Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le top 10 d’Isabelle

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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient les 10 livres qui, d’une façon ou d’une autre, vous ont marqué(e)s !

Vous avez accepté de jouer le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celles d’Isabelle

Place à son TOP 10

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Présenter une dizaine de livres qui ont marqué notre vie : c’est un exercice très personnel que tu nous demandes là, Geneviève.

Non sans crainte, je me lance dans l’introspection. On verra bien où tout cela nous mène.

 

–          20000 lieux sous les mers, de Jules Verne.

je ne te ferai pas l’injure de te résumer ce célébrissime roman.  Ce livre, je l’ai découvert à l’école primaire. A l’époque, un peu avant la seconde guerre mondiale (je plaisante !), on recevait des prix sous forme de livres à choisir dans une liste. J’ai choisi celui-là parce que j’étais attirée par les sciences, et aussi parce que l’intrigue se passait au fond de l’océan. Je n’ai pas été déçue. Jules Verne n’a pas dû être un auteur facile à lire pour la petite fille que j’étais mais je me souviens juste d’avoir été embarquée dans une grande aventure romanesque, et d’avoir été confortée dans mes choix. Et si plus tard j’ai suivi des études d’océanographie, ce n’est pas par hasard (merci aussi au Commandant Cousteau, bien que je n’aie pas lu Le monde du silence…)

10iVingt mille lieues sous les mers /  Verne, Jules

Le Livre de poche.  Avec les illustrations de l’édition Hetzel

Des bateaux disparaissent mystérieusement, d’autres rentrent au port la coque défoncée. Quel est le monstre qui fait régner la terreur sur toutes les mers du monde ? Le professeur Aronnax et son domestique Conseil embarquent sur la frégate Abraham Lincoln. La mer était une passion pour Jules Verne ; c’est elle l’héroïne de Vingt mille lieues sous les mers, l’un de ses meilleurs et plus célèbres romans.

 

 

–          Le marchand de Venise, de Shakespeare.

Il y avait chez mes grands-parents un gros livre à la couverture rouge qui racontait les pièces de Shakespeare aux enfants. A chaque visite, je dévorais cet ouvrage. Il est d’ailleurs toujours dans la bibliothèque de ma grand-mère. Je ne me rappelle plus du titre mais il m’a donnée envie, plus tard, de lire l’œuvre originale. J’ai une préférence pour le Marchand de Venise et sa livre de chair (là encore, je te fais grâce du résumé), dont l’intensité dramatique provoquait chez moi un frisson de répulsion tout à fait délicieux.

isa-jpgLe marchand de Venise , The merchant of Venice / Shakespeare, William

Gallimard

A Venise, Bassiano s’efforce d’obtenir la main de Portia, riche héritière dont il est amoureux. Pour ce faire, il doit se rendre à Belmont. Pour l’aider, son ami Antonio emprunte 3.000 ducats à l’usurier juif Shylock, qui lui demande en cas de non-remboursement de la dette une livre de sa chair.

 

 

 

–          Au bonheur des dames, d’Emile Zola.

Pour rappel (pardon, Geneviève, mais je me plie jusqu’au bout à l’exercice) il s’agit du récit très réaliste de l’ascension d’une jeune vendeuse dans un grand magasin parisien. Je l’ai lu à la fin de ma 6e. A l’époque, je lisais déjà tout ce qui passait à ma portée. Et voilà comment j’ai découvert en même temps Zola et le journal de Mickey. Bon, Mickey n’a pas changé ma vie, mais Zola m’a bien prise aux tripes. Avec Au bonheur…,  je fais la connaissance du roman naturaliste et de sa peinture bien sombre des inégalités sociale. Une initiation à la politique peut-être, à la vie sûrement.

isaAu bonheur des dames / Zola, Émile

Le Livre de poche

Un grand magasin parisien en 1883, Au Bonheur des Dames, connaît un immense succès mais provoque la fermeture des petits commerces du quartier.

 

 

 

 

 

–          Le meurtre de Roger Ackroyd, d’Agatha Christie.

