Sériale lectrice : Ge papote avec Cendrine Nougué


Sériale lectrice

Ge papote avec Cendrine Nougué

Vous ne le savez peut-être pas, mais Cendrine, en plus d’être une auteure de talent et une bibliothécaire formidable,  est aussi une de mes flingueuses cachées. Mais chut certaines du gang ne le savent pas encore, alors que d’autres sont dans la confidence.

Alors pour en savoir un peu plus sur Cendrine je vous propose  pour commencer une interview

« Seriale Lectrice »



ITW Sériale Lectrices

 

GVL : Bonjour Cendrine, es tu prête à être soumise à la question ?

Tu sais bien que je suis une insoumise 😉

 

GVL : Alors, , peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

Des études de lettres et d’histoire de l’art, puis un parcours professionnel assez éclectique, passant des concerts de rock aux expositions en musées, de l’organisation de spectacles à plus récemment la création d’une médiathèque. Je crois que j’ai fait le tour de tous les métiers de la culture pour revenir au livre. La boule est bouclée. Quant à mon âge je ne sais plus, parfois celui de lire des contes de fées, parfois celui des immortels vampires…

 

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

La place d’honneur. Ma mère m’emmenait chaque semaine à la bibliothèque et je l’ai toujours vue plongée dans ses bouquins, c’était naturel.

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 Par la couverture. Ensuite on plongeait dans les pages.

 

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Par couleurs, par coups de cœur, par hasard.

Chez moi je ne classe pas (trop obligée de le faire à La Coop’). Mais j’ai une bibliothèque spéciale pour tous les livres qui me servent pour mes romans, les contes de fées, les classiques du fantastique, la fantasy jeunesse… et ma collection perso de vieux albums de contes. Je collectionne aussi toutes les éditions d’Alice au pays des Merveilles.

 

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Une évasion nécessaire.

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

 Papier, si je lis un texte sur tablette je me surprends à tenter de le corriger, comme un manuscrit, déformation de l’ordinateur… je sais c’est moche.

 

GVL : En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

Je les aime tellement que je m’en suis créé une sur mesure. C’est mon terrain de jeux où je peux inviter mes auteurs préférés, mes amis blogueurs, choisir chaque livre.

    

GVL : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

 Une vie plus grande que la mienne. Des univers de possibles.

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

 J’aime particulièrement le sous-sol de la librairie du Marché à Fontainebleau, un espace dédié à la fantasy et l’imaginaire, très bien fourni en titres pointus comme en dernières sorties.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

En général en librairies, j’aime en découvrir de nouvelles et j’affectionne les petites librairies/ salons de thé  où tu peux rester lire et écrire tranquille (surtout à Londres). Mention spéciale à la librairie du Hérisson à Montargis, chez Stéphanie, où j’ai fait ma première dédicace.

 

GVL : Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

 Il me semble !

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

 En moyenne deux par semaine, plus en vacances.

 

GVL : Tiens-tu un décompte précis de tes lectures ?

Non, pas du tout. En amour je ne compte pas.

 

GVL : As-tu une PAL ?

 Je fonctionne à l’envie immédiate, je vois un livre qui me tente je le lis, je n’accumule pas. Avoir une PAL me donne l’impression d’avoir des devoirs à faire, tout le contraire pour moi de l’instinct de lecture.

 

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

Je suis venue au polar par le fantastique. Ado j’ai dévoré les Stephen King, les Chattam, les Lovecraft, puis les aventures de Sherlock Holmes, Lupin et autres héros policiers. Ce qui m’a doucement conduit au polar mais je privilégie toujours les romans noirs avec un brin de fantastique. Je m’ennuie rapidement sur des scénarii réalistes.

J’aime bien le polar du fait de son immédiateté, on plonge d’emblée dans un univers mais je trouve le genre limité et très normé pour cette même raison. D’où ma préférence pour les romans qui intègrent un élément fantastique, donc imprévisible. J’ai dévoré quasi tous les Arthur Upfield, un auteur australien, avec son héros Bonaparte, un flic Aborigène aux méthodes intuitives et limite magiques.

 

GVL :, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

Là encore je suis éclectique, je n’ai pas de favoris, j’ai des périodes où je peux dévorer toute l’œuvre d’un auteur et je passe à un autre. Ado j’ai bloqué sur les classiques, de Zola à Hugo, puis les sud américains comme Gabriel Garcia Marquez, puis les grands Américains, puis les Anglais, puis la SF avec Arthur C Clarke, etc… Mais pour te répondre quand même je citerai Jane Austen, Kundera, Baudelaire, Houellebecq.

Mention d’honneur à JK Rowling, non pas forcément pour la qualité littéraire mais pour ce pied de nez incroyable qu’elle a réalisé à la face de la littérature mondiale, imposant le sous genre maltraité qu’était la littérature jeunesse et prouvant que la fantasy est incontournable. Son parcours est   fascinant.

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

Le Chardonneret de Dona Tartt, à lire d’urgence, toute la puissance des tourments de l’adolescence et de l’amour impossible.

Je suis Pilgrim de Terry Hayes; les parcours en parallèle d’un terroriste et d’un agent secret, le seul thriller qui a réellement tenue en haleine et où je n’ai pas deviné la fin (mon gros problème avec ce genre).

L’excellentissime et brillantissime « Karoo » de Steve Tesich , un sublime anti héros déjanté servi par un texte brillant, où pas un mot ne dépasse.

La saga de la Passe Miroir de Christelle Dabos, j’ai adoré cet univers singulier d’Alice moderne, tinté de mythologie grecque.

La BD Wicca de Olivier Ledroit, une saga féérique steampunk avec des dessins à couper le souffle.

 

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

Depuis que j’ai été éditée j’ai été invitée dans quelques salons, j’y allais peu avant.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

En tant qu’auteur c’est un bonheur intense, je ne vois pas passer le temps. Je suis toujours ébahie que des gens prennent du temps de leur vie pour lire mes livres, s’ils savaient combien ça me touche. J’en ressors totalement boostée.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Quand j’écris j’ai un rituel, j’allume une bougie pour symboliser la flamme de l’inspiration, et peut-être aussi remercier les fées et autres esprits qui m’ont donné cette chance de pouvoir créer des histoires. Et je bois du thé !

 

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Te remercier de me donner cette tribune sur ton blog.

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

Un auteur n’arrive jamais à poser le dernier mot tu sais, parfois faut nous arracher le manuscrit sinon ça ne s’arrête pas.

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

Achetez vos livres en librairies ! Soyez curieux, ouverts, jamais aigris, croyez aux fées et lisez des contes à vos enfants !

Coup de cœur pour Samantha Bailly, la présidente de la Charte des Auteurs et illustrateurs Jeunesse qui fait un boulot incroyable pour revaloriser la profession d’auteur, allez voir : http://www.la-charte.fr/

 

GVL :  Merci pour ces petites confidences Cendrine, et à très vite sur collectif Polar, je crois que tu nous réserves de belles surprises, mais ça on n’en reparlera une prochaine fois.

Oui gardons un peu de suspense…😉

GVL : Allez un indice avec la photo ci-dessous

 

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David Coulon à l’honneur # 13 juillet


Le treizième et septième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est un auteur Français

C’est donc David Coulon que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est David qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Pourquoi je mets David à l’honneur.

Ben simplement,  j’ai eu la joie de le recevoir à la bibliothèque.

Le 30 mai 2015 David, avec sa Compagnie Kopasker et  SKA Editeur Numérique, nous a proposé des lectures et des mises en espace de nouvelles de : Jeanne Desaubry, Paul Colize, Max Obione, Gaëtan Brixtel, David Coulon… Hafed Benotman.

Avec 3 comédien, Vincent Delaforge, Hélène Francisci, Fabien Malcourant, David est venu occupé tout l’espace de la bibliothèque et a fait vivre ces nouvelles policières autour du thème de la famille (la famille, qu’on déglinguera avec plaisir…).

David Coulon à l’honneur # 13 juillet

 

Courte biographie

David Coulon est psychologue, romancier et comédien.
Né dans le sud de France à Toulon en 1974, David Coulon a commencé par écrire beaucoup de nouvelles, en publier en revue papier (L’ours Polar, Lignes Noires, etc…)  à la radio (RTBF) et en numérique chez Ska. Puis, il est devenu psychologue, metteur en scène de théâtre (compagnies La Fille Du Guignol, et Kopasker) et comédien.

 

Bibliographie

Là où David est fort c’est que ses romans font le grand écart entre thriller, roman noir, et humour.

 Son dernier roman

Je serai le dernier homme… 

 

Je serai le dernier homme… Paru le 9 mars 2018 chez Lajouanie dans la collection Roman policier mais pas que.18€ ; (292 p.) ; 19 x 13 cm

Je serai le dernier homme…

Un chemin dans la campagne normande, trois heures du matin. Un homme passablement éméché, rentrant de chez sa maîtresse, regagne son domicile en essayant d’éviter les contrôles de police. Fenêtre ouverte pour tenter de se dégriser, il entend un coup de feu. S’arrête, descend, tend l’oreille. Fait le tour de sa voiture. Une silhouette apparaît, se précipite au volant et tente de démarrer… Courte échauffourée, il éjecte l’intruse de son véhicule, la tête de la malheureuse heurte une pierre. Le fêtard, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, se retrouve avec le cadavre à demi dénudé d’une jeune fille. Pourquoi dépose-t-il le corps dans son coffre ? Pourquoi cette fille était-elle seule dans ce champ de blé ? Et pourquoi agit-il de manière aussi incohérente ? Notre héros serait-il le dernier homme à pouvoir répondre à ses interrogations ?

