L’assassin des ruines de Cay Rademacher.


 

Le livre : L’assassin des ruines  de Cay Rademacher. Traduit de l’allemand par Georges Sturm. Paru le 8 février 2017 aux Ed. du Masque dans la collection Grands Formats. 20€90 ; (331 p.) ; 23 x 14 cm
4e de couv :
Hambourg, 1947. Une ville en ruines, occupée par les Britanniques et confrontée à l’hiver le plus froid du siècle. Les réfugiés et les sans-logis se retrouvent suite aux bombardements à aménager des trous de cave, à vivre dans la promiscuité des bunkers et des baraques. Les aliments sont rationnés, le marché noir est florissant.
Lorsque le cadavre d’une jeune fille nue est retrouvé parmi les décombres sans aucun indice sur son identité, l’inspecteur Frank Stave ouvre une enquête. Dans cette période d’occupation, la population hambourgeoise ne doit en aucun cas apprendre qu’un tueur menace la paix. Les enjeux sont élevés et l’administration britannique insiste pour que l’inspecteur allemand soit accompagné par Lothar Maschke de la Brigade des moeurs et par le lieutenant McDonald pour élucider l’affaire. Mais d’autres morts sans identité sont vite découverts et Stave, hanté par les souvenirs de sa femme décédée pendant la guerre et de son fils porté disparu, doit surmonter ses propres souffrances pour traquer l’assassin qui rôde sur les sentiers des ruines…

Inspiré d’une véritable affaire toujours non élucidée à ce jour, L’Assassin des ruines dresse le portrait glaçant d’une ville ravagée en proie à un serial killer sans pitié.

 

« Notre société est dévastée, se dit l’inspecteur Stave. Nous, les flics, pouvons seulement déblayer les ruines. »

L’auteur : Cay Rademacher est né à  Flensbourg , en 1965. Il a étudié l’histoire anglo-américaine et la philosophie à Cologne et à Washington avant de devenir journaliste et écrivain. Il a écrit, entre autres, pour GEO et Die Zeit et il est le cofondateur du journal GEO Epoche. Ses romans et documents sont publiés dans huit pays.
Il a vécu à Hambourg avant de s’installer avec sa famille en Provence.

Le Post-it de votre bibliothécaire

 

Extrait : 
Plus vite ils parlent, plus vite nous les renvoyons chez eux. Nous ne sommes pas des barbares. Nous n’avons pas besoin d’utiliser les méthodes de la Gestapo. Nous attendons. La plupart du temps, nos candidats collaborent dès le premier jour et nous confessent tout ce qu’ils savent. Ils sont fiers de leurs inventions, comme des gamins pleins d’ambition. Même quand il s’agit des armes les plus meurtrières. Surtout là, d’ailleurs.

Hambourg, 1947. La ville en ruines est occupée par les Britanniques. Lorsque le cadavre d’une femme nue est retrouvé dans les décombres, l’enquête est confiée à l’inspecteur Franck Stave, qui doit agir en toute discrétion pour ne pas menacer la paix. Or, Stave, hanté par les souvenirs de sa femme et de son fils disparus, doit surmonter ses souffrances pour traquer le meurtrier. Premier roman.

 Tiré d’une véritable affaire jamais résolue (une série de meurtres perpétrés à Hambourg) juste après la chute du reich, ce roman historique nous plonge dans une ville dévastée par les bombes et le quotidien des allemands en proie aux conditions extrêmes, froid intense, rationnement, dénazification… le mal est représenté dans ces meurtres dans des quartiers ouvriers détruits. On suit ces hommes et ces femmes qui tentent de survivre au chaos laissé par la guerre et à leurs tentatives de retrouver un peu d’humanité, qu’un tueur entend détruire par ces cadavres laissés dans les décombres.

Une nouvelle belle découverte de la littérature policière allemande qui nous réserve décidément de fort belle surprise. Une histoire et une lecture marquante à découvrir de toute urgence.

MHF

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Un prince de sang de Olivier Seigneur


 

Collectif polar.biblio

 

Un prince de sang, La pompadour mène l'enquêteLe livre : Un prince de sang, La pompadour mène l’enquête de Olivier Seigneur. Paru le 16 novembre 2016  chez  Marabout dans la Collection Fiction – Marabooks GF
4e de couv :
Paris, 1755. Des jeunes filles sont retrouvées mortes et exsangues. Louis XV exige qu’une enquête soit menée, mais en toute discrétion.
La favorite du roi, la marquise de Pompadour, confie donc l’affaire à son valet et homme de confiance, Florimond.Les investigations de ce familier de la cour le mèneront à soupçonner le comte de Charolais, cousin de Louis XV. Une piste que la Pompadour refuse de considérer : on ne s’en prend pas à un prince du sang !
Mais Florimond n’est pas prêt  à renoncer : sa jeune sœur est introuvable depuis de longues années, et il en vient à se demander si sa disparition ne serait pas elle aussi un méfait du sinistre comte Charolais.Du palais de Versailles aux rues de Paris en passant par le Parc-aux-Cerfs, où Louis XV « élevait » des jeunes filles pour sa « consommation » personnelle, la Pompadour et son valet nous entraînent dans les coins et les recoins de la cour et le long des méandres de l’esprit sadique d’un serial killer.
seigneur01L’auteur : Olivier Seigneur est l’auteur de nombreux romans. Olivier Seigneur est né en juin 1956 à Paris. juriste de formation, il est rédacteur en chef d’une revue consacrée à l’actualité politique publiée par l’administration française. Il a reçu en 1994 le prix du festival de Cognac pour Des lapins et des hommes. Il est aussi à l’aise dans le roman policier humoristique que dans le roman policier  » historique  » grâce à son excellente maîtrise de l’intrigue et de la narration.
 Extrait :
« Vite, courir, vite. Déjà il lui semblait entendre au loin le murmure rassurant de la ville, le cahotement d’une charrette, le caquètement d’une volaille égarée. Le gravier écorchait ses pieds nus, mais elle ne le sentait pas. Le mur d’enceinte du domaine se rapprochait, et avec lui la liberté. Plus que quelques pas, quelques instants. La fille crut même entendre, 8par-delà le haut mur, des enfants qui criaient, jouaient. La vie…, c’était la vie qui lui adressait un signe joyeux, une promesse. Une fois parcourues vingt ou trente toises, ce serait le salut. Elle n’allait pas mourir, du moins pas ici, pas maintenant. Mais dans longtemps, très longtemps, chargée d’années et de bonheurs à venir, et surtout ailleurs, chez elle, auprès des siens, de ses petits-enfants. Elle courait, volait. Maintenant elle était libre. Presque…
Soudain, retentit une voix claire, assurée. L’annonce de sa mise à mort. »

Petit avis du bibliothécaire : Le post-it de Véra

A Paris, en 1755, des jeunes filles sont retrouvées mortes. Louis XV demande qu’une enquête soit menée. La marquise de Pompadour, sa favorite, confie l’affaire à son valet et homme de confiance, Florimond. Ce dernier soupçonne rapidement le comte de Charolais, cousin du roi.

Bien écrit, le rythme dynamique est agréable, et les explications historiques en bas de page restent brèves et ne freinent pas la lecture, au contraire, ainsi tout est clair…sauf cette sombre histoire bien sûr !

On entre avec plaisir dans ce polar au temps de Louis XV, entre les intrigues, les crimes sordides, les jeux de pouvoir, tout pourrait être actuel, et en même temps le recul donné par ce virtuel voyage dans le temps ajoute encore à l’intérêt du livre.

Les personnages historiques

Louis XV, roi de France et de Navarre, né en 1710.

Jeanne Antoinette Poisson, épouse Le Normant d’Étiolles, marquise de Pompadour, née en 1721, favorite du roi depuis 1745.

Charles de Bourbon-Condé, comte de Charolais, cousin du roi, né en 1700.

Louis Dominique Bontemps, premier valet de chambre du roi, né en 1738.

