Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault


Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault, le chouchou du week-end

 

  Le livre : Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault. Paru le 03 mars 2016 aux Editions Le Manuscrit. 23,90€, (266 p.) Isbn : 9782304045766

4e de couv : 

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly.

Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion? Comment se reconstruire quand la traque continue?

10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

 

L’auteur : Cécile Pellault est née en 1973. Ecrire, encore et toujours…c’est son crédo
Des nouvelles à foison comme des challenges à chaque concours qui croise sa plume.
Trois romans à son actif aux Editions Le Manuscrit : « Serial Belle Fille »(2005) et « On ne choisit pas sa famille » (2007).
Et  le dernier avant le prochain « Le brouillard d’une vie »( mars 2016), son incursion dans le roman noir avec un drame familial haletant. Elle a vu un de ses textes primé par le Musée du Luxembourg et édité dans l’ebook collectif réalisé par le musée sur le peintre Fragonard.. Le Brouillard d’une vie a reçu le Prix du rendez-vous littéraire du salon de Moret sur Loing en 2016.
Extrait :
Les bruits de pas dans la rue derrière elle, les buissons qui s’agitent à son passage, les craquements du parquet, les chuchotements dans un rayon de supermarché, les cliquetis de clés dans la main d’un inconnu, les claquements d’une portière, le frôlement d’une main dans son dos dans une gare routière emplissait Lilly de terreur. Chaque instant de sa journée, les sens aux aguets, elle interprétait chaque bruit, chaque mouvement comme une menace potentielle. Lilly était une survivante depuis 10 ans et une fugitive depuis 4 ans

Mon avis et un peu plus…

Comme vous le savez, j’aime aller à la rencontre de nouveaux auteurs. C’est comme cela qu’un jour de début février, j’allais à la rencontre de Cécile Pellault. J’étais alors au salon de Mennecy en Ile de France (91) et il y avait là une vingtaine d’auteurs rien que pour moi . Et beaucoup que je ne connais pas. J’ai papoté avec chacun d’eux mais ma belle rencontre du jour ce fut Cécile Pellault.

Je ne connaissais ni son nom ni sa maison d’édition. Et en effet son éditeur est un éditeur numérique qui ne publie qu’à la demande. Cécile m’a raconté son parcours, son rapport à l’écriture, les premiers concours de nouvelles. Les  deux premiers romans édités, des comédies familiales. Sa vie étudiante. Ce troisième roman sous forme de thriller. Son séjour américain à Boston, où ce situe le roman. Sa thématique toujours et encore autour de la famille. Comment un drame est vécu par chacun des membres d’une même famille et comment chacun se révèle à travers cet incident.

Bref nous avons bien accrochée, elle a su me donner envie de lire son roman. Malheureusement ayant perdu mes papiers et mes moyens de paiement et me retrouvant sans le sou, je n’ai pas pu le lui acheté. Mais…

…Cécile, ayant cru aussi à mon baratin, m’a fait confiance et crédit et je suis reparti avec Le brouillard d’une vie sous le bras.

Quelques mois plus tard, je le lisais d’une traite et quelques-moi après je vous en parle enfin. Car oui j’ai bien trop tardé pour vous parler de ce parfait suspense psychologique.

Alors le Brouillard d’une vie de quoi ça parle ?

D’une famille d’expatriés français qui décide de s’installer dans la banlieue de Boston après des années de contrats à travers le monde. Après n’avoir connu que déménagement sur déménagement, la famille Rodier pense trouver un foyer dans cette charmante maison . Lilly s’épanouit dans cette vie de lycéenne américaine malgré les problèmes de Romain, son frère. Mais leur vie rêvée car  basculera le jour du bal de promo de Lilly. un meurtre a fait voler sa vie en éclat et elle plonge alors dans les affres d’un deuil impossible
Ce sera le début pour Lily de 10 années de descente en enfer où elle
s’enfonce dans la culpabilité de ne pas avoir pu empêcher la tragédie. Et
surtout à craindre pour sa vie et celle de ses proches jusqu’à ce qu’elle soit
forcée de se jeter sur les routes des US pour fuir de nouveaux drames. A partir de là, la culpabilité et l’incrédulité sur sa vie d’autan vont se mêler pour l’asphyxier.

