Quelqu’un comme elle de Magali Le Maître


Le livre : Quelqu’un comme elle de Magali Le Maître. Paru le 10 novembre 2015 aux Editions Fleur sauvage. 16€80 ; (233 p.) ; 20 x 13 cm. Ebooh :  5€99 .
4e de couv :
Deux femmes, deux manipulatrices. Près de Perpignan, la première est jetée d’une falaise. A Lille, la seconde est poignardée. Deux enquêteurs, deux amis qui se retrouvent. Rien ne semble relier leurs affaires. Et pourtant… Pour son premier roman policier, Magali Le Maître frappe très fort, plongeant le lecteur dans les eaux noires du harcèlement et de la perversité.
……………………
L’auteure : Magali Le Maître originaire de Lille, s’est d’abord bâti une solide expérience poétique via deux superbes recueils parus aux éditions Cénacle de Douayeul, avant de se lancer dans la presse culturelle, l’écriture scénaristique et dans les légendes pour ouvrages photographiques. Aujourd’hui, elle nous plonge avec ardeur et réussite dans cet intriguant et premier polar… « Quelqu’un comme elle ». …

 

 

 

……………………
Extrait : 
“Elle est en retard. Le froid et l’impatience me gagnent. J’ai hâte d’en finir. J’ai attendu la nuit tombante pour pénétrer dans le parking mais cela fait maintenant presque deux heures que j’épile les allées et venues derrière mon volant. Vers 18 heures, quelques employés sont sortis du centre de rééducation, regagnant leur voiture, la journée terminée provoquant chaque fois une montée d’adrénaline : est-ce que c’est elle ? Pourvu qu’on ne me repère pas… mais l’obscurité est mon amie. Et me poster sur le bord de la route risquait bien plus d’attirer l’attention. De ma place, je peux observer l’entrée du bâtiment sans qu’on me voit de l’intérieur.
…/…
Enfin, les portes du centre s’ouvrent à nouveau : c’est elle. La lumière du perron éclaire un instant son visage crispé, affichant cette expression fermée et anxieuse qu’on souvent les gens malheureux. Il y a deux sortes de gens malheureux : les apathique et les agressifs. Stéphanie appartient à la deuxième catégorie. Elle empoisonne l’existence de ses proches, les tenants pour responsables de son mal-être. Il en résulte un mal plus grand encore et une solitude insupportable.”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Encore une petite perle pour les éditions Fleur Sauvage…

Un lien entre deux meurtres de femmes, perpétrés l’un près de Perpignan l’autre à Lille, est réalisé par le hasard de l’amitié entre les capitaines Laurent Pujadas et Benoît Demazure, chargés des enquêtes. Pourtant les preuves sont difficiles à établir.

Ce très bon roman premier roman résonne comme un moustique qui tourne autour de la tête. Impossible de s’en débarrasser !

J’avais l’impression d’être au cœur de l’enquête.

Ecriture fluide, personnages charismatiques, sympathiques (mais pas tous…) et un vrai suspens, à un point où j’ai peiné avec nos héros à dénouer le vrai du faut jusqu’à l’avant dernière page, et là tout s’éclaire !

Bravo Magali !

Où comment promener un lecteur jusqu’au bout de son récit.

Un sujet grave “le harcèlement”, traité avec doigté et délicatesse, j’ai compati bien sûr, mais ce n’est pas le plus important du récit. Le développement psychologique est admirable de finesse. Pièces par pièces Magali construit une trame telle une toile d’araignée où le moustique n’a pas été pris et s’est envolé…

J’ai passé un très bon moment et recommande vivement !

Publicités

Jeu 5 épisode 15 : Votre librairie préférée avec La Griffe Noire


Jeu 5 Épisode 15 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.

by Eppy Fanny 

Direction le nord avec notre flingueuse en chef.

 


Pour l’anniversaire de Collectif Polar, nous vous avons demandé de nous parler de l’homme (ou la femme) le plus important de votre vie. Celui qui vous fait découvrir, en solo ou avec son équipe, de nouveaux délices chaque fois renouvelés, j’ai nommé votre libraire !

 

Il est normal qu’en tant que Flingueuse je joue également le jeu.

Je vais donc vous parler de mon libraire, de cette rencontre exceptionnelle avec un passionné. Passionné qui a su offrir, à tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer, un lieu unique, des conseils précieux, et des échanges privilégiés avec les auteurs qui sont venus dans son antre. Vous aurez compris que je vous parle ici d’Olivier le Corbac et de la librairie Humeurs Noires à Lille. Elle n’existe plus, car Olivier, comme de nombreux libraires indépendants, a malheureusement mis la clé sous la porte. Mais ce qu’il nous offert, ce que nous avons vécu avec et grâce lui nous appartient.

Pas de regret, pas de nostalgie.

Juste le bonheur d’avoir eu la chance d’en être et de m’y être fait des ami(e)s fidèles.

Je vais donc repartager avec vous l’article que j’avais rédigé. Vous comprendrez ainsi de quoi je parle lorsque j’évoque un lieu unique, photos à l’appui.

Il était une fois … Humeurs Noires à Lille – Décembre 2016 –

Anniversaire des un an –

A l’origine de tout, il y eut un loup de la finance, nourri aux frites, pas un vrai carnassier, qui un beau jour décida de ne plus plumer le chaland et devint … un emplumé. Ainsi naquit le Corbac du Nord. J’ai nommé Olivier Le Corbac Vanderbecq. Le Corbac est futé, il a une idée bien précise en tête. Petit à petit, aidé de l’efficace Mme Corbac, il construisit son nid et le nomma Humeurs Noires. C’est que le Corbac, le noir il kiffe. Il est tombé dedans comme Obélix dans la potion magique. Et son obsession c’est d’entraîner le plus de personnes possible dans l’obscurité pour le rejoindre. N’ayez pas peur, laissez-vous faire, le bonheur est là à portée de main.

