Mes lectures de vacances !


Et voilà, je suis en vacances.

Cette fois c’est officiel. J’ai quitté Paris et la région parisienne le temps de 3 semaines.

Nous voilà installés pour une petite villégiature en Bretagne sud.

La presqu’île de Rhuys vous connaissez ? Non ?

Alors à votre google map.

Bon allez je suis sympa pour une fois, je vais vous aidez. C’est dans le Morbihan ! Entre océan et Golfe…. Non, vous ne voyez toujours pas ! Mais si ….En face de Vannes, toujours pas ?

Bon est là ça vous parle ?

 

Et bien je serai là au bord de l’Atlantique  et de sa fureur et à une encablure de la douceur du golfe du Morbihan

Bon tout cela pour vous dire que j’ai emporté quelques livres avec moi. Et oui les vacances laisse plus de temps pour lire. Mais ….

Car il y a un mais comme depuis quelques semaines, j’ai du mal à lire alors je n’ai pris que quatre bouquins que j’ai choisi soigneusement.

4 bouquins que voici

Voilà plus de 2000 pages que je vais déguster tranquillement. Cent page par jours, donc pas de pression, juste du plaisir.

Mais pourquoi ces quatre titres et pas d’autres.

Pourquoi pas de livre de la rentrée littéraire hormis le CamHug ?

Et bien parce que cette année j’ai décidé de profiter pleinement de mes vacances et de ne pas emmener avec moi les livres pour le comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris.

Et si j’ai pris Islanova, c’est juste parce que j’adore les livres des CamHug et donc je me fais juste plaisir.

 » L’avenir n’attend que notre bon vouloir  » : l’usage de la violence pourrait-il rendre le monde meilleur ?
Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny. 
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.

Après la tétralogie culte Les Voies de l’ombre, après la série choc W3, voici venu le temps d’Islanova. Un nouveau projet ambitieux, addictif, réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société.

Islanova devrait paraître le 12 octobre 2017. Aussi comme nos auteurs font les choses bien, vous pouvez déjà retrouver une nouvelle gratuite qui se passe dans l’univers d’Islanova. Je vous explique tout sur cette nouvelle « Rejoins nous dans l’armée du 12 octobre ICI .

 

Le deuxième polar que je vais lire c’est le dernier Fred Vargas. Je sais pas vous, mais perso je suis fan de Vargas. J’aime sa plume particulière. Et quand son dernier livre sort, je me l’achète m^me sans rien savoir dessus. Pourtant cette fois, j’ai reculé sa lecture. Là aussi j’ai voulu le lire tranquillement, à un rythme lent pour profiter au maximum de ma lecture.

Trois hommes sont récemment morts des morsures de la recluse brune, une araignée venimeuse. Le commissaire Adamsberg suspecte un meurtre.

Quand sort la recluse

– Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.

– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.

– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?

– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.

– Assassinés, répéta le commandant Danglard.
Par l’araignée recluse ?

Le troisième polar n’ont est visiblement pas un ! C’est Nous rêvions juste de Liberté d’Henri Loevenbruck. Pourquoi je vais lire ce titre. Et bien c’est compliqué parce que j’ai déjà lu ce titre à sa sortie. En fait j’en ai fait une lecture rapide et je n’ai pas accroché à l’histoire, j’ai pas eu de révélation. Puis j’ai lu la chronique de mon ami Yvan à qui j’avais offert se livre et là nous ne nous somme pas compris. Lui avait adoré ce titre au point d’en faire son livre référé de l’année. Aussi, je promettais à Yvan de le racheter et de le  relire tranquillement quand il sortirai en poche. Alors voilà.

De plus après avoir lu la chronique de OPH, je n’ai plus eu de doute, il me fallait le relire.

Le off de OPH c’est ICI

Nous rêvions juste de liberté

Providence, le grand nulle part.

La bande d’Hugo, dit Bohem, s’englue dans un avenir opaque. Pour s’en affranchir, vivants et libres, ces rêveurs intrépides entreprennent une traversée du pays qui n’épargnera rien ni personne. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect.

Sur la route, Bohem et les siens feront l’expérience de la vie, splendide et décadente. À la fin du voyage, au bout de l’initiation, un horizon : la liberté.

« Jusqu’où iriez-vous par amour de la liberté ? »

 

Enfin le dernier bouquin que j’emporte avec moi, c’est juste un livre, comment je pourrais vous dire cela. C’est un livre qui me fais peur. En effet, j’ai peur de rentrer dans le monde intime de son auteur. Je connais Fabrice Liegois, je connais l’Animal, ce type me bouleverse, il est tellement touchant et attachant. J’adore ce mec. Et j’ai peur de rentrer dans son livre. Deux crainte en fait, la première est basique, peur de décevoir mon pote parce que je n’aurai pas adhéré à ces mots (ces maux). La seconde peur au contraire de rentrée en empathie avec lui et me retrouver devant ce livre les larmes au yeux, car je le connais le bonhomme, il me retourne le coeur. Et j’aime pas pleurer, voilà !

Aby,
Un rendez-vous avec une Grande Dame qui vous attend au soir de Halloween 2012, en pleine tempête Sandy. Un huis-clos. Un entretien de 53 minutes avec un ordre : N’y descendez jamais !
Aby,
Un Opéra en quatre actes. De la tristesse et de l’empathie. De la colère et de la rébellion. De la vengeance et de la Justice. Et forcément, le requiem… Une saga à l’image du négatif d’un Autant en emporte le vent sur 70 ans d’Histoire d’un quartier : Harlem.
Aby,
Un hommage. Une promesse. Une légende urbaine… Lwa Magie Dwé Harlem… La première enquête tirée des sous-sols du 10Th Precinct by RFL porte un prénom. Un soir, au cours d’une nuit, l’inévitable se mit en marche…

Voilà vous savez tout de mes prochaines lectures.

Je pense que je vous reparlerez de celles-ci dans nos pages.

Il se peut en effet qu’un jour j’en fasse un chronique….

Mais pour l’heure…

 

Je vous laisse, j’ai la mer qui m’appelle

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Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Lou


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Lou

Place à son TOP 10

 

 

Top 10 de mes lectures  Par ordre d’arrivée dans ma vie..