Vous l’aurez compris , le Brouillard d’une vie c’est avant tout une histoire de famille. On peut dire que c’est un thriller familial doublé un roman noir.

Un des thèmes central du livre c’est la culpabilité. Mais ici Cécile ne s’intéresse pas à la culpabilité des bourreaux, mais bel et bien à celle des victimes. Comment en tant que victime on arrive à se sentir responsable de ce qui nous arrive.

Comment on se met à douter de tout, de notre entourage. Et les questions surviennent. Pourquoi je n’ai rien vu venir?  Qu’aurai-je pu faire ? N’ai-je pas introduit le loup dans la bergerie ?

« Lorsque le malheur frappe dans une famille ou lorsque les coupables sont dans l’entourage, on se sent irrémédiablement responsable. » voilà ce que nous dit Cécile.

Cécile place l’intrigue de son roman  aux Etats-Unis dans le année 90. Enfin plus exactement entre 1987 et 1997, sur une période de 10 ans. Aussi l’auteur ayant vécu aux states dans ces année là, elle  arrive à retranscrit avec subtilité, l’atmosphère d’un campus universitaire dans le Mississipi à la fin des années 90. On ressent à travers son regard de petite frenchy, les failles de la société américaine.

 Mais, Le brouillard d’une vie, c’est aussi une histoire de manipulation. Comment on perd, comment on peut perdre ses repaires lors tout s’effondre autour de nous. Comment on devient vulnérable. Ici on va suivre les protagonistes avant et après le drame, on va les observer et voir comment ils y survivent surtout quand leur fondements sont attaqués. Quand la famille s’écroule.

Je vous le disait, c’est une histoire de famille et Cécile me confiait :  » Je crois être obsédée par la famille, ses relations, les conséquences sur chacun. Nous avons deux choix dans la vie on se construit soit grâce ou contre sa propre éducation.
Notre famille, notre éducation, nos amis qu’on se choisit sont notre point d’ancrage. Hors mon héroïne perd tout cela, mon histoire tourne autour de ce sentiment où l’on ne se fait même plus confiance. Elle perd pied après le malheur qui frappe sa famille. »

Alors m’attendais plus pour découvrir ce drame familiale, cette histoire de manipulation et de culpabilité. C’est vraiment un excellent premier polar. Un pur roman psychologique. J’ai hâte de lire son prochain.

Mais ce n’est pas le premier roman de Cécile, non avant cela elle a écrit Serial Belle Fille en 2005 et On ne choisit pas sa famille en 2007. Vous voyez quand elle vous dit que les rapports familiaux l’obsèdent, elle ne vous ment pas !

Et moi je vous promets que l’on retrouvera très vite Cécile Pellault dans ces pages.

A suivre donc…

 

 

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Dolores de James Osmont


Le livre : Dolores, la trilogie du cycle psychiatrique, Tome 3 de James Osmont. Paru le 14 juin 2017 chez CreateSpace Independent Publishing Platform . 9€99 ; 312 pages ; 12,7 x 1,8 x 20,3 cm.
Résumé :

ATTENTION : il s’agit du dernier tome d’une trilogie débutée par les romans « Regis » et « Sandrine », parus en 2016 !

Le Mal poursuit sa course. Inexorablement. Dolores est son nouveau pantin. Bras armé, victime désignée ? Toxique et paumée, elle se débat pourtant. Fuit en avant. Se heurte aux limites et aux murs de sa prison. Chaque jour, elle oeuvre à sa propre destruction… Mais la trilogie turbulente qui va prendre fin ici n’aura été qu’une étape. Fatalement. Car la folie des Hommes a encore bien des cartes à jouer… Et d’innombrables visages.