Le nid de la famille Corbeau comportait quelques branches pourries qui le firent tanguer.

Ne pas oublier qu’un nid c’est toujours en équilibre sur une branche. Mais le Corbac ayant bien travaillé, avait enfanté dans la noirceur de nombreux corbillats, dont certains célèbres. A renfort des becs de tous, les branches pourries ont été remplacées par des saines, bien vertes. De celles qui font encore et toujours des feuilles. Des feuilles qui pour notre plus grand plaisir se transforment en livres !

Les différences de chacun consolident et renforcent le nid.

En avoir conscience est une force. Nous le faire partager est une richesse.

Ce nid désormais bien installé n’attend plus que vous.

Vous verrez on y est bien, au chaud, choyé, conseillé.

De plus, la famille d’Humeurs Noires vous offre des échanges privilégiés avec de vrais auteurs, en face à face, dans une cave plus que sympathique, devant un petit noir bien serré ou une bonne bière. N’oublions pas, nous sommes dans le Nord !

Et si ce type de rencontre n’est pas un cadeau, dites-moi ce que c’est !

Vous vous dites : elle en rajoute la Fanny.

Ben non ! Même pas. Je suis très en dessous de la réalité est des émotions vécues. Je vais d’ailleurs vous en causer des émotions. Mais en attendant, si vous ne me croyez pas, vous savez quoi ? Vous n’avez qu’à y aller voir. Mais attention, je vous préviens, une visite et hop ! Accro à jamais !

Bon maintenant que je vous ai brossé la genèse, décrit le lieu, décalé comme je les aime, les personnes que vous allez y rencontrer, de drôles d’animaux, il convient, pour le cas où vous seriez passés à côté de l’info, que je vous parle du premier anniversaire de la librairie qui a eu lieu le 10/12/16.

Inauguration et anniversaire ont eu lieu en la présence des parrains.

Eux c’est certain vous les connaissez : Jérôme Camut et Nathalie Hug. C’est bon vous les situez ?

Nathalie et Jérôme, du talent et de la gentillesse à revendre. Vous je ne sais pas, mais moi je suis addict.

Jérôme je l’ai découvert il y a une dizaine d’années avec son cycle Malhorne. Quête initiatique à travers l’histoire, les cultures et les religions. Simplement géniale. Si vous êtes passés à côté à l’époque ce n’est pas grave. Les quatre tomes du cycle viennent de sortir en un seul volume (Le Livre de Poche – ISBN : 978-2-253-18960-2). Chez tous les bons libraires, mais de préférence chez Humeurs Noires. Je dis ça, je dis rien.

Nathalie, je suis tombée en amour pour son roman « 1 rue des petits pas » lu à sa parution au Livre de Poche en 2015. Un univers bouleversant, de femmes, qui parlent aux femmes et résonnent en nous. A lire d’urgence si vous êtes passés à côté. Messieurs ce livre vous bouleversera aussi et vous permettra de mieux nous comprendre.

Donc, lorsque ces deux auteurs se sont rencontrés et ont fusionné, il était comme une évidence que je me jette sur leur premier enfant littéraire. J’ai été conquise et j’ai pris entre mes bras aimants tous leurs autres petits. Nathalie et Jérôme sont actuellement en plein travail d’écriture, qu’ils se rassurent, il reste encore de la place entre mes bras pour leurs prochains rejetons…

J’avais eu la chance d’échanger avec eux lors de SMEP 2016, et avais hâte de les retrouver dans la cave d’Humeurs Noires pour des échanges privilégiés.

C’est que des questions, y’en a toujours légion qui tourbillonnent dans ma petite tête.

Donc direction Lille pour cet événement tant attendu.

 

Pour ma part sur place depuis la veille, c’est que les drôles de z’animaux Lillois sont désormais des amis. Et le samedi présente depuis l’ouverture.

Maître Corbac file chercher à la gare les auteurs attendus qui atterrissent dans le nid vers 12h. L’inauguration est prévue pour 12h30. Et voilà le rêve se réalise. Nous sommes juste 2 passionnés, n’est-ce pas Jean Michel, avec les Camhug et les libraires, ou comment échanger dans des conditions rêvées.

Puis d’autres passionnés arrivent pour l’inauguration et les échanges continuent, en toute simplicité, sur leurs écrits, dont le dernier opus de W3, leurs projets en cours, à 4 mains comme à deux, les futures parutions…

Petit à petit la cave se remplit, les verres se vident, nous sommes 20, 30, plus ? Je ne compte pas naviguant avec enthousiasme de Jérôme à Nathalie, aux habitués du lieu que je retrouve avec plaisir (Bruno Delaroque, Séverine,DocteurWhoo, Pascale, Jean Michel Isebe…). Puis arrive ma meilleure amie Fanny, avec mari et enfants, pour vivre cet événement.

Bonheur supplémentaire que de partager ce moment avec elle !

L’heure de la rencontre arrive et les parrains se laissent envelopper par les bras des fauteuils, l’emplumé, j’ai nommé le Corbac en Chef, Olivier Le Corbac Vanderbecq en personne, coincé entre eux.

Le voilà qui entame, enfin, l’interview tant attendue. Nous sommes suspendus à ses lèvres (Flo pas taper, c’est une image). Il présente les parrains, fait référence à un entretien entre lui et moi ayant eu lieu le matin, puis croasse « En fait je vais laisser ma place à Eppy Fanny qui connaît bien mieux les Camhug que moi et qui m’a briefé ce matin sur leurs écrits… »

Bon j’avoue, je ne suis pas timide comme fille, et me voilà dans le fauteuil, calée entre deux auteurs que j’affectionne particulièrement.

Je me recentre 1 minute en faisant le pitre, ou l’art de la diversion. C’est que ça fait quasi 4h30 que j’échange avec eux. Heureusement je me souviens de la direction qu’Olivier souhaitait pour ces échanges, point qu’il m’a exposé ce matin à mon arrivée. Ouf !

