Les dames de Marlow enquêtent : Mort compte triple, Robert Thorogood

le livre : Les dames de Marlow enquêtent : Mort compte triple de Robert Thorogood. Traduit de l’anglais par Sophie Brissaud.  Paru le 6 mai 2021 chez La Martinière. 14€90. (390 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 20 x 13 cm

4e de couv :

C’est drôle, c’est exquis, c’est anglais ! Quand Miss Marple rencontre le Capitaine Marleau : la série phénomène dont vous ne pourrez plus vous passer.

Dans la petite ville de Marlow, en Angleterre, Judith Potts, 77 ans, mène la vie qui lui plaît. Elle boit un peu trop de whisky et se baigne toute nue dans la Tamise, et alors ? Au pays des excentriques, elle est la reine !

Un soir, elle entend, provenant de la maison de son voisin, un cri suivi d’un coup de feu. Elle en est sûre : un meurtre a été commis. Mais la police ne la croit pas. Pas d’énigme sans solution pour Judith Potts ! La vieille anglaise passionnée de mots-croisés va se lancer dans l’enquête avec, à ses côtés, Becks, la femme du vicaire, et Suzie, la promeneuse de chien et commère attitrée de Marlow. Vous reprendrez bien un nuage de crime avec votre thé ?

L’auteur : Robert Thorogood est le créateur et scénariste de la série TV à succès Meurtres au paradis, suivie par 5 millions de téléspectateurs en France. Il a écrit aussi des romans tirés de cette série, 2 sont parus en France. Il nous propose ici la première enquête des Dames de Marlow,

 

 

 

 

 

Extraits :
« Mrs. Judith Potts avait soixante-dix-sept ans et son existence n’était que félicité. Elle habitait une grande maison de style Art nouveau au bord de la Tamise et exerçait un métier qu’elle adorait, et qui ne lui prenait pas plus de temps qu’elle ne voulait y consacrer. Cependant, son plus grand bonheur était de vivre seule, sans homme. Ainsi, personne lui demandait chaque soir ce qu’il y avait à dîner, ni pourquoi elle sortait dès qu’elle mettait le pied dehors. Il n’y avait personne non plus pour lui reprocher ses dépenses en whisky. Elle avait en effet l’habitude de prendre un petit verre tous les soirs vers 6 heures. »
« Je m’appelle Becks Starling, dit celle-ci, tendant la main. Mais vous pouvez m’appeler Becky. En général, on m’appelle Becks.
– Ah, vous êtes la femme du vicaire ? demanda Judith, ravie.
– J’en ai bien peur, répondit Becks avec un sourire timide. Il faut bien que quelqu’un se dévoue. Ca vous embête si je sors du placard ?
– Pas le moins du monde !
– Merci dit Becks en s’extrayant du placard.
Désormais face à face, elles se trouvent dans une impasse : il n’existe aucune règle de conversation communément acceptée pour deux femmes de la classe moyenne qui viennent de faire connaissance alors que l’une vient de sortir d’un placard. »

 

Le post-it de Ge

Les dames de Marlow enquêtent : Mort compte triple, Robert Thorogood

 

Comment voulez vous que je résiste à la découverte de cette nouvelle série ? Surtout que la 4e de couverture me promet une rencontre entre Miss Marple et la capitaine Marleau. Moi qui suis fan !

Mais alors ces dames de Marlow enquêtent ça parle de quoi :

Rédactrice de grilles de mots croisés un peu trop portée sur le whisky, Mrs Judith Potts, une veuve de 77 ans, mène la vie libre et jouissive dont elle a toujours rêvé, plongeant chaque soir nue dans la Tamise pour sa revigorante baignade quotidienne. Un jour, sur la rive opposée, elle entend un cri suivi d’un coup de feu mais la thèse du suicide privilégiée par la police ne la convainc guère. Aussi décide-t-elle de mener sa propre enquête

Nous somme ici dans ce que les anglais appellent  un Cosy mystery , un Cosy crime ou un Cosy murder….. Un sous genre du polar qui a la côte actuellement, pour preuve la production éditoriale qui explose depuis quelques années. Mais ça je vous en reparle bientôt.

Revenons à nos Dames de Marlow, oui nous somme bien là dans un polar soft, pas de gore, pas d’effusion de sang,  pas de descriptions scabreuses de la scène de crime.  Non juste des détectives amateurs qui se prennent pour Sherlock Holmes ou Hercule Poirot. Un petit coin de campagne bien agréable à vivre et dont un meurtre vient perturber la tranquillité apparente.  Et surtout pas mal d’humour. 

Avec cette première enquête des Dames de Marlow, Robert Thorogood donne vie à une héroïne qui déchire tout : Judith Potts ! Mais ses deux comparses ne sont pas en reste Becks Starling, la femme du vicaire, une femme qui semble un peu coincée mais plus délurée qu’on ne le pense et Suzie Harris, promeneuse de chiens, un peu trop bavarde et une commère qui sait tout ce qu’il y a à savoir sur les habitants de Marlow, leurs travers,  leurs habitudes, leurs petites manies…

Et c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on suit leur aventure rocambolesques et farfelues.  Parce que il faut bien le dire, un peu d’humour dans ce monde de brute, ça ne peut que nous faire du bien. Et il n’y a pas de mal à se faire du bien , non ?

Et comme moi, je suis certaine que vous reprendrez bien un nuage de crime avec votre the anglais ?

 

Les personnages :

Judith Potts : Judith, vieille dame au caractère tranché, vit au bord de la Tamise et réalise des grilles de mots croisés pour la presse. Son talent pour résoudre les énigmes n’a d’égal que son incroyable courage, dont elle n’est
pas toujours consciente, pas plus que de sa réputation d’excentrique dans
toute la ville de Marlow (dont d’ailleurs elle se ficherait complètement
si elle était au courant).

Becks Starling
Ou faut-il dire Becky ? Ou Rebecca, plus convenable ? Becks (en fait, tout
le monde l’appelle Becks) n’en est jamais sûre. La quarantaine, tirée à
quatre épingles, ménagère accomplie voire maniaque, elle est la femme du
vicaire de Marlow et, à ce titre, doit penser à sa respectabilité sociale.
Mais sous ses dehors impeccables, Becks rêve de liberté et d’aventure
— enfin, quand elle s’y autorise.

Suzie Harris
Plus âgée que Becks et plus jeune que Judith, Suzie est promeneuse de
chiens à Marlow. Elle a la solidité d’une bonne fermière, l’autorité d’un
capitaine de galion et l’intelligence d’un fin limier: nul ne flaire mieux
qu’elle une entourloupe. Son cœur est aussi grand que ses manières sont
brusques, et si son dédain des convenances frise parfois le sans-gêne, sa
loyauté et sa bravoure en font une amie très appréciée.

Autres extraits :
« Si le passager d’un bateau passant là, à cet instant, avait levé les yeux vers la maison de Judith, il aurait vu une toute petite dame de soixante-dix ans, assez dodue, les cheveux en bataille, debout toute nue devant sa baie vitrée, à moitié couverte d’une cape telle une super-héroïne. Ce qu’elle était, à maints égards.
Mais elle l’ignorait encore. »
« Cette incertitude la frustrait et lui donnait aussi l’impression d’avoir affaire à plus malin qu’elle. C’était un sentiment qu’elle n’aimait pas. Pas du tout. »

13 réflexions sur “Les dames de Marlow enquêtent : Mort compte triple, Robert Thorogood

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