Biographie de l’auteur

 James Osmont, auteur et photographe né à Brest, est aussi infirmier en santé mentale depuis plus de dix ans. Ce troisième roman clôt un cycle psychiatrique, noir et vénéneux. Une expérience émotionnelle globale où la musique et la précision clinique sont omniprésentes…

Le OFF de OPH

Aaaah Dolores… Ton prénom, « doloris », « douleur »… qui résonne aussi comme un sortilège…

Ce n’est pas Dolores elle même qui m’a accompagnée au fil des pages, c’est la signification de son prénom.
La douleur sous toutes ses formes, physiques, psychiques, mentales…

Avec ce troisième et dernier volet de #latrilogiepsychiatrique de James Osmont j’ai eu mal tout au long des 301 pages.

Une fois encore James, en magicien des mots, nous plonge dans l’univers de la psychiatrie mais pas seulement… il nous pousse à nous interroger sur notre société, nos comportements de plus en plus individualistes. Avec une intrigue qui se déroule « aujourd’hui », il mèle au roman les grands événements qui ont changé notre société ces trois dernières années, il dénonce les tsunamis politiques, l’abandon de la pensée pour uniquement panser les plaies…

Qu’est ce que le Mal, comment parvient-il à prendre possession des êtres que nous sommes? Sommes nous tous vulnérable face à sa force ou pouvons nous résister à sa capacité de s’insinuer, sous différentes formes, en chacun de nous?

Je sors encore une fois chamboulée de cette lecture… Elle pose tellement de questions.

Habile jongleur, James conserve tout au long de ces trois opus une plume poétique, use de la métaphore sans en abuser. Son style vous percute quand ce n’est pas par l’un de ses uppercut que vous êtes sonnés…

Morceaux choisis:
« Sans ambition ni réelles responsabilités, il passait chaque jour la porte de son entreprise: une boite normale elle aussi, avec des gens assis, des agrafeuses d’un demi-kilo, une fontaine à eau… Ça porte bien son nom tout compte fait, une « boite »: ça vous garantit la routine et l’aliénation sous-payée, ça doit faire avec la « conjoncture pas facile, vous comprenez? », et surtout, ça vous évite de vous poser trop de questions sur le sens à donner à tout le reste »
 » Quand le crabe était venu lui prendre un sein, à elle, sa mère, sa déesse, l’amputant, la déséquilibrant, mettant à bas la garantie imaginaire de sa présence à ses côtés; Lucas avait commencé à perdre pied. La mort est la seule expérience du réel qui ne se vit pas; spectateur, impuissant, lui s’était enfermé dans l’irréel, préférant dès lors ne plus vivre. »

Merci James pour cette trilogie poignante qui au delà du Thriller classique bouleverse pas mal de codes et nous pousse à porter un regard nouveau sur la psychiatrie mais aussi le Mal (dans la définition que nous lui donnons)

 

Un sac de Solène Bakowski


collectif-emilie
sac Le livre : Un sac de Solène Bakowski. Paru le 20 janvier 2017.  6€90 ; (277 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :
Oserez-vous regarder dans le sac ?
En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, un sac dans les bras qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’Affreuse Rouquine, la marginale.
Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil a pris en charge son éducation à l’insu du reste du monde, elle n’imaginait pas qu’elle abritait un monstre. Car la petite s’est mise à tuer. Un peu, d’abord, puis beaucoup.
Voici l’histoire d’Anna-Marie Caravelle. Que fait-elle là, agenouillée en plein Paris, au milieu de la nuit ? Et que contient ce sac qui semble avoir tant d’importance ?

sacaL’auteur :

 Solène Bakowski est née le 22 septembre 1981 à Paris. Elle est actuellement enseignante dans la région parisienne.