Centrer le débat sur le couple…

 

Zou, me voilà partie pour la 1ère question :

« J’ai découvert et aimé vos écrits propres avant de découvrir vos écrits à 4 mains. Vos univers personnels sont différents même si certains points se rejoignent. Comment et pourquoi avez-vous créé l’univers des Camhug ? Comment vous est venue l’idée première ? »

Et là Jérôme se lance et explique l’histoire d’un changement de maison d’édition (période Malhorne) d’un manuscrit abandonné, rejeté, retrouvé, retravaillé à 4 mains et qui deviendra « Prédation ».

Il nous développe, avec Nathalie, leurs modes de fonctionnement dans l’écriture, leurs freins personnels et de facto qui écrit telles scènes noires, la création de leurs personnages, souvent inspirés de personnes croisées, comme le personnage d’Hervé dans W3… Le vrai Hervé étant devenu leur ami.

Nous comprenons le formidable travail réalisé à deux, travail d’un couple, de ses différences et de ses complémentarités, qui loin de les éloigner, donnent de la substance à leurs écrits, à leur vie. Des échanges fluides, passionnants, inespérés.

Je cède ensuite le fauteuil à Bruno et le débat se poursuit avec toujours autant d’intérêt.

Le Corbac a tout de même bossé un peu et clôt l’interview.

J’ai cru un moment qu’il avait viré Ramier…

Puis le moment des questions par les lecteurs assidus est arrivé. J’ai poussé les timides et y suis retournée de bon cœur. Mon stock de questions est inépuisable !

L’heure est arrivée où les assidus se sont envolés pour rejoindre leur nid et m’ont laissée à nouveau la quasi exclusivité des Camhug. Nous avons abordé, comme de vieux amis, des sujets plus personnels, les enfants, la vie. Jusqu’à ce que l’impératif du TGV ne vienne nous rappeler à l’ordre à un peu plus de 20H.

Corbac et Renard m’ont offert le plus beau des cadeaux. Noël avant l’heure. Voire même mon anniversaire en prime !

Il n’y a que dans leur antre que cela était possible.

Je ne peux que leur dire, encore, un immense merci !

Merci d’être vous, merci pour ce que vous offrez à tous les passionnés de lecture dont je suis. Ne changez rien !

Puis, vous le savez j’ai chopé le virus « Humeurs Noires » et refuse le vaccin libérateur.

Et lorsque pour finir cette journée juste incroyable, je dîne, en plus de la famille Corbac et celle de ma Cop’s Fanny, avec un certain Marc, un type un peu flou… un certain… comment déjà… Marc Falvo, vous connaissez ?

Bourré d’humour, qui ne se prend pas au sérieux, sympa le petit mec !

Et oui, c’est comme ça que ça ce passe chez Humeurs Noires !

Voilà pourquoi, lorsque je quitte Lille, je n’ai qu’une envie : revenir !

C’est qu’en plus de vous tous, de la cave, des rencontres magiques, je crois bien que j’ai pris goût au fauteuil…

A très vite !

Eppy Fanny (Sylvie)

 

En conclusion, Humeurs Noires n’est plus. Ce fut une belle aventure.

Je dois à Olivier le virus des ITW que je généralise sur les salons. Je ne le remercierai jamais assez de m’avoir contaminée.

Je recherche sur ma région une équivalence, ou un lieu approchant.

La recherche est compliquée et la Griffe Noire trop loin de chez moi.

Tout le monde n’a pas la chance d’habiter St Maur, n’est-ce pas Patronne.

 

 

En revanche, avant de découvrir Humeurs Noires et d’en être cliente, j’étais et suis toujours cliente de la boutique France Loisirs d’Evry.

Une équipe de passionnées qui vous accueille toujours avec le sourire et s’évertue à partager ses coups de cœur et à élargir nos horizons littéraires.

Une équipe qui se démène pour nous offrir des rencontres et dédicaces avec des auteurs.

Là encore photos à l’appui.

Je tenais à les mettre en lumière ici pour le travail de qualité qu’elles fournissent, avec Manuela comme chef d’orchestre, ou reine des abeilles. Je vous laisse le choix.

Car leur sort est plus qu’incertain et notre Ministre de la Culture ne semble pas s’en émouvoir. Donc à nous, lecteurs fidèles et auteurs confondus, de ne pas les oublier.

Et depuis deux ans elles sont en mesure de vous procurer n’importe quel livre sur commande, même s’il n’est pas référencé chez France Loisirs. Donc, merci d’oublier, à jamais, le fossoyeur internet de nos libraires qui commence par un A SVP !

Punk Friction de Jess Kaan


Punk Friction de Jess KaanLe livre : Punk Friction de Jess Kaan. Paru le 15 septembre 2017 chez Lajouanie dans la collection Roman policier mais pas que. 18€ ; (270 p.) ; 19 x 13 cm
4e de couv :

Punk friction

Auchel, nord de la France. Un corps se consume au petit matin dans le cimetière municipal. Acte gratuit, vengeance, meurtre ? La police ne sait quelle hypothèse privilégier, d’autant que les disparitions suspectes s’enchaînent. La population se persuade rapidement que le responsable de ces crimes se cache parmi la bande de punks squattant dans les environs…

Le capitaine Demeyer, quadragénaire revenu de tout, et Boris Lisziak, frais émoulu de l’école de police, sont chargés de cette enquête qui s’annonce particulièrement glauque. Une jeune lieutenant, en poste dans la cité, ne veut pas lâcher l’affaire et s’impose à ce duo pour le moins hétéroclite.

