Elena Piacentini à l’honneur : 45 #avril 2021

Elena Piacentini à l’honneur : 45 #avril 2021

Le quarante-cinquième « Auteur à l’honneur » sur collectif polar sera une auteure française, ou devrais-je dire Corse

Et c’est Elena Piacentini que j’ai choisi de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Isabelle qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! 
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !

 

Mais revenant à notre auteure ou préférez-vous autrice à l’honneur

J’ai choisi Elena pour tellement de choses différentes

La première c’est parce que les auteurs mis à l’honneur ici sont d’abord des auteurs que j’ai eu la chance d’interviewer en direct.

C’était à Saint Maur en Poche et j’avoue j’étais très impressionnée car oui Elena m’impressionne. Son regard profond qui vous sonde au premier coup d’œil. Cette force qui se dégage de ce petit bout de femme. Et puis l’écriture d’Elena m’impressionne, une écriture d’une grande rigueur stylistique, au vocabulaire précis et choisi ; un art consommé de la description et de l’analyse de ses semblables. Le style Piacentini est ainsi pausé !

Et puis j’aime la liberté d’Elena, ses valeurs, sa sensibilité mais aussi son sens de l’amitié.

Elle nous dit d’elle :

« Ingérable » a tranché le petit con qui s’est pris pour mon chef. Depuis j’ai pris le large.

« Excessive » soupire l’homme dont je suis aimée. Faut croire que ça conserve le feu des sentiments.

Mon chat ne pipe mot, juste de l’or dans le regard.

Moi je dis : libre.

Elena Piacentini à l’honneur : 45 #avril 2021

Biographie

 

Éléna Piacentini est née en Corse à Bastia le a passé toute son enfance et son adolescence, entre le maquis et les bras de sa grand-mère.

Elle dit volontiers qu’en Corse, elle a grandi  au milieu des chèvres et des livres. Des unes elle a conservé le caractère libre et frondeur, des autres, le goût de l’évasion et des atmosphères qui laissent une trace dans l’imaginaire.

Ses études supérieures et sa vie professionnelle l’obligent à traverser la Méditerranée pour un périple toujours plus septentrional. Nice, puis la Normandie, Paris, et enfin Lille, où elle s’installe en 2003comme consultante en management

Elle propose en 2008 son premier roman policier, commencé deux ans plus tôt, aux éditions Ravet-Anceau: Un Corse à Lille. C’est le début de sa collaboration avec cet éditeur, et le livre connaît un succès immédiat. Un Corse à Lille présente son personnage fétiche, Pierre-Arsène Leoni, policier insulaire émigré dans le Nord en compagnie de sa grand-mère.

Ce premier roman pose les bases de l’univers romanesque d’Éléna Piacentini : des intrigues tortueuses aux ramifications entremêlées.

C’est donc à Lille à Lille, qu’elle installe son héros Leoni, commandant de police en charge de la section homicide de la PJ. Ses aventures sont relatées dans Un Corse à Lille ( 2008-2017), Art brut (2009-2018), Carrières noires (2012), Le Cimetière des chimères (2013, prix Calibre 47 et prix Soleil noir), Des forêts et des âmes (2014, finaliste des sélections du prix des lecteurs Quais du polar/20 minutes et du grand prix de littérature policière) et Aux vents mauvais (2016) parus aux Éditions Au-delà du raisonnable.
Elle est également l’auteur de Comme de longs échos (Fleuve Éditions, 2017, prix Transfuge du Meilleur polar français et Plume d’or ; présent dans la sélection Le Point des 20 romans de l’année) et du Dernier Homme (éditions In8, 2018). Vaste comme la nuit a paru en 2019 chez Fleuve Éditions.

Dans ses romans, Elena Piacentini orchestre avec psychologie une humanité malmenée

Passons à sa … Bibliographie

Le tout premier celui qui m’a fait connaitre la plume d’Elena

Un Corse à Lille (2008-2017)

 

Leoni débarque à Lille avec une réputation de dur à cuire, sa grand-mère et ses dossiers. L’équipe d’enquêteurs dont il prend le commandement n’en sait pas beaucoup plus Le commandant Pierre-Arsène Léoni n’a guère le temps de s’habituer au climat du Nord. À peine arrivé à la P.J. de Lille, ce flic d’élite, spécialiste des homicides, doit faire face à une vague d’enlèvements de chefs d’entreprise dont on retrouve ensuite les cadavres, le torse marqué d’une croix. Racket, crimes mystiques ou règlements de comptes ? Léoni et son équipe traquent un ennemi qui rend sa propre justice. Aussi , c’est là sur le terrain.  que les flics se jugeront. Et le Corse préfère ça à de longs discours.