C’est avec cette grande dame que je découvre le roman policier. Ô joie, la lecture peut aussi nourrir mon goût pour la logique, exercer mon raisonnement et développer mon sens de l’observation très déficient. Je m’aperçois alors à quel point j’adore les énigmes à résoudre, les indices à décrypter, les hypothèses à échafauder… J’ai dévoré l’intégralité de l’œuvre d’Agatha Christie durant mes années de collège. Mention spéciale pour Le meurtre de… car sans le spoiler, c’est un de ceux (avec Les dix petits nègres) où son inventivité et son art de la manipulation s’expriment le mieux.

10i2Le meurtre de Roger Ackroyd  / Christie, Agatha 

Ed. du Masque

Le Dr Sheppard, médecin de King’s Abbott, sait tout ce qui se passe au village, sa pratique lui fournissant un poste d’observation idéal… Aussi pouvons-nous le croire sur parole quand il nous dit que Mme Ferrars est morte, un an après son mari, pour avoir avalé quelques comprimés de véronal de trop. Et quand Roger Ackroyd, avec qui la veuve entretenait une relation plus qu’amicale, est poignardé dans son manoir, que penser ? Le bon docteur devient une sorte d’assistant pour Hercule Poirot, le fameux détective belge aux petites moustaches qui, retiré depuis peu au village, prend l’enquête en main à la demande de la famille du défunt. Et le récit du Dr Sheppard mérite d’être observé à la loupe, car il est plein de trous, de contradictions et de chausse-trappes, jusqu’au dénouement fracassant !

 

–          Don du poème, de Stéphane Mallarmé.

C’est au lycée, en préparant l’épreuve de français au bac que je découvre la poésie, avec ce poème tiré du recueil Vers et Prose. Tu me diras, mieux vaut tard que jamais. Mon prof de français de l’époque nous révèle la richesse des émotions et des sensations, le sens caché des mots sous leur hermétisme ou sous leur apparente sobriété. Une révélation… Je ne suis pas une grande lectrice de poésie mais j’en lis parfois avec plaisir. Et j’ai le sentiment d’y avoir un jour été initiée. On ne fait pas que bachoter au lycée !

isa-jpgVers et proses : morceaux choisis : Mallarmé, Stéphane

Castor astral

Ce recueil composé par Mallarmé en 1893 regroupe ses oeuvres les plus marquantes : l’essentiel de ses poèmes, un choix de traductions des poèmes de Poe (dont Le corbeau), un court résumé de Vathek, ce conte oriental du XVIIIe siècle de William Beckford, un extrait de la conférence sur Villiers de l’Isle-Adam prononcée en Belgique, et deux « divagations » qui résument sa pensée esthétique.

–          Les racines du ciel, de Romain Gary.

Il raconte le combat d’un idéaliste contre la chasse aux éléphants, en Afrique. C’est le récit d’un engagement en faveur de la protection de la nature, mais aussi des conflits d’intérêt qui l’entravent. Il dépeint aussi avec une grande précision la complexité de la nature humaine. Ce livre a contribué à éveiller, à la fin de l’adolescence, ma conscience vis-à-vis de l’environnement. Et puis il y a l’écriture de Romain Gary, si forte, si puissante…

isaLes racines du ciel / Gary, Romain

Gallimard

Morel, le personnage principal du récit, parcourt le Tchad, à la rencontre des gouverneurs, des missionnaires, etc., pour les convaincre de prendre en compte la cause des éléphants. La chasse menée contre ces animaux, aussi bien par les Occidentaux que par la population Oulès menace la survie de l’espèce.

–          Le nom de la rose, d’Umberto Eco.

Je t’épargne une nouvelle fois le résumé, car je suis sûre que toi aussi tu l’as dévoré. C’est un feu d’artifice, un éblouissement. Imagine ma surprise de découvrir réunis dans un même livre plusieurs genres que j’adore: enquête policière, roman d’aventure, roman historique, sous-tendus par une grande érudition mise entièrement au service de la fiction. Sa lecture fut et est toujours jubilatoire. Ce livre restera à mes côtés.

isaLe nom de la rose / Eco, Umberto

Le Livre de poche

En 1327, des bandes d’hérétiques rebelles à toute autorité sillonnent les royaumes chrétiens et font à leur insu le jeu des pouvoirs. Parvenu à une abbaye entre Provence et Ligurie, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, est prié par l’abbé d’élucider la mort d’un des moines. En 7 jours, au rythme des heures canoniales, adviennent crimes, stupre, vice et hérésie.