Nicolas René Berryer, comte de La Ferrière, lieutenant général de police, né en 1703.

Les personnages romanesques

Jean Florimond, valet de la marquise de Pompadour.

Guillaume de Turpin, intendant du comte de Charolais.

Victoire Escuiller, une jeune veuve.

97825011040120-3622691

Je suis Pilgrim de Terry Hayes : La première chronique que j’écrivais pour Collectif Polar


chouchous-du-week-end

Il y a tout juste 2 ans je débutais une folle aventure en créant mon propre blog.

Je le rêvais depuis longtemps déjà . Je le voulais participatif, je le voulais récréatif et sans prétention aussi.

Bref je voulais m’amuser.

Alors je ne suis lancée dans le grand bain blogueste.

Et ma toute première chronique pour Collectif Polar fut un retour de lecture sur un bouquin qui m’avait fortement  marquée quelques  dix mois plutôt.

Aussi aujourd’hui, en ce jour anniversaire, j’aimerai vus refaire découvrir ce titre qui entre temps est sorti en poche et à fait beaucoup parler de lui !

Alors aujourd’hui j’en fais mon chouchou du week end

Allez c’est parti !!!


97827096458050-2000171
Le livre : Je suis Pilgrim de Terry Hayes
. Traduit de l’anglais par Sophie Bastide-Foltz. Paru le 2 avril 2014 chez Lattes. 22,90 € ; (647 p.) ; 23 x 15 cm

97822530016760-2537935Réédité en poche le 1er avril 2015 chez Le Livre de Poche dans la collection Thriller.  8€90 ; (909 p.) ; 18 x 11 cm.

4e de couv :

Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan.

Un chercheur torturé devant un laboratoire syrien ultrasecret.

Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité.

Et en fil rouge, reliant ces événements, un homme répondant au nom                                                       de Pilgrim.

th (1)L’auteur : Ancien journaliste, Terry Hayes a écrit plusieurs scénarios qui ont été portés à l’écran par de grands studios de Hollywood, dont Dead Calm, From Hell, et Mad Max 2. Best-seller traduit dans le monde entier, Je suis Pilgrim est son premier roman. On ne sait pas exactement où il se trouve actuellement.

Résumé  et avis :

Pilgrim est le nom de code d’un homme qui n’existe pas. Autrefois il dirigeait un service de surveillance interne regroupant l’ensemble des agences de renseignement américaines. Peter Campbell travaillait donc pour « le département » . Avant de prendre une retraite dans l’anonymat le plus total, il a écrit le livre de référence sur la criminologie et la médecine légale sous le nom de Jude Garrett.

Une jeune femme est assassinée dans un hôtel de seconde zone de Manhattan. Il semblerai que l’assassin se soit inspiré des méthode de Jude Garrett. Un père est décapité en public sous le soleil cuisant d’Arabie saoudite.  Un homme est énucléé, il vivait devant un laboratoire de recherche syrien ultra secret. Des restes humains encore fumants sont trouvés dans les montagnes de l’Hindu Kush. En Turquie, un jeune milliardaire meurt dans un accident.

Pendant ce temps, le Sarrasin, islamiste anonyme et solitaire, prépare sa vengeance contre la famille royale d’Arabie Saoudite et son allié les États-Unis. Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité.

Mais quel peut bien être,le fil rouge qui relie tous ces événements ?

La presse anglosaxonne est unanime pour ce thriller The Times, The Guardian, Sunday Mirror, Mail on Sunday….tous y voient un thriller intelligent, jubilatoire…le meilleur thriller depuis des années, un mélange effréné de Homeland, de The Wire et de la trilogie Jason Bourne.

Extrait : » De toutes les leçons que les filles allaient apprendre en tant que jeunes musulmanes, celle que leur mère leur donna cette nuit-là fut la plus importante : prendre son destin en main, comprendre que le seul escalier menant au ciel est celui qu’on se construit soi-même sur terre. »

 

 

Et c’est vrai que ce roman est jubilatoire.

A la fois polar, thriller, roman d’espionnage et d’aventure, ce polar se dévore d’une traite.

Pourtant l’auteur n’utilise pas les codes habituels du page turner. Il prend son temps pour installer les différentes intrigues, pour présenter chacun de ces personnages. Pelgrim, le personnage central, dévoile par à coût son passé. Il parle au lecteur et remonte le fil de son histoire de façon désordonnée, par flash-back. On ne suit pas de façon linéaire le parcours de Pelgrim. Pelgrim a un esprit en escalier, un sujet en amène un autre. A la façon d’un puzzle, nous suivons ses pérégrinations. Et, c’est ainsi, aussi, pour le second personnage le Sarrasin que l’on découvre bien plus tard dans le livre. Ses deux personnages principaux vont s’affronter dans un véritable huit clos qui a pour cadre la planète terre. Et c’est de cette confrontation que naîtra la dramaturgie du texte.

Si l’affrontement du bien et du mal est présent, n’y voyez aucun manichéisme. Chaque personnage, chaque camp a sa part d’ombre. C’est juste à chaque fois deux idéologies qui s’opposent. Car dans ce pavé de 650 pages ( un peu plus de 900 si vous le lisez en poche), la géopolitique, les enjeux économiques et stratégiques de ces 70 dernières nous sont dévoilés. Et sous la plume de l’auteur, le monde contemporain s’éclaire et sa compréhension s’offre à nous.

Je suis Pelgrim est un fantastique récit, un livre incroyable. C’est brillant, intelligent. De plus la qualité littéraire est là et ce texte est remarquablement bien traduit. Ne passer pas à coté de ce magnifique premier roman. C’est une pure réussite.

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 Extrait :  « Il y a des endroits dont je me souviendrai toute ma vie : la place Rouge balayée par le souffle d’un vent brûlant ; la chambre de ma mère du mauvais côté de 8-Mile Road ; le parc d’une riche famille d’accueil, si grand qu’on n’en voyait pas le bout ; un ensemble de ruines, le Théâtre de la Mort, où un homme m’attendait pour me tuer. Mais aucun n’est aussi profondément gravé dans ma mémoire que cette chambre à New York, dans un immeuble sans ascenseur : rideaux élimés, meubles cheap, table couverte de crystal et autres drogues festives. Par terre, près du lit, un sac, un slip noir pas plus épais que du fil dentaire, et une paire de Jimmy Choo taille 38. Pas plus que leur propriétaire elles n’ont leur place ici. Elle est nue dans la salle de bains, la gorge tranchée, flottant sur le ventre dans une baignoire remplie d’acide sulfurique, l’élément actif d’un déboucheur d’évier qu’on trouve dans n’importe quel supermarché. Des dizaines de bouteilles vides de DrainBomb – le déboucheur – gisent un peu partout sur le sol. J’en ramasse quelques-unes, discrètement. Les étiquettes de prix sont encore en place ; pour éloigner les soupçons, celui qui l’a tuée les a achetées dans vingt magasins différents. Je dis toujours qu’une bonne préméditation force l’admiration. L’endroit est sens dessus dessous, le bruit assourdissant : les radios de police qui beuglent, les assistants du légiste qui demandent des renforts, une Hispanique qui sanglote. Même quand la victime est absolument seule au monde, on dirait qu’il y a toujours quelqu’un pour pleurer devant pareil spectacle. 
La jeune femme dans la baignoire est méconnaissable ; les trois jours passés dans l’acide ont totalement effacé ses traits. C’était le but, je suppose. Celui qui l’a tuée a aussi placé des annuaires téléphoniques sur ses mains pour les maintenir sous la surface. L’acide a dissout ses empreintes digitales, mais aussi toute la structure métacarpienne sous-jacente. A moins d’un gros coup de veine avec les empreintes dentaires, les gars de la médecine légale du NYPD vont avoir un mal fou à mettre un nom sur ce corps. Dans des endroits comme celui-ci, où on a le sentiment que l’enfer est encore accroché aux murs, il vous vient parfois de drôles d’idées. Cette jeune femme sans visage me fait penser à une vieille chanson de Lennon / McCartney – Eleanor Rigby, qui gardait son visage dans un pot à côté de la porte. Pour moi, la victime s’appellera désormais Eleanor. L’équipe de la scène de crime est loin d’avoir fini son boulot, mais nul ne doute, sur place, qu’Eleanor a été tuée au cours de l’acte sexuel – le matelas dépassant à moitié du sommier, les draps froissés, une giclée brune de sang artériel décomposé sur la table de chevet. Les plus tordus pensent qu’il l’a égorgée alors qu’il était encore en elle. Le pire, c’est qu’ils ont peut-être raison. Quelle que soit la façon dont elle est morte, que les optimistes, s’il s’en trouve, se rassurent : elle ne s’est pas rendu compte de ce qui lui arrivait – jusqu’au tout dernier moment, en tout cas. Le meth – ou crystal – y aura veillé. Ce truc-là vous excite tellement, vous rend si euphorique quand il atteint le cerveau que vous ne voyez rien venir. Sous son emprise, la seule pensée cohérente qui puisse vous traverser l’esprit est de vous   
trouver un partenaire et de vous envoyer en l’air. »