 

 

Art brut (2009-2018),

Le pape qui hurle est un célèbre tableau de Francis Bacon représentant un homme en cage. Quand une représentation en trois dimensions de cette peinture est découverte devant le Palais des Beaux-Arts, le directeur pense à une simple manifestation artistique et la fait déplacer. Mais en manipulant l’objet, les employés découvrent qu’un cadavre est caché sous la glaise. Le commandant Léoni est dépêché sur place au côté d’une séduisante médecin légiste pour éclaircir l’affaire. Il ne tarde pas à apprendre que Denis Hennaut, le responsable du musée, est un spécialiste de l’œuvre de Francis Bacon et que ce qu’il prenait pour une simple coïncidence pourrait bien être un message personnel. Il décide donc de fouiller dans le passé du riche héritier où la présence d’une jeune femme d’une incroyable beauté va de pair avec tromperie et trahison.

Vendetta chez les Chtis (2010)

Plusieurs meurtres sordides sont commis dans la région lilloise. Les victimes sont des femmes enceintes qui avaient décidé d’avorter. Sur les cadavres, l’assassin laisse des messages codés qui renvoient vers un tueur disparu depuis une dizaine d’années. Pourquoi cet individu recherché par Interpol réapparait-il dans le Nord ? Pierre-Arsène Leoni, commandant de la PJ de Lille, s’interroge. Il a l’impression que les messages lui sont personnellement destinés. Avec son équipe, il part sur les traces du dénommé Moloch. Les recherches s’orientent vers son passé et ses amis de Corse. Qui en veut à Leoni ?

 

 

Carrières noires (2012- 2016),

Leoni n’est plus commandant de police, il est retourné en Corse après la mort brutale de sa compagne. Un soir, à Lille où il est venu régler une dernière affaire personnelle, il découvre le corps sans vie d’une ancienne sénatrice influente, tante d’un futur candidat à la présidentielle. Malgré l’insistance d’Éliane Ducatel, médecin légiste, son remplaçant rechigne à ouvrir une enquête qui pourrait être gênante pour la carrière du neveu, et pour la sienne. Alors, le Corse et la légiste se lancent sur la piste de leur instinct, laquelle croise un trio de vieilles filles, un politicien en campagne, beaucoup de mal-aimés et une fouine. Mobilisés par la disparition de deux enfants, les membres de la PJ tentent malgré tout d’aider Leoni, qu’ils considèrent toujours comme leur patron. Mais les deux affaires se ramifient, se croisent et s’enfoncent dans les carrières souterraines de Lezennes, où se perdent bêtes et hommes, corps et âmes. Dans cette galerie de personnages agités par les meilleurs sentiments, et les pires aussi, chacun tente d’atteindre l’inaccessible ou d’enterrer l’inavouable. Trésors et ignominies scellés.

 Le Cimetière des chimères (2013-2016)

Devant la tombe encore ouverte de Franck Bracco – jeune self-made-man en vue -, une assemblée de notables, sa mère et sa compagne éplorées se tiennent sous la neige qui recouvre Lille. Des coups de feu retentissent : le rédacteur en chef des Échos du Nord est tué, un ponte de l’immobilier blessé. Leoni et son équipe vont devoir fouiller la couche épaisse des affaires brassées par des hommes qui, en vertu de la tradition de leur caste, avancent en se serrant les coudes… Du moins lorsque tout va bien. Et l’illusion que le monde tourne rond est parfaite pour ceux qui traitent leurs congénères comme des variables d’ajustement… Mais ce n’est pas le cas du Corse, ni des femmes qui l’entourent dans cette enquête, la légiste de son coeur et mémé Angèle en tête.

Au prix de quels sacrifices, offrandes ou hécatombes, chacun des personnages de cette histoire pourra-t-il sauver ce qu’il a de plus cher ? Depuis le cimetière de l’Est, territoire d’un gardien singulier, Leoni se lance dans une traque aux faux-semblants haletante. Ce qui n’apaise pas ses propres fantômes…

 

Des forêts et des âmes (2014-2017)

Dans le coma, l’agent Aglaé Cimonard dite Fée en raison de ses superpouvoirs numériques, n’est plus reliée à la vie que par la main et la voix d’Angèle, la grand-mère du commandant Leoni. Retraçant les derniers jours avant l’accident de la plus jeune flic de son équipe, Leoni part dans les Vosges interroger une de ses amies, standardiste dans un centre de soins psy pour adolescents. Le Corse doit trouver le lien entre le destin de son agent et celui de trois jeunes pensionnaires de cette clinique financée par un laboratoire pharmaceutique leader sur le marché des antidépresseurs. L’épaisse forêt vosgienne étouffe-t-elle seulement le bruit de la folie des hommes ? Ou aussi celui du scandale ? Leoni pourra-t-il porter secours aux âmes qui s’y sont perdues ?

 

 

 

 

Aux vents mauvais 

Au début, il y a le couteau qu’un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. À l’arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.

Lorsque le corps d’une jeune femme est retrouvé dans la cave d’une maison sur le point d’être démolie, la liaison avec la disparition de Jessica, 17 ans, enfant de la DDASS, est très vite faite. Sur le banc des accusés : trois jeunes qui ont déjà prouvé la bêtise et la violence dont ils sont capables. Mais si le commandant Leoni peut arrêter l’un des trois pour viol, il est obligé de se rendre à l’évidence : le meurtrier est ailleurs.