 

 

–          Du côté de chez Swann, de Proust.

Résumé impossible à faire, même sous la torture. J’y suis venue sur le tard, à reculons, pour me faire ma propre opinion. Et ce fut un festin pour les sens : A la recherche du temps perdu me fait le même effet que déguster une liqueur très concentrée. Il faut la siroter à toute petites gorgées. Tremper d’abord le bout de sa langue, en laisser la saveur fleurir sur ses papilles, prélever d’autres infimes gouttelettes pour en napper son palais. Si l’on fonce tête baissée, le danger est de trouver l’œuvre trop sucrée, trop baroque, trop chargée et de se sentir vite écoeuré. Mais si on prend le temps de la savourer, cette dégustation est un pur moment de bonheur.


isaDu côté de chez Swann /  
Proust, Marcel

Gallimard

Premier tome de A la recherche du temps perdu, cycle romanesque inspiré par les souvenirs de l’auteur, dans lequel il fait le récit de ses années d’enfance à Combray, de la vie mondaine, de ses désillusions et de sa passion littéraire. Le dossier sur les thèmes de l’oeuvre met également le texte en perspective avec le tableau La terrasse de Vernon de Pierre Bonnard de 1928.

 

 

–          Comme un roman, de Daniel Pennac.

Ce n’est est justement pas un. Il s’agit en réalité d’une sorte de mode d’emploi pour mieux apprécier la lecture et pour inciter son entourage à lire. Ce livre est un ami. Il m’a donné des tas de précieux conseils pour encourager mes enfants à lire. Il m’a amenée à réfléchir sur l’acte en lui-même, sur la liberté et les droits des lecteurs. Un travail de désacralisation, de dédramatisation et en même temps un magnifique hommage à la lecture. Une œuvre salutaire qui m’a encouragée à partager les romans de mon fils et de ma fille. C’est ainsi que j’ai découvert Le Clan des Otori, de Lian Hearn, son atmosphère envoûtante, son écriture épurée, ou la série des Harry Potter, de J.K. Rowling. Que de souvenirs d’échanges d’avis, de commentaires… Et mine de rien j’ai réussi à caser trois livres pour le prix d’un.

isaComme un roman / Pennac, Daniel

Gallimard

Les jeunes n’aiment pas lire. Et si ce n’était pas vrai? S’il ne s’agissait que d’un amour égaré, facile à retrouver? Détendez-vous, ceci n’est pas une dissertation sur la lecture, mais un joyeux manifeste contre la peur de lire… et le roman du lecteur que nous sommes. Par l’auteur de La Petite marchande de prose.

 

 

 

 

–          Debout les morts, de Fred Vargas.

J’ai rarement eu un coup de cœur pour une œuvre entière. Mais c’est le cas avec Fred Vargas (et aussi dans un autre genre avec Tonino Benacquista). Quand je l’ai découverte avec Debout les morts, je commençais à écrire moi-même et j’ai été impressionnée par la sûreté de son trait, par son talent de conteuse et l’étoffe qu’elle donne à tous ses personnages. Pour moi, elle a renouvelé le genre policier en refusant d’emprunter les sentiers battus. Elle propose une alternative à la surenchère de violence, qu’elle soit physique ou psychologique, qui trouve son apogée dans le roman noir. Elle n’est pas tombée non plus dans le polar réaliste qui colle à la réalité policière jusqu’au numéro de casiers. Il y a de la magie dans ses histoires, et c’est ça qui me plaît.

isa-jpgDebout les morts / Vargas, Fred

J’ai lu

La cantatrice Sophia Siméonidis découvre un hêtre qu’elle ne connaissait pas au beau milieu de son jardin. Elle se renseigne auprès de son mari mais apparemment personne ne l’a planté. Trois chercheurs vont tenter de résoudre l’énigme : Mathias le préhistorien, Marc le médiéviste et Lucien le fou de la Grande Guerre, qui habitent chacun un étage d’une maison, rue Chasle.

