outrancière cruauté.

Mais vous, amis lecteur, lisez Ghislain Gilberti, lisez ses autres bouquins ! Il a une plume qui sait vous prendre aux tripes. Et qui sait, peut-être que  contrairement à moi, celle-ci saura aussi vous toucher avec ce titre-ci. Car c’est certain, lire ce titre ne peut laisser indifférent. Et je suis sans doute minoritaire dans mon ressenti, car autour de moi, nombreux sont ceux qui l’ont aimé.

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Selfies de Jussi Adler-Olsen


Le livre : Les enquêtes du département V ;  Volume 7, Selfies  de Jussi Adler-Olsen. Traduit du danois par Caroline Berg. Paru le 29 mars 2017.  22€90 ; (619 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

Avec plus de 16 millions d’exemplaires vendus dans le monde, Jussi Adler-Olsen, Grand prix policier des lectrices de Elle et prix polar des lecteurs du Livre de poche, est une star sur la scène du thriller.

Nouveau défi pour le Département V de la police de Copenhague, en charge des affaires non résolues : un « serial » chauffard dont les victimes sont des femmes jeunes, jolies et… pauvres.

Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d’une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu’elles sont la cible d’une personne gravement déséquilibrée dont le but est de les éliminer une par une.

L’inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Morck et ses fidèles assistants Assad et Rose doit réagir vite s’il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte. Mais Rose, plus indispensable que jamais, sombre dans la folie, assaillie par les fantômes de son passé…

L’auteur : Carl Valdemar Jussi Adler-Olsen est né le 2 août 1950 à Copenhague. Après avoir été le « bon » guitariste d’un groupe de musique pop, il s’essaie à la médecine puis aux sciences politiques, étudie le cinéma, mais aussi les mathématiques.
Plus tard, il transforme son appartement en boutique de BD d’occasion, monte une maison d’édition, joue les scénaristes et participe au Mouvement danois pour la paix.
Depuis 2007, il se consacre à la série « Les enquêtes du département V « . Plus de 14 millions d’exemplaires vendus dans le monde, couronné par tous les grands prix du polar, dont le Grand Prix policier des lectrices de Elle, le Danois Jussi Adler Olsen est une figure incontournable du thriller scandinave.
Extrait : 
Le nom de « Centre d’action sociale » avait déjà cet effet sur elle alors qu’il était relativement neutre. Des noms comme « Chambre des supplices », « Comptoir de mendicité » ou « Guichet des humiliations » auraient été plus justes. Mais dans la fonction publique, on n’appelait pas les choses par leur vrai nom.

 

 La chronique de Marie Jo

Bonjour Geneviève,

Pour cette dernière partie de concours, j’ai choisi « Selfies  » de JUSSI ADLER OLSEN.
En effet, le titre choisi est très judicieux à l’heure où chacun se balade avec un téléphone portable et même pour certains la perche qui va avec…
Esprit bien narcissique de certains et titre fort bien adapté à ce dernier opus de Jussi Adler Olsen.

Voilà Geneviève, Bizz. ..

« SELFIES   » de JUSSI ADLER OLSEN.

    Des jeunes filles sans emploi, un personnage qui va sombrer dans une folie  psychotique et virer psychopathe , le département V menacé  de disparition ou presque, des meurtres qui se croisent et qui croissent ,  et pour finir , une énorme révélation sur le passé d’un de nos enquêteurs nous dévoilant  enfin les clefs de sa personnalité…

   Jussi Adler Olsen nous offre un  7ème  opus particulièrement brillant de par une écriture nerveuse,  doté  de chapitres courts et haletants et des protagonistes  peaufinés à l’extrême mais toujours authentiques.

   D’un premier chapitre palpitant  à une fin particulièrement éprouvante  ( oui , j’ai pleuré…) et des rebondissements  percutants font de cette oeuvre la plus aboutie de cette série , pour ma part.

  N’oublions pas cet humour singulier à l’auteur qui est d’autant plus confirmé par certaines réparties chères à Assad mais qui,  dans « Selfies  »  est encore plus repérable dans la bouche de chacun de ses personnages .

  Et c’est donc un florilège  de mots  d’esprit qui va accompagner  le lecteur tout au long de ce roman.