1/ Le dictionnaire… tout môme déjà… totalement addict depuis toujours. Le premier livre papier à m’avoir procuré frissons, vertiges, extases, rêves et magies. Surfer sur un mot et vois défiler les autres à sa suite. Une image, une émotion et l’histoire se déroule…

Un dictionnaire unique au monde à lire comme un roman
– L’histoire détaillée de plus de 50 000 mots du français depuis leur apparition dans la langue : les évolutions de formes, de sens, et d’usages au cours des siècles
– Des articles encyclopédiques
– 50 schémas pour retrouver la généalogie des mots

2/ Le pouvoir de choisir de Annie Marquier. Sur mon chemin à 27 ans. Il a changé ma vie, a redistribué les cartes… A lire jeune, pour se construire et faire de ses rêves une réalité de chaque instant. Puissant et bouleversant.

« Le Pouvoir de choisir » est un livre à la fois pratique et stimulant dont la pensée rigoureuse, inspirée des meilleures traditions ésotériques, est forgée par une solide connaissance psychologique de l’être humain et une observation claire et lucide du comportement humain dans le quotidien.

Il présente un concept révolutionnaire sur le plan psychologique et spirituel qui commence à émerger dans la conscience individuelle et collective.  Le concept de responsabilité-attraction-création est un nouveau paradigme qui caractérise l’émergence d’une nouvelle conscience qui se produit actuellement partout dans le monde.

3/ La Trilogie des jumeaux d’Agota Kristoff. Un choc de littérature brut. Sans concessions. Poésie des mots en prime. Une référence pour moi qui avait choisi à 35 ans de me consacrer à l’écriture. J’ai mis la barre haute et cherche encore à l’atteindre.

 

Deux enfants, des jumeaux, abandonnés à eux-mêmes dans un pays en guerre, notent jour après jour leur apprentissage de la vie. Bientôt l’un se retrouve en exil, l’autre reste dans son pays pacifié mais dominé par un régime totalitaire. Après les hostilités et la chute de la dictature, ils découvrent que la liberté n’est pas synonyme de vérité. Le grand cahier.

Edition spéciale collector épuisée.

Réunit :  Le grand cahier ; La preuve ; Le troisième mensonge

 

 

Le grand cahier 

Klaus et Lucas sont jumeaux. La ville est en guerre, et ils sont envoyés à la campagne, chez leur grand-mère. Une grand-mère affreuse, sale et méchante, qui leur mènera la vie dure. Pour surmonter cette atrocité, Klaus et Lucas vont entreprendre seuls une étrange éducation. Dans un style enfantin et cruel, chaque événement de leur existence sera consigné dans un « grand cahier ».

« Nous ne voulons plus rougir ni trembler, nous voulons nous habituer aux injures, aux mots qui blessent. »

 

 

La preuve 

Après Le grand cahier, nous retrouvons les deux héros jumeaux, séparés : l’un est en exil, l’autre est resté dans son pays pacifié mais dominé par un régime autoritaire.

Au-delà de la fable, on se livre ici à l’exploration impitoyable d’une mémoire si longtemps divisée, à l’image de l’Europe. A travers le destin séparé de Lucas et de Claus, les jumeaux du Grand Cahier, Agota Kristof nous révèle que, dans l’univers totalitaire, générosité et solidarité sont parfois plus meurtrières que le crime.

 

 

Le troisième mensonge

Après les horreurs de la guerre dans Le Grand cahier et les années noires d’un régime de plomb dans La Preuve, le temps serait-il venu d’ouvrir les yeux sur la vérité?

De l’autre côté de la frontière, la guerre est finie, la dictature est tombée. Pour vivre, pour survivre, il a fallu mentir pendant toutes ces années. Klaus et Claus T. découvrent à leurs dépens que la liberté retrouvée n’est pas synonyme de vérité. Et si leur existence était en elle-même un mensonge ?

Ainsi s’achève la trilogie inaugurée avec Le Grand Cahier, et traduite aujourd’hui dans une vingtaine de pays.

 

 

4/ La part de l’autre de Eric-Emmanuel Schmitt. Le premier livre lu de cet auteur. Bluffé par l’écriture, l’histoire, la construction. Encore un que j’aurai voulu écrire.

8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé.

Que se serait-il passé si l’École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ?

Cette minute-là aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde…

Ce volume contient en postface inédite le « Journal de La Part de l’autre ».

L’auteur propose un double roman pour une double vie. D’une part, celle du jeune Hitler qui va d’errances en échecs dans les années 1910 pour prendre finalement la tête de l’Allemagne et provoquer des millions de morts vingt ans plus tard. D’autre part, celle du jeune Adolf qui aurait pu être reçu aux Beaux-Arts et n’aurait pas eu besoin de pratiquer la politique comme un art par défaut.

5/ Tous les thrillers de Keith Ablow. Coup de cœur inconditionnel dans mes débuts de lectrice de polar. Impossible d’en choisir un spécialement.

Psychopathe

«Docteur Clevenger, Le sang des autres me couvre et me souille, pourtant mon coeur n’est pas dénué de bonté. Je n’ai pas de raison de tuer, mais je ne peux pas m’empêcher de le faire. Mon désir dévorant de la vie des autres est plus grand que l’envie de nourriture, de sexe ou de savoir. Il est irrésistible.»

Que faire lorsqu’un psychopathe croit pouvoir se délivrer de ses propres démons en provoquant les confessions de ses victimes ? Que faire face à un meurtrier insaisissable, surnommé «le tueur des autoroutes», qui élimine par empathie ses proies lorsqu’elles refusent de se confier davantage ? Un homme qui sait pourtant ouvrir en elles toutes les barrières mentales, qui pleure en les égorgeant et se conduit au quotidien comme le plus charmant des compagnons… Frank Clevenger, docteur en psychiatrie régulièrement sollicité par le FBI, se retrouve confronté à un cas particulièrement effrayant de schizophrénie. L’homme qu’il traque est un nomade, un psychiatre comme lui, un double en négatif de ce qu’il pourrait être…

Suicidaire

Une enquête du docteur Frank Clevenger

John Snow, inventeur richissime ayant tout ce dont un homme peut rêver, s’est-il réellement suicidé alors qu’il allait mettre la dernière touche à un projet qui défiait jusque-là les limites de son génie ? A-t-il réellement pu se tirer une balle en plein coeur alors qu’il avait, pour la première fois, découvert la passion d’une femme ? Pouvait-il se résoudre à finir recroquevillé dans une ruelle à quelques heures de subir de son plein gré une opération rarissime susceptible de bouleverser sa vie ? Son chirurgien hurle au meurtre. La police tergiverse. L’environnement familial demeure trouble. Une chose reste sûre : l’inventeur fascinait. Il voulait vivre et à n’importe quel prix. Ce que l’avenir lui promettait, personne ne l’aurait refusé… Personne ?