Une plongée saisissante dans le nord de la France, loin de toute caricature : Jess Kaan nous entraîne au tréfonds d’une ville autrefois minière. On y rencontre une population qui tente tant bien que mal de survivre aux multiples reconversions économiques et un trio de flics aussi curieux qu’attachant qui n’a rien à envier aux héros des meilleures séries policières.

jess-kaan-ecrivain-fantastique-polar-thriller-carreL’auteur : Jess Kaan est né le 11 mai 1974 à Dunkerque. Enseignant dans le nord de la France. Outre des romans noirs, il écrit des nouvelles, de la Fantasy du Fantastique et publie régulièrement des chroniques dans de nombreux blogs et revues européens.
Extrait :
Lille, DIPJ, 13h45.
 Le Com’ coordonnait les enquêtes avec le savoir-faire d’un chocolatier. Dosages subtils et procédures érigées en œuvres d’art. Il se déplaçait le plus souvent lorsqu’il fallait tempérer les ardeurs de quelques journaleux avides de scoop, mais il préférait d’ordinaire la quiétude de son bureau et les réunions avec les huiles. La plupart du temps, il épluchait le travail de ses subordonnés avec la froideur d’un clinicien du crime, attirant leur attention sur tel ou tel point et exigeant un respect total du Droit. Pas question d’être ennuyé à cause d’enquêteurs indélicats. Jouant les tampons entre les gars et les directeurs, il entendait monter en grade prochainement, nul ne l’ignorait.
Dès leur retour, il alpagua Demeyer et Lisziak, les invitant à le suivre dans son bureau, une pièce étriquée donnant sur le boulevard de la Liberté. Le duo n’avait pas eu le temps de se préparer. L’assaut s’avéra donc brutal et direct : une conversation de mecs.
– Qu’est-ce qui vous a pris d’envoyer bouler un politicien en vue ?
– Il est arrivé comme un cheveu sur la soupe, protesta Demeyer, vexé d’avoir été balancé par Lerzinski. On procédait aux constatations et…
– Commandant, le capitaine Demeyer s’est montré aussi poli que possible avec cet homme. Mais celui-ci a été plus qu’arrogant…
L’intervention de Lisziak étonna le chef.

Le Off de OPH

Pulp friction Jess Kann

PUNK FRICTION de Jess Kaan, éditions Lajouanie.

C’est avec beaucoup d’humour que Jess Kaan nous entraîne dans une double enquête, entre Lille et Auchel (le Pas de Calais pour les non ch’ti), dans mon plat pays.

Il y a beaucoup de choses à dire sur ce roman, qui je dois l’avouer ne m’a pas émue, mais touchée. Touchée parce qu’il est une véritable critique de notre société. Avec des prises de positions assumées et une grande habilité, l’auteur amène son lecteur à réfléchir sur des sujets qui sont tout sauf légers.

Ainsi Jess décrit une jeunesse perdue et désabusée:
« Quatre paumés du Nord, le genre de gosses comme il en existe des milliers, une génération sacrifiée par un système à bout de souffle. Enfants cassés, enfants broyés par des rouages socio-économiques les dépassant. Difficultés familiale au sein de tribus éclatées, borderline, échec scolaire lié à leur différence, aucune perspective et aucune possibilité de rémission. »

Il parle d’une région qui souffre de l’abandon des politiques élus:
« les bâtisses rappelaient surtout qu’Auchel avait grandi avec les mines, comme d’autres villes du bassin avant que tout s’arrête; subitement. Parce que les politiciens gouvernaient sans prévoir. Parce que les travailleurs trimaient pour finir le mois. »

Mais il rend aussi hommage aux habitants de la région, car s’il joue avec les clichés (qui ne sont pas nés de rien), l’accent, la consommation d’ alcool etc… il met en lumière une population qui galère plus qu’ailleurs, ces personnes courageuses qui donneraient tout pour leurs enfants:
« A côté, tu as un tas de braves gens qui triment ou essayent de gagner leur vie et qui s’en sortent tant bien que mal. Plutôt mal que bien. En tous cas de pire en pire, ceux-là, tu n’en entends jamais parler. Ils paient leurs impôts, il essaient d’envoyer leurs gosses dans de bonnes écoles pour qu’ils aient un avenir correct et ils ont le sentiment d’être jetés par tous les partis politiques. »

Effectivement, comme le dit la ligne éditoriale « roman policier mais pas que… »

Mentions spéciales:
Une rencontre avec une vieille « boyau rouge » qui m’a rappelé les petites vieilles de Carvin (dans le Pas de Calais aussi), toudis cachées derrière leurs rideaux ou assises sur leur pas de porte à épier la vie de leur petite ville, mais surtout de leurs voisins!
L’utilisation du « parlé » du bassin minier qui renforce la crédibilité des propos… l’immersion est totale!

« Punk Friction » m’a touché mais m’a aussi beaucoup fait sourire. Les sujets si graves soient-ils sont abordés finement et avec humour pour ne pas tomber dans le pathos,les préjugés. La critique est acerbe mais tellement bien amenée. Une intelligence d’écriture qui marque.
L’exercice n’était pas simple et Jess y est arrivé haut la main!

La Millième chasse aux livres #52


La Millième chasse aux livres #52

Une fois n’est pas coutume, pour cette 52e chasse aux livres

C’est un auteur en personne qui va jouer les flingueuses.

C’est plus exactement une auteure

Et une auteure que j’aime particulièrement

Et que je suis depuis ses tous débuts.

Vous avez devinez, vous qui me suivez aussi depuis le début, hein ?


La Millième chasse aux livres #52

by Elena Piacentini

En effet demain c’est Elena Piacentini en personne

Qui va abandonner pour vous

Et en notre nom , son propre roman.

Alors Elena vit dans les Hauts de France.

Aussi c’est dans le Nord qu’elle vous donne rendez-vous.

Dans la préfecture du département du Nord

et chef-lieu de la région Hauts-de-France.

Une ville que l’on nomme volontier,

 « La Capitale des Flandres »

Cité médiévale située sur les méandres marécageux de la Deûle

(L’Isle) est une ville chargée d’histoire.

 Lille et sa célèbre braderie

Au cœur de la ville se trouve la Grand’Place, également appelée place du Général de Gaulle (Charles de Gaulle est né à Lille en 1890).