David Coulon signe ici un roman d’une noirceur absolue. Dans des villages dortoirs – la fin d’un certain monde semble proche, les tensions sociales s’exacerbent, les paysages s’obscurcissent de fumées et de rejets industriels… – des oubliés, des virés, des paumés gravitent, énigmatiques, autour du héros toujours lesté de son encombrant cadavre. Meurtre, enlèvement, traque… rien ne manque à cette description saisissante d’une société en décomposition. Surtout pas le style époustouflant et finalement très désespéré de l’auteur.

 

Son premier roman

Dernière fênetre sur l’Aurore

Dernière fênetre sur l’Aurore.  Paru le 10 juillet 2013. Réédité en poche le 6 mars 2015 chez ActuSF dans la collection Hélios  8€ ; (246 p.) ; 18 x 11 cm

Il y a cet immense bunker isolé où quatre hommes retenus captifs sont systématiquement avilis et torturés. Il y a la belle Aurore Boischel, dix-huit ans, jeune fille de bonne famille, qui gît sur son lit, morte. Assassinée. Il y a ce détective privé embauché par un inconnu pour filer… un policier. Et il y a Bernard Longbey, le flic revenu de tout, qui sait que la petite bourgade de Bois-Joli est devenue une toile de mort et de folie où l’araignée attend sa proie…

La brigade des mineurs l’a usé. Les morts de sa femme et de sa fille l’ont détruit. À à peine 35 ans, Bernard Longbey n’est plus que l’ombre de lui-même. L’abîme s’ouvre un peu plus sous ses pas quand il se retrouve à enquêter sur l’assassinat d’une jeune étudiante. La connaissait-il ? Et pourquoi un détective privé est chargé de le surveiller, lui ? Tout est en place. L’enfer peut se déchaîner.

Mon avis sur Dernière fenêtre sur l’aurore de David Coulon Ici

Le village des ténèbres : thriller

David a reçu le grand prix VSD du polar en 2015, pour Le village des ténèbres, coup de coeur de Franck Thilliez.

Le village des ténèbres. Paru le 2 avril 2015 aux Nouveaux Auteurs.18€95 ; (519 p.) ; 22 x 14 cm

Des disparitions inexpliquées, des protagonistes plongés dans un monde surréaliste où se mêlent incompréhension, découvertes macabres, secrets inavouables… Une descente aux enfers aux portes de la folie… Terrifiant !

Au coeur du massif du Champsaur, Luc, un jeune gendarme, tente de résoudre l’énigme des disparus de la forêt. Ses investigations le mèneront dans un village étrange où vit en autarcie une communauté de femmes. Commence alors pour lui et son amie, Julie, détenue prisonnière, une course contre la montre pour élucider le mystère et pour échapper à la folie meurtrière des habitantes de cet endroit maudit. Ne vient-il pas d’ouvrir la boîte de Pandore ?

 

Voilà vous savez presque tout sur David Coulon, enfin vous savez l’essentiel.

J’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le découvrir.

Et si c’est le cas revenez me voir pour me dire ce que vous en avez pensé.

Moi j’ai son dernier roman dans ma PAL et je me le garde précieusement pour le lire tranquillement en septembre lors de mes grandes vacances.

 

 

Trente secondes avant de mourir – Sébastien Theveny


Trente secondes avant de mourir – Sébastien Theveny

Ou

Une double chronique live

 

Le livre : Trente seconde avant de mourir, Sébastien Theveny.   Paru le 5 juin 2018 chez Independently published. 17€ ; (325 pages) ; 13×20 cm

4ème de couverture :

Pour que des vies basculent, il suffit parfois d’une seconde. New York, 2018. Assis en salle d’embarquement de l’aéroport de La Guardia, Tom Brady observe les autres passagers, autant d’anonyme ignorant tout de son terrible Thanksgiving 2015. Impossible d’oublier ce fameux jeudi ! Une journée noire, agitée, tendue, qui cache d’effroyables secrets mais aussi une vérité glaçante, dérangeante, dont les racines puisent bien plus loin dans le passé.

A cet instant, Tom est bien loin d’imaginer qu’il ne lui reste que trente seconde avant de mourir.

L’auteur : Né en 1976 en Pays de Champagne, Sébastien Theveny vit depuis 2002 en Franche-Comté. Il a une formation littéraire, il est l’auteur d’un recueil de poèmes intitulés : En vers…et conte tout.   Trouble Je,  est son premier roman, suivi d’« Un frère de trop » son premier thriller. Vient enfin Trente secondes avant de mourir.
Extrait :
«  C’est sans compter sur les impondérables : tous ces petits événements, tous ces petits rien qui, mis bout à bout, forment une journée. Ces petits moments où chaque seconde peut devenir un choix. »

La Chronique Live

Deux flingueuses en terrasse autour d’un verre (sans alcool) se font interpeller par leur voisin de table.

Ce qui donne une chronique sur le vif….

 

Le voisin de table : Pardon Mesdemoiselles j’ai entendu que vous parliez de Trente secondes avant de mourir de Sébastien Théveny.  Ça vous ennuie de m’en parler ? Ah, je me présence Alain Doucros et moi aussi à mes heures perdues je chronique.

Clémence : pour ma part c’est la première fois que je lis cet auteur. J’ai vraiment adoré ce livre. J’ai eu beaucoup de mal à le lâcher. Un véritable petit bijou.

Miss Aline : je confirme. Je dirais même : attention auteur à suivre !

Alain : ah oui tout de même ! Sans trop m’en dire vous pouvez développer ?

Miss Aline : l’auteur vous entraine sur trois périodes : 1988, trois enfants dont la vie est bousculée par certains événements dont ils ne parleront à personne.

2015, année charnière dans la vie de Tom.

Et 2018 : toutes les trajectoires se télescopent et tout ce joue ou pas. Mais aucune difficulté à passer d’une année à une autre ; je dirais presque d’une histoire à une autre. L’auteur décrit très bien chaque personnage et son espace temps.

Clémence : on commence avec Tom en salle d’embarquement, où mal à l’aise il observe toutes les personnes qui l’entourent.  Il va croiser un regard, un visage pas tout à fait inconnu. Et Tom repense à cette fameuse journée, où tout a été de travers, où son destin et celui d’autres personnes a pris un sacré tournant.

Alain : tout le monde est lié  alors, à cause de Tom ?

 Miss Aline : on va garder le suspens pour votre lecture. C’est vrai qu’en lisant on cherche la cassure, le truc qui va te faire dire « ah oui quand même ».

Clémence : pour découvrir cette cassure il vous faudra lire ce superbe roman. Je vous assure que vous ne serez pas déçu.

Alain : le titre ?

Miss Aline : trente seconde pour mourir c’est un livre sur  trente ans de vie qui défilent, avancent, s’enfuient. Trente ans pour avancer, tenté d’oublier, ruminer. Trente secondes pour basculer, trente secondes pour prendre une autre route et couper celle d’une autre vie. Trente secondes d’inattention et à nouveau l’enfer. Trente secondes c’est l’effet papillon que tu peux prendre en pleine face.

Clémence : Trente secondes pour mourir comment vous donner envie de le lire ? Le titre n’y est pas pour rien. Vous ne vous êtes jamais dis et si j’avais fais ça trente secondes plus tôt ou plus tard, la situation aurait-elle eut le même aboutissement ? Pensez-vous que nos actes, nos paroles peuvent influencer notre vie ou celle des autres ? Imaginez un peu si trente secondes avec une grande décision vous aviez douté et pris la décision inverse. Quelle serait votre vie aujourd’hui ?

 Alain : un mot pour la fin !

Miss Aline : la lecture est fluide et tu as du mal à quitter les pages. Les choses se mettent en place progressivement et tu comprends. Tu te dis « ok pour cette fin là »… et l’auteur te ménage une petite sortie des plus surprenantes.

Clémence : Nous allons faire de nombreux retours en arrière pour faire connaissance avec des personnes censées ne pas se connaitre et pourtant… quel est le lien qui les unit ? Pour le découvrir, il vous faudra lire ce superbe roman.

Alain : merci les filles vous m’avez convaincu en un peu plus de trente seconde…

Et vous, vous êtes convaincu(e) ?

Oui, non, pas encore

Alors retrouvez nous ce soir sur ces pages avec Clémence, nous partagerons avec vous nos deux chroniques

 Bonne lecture !

