En voyage avec Collectif Polar, tag de l’été du Randonneur

En voyage avec Collectif Polar, 

le tag de l’été du Randonneur

L’été se termine, mais c’est encore la canicule.

Alors si vous avez envie de plus que du frais, de souffler de la vapeur par les narines, après avoir traine votre rocking-chair devant le congelo porte ouverte en sirotant un big mug de Jet27 pur on the rocks.

Voila ce que je pourrais vous conseiller, pour vous y croire, au pole nord


– la petite trilogie de Mo Malo,

on pourrait croire d’un inuit, mais c’est un parisien l’auteur. Facile a lire, assez réaliste. Rafraichissant.

Dans le vaste pays blanc, l’esprit de Nanook se réveille. Le grand ours polaire, seigneur des lieux, protégera les siens. Jusqu’au bout.

Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecoeur que ce redoutable enquêteur de Copenhague accepte d’aller aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières ont été retrouvés, le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais depuis quand les ours crochètent-ils les portes ?

Flanqué de l’inspecteur inuit Apputiku – grand sourire édenté et chemise ouverte par tous les temps -, Qaanaaq va mener l’enquête au pays des chamanes, des chasseurs de phoques et du froid assassin. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines.

 

 

 

Que peut le meilleur des flics quand une enquête en vient à ébranler sa raison ? Sous la beauté impassible des paysages du Groenland couvent les passions les plus noires.

L’inspecteur danois Qaanaaq Adriensen ne pensait jamais s’habituer aux rudesses du climat groenlandais. Cela fait pourtant sept mois qu’il officie sur la grande île blanche, comme chef de la police locale. En compagnie de son adjoint, l’Inuit Apputiku Kalakek, il trompe son ennui en jouant à la roulette groenlandaise. Jusqu’au jour où, dans la baie touristique de Diskø, un cadavre est retrouvé, figé dans la glace d’un iceberg.

La victime n’est pas tombée : elle a été piégée vivante. Qui pouvait concevoir une haine assez puissante pour lui infliger une fin aussi cruelle ?

Au milieu des icebergs à la dérive, Qaanaaq, flic cabossé, tente de garder le cap. Mais il est bientôt rattrapé par un deuxième meurtre, qui le touche en plein coeur – et menace de faire vaciller sa propre raison.

 

 

Saluée par de nombreux festivals et prix littéraires, traduite dans plusieurs langues, la série des enquêtes de Qaanaaq Adriensen fascine et surprend. Une poursuite hallucinante contre le mal et contre soi-même.

Dans les villages du Groenland, une étrange épidémie de suicides touche les jeunes gens. La misère sociale et la rudesse climatique n’expliquent pas tout.

Après un long passage à vide, la hiérarchie de Qaanaaq Adriensen l’a autorisé à reprendre son poste de chef de la police de Nuuk, la capitale du pays. Mais sous deux conditions : être suivi par une thérapeute et renoncer aux expéditions sanglantes qui ont fait sa réputation. Hélas, ses démons le reprennent vite, au grand dam de son adjoint inuit, Apputiku Kalakek.

Qaanaaq découvre que les différentes morts sont liées par les traces du passage d’un mystérieux chamane chez plusieurs victimes. Et partout où se rend le policier, lui sont livrées, colis après colis, les pièces d’un puzzle macabre. Paranoïaque, disent-ils ? Qaanaaq veut prouver à tous que ses failles n’ont pas atteint ce qu’il a de meilleur en lui : son instinct de chasseur.

 

 

 

Celle de Mads Peder Nordbo. C’est un Danois, normal retorquerez vous. Ben oui, pas encore d’auteurs de polars inouits. Ils manient plus le harpon et l’hamecon que le crayon.

 

La fille sans peau : Niviarsiaq ameqanngitsoq

Nuuk, Groenland, 2014. Une découverte sensationnelle fait frémir la petite communauté : le corps d’un Viking est extrait de la glace, en parfait état de conservation. Mais le lendemain, le cadavre a disparu et on retrouve l’agent de police qui montait la garde nu et éviscéré comme un phoque. L’épouvantable procédé résonne funestement avec des affaires de meurtres non élucidées datant de plus de quarante ans.