L’architecte

Clevenger ne va pas bien. Son fils adoptif lui cause de gros soucis et le FBI le contacte pour une affaire touchant de près le pouvoir américain. Des membres des familles les plus influentes, liées à la société secrète des Bonesmen issus de l’élite, sont retrouvés morts avec, à chaque fois, une partie de leur anatomie soigneusement mise au jour. Le coeur, l’oeil ou la moelle épinière y sont déployés à l’aide de clous en argent. Le tout avec une très grande dextérité et sans qu’il y ait la marque des moindres services. L’envoi de la carte d’identité de la dernière victime directement adressée à la Maison-Blanche plonge Clevenger au coeur de l’urgence. Se peut-il qu’un membre de la famille présidentielle ou le président lui-même puisse être dépecé en toute impunité ?… Pour quelle raison ? Un mot, un seul, accompagne le courrier : « Pays par pays ou famille par famille, notre oeuvre est utile et sert Dieu »…

6/ L’alchimiste de Paulo Coelho. Un bon complément à Annie Marquier qui a renforcé mes bases et mes ambitions.

Le récit d’une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou. Il  part pour l’Egypte, à la recherche d’un trésor apparu en songe au pied des pyramides. A l’issue d’un long et pénible voyage, lui sera révélée la vérité : ce qu’il cherchait se trouvait tout près de lui.  Dans le désert, un maître caché, va  secrètement le  guidé  tout au long de ce parcours initiatique. L’Alchimiste va l’initié. Santiago apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.  Vers sa destinée personnelle. Alors il prendra conscience de sa légende personnelle.

Le conte philosophique de P. Coelho. Merveilleux conte philosophique, souvent comparé aux classiques du genre – Le Petit Prince, Jonathan Livingstone le goéland -, ce livre, devenu un best-seller international, a valu en France le Grand Prix des lectrices de Elle à l’auteur.

Pour des millions de lecteurs dans le monde, ce livre a été une révélation : la clef d’une quête spirituelle que chacun de nous peut entreprendre, l’invitation à suivre son rêve pour y trouver sa vérité.

7/ La ligne verte de Stephen King. Lu et vu plus de 5 fois. Pour moi, l’un de ses meilleurs. Un des premiers livres qui m’a fait pleurer.

«Ca s’est passé en 1932, quand le pénitencier de l’Etat se trouvait encore à Cold Mountain. Naturellement, la chaise électrique était là. Ils en blaguaient, de la chaise, les détenus, mais comme on blague des choses qui font peur et auxquelles on ne peut échapper. Ils la surnommaient Miss Cent Mille Volts, la Veuve Courant, la Rôtisseuse.»

Dans le bloc des condamnés à mort, au bout d’un long couloir que les prisonniers appellent la ligne verte, la chaise électrique attend John Caffey. Le meurtrier des petites jumelles Detterick, jadis découvert en larmes devant leurs cadavres ensanglantés.

Paul Edgecombe, le gardien-chef, l’accueille comme les autres, sans état d’âme. Pourtant, quelque chose se trame… L’air est étouffant, la tension à son comble. Un rouage va lâcher, mais pourquoi ? Les provocations sadiques d’un maton dérangé, la présence d’une souris un peu trop curieuse, l’arrivée d’un autre condamné ?

Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est avant tout une brillante réflexion sur l’exécution capitale.

8/ Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé. Une claque dans le paysage de la Littérature avec un grand L. Découvert grâce à un ami il y a deux ans seulement. Depuis j’ai rattrapé mon retard et j’ai tout lu de cet auteur.

Parce qu’un viol a fondé leur lignée, les Scorta sont nés dans l’opprobre. A Montepuccio, leur petit village d’Italie du sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait voeu de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu’ils appellent « l’argent de New York », leur richesse est aussi immatérielle qu’une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela – dont la voix se noue ici à la chronique objective des événements – confie à son contemporain, l’ancien curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer.

Roman solaire, profondément humaniste, le nouveau livre de Laurent Gaudé met en scène, de 1870 à nos jours, l’existence de cette famille des Pouilles à laquelle chaque génération, chaque individualité, tente d’apporter, au gré de son propre destin, la fierté d’être un Scorta, et la révélation du bonheur.

9/ Meurtre pour rédemption de Karine Giebel. Mon chouchou dans le polar. Celui-là parce que j’aurai aimé l’avoir écrit.

Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s’ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l’univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s’évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l’amitié et à la passion qui l’atteignent en plein cœur de l’enfermement. Pourtant, un jour, l’inimaginable se produit. Une porte s’ouvre. On lui propose une libération… conditionnelle.  » La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ?  » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n’aspire qu’à la rédemption…

10/ Petit traité de toutes vérités sur l’existence de Fred Vargas : jubilatoire ! Une pépite qui m’a inspiré « Mal Barrée », qui m’a beaucoup fait rire. Je l’ai trouvé en fouinant à la recherche de tous les livres de Vargas dont je n’étais pas rassasié.

Loin des romans policiers dont elle est la spécialiste, Fred Vargas s’essaie ici, en un court traité fort personnel, à révéler toutes les vérités de l’existence humaine… Apparences trompeuses, doute existentiel ou nécessité de l’insouciance – si de larges pans de l’histoire de la philosophie sous-tendent ces propos, ils sont pleins d’humour et d’autodérision. L’auteur, tour à tour, se met en scène, interpelle les membres de sa famille, et invite le lecteur à participer à son exposé avec allégresse.

Sur le ton de l’humour, l’auteure règle ses comptes avec autodérision. Elle offre aussi une critique de ces petits traités, livres de sagesse et autres opuscules d’art de vivre qui envahissent les librairies.

 » Comment résoudre définitivement tous les problèmes que se posent l’être humain ? Comment faire qu’il cesse d’avancer d’erreurs en fourvoiements ? Fred Vargas nous livre un petit opus d’un humour dévastateur. Où l’on comprend enfin pourquoi le bus n’arrive jamais, pourquoi le sable s’enfuit lorsqu’on le serre ou pourquoi il est bon de parler sans arrêt. Bref, ce petit traité est indispensable !  » – Le Nouvel Observateur

Bonne lecture, Lou Vernet.