Et à très vite

Movers  : les passeurs d’ombres de Meaghan McIsaac


Aujourd’hui on parle Science Fiction

Et oui on aime aussi les littératures de l’imaginaire chez Collectif Polar

Le livre : Movers – Tome 1, les passeurs d’ombres de Meaghan McIsaac. Paru le 15 septembre 2016 chez  Auzou Editions dans la collection Virage. 11€95 ; (300 p.) ; 20 x 14 cm
4e de couv :
Pat et sa sœur Maggie ont assisté il y a 6 ans à l arrestation de leur père. Son délit : être un « passeur » de niveau 2 et surtout avoir transféré son Ombre depuis le futur jusque dans le présent. Une action formellement interdite par la loi en 2077 et passible d emprisonnement à vie. Aujourd’hui, Pat et Meg sont en danger car eux aussi sont des passeurs traqués. Soupçonnés d’être impliqués dans une série de Passages dans la ville provoquant des catastrophes en chaine, ils fuient un gouvernement implacable dont ils découvrent le vrai visage : un système autoritaire qui cherche avant tout à éradiquer les Passeurs, ces individus incontrôlables qui menaceraient le présent en ouvrant une porte vers le futur…
L’auteure : Meaghan McIsaac a grandi au Canada. Elle a séjourné au Royaume-Uni pour étudier l’écriture de livres jeunesse et a obtenu un MA. Revenue au Canada, elle a fait des stages dans des maisons d’éditions, dans des magazines et des journaux people, écrivant des histoires pendant ses moments de liberté. Elle est maintenant l’auteur de Urgle, Underhand, The Boys of Fire et Ash. Elle vit actuellement à Toronto, en Ontario, avec ses chiens et elle vit de sa plume.

 

Extrait :
“11 avril 2077.
Un nouveau cas de Passage a secoué la paisible banlieue résidentielle d‘Oakland Hills de la ville d’Avin. La police est intervenue dimanche en début de soirée au domicile de Michael Mermick, un assureur de 39 ans, père de deux enfants. L’homme, un passeur en niveau 2, a été appréhendé par les agents du BCAP (le Bureau de Contrôle des Activités de Passage) chez lui après que les voisins ont dénoncé une activité douteuse. Les soupçons ont été confirmés par la découverte du cadavre de l’Ombre non identifiée de Mermick qui gisait au seuil de son appartement du quatorzième étage. Le BCAP a affirmé que l’Ombre est morte sur place suite à de graves brûlures à la tête. Le suspect a rapidement été placé en garde à vue dans les locaux du BCAP de la zone d’Avin. Les rafales de vent générées par le Passage ont soufflé jusqu’à 174 km/h, vitesse jusque-là jamais enregistrée dans l’histoire du phénomène, et ont laissé les experts perplexes.”

Le “ressenti” de Jean-Paul

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de roman sur les voyages temporels. Ils nécessitent rigueur et cohérence et souvent sont un peu bâclés ou bien plein d’invraisemblances. C’est ma libraire qui m’a conseillé celui-ci car il lui paraissait intéressant !

Movers est décliné sur deux tomes.

Le premier est plutôt très bien réalisé, je pensais au début que c’était un roman vraiment destiné aux adolescents ou jeunes adultes, mais pour le coup il y a une double lecture qui convient aussi parfaitement à tous les amateurs de science-Fiction !

L’histoire se passe dans un futur relativement proche géré par un gouvernement totalitaire…

Les personnages sont loin des stéréotypes habituels. Pas de superhéros, ni de personnages hors du commun, personne ne veut sauver le monde, mais juste sauver sa peau.

Ce pourrait être un futur tout à fait banal, s’il n’y avait quelques personnes très surveillées capable d’entrer en contact avec le futur et d’autres pouvant ramener “des Ombres” du futur très convoités par le gouvernement.

C’est donc avec beaucoup d’intérêt que j’ai suivi les aventures de Pat, Maggie et Gabby, ces jeunes Passeurs de Niveau 1, traqués, ils doivent “se rendre invisible” pour essayer de comprendre ce qui leur arrivent, mais surtout ils doivent fuir pour échapper au BCAP qui veut les faire disparaitre. Sont-ils responsables, de ce nouveau Passage qui fait trembler le gouvernement ?

Movers est un bon roman bourré d’action que j’ai dévoré en un clin d’œil. Avec une sorte de pression constante qui ne m’a pas lâché pendant toute la lecture, gardant ainsi un excellent rythme, jusqu’à un final “surprise”, qui m’a pris à contre-pied. 

Patience pour la suite…

Ravissantes de Nicolas Jaillet


Après avoir entendu Nicolas Jaillet nous parler de ce titre durant ses GAV, voici venir la double chronique de flingueuses. Et c’est Aline et Ophélie qui nous disent tout le bien qu’elle ont pensé de Ravissantes

Le livre : Ravissantes de Nicolas Jaillet. Paru le 14 Mars 2018 aux Editions Milady. 18€20 ; (282 p.) ; 22 x 15 cm

4ème de couverture : 
« – Elle est pas méchante. Mais je crois qu’elle est frustrée. Je l’ai jamais vu avec quelqu’un. Sa vie sentimentale, c’est le désert de Gobi. C’est bizarre d’ailleurs, elle est très jolie mais je ne sais pas ce qu’elle a, elle…
– ELLE VOUS ENTEND ! »

Ilona est jeune et belle. C’est même son métier. Ilona est mannequin. Elle fait du sport, ne mange pas, ne boit pas, ne sort pas. Et ce n’est pas comme ça qu’elle va trouver l’âme sœur. Elle intimide les hommes, ou bien ils ne cherchent qu’à se pavaner à son bras.
Sa complice et agent, Lucie, un mètre soixante pour quatre-vingt kilos, a plus de chance. Elle mange, boit, et sort sans la moindre retenue. Est-ce pour cela qu’elle exerce sur les hommes une fascination irrépressible ?
Quand Zlotan Marvelis, un créateur montant, est sur le point d’engager Ilona, Lucie se dit qu’il faut tout mettre en œuvre pour que sa protégée se détende. Elle fait donc appel à son ami Pierre, gigolo free-lance amateur.

L’auteur : Né en 1971, Nicolas Jaillet a toujours préféré les chemins de traverse. C’est sûr les routes, au sein d’une troupe de théâtre forain, qu’il apprend le métier d’écriture. Plus tard, il compose des chansons pour son ami Alexis HK. Ses romans explorent la littérature de genre : aventure, western, roman noir, science-fiction, comédie.
Extrait :
« Ilona se tient droite avec autant de naturel que possible. Un port princier qui lui inspire sa robe. Et puis, avec les épingles qu’elle a dans le dos, 
mieux vaut éviter de s’affoler sur le dossier, ça finirait aux urgences. Elle s’habitue à l’idée d’être regardée. C’est en train de devenir un métier, pour de vrai. Car c’est un métier. C’est un rôle, actif. Ça se joue, ça se répète, ça se calcul, ça se travaille. Et ça lui plaît. »

 

L’accroche de Miss Aline

Ravissantes de Nicolas Jaillet

 

Ilona passe sa vie de casting en casting. Elle appartient à une petite agence dont elle est la seule mannequin ! Lucie, amie et patronne, essaie de lui dégoter LE contrat qui va les propulser, l’une et l’autre, sur le devant de la scène.

Dans ce roman comédie se joue le grand jeu des apparences. Être vu au bon endroit, côtoyer les bonnes personnes. On y parle aussi de la souffrance des corps : tenir en mangeant salade et graines, le sport pour garder une ligne qui est hors des lignes de mademoiselle-tout-le-monde. Être épuisée au point de n’avoir aucune vie sociale. Alors l’Amour là dedans n’en parlons pas.

À l’opposé il y a celle qui use et abuse de tout, qui se pense épanouie parce qu’elle maîtrise son corps, sa vie. À bien y regarder sa vie c’est la consommation à outrance dans une société qui prône la surconsommation.

Ilona, Lucie deux contrastes, deux paradoxes qui pensent maîtriser leur vie, maîtriser leur corps et qui oublient qu’elles ont un cœur. Et que le bonheur ne se suffit pas d’apparences.
Ilona, Lucie deux femmes qui risquent de passer à côté de leur vie, de LA vie si elles ne prennent pas garde.

Je remercie Nicolas Jaillet de m’avoir permis de découvrir son univers et de me rappeler que la vie est belle au-delà des apparences.

 

 Le off de Oph

Ravissantes de Nicolas Jaillet aux éditions Milady est une très bonne comédie romantique fraîche et pétillante

Ravissantes c’est l’histoire d’Ilona, mannequin; de Lucie son amie et agent; et de Pierre, le voisin d’Ilona.

Un trio de choc au service d’une satire du monde de la mode, des défilés et des comportements anorexiques des mannequins:

« C’est la pause déjeuner. Dans leur retraite improvisée, les trois filles dégustent leur repas, dans de petites boîtes de plastique qu’elles ont posé sur leurs genoux.

Néfertiti-Angela se penche sur la boîte d’Ilona:

-Tu t’es fait quoi toi?

-Salade verte, graines de sésame, raisin sec, feta. Cent vingt calories. Tu veux goûter? »

Nicolas m’a mis la banane tout au long de la lecture de ce roman avec un humour, loin d’être potache, travaillé, et quel plaisir!

« Le silence revient. Ilona reprend son souffle, vaguement soulagée. Elle s’attendait à mieux.Elle s’est un peu forcée à la fin. Elle a peiné pour finir sur un point d’orgue, et si elle a réussi à hurler assez correctement, il faut avouer qu’elle a manqué d’inspiration, côté vocabulaire. Elle a toujours rêvé d’être une tigresse, mais ça ne doit pas être son animal totem, décidément. Dans le domaine de l’agressivité, elle tient probablement plus de l’huitre. »

Il faut d’ailleurs que je précise qu’il y a dans ce roman, un chien, un teckel, vous savez le petit chien de sa maman… Un teckel dont la maîtresse m’a fait penser à Paris Hilton du temps de sa « gloire ». Ce superbe petit roquet à un nom, que je ne vous donnerai pas, tant la découverte est jubilatoire… Mais un nom… Qui m’a mis les larmes aux yeux de rire! (Néanmoins Nicolas Jaillet il faudra m’expliquer le pourquoi de ce nom!!)