Rendez-vous de tous les Lillois, elle est dominée par quatre femmes : la Déesse en son centre qui commémore le siège de Lille par les Autrichiens en 1792 et les trois femmes qui couronnent le bâtiment de la Voix du Nord. Ces trois grâces représentent les trois provinces de la région : l’Artois, la Flandre et le Hainaut.


La Grand’Place, née au Moyen Âge, au carrefour des grandes foires entre le Nord et le Sud, est vouée au commerce, dont la Vieille Bourse reste le symbole fastueux.
Face à la Vieille Bourse, la Grand Garde, construite en 1717, est le parfait exemple d’une architecture classique. On reconnaît dans le fronton triangulaire le soleil de Louis XIV et, de part et d’autres, les armoiries de France et de Lille.

Mais Lille est aussi une ville en pleine mutation qui offre une grande diversité culturelle.

Et sur cette place du Général de Gaulle

Nous nous rendrons devant une institution à Lille.

grand place : façade du Furet du Nord

 La librairie du Furet du Nord

Et c’est devant cette librairie que vous découvrirez le livre d’Elena

 Le livre d’Elena ?

Comme de longs échos de Eléna Piacentini

 

«  L’histoire est un perpétuel recommencement.  » disait Thucydide. Les faits divers, aussi.
« Partout, les monstres sont chez eux… »
Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à DIPJ de Lille. Un marie en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elle, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

Le livre : Comme de longs échos de Eléna Piacentini. Paru le 24 août 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 19€90 ; (288 p.) ; 22 x 15 cm

24282206_1721299001247477_1272372992_n

24205148_1721299277914116_106845250_n

Retrouvez si vous le souhaitez,

ICI mon avis sur Comme de longs échos

Et

là Notre Papote d’auteur avec Elena

Et belle chasse à vous amis du ch’Nord

Et à ce soir pour la 53e

 

Aux vents mauvais d’Elena Piacentini by Kris


97829191742700-3258535

Le livre :  Aux vents mauvais : une enquête de Pierre-Arsène Leoni  de Eléna Piacentini. Paru le 5 janvier 2017 chez Au-delà du raissonable.  18€ ; (392 p.) ; 19 x 13 cm 

4e de couv :

Au début, il y a le couteau qu’un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. A l’arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.

 

elenaaL’auteur : Elena Piacentini est née en 1969 à Bastia. Elle a donné naissance à Leoni, le commandant de police corse qui dirige la section homicide de la PJ de Lille, capitale du Nord dans laquelle l’auteure vit. Dans ses romans, Elena Piacentini orchestre avec psychologie une humanité malmenée, souvent victime de ses choix entre l’ombre et la lumière. Après Des forêts et des âmes, finaliste du Prix des Lecteurs Quais du polar/20 Minutes et du Grand prix de littérature policière en 2015, Aux vents mauvais est le septième roman de la série.

Collectif Kris

Le petit avis de Kris

19511356_1494231290636181_7431107414186970505_n

Aux vents mauvais – Elena Piacentini

Septième aventure du commandant de police corse à Lille. Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un cadavre scalpé permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition non élucidée. Le policier et son lieutenant Thierry Muissen mènent une enquête au cours de laquelle les destins de Jean-Toussaint, Mamilouise et Marie-Eve se croisent.

L’auteure a une façon bien à elle de raconter des histoires. Ici, se basant sur des faits réels, la déportation de ces jeunes réunionnais dans la Creuse, passé peu glorieux de la France, elle nous conte une enquête bien énigmatique et en profite pour faire passer quelques messages sur notre société d’aujourd’hui.
Malgré la noirceur des faits relatés, Elena fait chanter les mots.
Et puis toujours ce rapport grands parents/petits enfants très présent tout au long du récit.
On ne se rassasie pas une seule fois des mots et de la poésie qui habite ces écrits.
Il faut lire Elena c’est un vrai bonheur !

Et vous pouvez retrouver Ici la chronique d’Aux Vents mauvais par Ge notre porte flingue

Etsa chronique du dernier opus d’Elena Piacentini , Comme un long échos 

Mais surtout ne rater pas le super entretien entre Ge et Elena, c’est ICI Elena sous le feu des question de notre porte flingue

 

Un Corse à Lille de Elena Piacentini


Le livre :  Un Corse à Lille : une enquête du commandant Léoni de Eléna Piacentini. Paru le 1er juin 2017 aux éditions Au-delà du raisonnable.  18€ ;  (300 p.) ; 20 x 14 cm

Leoni, le commandant de police corse créé par Elena Piacentini en 2008, débarque à Lille avec une réputation de dur-à-cuire, sa grand-mère et ses dossiers. Sa nouvelle équipe n’en saura pas plus avant que le cadavre d’une jeune prostituée et celui d’un chef d’entreprise au management brutal propulsent le groupe d’enquêteurs sur le terrain. C’est là que les flics se jugeront. Et le Corse préfère ça à de longs discours.

La série policière des enquêtes de Pierre-Arsène Leoni compte 7 romans. Les trois premiers (parus chez Ravet-Anceau) étaient introuvables depuis plusieurs années. Les éditions Au-delà du raisonnable en propose une nouvelle édition, revue, afin de réunir toute la saga. Voici le premier, Un Corse à Lille. Les tomes 2 et 3 paraîtront fin 2017 et en 2018. Les enquêtes de Leoni peuvent se lire dans n’importe quel ordre.
« Leoni, un flic qui tranche » Christine Ferniot, Cercle Polar-Télérama
« Elena Piacentini a inventé un sacré personnage » Yann Plougastel, Le Monde

 

L’auteur : Elena Piacentini est née en 1969 à Bastia et vit à Lille depuis vingt ans. Elle a créé Pierre-Arsène Leoni,un Corse qui dirige la section homicide de la PJ lilloise. Elle orchestre avec psychologie une humanité malmenée et excelle dans la construction narrative complexe de destins croisés.Elena Piacentini est également scénariste (Albertine Productions,France TV, Image & Cie-Lagardère). On se souvient de Tensions sur le Cap Corse diffusé le 8 avril dernier sur France 3. Elena est aussi novélistes, elle a participé à de nombreux recueils de nouvelles et souvent pour de belle causes. Elle est l’une des voix émergentes du polar français.