Le journaliste danois Matthew Cave s’immerge dans ces cold cases, révélant le destin terrible de tant de fillettes de la communauté. Mais sa quête menace clairement les intérêts malsains de certaines personnalités importantes de l’île, et il comprend assez vite que sa curiosité risque de s’avérer fatale. Étrangement, la seule à qui il ose faire confiance est une jeune chasseuse de phoques groenlandaise récemment libérée de prison.

La Fille sans peau nous plonge dans un monde fascinant et hostile recouvert d’une couche de glace vieille de plus de cent mille ans, dont la beauté envoûtante cache une nature imprévisible et souvent meurtrière. Un arctic noir viscéral et addictif qui ne laissera personne indifférent.

 

Angoisse glaciale : annilaanganipalaaq

Base militaire de Thulé, Nord du Groenland, 1990. Une expérience scientifique est menée, visant à développer une pilule qui permettrait de mieux résister au froid. Les conditions deviennent de plus en plus difficiles et les tensions montent, jusqu’au drame. Deux cobayes sont retrouvés assassinés et le coupable semble s’être suicidé. Il s’agit de Tom Cave, le père de Matthew.

Vingt-quatre ans plus tard, alors que sa demi-soeur est portée disparue, ce dernier reçoit une lettre extrêmement déconcertante : l’auteur n’est autre que feu son père.

Que s’est-il réellement passé sur cette base militaire ? Et y a-t-il un lien avec la disparition de sa demi-soeur ? Avec l’aide de la jeune chasseuse de phoques, Tupaarnaq, Matthew va parcourir le Groenland et tenter de déjouer de nombreuses embûches afin de découvrir la vérité avant qu’il ne soit trop tard. Car quelqu’un semble prêt à tout pour les en empêcher.

Un arctic noir haletant qui ne fait pas trembler que de froid.


– un polar égaré de Peter Høeg, autre Danois, vrai globe trotter puisqu’il a mis un temps ses amarres et y lécher les icebergs : Smilla et l’amour de la neige (1992). Depuis il ne semble pas y être revenu.

 

Peu avant Noël, à Copenhague, un garçon groenlandais de six ans se tue en tombant du toit d’un immeuble. Accident, conclut la police. Tel n’est pas l’avis de Smilla Jaspersen. Elle connaît l’enfant. Et, surtout, elle «connaît» la neige : de son enfance à Thulé, elle a gardé une perception et un amour aigus des espaces vierges.

En dépit du silence dont certains entourent l’affaire, Smilla décide de conduire sa propre enquête. Le point de départ de ses recherches : Copenhague, son aboutissement : Gela Alta, île de la côte ouest du Groenland, d’où un mystérieux équipage doit partir dans quelques jours, à destination de l’Arctique…


– pas polars mais des racontars, ceux de Jorn Riel, incontournables, si l’on veux toujours s’y croire et que l’on a déjà tout lu le ci-dessus.

Les racontars arctiques : La passion secrète de Fjordur : et autres racontars

La passion secrète de Fjordur

Fjordur pensait à sa passion, il lui arrivait d’en avoir des palpitations comme un garçon de dix-sept ans avant un rendez-vous d’amoureux, et cette pensée le rendait à la fois nerveux et sauvage. Mais Fjordur luttait et réprimait ses pulsions.

Pendant deux ans, à la cabane de Hauna, il tint bon, chassant assidûment pour tenir sa passion à distance. Mais quand fut installé l’émetteur de Cap Rumpel, sa passion fit voler en éclats les garde-fous patiemment édifiés. Dans un état proche de la transe, il partit à Cap Rumpel pour envoyer un télégramme à Copenhague.

Sinon, pour celles ou ceux qui ne veulent pas voler si loin, l’incontournable série d’Arnaldur Indriðason avec son père Erlendur qui a fini par rejoindre pour de bon son frère dans des eaux glaciales.

Reykjavik, 1979. Le corps d’un homme est repêché dans ce qui va devenir le lagon bleu. Il s’agit d’un ingénieur employé à la base américaine de l’aéroport de Keflavik. Dans l’atmosphère de la guerre froide, l’attention de la police s’oriente vers de mystérieux vols effectués entre le Groenland et l’Islande. Les autorités américaines ne sont pas prêtes à coopérer et font même tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher la police islandaise de faire son travail. Dans un climat de tension, conscients des risques qu’ils prennent, Erlendur et Marion Briem poursuivent leur enquête avec l’aide d’une jeune femme noire, officier de la base.