 

Merci Lou de venir partager avec nous ces quelques lectures qui ont marqué ta vie à un moment donné et qui l’ont transformées d’une manière ou d’une autre. Un top qui me permet de mieux comprendre ta plume et la sensibilité qui se dégage de celle-ci !

Ah, et puis comme toi, chaque jour j’ouvre un dictionnaire au hasard et je lis la double page qui s’offre à mes yeux.

Ce matin, ce fut le Robert, d’aujourd’hui, et je suis tombée sur les mots  commençons par PRO, de prosélyte à prouver. En passant par prosterner, prostituer, protéger, protéiforme et protozoaire...

 

Je vous invite ami(e)s lecteurs zé lectrice à découvrir les livres de Lou sans tarder !

 

La toile aux alouettes

Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée… C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle cisèle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rêts. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières ! La Toile aux alouettes paraît aux Éditions Border Line.

« J’ai découvert une fin diabolique bien loin des premiers chapitres policés, qui fera hoqueter et lever les sourcils, mais qui est la signature d’un livre réussi, original, audacieux. Un livre que l’on n’oubliera pas, longtemps après l’avoir fermé. »
Maud Tabachnik, écrivain.

Allez, pour vous la chronique de La toile aux alouettes par Ge.

Mal barrée

« … On pense aussi souvent que je suis une originale, indisciplinée et contrastée, moitié chausson rose moitié chausson bleu et donc certainement pas les deux pieds dans le même sabot. Une légende d’artiste rebelle doublée d’un Donjuanisme facile et immature. Les clichés et les raccourcis ont la vie dure. Je me dois de rétablir la vérité, aussi cruelle et misérable soit-elle. Je suis bien plus binaire, tant pis pour ma réputation. Adieu Princesse. Bienvenue Mal barrée ».

 

 

 

Ne M’oublie pas

Ne M’oublie pas

C’est son rêve qui a tout déclenché.
Qui a tiré sur la ficelle du sentiment et a commencé de le déstabiliser. Son rêve et l’apparition de son père dans le miroir ont ouvert une brèche.
Les éléments par la suite n’ont fait que s’accumuler les uns derrière les autres.

24 heures dans la vie d’un photographe… Visuel

 

 

Et puis quelques autres

 

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le top 10 d’Isabelle


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient les 10 livres qui, d’une façon ou d’une autre, vous ont marqué(e)s !

Vous avez accepté de jouer le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celles d’Isabelle

Place à son TOP 10

top-10

Présenter une dizaine de livres qui ont marqué notre vie : c’est un exercice très personnel que tu nous demandes là, Geneviève.

Non sans crainte, je me lance dans l’introspection. On verra bien où tout cela nous mène.

 

–          20000 lieux sous les mers, de Jules Verne.

je ne te ferai pas l’injure de te résumer ce célébrissime roman.  Ce livre, je l’ai découvert à l’école primaire. A l’époque, un peu avant la seconde guerre mondiale (je plaisante !), on recevait des prix sous forme de livres à choisir dans une liste. J’ai choisi celui-là parce que j’étais attirée par les sciences, et aussi parce que l’intrigue se passait au fond de l’océan. Je n’ai pas été déçue. Jules Verne n’a pas dû être un auteur facile à lire pour la petite fille que j’étais mais je me souviens juste d’avoir été embarquée dans une grande aventure romanesque, et d’avoir été confortée dans mes choix. Et si plus tard j’ai suivi des études d’océanographie, ce n’est pas par hasard (merci aussi au Commandant Cousteau, bien que je n’aie pas lu Le monde du silence…)

10iVingt mille lieues sous les mers /  Verne, Jules

Le Livre de poche.  Avec les illustrations de l’édition Hetzel

Des bateaux disparaissent mystérieusement, d’autres rentrent au port la coque défoncée. Quel est le monstre qui fait régner la terreur sur toutes les mers du monde ? Le professeur Aronnax et son domestique Conseil embarquent sur la frégate Abraham Lincoln. La mer était une passion pour Jules Verne ; c’est elle l’héroïne de Vingt mille lieues sous les mers, l’un de ses meilleurs et plus célèbres romans.

 

 

–          Le marchand de Venise, de Shakespeare.

Il y avait chez mes grands-parents un gros livre à la couverture rouge qui racontait les pièces de Shakespeare aux enfants. A chaque visite, je dévorais cet ouvrage. Il est d’ailleurs toujours dans la bibliothèque de ma grand-mère. Je ne me rappelle plus du titre mais il m’a donnée envie, plus tard, de lire l’œuvre originale. J’ai une préférence pour le Marchand de Venise et sa livre de chair (là encore, je te fais grâce du résumé), dont l’intensité dramatique provoquait chez moi un frisson de répulsion tout à fait délicieux.

isa-jpgLe marchand de Venise , The merchant of Venice / Shakespeare, William

Gallimard

A Venise, Bassiano s’efforce d’obtenir la main de Portia, riche héritière dont il est amoureux. Pour ce faire, il doit se rendre à Belmont. Pour l’aider, son ami Antonio emprunte 3.000 ducats à l’usurier juif Shylock, qui lui demande en cas de non-remboursement de la dette une livre de sa chair.

 

 

 

–          Au bonheur des dames, d’Emile Zola.

Pour rappel (pardon, Geneviève, mais je me plie jusqu’au bout à l’exercice) il s’agit du récit très réaliste de l’ascension d’une jeune vendeuse dans un grand magasin parisien. Je l’ai lu à la fin de ma 6e. A l’époque, je lisais déjà tout ce qui passait à ma portée. Et voilà comment j’ai découvert en même temps Zola et le journal de Mickey. Bon, Mickey n’a pas changé ma vie, mais Zola m’a bien prise aux tripes. Avec Au bonheur…,  je fais la connaissance du roman naturaliste et de sa peinture bien sombre des inégalités sociale. Une initiation à la politique peut-être, à la vie sûrement.

isaAu bonheur des dames / Zola, Émile

Le Livre de poche

Un grand magasin parisien en 1883, Au Bonheur des Dames, connaît un immense succès mais provoque la fermeture des petits commerces du quartier.

 

 

 

 

 

–          Le meurtre de Roger Ackroyd, d’Agatha Christie.