 

Extrait :
«Pierre-Arsène était convaincu que Stanislas Bailleul avait été retenu prisonnier de cinq à sept jours, par la personne qui avait fini par le tuer. Sa mort n’avait pas été douloureuse, puisqu’elle avait été provoquée par une overdose de morphine. Quant aux blessures en forme de croix sur le torse, elles avaient été infligées post mortem, vraisemblablement par un scalpel. Tout cela ne militait pas en faveur de la thèse de la vengeance, et la mise en scène du meurtre semblait trop élaborée pour quelqu’un qui aurait simplement voulu égarer la police…»

Le Post-it de la bibliothécaire :

Le commandant Pierre-Arsène Léoni n’a guère le temps de s’habituer au climat du Nord. À peine arrivé à la P.J. de Lille, ce flic d’élite, spécialiste des homicides, doit faire face à une vague d’enlèvements de chefs d’entreprise dont on retrouve ensuite les cadavres, le torse marqué d’une croix. Racket, crimes mystiques ou règlements de comptes ? Léoni et son équipe traquent un ennemi qui rend sa propre justice.

Qu’elle plaisir de retrouver le commandant Léoni dans cette enquête qui est sa toute première enquête lilloise. On remonte au source, et le voir s’intégrer à son équipe et prendre ses marques, c’est un vrai régal.

Redécouvrir Mémé Angéle et son affection, ses petits plats, ses proverbes corses. Un pour chaque moment de la vie. C’est qu’elle est philosophe et aimante notre mémé Angèle. Nous aimerions l’avoir pour grand mère, nous aussi.

En plus de ça la réécriture de ce 1er roman par son auteur lui apporte une profondeur et une épaisseur qui lui confère toutes les qualités d’un excellent polar. Une véritable humanité se dégage de ces personnages et de ces dialogues, un roman à ne surtout pas manquer. Et que j’ai relu avec un plaisir non dissimulé.

GVL

Aux vents mauvais de Eléna Piacentini, le chouchou du week-end.


chouchous-du-week-end

97829191742700-3258535Le livre :  Aux vents mauvais : une enquête de Pierre-Arsène Leoni  de Eléna Piacentini. Paru le 5 janvier 2017 chez Au-delà du raissonable.  18€ ; (392 p.) ; 19 x 13 cm

4e de couv :

Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un corps en position de gisant permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition. Non loin de Lille, les germes de la haine ont pris racine et tant pis pour l’illusion d’une campagne paisible. Le Corse est aspiré dans cette enquête avec le sentiment de perdre le contrôle des événements. Il n’est pas le seul, le lieutenant Thierry Muissen vacille et les destins des uns et des autres tourbillonnent, brassés entre passé et présent, à la merci d’un souffle puissant comme celui qui arracha Jean-Toussaint à sa terre et aux bras de Mamilouise pour le précipiter dans ceux de Marie-Eve. Que restera-t-il d’eux quand le rugissement des vents mauvais se sera tu ?

elenaaL’auteur : Elena Piacentini est née en 1969 à Bastia. Elle a donné naissance à Leoni, le commandant de police corse qui dirige la section homicide de la PJ de Lille, capitale du Nord dans laquelle l’auteure vit. Dans ses romans, Elena Piacentini orchestre avec psychologie une humanité malmenée, souvent victime de ses choix entre l’ombre et la lumière. Après Des forêts et des âmes, finaliste du Prix des Lecteurs Quais du polar/20 Minutes et du Grand prix de littérature policière en 2015, Aux vents mauvais est le septième roman de la série.

 

 

 

Petits résumé et avis :

 

Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un corps en position de gisant permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition. Le policier et son lieutenant Thierry Muissen se retrouvent aspirés dans une enquête où s’entremêlent plusieurs destins, dont ceux de Jean-Toussaint, Mamilouise et Marie-Eve.

Au début, il y a le couteau qu’un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. À l’arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.

Septième aventure du commandant de police corse à Lille. Et je ne m’en lasse pas. Elena Piacentini est une des auteurs que je suis depuis ces débuts. Oui déjà 9 ans que je trouve son personnage , ses personnages attachants. Elena a trouvé son double dans le personnage de Pierre-Arsène Leoni. C’est certain. Léoni « est habité de convictions fortes, le sens de l’amitié, de la justice, même si tout cela n’est pas toujours compatible avec la loi. Il est donc bourré de contradictions, mais il sait les assumer  »  nous disait notre auteur, il y a quelques jours, lors du lancement de Aux vents mauvais. Mais il y a, certainement aussi, un peu de notre auteurs dans les proches de Léoni et dans son équipe de flic.

Justement cette équipe parlons en. Elle me fais bien penser à celle d’un commissaire bien connu. Un certain Adamsberg. Vous qui adoré retrouver ce groupe de policier, vous allez aimé les enquêtes de Léoni. Il y a du Fred Vargas chez Elena Piacentini. Et personnellement j’aimerai qu’elle connaisse le même succès.

On retrouve aussi dans chacun de ses romans , le goût de l’auteur pour les intrigues complexes au dénouement inattendu.

En plus de l’enquête policière, Elena porte un regard sur notre monde. Je ne sais pas si le but le l’auteur est de dénoncer les dérèglements de notre société. Ce qui est sur c’est qu’elle nous les fait voir. Elle se pose en observateur de son temps. Elle réveille notre mémoire et notre conscience citoyenne.