    Une lecture exceptionnelle et aboutie, encore  meilleure aux 6 premiers tomes et qui présage forcément de remarquables révélations à venir.

   Bonne lecture garantie…

Le maître des insectes de Stuart Prebble


 Collectif polar.biblio
 97822071239420-2575036Le livre : Le maître des insectes de Stuart Prebble. Traduit de l’anglais par Caroline Bouet.   Paru le 12 mars 2015 chez Denoël dans la collection Suspense. 20,50 € .  (349 p.) ; 23 x 16 cm

97820704671290-3166713Réédité en poche le 15 avril 2016 chez Gallimard dans la collection Folio Policier.  8€20  ; (381 p.) ; 18 x 11 cm

 

Quatrième de couverture

Le maître des insectes

Londres, années 1960. Quand Jonathan Maguire émerge d’un mauvais sommeil sur le sol du salon, il a les mains couvertes de sang et le corps de sa femme Harriet gît à ses côtés. Seule lui revient à l’esprit une violente dispute avec cette dernière, qu’il soupçonnait d’infidélité.

Jonathan est le tuteur de son grand frère Roger, dont le handicap mental l’empêche d’être autonome et qui consacre tout son temps libre à un étrange et spectaculaire élevage d’insectes.

Anéanti par la mort de sa jeune épouse, Jonathan est néanmoins déterminé à échapper à la police, terrifié à l’idée que s’il était arrêté pour meurtre, Roger serait placé dans une institution. Jonathan a sacrifié trop de choses, y compris son mariage, pour accepter cette éventualité. Lui seul peut protéger Roger, à la fois incapable d’exprimer sa pensée et terriblement lucide quand il s’occupe de ses milliers de créatures grouillantes.

indexL’auteur : Stuart Prebble est né en 1951. Il a travaillé à la télévision britannique en tant que journaliste et producteur pendant plus de trente-cinq ans. Il dirige maintenant sa propre société de production. Le Maître des insectes est son premier roman traduit en France

Extrait :

Si vous avez eu la chance de pouvoir dire la vérité pendant presque toute votre existence, il vous sera probablement impossible d’imaginer à quel point vivre sans cesse dans le mensonge est éreintant. A quel point il est usant de devoir toujours veiller à combler le gouffre entre ce que vous pensez et ce que vos mots, vos actions et votre regard renvoie au monde extérieur.

Résumé et avis des bibliothécaires : Pierre et Geneviève

imagesDans le Londres des années 1960, après l’incendie qui a coûté la vie à leurs parents, Jonathan  Maguire devient responsable de Roger, son jeune frère handicapé mental, et doit laisser tomber la fac pour gagner sa vie. Il peut heureusement compter sur le soutien de sa femme Harriet, une musicienne de talent. Quant à Roger, apparemment indifférent à ce qui l’entoure, il se passionne pour les insectes qu’il élève dans une cabane au fond du jardin. Les années passent et les insectes se multiplient… Mais envers et contre tous, Jonathan  protège son jeune frère, Roger, ce garçon réputé simple d’esprit, qui consacre tout son temps libre à l’élevage d’insectes. Malgré ses difficultés de
concentration, Roger maîtrise cet univers peuplé de milliers de créatures avec une aisance déconcertante. A tel point que son entourage commence à douter de ce dont il est réellement capable.

Un polar riche en rebondissements, où l’auteur prend le temps de mettre soigneusement en place tous les éléments complexes et les personnages qui forgeront la trame de l’histoire et où chaque recoin sera exploré au fil de nos doutes et incertitudes de lecteur. Tel le grand frère handicapé du narrateur, il reste en retrait, en témoin attentif et extérieur, nous regardant errer d’une hypothèse à l’autre jusqu’à la toute fin du roman. Un suspense psychologique captivant.

La fille du train de Paula Hawkins : l’avis de Catherine


Chronique de lecteurs

HawkinsTrain_3dLe livre : La fille du train de Paula Hawkins. Traduit de l’anglais par Corinne Daniellot. Paru le 7 mai 2015  chez Sonatine. 21€ ; (378 p.) ; 22 x 14 cm.