Enfin, Ravissantes c’est aussi et surtout une magnifique déclaration d’amour aux femmes. Un message à toutes celles qui se trouvent trop grosse, qui n’aiment pas leur nez, qui se tartinent le visage pour cacher un commencement de début de cernes… Nous sommes belles Mesdames, nous avons tous un truc qui nous rend désirables et jolies, et à mon sens, c’est le message de cette comédie romantique.

Un grand merci à Nicolas Jaillet et à Milady!

Les Petit+ de Collectif Polar avec Eric Quesnel et Sofia


Les Petit+ de Collectif Polar avec Eric Quesnel et Sofia

Ce matin Nous découvrions  dans Les P’tits papiers de So le premier polar d’Eric Quesmel, Le Maître des énigmes que vous retrouvez ICI.

Cette Aprés-midi, Eric Quesmel vous offre, à vous lecteurs zé lectrices de Collectif Polar une petite énigme

 

Les Petit+ de Collectif Polar

 

Eric Quesnel aime jouer, ça se sent.

Et comme il est joueur, il offre en exclusivité une énigme pensée pour les lecteurs de Collectif Polar.

La solution vous sera livrée dans une semaine, au cours d’une interview exclusive avec l’auteur !

 

Jay Harrington a saisi dans le cadre de son enquête sur « Le maître des énigmes », un ordinateur de bureau. Ce dernier est crypté. Trois experts ont tenté de le trouver, sans succès et divergent d’opinion.

 

Un d’entre eux est convaincu que le code est un mot ou plusieurs mots dissimulés  dans le texte.

Le second croit que le code est une succession de chiffres dissimulés dans le texte.

Le dernier croit que l’image cache le code.

Mais tous les trois sont convaincus que le papier trouvé dans le boitier de l’ordinateur a un lien avec le code d’ouverture.

Qui dit vrai? Et vous? Pouvez-vous trouver ce code?

La réponse vous sera livrée le 15 avec l’interview de l’auteur par So!

Exquis Cadavre Exquis, la seconde récap !


Exquis Cadavre Exquis, la seconde récap !

Arrêt sur image, venez découvrir l’état de notre exquis cadavre exquis…

Déjà 28 épisodes…

et bientôt ce sera à vous de tenir le scalpel !

Bonne dégustation…


L’exquis cadavre Exquis de Collectif Polar

Pour ceux qui n’auraient pas suivi

Les 16 premiers chapitres sont Ici

Pour les autres voici les épisodes 17 à 28

 


Episode 17 by Noëlle

Dans le passé de Camille

 

Sebastián se retrouve avec plus de grain à moudre qu’il n’en voudrait. Car de son côté il n’a pas chômé. Il a commencé à creuser le passé de Camille. Elle a été élevée avec sa sœur par leur mère. Pas de trace du père biologique. Les filles ont 15 ans lorsqu’un beau-père entre dans leur vie. Bruno Lalande, d’origine bordelaise, issu de la noblesse du bouchon. Cadre commercial supérieur dans une société de négoce de thés et café bios, il est licencié lors de son rachat par un groupe étranger. Les filles ont alors 22 ans et ont quitté le nid pour terminer leurs études. Aigri, Lalande devient violent. La relation de couple est conflictuelle et le beau-père disparaît du paysage au bout d’un an. Deux ans plus tard, Carole, la jumelle de Camille, trouve la mort dans un accident de voiture. Ses restes carbonisés sont retrouvés près de Strasbourg.

La mère, déjà ébranlée par sa séparation explosive, ne se remet pas du choc. Depuis le décès de son enfant, Laure Longchamps a été internée à plusieurs reprises au service psychiatrique de Lariboisière. La perte de sa dernière fille l’a plongée dans un tel état qu’elle est à nouveau internée après une tentative de suicide.

Il va falloir creuser les infos de Valérie, enquêter dans le milieu de l’industrie agroalimentaire,  s’intéresser aux connections avec l’Allemagne. Leurs effectifs sont insuffisants pour obtenir des réponses rapides. A ce rythme, Fantômette peut continuer de flinguer à tout va.

Revoici son téléphone qui carillonne. C’est, cette fois, le fixe du bureau qui s’en donne à cœur joie. Une telle insistance, ça sent les emmerdes. Le juge Fabre vient aux nouvelles.

– Lerot, vous en êtes où dans cette enquête ? Il y a désormais deux morts, un assassin dans la nature et toujours pas de mobile connu. Des résultats sont attendus. On m’en demande et je vous en demande. Alors ?

– Monsieur le Juge, nous suivons plusieurs pistes. Il y a des points de convergence même s’il est prématuré de…

Fabre le coupe sèchement. Son verni de bonne éducation vole en éclat sous la pression exercée en hauts lieux.

– Vous vous démerdez pour trouver des éléments tangibles, et fissa. C’est votre boulot. Ras le bol de cette enquête au point mort. J’ai toujours détesté Fantômette et nous avons passé l’âge des enfantillages, bordel !

Fin de la conversation. Sebastián est aussi dépité que le juge. Certes, il aime son boulot, même s’il est de ceux qui font vieillir prématurément. A trop côtoyer la mort, il sait qu’elle n’attendra plus longtemps son dû. La fatigue qu’il ressent entraîne l’inattention, fatale pour un policier. Il se lève et secoue ses idées noires. Dormir, juste quatre heures. Il en a besoin. Il éteint la lumière et d’un pas lourd quitte son bureau, sans un regard pour ses dossiers. Vu l’heure, il est déjà demain.

Episode 18, by Lolo la brodeuse

Frida Gold

Assise en tailleur au pied du canapé, elle écoutait en boucle «  6 billionen », le succès de Frida Gold, en examinant, avec nostalgie, les photos récupérées chez Camille Longchamps, sur lesquelles elles posaient toutes les deux.

Pourtant, dès leur première rencontre, elle en connaissait déjà la fin : la mort de Camille.

Ce qu’elle n’avait pas prévu, l’attirance mutuelle qui, petit à petit, s’est immiscée dans leur vie, et placée en travers de leur chemin.

Camille, cette journaliste passionnée par son métier, mais fragilisée par la prise d’anxiolytiques et en mal d’amour, l’avait touchée ; elle, pourtant si forte, réputée insensible et déterminée à ne jamais s’éloigner du but fixé par son commanditaire : abattre Camille Longchamps.

Sa robe rouge, la perruque noire et les escarpins étaient négligemment posés sur le bras d’un fauteuil. Il était temps de passer en revue toutes les pages contenues dans l’enveloppe qu’elle avait enfin pu récupérer des mains de celui qu’elle avait été obligée de tuer, d’une balle dans la tête, pour obtenir le précieux sésame. Tout en examinant, avec attention, ce qui ressemblait à des numéros de comptes bancaires, notés sur trois feuillets, ainsi que l’alignement de chiffres qui n’avaient pour elle aucune signification, elle prenait conscience d’avoir, peut-être, été trop curieuse.

Remettant tout en place dans l’enveloppe, elle s’empressa de contacter Bruno Lalande, son commanditaire.

– Allô, Mr Lalande ?

– Bonjour, avez-vous pu récupérer l’enveloppe ?

– Oui, mission accomplie, mais ce fut plus compliqué que prévu.

– Que voulez-vous que ça me fasse ?  Je vous paie en conséquence, non ?

– Exact, mais abattre une seconde personne, pour atteindre mon but, n’était pas prévu dans le tarif !

– C’est votre boulot ! Je vous ai laissé toute liberté et cette mission était largement payée pour combler les petits imprévus, comme vous dites !

– Justement, parlons imprévus ! Camille était bien plus proche de moi que vous n’auriez pu le penser. Je la connaissais bien, suffisamment pour l’avoir mise dans mon lit avant de passer à  l’épisode final. Ces moments d’intimité furent aussi propices aux confidences ! Camille ne supportait plus le harcèlement téléphonique venant d’un numéro ouvert au nom de Carole Longchamps, sa sœur jumelle décédée. Aucun doute sur ce décès puisque les analyses ADN sont formelles. Elle savait que c’était vous qui étiez derrière ces intimidations, et que vous  aviez commandité le meurtre de la journaliste allemande qui avait découvert vos magouilles financières avec votre demi-frère, Pierre Blanchard. Tout va bien, Mr Lalande ? Une petite rallonge au paiement effectué s’impose, non ? Rendez-vous au lieu habituel, demain 21h.