Son obsession : la justice. Pour elle et pour tous les autres, les déracinés, les déplacés, jetés aux vents mauvais. Aux sanglots longs des victimes, donner enfin des réponses…

 

Comme de longs échos

« Partout, les monstres sont chez eux… »

Vincent Dussart est sûr de son coup.

Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.

Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.

Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

 

Vaste comme la nuit 

« Des habitants qui ont avalé leur langue. Une forêt où rôde un étrangleur de bêtes. Trois maisons isolées en lisière de forêt et l’Eaulne pour frontière… »

La capitaine Mathilde Sénéchal n’aurait jamais imaginé retourner sur les lieux de son enfance, un petit village non loin de Dieppe. Mais quand. Lazaret, son ancien chef de groupe, lui fait parvenir une lettre sibylline, elle comprend qu’elle va devoir rouvrir une enquête vieille de trente ans. Qu’elle le veuille ou non, le passé ne meurt jamais. Il a même des odeurs, ces odeurs qu’elle sait identifier comme personne et qui sont aussi son talon d’Achille. Il est temps pour elle de sonder sa mémoire défaillante et d’affronter la vérité.

« Pas besoin d’aller chercher plus loin qu’un fait divers quand le talent tient la barre. »

 

Elle écrit aussi une nouvelle dans le coffret « Autour de minuit » chez in 8e

Autour de Minuit

Autour de minuit, les chats sont parfois gris et la réalité bascule du côté obscur. Quatre écrivains racontent ici comment la nuit modifie les choses et les individus. Le héros de Carlos Salem croise une blonde aux pouvoirs inquiétants, celui d’Anne-Céline Dartevel travestit les apparences, le pompiste de Marin Ledun paye cher un plein d’essence et la vendetta corse n’est pas une figure de style avec Elena Piacentini.

La nuit reste le moment favori des écrivains de roman noir qui mutent en voyeurs et se tiennent sur une ligne de crête entre violence et poésie.

Quatre nouvelles qui mettent en scène des personnages aux prises avec la nuit, entre travestissement, vendetta, maléfices et violence.

 

 

Le dernier homme chez In 8 éditions

Le dernier homme

Dans un hameau isolé de la Corse, l’instituteur à la retraite a racheté la maison voisine de celle de Séverin, son ancien élève devenu éleveur. Désormais amis, il tente en vain de le protéger de la haine que lui porte son frère Antoine, maladivement jaloux depuis toujours de son aîné.

 

 

 

 

 

 

 

 

Elena Piacentini est également l’auteure de plusieurs nouvelles dont certaines exclusivement au format numérique aux éditions SKA.

Et aussi ses participations à des recueils de nouvelles

Les auteurs du noir face à la différence,

recueil de nouvelles/ Collectif d’auteurs, 2012 Jigal

La détresse d’une femme amnésique, une tragique balade en mer, un ange qui tue, les sévices ou la solitude, le sacrifice de jeunes albinos en Afrique, un racket infernal, le piège d’une pickpocket, un dingue du scalpel, la bête humaine, le drôle de journal intime d’une petite fille autiste… 15 auteurs, 15 talents, 15 histoires très noires pour illustrer la différence et décrire ce terrible regard qui pourrit la vie de toutes les victimes d’une discrimination. Déroutant, dérangeant, parfois insoutenable, voici un recueil à lire et à partager avec émotion, parce que derrière ces histoires, il y a toujours quelqu’un qui souffre et en crève… Noir, intense et engagé !

 

 

 

 

Irradiés,

recueil de nouvelles / Collectif d’auteurs, 2014 Atelier Mosésu

Le 26 avril 1986 à 1 h 23, la fusion d’un réacteur en 1 Ukraine provoque la catastrophe nucléaire la plus importante du XXe siècle…

Cette explosion a propagé dans l’atmosphère l’équivalent radioactif de quatre cents fois la bombe d’Hiroshima.

Près de trente ans plus tard, la radioactivité est toujours présente en quantité trop élevée, la zone est toujours contaminée et des enfants vivent non loin de là.

C’est pour eux, et pour que vive l’association Nord-Pas-de-Calais Tchernobyl, que le collectif des auteurs du noir s’est mobilisé cette année.

Autour de Franck Thilliez, parrain de ce recueil, douze femmes comme autant de mois dans l’année. Parce que ce sont les femmes qui irradient le monde, jour après jour.

Treize auteurs, treize nouvelles à découvrir pour les aider.

 

Voilà j’espère vous avoir fait découvrir l’univers d’Elena Piacentini. Et donner envie de la lire

Et surtout si vous avez la chance de la rencontrer en salon ou en dédicace, allez lui parler et saluer là de ma part.

4 réflexions sur “Elena Piacentini à l’honneur : 45 #avril 2021

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