Dans chacun de ses romans, elle pointe du doigt une injustice, un dysfonctionnement, les improbités. Dans Des forêts et des âmes, c’est le lobby des laboratoires pharmaceutiques et leur leadership qui était mis en avant. Dans Carrières noires c’est les politiciens véreux rompue à toutes les magouilles qui occupe le haut du pavé….

Le politique, le social, l’économie sont au coeur de ses romans.

Ici c’est une infamie de notre histoire contemporaine qui nous est raconté. Il y est question d’une page sombre de l’histoire, largement méconnue : Quand dans les années 60 et 70, des centaines d’enfants réunionnais ont été déracinés dans le but de repeupler les campagnes françaises.

Elle va nous conter cette histoire à travers les yeux de Jean Toussain. Un petit gars arraché à son île et à ses proches qui va tenter de grandir en France loin des gens qu’il aime. Un jeune garçon déraciné qui se raccroche à la vie grâce à l’amour qu’il porte à Marie Eve et au rêve de retourner vieillir ensemble sur à la réunion, son paradis perdue.

Et dieu qu’il est émouvant ce Jean Toussain dans sa recherche de Marie Eve et des ses amours évanouies.

Et puis…Un roman Elena Piacentini ne serait pas un roman extraordinaire  sans cette écriture  unique et si singulière.  Cette plume qui transpire l’humanité, j’ai envie de dire l’humanisme. Car je le crois vraiment  que notre auteur est une écrivain humaniste. Car tel un philosophe, elle place l’homme et les valeurs humaines au-dessus de toutes les autres valeurs.

Oui la plume est unique et singulière, emplie de lyrisme et de poésie. Les mots chantent et s’entrechoquent. Elena cisèle ces phrases, elle les sublime par sa prose parnassienne. C’est un véritable plaisir de lecture. Un régal à lire.

Aussi si vous devait lire un livre en ce début d’année. Pas d’hésitation. Aux vent Mauvais, nuls doutes, il faut vous atteler.

Ok, j’arrête de suite mes alexandrins bancals. Mais vous de votre coté, promettez-moi de découvrir de toute urgence cet auteur de talent.

En plus vous n’aurez pas d’excuses ces précédents romans sont en poches.

elenaa elenaaa elenaaaa

Rencontre avec Elena Piacentini


ep

Il y a trois jours avait lieu le lancement de la septième enquête du commandant Léoni.

Pour la sortie nationale de ce 7e opus des aventures de Léoni, Véronique Ducros et Lamia Toumi ont imaginé une rencontre sous la forme d’une petite causerie.

lna

Présentation de l’auteur :

Lilloise d’adoption, Eléna Piacentini partage son temps entre une activité de consultante en management, sa famille et ses deux passions : la Corse et l’écriture. À 38 ans, elle a publie son premier roman, Un corse à Lille, dans lequel se côtoient son île natale et le Nord où elle s’est installée au milieu des années 1990.

Après 3 polars parus chez Ravet-Anceau, elle rejoint la team de Véronique Ducros qui vient de monter sa petite maison d’édition, Au-delà du raisonnable. Les deux femmes travaillent ensemble et parait dans la foulée, en 2012, Carrières noires. On y retrouve avec plaisir Pierre-Arsène Leoni, un Corse, commandant de police de la PJ de Lille, capitale du Nord. Dans les enquêtes de ce meneur d’hommes soudé à son équipe, ses amis, sa famille, Elena Piacentini orchestre, avec psychologie et tendresse, une humanité hétéroclite et malmenée, entre ombre et lumière.

Carrières noires est son quatrième roman. Et j’avoue que, moi qui suis fan de cette auteure depuis son premier roman, j’ai vu éclore avec ce titre une nouvelle grande dame de polar français. J’avais pressenti le potentiel d’Elena dans ces premiers titres. Mais avec ce titre, la collaboration avec sa nouvelle éditrice à porter ses fruits. La collaborations de ses deux femmes a été non seulement fructueuse mais aussi elle a été le déclencheur du véritable talent de notre auteur.

ADDRlivres-ADDR-300x219

La rencontre :

Je suis arrivée une bonne heure à l’avance chez Gibert Joseph. J’ai noté 17 heure que voulez vous. Alors j’en ai profité pour faire un petit tour dans le domaine de notre hôtesse, le rayon polar. Je n’ai pas été déçue, Lamia était là fidèle au poste. Elle renseignait des lectrices. Je me suis mélée à elles. Et nous avons échangé à brûle pourpoint sur nos lectures, partageant nos ressentis et conseillant nos coups de coeur.

lna4

Et puis Elena est arrivée.

Là quelques lecteurs présents en ont profité pour demander une petite dédicace, j’ai fait de même. Echangeant quelques mots avec Elena que je rencontrais pour la première fois. Je lui ai dit toute l’admiration que j’ai depuis tant d’année pour son talent de conteuse. J’ai lu son premier roman il y aura bientôt neuf ans.

Alors qu’Elena poursuivait ses dédicaces, quelques connaissances ont pointé leur nez. Et forcément entre passionnés nous n’avons pas pu nous empêcher de papoter entre nous. Cette fin d’après-midi a été l’occasion de revoir d’autres amoureux du polar et quelques autres auteurs venu(e)s en ami(e)s saluer et écouter Elana .

lnalna3

Papoter avec Jeanne Desaubry, Christiane et Michel Trigori, Pierre Faverole, Thomas Bauduret. Aperçu Ga Roupe, saluée Danielle Thiery, rencontré Alain Bron.

La causerie :

Puis est arrivé la causerie.

Lamia et Elena se sont installées devant nous. Et l’échange entre notre auteur et notre libraire a débuté.

Lamia nous prévient tout de suite, c’est pas simple de passer à la question un auteur de polar sans trop en dévoiler sur l’intrigue ou les intrigues.

lna

Elle demande à Elena si l’actualité influence son choix de sujet. Et…En effet le politique, le social, l’économie sont au coeur de ses romans.