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Le chouchou du week-end : On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons


 chouchous-du-week-end
dmLe livre : On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons. Paru le 13 octobre 2016 à La Martinière. 22€ ; (518 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv :

Un thriller d’atmosphère envoûtant et sanglant.L’Aliéniste de Caleb Carr a trouvé son successeur.

Max Rochefort, dandy parisien et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé du journal Le Matin. L’excentrique Rochefort prend le jeune homme à son service dans son atelier d’écriture.

Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios issus de l’imagination de Max : lors d’une soirée mondaine, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans sa chambre d’hôtel. Sous pression politique, la Sûreté doit désigner un coupable rapidement. Pour sauver une jeune innocente accusée du crime, Max et Giovanni se lancent dans l’enquête… Entourés d’une ligue de gentlemen extraordinaires – l’écrivain Gaston Leroux, l’aéronaute Louis Paulhan, le psychologue Alfred Binet et bien d’autres -, ils seront conduits des splendeurs aux bas-fonds du Paris bouillonnant et amoral de 1909.

dmL’auteur : Dominique Maisons est né en 1971., éditeur de presse, passionné de cinéma, de littérature américaine et d’intrigues complexes. Il a reçu le Grand Prix VSD du Polar 2011 pour son thriller, Le Psychopompe (réédité par Pocket sous le titre Les Violeurs d’âme). Son précédent roman, Le Festin des fauves, a été sélectionné pour le Prix Polar 2016 de Cognac.
Extrait : 
(…) « Leroux répondit en riant à la saillie de Rochefort :
– Ce n’est tout de même pas ma faute si tu ne goûtes pas la compagnie des actrices et des danseuses, ce sont des loisirs d’honnête homme !
Puis, sur un ton moins enjoué, il ajouta :
– Tu sais, Max, cet Opéra et ton amitié sont les dernières choses qui me retiennent à Paris.
– Retourne donc quelques semaines sur la côte normande pour réfléchir. Ton envie d’arrêter le journalisme ne me plaît guère. La presse française a grand besoin de ta clairvoyance.
– Elle a besoin d’idéologues et de procureurs. Je suis las de ces pitreries sanglantes. J’ai de plus en plus envie d’aller chauffer ma carcasse de vieux chat sur les bords de la Méditerranée et de me contenter d’y écrire des romans, précisa Leroux en nous servant deux grands verres de vin blanc frais.
– Le Mystère de la chambre jaune que tu as écrit pour L’Illustration est une merveille, tu le sais, je te l’ai déjà dit. Mais avec un peu d’organisation, tu parviendrais à mener de front ces deux carrières, argumenta Rochefort.
– C’est-à-dire que je tiens à écrire mes textes moi-même, plaisanta Leroux avec un clin d’œil complice. »

Résumé et avis :

Voici un livre qui m’a totalement surprise.  Je m’explique.

J’ai découvert Dominique Maison en 2011 avec son premier roman, comme quelques-un de ses camarades de plume chez les Nouveaux Auteurs.  Je pense à Laurent Guillaume et Hervé Jourdin en 2009 ou Claire Favan, Jean Depreux, Valentin Musso, Samuel Delage et David Moitet en 2010 ou encore  François-Xavier Cerniac et Jacques Saussey  la même année que Dominique Maison. Toute une génération d’auteur qui depuis on fait leurs preuves.

Alors j’ai lu le premier roman de monsieur Maison. Et je dois dire que j’ai été soufflée par Le Psychopompe. Il faut dire que ce thriller machiavélique était marquant par son style. Dominique Maison a une façon d’écrire différente des auteurs classiques de thrillers. Et puis, comme pour ces petits camarades, j’ai lu les suivants. D’excellent thriller à nouveau, mais ce qui a retenu mon intention c’est que  son 3e livre ait été édité au éditions de la Martinière. Une maison d’édition surtout connue pour les beaux livres et les livres d’art, même si elle avait publié en 2012 une biographie d’Agatha Christie, en 2013 Le grand panorama de la littérature noire et en 2014 un livre sur Sherlock Holmes, La Martinière n’avait pas encore de collection roman policier. Et puis en 2015, voilà qu’apparaissent les premiers polars. Et comme souvent chez cet éditeur, l’exgigeance est de mise. Et les polars de Dominique Maison ne faut pas exception à la règle.

Mais revenons à notre bouquin.

dmMax Rochefort, auteur d’un feuilleton à succès dans un quotidien, est flanqué d’un assistant qui l’admire, Giovanni Riva. Ils seront tous deux mêlés à une sombre enquête suite au meurtre d’un cardinal et constitueront, au fil de leurs pérégrinations, une ligue de gentlemen extraordinaires.

Je disais donc que j’ai été surprise par ce roman.

En effet après trois excellents thriller, voici que l’auteur me propose un véritable roman policier. Vous savez, un polar à l’ancienne quoi. Façon, 19e siécle. Ou plutôt début du 20e. Un polar historique, rien de moins !

D’ailleurs c’est au début de ce XXe siècle naissant que notre auteur place son intrigue. Et il reconstitue avec minutie cette époque étonnante. Il nous plonge dans le ventre de Paris, cette ville lumière qui donne le tournis au monde entier. Le Paris de la Belle Epoque, des innovations techniques, de l’effervescence culturelle, de l’élégance de la Parisienne … Ce Paris dont la littérature et le cinéma n’ont cessé depuis de véhiculer l’image dans le monde entier.

Nous allons ainsi sillonner ce Paris de la belle époque, des grands boulevards, de l’opéra, des théâtres aux cafés concerts mais aussi faire un tour dans les catacombes ou du coté de Saint Anne.

On va voyager dans des voitures de luxe ou en montgolfière. Faire un tour en Bugati ou une course poursuite en dirigeable.

On va connaitre des meurtres sanguinaires et sanglants.

 Et, nous allons croiser de bien illustres personnes : l’éditeur Arthème Fayard, l’écrivain Gaston Leroux , l’aliéniste Alfred Binet, le pionnier de l’aviation Louis Paulhan…Mais aussi Aristide Briand et Guillaume Apollinaire, ou Célestin Hennion le père des brigades du Tigre… , le mage Aleister Crowley et le dramaturge André de Lorde

Nous allons assister à la constitution de la ligue des  gentlemen extraordinaires. Et suivre leurs aventures rocambolesques.

Ce polar est écrit à la façon des romans feuilletons de l’époque. Dominique Maisons c’est appliqué à faire revivre la langue des feuilletonistes tout en gardant un rythme très actuel. Et avec l’histoire qu’il nous propose, nous allons  vivre la plus exaltante des aventures.