 

 

 

 

 

 

 

Le-succes-express_article_landscape_pm_v8L’auteur : 

Paula Hawkins est née à Harare au Zimbabwe en 1972. Elle a vécu en France, en Belgique et s’est installé à Londre depuis 1989 où elle a été journaliste . La Fille du train est son premier roman. Les droits d’adaptation ont été achetés par Steven Spielberg avant même sa parution. Aujourd’hui Paula Hawkins  se consacrer à l’écriture de fiction.

Citation : Il n’y a rien de pire au monde que l’insomnie, je déteste ça, rester là avec le cerveau qui égrène chaque seconde, tic, tac, tic, tac. Mon corps entier me démange.

Un mot sur Catherine

catiminiCatherine a débarqué un jour au Comité Polar presque par hasard. Elle venait de rentrer dans le monde des bibliothèques, et voulait tout apprendre. Aussi je crois que le courant est tout de suite passé entre nous. Elle arrivait dans un groupe dèja bien soudé et pourtant elle s’est coulé dedans avec une telle subtilité, une telle habileté. Et puis les cadres du comité s’en sont aller Et, très vite aussi Catherine est devenu l’élément indispensable de celui-ci. Elle est devenu mon unique soutient.

Merci Cath pour ce que tu as apporté au groupe

Son avis sur la Fille du train

« La fille du train » commence par une scène de la vie ordinaire que toute personne travaillant dans une grande ville et habitant en périphérie connait bien : les trajets quotidiens dans les transports en commun. Rachel emprunte chaque jour le train reliant le centre de Londres à la banlieue, et elle s’évade en regardant les maisons bordant la voie ferrée et leurs habitants, jusqu’à se focaliser sur celle où vit un jeune couple qui semble idéal, et auquel elle va inventer une vie. On se rend rapidement compte que Rachel est perturbée : sa vie a volé en éclat quand son mari l’a quittée pour vivre avec une autre femme qui lui a donné un enfant, et surtout il vit avec sa nouvelle famille dans la maison qu’ils avaient achetée tous les deux, et qui se situe dans le même quartier que la maison du couple idéal. Rachel vivote tant bien que mal chez une amie, et boit de plus en plus. A-t-elle une hallucination le jour où elle voit la jeune femme de la maison embrasser un autre homme ? Jeune femme qui disparait quelques jours après …

Là commence un croisement de points de vue à tour de rôle : celui de Rachel mais aussi celui d’Anna, la nouvelle compagne de son ex-mari, et pour finir celui a postériori de Megan, la jeune femme disparue. Le lecteur est tenu en haleine, perd ses repères, ne sait plus où se trouve la vérité tandis que l’étau se referme sur les protagonistes, jusqu’à un dénouement inattendu. Attention ! Cette fille du train pourrait bien vous faire rater votre station ! « 

Lire ICI le début :

Leçons d’un tueur de Saul Black


9782258114852,0-2557083Le livre : Leçons d’un tueur de Saul Black. Traduit de l’anglais par Isabelle Maillet.Paru le 26 mars 2015 aux Presses De La Cite dans la collection Sang d’Encre.  22,00 € ; (493 p.) ; 23 x 14 cm.


4e de couv :
Katrina, Sarah, Angelica, Shyla, Yun-seo, Leah, Lisbeth… Sept femmes âgées de vingt-quatre à quarante ans. Sept femmes retrouvées mortes aux quatre coins des Etats-Unis. Violées, torturées, exécutées. L’oeuvre d’un homme ou de plusieurs ? Depuis trois ans, la police tourne en rond et n’a pour indices que d’étranges objets découverts dans les corps mutilés des victimes.
Aujourd’hui, l’inspectrice à la Criminelle de San Francisco, Valerie Hart, sent qu’elle tient enfin une piste sérieuse. Mais il faudra faire vite, car la prochaine cible pourrait bien être une petite fille de dix ans piégée dans une cabane isolée du Colorado. Alors que ses vieux démons refont surface, Valerie se lance dans une course contre la montre…

Saul Black signe un thriller implacable et nous plonge avec maestria dans l’horreur la plus totale. En sortirez-vous indemne ?