Extrait :
Je m’appelle Anna-Marie Caravelle et je suis une marginale. Sans existence officielle, sans identité vérifiable, sans rien. Tous ceux qui auraient pu témoigner de ce que je suis ou de ce que je fus ne sont plus. La faute à pas de chance. Je suis une paria comme il en existe des milliers d’autres, et je suis seule, depuis le début ou presque. J’ai fait des choix contestables, mais jamais contestés. Alors j’ai continué. Je vais vous paraître effrayante. Pourtant, je ne suis pas monstrueuse. Disons que je me suis construite à l’envers, en réaction contre tout. Mon histoire ne plaide ni en ma faveur, ni en ma défaveur. Tout juste si je parviens à me trouver quelques circonstances atténuantes. Si je vous raconte tout ça aujourd’hui, c’est seulement pour me dédouaner un peu et parce que je sens bien que, si je reste avec ces mots sur le cœur, ils finiront par me le manger. Je balance tout mon être dans ces pages et laisse juge qui voudra.

Chronique de lecteurs

Émilie DéLivres son avis : 

❤️ ❤️ ❤️. UN SAC de Solène Bakowski ❤️❤️❤️

Un livre noir, très noir, mais aussi tellement, tristement, réaliste.
Anna-Marie Caravelle n’a juste pas de chance. A sa place je ne sais pas comment j’aurai réagi…

Résumé :

 L’histoire d’Anne-Marie Caravelle, fille d’un suicidé et d’une folle à lier, recueillie par Monique Bonneuil, qui ignore encore le monstre qu’elle s’apprête à devenir.

Mon avis à chaud, juste après avoir terminé ma lecture :
« Je viens de terminer Un sac et j’ai du mal à trouver mes mots, à émerger après cette lecture.
Ce livre est très noir mais terriblement bon.
Anna-Marie, l’héroïne, est décrite comme marginale et abominable. Moi je la trouve humaine. Terriblement humaine. Elle m’a touchée au plus profond de mon être car je me suis demandée, et me demande encore, ce que j’aurai fait à sa place et je n’ai pas la réponse. J’aurai peut-être fait pareil, peut-être même pire.
Elle n’est pas folle, elle aime. Mais elle aime mal, parce qu’on ne lui a pas appris. Tout simplement. « 

Ce livre est beau, différent, flippant.

A lire absolument.

Il est réédité par les éditions Bragelonne. Il est sorti le 20 janvier. A votre place je n’hésiterais pas.

Bonne lecture les amis 😃

La menace Mercure de Cédric Bannel


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$$9782919066186,0-2492562 Le livre :  La menace Mercure de Cédric Bannel. Paru le 13 avril 2000 chez Robert Laffont dans la collection Best Seller. 20€ ; (296 p.) ; 24 x 16 cm.

Ce titre est malheureusement épuisé en format papier. Mais … Rééditer le le 6 février 2014 en ebook pour 9€99.

4e de couv :

Elle est surdouée, experte en art martiaux et blessée par la vie… Lieutenant de police à New York, elle a sept jours pour sauver la ville.
Mercure, un mystérieux maître chanteur, a réussi à prendre le contrôle d’un réseau de satellites qu’il menace de faire tomber sur Manhattan. Le FBI et la police disposent d’une semaine pour l’arrêter. Mais la demande de rançon est-elle la vraie motivation de Mercure, ou cache-t-elle une vérité plus terrible ?
Pour le lieutenant Reda Fatmi, tout doit se jouer au cours de ces sept jours : vaincre Mercure, retrouver la mémoire oubliée de son enfance, savoir, enfin, si la médecine pourra lui rendre le visage perdu au cours d’un catastrophique accident qui l’a laissée défigurée.
Dans un New York magnifique et insolite, commence alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trapes, de dangers et de retournements. Car autour de Reda, outre Mercure, rôde le traître qui lui a volé son visage.

a5d4781a2931343631363539393430373434343431L’auteur : Cédric Bannel est un homme d’affaires et écrivain français, né 26 décembre 1966 à Bordeaux. Il a vécu de multiples vies. Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), il a d’abord occupé des responsabilités à la Direction du Trésor du Ministère des Finances. Il a été attaché financier à l’Ambassade de France à Londres. Depuis mi 2009, Cédric Bannel a lancé ses propres activités d’investissements.