Alors vous n’avez plus qu’à noter le titre de ce roman car croyez moi, toujours On se souvient du nom des assassins 

Et si vous n’êtes toujours pas convaincus, filez voir le billet de mon ami Yvan sur On se souvient du nom des assassins 

Cabale Pyramidion de Samuel Delage



Collectif Kris

Samuel Delage_nLe livre Cabale Pyramidion de Samuel Delage. Paru le 27 mai 2015 chez Albin Michel dans la collection Thrillers.  19€50 ; (330 p.) ; 23 x 16 cm.

4ème de couv
A Gizeh, les pyramides n’ont pas livre tous leurs secrets…
Au musée égyptien du Caire, une statuette est retrouvée dans le sac de Marion Evans, une jeune chercheuse aussitôt accusée de vol. Coup monté ? Mais par qui et pourquoi ?
Pour son ami Yvan Sauvage, célèbre expert en art, aucun doute : on veut se débarrasser de la jeune femme sur le point de retrouver le légendaire – et tant convoité – pyramidion de Kheops.
Trafic et recel d’antiquités, policiers véreux et cupides, égyptologues assoiffes de notoriété, énigme millénaire… jouant avec les codes du roman d’aventures et du thriller, l’auteur de Code Salamandre (Prix Plume libre) nous entraine dans une folle course contre la montre au cœur de l’Egypte du printemps arabe.

17974L’auteur : Originaire du Saumurois, Samuel Delage est né à Angers eta grandi sur les bords de Loire.
À 17 ans, rêves et écriture se sont liés dans son esprit mais, plein de vie et trop occupé par des études d ingénieur international, il n y accordait alors que très peu de temps.
Aujourd’hui, Samuel Delage vit à Nantes. Il a su canaliser énergie et projets bouillonnants en lui, c’est ainsi qu’un premier roman est né.
Il partage son temps entre son métier dans l’informatique et sa passion pour l’écriture. Ses influences sont multiples : télévision, cinéma et lectures (J. Steinbeck, E. Hemingway, P. Coelho, H. Coben, M. Connelly, J. Grisham, M. Chattam) l’ont aidé à construire son univers.

Extrait :
Hassan respirait le désert et semblait absorber le vide alentour pour s’y fondre tout entier. Il oubliait les dunes de sable, cet immense linceul recouvrant le berceau du monde nilotique qui le fascinait depuis toujours. Un sourire ironique courut sur ses lèvres. Cette enflure de Menes le prenait pour une lope, mais ici, il était le Min de Coptos armé de son fléau, le dieu reproducteur qui fécondait chaque soir la déesse de la lumière pour donner naissance au soleil.

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Résumé et avis de Kris

Au Caire, Marion Evans est victime d’un coup monté. La police refuse de croire qu’elle n’a pas volé la statuette retrouvée dans son sac à la sortie du musée égyptien. Yvan Sauvage, son ancien professeur et amant, tente de prouver son innocence avec l’aide de Daoud, antiquaire, et de l’archéologue Hassan Tarek.

Fascinée de tous temps par l’Egypte, je dois dire que là j’ai été servie. Un jeu de piste mené de main de maître, des personnages hauts en couleur, les pyramides, une héroïne un peu coquine … Le tout arrosé du mystère des pharaons et des scribes, je dois dire que je n’ai pas boudé mon plaisir. D’ailleurs je n’ai pas traîné en route. Excellent !

Le chouchou du Week-End : L’histoire secrète de Twin Peaks de Mark Frost


chouchous-du-week-end

97827499285930-3406612Le livre : L’histoire secrète de Twin Peaks: roman  de Mark Frost . Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Éric Betsch. Paru le27 octobre 2016 chez M. Lafon (359 p.) : illustrations en noir et en couleur ; 24 x 20 cm. – 978-2-7499-2859-3

 

4e de couv :

 

Fédéral Bureau of Investigation
Bureau du Directeur Adjoint
Philadelphie, Pennsylvanie

Cher agent T P :

Les documents ci-joints sont confidentiels. Vous seule êtes habilitée à en prendre connaissance.

Ce dossier a été découvert le 17/07/2016 sur une scène de crime qui fait aujourd’hui encore l’objet d’une enquête active. Tout ce qui concerne cette affaire est classé trois échelons au-dessus du niveau « top secret ».

Nous vous transmettons ces éléments pour analyse exhaustive, classement et recoupement avec toutes les bases de données connues, le tout sous régime Code rouge. Nous devons découvrir et confirmer l’identité de la ou des personnes à l’origine de la constitution de ce dossier, et il nous faut cette information pour hier sans faute !

twinContexte : le contenu de ce dossier semble être lié à une enquête menée il y a des années dans l’État de Washington, au nord-ouest du pays, par l’agent spécial Dale Cooper, à l’époque sous mes ordres.

Cette affaire a concerné une série d’homicides dans et autour d’une petite ville appelée Twin Peaks, dont le principal est celui d’une jeune femme nommée Laura Palmer. L’enquête est considérée comme close, mais certains de ses détails pourraient être en lien avec votre mission. Nous vous accordons par conséquent l’accès à la totalité des dossiers et enregistrements de l’agent Cooper.

Vous trouverez également ci-joint un document résumant l’historique du dossier au sein du Bureau.

Remontez-vous les manches, mettez-vous au travail – chaque seconde compte – et revenez vers moi avec vos conclusions au plus vite.

Bien à vous,

Directeur adjoint Gordon Gole

Extrait : twinn

 

frostL’auteur : Mark Frost  est né le 25 novembre 1953 à New York. Mark Frost a plus d’une corde à son arc : il est le créateur de la série télévisée Hill Street blues le coauteur (avec David Lynch) de l’incontournable Twin Peaks et les deux romans qu’il a déjà commis. La liste des sept et Le sixième messie (Pocket) qui mettent  en scène Conan Doyle, ont fait de lui un écrivain à succès. 

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Résumé et avis :

Trente épisodes auront suffi pour faire de Twin Peaks, série créée en 1990 par Mark Frost et David Lynch, l’une des références majeures de la télévision. Au commencement : l’assassinat de la reine de beauté de la ville, Laura Palmer, dont l’existence s’avère plus sombre que les apparences ne le laissent supposer. L’agent Dale Cooper découvre l’envers du décor, les histoires secrètes des habitants, ces présences qui rôdent dans la forêt de Ghostwood. Son enquête s’inscrit dans un feuilleton creuset mêlant le soap opera, le fantastique, le paranormal, le film noir, le teen movie, le burlesque… ce qui n’a pas manqué d’influencer X-Files, Wild Palms, Buffy contre les vampires, Six Feet Under ou encore True Detective. Sans être le seul artisan de Twin Peaks, David Lynch y a imposé un style visuel et une tournure narrative singulière qui intensifient les mystères. Et avec Mark Frost qui  n’a pas son pareil pour cultiver le goût du complot lui aussi, nos deux compères nous ont concocté une série devenu Culte.

Vingt-cinq ans après le meurtre de Laura Palmer, l’agent Tamara Preston reprend l’enquête menée par Dale Cooper. Ce roman se présente sous forme du dossier de l’enquête, qui apporte des clés sur la série originale et apporte un nouvel éclairage sur les personnages.

Présenté comme un dossier d’archives regroupant rapports médicaux confidentiels, revues de presse « locale », archives historiques, manuscrits divers, rapports d’écoutes, fac-similés,…Le dossier en question regroupe des documents jusqu’alors inconnus, annotés par un personnage qui se fait appeler « L’Archiviste »

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Les « notes d’archiviste » qui ponctuent le dossier semblent avoir été tapées sur une vieille machine à écrire (une Corona pour être exact d’après les notes et la photo) et ajoutent à l’aspect authentique de ce livre?

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Mark Frost joue avec la mythologie de la série. Il la cristallise même.

Cet OLNI (objet littéraire non identifié) fait visiblement le lien entre la saison 2 de Twin Peaks  (1991) et la saison 3 de la série (très) attendue pour le printemps 2017 au USA. Elle semble annoncer aussi  de nouveaux personnages.