Dans son dernier il y est question d’une page sombre de l’histoire, largement méconnue. Quand dans les années 60 et 70, des centaines d’enfants réunionnais ont été déracinés dans le but de repeupler les campagnes françaises.

Dans les années 60, La Réunion connaît une surpopulation dramatique, avec, en moyenne, 9 enfants par foyer, et un taux de chômage frôlant les 40 %. Sur l’île, le climat social est explosif. Parallèlement, en métropole, l’exode rural fait des ravages dans les campagnes désertées, et le besoin de main d’œuvre dans les fermes devient criant.

Pour le député de La Réunion, Michel Debré, le calcul est simple : il suffit de « déplacer le trop plein vers le trop vide ». L’élu met en place la politique d’une promotion de l’émigration massive vers la France métropolitaine grâce au Bumidom, le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’Outre Mer. À La Réunion, mais également à la Martinique et en Guadeloupe, l’administration française promet des études et des emplois aux candidats au départ.

On a menti aux familles, aux enfants, les déracinés n’ont pas fait les études promises. On a tout fait pour que les liens avec leur île soit coupés. Les petit Réunionnais étaient condamnés à l’assimilation.

Le scandale qui entoure les « Enfants de la Creuse », environ 1600 enfants de La Réunion envoyés dans les zones les moins peuplées de la France de 1963 à 1982, reste un vrai traumatisme pour nombre de ces gamins.

Puis pour finir et détendre l’atmosphère Lamia a proposé un mini portrait chinois à Elena. Un portrait croisé de notre auteur et de Léoni son personnage principal.

Nous avons beaucoup rit durant ce portrait chinois. L’humour d’Elena est contagieux.

lna1

Voilà, ce fut ma première rencontre avec Elena Piacentini.

Et vous savez quoi j’en redemande d’autres.

J’ai à mon tour de nombreuses questions à lui poser.

Pour en savoir plus : Notre petit avis sur la 6e enquête de Léoni :  Des forêts et des âmes, ICI

Merci  Lamia, Elena et Véronique pour ce parfait moment de partage.

Dérapage de Danielle Thiery


  dt&Le livre :Dérapages : une enquête du commissaire Edwige Marion  de Danielle Thiéry. Paru le 21 mai 2015 chez Versilio.19€; (370 p.) ; 23 x 16 cm
DTRéédité en poche  le 9 mars 2016 chez J’ai lu dans la collection Thriller.  8€ ; (509 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Un corps d’enfant est découvert sur une plage du Nord de la France. Un cas troublant qui laisse perplexes les médecins légistes. Même le commissaire Edwige Marion, de la PJ parisienne, n’a jamais rien vu de tel. Simultanément, elle récupère sa fille, choquée et couverte de sang : la jeune Nina a fui Londres et sa soeur Angèle. Elle est mutique. Angèle et son mari, un scientifique renommé, ont disparu. Quels peuvent être les liens entre cet enfant mort noyé, une adolescente traumatisée, et un scientifique spécialiste du génome humain… Le commissaire Marion s’engage dans une enquête périlleuse, où il lui faudra frayer avec l’effroi.

daniel10L’auteur : Danielle Thiéry est née à Viévigne en Côte d’Or le 15 octobre 1947. Elle fut la première femme commissaire divisionnaire en France en 1967. Elle a entre autres dirigé la sécurité d’Air France. Mauvaise graine, son premier polar a paru en 1997. Beaucoup d’autres ont suivi, dont certains ont été traduits. Elle est également l’auteur de la série télévisée Quai n°1 diffusée sur France 2.

 

Extrait :
Je suis né il y a longtemps, en 1950 pour être précis, dans les steppes de Russie, au fond d’un vieux hangar au milieu de rien. Dans la forêt de la toundra, pullulaient les renards et les loups. (…)
 (…) J’aurais pu rester enfermé à jamais, ne jamais réapparaître. J’aurais pu mourir aussi, bien sûr, parce que le climat est rude entre Novossibrisk et Akademgorodok. Pourtant, je suis là. Bien vivant. Et les secrets les mieux gardés finissent par sortir de l’ombre, j’en suis la preuve éclatante. Je suis en pleine forme, heureux de montrer de quoi je suis capable.
L’humanité m’attendait depuis toujours. Elle ne sera pas déçue.

 

Résumé et l’avis de Marie Noëlle:

 – Paris, 9h, le bébé de 4 mois de Jennifer est enlevé et échangé contre une fillette bizarre.

– Berck plage, le corps d’un enfant, très déconcertant, est découvert sur la plage . Un cas troublant qui laisse perplexes tant les forces de police que le médecin légiste.

– Au même moment, la fille d’E.Marion, Nina est retrouvée en état de choc et couverte de sang dans l’Eurostar à Paris. Nina a quitté Londres et sa sœur Angèle, clandestinement. Elle est murée dans son silence. Angèle et son mari, un scientifique renommé, ont disparu.

Une enquête complexe et sordide va commencer pour la commissaire Marion.

Pour la petite histoire, j’avais « quelques » (je dis quelques car une petite dizaine !) D.THIERY dans ma PAL, et puis BIM……

Quand on entre dans le monde d’E.Marion, on devient addict, c’est mon cas et je dois avouer ne pas m’en lasser.

Voilà encore une histoire qui décoiffe, j’ai nommé : DÉREPAGES, le dernier né de D.THIERY.

371 pages menées de main de maître, on plonge direct dans cette histoire, fictive, certes, mais tellement bien écrite et criante de vérité.

Comme à son habitude E.Marion mène la danse avec son caractère bien trempé mais tellement attachante.

Le rythme est sans concession tant est si bien qu’on ne décroche pas comme ça.

Je ne peux rien dire de plus car vous l’avez compris, j’ai A D O R É !

Alors ne vous posez pas de questions, direction votre librairie préférée….

Un dernier mot pour finir : MERCI MADAME pour ces moments passés à vous lire, j’en redemande !

 

Lire le début de dérapage