C’est avec cette grande dame que je découvre le roman policier. Ô joie, la lecture peut aussi nourrir mon goût pour la logique, exercer mon raisonnement et développer mon sens de l’observation très déficient. Je m’aperçois alors à quel point j’adore les énigmes à résoudre, les indices à décrypter, les hypothèses à échafauder… J’ai dévoré l’intégralité de l’œuvre d’Agatha Christie durant mes années de collège. Mention spéciale pour Le meurtre de… car sans le spoiler, c’est un de ceux (avec Les dix petits nègres) où son inventivité et son art de la manipulation s’expriment le mieux.

10i2Le meurtre de Roger Ackroyd  / Christie, Agatha 

Ed. du Masque

Le Dr Sheppard, médecin de King’s Abbott, sait tout ce qui se passe au village, sa pratique lui fournissant un poste d’observation idéal… Aussi pouvons-nous le croire sur parole quand il nous dit que Mme Ferrars est morte, un an après son mari, pour avoir avalé quelques comprimés de véronal de trop. Et quand Roger Ackroyd, avec qui la veuve entretenait une relation plus qu’amicale, est poignardé dans son manoir, que penser ? Le bon docteur devient une sorte d’assistant pour Hercule Poirot, le fameux détective belge aux petites moustaches qui, retiré depuis peu au village, prend l’enquête en main à la demande de la famille du défunt. Et le récit du Dr Sheppard mérite d’être observé à la loupe, car il est plein de trous, de contradictions et de chausse-trappes, jusqu’au dénouement fracassant !

 

–          Don du poème, de Stéphane Mallarmé.

C’est au lycée, en préparant l’épreuve de français au bac que je découvre la poésie, avec ce poème tiré du recueil Vers et Prose. Tu me diras, mieux vaut tard que jamais. Mon prof de français de l’époque nous révèle la richesse des émotions et des sensations, le sens caché des mots sous leur hermétisme ou sous leur apparente sobriété. Une révélation… Je ne suis pas une grande lectrice de poésie mais j’en lis parfois avec plaisir. Et j’ai le sentiment d’y avoir un jour été initiée. On ne fait pas que bachoter au lycée !

isa-jpgVers et proses : morceaux choisis : Mallarmé, Stéphane

Castor astral

Ce recueil composé par Mallarmé en 1893 regroupe ses oeuvres les plus marquantes : l’essentiel de ses poèmes, un choix de traductions des poèmes de Poe (dont Le corbeau), un court résumé de Vathek, ce conte oriental du XVIIIe siècle de William Beckford, un extrait de la conférence sur Villiers de l’Isle-Adam prononcée en Belgique, et deux « divagations » qui résument sa pensée esthétique.

–          Les racines du ciel, de Romain Gary.

Il raconte le combat d’un idéaliste contre la chasse aux éléphants, en Afrique. C’est le récit d’un engagement en faveur de la protection de la nature, mais aussi des conflits d’intérêt qui l’entravent. Il dépeint aussi avec une grande précision la complexité de la nature humaine. Ce livre a contribué à éveiller, à la fin de l’adolescence, ma conscience vis-à-vis de l’environnement. Et puis il y a l’écriture de Romain Gary, si forte, si puissante…

isaLes racines du ciel / Gary, Romain

Gallimard

Morel, le personnage principal du récit, parcourt le Tchad, à la rencontre des gouverneurs, des missionnaires, etc., pour les convaincre de prendre en compte la cause des éléphants. La chasse menée contre ces animaux, aussi bien par les Occidentaux que par la population Oulès menace la survie de l’espèce.

–          Le nom de la rose, d’Umberto Eco.

Je t’épargne une nouvelle fois le résumé, car je suis sûre que toi aussi tu l’as dévoré. C’est un feu d’artifice, un éblouissement. Imagine ma surprise de découvrir réunis dans un même livre plusieurs genres que j’adore: enquête policière, roman d’aventure, roman historique, sous-tendus par une grande érudition mise entièrement au service de la fiction. Sa lecture fut et est toujours jubilatoire. Ce livre restera à mes côtés.

isaLe nom de la rose / Eco, Umberto

Le Livre de poche

En 1327, des bandes d’hérétiques rebelles à toute autorité sillonnent les royaumes chrétiens et font à leur insu le jeu des pouvoirs. Parvenu à une abbaye entre Provence et Ligurie, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, est prié par l’abbé d’élucider la mort d’un des moines. En 7 jours, au rythme des heures canoniales, adviennent crimes, stupre, vice et hérésie.

 

 

–          Du côté de chez Swann, de Proust.

Résumé impossible à faire, même sous la torture. J’y suis venue sur le tard, à reculons, pour me faire ma propre opinion. Et ce fut un festin pour les sens : A la recherche du temps perdu me fait le même effet que déguster une liqueur très concentrée. Il faut la siroter à toute petites gorgées. Tremper d’abord le bout de sa langue, en laisser la saveur fleurir sur ses papilles, prélever d’autres infimes gouttelettes pour en napper son palais. Si l’on fonce tête baissée, le danger est de trouver l’œuvre trop sucrée, trop baroque, trop chargée et de se sentir vite écoeuré. Mais si on prend le temps de la savourer, cette dégustation est un pur moment de bonheur.


isaDu côté de chez Swann /  
Proust, Marcel

Gallimard

Premier tome de A la recherche du temps perdu, cycle romanesque inspiré par les souvenirs de l’auteur, dans lequel il fait le récit de ses années d’enfance à Combray, de la vie mondaine, de ses désillusions et de sa passion littéraire. Le dossier sur les thèmes de l’oeuvre met également le texte en perspective avec le tableau La terrasse de Vernon de Pierre Bonnard de 1928.

 

 

–          Comme un roman, de Daniel Pennac.

Ce n’est est justement pas un. Il s’agit en réalité d’une sorte de mode d’emploi pour mieux apprécier la lecture et pour inciter son entourage à lire. Ce livre est un ami. Il m’a donné des tas de précieux conseils pour encourager mes enfants à lire. Il m’a amenée à réfléchir sur l’acte en lui-même, sur la liberté et les droits des lecteurs. Un travail de désacralisation, de dédramatisation et en même temps un magnifique hommage à la lecture. Une œuvre salutaire qui m’a encouragée à partager les romans de mon fils et de ma fille. C’est ainsi que j’ai découvert Le Clan des Otori, de Lian Hearn, son atmosphère envoûtante, son écriture épurée, ou la série des Harry Potter, de J.K. Rowling. Que de souvenirs d’échanges d’avis, de commentaires… Et mine de rien j’ai réussi à caser trois livres pour le prix d’un.

isaComme un roman / Pennac, Daniel

Gallimard

Les jeunes n’aiment pas lire. Et si ce n’était pas vrai? S’il ne s’agissait que d’un amour égaré, facile à retrouver? Détendez-vous, ceci n’est pas une dissertation sur la lecture, mais un joyeux manifeste contre la peur de lire… et le roman du lecteur que nous sommes. Par l’auteur de La Petite marchande de prose.