Ce magnifique livre, aussi protéiforme qu’étrange, va plaire aux fans de la série (mais pas que)…qui devineront peut-être l’identité de l’archiviste avant la fin…

L’histoire secrète de Twin Peaks est un roman singulier totalement étonnant et épatant qui en fait un ouvrage indispensable.

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Le petit + de Collectif Polar :

Vous pouvez aussi lire le spin-off littéraire basé sur la série et le film, imaginant ce que pouvait contenir le journal intime secret de Laura  Palmer mentionné dans la série.
Le journal secret de Laura Palmer (The Secret Diary of Laura Palmer) écrit en 1990 par la fille de David Lynch.  David Lynch, qui a eu aussi envie de développer le personnage de Laura Palmer dans son film Twin Peaks : Les Sept Derniers Jours de Laura Palmer

twin_le-journal-secret-de-laura-palmer_1510Laura Palmer, une jeune fille en apparence bien sous tous rapports, a confié ses pensées les plus secrètes et ses rêves les plus fous à son journal intime depuis l’âge de douze ans…
Jusqu’au jour où elle est assassinée – jusqu’au moment où Twin Peaks, une petite bourgade calme des États-Unis, sombre dans l’horreur…
LE JOURNAL SECRET DE LAURA PALMER vous
donne des indices essentiels pour découvrir le meurtrier…

 

 

Et pour vous encore, quelques-unes des preuves et des archives compilées par notre archiviste

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Comment je me convertie à la BD grâce à La Religion : Rencontre à la Griffe Noire


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A la librairie ils ont, régulièrement, la saugrenue idée de proposer des rencontres et des dédicaces le samedi. Mais, moi je bosse le samedi ! Et en plus c’est la plus grosse journée le samedi en bibliothèque.

Aussi depuis quelques semaines, ma bibliothèque est en travaux, alors c’est plus facile pour moi de poser un jour de congé un samedi. J’en profite un max, je me rattrape de toutes ses années où je n’ai pas pu me rendre en librairie, sur un salon ou à une rencontre parce que j’avais une obligation de service public.

Finalement quand j’y pense, c’est bien une bibliothèque sans lecteur ! Mais non je plaisante, sans lecteur point de bibliothécaire, alors ! Forcément !!!

Bon bref, ce samedi j’ai pris ma journée et je suis allez à la Griffe Noire.

A la Griffe Noire, encore, je vous alliez dire. Ben oui, quoi c’est ma libraire !

Et à la Griffe Noire, ils ont eu la merveilleuse idée de faire venir Tim Willocks.

Qui ça, Tim Willocks ? Mais si vous savez, l’auteur de La Religion, le  fabuleux roman historique . Bon ok, je vais vous rafraîchir la mémoire.

 

       La religion de Tim twWillocks. Traduit de l’anglais par Benjamin Legrand. Paru le 26 mars 2009 chez Sonatine,  23€,  (852 p.) ; 22 x 14 cm

Mai 1565. Malte. Le conflit entre islam et chrétienté bat son plein. Soliman le Magnifique, sultan des Ottomans, a déclaré la guerre sainte à ses ennemis jurés, les chevaliers de l’ordre de Malte. Militaires aguerris, proches des Templiers, ceux-ci désignent leur communauté sous le vocable de «la Religion». Alors qu’un inquisiteur arrive à Malte afin de restaurer le contrôle papal sur l’ordre, l’armada ottomane s’approche de l’archipel. C’est le début d’un des sièges les plus spectaculaires et les plus durs de toute l’histoire militaire.

Dans ce contexte mouvementé, Matthias Tanhauser, mercenaire et marchand d’armes, d’épices et d’opium, accepte d’aider une comtesse française, Carla La Penautier, dans une quête périlleuse. Pour la mener à bien, ils devront affronter les intégrismes de tous bords, dénouer des intrigues politiques et religieuses, et percer des secrets bien gardés.

Sur fond de conflits et de mystères religieux, cet ouvrage follement romanesque et d’une érudition sans faille témoigne d’un sens de l’intrigue remarquable. En explorant la mystérieuse histoire des chevaliers de l’ordre de Malte, Tim Willocks, porté par une langue aussi intense que réaliste, évoque autant Alexandre Dumas qu’Umberto Eco. Un classique immédiat.

twrVous voyez ce Tim Willocks là.  Et comme ils font les choses bien, ils ont invité aussi son traducteur Benjamin Legrand mais aussi Luc Jacamon. Ben oui, parce que La Religion vient d’être adaptée en bande dessinée.

 

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twDonc me voilà à la Griffe Noire, il est 15 heure et la séance de dédicace doit débuter.  Mais comme je m’approche du fonds de la librairie je m’aperçois que je ne suis pas la seule à m’être déplacer car une file d’attente c’est former devant les tables des auteurs. Il y a du monde, et c’est tant mieux. Je m’insère dans la file et j’entame la discussion avec les personnes présentes.
– Bonjour !
twzEt vous vous êtes là pour qui, pour quoi ? Vous avez lu le bouquin ? Vous connaissez l’histoire ? Et l’auteur ? Non, que l’illustrateur ! Ah bon !!!
Et oui il y a dans la file très peu de fans de Tim Willocks, mais des fans de Luc Jacamon et des fous de BD. Serais-je la seule exception.

Bon j’abandonne ma place dans la file, il sera temps que j’y revienne un peu plus tard.

bpSurtout que j’ai aperçu dans la librairie un petit homme que je commence à bien connaître. Alexis Soumachedchi alias Bernard Prou, venu en voisin et ami faire son petit tour lui aussi. Il a eu une excellente idée de passer par là, j’ai quelques bouquins à lui faire dédicacer. Aller Bernard, si on allait prendre un café.  Et prépare ton stylo, tu vas en avoir besoin. Et puis avec Bernard, c’est toujours un agréable moment de partage que l’on passe. Et hop, un gros plus à ce bel après midi qui s’annonce.

 

De retour à la Griffe Noire, je m’avance doucement vers nos auteurs et notre illustrateur. En bout de file j’observe Benjamin Legrand, la tête de ce monsieur ne m’est pas inconnu. mais où ai-je bien pu déjà le rencontrer ?

Jean Edgard Casel qui passe par là, m’explique qu’en plus d’être le scénariste c’est aussi le traducteur de Tim Willocks. – « Il est très connu dans le milieu, me dit-il ! »

Mais oui c’est bien sur ! Il a traduit aussi  Tom Wolfe, Paul Cleave, Robert Ludlum, Kent Haruf, Nelson DeMille, Megan Abbott et  John Grisham aussi. Mais surtout c’est un auteur de polar et de roman d’anticipation. J’ai lu il y a quelques année Le Cul des anges et bien avant ça La Mécanique des ombres mais aussi Lovely Rita et La Face perdue de la lune.  Bien sur que sa tête ne m’est pas inconnue ?

Aussi arrive mon tour, et  si jusque là les lecteurs étaient plutôt mutiques, cette fois, ils vont l’un et l’autre  devoir répondre à quelques questions. Vous me connaissez, je suis curieuse de nature. Après avoir expliquer que j’étais là avant tout pour le bouquin de Tim Willocks que j’ai adoré, (Ma petite chronique de La Religion Ici si vous voulez tout savoir.) je demande  :

-Qui a bien pu avoir l’idée saugrenue d’adapté un tel pavé en bande dessinée ? 
-C’est une commande de l’éditeur « Casterman », me répond Benjamin Legrand. Ils ont acheté les droits d’adaptation et je me suis proposé comme scénariste. Je connais bien maintenant l’univers de Tim. Luc a lu le roman et il a été captivé aussi il a voulu et n’a laissé le soin à personne d’autre que lui pour illustré mon scénario.
-ça n’a pas pu être simple de transposer ce roman tellement il est foisonnant
-Effectivement, je voulais faire ressentir toute l’intensité de ce texte. Je ne voulais pas trahir les propos de Tim, mais il m’a fallu faire des coupes, c’est si dense. J’ai essayé de garder cette force d’évocation qu’à Tim dans son écriture. Il nous fallait retranscrire tout cela à travers les dessins et les dialogues. Je crois que l’on a bien réussi avec ce premier tome car Tim est très content du résultat.
-Puis-je vous demandez de dire à Tim toute l’admiration que j’ai pour lui et pour les livres qu’il nous a donnée à lire. J’en profite j’ai son traducteur comme interprète. Et aussi s’il veut bien me dédicacer Les douze enfants de Paris . (Là je sors le livre de ma sac à dos) 

 

Là Tim me remercie, me demande mon nom. Je le remercie à mon tour des émotions qu’il m’a fait vivre à travers ces différents bouquins. Benjamin lui traduit mes remerciement qu’il trouve très jolis. Nous papotons un peu autour des titres de Tim.