« Ne lisez pas ce texte. Aucun lecteur ne mérite d’être autant terrifié. » Linwood Barclay

BLACK-Saul-c-Michael-Lionstar-Copie-200x266L’auteur : Saul Black est le pseudonyme de l’écrivain britannique Glenn Duncan, né à Bolton, dans le nord-ouest de l’Angleterre en 1965. Après des études de philosophie et de littérature, il devient libraire à Londres. En 1996, il publie son premier roman, Hope. Suivront neuf romans, dont Moi, Lucifer et la trilogie fantastique du Dernier Loup-Garou qui a obtenu un grand succès dans le monde entier. Avec Leçons d’un tueur, il publie son premier thriller.

Extrait :
 » Le Diable commence par te faire savoir qu’il existe des choses terribles. Ensuite, il t’indique dans quelle pièce elles se trouvent. Puis il t’invite à aller y jeter un coup d’œil et, avant même que t’aies compris ce qui t’arrivait, tu ne peux plus ressortir. Avant même que t’aies compris ce qui t’arrivait, tu es devenue l’une de ces choses terribles. »

Résumé et avis :

Aux Etats-Unis, sept femmes ont été retrouvées assassinées, visiblement suivant le même mode d’exécution. Après trois ans d’enquête, la police ne dispose que de quelques indices. Valérie Hart, inspectrice de San Francisco, se lance à la poursuite du tueur lorsqu’elle apprend que sa prochaine cible est sans aucun doute une fillette de 10 ans.

Repérer, traquer, tuer, recommencer. C’est le leitmotiv d’un pur psychopathe qui sévit sue la cote ouest. Et ça l’inspectrice Hart, ne le supporte plus. Alors on va la suivre dans sa traque aux détraqués. Elle qui est blessée, dévorée par une passion destructrice que même alcool n’aide plus, pourtant l’alcool c’est son pansement. On va la suivre mais on va suivre aussi les tueurs, ce duo sanguinaire improbable. On va rencontrer les victimes, parfois vivre et espérer avec elle, ou bien simplement trembler pour elles. Car ici, nous sommes bien dans un thriller, un roman choral qui tour à tour donne la parole aux différents protagonistes. Et si les chapitres sont courts c’est pour nous aider à tourner les pages de ce pavé de 500 pages plus rapidement. car c’est aussi un vrai putain de bon page turner.

Pourtant, j’ai des réserves, je suis partagée . Je ne sais pas trop si j’ai adorée ou bien s’il m’a dérangée. Et puis, il y a cette profusion de personnages, sans doute trop. Du coup le roman n’a paru une peu long. Je pense que l’auteur aurait pu faire plus court, une centaine de pages au moins. Même si comme je vous l’ai déjà dis , ce roman se lit à toute vitesse. Ça reste un très bon thriller qui mêle quelques pointe de roman noir. Et la plume de Saul Black ou devrais-je dire Glenn Duncan reste acérée et mordante.

Le mieux, lisez le et faites vous votre propre opinion et revenez ne la dire.

Pour lire le début c’est ici

Thèse sur un homicide, de Diego Paszkowski : une découverte de Pierre.


Capture&&Le livre : Thèse sur un homicide, de Diego Paszkowski. Traduit de l’espagnol (Argentine) par Delphine Valentin. Paru le 3 octobre 2013 à La dernière goutte, 2013. 18,€ (205 p.) ; 19 x 14 cm

Vient juste d’être éditer en poche. Paru le 19 mars 2015 en Point téléchargement (56)Seuil  6,40 € ; (216 p.) ; 16 x 11 cm

4e de couv : Un brillant étudiant français, Paul Besançon, est admis à suivre le séminaire de droit pénal de la faculté de Buenos Aires, que dirige l’éminent professeur Roberto Bermúdez. Tandis qu’en France, la famille du jeune homme découvre qu’il a volontairement laissé d’étranges indices derrière lui, Roberto Bermúdez remarque bien vite que son étudiant méthodique et obsessionnel n’est pas qu’un bon élève. Paul Besançon emploie manifestement toute son intelligence à défier son professeur ,jusqu’à élaborer une thèse singulière qu’il compte bien valider dans le sang.

