La colère des orphelins de Céline et Gilles Walkowiak

Le livre : La colère des orphelins de Céline & Gilles Walkowiak paru le 3 mai 2021 chez Aubane éditions dans la collection Polars en nord ; 11€ ; (204 pages) ; 11x17cm.
4ème de couverture
Chargé d’une nouvelle enquête sur le meurtre d’une jeune Lilloise, le capitaine Dallaglio découvre que le tueur qu’il poursuit a paralysé les cordes vocales de sa victime. Son but : l’empêcher de crier sa douleur. Le procédé fait étrangement écho à sa situation personnelle et ça, Dallaglio l’encaisse mal. Tandis que sa compagne Allyson s’est lancée sur les traces d’un adolescent disparu d’un centre éducatif fermé, le couple ne se doute pas qu’autour de lui, le Mal est en train de tisser sa toile.
Les auteurs : Céline & Gilles Walkowiak sont frère & soeur.
Céline Walkowiak a fait des études de lettres et est professeur de français au collège de Loos-en-Gohelle (62). Elle se passionne depuis toujours pour la lecture et l’écriture. Professionnellement, elle a publié un ouvrage de pédagogie. L’auteure fait également partie du comité de rédaction de la revue Les cahiers Pédagogiques et réalise des manuels pour les éditions Hachette.
Gilles Walkowiak contracte une longue maladie alors qu’ il est attaché territorial pour la ville de Lille. Grand fan de polars, il en profite pour écrire et ainsi donner naissance au capitaine Dallaglio. Il est l’auteur de Toute cette haine, 2016 et Rouge comme neige, 2017.
Extrait
Encore quelques foulées et elle serait rentrée à l’appart. Elle était contente ce matin d’avoir eu le courage de faire ce jogging. Cela l’avait aidée à évacuer les tensions générées par la dispute de la vieille avec Dallaglio. Ces disputes la mettaient toujours KO parce que c’était compliqué de raisonner Thomas, de contrer la violence qui émanait de lui quand il était acculé. Et puis, elle trouvait qu’il buvait trop ces derniers temps. Pourtant, elle n’était pas la dernière pour lever le coude, mais toujours de manière festive et accompagnée. Thomas, lui, buvait seul pour supporter sa rage, à moins que ce ne fût pour l’entretenir. Six kilomètres en quarante minutes, elle n’avait pas trop perdu, sachant que courir à Lille, à part du côté de la Citadelle, n’était vraiment pas une sinécure. Rien à voir avec le running qu’elle faisait au parc du Mont-Royal à Montréal. Sa ville lui manquait toujours quand elle se disputait avec Thomas. Pour lui elle avait tout quitté, alors quand il la fuyait, les sacrifices étaient plus difficiles à supporter.

Les missives de Fanny H

La colère des orphelins de Céline & Gilles Walkowiak 

Han, 15 ans, délinquant multirécidiviste, cache son intelligence face aux diverses personnes qu’il rencontre : éducateurs spécialisés, assistantes sociales, directeurs de centre, flics ou juges. Il préfère qu’on le laisse tranquille et mettre cela à profit en tant que caïd dans la rue. Mais quelqu’un va s’intéresser à lui et cette rencontre bouleversera sa vie à tout jamais.

Allyson Buckhart est canadienne. Elle a rencontré le capitaine Thomas Dallaglio au cours d’une affaire bien délicate. Maintenant, elle a rejoint en France cet homme qu’elle aime et travaille dans une agence de détectives où son patron se nomme Stanislas Chaulmès. Ils vivent ensemble en colocation avec la sœur de Thomas, Marion et son compagnon, Nabil, souvent absent pour son travail. Le capitaine est veuf et a une fille de onze ans, Charlotte, que ses ex beaux parents gardent à plein temps. Il ne se sent pas capable d’assumer, il est difficile à comprendre et à vivre. C’est, de plus, un impulsif qui a tendance à trop boire.

Une couple exerçant la profession de famille d’accueil, Nacera & Sliman Sherifi, vient demander l’aide d’Allyson. Ils sont très inquiets suite à la disparition d’un jeune ado, Hamid. Cela ne lui ressemble pas du tout car même s’il retournait en centre de temps en temps, il ne les laissait jamais sans nouvelles. Que cache le directeur du centre ?

Parallèlement, Sarah Payre est enlevée pendant son jogging. Elle sera retrouvée assassinée après avoir été torturée. Ce sera une enquête difficile pour l’équipe de Dallaglio dont la marseillaise Mathilde Bruinard.

Puis Mathilde disparait à son tour et d’autres meurtres sont perpétrés. Huit en tout qui gravitent autour du Capitaine. Qui veut l’atteindre et pourquoi ? Qui est assez cinglé pour lui envoyer un colis avec des globes oculaires dedans ? Ces personnes ont commis la très grave erreur de s’en prendre à sa famille et à ses proches…

C’est très sympa de lire un roman dont vous connaissez les quartiers et les rues puisque les auteurs sont natifs de ma région. De plus, tout est décrit très précisément ce qui m’a permis de bien les visualiser pendant ma lecture.

La colère des orphelins est donc le troisième volet des enquêtes du Capitaine Thomas Dallaglio. Un sujet très délicat choisi par Gilles Walkowiac. En effet, combien y-a-t-il d’enfants orphelins ou d’adolescents en perdition qui trainent les rues ? De mauvaises personnes rôdent… les observent…Guettant avant d’agir auprès de ces proies fragiles si faciles à atteindre afin de les enrôler dans divers trafics. Que sont capable de faire ces târés une fois qu’ils mettent la main dessus ? Ces jeunes sont ensuite à la merci de leur soi-disant protecteur et ne peuvent plus quitter cet enfer.

J’ai été également très touchée de lire ce polar car l’auteur est décédé des suites d’une longue maladie. C’est sa sœur, Céline et la femme de ce dernier qui ont repris la suite de l’histoire. Il n’a pu écrire que les 5 premiers chapitres et avait laissé des consignes pour le reste. La maladie est d’ailleurs évoquée et décrite dans La colère des orphelins, ce qui n’a pas dû être du tout évident. On ne peut qu’imaginer les moments douloureux par lesquels elles sont passées.
Cependant, même si l’on ne devine pas l’intrique jusqu’à ce que celle-ci nous soit dévoilée, elle arrive un peu vite, presque d’un coup, j’aurai aimé une transition différente, certainement avec un peu plus de suspense mais elles peuvent être très fières aujourd’hui de ce travail accompli et je leur dis bravo ! 

Sympa aussi ce clin d’œil de l’auteur au fameux Herlock Sholmès de Maurice Leblanc par le biais du patron de l’agence de détectives Stanislas Chaulmès.

Je suis donc curieuse de lire les premiers pas du capitaine Dallaglio.

(Merci à Céline Walkowiak)

3 réflexions sur “La colère des orphelins de Céline et Gilles Walkowiak

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