Jacamon a fini ces dessins à sa dédicace sur les 2 albums que je lui ai tendu. C’est à Tim et puis à Benjamin de jouer.

J’interroge donc l’illustrateur :

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-Luc; si j’ai bien compris, la lecture du livre de Tim vous a tellement plu que vous n’avez laisser le soin à personne d’autre de faire l’illustration.
-Oui j’ai trouvé que ce livre dense était tellement visuel que j’ai en le lisant commencer à entrevoir les dessins qui pourraient l’illustrer.
-Je vois que vous crayonné avant d’attaquer votre dessin alors que visiblement vous avez le trait sur, pourquoi ?
-c’est simplement pour me rassurer. C’est vrai que souvent j’en aurais surement pas besoin mais…Et puis comme vous le voyez c’est juste une esquisse au crayon, c’est avec le feutre que j’affine les traits des personnages.
-Justement les personnages comment les avez vous imaginés ?
-Dans le livre Tim nous propose des héros avec de vrais caractères. Il ne les décrit pas physiquement, non ! D’ailleurs il me disait qu’il avait une vision très floue de ses personnages en revanche il les connaissait très bien. 
-L’image que vous vous êtes fait de ceux-ci à la lecture est-elle la même que celle que vous avez dessinée ?
-Non pas tout à fait même si durant la lecture je me les imaginais très bien. Regardez Tanhausser, il est à la fois bon et cruel. Pas facile de mettre en dessin un homme aussi contrasté. Tim en voyant la couverture m’a fait remarqué que les yeux de Tanhausser reflétés bien sa double personnalité. Et en effet si vous regarder bien, il y en a un qui est terrifiant et l’autre on pourrait croire qu’il va pleurer. Cachez successivement un œil puis l’autre…
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– Ah oui ! C’est un effet voulu ? twp
-Non, mais je crois sincèrement que c’est mon inconscient de dessinateur qui a parlé à travers ma main et mon dessin. Je le voulais ainsi !
-Bravo c’est réussi, je crois que je vais aimé cette bande déssinée m^me si je ne suis pas très doué pour lire des BD !
-Merci c’est un beau compliment.

 

Pas facile de discuter avec nos auteurs, scénaristes et illustrateurs alors que les fans font la queue pour avoir un beau dessin et une belle dédicace.

Mais ce fut une super idée que de réunir c’est trois là en m^me temps. Bien joué, Jean, bien joué la Griffe Noire.

Cela restera un très bel après midi de dédicace et plus si affinité.

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Retour à Montechiarro de Vincent Engel


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97822136089070-52060Le livre : Retour à Montechiarro de Vincent Engel. Paru le 3 avril 2001 chez Fayard. 28€ ; (763 p.) ; 24 x 16 cm.

97822531546240-147957Réédité en poche en 2007 par Le Livre de poche. 9€10 ; (727 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Retour à Montechiarro

1855. Adriano Lungo, un jeune orphelin, arrive dans la propriété du comte Della Rocca, à Montechiarro, en Toscane. Sous sa protection, Adriano va faire des études et s’impliquer dans le destin collectif d’une Italie en pleine unification.

1919. Agnese, la petite-fille du comte Della Rocca, se voit contrainte, pour sauver la propriété familiale, d’épouser le riche Salvatore Coniglio, aux sympathies fascistes déclarées.

1978. Laetitia revient à Montechiarro. Dans l’Italie des « années de plomb », elle ne sait rien des espoirs, des combats et des déchirements qui ont fait le destin de la petite cité.

Trois volets, trois époques : ainsi revit toute l’histoire de l’Italie moderne, dans une saga puissante où les destins individuels s’entrecroisent avec les enjeux et les bouleversements de l’Histoire.

veL’auteur : Vincent Engel vit près de Bruxelles. Auteur d’une vingtaine de titres, dont le très remarqué Retour à Montechiarro (prix Rossel des jeunes et prix des Libraires du Livre de Poche), également dramaturge et scénariste, il collabore régulièrement avec Franco Dragone. Chroniqueur au Soir. Professeur de littérature à l’Université de Louvain et d’histoire à l’Ihecs (Bruxelles)  Son roman, Oubliez Adam Weinberger, vient de recevoir le prix Sander Pierron de l’Académie royale de langue et de littératures françaises de Belgique, et fait l’objet de plusieurs traductions.
 Extrait :
« A présent, sa famille prenait plus de place dans le cimetière que dans les rues de Montechiarro. Adriano suivit le père Baldassare et les quelques villageois qui les avaient accompagnés jusqu’à l’entrée où on l’embrassa encore, mais avec plus d’empressement qu’à l’annonce du décès de ses parents ; la vie, décidément, était impatiente, et il fallait être riche pour pouvoir s’adonner au malheur. »

 

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Le résumé et le petit avis

 En 1855, dans le petit village toscan de Montechiarro, le père Baldassare gravit le chemin de la prestigieuse villa Bosca en compagnie du tout jeune orphelin Adriano Lungo. Cet immense domaine est la propriété du comte Bonifacio Della Rocca, père d’un petit garçon et abandonné par la femme qu’il aimait éperdument : la princesse Lætitia Malcessati.
En 1919, la crise économique frappe l’Italie. Agnese, la petite-fille du comte Della Rocca, se voit contrainte d’épouser un fils de notable aussi obtus que violent, Salvatore Coniglio, afin de sauver la propriété familiale.
En 1978, Lætitia, l’arrière-arrière-petite-fille de la princesse Malcessati, revient à Montechiarro, ignorant tout des cinq générations de femmes qui s’y sont battues et y ont souffert le pouvoir absurde des hommes en quête de vaines révolutions.

Le Risorgimento, le fascisme, les années de plomb : chacune de ces trois périodes clés de l’histoire italienne sert de cadre à cette magnifique saga où les femmes cherchent à être heureuses et à rendre heureux, tandis que les hommes aspirent à conquérir le pouvoir et la gloire par la force, la ruse ou l’argent.

Au centre de ce triptyque dont le souffle et le charme nostalgique ne sont pas sans rappeler le grand roman de Tomaso di Lampedusa, Le Guépard, s’imposent les personnages d’Agnese Della Rocca et Sébastien Morgan, photographe et bourlingueur de l’histoire contemporaine, qui tenteront tous deux désespérément de mettre un terme à la malédiction qui semble peser sur ce pays et sur ses habitants.

Vincent Engel nous fait revivre toute l’histoire de l’Italie moderne depuis l’unification de la péninsule jusqu’aux années terribles, celles que l’on a nommées de plomb. A travers cette saga familiale nous allons aussi découvrir 5 générations de femmes qui y ont souffert le pouvoir absurde des hommes. Et c’est à travers les portraits de celles-ci que prendra forme la grande histoire. Celle d’ une Italie flamboyante, même si parfois cruelles mais toujours éternelle.