Le jeune inspecteur Erlendur vient d’entrer à la brigade d’enquêtes criminelles, il est curieux, passionné par son métier, soucieux des autres, mais il ne cache pas son opposition à la présence américaine sur le sol islandais.

En parallèle, il travaille sur une vieille affaire non résolue. Une jeune fille disparue sur le chemin de l’école quarante ans plus tôt, à l’époque où la modernité arrivait clandestinement dans l’île, portée par les disques de rock et les jeans venus de la base américaine.

Indridason construit un univers particulier, une atmosphère pénétrante et sans nostalgie, un personnage littéraire de plus en plus complexe, et le roman noir, efficace, est transformé par la littérature.

 

 

Enfin pour les chauvins, ceux, les livres, de notre national Paul-Emile Victor, qui en eut tant soupé du grand nord, qu’il s’ acheta une ile dans un atoll du grand sud.

 

Banquise : terres inconnues du Groenland

En 1934, pendant quatorze mois, le célèbre explorateur partage le quotidien d’une famille d’Esquimaux d’Ammassadik et parcourt le Groenland, la Laponie, l’Alaska et Terre Adélie. Cet ouvrage rassemble ses journaux de route, dans lesquels il consigne ses observations sur le mode de vie de ce peuple.

Après des mois passés parmi les Esquimaux, Paul-Émile Victor n’est plus un kratouna, un Blanc. Aguerri à la chasse, inventeur de son propre système d’attache des chiens de traîneau, il continue néanmoins d’étudier le savoir-faire ancestral de ce peuple et retranscrit quotidiennement ses observations. De l’art bien particulier de la négociation à la répartition des fruits de la chasse se dessine en creux le portrait d’une société exceptionnellement organisée et riche d’une humanité à retrouver.

 

 

 

Egalement, de 4 mains, d’une paire, frère et sœur, danois itou, pas encore lu : Lotte et Søren Hammer.
J’espère d’une autre veine que les deux funestes paires suédoises.
Me demandez pas les noms.
C’est le prix a payer.

Le jour de la rentrée, deux enfants découvrent un spectacle cauchemardesque dans le gymnasede leur école. Cinq corps d’hommes ont été mutilés à la tronçonneuse avant d’être pendus au plafond dans une mise en scène d’une précision terrifiante. L’inspecteur en chef Simonsen interrompt aussitôt ses vacances avec sa fille et rentre à Copenhague pour prendre la direction de l’enquête. Dès les premiers interrogatoires, l’étrange concierge de l’école, un marginal qui dissimule un esprit retors derrière un alcoolisme de façade, tient des propos contradictoires et délibérément provocateurs…

L’identification des corps est compliquée par leur état de mutilation, mais l’ablation systématique des parties génitales ressemble à une signature. Au même moment, un riche entrepreneur victime d’abus sexuels dans sa jeunesse lance une vaste campagne de communication pour dénoncer le laxisme de la justice danoise vis-à-vis des pédophiles. L’opinion publique s’empare du débat, menaçant de parasiter l’enquête. Le concierge, de son côté, échappe à la surveillance de la police et achève définitivement de brouiller les pistes… Simonsen, qui a trop d’expérience pour ne pas se méfier des coïncidences, comprend qu’il a affaire à un plan de grande ampleur dont il ne connaît encore ni les tenants, ni les aboutissants…

Dans ce premier roman intense et foisonnant, Lotte et Søren Hammer construisent une intrigue millimétrée et roublarde sur un sujet encore largement tabou au Danemark. Dressant le portrait d’une opinion qui prend fait et cause pour des meurtriers, les auteurs renvoient le lecteur à ses propres certitudes éthiques.

« Tavvauvutit » dit’on en Inuktitut.

« Ciao Ciao » en transalpin

6 réflexions sur “En voyage avec Collectif Polar, tag de l’été du Randonneur

  1. Il fait déjà frais chez nous, mais ces conseils lecture sont bienvenus quand même 😊. Je doutais au début de Mø Malø (sans doute à cause de l’engouement général qui a tendance a me faire peur) mais finalement, j’ai aimé chaque tome un peu plus que le précédent et je serais ravie d’en voir arriver un nouveau !

    Aimé par 1 personne

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