 

 

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Résumé et petit avis :

Lieutenant au New York Police Departement, Reda Fatmi vit dévorée d’angoisse depuis qu’un traître, infiltré au sein même de sa propre équipe, a provoqué l’accident qui l’a atrocement défigurée. Une angoisse qu’elle va devoir affronter le jour où, sous le nom de Mercure, un mystérieux terroriste prend le contrôle d’un réseau de satellites et menace Manhattan: pour communiquer ses exigences, Mercure exige d’avoir Reda pour seule interlocutrice.

De Wall Street aux bas-fonds de la ville, Reda entame alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trappes: tout près de Mercure, Reda sait que rôde le traître qui lui a volé son visage…

Mais attention La vie de Mercure doit être épargnée !

Je me souvient avoir lu le premier roman de cet auteur.  Le huitième fléau était déjà annonciateur du talent de Cédric Bannel. Ce titre ci est encore plus marqué. Si l’auteur utilise les recettes éprouvées des écrivains américains de thriller, il nous concocte une intrigues extrêmement maîtrisée de bout en bout. C’est construit au cordeau. Il soigne les détails et les personnages et  fait monter la tension crescendo tels un maître du suspense que peuvent être les Clancy, les Easterman, ou d’autres.

Oui ce petit français a tout d’un grand, ce deuxième polar en est la preuve. Un auteur à suivre assurément !

 

La fille du train de Paula Hawkins : l’avis de Catherine


Chronique de lecteurs

HawkinsTrain_3dLe livre : La fille du train de Paula Hawkins. Traduit de l’anglais par Corinne Daniellot. Paru le 7 mai 2015  chez Sonatine. 21€ ; (378 p.) ; 22 x 14 cm.

 

 

 

 

 

 

 

Le-succes-express_article_landscape_pm_v8L’auteur : 

Paula Hawkins est née à Harare au Zimbabwe en 1972. Elle a vécu en France, en Belgique et s’est installé à Londre depuis 1989 où elle a été journaliste . La Fille du train est son premier roman. Les droits d’adaptation ont été achetés par Steven Spielberg avant même sa parution. Aujourd’hui Paula Hawkins  se consacrer à l’écriture de fiction.

Citation : Il n’y a rien de pire au monde que l’insomnie, je déteste ça, rester là avec le cerveau qui égrène chaque seconde, tic, tac, tic, tac. Mon corps entier me démange.

Un mot sur Catherine

catiminiCatherine a débarqué un jour au Comité Polar presque par hasard. Elle venait de rentrer dans le monde des bibliothèques, et voulait tout apprendre. Aussi je crois que le courant est tout de suite passé entre nous. Elle arrivait dans un groupe dèja bien soudé et pourtant elle s’est coulé dedans avec une telle subtilité, une telle habileté. Et puis les cadres du comité s’en sont aller Et, très vite aussi Catherine est devenu l’élément indispensable de celui-ci. Elle est devenu mon unique soutient.

Merci Cath pour ce que tu as apporté au groupe

Son avis sur la Fille du train

« La fille du train » commence par une scène de la vie ordinaire que toute personne travaillant dans une grande ville et habitant en périphérie connait bien : les trajets quotidiens dans les transports en commun. Rachel emprunte chaque jour le train reliant le centre de Londres à la banlieue, et elle s’évade en regardant les maisons bordant la voie ferrée et leurs habitants, jusqu’à se focaliser sur celle où vit un jeune couple qui semble idéal, et auquel elle va inventer une vie. On se rend rapidement compte que Rachel est perturbée : sa vie a volé en éclat quand son mari l’a quittée pour vivre avec une autre femme qui lui a donné un enfant, et surtout il vit avec sa nouvelle famille dans la maison qu’ils avaient achetée tous les deux, et qui se situe dans le même quartier que la maison du couple idéal. Rachel vivote tant bien que mal chez une amie, et boit de plus en plus. A-t-elle une hallucination le jour où elle voit la jeune femme de la maison embrasser un autre homme ? Jeune femme qui disparait quelques jours après …