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Le film : Date de sortie 12 février 2014 (1h46min) Réalisé par Hernán Goldfrid Avec Ricardo Darín, Alberto Ammann, Calu Rivero

Capture&&&L’auteur :
Né en 1966 à Buenos Aires, Diego Paszkowski est romancier et nouvelliste. Il dirige des ateliers d’écriture et enseigne à l’université. Traduit dans plusieurs langues, le livre a été adapté au cinéma en
Argentine avec un succès retentissant.

Extrait :

« Il y a beaucoup de monde, et deux ascenseurs en panne. Comme toujours. La justice fonctionne aussi bien que les ascenseurs des tribunaux. »

[…] « mon mémoire sera parfait, portant sur l’incapacité de la justice à contenir la fureur des citoyens prenant conscience d’un coup de l’inutilité de la justice et en profitant pour faire en sorte que le temps passe plus vite, que tout soit plus distrayant, les uns tuant les autres et réciproquement, pour que nos vies soient enfin un peu plus palpitantes, un peu palpitantes, le droit est tellement ennuyeux, des règles et des lois, des lois et des règles,  » […]

Capture&&&&&Résumé et avis : Paul Besançon, un étudiant en droit ultra doué, très solitaire, méthodique, asocial et vouant une fascination obsessionnelle pour l’actrice Juliette Lewis (héroïne du film d’Oliver Stone Tueurs nés est envoyé par son père en Argentine afin de suivre un séminaire de droit pénal dirigé parle professeur Bermudez, un ami rencontré lorsqu’il était attaché culturel à Buenos Aires. Le jeune homme a tout fait pour finir major de sa promo à la faculté d’Assas (19.5 de moyenne !) afin d’attaquer la justice de l’intérieur : il veut prouver qu’elle est incapable de contenir la folie des citoyens et veut faire valider
dans le sang la thèse qu’il doit rédiger pour la fin du séminaire. Paul va employer cette intelligence hors norme pour défier son professeur et mettre en œuvre le crime parfait .[…]
Passée la surprise quant au style d’écriture (un chapitre sur deux, ceux concernant l’étudiant, est écrit d’une traite, sans point, ce qui permet au final de bien entrer dans la tête du personnage et de prendre pleinement conscience du cheminement de sa pensée et de ses actes), Thèse sur un homicide est un roman très bien construit, très bien écrit. Chaque chapitre retranscrit en alternance, les pensées de Paul Besançon, et du professeur Bermudez. Tandis que ceux concernant Paul relatent sa théorie du meurtre, d’un contenu cynique, obsessionnel, et se font l’écho de son complexe de supériorité intellectuelle,ceux relatifs à Bermudez, un homme droit et intègre et ayant un sérieux penchant pour le J&B Scotch Whisky, concernent davantage le récit de sa  vie, de son quotidien, de ses blessures.
Prix du meilleur roman de l’année 1998 décerné par le quotidien argentin La Nación, Thèse sur un homicide est une réflexion sur la justice, sur le bien et le mal, un polar que l’on pourrait qualifier de «psychologique ». L’intérêt n’est pas de se creuser les méninges afin de trouver l’auteur du crime, mais plutôt de décortiquer les rouages d’un esprit malade, dépeint avec brio par l’auteur.

Une très belle découverte.

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Extrait : « Je ne veux pas de motif de distraction. Je ne supporte pas que vous soyez distraits, je vous l’ai déjà dit. Si vous êtes distraits au moment de rédiger un document, ou bien lorsque vous devez parler devant un juge, si vous vous laissez distraire ne serait-ce qu’une seconde, vous pouvez envoyer un homme en prison. C’est la seule chose qui importe, la manière dont vous défendez. Chaque jugement est différent, chaque jugement peut être une œuvre d’art. Si vous ne commencez pas à penser que vous êtes des artistes, vous ne persuaderez jamais personne de quoi que ce soit. Vous allez donc dès maintenant essayer d’utiliser tout ce que vous savez, et pas seulement les deux ou trois âneries apprises pendant vos études. Vous allez vous servir de tout. Si un jour vous êtes allés au musée, et j’espère bien que c’est le cas, ou si vous vous intéressez à la littérature classique ou au théâtre, tout peut vous être utile. Un avocat cultivé vaut mieux qu’un inculte surdiplômé. »

Pour lire les première page c’est icitéléchargement (55)