Episode 19 by Mystère

Tous à table

Avec tout l’art du chantage qu’elle possédait, Fantômette régalait son compte en banque sur le dos de son commanditaire piégé. Pendant ce temps, nos deux inspecteurs, Sebastián et Valérie, se rendaient à l’évidence qu’il fallait changer d’auberge et sortir de leur pré carré d’investigation. Ils devaient se mettre à la table strasbourgeoise s’ils ne voulaient pas mourir de faim, faute d’indice !!! Il y avait urgence, pas une minute à perdre ! Mais pourtant ils prirent tout leur temps et commencèrent par se poser devant un café fumant. Un grand calme les envahissait, comme avant la tempête, contrastant avec la discussion avec le juge. Comme une grande respiration avant une longue et profonde plongée, ils écoutaient leur silence partagé comme pour mieux sentir la détermination de l’autre. Ils prirent le dossier de leurs confrères allemands. Ils en étaient convaincus, cette affaire similaire devait être la clef du mystère de cette Fantômette. Elle devait, à coup sûr, leur permettre de remonter à la source du mobile. Qui trouvait son intérêt dans cette mise en scène meurtrière ? Ils décidèrent de passer à table en commençant par soulever le couvercle du mystère allemand. Religieusement, ils ouvrirent le dossier, assoiffés de nouvelles pistes à renifler. La truffe plongée dans la cellulose germanique, ils retenaient leur souffle, les yeux écarquillés, la lèvre tombante. La journaliste allemande avait bien été tuée de la même manière mais dans ce dossier, les comptes de l’entreprise agro-alimentaire allemande révélaient un scandale bien plus explosif qu’une simple affaire de fraude fiscale et financière. Une ligne comptable indiquait un produit inhabituel, voire illicite, dans l’agro-alimentaire.

Soudain Valérie rompit le silence en s’exclamant :

– Là, on le tient ce mobile, je le sens ! Oui, il faut flairer dans cette direction-là ! Camille devait certainement connaitre le tueur ou le commanditaire du crime de la journaliste allemande. Nous devrions rendre visite à Max. Il en sait peut-être davantage sur cette affaire. A cette époque, il était régulièrement en contact avec un ami journaliste.

Pendant ce temps, intrigué par la mystérieuse enveloppe qui lui était passée sous le nez, Max décidait d’appeler Friedrich Sonnen.

Episode 20, By Nicolas Duplessier

 Le début des emmerdes

 

Ciel d’un noir d’encre. Air saturé d’humidité. Un orage pas loin.

Sebastián et Valérie s’engouffrèrent dans le parking souterrain. Des dizaines de bagnoles. Garées pare-chocs contre pare-chocs. Une Audi A8 s’arrêta, moteur au ralenti, juste derrière leur voiture banalisée. Derrière le volant, un mec tiré à quatre épingles dans un costard noir, et à la gueule de Jason Statham dans Le Transporteur.

– Mais c’est ce bon vieux Sebastián Lerot !

Ironie dans la voix. Sebastián sentit sa nuque se hérisser.

– Qu’est-ce que tu fous ici ?

– Moi aussi, ça me fait plaisir de te voir, Sebastián.

– Qu’est-ce que tu veux ?

– Pourquoi cette question ? Je suis ici pour déguster la meilleure chouchoute de la région.

– Ne joue pas au plus malin. Pas avec moi.

L’homme hocha la tête. Sourire satisfait.

– Mes petits oiseaux m’ont dit que tu bossais sur la mort de Camille Longchamps.

– Tes petits oiseaux ? Qu’est-ce que tu racontes ?

Nouveau sourire. L’homme alluma une cigarette.

– C’est interdit de fumer ici.

– L’homme souffla des ronds de fumée parfaits, répliqua :

– Tu vas me coller un PV ?

Sebastián serra les poings mais ne broncha pas. Réaction prévisible.

– C’est bien ce que je pensais, Seb.

Grosse bouffée. L’homme souffla sa fumée au visage de l’inspecteur.

Sebastián se tourna vers Valérie puis retour vers l’homme :

– Qu’est-ce que vous avez tous à m’appeler Seb. Vous vous êtes passé le mot ou quoi ?

L’homme se mit à rire.  Il se régalait.

– Toujours aussi soupe au lait, le père Lerot.

Valérie se mit à rire.  De bon cœur.

Regard noir de Sebastián. Valérie s’empourpra. Sebastián tapota sa montre.

– Allez viens, on se tire.

– L’homme lui prit le bras. Sebastián tressaillit.

– T’excite pas, ok ? J’ai reçu un mail de Mademoiselle Longchamps.

– Un mail ?

L’homme fit craquer ses phalanges.

– Camille se sentait menacée. Elle a programmé l’envoi automatique d’un mail que j’ai reçu ce matin. Si elle n’avait pas été tuée, elle aurait annulé cet envoi.

L’inspecteur retint son souffle un instant.

– Il dit quoi ce mail ?

– Je ne suis pas ici pour te parler de son contenu mais pour te dire que j’enquête de mon côté.

Valérie s’en mêla :

– Obstruction à l’enquête, ça vous parle ?

L’homme jeta sa cigarette, démarra et renchérit :

– Et le secret professionnel entre un détective privé et sa cliente, ça vous parle ?

– Ta cliente ?

– Camille Longchamps m’a engagé il y a, maintenant, plusieurs mois.

– Engagé ? Putain, engagé pour quoi ?

Un haussement d’épaules.

– A toi de trouver, Lerot. C’est toi la bleusaille. Pas moi.

Le vrombissement du V8 couvrit les questions de Sebastián.

Valérie secoua la tête, interrogea son collègue :

– Il s’est passé quoi là, Sebastián ?

– Xavier Costes…

Une pause puis :

– … Le début des emmerdes.

Chapitre 21 by Yannick Provost

Un monde de bousiers

Friedrich Sonnen répondit à la seconde sonnerie.

-Salut, Max au téléphone. Comment ça va au Spiegel ? Toujours prêt à sortir des papiers sur les frasques d’Angela ?

-Ah mon ami, ça fait un bail qu’on laisse ça au Bild. Je suppose que tu ne m’appelles pas pour prendre des nouvelles de mon emphysème ?

-J’aimerais bien, mais t’imagines bien que non !

-Vas-y, je t’écoute, mais fais vite car je dois passer un article à la censure de mon Oberleutnant !

-Klatschmohn Aktion, ça te dit quelque chose ?

-Pourquoi, ça devrait ?

-Friedrich, on a passé l’âge de jouer à ça tous les deux. Camille, tu te souviens de la petite que je t’avais envoyé en stage ? Ben elle est morte. Et mon petit doigt me susurre que ça pourrait être lié.

-Le silence se fit sur la ligne. Max tripota son stylo d’une main alors qu’il tenait son smartphone de l’autre.

-Attends, je ferme la porte de mon bureau et je reviens, répondit Friedrich.

Max était partagé entre sa volonté de voir surgir la vérité, son sacerdoce, et la nécessité de venger la mort de Camille. Sa délicieuse Camille, une gamine qui promettait dans le métier. Et puis il y avait cette femme au pistolet et cette enveloppe qui changeait de mains.  Le bruit d’une main qui saisissait le téléphone le sortit de sa torpeur.

-Ok, on est tranquille. Enfin je crois. On va faire vite. Pour te parler des coquelicots, faut déjà que je te dresse le décorum.

-Je suis tout ouïe.

-Comme tu le sais, L’Europe, le FMI et tout le reste des lobbies tablent sur un doublement de la production agricole d’ici 2050. Alors t’imagines bien que des boîtes comme Bayer, Monsanto ou BASF vont tout faire pour s’extraire des prix imposés et viser des hauts rendements. A ça tu ajoutes les changements climatiques et tu peux être sûr que les risques chimiques ou microbiologiques vont passer, comment dites-vous, dans le puits.

-Non, à la trappe.

-Exact ! Quoi qu’il en soit, le temps du chlordécone et du glyphosate est révolu. Les multinationales s’en fichent. On ne parle plus de contaminations de l’environnement mais bien d’action des polymères cancérigènes.

-Et les coquelicots ?

-Klatschmohn Aktion, c’est un nom de code. Le projet Daphne, tu vois ce que c’est ?

-Hé, ne m’insulte pas ! Je suis toujours dans le métier.

-Eh bien Klatschmohn aktion, c’est la même chose. Une enquête journalistique avec du joli monde, des scientifiques, des économistes et des journalistes. Tous travaillent sur la mise en évidence des modifications de l’ADN chez l’homme dues à de nouvelles substances qui ont été utilisées sans autorisation officielle.

-On parle donc de millions de dollars.

-Non, de milliards. L’affaire de Woodward et Bernstein, c’est du pipi de chien, à côté.

-De chat, Friedrich, de chat. Et qui est derrière cela ?

-On cherche, Max. A minima une ou deux très grosses multinationales.

-Pourquoi Coquelicot ?

Parce qu’il n’y en a plus dans nos champs. Tu penses vraiment que c’est par hasard ?

-Pas davantage que de retrouver une journaliste morte alors qu’elle mettait son nez là où certains ne voulaient pas.

-Klatschmohn regroupe pas loin de 80 personnes, tant les ramifications sont nombreuses. Camille s’occupait de la partie française de l’enquête. Tu devrais parler à un certain Costes. Je l’avais mis en contact avec lui.

-C’est qui ?

-Un fouille-caca diablement doué, dans son milieu.

-Un fouille-merde, Friedrich !

-Ja ! Toujours est-il qu’il a de nombreux contacts dans le monde des lobbistes qui touche à l’agrochimie.

Après avoir fini sa conversation avec les salutations d’usage et les promesses de proches retrouvailles, Max fit crisser son stylo sur le papier jusqu’à le briser.

Risquer sa vie pour des coquelicots… Devait-il s’en ouvrir à Sebastián ? C’était encore trop tôt pour en juger. Mais en mémoire de Camille, il était prêt à descendre dans les tréfonds de la haute finance et du commerce mondial. Après tout, remuer la merde et en sortir une pépite, c’était son métier.

