La sacrifiée du Vercors de François Médéline

Le livre : La sacrifiée du Vercors de François Médéline – Paru le 04 mars 2021 chez 10/18 – collection Grands détectives – Le prix broché 14.90 € (198 pages) ; format 12 x 19 cm

 4ème de couverture :

Une robe bleu roi roulée sous des branchages. Plus loin, une jeune femme sauvagement tondue gît sous un arbre.
Dans cette forêt du Vercors, Marie Valette a été violée et assassinée. Elle avait 24 ans.
Ce 10 septembre 1944, Georges Duroy, commissaire de police près le délégué général à l’épuration, et Judith Ashton, jeune photographe de guerre américaine, se trouvent sur la scène de crime.
En cette journée caniculaire, tous deux s’interrogent. Qui a pu s’en prendre si violemment à la fille d’une famille de résistants ?
Jeunes héros sortis de l’ombre, coupable idéal et villageois endeuillés s’affrontent dans les cendres encore fumantes de la Libération. Car au sortir de cinq années de guerre, ce sont les silences et les règlements de comptes qui résonnent sur les flancs arides des montagnes.

Avec force et intensité, François Médéline interroge la complexité des hommes et de leurs combats.

L’auteur : Né à Lyon en 1977, François Médéline est romancier.
Il émigre à Romans-sur-Isère à onze ans. Il y suit ses études secondaires et fait son apprentissage du rugby et du grec ancien.
Il est diplômé de l’Institut d’Étude politique de Lyon où il a été chargé d’enseignement et de recherche (en particulier en sociologie politique).
La Politique du tumulte (La Manufacture de livres, septembre 2012) est son premier livre.
Son deuxième roman, Les Rêves de guerre, qui a pour sujet principal le camp de concentration de Mauthausen, paraît en 2014 à La Manufacture de livres. Il remporte le prix Libr’à nous dans la catégorie « polar ».
Son troisième roman Tuer Jupiter, qui met en scène l’assassinat fictif du Président de la République Emmanuel Macron, paraît en 2018.
Il vit à Lyon.
Extraits :
« Il redresse le regard. C’est le bruit. Il connaît. Le craquement de brindilles. Il décrypte encore lentement. Il a besoin des yeux pour comprendre. Et il voit. Immédiatement, il entend mieux. Le claquement des sabots. Le souffle animal. C’est de l’autre côté de la fosse. Les naseaux humides et dilatés. L’écume du poitrail entre les longues jambes. Le cheval est pommelé. Et ce n’est pas un cheval mais une jument. Son corps puissant est moucheté de flocons. Ses jambes noircissent en direction du sol. Sa longue crinière est une coiffe royale, lisse, oblongue. Les crins soyeux de sa queue virevoltent de blanc. Et sur la selle, l’objet premier de la course : Choranche. »
« En résumé, les Fucilla viennent des Abruzzes. Ils y étaient bien. Ils ont fui le Duce et les fascistes. C’est une région prospère et ça ressemble au Vercors. Les gens comme eux risquaient trop. Lui était médecin, il est arrivé en France en 1934 et s’est installé dans le Vercors au printemps 1935. Renato Fucilla parle un français impeccable, pas d’accent. »
« Il est plus facile d’accuser un petit Italien de chapardage, commissaire. Ça contente tout le monde. Votre pays ne nous a jamais aimés. Un jour, d’autres que nous viendront et nous serons des vôtres. C’est comme ça depuis le début des temps, sauf pour les Juifs. »

  

La chronique jubilatoire de Dany

La sacrifiée du Vercors de François Médéline

Une jeune femme est retrouvée assassinée dans le Vercors. Elle est issue d’une famille modeste et pourtant porte des objets de luxe. Peut-être est-ce la raison de sa coupe de cheveux sauvage ?

Une famille de travailleurs italiens habite dans le secteur du crime. Peut-être sont-ils les auteurs de l’assassinat ? Tellement facile d’accuser l’intrus dans cette communauté vivant quasi recluse depuis la chute du maquis et la « prise de pouvoir » par les FFI.

Les FFI parlons-en … ceux de la XIIIème heure qui jouent les petits caïds de banlieue avant l’heure et les autres ! Des jeunes hommes forts de leur pouvoir, de leur domination et les autres forts de leurs convictions.

Une journée de septembre 1944, il faudra une journée à Duroy pour résoudre cette énigme, aidé par une jeune journaliste américaine.

J’ai aimé cette énigme tout en étant un peu déroutée par le style de l’auteur, son phrasé plus proche du langage parlé que de la littérature bucolique auquel le paysage aurait pu prêter. Les ambiguïtés des relations villageoises sont bien posées et le mobile du crime et des sévices interpelle le lecteur. Nous étions en 1944, les choses ne pouvaient plus être comme avant certes, la situation s’accommodant de quelques adaptations de la loi. Cependant l’absence totale de bienveillance a dû peser à ces survivants du plateau…

Dans les dernières pages, François Médéline laisse une référence à ce qui pourrait être son lien familial avec l’un des personnages : quel honorable mobile pour un auteur ! Agréable moment de lecture.

Lu en version numérique 10.99 €

Je remercie les éditions 10/18 pour leur confiance

7 réflexions sur “La sacrifiée du Vercors de François Médéline

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