 

 

 

–          Shutter Island, de Dennis Lehane.

Un policier mène l’enquête dans un hôpital psychiatrique pour patients ultra dangereux sur une île au large de Boston. Un putain de bouquin ! Bien contente de l’avoir lu avant d’avoir vu le film (leur fin diffère sensiblement). Un vrai électrochoc ! J’ai cogité longtemps après l’avoir refermé. Bien construit, bien écrit… mais surtout je crois qu’il entre en résonance avec mes peurs profondes liées à la folie, la part d’irrationnel qui est en chacun de nous et notre vision personnelle de la réalité.


isa-jpg
Shutter Island / 
Lehane, Dennis

Rivages

Au large de Boston se trouve l’île nommée Shutter Island. Dans les années 1950, on y trouve un hôpital psychiatrique qui accueille des pensionnaires au lourd passé de meurtrier sanguinaire. Le marshal Teddy Daniels et Chuck Aule, son coéquipier, ont été appelés là-bas car une dangereuse schizophrène a disparu… Prix Policier des lectrices de Elle 2004. Porté à l’écran en 2010.

 

 

–          Kafka sur le rivage, de Murakami.

Les parcours oniriques d’un adolescent et d’un vieillard. Parce que c’est à ma connaissance l’une des plus belles illustrations d’une fonction majeure de la lecture : nous faire rêver tout éveillé.

10i1Kafka sur le rivage

Murakami, Haruki

10-18

Au Japon, Kafka Tamura, un jeune Tokyoïte de 15 ans, s’enfuit de chez lui. Une nuit, il se réveille dans un bois couvert d’un sang qui n’est pas le sien. Il trouve refuge dans une bibliothèque. Parallèlement, un vieil homme simple d’esprit mais capable de deviser avec les chats, Nataka, rencontre un effroyable personnage. Il se met à la recherche de Kafka.

 

 

Et je n‘ai pas parlé de Marguerite Yourcenar ou de Stephen King, deux écrivains si proches qu’ils en seraient presque interchangeables, non ? Non. Bon d’accord…

Plein de bises et un joyeux anniversaire à ton blog!

Isabelle

 

9782370470669,0-3032266Je tiens à remercier Isabelle pour sa participation.  Mais,  j’aimerai que la découvriez aussi à travers son premier roman policier, Chasseurs d’Esprits de Isabelle Bourdial.

Ma petite chronique ICI

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163 réflexions sur “Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le top 10 d’Isabelle

  1. Bonsoir à toi, à tous et toutes,
    Je sors d’une grosse panne de pc, et il hésite encore….
    Je viens de tous lire pour ce qui concerne ce top 10 qui m’a vraiment bien plu de par ses diversités. Cela rappelle d’autres lectures non citées 😉 et surtout m’est revenu en mémoire ce premier livre de Fred Vargas : « Debout les morts », que j’ai adoré, et c’est peu dire, de par son atmosphère très très spéciale.
    J’ai bien aimé les descriptions de lectures, le pourquoi et le comment. Je viens de passer un chouette moment de lecture, juste à l’instant. Après je vais enfin me reposer depuis ce matin 7h avec la bécane, ce fut long.
    Nous allons avoir de belles découvertes gente dame 🙂
    Merci pour ce partage quant à l’auteur et à toi pour cette bonne idée.
    Bonne nuit 🙂

    Aimé par 1 personne

  2. Coucou Isabelle 🙂 Plutôt « classique comme Top 10, je dois avouer que j’en ai quelques uns aussi bien que je lise majoritairement des Thrillers, comme quoi 😉 Ah Shakespeare, je n’en ai pas mis dans mon Top 12 tiens, mais j’adoooore. Il me reste quelques découvertes encore, je fais durer le plaisir. Shutter Island j’ai vu le film, je suis sûre que le livre aurait été un coup de coeur si je l’avais lu. J’ai adoré, bon en même temps adapté par Martin Scorsese ❤ Merci pour ce partage 😀

    Aimé par 1 personne

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