Episode 22 by Pascal Bataille

Un frontignan

La petite camionnette de livraison était rentrée très lentement dans la cour gravillonnée de l’ancienne ferme isolée. Le chauffeur avait été prévenu d’arriver tout juste après la tombée de la nuit et le plus discrètement possible, afin d’éviter d’attirer l’attention du voisinage. Faute d’autres distractions, l’occupation principale des habitants de la région était d’épier leurs voisins et toutes leurs allées et venues. Mieux valait être prudent.

Le chauffeur arrêta son moteur et se dirigea vers l’arrière de la camionnette dont il ouvrit, grand, les deux portes. A l’intérieur, se trouvaient trois palettes d’environ un mètre cube chacune, chaque palette constituée de dizaines de petits cartons de la taille d’une boîte à chaussures. Ces palettes étaient très lourdes, dans les 400 kg chacune. Sur le film plastique qui les enveloppait, on pouvait lire Imprimerie Lacroix.

Rapidement, deux hommes étaient sortis par une petite porte de la ferme. Après avoir salué le livreur, ils avaient commencé à faire avec lui une chaîne pour rentrer les cartons, un à un, à l’intérieur d’une vaste pièce occupée par différentes machines et un important système de convoyeurs. Il y avait 4 sortes de cartons. Sur leur côté était imprimé : « Lot SJ », « lot B », « lot P » et « lot M ». Le plus âgé des deux hommes, qui devait être le chef, ouvrit un carton de chacun des lots. Il vérifia méticuleusement la qualité du papier, celle de l’impression et de la coupe. Tout était juste parfait et en tout point conforme à la qualité que l’on attendait. L’imprimeur avait fait, cette fois-ci encore, du très bon travail.

Il sortit son portable de la poche de son bleu de travail et composa le numéro qu’il avait enregistré sous le nom de « big boss ».

  • « Allô, Monsieur Lalande ? Nous venons juste de recevoir toutes les étiquettes ; celles du Bordeaux, du Pomerol, du Margaux et du Saint-Julien. Elles sont conformes.

Bruno Lalande répondit sèchement « Merci », puis « Bonne soirée » et raccrocha.

Encore une fois, tout était fin prêt pour une nouvelle grande opération qui promettait d’être juteuse, et ces simples étiquettes, avec les noms de ces prestigieux crus, allaient rapidement se transformer en papier monnaie. Le petit vin de Touraine avait été livré en vrac, en plusieurs fois, la semaine précédente, et les bouteilles vides destinées au vin de Bordeaux, appelées aussi  frontignan, livrées la veille. L’embouteillage, puis l’étiquetage, allaient pouvoir commencer dès le lendemain, et tout ça partirait, encore une fois, vers l’Allemagne. On devait approcher les 600 000 bouteilles déjà expédiées. Après son licenciement, Lalande s’était vite remis en selle, en utilisant et en détournant tout le savoir qu’il avait acquis en grandissant au cœur du domaine viticole familial.

Épisode 23 by Frédérique-Sophie BRAIZE

L’idée fuse

Malgré l’enquête qui piétine, l’inspectrice Rémini est rentrée plus tôt chez elle. Son fils aîné fête ses six ans. Le gâteau préparé par Mamie avalé, Valérie lit l’histoire du soir à son gosse blotti dans sa chaleur.

            Dans un enclos, un porcelet boueux dit à une truie pleine de plis :

– Maman, je voudrais être propre comme le chat du fermier.

            – Je t’arrête, Goret ! Dans la famille, nous sommes fiers d’être sales comme des peignes.

            Alors que sa mère fouille le sol, le porcelet quitte l’enclos, traverse la ferme, saute dans l’abreuvoir. Quand il sort de l’eau, non seulement il est propre, mais en plus il est rose. Comme il a hâte de montrer cette couleur à sa maman ! Mais pour cela, il lui faut traverser la mare de boue qui entoure le bassin. Et il a beau prendre mille précautions, c’est un sale petit cochon qui revient. Il voudrait retourner se laver, mais c’est sans compter sa mère qui ne le lâche plus d’un sabot depuis sa fugue.

            –  Reste-ici, Goret. Dans la ferme, tu t’exposes à un terrible danger.

            – Lequel, Maman ?

            – Manger ou se faire manger.

            Mais le cochon ne renonce pas. Le temps passe jusqu’à ce jour où le fermier emmène la truie dans une cabane. Elle va avoir des petits. C’est le moment de filer à l’anglaise. Goret fonce jusqu’à l’abreuvoir dans lequel il se jette. La gerbe d’eau provoquée par son plongeon attire l’attention du fermier. Le cochon sort du bassin, trottine vers son maître sans réfléchir. « Je suis si propre qu’il m’invitera sûrement à loger chez lui avec le chat », pense-t-il. En voyant arriver cette promesse de jambon, l’homme salive.

Valérie interrompt sa lecture à haute voix, mais continue de lire pour elle. Elle veut vérifier que cette histoire est adaptée à son gosse, déjà déstabilisé par l’arrivée d’un petit frère.

            Le fermier assomme l’animal qui déploie cent quinze décibels de stupéfaction. Le voilà mort pour avoir entrepris sur le territoire des hommes – il n’y a pas de rose sans épines. Pendant que la truie met bas, le fermier cuisine avec les abats de Goret. Il dépose ce plat dans l’auge de la mère qui mange avec appétit. Elle remarque un porcelet au regard vif dans sa portée. « Nul doute que bientôt, celui-là me dira : Maman, je voudrais être propre comme le chat du fermier » songe-t-elle, repue.

            Valérie pose le livre que son fils a reçu en cadeau. « La mère ! se dit-elle. Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? Laure Longchamps, la mère de Camille, bien planquée dans son HP. C’est de ce côté-là qu’il faut chercher. »

            – Maman, qu’est-ce qui arrive à Goret ?

            L’impatience de son gamin tire l’inspectrice Rémini de sa réflexion.

            – Je te le dirai une autre fois, tu veux bien ? Il est l’heure de dormir. Tu ne m’as pas dit qui t’a offert ce livre ? ajoute-t-elle en l’embrassant au coin de la tempe, là où il sent encore le bébé.

            – C’est Mamie…

Episode 24, by Fanny-Louise

Les histoires d’amour finissent mal, en général…

Bruno Lalande avait développé une haine viscérale à l’encontre de Camille et Carole Longchamps.

Bien qu’il les ait vues grandir, Bruno Lalande n’avait jamais développé de liens affectifs avec ses belles-filles. Au contraire, il avait eu très tôt à leur encontre une sorte de ressentiment irrationnel, car elles lui volaient une grande partie de sa relation avec Laure. Sans ses filles, Laure aurait été toute à lui. Lui qui avait renié sa famille bourgeoise lorsque celle-ci avait posé son veto à la relation qu’il entretenait avec cette mère célibataire de deux enfants.

Issu d’une grande famille bordelaise, promis à un bel avenir au sein de l’entreprise familiale, quand ses parents lui avaient posé un ultimatum, il avait été mis au pied du mur. Soit il quittait Laure, épousait Beate, héritière germano-bordelaise d’un vignoble voisin très réputé et dont la famille avait promis aux parents de Bruno que ce dernier serait propulsé à la tête de la prestigieuse maison, puisque Beate était fille unique. Soit, il serait banni et on lui couperait les vivres.

Fou amoureux, Bruno avait choisi Laure. Ayant fait de cet amour sa priorité, puisqu’il lui avait sacrifié son bel avenir, il en attendait tout autant de Laure. Mais Camille et Carole passaient avant tout le reste. Ainsi, lorsqu’il avait été licencié, il avait perdu pied. La suite : les disputes, la violence, la séparation puis le divorce n’avaient fait que renforcer sa haine envers les jumelles.

Alors, quand il avait appris que cette fouineuse de Camille commençait à mettre son nez au mauvais endroit, il avait décidé d’agir de manière radicale. Quoi qu’il en coûte. Il avait déjà tout perdu une fois par le passé, il était hors de question que l’histoire se répète. Il était enfin en train de bâtir un empire et il ne supporterait pas que quiconque se mette en travers de son chemin. Pas cette fois !

Après avoir orchestré l’accident de voiture fatal à Carole trois ans plus tôt, la mort de Camille, il la voyait comme un détail. Car l’enjeu était énorme. Pas question de tout perdre à nouveau et surtout pas par la faute de cette sale gamine qui lui avait déjà volé ce qu’il avait le plus aimé au monde. Désormais, il ne laisserait plus jamais les sentiments guider sa vie. Les affaires avant tout. Et sa dernière combine promettait d’être le début d’une nouvelle vie. Sa revanche était en marche, son rapprochement avec son héritière allemande et ses contacts teutons allaient beaucoup l’aider. Il avançait ses pions un par un…

Episode 25 by Sandrine Destombes

Il est temps de partir…

Il avait fallu une énième remontrance du juge Fabre pour que Sebastián prenne sa décision.  Une heure plus tôt, il bataillait encore avec sa collègue pour savoir quelle était la piste à suivre. Valérie restait persuadée qu’il fallait chercher du côté de Laure Longchamps. Pour l’enquêtrice, la mère de Camille avait forcément des révélations à leur faire. Sa fille avait dû lui parler de ses avancées. Peut-être lui avait-elle remis des documents. Qui penserait à fouiller les tiroirs d’une femme recluse en HP ? Sebastián, pour sa part, était convaincu que c’était une perte de temps. Toutes les pistes convergeaient vers l’Allemagne. Ce qui n’était au départ qu’une intuition s’était transformée en certitude, la veille au soir, suite à l’appel de Xavier Costes. Le ton railleur du détective privé résonnait encore dans sa tête :

– Alors Sebastián, toujours un temps de retard à ce que je vois ! Ce n’est pourtant pas faute de t’avoir aiguillé.