 

 

 

 

–          Debout les morts, de Fred Vargas.

J’ai rarement eu un coup de cœur pour une œuvre entière. Mais c’est le cas avec Fred Vargas (et aussi dans un autre genre avec Tonino Benacquista). Quand je l’ai découverte avec Debout les morts, je commençais à écrire moi-même et j’ai été impressionnée par la sûreté de son trait, par son talent de conteuse et l’étoffe qu’elle donne à tous ses personnages. Pour moi, elle a renouvelé le genre policier en refusant d’emprunter les sentiers battus. Elle propose une alternative à la surenchère de violence, qu’elle soit physique ou psychologique, qui trouve son apogée dans le roman noir. Elle n’est pas tombée non plus dans le polar réaliste qui colle à la réalité policière jusqu’au numéro de casiers. Il y a de la magie dans ses histoires, et c’est ça qui me plaît.

isa-jpgDebout les morts / Vargas, Fred

J’ai lu

La cantatrice Sophia Siméonidis découvre un hêtre qu’elle ne connaissait pas au beau milieu de son jardin. Elle se renseigne auprès de son mari mais apparemment personne ne l’a planté. Trois chercheurs vont tenter de résoudre l’énigme : Mathias le préhistorien, Marc le médiéviste et Lucien le fou de la Grande Guerre, qui habitent chacun un étage d’une maison, rue Chasle.

 

 

 

–          Shutter Island, de Dennis Lehane.

Un policier mène l’enquête dans un hôpital psychiatrique pour patients ultra dangereux sur une île au large de Boston. Un putain de bouquin ! Bien contente de l’avoir lu avant d’avoir vu le film (leur fin diffère sensiblement). Un vrai électrochoc ! J’ai cogité longtemps après l’avoir refermé. Bien construit, bien écrit… mais surtout je crois qu’il entre en résonance avec mes peurs profondes liées à la folie, la part d’irrationnel qui est en chacun de nous et notre vision personnelle de la réalité.


isa-jpg
Shutter Island / 
Lehane, Dennis

Rivages

Au large de Boston se trouve l’île nommée Shutter Island. Dans les années 1950, on y trouve un hôpital psychiatrique qui accueille des pensionnaires au lourd passé de meurtrier sanguinaire. Le marshal Teddy Daniels et Chuck Aule, son coéquipier, ont été appelés là-bas car une dangereuse schizophrène a disparu… Prix Policier des lectrices de Elle 2004. Porté à l’écran en 2010.

 

 

–          Kafka sur le rivage, de Murakami.

Les parcours oniriques d’un adolescent et d’un vieillard. Parce que c’est à ma connaissance l’une des plus belles illustrations d’une fonction majeure de la lecture : nous faire rêver tout éveillé.

10i1Kafka sur le rivage

Murakami, Haruki

10-18

Au Japon, Kafka Tamura, un jeune Tokyoïte de 15 ans, s’enfuit de chez lui. Une nuit, il se réveille dans un bois couvert d’un sang qui n’est pas le sien. Il trouve refuge dans une bibliothèque. Parallèlement, un vieil homme simple d’esprit mais capable de deviser avec les chats, Nataka, rencontre un effroyable personnage. Il se met à la recherche de Kafka.

 

 

Et je n‘ai pas parlé de Marguerite Yourcenar ou de Stephen King, deux écrivains si proches qu’ils en seraient presque interchangeables, non ? Non. Bon d’accord…

Plein de bises et un joyeux anniversaire à ton blog!

Isabelle

 

9782370470669,0-3032266Je tiens à remercier Isabelle pour sa participation.  Mais,  j’aimerai que la découvriez aussi à travers son premier roman policier, Chasseurs d’Esprits de Isabelle Bourdial.

Ma petite chronique ICI

Les poches d’octobre-novembre : Episode 1


Hello chers lecteur zé chères lectrices.

Retrouvez une nouvelle fois les

« Les conseils du mois d’une fan de polars et de thrillers »

banniere-coups-de-coeur (1)

 Cette fois c’est des titres en poche parus en octobre et novembre que je vous propose de retrouver ici.

Et comme il y en a un certain nombre, j’en ferai 3 épisodes.

Allez c’est parti pour le premier

Je vous livre l’article tel que je l’ai remis le mois dernier à  Anne Ju…mon petit padawan

Et pardon pour le retard

 

Salut les Tordus d’Anne Ju
Si en septembre je suis restée raisonnable, en octobre-novembre, j’avoue que je me suis lâchée.
Mais vous le savez, pour vous, je ne sélectionne que des livres qui m’ont fait vibrer et uniquement en poche. Et oui, le prix du livre en grand format devient inabordable pour les grands lecteurs que nous sommes, que vous êtes. Du coup, en poche vous pourrez en choisir 3 voire 4 pour le même prix. Et multiplier son plaisir ça n’a pas de prix, non ?
Alors voici donc cette vaste sélection de titres paru ce mois dernier.
Comme à mon habitude j’essaie de couvrir tous les genres du polar afin que chacun d’entre vous trouviez votre bonheur à moins d’un mois de Noël.
Alors belles lectures à vous les tordus.
Et à très vite.
Ge, votre bibliothécaire polardeuse

Vous pouvez retrouvez ICI mes conseil poche de septembre


novLanger, Adam / Le contrat Salinger
10-18. Domaine policier, n° 5154, 7€80
Adam Langer, journaliste, croise une vieille connaissance, Connor Joyce, lors de la promotion du dernier livre de celui-ci. Connor lui fait part de l’offre étrange qu’il a reçu : une rétribution considérable en échange d’un roman destiné exclusivement à un homme d’affaires richissime, Dex Dunford.
Thriller psychologique d’une facture tout à fait unique, Le Contrat Salinger, qui brosse au passage un portrait au vitriol du paysage littéraire contemporain, est à la fois une formidable réflexion sur la façon dont la réalité et la fiction peuvent s’alimenter jusqu’à s’entre-dévorer, et une construction palpitante faite de rebondissements ingénieux et de révélations en cascade – un roman gigogne au goût de vertige, qui tient son lecteur en haleine jusqu’à la toute dernière page.

novMaisons, Dominique / Le festin des fauves
Points. Thriller. 8€10
Un notable corrompu donne une soirée libertine à Neuilly, où les hommes portent des masques de prédateurs et où les femmes sont les proies. Au moment du discours de lancement de la fête, l’hôte s’écroule, terrassé par un poison qui lui fait exploser tous les organes. Le commandant Rossi enquête.
Le nouveau grand espoir du thriller français lâche les fauves.Un roman impitoyable et magistral. Dominique Maisons a reçu le Grand Prix VSD du polar 2011 pour son premier thriller Le Psychopompe (réédité chez Pocket sous le titre Les Violeurs d’âme).