Une véritable fresque, Retour à Montéchiarro est à la fois un roman d’aventure , un roman historique mais aussi une aventure intérieure doublé d’une allégorie du XXe siècle

Ecouter le début : 

 Françoise Licourt lit en studio Retour à Montechiarro de Vincent Engel une oeuvre qui retrace l’épopée toscane d’une lignée de femmes à travers les siècles

Les rivières de Londres de Ben Aaronovitch


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9782290040362,0-1330498Le livre : Le dernier apprenti sorcier ; vol 1 ; Les rivières de Londres de Ben Aaronovitch. Traduit de l’anglais par Benoît Domis.Paru le 14 mars 2012 Aux Nouveaux Millénaires. 18€50 ; (379 p.) ; 20 x 13 cm

9782290040416,0-1737613Réédité en poche le 5 février 2014 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Fantastique. 7,60 ; (413 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Les rivières de Londres

Le dernier apprenti sorcier – 1

L’agent Peter Grant ne croyait pas aux fantômes, jusqu’au jour où un étrange personnage lui affirme avoir assisté au meurtre sur lequel il enquête. Un témoin providentiel… s’il n’était mort depuis plus d’un siècle !.

Et Peter n’est pas au bout de ses surprises : recruté par l’énigmatique inspecteur Nightingale, il intègre l’unité de la police londonienne chargée des affaires surnaturelles. Au programme, traquer vampires, sorcières et autres créatures de la nuit ; faire respecter les divers accords passés entre les forces occultes de Londres ; réconcilier les divinités qui se partagent la Tamise, sans devenir esclave de leurs charmes ; et bien sûr apprendre le latin, le grec ancien et une montagne d’incantations bizarres et pour le moins rébarbatives. Peter doit en passer par là, s’il veut un jour devenir à son tour le dernier sorcier de Londres…

Unanimement salué par la critique anglo-saxonne comme la rencontre jubilatoire entre X-Files et Doctor Who, Ben Aaronovitch signe avec son premier roman, Les rivières de Londres, un brillant hommage à la capitale de tous les imaginaires.

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L’auteur : Nourri à l’eau de la Tamise dès sa naissance en 1964, Ben Aaronovitch  Londonien de souche,  est devenu, presque du jour au lendemain, une star dans son pays avec la publication de la série du Dernier apprenti sorcier, jouissive rencontre entre Doctor Who et Sherlock. Il est aussi scénariste.

 

 

Extrait :
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la plupart des gens ne cherchent pas réellement la bagarre, en particulier lorsque règne un équilibre entre les forces en présence. Une foule en colère mettra en pièces un individu isolé, et un homme armé d’un pistolet et d’une noble cause se fera un plaisir de tuer un maximum de femmes et d’enfants. Mais prendre le risque d’un combat à la loyale ? Pas si facile. Il n’y a qu’à observer ces ados furax quand ils se livrent à leur petit manège : « Retenez-moi ou je fais un malheur ! » disent-ils, tout en espérant farouchement que quelqu’un sera là pour leur obéir. Tout le monde est bien content de voir la police arriver, parce qu’on leur sauve la mise, que ça nous plaise ou non.

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Petit Résumé et avis :

A Londres, le jeune sergent Grant monte la garde sur une scène de crime. Il est attiré par un personnage tapi dans le portique de l’église Saint Paul, il prétend avoir assisté au meurtre qui vient de se produire et être un fantôme. Grant voit là l’opportunité de se distinguer et c’est aussi l’avis du capitaine Nightingale qui dirige un service de police un peu spécial

 Un très bon texte par celui qui a été scénariste pour Dr Who .

Le ton (l’humour flegmatique britannique), l’enquête échevelée (comme quoi tout est possible) à travers la ville de Londres dont on revit l’histoire et qui est un personnage à part entière, font de ce texte un petit bijou.

On attend la suite impatiemment. Et surtout, on a envie de retournre à Londres, la  capitale de tous les imaginaires comme aime à l’appeler l’auteur.

Pour info : La série du Dernier apprenti sorcier, qui compte désormais cinq volumes, est en cours d’adaptation à la télévision britannique par la BBC.

Mes coups de coeur et mes découvertes de la saison 2016 : chapitre 5


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En Août aussi , je vais vous présenter quelques uns des livres que j’ai lus ces 9 derniers mois.

Non seulement je les ai lus, mais en plus je les ai appréciés. Mais le temps me manquant, je n’ai pas trouvé l’opportunité d’en faire une petite chronique.

Et comme je suis un peu bibliothécaire, je vous les présente de façon alphabétique par auteur.

Et pour ne pas trop vous tenter qu’un seul coup, je vous les propose 10 par 10

Après les A, B et le début des C que vous pouvez retrouver ICI... Le deuxième opus de C à E est

Le 3e volet de E à H est ICI.  Et le 4e Là de H à M

Voici donc la suite de M à R

 

 $CDCMonget, Yannick

Résilience : thriller

La Martinière

A Paris, en Chine, de curieux incidents se produisent à proximité de réacteurs nucléaires. Un virus informatique semble avoir réussi à prendre le contrôle de nombreuses centrales. Les services du renseignement français se mettent en alerte pour déjouer la plus grande menace jamais affrontée.

Ultra-documenté, ce thriller aux accents de blockbuster américain enchaîne de façon implacable les chapitres avant et après la catastrophe. L’auteur parsème son livre de références à de véritables incidents, comme le virus Stuxnet, conçu en 2010 par les États-Unis pour prendre le contrôle des centrales iraniennes. Entre jeux de lobbies, dessous du nucléaire civil et pressions politiques, cette course contre la montre révèle comment l’irresponsabilité et l’aveuglement de certains menacent le destin de la planète tout entière.

L’auteur : Yannick Monget a 36 ans. Il est le président fondateur du groupe Symbiom, qui développe des projets de sensibilisation, de recherche et de développement pour l’environnement. Son roman a été salué par de nombreux experts dont l’ancienne ministre et avocate spécialisé dans le droit environnemental, Corinne Lepage, pour qui «le lecteur ne sortira pas indemne de réflexion sur cette aventure.» Yannick Monget est également l’auteur du thrillerGaïa.

Lire le début de Résilience

$cdc&Panowich, Brian

Bull Mountain

Actes Sud ; Actes Noirs

Le clan Burroughs règne sur Bull Mountain, dans le nord de la Géorgie, d’où il écoule alcool de contrebande, cannabis et méthamphétamine. Pour prendre ses distances avec l’empire familial, Clayton Burroughs devient shérif. Mais lorsqu’un agent fédéral de l’ATF aux motivations troubles annonce qu’il compte démanteler le trafic de Bull Mountain, la loyauté de chacun est mise à rude épreuve.

Salué par bon nombre d’auteurs fameux, à commencer par James Ellroy, Bull Mountain se lit comme l’histoire de Caïn et Abel dans un Sud plus poisseux que jamais. Avec ce premier opus d’une violence et d’une force également insoutenables, Brian Panowich signe un roman noir rural et déchirant.

L’auteur : Brian Panowich est pompier en Géorgie, où il vit avec sa femme et leurs quatre enfants. Il met la dernière main à la suite de Bull Mountain.

Lire le début de Bull Mountain

 $cdcéPessl, Marisha

Intérieur nuit

Gallimard ; Du monde entier

Ashley Cordova est retrouvée morte dans un entrepôt désaffecté de la banlieue de Manhattan. La police conclut à un suicide, une version à laquelle ne croit pas Scott McGrath, journaliste. Il enquête sur la famille de la jeune femme, et notamment sur son père, Stanislas Cordova, réalisateur de films d’horreur qui n’est pas apparu en public depuis trente ans, entretenant le mystère.

Pessl nous entraîne dans une enquête vertigineuse autour de Stanislas Cordova et de sa fille, deux êtres insaisissables attirés par l’horreur et le mal. L’inventivité de l’auteure et son goût indéniable pour les pouvoirs de la fiction font penser tour à tour à Paul Auster, Georges Perec, ou Jorge Luis Borges. Avec son style maîtrisé et ses dialogues incisifs, ce roman, sous l’apparence classique d’un récit à suspense, explore la part d’ombre et d’étrangeté tapie au cœur de l’humain.