– Salut Costes ! Je te dirais bien que ça me fait plaisir de t’entendre mais je manque d’humour en ce moment.

– Tout doux, bijou ! Je t’offre un gage de paix. Ou, tout du moins, une trêve.

– Je t’écoute.

– Ton pote Lindberg m’a contacté.

– Max ?

– Tu connais beaucoup de Lindberg ?

– Qu’est-ce qu’il te voulait ? souffla Sebastián, déjà fatigué par cette joute stérile.

– Un de ses confrères du Spiegel lui a filé mon nom. Visiblement, ton pote mène son enquête et il n’a pas l’intention de t’en parler. En revanche, il n’a pas hésité un instant à m’embaucher. On prend la route demain matin. Direction Strasbourg avant d’aller saluer nos amis, les Schleus.

– Et tu me fais cette confidence parce que… ?

– Écoute Sebastián, crois-le ou pas, je l’aimais bien la petite Camille. Ton journaleux et moi, on part en chasse et je n’ai aucun doute qu’on va débusquer ceux qui s’en sont pris à elle. Mais j’ai passé l’âge de croire aux super-héros ! Sans ton badge de shérif, on n’ira pas loin. Alors, t’en es ?

Sebastián avait abrégé la conversation repoussant au lendemain sa réponse. Il avait passé la nuit à ruminer cette conversation, cherchant à saisir ce qui l’irritait le plus : le fait que Max Lindberg ait décidé de faire cavalier seul, ou l’idée de travailler main dans la main avec Costes. Quelle que soit la réponse, il était bien obligé d’admettre que ce n’était qu’affaire d’ego.

Alors, quand le juge Fabre l’avait menacé de lui retirer l’enquête si aucune percée n’était faite dans les vingt-quatre heures, Sebastián avait tranché, sans réfléchir aux conséquences que cela pourrait avoir sur son eczéma. Lerot avait demandé au magistrat de lui octroyer les autorisations nécessaires pour enquêter en Allemagne tandis que sa collègue suivrait la piste de la mère Longchamps.

Chapitre 26 by Maud Vandenbyvanghe

Prêt pour le départ

Son premier café, Sebastián peina à le boire, toujours plongé dans ses pensées après sa courte nuit. Suite aux révélations de Xavier Costes, il savait que Max menait son enquête de son côté. Il avait eu du mal à digérer le fait qu’à aucun moment son pote journaliste ne lui avait fait part de ses recherches et encore moins de ses trouvailles. De plus, la pression augmentait, le juge voulait des résultats. Maintenant, il préparait son départ pour l’Allemagne. Allait-il suivre la piste de Max ou reprendre l’affaire sous un autre angle ? Il lapait son mug de café froid tout en se demandant où cette enquête le mènerait. Lindberg avait un temps d’avance sur lui et des contacts ; Sebastián allait contacter la personne chargée de l’enquête sur la mort de la journaliste en espérant que le dossier allemand lui permette d’avancer. L’allemand, une langue qu’il ne maîtrisait pas, quelques vagues souvenirs de cours en quatrième ou cinquième… Il se sentait à cran, ne voyant pas comment il allait se débrouiller et sortir de cette impasse. On en était déjà à deux morts en France et une en Allemagne ; il fallait qu’il trouve une solution avant que les cadavres continuent de se succéder. Son ego en avait pris un coup mais il ne devait pas se laisser aller. Il devait se reprendre rapidement et adopter une vision objective des évènements. Il se prépara à la hâte. Ne sachant pour combien de temps il partait, il se confectionna un sac pour plusieurs jours.

Depuis son divorce, le dernier d’une longue série, il n’avait plus à se préoccuper de prévenir lors de ses déplacements. Plus de post-it sur le frigo, ni de sms au dernier moment. Il sentit un grand vide l’envahir, se souvenant avoir très mal parlé à Valérie, ne sachant même plus pourquoi. Son expérience lui avait appris à gérer des situations, parfois extrêmes, mais là il se sentait nerveux, irascible. En mode automatique, il prit son sac, ferma son appart. Une impression étrange l’envahit. Dans le taxi qui l’emmenait à la gare, il relut le dossier, vérifia les autorisations à remettre aux Allemands.

Arrivé à la gare 30 minutes avant le départ de son train, il se dirigea vers la presse, prit le journal et un café. Lorsqu’il vit la Une, il manqua lâcher son gobelet brûlant, se laissa tomber sur un siège. Un bip de son téléphone, un sms de Valérie : « J’ai peut-être un truc, rappelle-moi ».

Episode 27 by Aline Gorczak

 Le troisième

Ne parvenant pas à joindre Valérie, Sebastián appelle le bureau.

– Allô, c’est Sebastián. Elle est où, Rémini ? Elle me demande de la rappeler mais elle ne décroche pas.

-Vous n’êtes pas au courant ?

-Au courant de quoi, bordel ? Elle n’a rien dit dans son sms, juste de la rappeler, mais le réseau, ici, est merdique. Alors j’écoute…

-Elle s’est fait tirer dessus, en sortant de l’HP.

– …

C’est la deuxième fois de la journée que Lerot a les jambes coupées et qu’il doit s’asseoir.

-Elle est dans quel état ?

-Elle a été transportée en urgence et doit être sur le billard en ce moment.

-On a arrêté le tireur ?

-Un tir longue distance, Sebastián, impossible de savoir d’où ça venait.

-Bordel de merde ! Lerot raccroche. Tant pis pour son train et pour Costes, il verra plus tard. Il faut qu’il la voie. Tout part en cacahuètes dans cette enquête et maintenant cela…

Cela fait trois heures qu’il attend qu’un médecin vienne lui parler. Qu’est-ce qu’ils foutent, bordel ? Il n’en peut plus de cette attente.  Ah, enfin…

-Son pronostic vital n’est pas engagé mais elle n’est pas au mieux. La balle s’est logée juste sous le cœur. Nous sommes parvenus à l’extraire. Il faut attendre maintenant. On va la mettre en soins intensifs.

-Quand pourrai-je la voir ?

-C’est trop tôt pour le dire.

-A-t-elle dit quelque chose pendant son transport ?

-Elle avait déjà perdu connaissance quand les secours sont arrivés.

-Où sont ses affaires ?

-Demandez à une infirmière, je dois retourner au bloc.

Sebastián récupère le carnet moleskine de Valérie. Alors, qu’a-t-elle noté pendant sa visite à la mère de Camille ? Lerot a du mal à décrypter l’écriture de sa collègue :

homme mort dans la poubelle ?

— chercher le troisième ?

— Camille connaît le troisième.  Depuis quand ?

Lerot retourne au bureau avec plus de questions encore, et une angoisse indéfinissable qui lui serre le cœur. Il se rend sur le bureau de Valérie et examine son PC pour tenter de découvrir une nouvelle piste. Rien ! Elle planquait ses infos, ou quoi ? Non, impossible !

La piste HP, c’était un élément nouveau. Qu’a pu lui dire Madame Longchamps ? Il faudra qu’il aille lui parler sans tarder. En attendant, il va sortir le dossier de l’homme de la poubelle.

Épisode 28 by Nathalie S.

Synthèse

Impossible de partir en Allemagne avec Costes et Max, dans ces conditions-là !

Sebastián Lerot ne pouvait se résoudre à laisser Valérie seule, à l’hôpital. Il ne pouvait pas non plus rester à côté d’elle à lui tenir la main. Il fallait que cette enquête avance. Il fallait que le salaud qui avait tué Camille Longchamps, et tiré sur Valérie, soit arrêté avant de faire d’autres victimes…

– Mais qu’est-ce qu’on a loupé, bordel !?

Lerot, assis au bureau de Valérie, la tête entre les mains, le dossier de l’affaire largement étalé devant lui, parlait tout seul, espérant un déclic :

– On a une journaliste d’investigation, Camille Longchamps, spécialisée en criminalité financière. Elle a reçu de nombreuses menaces, mais nos recherches n’ont rien donné de probant de ce côté là. Du côté de la fameuse robe rouge, rien de nouveau non plus. On ne sait même pas si c’est le tueur qui la portait !

Les seules choses dont on soit sûr finalement, c’est que le meurtrier est un pro, qu’il est grand, et qu’il a probablement déjà semé plusieurs cadavres en Europe… Et que tout cela est sans doute lié à une grosse magouille industrielle. Reste à trouver laquelle !! On sait aussi que Camille a envoyé un mail à Xavier Costes, et qu’il enquête de son côté avec Max. J’espère qu’ils vont partager leurs infos avec nous, ces deux-là, parce que j’ai la très nette impression qu’ils nous cachent des trucs, l’un comme l’autre ! Valérie aurait pu les amadouer. Elle est diplomate, Valérie. Mais elle est à l’hôpital, et vu l’opération qu’elle vient de subir, elle y est pour un moment.

– Ma Valérie…

Lerot enrageait. Il se sentait impuissant et il avait horreur de ça.

– Il faut que je trouve une piste rapidement.