Là commence un croisement de points de vue à tour de rôle : celui de Rachel mais aussi celui d’Anna, la nouvelle compagne de son ex-mari, et pour finir celui a postériori de Megan, la jeune femme disparue. Le lecteur est tenu en haleine, perd ses repères, ne sait plus où se trouve la vérité tandis que l’étau se referme sur les protagonistes, jusqu’à un dénouement inattendu. Attention ! Cette fille du train pourrait bien vous faire rater votre station ! « 

Lire ICI le début :

Prendre Lily de Marie Neuser.


9782265099401,0-2618093Le livre : Prendre femme ,Volume 1 : Prendre Lilly de Marie Neuser.Paru le 15 mai 2015 chez Fleuve éditions collection Fleuve Noir. 19€90 ; (522 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv :

 » C’était une histoire de sexe, de pulsion et de meurtre.  »
Une mère de famille retrouvée assassinée dans sa baignoire, les seins tranchés, les doigts comme un écrin renfermant deux mèches de cheveux.
Le corps d’une étudiante coréenne abandonné la nuit dans un quartier désert.
Et des jeunes femmes qui témoignent : leurs cheveux coupés net, tandis qu’elles vivent, marchent, respirent dans une petite ville balnéaire d’Angleterre qui ne connaît pas les débordements.
Non loin de la salle de bains de Lily Hewitt vit Damiano Solivo. On lui donnerait le bon Dieu sans confession si ce n’étaient ces déviances auxquelles il s’adonne en secret.
Mais son épouse peut le jurer : Damiano est innocent. Damiano est même victime. Victime, oui : de la complexité d’une machinerie sociale et judiciaire qui sait comment on façonne les monstres.
1644+5+512L’auteur :
Née à Marseille en 1970, Marie Neuser a vécu son enfance dans le Var, proche de l’Italie, dont elle conservera l’amour de la langue. Théatre, danse classique, rock, passion pour l’écriture et les langues occuperont son adolescence.
Elle obtient l’agrégation en 1995 et enseigne dans divers établissements dont une expérience de deux ans dans un collège difficile.
Marie Neuser, outre l’italien étudiera l’espagnol et le portugais et donnera des cours en traduction et littérature à l’université de Provence. Elle ne s’éloignera pas de la littérature et du théatre dont elle partagera la mise en scène avec les élèves de son lycée.
Passionnée d’art, de littérature, de théâtre et de cinéma, Marie Neuser aime les voyages, source d’inspiration pour son écriture.
Marie Neuser, actuellement professeur d’italien, publie son premier roman « Je tue les enfants français dans les jardins » en 2011 aux éditions L’écailler.
Extrait :
Notre monde crève d’hyperboles. De superlatifs. De démesures. Ce nouveau millénaire a fait oublier le prix d’une vie. Bientôt les enfants de maternelle s’assassineront entre eux pour des billes en verre. Alors une dispute de voisinage qui se solde par un carnage, finalement, ce n’est pas de la science-fiction.

Résumé et avis

Après le meurtre de Lily Hewitt, retrouvée dans sa baignoire avec les seins tranchés et deux mèches de cheveux de couleurs différentes entre les doigts, l’équipe du policier Gordon enquête sur Damiano Solivo, un immigré italien voisin de la victime. Persuadé de la culpabilité de cet homme, dont l’alibi semble artificiel, Gordon collecte les indices de son implication sans rien pouvoir prouver.

Comme l’indique l’éditeur,ce titre est le premier volume d’un diptyque tiré d’un fait divers qui tourmenta l’Italie et l’Angleterre de 1993 à 2011, Prendre Lily raconte la traque d’un psychopathe identifié.