L’auteur : Née dans le Michigan en 1977, Marisha Pessl vit aujourd’hui à New York et se consacre entièrement à l’écriture. Après La physique des catastrophes (Gallimard, 2007), Intérieur nuit est son deuxième roman.

Lire le début d’intérieur nuit

$cdcaPettersson, Vicki

Survivre

Sonatine éditions

En plein été, Kristine Rush et son fiancé quittent Los Angeles pour un week-end en amoureux. Sur une aire de repos, Kristine se fait agresser. Lorsqu’elle se réveille, Daniel a disparu. Son agresseur l’appelle et lui assigne des tâches terribles, menaçant de tuer ce dernier si elle refuse de s’exécuter. Prête à tout pour sauver l’homme qu’elle aime, Kristine s’engage dans un voyage en enfer.

Avec une tension digne de Saw ou des Nerfs à vif, Survivre prend son lecteur à la gorge et ne le lâche plus. Tour à tour électrisant et oppressant, ce jeu de piste macabre et complexe est un incroyable thriller mené à un rythme d’enfer.

L’auteur : Vicki Pettersson est née et a grandi à Las Vegas. Survivre est son premier roman publié en France.

Lire le début de Survivre

$cdcz Pouchairet, Pierre

A l’ombre des patriarches

Jigal Polar

Dany et Guy, inspecteurs de la police judiciaire israélienne, enquêtent dans un climat de fortes tensions sur le meurtre d’une Européenne dans le quartier arabe de Jérusalem-Est. Parallèlement, Maïssa, policière palestinienne, doit retrouver une de ses amies en poste dans une organisation internationale et victime d’un enlèvement.

Un polar percutant écrit à l’encre d’une actualité brûlante. Pierre Pouchairet a reçu le Prix Interpol’Art 2015.  « D’une plume scalpel et froide, Pierre Pouchairet taille, fauche, sectionne… Et ça déchire ! » Intramuros.

C’est toute la rudesse du terrain que Pierre Pouchairet nous livre ici : un roman brut et tragique !

L’auteur  est né il y a 58 ans. Ce commandant de police à la retraite a été en charge de l’ensemble de la coopération policière française en Afghanistan de 2006 à 2010. Ce policier issu de la PJ a exercé dans les services d’investigations à Versailles, Nice et Grenoble. Chef de groupe aux stups, attaché de sécurité intérieure à Kaboul puis au Kazakhstan, il a été affecté à l’étranger à Beyrouth, Ankara, Kaboul et Almaty.  Il a vécu au Moyen-Orient, avant de revenir en France.
$cdcePrice, Richard

The Whites

Presses de la Cité

Sang d’encre

Policier au sein d’une brigade anticriminalité du Bronx, Billy Graves est promis à un brillant avenir mais une bavure le condamne au placard. Devenu chef d’une équipe de nuit, un meurtre le sort de sa routine car la victime est un criminel notoire jamais condamné, un de ceux que les policiers surnomment les Whites. Lorsqu’un second White est éliminé, Billy commence à avoir des soupçons.

L’auteur : Richard Price est né en 1949 dans le Bronx. Grand romancier de l’Amérique urbaine, il est aussi scénariste (The Wire ; La Couleur de l’argent).

Lire le début de The Whites

 $cdcrRagougneau, Alexis

Evangile pour un gueux

Viviane Hamy ; Chemins nocturnes

A Paris, un SDF est retrouvé noyé, couvert de plaies faisant penser à des stigmates. L’homme avait peu de temps auparavant occupé Notre-Dame pour obtenir un logement. Claire Kauffmann est chargée d’instruire l’affaire et demande de l’aide au père Kern, qui officiait à la cathédrale au moment des manifestations des sans-logis.

Tel un peintre d’icône, l’écrivain procède par couches, il dissipe les ombres, jusqu’à la transparence. « Le sens de l’image n’apparaît qu’une fois les visages des personnages illuminés par la vérité divine. En somme, c’est une enquête. Il s’agit de savoir qui tient quel rôle dans la composition et cela n’intervient qu’à la fin. » Il use d’une écriture précise pour pointer les maux de notre société. Il se délecte à brouiller les pistes pour offrir une oeuvre aussi envoûtante que dérangeante.

L’auteur : Alexis Ragougneau est auteur de théâtre. En 2014, les Éditions Viviane Hamy ont publié son premier roman, La Madone de Notre-Dame.

Lire le début de l’Evangile pour un gueux

$cdctRaizer, Sébastien

L’alignement des équinoxes
Volume 2, Sagittarius

Gallimard ; Série noire

Neuf mois après le suicide de la Vipère, ses quatre victimes sont toujours sous l’emprise de ses neurotoxines hallucinogènes. Diane s’adjoint les services de Joana, une jeune femme capable d’associer neurologiquement plusieurs sens, tandis que Wolf tente de s’opposer à ses desseins.  Silver, quant à elle, est prise au coeur du processus de l’alignement.

Sagittarius : entre le sang et les étoiles, dans un monde en violente mutation, personne ne joue la partition qu’il croit. Tout comme dans L’alignement des équinoxes, Sébastien Raizer livre avec Sagittarius un thriller métaphysique sous haute tension, où se télescopent les enjeux d’aujourd’hui et les combats de demain. Un univers total qui électrochoque la notion d’humanité, avec radicalité et panache.

L’auteur : Sébastien Raizer est le cofondateur des Éditions du Camion Blanc, qui ont publié des cargaisons d’ouvrages sur le rock, et de la collection Camion Noir, aliénée aux cultures sombres. Il vit à Kyôto.

Lire le début de Sagittarius

 $cdcyRedondo, Dolores

La trilogie du Baztán
Une offrande à la tempête

Mercure de France ; Mercure noir

La mort subite d’une petite fille devient suspecte lorsque le médecin légiste découvre qu’une pression a été exercée sur le visage du nourrisson. Le père de l’enfant est suspecté, mais la grand-mère est persuadée que ce meurtre est l’acte d’Inguma, une créature maléfique de la mythologie basque.

« Cette superbe trilogie n’a cessé de gagner en qualité littéraire et en profondeur psychologique au fil de cette narration à couper le souffle jusqu’à la toute fin. » La Razón

Née en 1969 dans le Pays basque espagnol, Dolores Redondo est un auteur à la réputation bien installée. Ses romans policiers possèdent une touche de mystère, une empreinte mythologique qui en font des oeuvres proprement littéraires et originales. Avec quelque 300 000 exemplaires vendus en Espagne, « La trilogie du Baztán » est devenue un phénomène de librairie : les droits ont été achetés par 32 pays et elle sera bientôt adaptée au cinéma.

Lire le début d’Une offrande à la Tempête

$cdcuReydi-Gramond, Christophe

Hostis corpus

Piranha ;  Black piranha

Août 2000. Tandis que l’Italie s’apprête à accueillir des millions de pèlerins venus admirer le saint suaire à l’occasion du Jubilé, la précieuse relique disparaît. Une partie d’échecs s’engage entre le Maître, le commissaire Rocci et son adjointe Ornella, l’abbé Dumoulin, un homme au passé trouble, le capitaine Matchenko, nostalgique de la grandeur du KGB, et des membres du Vatican.

Ce thriller captivant est une interrogation sur la nécessité de croire : que sait-on, que croit-on et que croit-on savoir ? L’auteur : Christophe Reydi-Gramond est né à Bordeaux en 1964. Après avoir bourlingué à travers le monde pendant plusieurs années, il a travaillé dans la publicité avant de rejoindre le département communication d’une grande entreprise française. Il vit dans le centre de la France.

L’auteur : Christophe Reydi-Gramond est né à Bordeaux en 1964. Après avoir bourlingué à travers le monde pendant plusieurs années, il a travaillé dans la publicité avant de rejoindre le département communication d’une grande entreprise française. Il vit dans le centre de la France.