Mais d’abord, une douche et un café s’imposaient. Il aurait les idées plus claires ensuite.

Il sortait du bureau quand le téléphone se mit à sonner.

oilà mes polardeux  vous avez un premier aperçu de notre « Exquis Cadavre Exquis ».

Vous pouvez encore venir grossir les rangs des participants pour prolonger cette aventure et mettre votre grain de sel dans cette histoire

Et vous chers futurs contributeurs déjà inscrit vous pouvez déjà humer l’atmosphère de notre intrigue est aiguiser vos armes afin de bientôt apporter votre pierre à l’édifice afin de donner vie à ce sacré cadavre.

Et bien sur après- demain on poursuit avec l’épisode 29…

A suivre donc !

La 1500e de Collectif Polar, les résultats épisode 2


La 1500e de Collectif Polar, les résultats épisode 2

Salut le polardeux

Ce midi je vous dévoilais les lauréates de notre petit concours 1500e

1500 articles publiés sur Collectif polar, même moi j’en reviens pas.

Aussi pour ce concours je vous demandais une chose simple. J’attendais deux phrases de réponse à ma questions qui était la suivante :

« Quel article a déclenché en vous la plus forte envie de lire ? Et racontez-moi la rencontre avec une histoire, un style, un auteur qui a suivi . »

Voici les réponses des gagnantes

Marjorie :

Bonjour
C’est la chronique sur l’enfant des cimetières de Sire Cédric qui m’a décidé à me lancer à la découverte de l’auteur. J’avais vu passer plusieurs fois son nom sur Facebook mais je n’avais pas franchi le pas pour acheter un livre. Je lis de la SF mais ma préférence va aux thrillers et autres lectures noires. J’avais beaucoup de mal à imaginer ce que le mélange des 2 pouvait donner. Cet article m’a conforté dans mon idée de tenter l’aventure. Quelle découverte !! J’ai ADORÉ son style hors du commun. Il arrive a allier thriller et fantastique avec brio. Depuis j’achète tous ces livres et j’ai même eu la chance de le rencontrer en dédicace , qui plus est en comité restreint car nous n’étions qu’une dizaine. Ce fut 2h30 d’échanges qui m’ont fait découvrir un auteur talentueux mais aussi un homme adorable et très proche de ses lecteurs. Pour résumer , je suis devenue FAN et c’est un peu grâce à vous .
Marjorie

Voilà ma participation au concours
Merci pour tous ces articles
Marjorie BARRET

 

chezlibellulesite

Bravo!!!!!!!!!!!!!!
Grâce à vous j’ai découvert Jacques Saussey.

J’ai appris qu’il habitait à côté de chez moi et le premier ouvrage que j’ai lu se passait dans ma ville.

Cela m’a relancée dans les auteurs contemporains de polar français.
MERCI!

 

 Arianne S

Ce blog m’a permis de découvrir Olivier Norek : merci à vous .
Je me suis fait un petit carnet où je note vos coups de coeur ,je m’y réfère quand je vais à la Médiathèque ou en librairies .
Bravo pour les 1500 articles 🌺

 

1967nath

Wow ! ! Chapeau. 1500 ça commence à faire beaucoup d’articles. .. Bravo Mesdames !
J’ai lu Mala Vida que j’avais bien aimé. Je n’ai pas encore découvert les autres auteurs. ..

 

guyon nathalie

1500 génial !! Vous avez une équipe de flingueuses qui sont au top avec leurs chroniques , résultat nous découvrons de nouveaux auteurs et nous nous déplaçons pour les rencontrer et acheter leurs ouvrages.

Perso j ai rencontrer Mr Saussey qui est très sympa. J’ai lu Ne prononcez jamais leurs noms ,très bien.

Bravo à toute l’équipe .

 

Nath de lecturesdudimanche

Bravo pour 1500 moments de bonheur !

Je ne tentes pas ma chance, non ! Disons que pour le moment, je cours beaucoup… donc je ne tente pas mais je ne manquerai pas de venir quand même exprimer une belle découverte dès que j’aurai le temps de le faire calmement ! Hé oui, en ce moment j’ai du mal à jongler entre mes agendas d’indépendante, mère d’enfants en examens, épouse, cuistot, femme de ménage… bref, rien d’exceptionnel mais je cours après le temps !

Si je te dis que j’ai entamé le dernier Bussi il y a plus d’une semaine et que je n’en suis même pas à la moitié ??

Mais….Hooo, 1500, encore  merci ma Ge…😘

 Et toujours

Nath de lecturesdudimanche

Bonjour chère Dame Ce,
Je t’avais quand même promis, malgré un emploi du temps inadapté aux 25 heures que comptent nos journées, de te conter ce que le Collectif m’a apporté depuis un peu plus d’un an que j’ai ouvert mon blog et découvert le tien dans la foulée :
Grâce à vous, j’ai découvert qu’un bon polar peut me faire autant d’effet qu’un thriller haletant. Grâce à vous, j’ai dévoré, « le jour du chien », en entendant « comme de longs échos », que parfois « une bonne intention » vaut bien un détour « entre deux mondes »…
Merci pour ces voyages dans les mots, chère Dame Ce, la plus lumineuse des dames en noir…
Des bisouxxxxx

 

Voilà, il ne me fallait pas grand chose finalement pour vous déclarer vainqueur de ce concours.

Mais encore aurait-il fallu participer ! lol

Comme au loto, 100% des gagnants ont tenté leur chance !

Alors à très vite pour un autre concours ou  peut-être une chroniques de bouquins, des rencontres sur un salon ou un apéro polar, une papote d’auteur ou mieux une GAV et pourquoi une petite interview de l’une d’entre vous !

 

La 1500e de Collectif Polar


Coucou les polardeux,

Ben ça devait arriver, le voilà le mille cinq centième article sur Collectif Polar.

Alors, forcément, 1500 ça se fête

Oh, pas grand chose, juste un petit jeu

Juste histoire de gagner quelques livres dédicacés que j’ai glanés fin mai lors de mes sorties.

Sorties qu’il va  falloir que je vous raconte aussi.

Mais revenant à notre 1500ème

 

Voici les polars que vous allez pouvoir gagner.

6 achetés par mes soins, un offert par un auteur.

2 titres deJacques Saussey que nous avons eu le plaisir, les flingueuses et moi, d’interroger le 24 mai dernier lors de l’inauguration de la COOP’S. Jacques que j’ai revu le lendemain à Rosny soit qui mal y pense.

1 exemplaire de Roger J. Ellory. Son meilleur à mon humble avis, acheté à Rosny justement

2 polars de JOB,  acheté le Brutale et Jacques-Olivier nous offre, vous offre Loupo, un coup de cœur pour ma part. Et merci énormément mister Bosco. Touchée je suis.

1 bouquin deMarc Fernandez, son tout premier et quel premier. Mala Vida qu’ Ophélie viendra nous chroniquer bientôt.

Il y aura au maximun 6 gagnants suivant le nombre de participants. Ils seront désignés par tirage au sort

 

Bon sinon la question qui tue

1500 articles, tout ça pour quoi ? Tout ça pour ça pour ça !!!!

 

Quel article a déclenché en vous la plus forte envie de lire ? Et racontez-moi la rencontre avec une histoire, un style, un auteur qui a suivi .

Maintenant à vous de jouer !

Top départ, vous avez jusqu’au 16 juin pour jouer

Et bonne chance.

Bien sur pour participer il fut être abonné au blog, c’est la seul condition.

Je désignerai les gagnant(e)s, mon choix sera tout à fait subjectif,  ce sera en rapport avec votre commentaire, soyez-en sûr(e)s !

Le résultat sera annoncé sur ce blog le 17 juin.

Il vous incombe de me faire parvenir votre adresse dans la semaine qui suit ces résultats.

Sans nouvelle de vous avant le 24 juin au soir.

Le livre cadeaux sera remis en jeu pour un autre concours ou envoyé à un autre gagnant de celui-ci.

Bonne chance à tous zé toute

 

A très vite donc

Résultat “Jeu concours : Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes avec Hugo Thriller”


Sandrine Destombe Les Jumeaux de Piolenc concours&Résultat “Jeu concours

Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes avec Hugo Thriller”

 

Il y a deux semaine sur Collectif Polar nous vous proposions de gagner 3 polars

Enfin 3 fois le même roman.

3 exemplaires de   Les Jumeaux de Piolenc  de  Sandrine Destombes

étaient en jeu.

Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes.

Tout cela grâce à un partenariat avec avec Hugo Thriller et à leur générosité. Je les en remercie grandement.

hugo-thriller bandeau

Aussi les 3 gagnantes sont :

 

Ticafouillou.

Machja Ghjola

Isabelle Bourdial

 

Mesdames je vous demanderai par mail vos coordonnée postales

Adresse que je fournirai à Célia de Hugo Thriller.

C’est notre éditeur qui vous offrira à chacune un exemplaire de :

Les Jumeaux de Piolenc  de  Sandrine Destombes

 En contrepartie, je veux bien que vous me préveniez quand le livre est arrivé chez vous. Et je veux bien une petite photo du polar en situation.

Les jumeaux de Piolenc OPH de Sandrine Destombes

A très vite chères lectrices.

Et tant que j’y pense, ce soir sur notre blog vous pourrez retrouver les 16 premiers épisodes de notre Exquis Cadavre Exquis.

Oui vous allez pouvoir tout lire d’un coup !