 

 


novaAkounine, Boris / Une enquête d’Eraste Fandorine / La ville noire
10-18. Grands détectives, n° 5153. 8€80
E. Fandorine est sur la piste d’un dangereux terroriste révolutionnaire et découvre que l’homme s’est réfugié à Bakou, la ville la plus riche de l’Empire russe. En cette veille de Première Guerre mondiale, Bakou constitue un nid d’espions très actifs. La femme de Fandorine est également dans la ville pour un tournage, mais cela n’enchante pas l’enquêteur, qui n’aspire qu’à retrouver sa liberté.
Boris Akounine est, depuis plusieurs années maintenant, le plus grand auteur de best-sellers en langue russe. Traduit en dix-huit langues, il est reconnu comme un maître de l’intrigue policière sophistiquée, à l’humour digne de Gogol. Avec La Ville noire, il met en scène son célèbre enquêteur Eraste Fandorine pour la treizième fois.

nov1Simoni, Marcello /Le labyrinthe du bout du monde
Pocket. Best, n° 16701. 8€20
Naples, 1229. Un étrange cavalier armé d’une lance crachant des flèches de feu sème des cadavres dans toute l’Europe. L’inquisiteur Conrad de Marbourg quitte l’Allemagne avec un ordre de mission papal : enquêter sur la secte luciférienne qui se cache derrière ces crimes.
Le dernier tome des aventures médiévales d’Ignace de Tolède ! Marcello Simoni, passionne d’histoire et diplômé de littérature, à travaille comme archéologue et bibliothécaire. Sa trilogie Le Marchand de livres maudits a été traduite dans onze pays et a été récompensée, en Italie, par le prestigieux prix Bancarella.

 


nov2Vargas, Fred / Temps glaciaires. J’ai lu. Policier, n° 11267.10€00
Paris. Une vieille dame, Alice Gauthier, est retrouvée morte dans sa baignoire, les veines des poignets tranchées. Le commissaire Bourlin, chargé du dossier, est bientôt rejoint par le commissaire Adamsberg et le commandant Danglard, de la brigade criminelle. Une autre mort suspecte et paraissant liée les mène alors jusqu’en Islande. Entre polar historique, tragédie et conte fantastique, Fred Vargas maîtrise à merveille le subtil équilibre des genres pour créer le sien, inimitable.Prix Landerneau polar 2015.

 

 

 

Mon petit avis ICI sur Temps glacières


novDesjours, Ingrid /Les fauves : thriller
Pocket. Thriller, n° 16690. 8€20
Belle et ambitieuse, Haiko est à la tête d’une ONG qui lutte contre le recrutement de jeunes par l’organisation Etat islamique. Elle est la cible d’une fatwa. Quand la jeune femme se sent suivie et que ses proches sont menacés, elle fait appel à Lars, vétéran de l’Afghanistan qui a survécu à l’enfer après avoir été capturé par les talibans, pour la protéger.
 » L’ex-profileuse est passée maitre dans la manipulation de sa proie : le cerveau du lecteur  » Julie Malaure, Le Point.  » La faculté stupéfiante d’Ingrid Desjours à dépeindre les émotions humaines fait mouche à chaque fois  » Marie Rogatien, Le Figaro Magazine.

 

 


novAbel, Barbara /L’innocence des bourreaux
Pocket. Thriller, n° 16560. 6€95
Dans une supérette, une jeune maman, un couple adultère, une personne âgée et son aide, une mère et son ado font leurs courses. Un junkie entre pour voler la caisse et perd le contrôle de la situation. Un jeu subtil s’instaure alors entre supposées victimes et bourreaux.
Un huis clos dont la tension psychologique grimpe jusqu’à son paroxysme. Chez Barbara Abel, pas besoin d’artifices, c’est notre quotidien à tous qui peut devenir l’enfer.

 

 

 


novChandler, Raymond /Un tueur sous la pluie
Suivi de Bay city blues et de Déniche la fille
Gallimard Folio. Policier, n° 537; 7€70
Un détective reçoit la visite d’un homme qui lui demande d’arracher sa fille des mains d’un mauvais garçon spécialisé dans les livres pornographiques et le chantage. Il avoue également ne pas être le père biologique de sa fille et caresser l’espoir de l’épouser un jour. Le privé ne tarde pas à découvrir le maître chanteur tué chez lui. Une nouvelle suivie de deux autres histoires policières.
Voici trois nouvelles – et trois autres suivront bientôt – écrites par un homme qui faisait alors partie de la légendaire équipe de Black Mask, le plus connu des magazines américains qui créèrent le style propre aux ouvrages de la Série Noire. Elles seront accueillies très certainement avec joie par tous ceux qui tiennent Raymond Chandler pour un des plus grands écrivains des Etats-Unis. Elles prouveront, en tout cas, qu’il était, dès cette époque, en pleine possession de son talent de «raconteur». Chandler «chauffe» toujours !

novDazieri, Sandrone / Tu tueras le père
Pocket. Thriller, n° 16356; 8€95
Non loin de Rome, un homme signale la disparition de son fils, Luca, lors d’un pique-nique. Arrivés sur les lieux, les policiers trouvent le corps décapité de la mère. Pour mener une enquête qui s’annonce délicate, le commissaire Rovere demande l’aide de Colomba Caselli, en congé suite à une affaire tragique. Elle s’adjoint l’aide de Dante Torre, un spécialiste du rapt paranoïaque et phobique.
Un duo d’enquêteurs qui sort vraiment de l’ordinaire. Un thriller addictif sous forme de cauchemar à passer des nuits blanches.

 

 

 

 Mon billet sur Tu tueras le père


On se retrouve donc la semaine prochaine pour la suite et fin de cette aventure.