Prendre Lily est  un thriller lent, entêtant, on participe à une traque désespérante et fascinante pour coincer un psychopathe retords qui nous échappe sans cesse. C’est terrifiant.

Et que dire  l’écriture de Marie Neuser. Elle alerte, troublante et fougueuse à la fois. Elle est totalement addictive. Un bonheur à lire.

Lire le début ICI :

 

 

Piegé de Lisa Moore par Jean Luc


chronique-de-lecteurs

9782207116609,0-2191870Le livre : Piegé de Lisa Moore .Traduit de l’anglais (Canada) par Claudine Vivier. Paru le 11 septembre 2014 chez Denöel dans la collection Et d’ailleurs. 22€50 ; (409 p.) ; 21 x 14 cm.
4e de couv :

Piégé

Juin 1978. David Slaney s’évade de prison, En cavale, il n’a qu’un but : retrouver Brian Hearn, son ancien complice, pour monter la plus grande opération de contrebande de cannabis jamais vue au Canada. Monter une telle opération, cela veut dire traverser le pays en stop, s’embarquer sur un voilier et mettre le cap vers la Colombie. Cela veut dire l’horizon infini, les femmes, la liberté. Tout ce qui manque si cruellement à un homme enfermé entre les quatre, murs d’une cellule. D’abord étonné de la facilité avec laquelle les astres semblent favoriser son entreprise, Slaney se demande peu à peu à qui il doit cette chance qui lui sourit avec autant d’insistance.

Piégé est une histoire d’ambition démesurée et d’amour, d’innocence perdue, de courage et de trahison, de tempêtes en haute mer, de collusion entre le gouvernement et le crime organisé, et de centaines de ballots de marijuana. Lisa Moore a l’art de réconcilier une intrigue musclée avec une profonde compréhension de la psychologie humaine

Le style de Lisa Moore, dangereusement affûté, rappelle l’écriture de l’excellent Raymond Carver.
Independent on Sunday.

imagesL’auteur :  Lisa Moore est l’auteur du très acclamé Février (Plon, 2010, et 10-18, 2012), qui a remporté de nombreux prix, tel que le New York Best Book of the Year, et a figuré au Top 100 des meilleurs livres du Globe and Mail. Elle vit à Saint John’s sur l’île de Terre-Neuve

 

Pour lire le début

 

L’avis de Jean Luc

Piegé de Lisa Moore n’est pas ce que l’on peut appeler un thriller, mais il s’agit d’abord d’un roman sur la confiance.
De prime abord, on ne comprend pas, ou veut nous emmener Lisa Moore mais au fil du roman, avec le déroulé de l’histoire, on rentre dans la peau des différents personnages et subitement l’histoire se met en place.
J’ai eu beaucoup de mal au départ à accrocher avec le style de l’auteur, avec ses descriptions très précises, voire même de trop, mais petit à petit je me suis laissé embarquer dans cette histoire. Et je dois dire que ce livre, une fois les 50 premières pages passées est plutôt passionnant et il devient difficile de le lâcher.

 

11846633_10206875196469632_266161301404766410_nDans ce roman, il y a d’abord plusieurs personnages qui se cherchent, le personnage principal, un dénommé Slaney qui est prêt à faire un très gros coup avec son ami de longue date, le fameux Hearn. A côté d’eux il y a aussi un flic, un peu mal dans sa peau, à la recherche d’une promotion pour subvenir aux besoins de son frère, et il y a encore deux autres personnages qui seront très importants lors de la croisière, dont l’un qui scellera le destin de Slaney.

Ce sont tous des personnages très bien décrits, avec leur faiblesses, leurs forces et surtout ce sont tous des personnages qui m’ont marqué.

Pour la part, Piege est un grand roman, avant d’être un banal roman policier sur fond de Road trip. C’est du grand art, pour une histoire qui peut paraître trop simple, mais c’est avant tout, une étude minutieuse de la confiance entre les êtres humains.
Au final une très belle plume et un thème remarquablement exploité .