Très beau Noël à vous tous

Avec pleins de beaux livre et de belles lectures.

pere-noel

 

 

Temps Glacière de Fred Vargas


818yvDubRuL    Le livre : Temps glaciaires de Fred Vargas. Paru le 4 mars 2015 chez Flammarion.  19€90 ;  (489 p.) ; 20 x 14 cm

4e de couv

« Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur sa table, s’inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l’oeil cette nuit, une de ses soeurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment.
– La femme du 33 bis ? demanda-t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m’emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin ? D’après les rapports internes, il s’agit d’un suicide avéré. Tu as des doutes ?
Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin. Grand mangeur grand fumeur grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c’était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à cent ans.
– Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait, les tiques ? »

téléchargement (49)L’auteur : Fred Vargas, de son vrai nom Frédérique Audoin-Rouzeau, née le 7 juin 1957 à Paris, est un écrivain et une archéozoologue médiéviste française. Elle est connue pour ses romans policiers mettant en scène, pour la plupart, le commissaire Adamsberg

Résumé et avis :

Je sais; je sais. Fred Vargas c’est pas vraiment une découverte. Et en plus l’auteur n’a pas vraiment besoin de moi pour vendre son bouquin. Mais bon, on a le droit à ses petites faiblesses, non. Et je l’avoue Fred Vargas fait partie des miennes. En plus j’adore son univers. Alors oui les puristes diront qu’elle ne fait pas cas de la procédure, et alors ? Fred Vargas nous raconte des histoires, c’est tout. Et sa façon de nous les raconter tiens plus du conteur que du procédurier. Oui c’est ça, Fred Vargas est une conteuse. Et on écoute, on lit si vous préférez, le récit qu’elle nous fait de cette histoire comme l’enfant que nous étions et qui se laissait bercer par la voix de sa maman lui narrant les aventure de notre héros préféré.

A Paris, une vieille dame, Alice Gauthier, est retrouvée morte dans sa baignoire, les veines des poignets tranchées. Le commissaire Bourlin doit conclure au meurtre ou au suicide. Harcelé par sa hiérarchie, il fait appel à la brigade criminelle. Ainsi commissaire Jean-Baptiste Adamsberg et le commandant Adrien Danglard vont-il s’associer à l’enquête. Mais bientôt une autre mort suspecte  survient. Pour nos policiers elles paraissent liées. Elles vont  les mener d’abord dans les Yvelines, dans un coin perdue de ce département. Et Adamsberg, fidèle à ses intuitions, poussera l’affaire jusqu’en Islande.

Vargas nous propose ici, non pas un simple enquête policière mais une triple. Aux premiers homicides vont venir se greffer deux morts sur un îlot perdu au large de l’Islande septentrionale et quatre faux suicides parmi les sept cents membres de «  l’Association d’Etudes des Ecrits de Maximilien Robespierre »

Aussi pour démêler cet écheveaux, Adamsberg toujours confronté à ses doutes va, un à un, tirer sur les fils qui dépasse de celui-ci. Et remonter ceux-ci jusqu’à ce qu’il est totalement détricoter cette « pelote d’algue ».

téléchargement (50)Comme à son habitude, l’auteur joue aussi avec l’histoires des lieux que traversent nos équipes d’enquêteur. L’enquête va les conduire entre les communes de Sombrevert et Malvoisine , dans un lieu dit pour le moins insolite, baptisé « Le Creux », qui a su garder toute sa magie où ils vont faire connaissance d’un drôle de sanglier prénommé Marc. Adamsberg ira, de son coté, vous l’avez compris, enquêter dans les brumes d’un îlot perdu islandais. Là aussi un lieu où les mythes et les légendes vont bon train.

« L’afturganga ne convoque jamais en vain. Et son offrande conduit toujours sur un chemin. »

Car c’est ce que l’on aime chez Vargas, elle nous oblige à mettre de coté nos certitudes et à nous laisser porter par l’onirisme de son histoire. Il nous faut totalement lâcher prise et retrouver notre regard d’antan. Elle ravive notre imagination.

le-9-thermidor-by-raymond-auguste-quinsac-monvoisin_5278735Mais, si ici la mythologie est toujours présente, Marc le sanglier totem n’en ai qu’une des preuves, l’Histoire avec un grand H, s’impose elle aussi à nous. Vargas va nous faire revivre les grandes heures de la Terreur. Et nous allons assister, comme si nous y étions, aux séances de l’assemblée constituante à travers les discours enflammés d’un certain Robespierre. Et sous la plume érudite de l’auteur nous découvriront comment une bande de fanatiques de la Révolution française font revivre leur héros fétiches en les interprétants grimés et costumés comme à l’époque à travers la reconstitution des séances plénières à l’Assemblée entre 1792 et 1794. Nous allons ainsi rencontrer, Robespierre, vous le saviezdéja mais aussi, Fouché, Danton,Couthon ou encore Desmoulins. Et moi qui ne suis pas particulièrement attirée par cette période de notre histoire, j’ai été fasciné.

Enfin ce que l’on aime avant tout en lisant un Vargas, c’est de retrouver toutes la joyeuse bande du commissariat en commençant par le taciturne et rêveur commissaire Andamsberg. l’érudit Commandant Danglard et son homologue Veyrens toujours à déclamer des poèmes. Et que dire de la fabuleuse capitaine Violette Retencourt, à la force surhumaine sans oublier l’hypersomniaque Mercadet,  obligé de dormir trois heures sur six qui veille comme une mère poule sur La Boule, le chat paresseux quia élu domicile au commissariat et qui s’y trouve comme un coq en pâtes. On retrouve aussi avec plaisir Lucio, le voisin  espagnol et manchot de commissaire. Lucio et sa piqûre d’araignée qu’il gratte depuis toujours sur son membre manquant. Et puis il y a Zerk, le fils retrouvé d’Adamberg.

« Cette affaire de « pelleteur de nuages » – comme un sergent québécois avait un jour surnommé Adamsberg – clivait depuis longtemps la brigade, opposant les « croyants » et les positivistes ».

Voilà l’univers de Vargas c’est tout cela. C’est un monde à part empreint de sortilèges et de personnages fascinants.Elle est un peu comme un chamane et sait convoquer les esprits de mon imaginaire. Et à chaque nouvel opus, je replonge avec un plaisir non feint dans le sien d’imaginaire tellement il est à la fois érudit et poétique.

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Lire le début ICI