Pasakukoo de Roy Braverman

Le livre :  Pasakukoo de Roy Braverman – Paru le 03/06/2021 chez Hugo Poche – collection suspense – 7.60 €.  (414 pages) ; 11 x 17 cm

4ème de couverture :

LE SUSPENSE D’ÉTÉ « DICKERIEN » DE ROY BRAVERMAN
Lac Pasakukoo, dans le Maine des été indiens. Le corps noyé d’une jeune romancière prometteuse, égérie annoncée d’une nouvelle génération d’écrivains. De chaque côté du lac, la résidence de deux auteurs à succès, meilleurs ennemis du monde. Un shérif qui ne les aime pas, et un village où aucun secret ne résiste à la douceur de vivre apparente. Un avocat noir et théâtral qui débarque. Une secrétaire à faire pâlir Venus en personne. Un assistant littéraire appliqué et ambitieux. Un manuscrit dont la seule existence fait frémir les familles les plus puissantes de la région. Des mots qui deviennent des armes, et des pages blanches des linceuls. Et soudain, une série de violences qui se déchaînent entre les rancœurs d’hier et les menaces de demain.

L’auteur : Roy Braverman, plus connu sous le pseudonyme de Ian Manook, il est l’auteur de la trilogie Yeruldelgger (385 000 exemplaires vendus) pour laquelle il a reçu le Prix des Lectrices de Elle, le Prix SNCF et le Prix Quais du Polar.
Né à Meudon, en 1949 Patrick Manoukian est un journaliste, éditeur et écrivain.
Il a écrit sous les pseudonymes de Manook, Paul Eyghar, Ian Manook et Roy Braverman.
Grand voyageur, dès l’âge de 16 ans, il parcourt les États-Unis et le Canada, pendant 2 ans, sur 40 000 km en autostop. Après des études en droit européen et en sciences politiques à la Sorbonne, puis de journalisme à l’Institut Français de Presse, il entreprend un grand voyage en Islande et au Belize, pendant quatorze mois, puis au Brésil où il séjournera treize mois de plus.
De retour en France au milieu des années 1970, il devient journaliste indépendant et collabore à Vacances Magazine et Partir, ainsi qu’à la rubrique tourisme du Figaro. Journaliste à Télémagazine et Top Télé, il anime également des rubriques « voyage » auprès de Patrice Laffont sur Antenne 2 et de Gérard Klein sur Europe 1. Il devient ensuite rédacteur en chef des éditions Télé Guide pour lesquelles il édite, en plus de leur hebdomadaire, tous les titres jeunesse dérivés des programmes télévisés : Goldorak, Candy, Ulysse 31. Patrick Manoukian écrit en 1978 pour les éditions Beauval deux récits de voyage : D’Islande en Belize et Pantanal.
En 1987, il crée deux sociétés : Manook, agence d’édition spécialisée dans la communication autour du voyage, et les Éditions de Tournon qui prolongent son activité d’éditeur pour la jeunesse (Denver, Tortues Ninja, Beverly Hill, X-Files…).
De 2003 à 2011, sous le pseudonyme de Manook, il signe les scenarios de plusieurs bandes dessinées humoristiques aux éditions Semic et Hugo & Cie. Son roman pour la jeunesse Les Bertignac : L’homme à l’œil de diamant (2011), signé sous le nom de Paul Eyghar, obtient le Prix Gulli 2012.
En 2013, il signe du pseudonyme de Ian Manook un roman policier intitulé Yeruldelgger. Les aventures du commissaire mongol éponyme lui ont valu pas moins de seize prix dont le Prix SNCF du polar 2014. Lesdites aventures se poursuivent dans Les Temps sauvages, paru en 2015 et récompensé par un nouveau prix et La Mort nomade (2016).
Son roman Hunter, écrit cette fois sous le pseudonyme de Roy Braverman, est publié en 2018 aux éditions Hugo Thriller. Crow (2019) est le deuxième titre de la trilogie qui se termine par Freeman en 2020. Après la trilogie nord-américaine (Hunter, Crow et Freeman), place à New York avec Manhattan Sunset et Pasakukoo en 2021 !

Extraits :
« Essayez de bien vous souvenir de tout avant que Blansky débarque. C’est un terrien, Blansky, il va labourer votre témoignage a la paysanne pour faire remonter du sillon la moindre pierre d’achoppement. Matthew éclate de rire et Dempsey se retourne, étonné.
– Quoi, qu’est‑ce qui vous fait rire ?
– Cette phrase, Monsieur, on dirait des mots tires de ce que vous écrivez.
– Comment ça ? se vexe Dempsey.
– Eh bien, votre style s’alourdit quelquefois de métaphores qu’on pourrait juger…
– Oui, Matthew ? l’encourage Dempsey, l’œil sombre et l’oreille tendue.
– Disons, superfétatoires.
– Superfétatoires ! Superfétatoires, mes métaphores ! Mais depuis quand êtes‑vous critique littéraire, Matthew ? Apprenez d’abord que comparer Blansky a un laboureur, c’est une allégorie, et non une métaphore. La métaphore, c’est, a l’intérieur de l’allégorie, utiliser le verbe labourer pour illustrer la façon dont Blansky mène ses interrogatoires. Et la conclusion de tout ça, Matthew, c’est que j’emmerde votre sens critique. »
 
« Le chagrin est le même quelle que soit la raison, je suppose.
– Vous supposez ? Vous n’avez encore jamais perdu quelqu’un ?
– Mon mari, mon fils et ma petite dernière, répond Kate en passant un coup d’éponge sur le comptoir tout autour de l’assiette de la femme. Accident de voiture, il y a six ans. »
 
« J’essaye d’entrevoir l’utilité de ce lien entre la mort et la nudité que l’auteur cherche à m’imposer. L’une et l’autre nous attirent, bien entendu, par voyeurisme, sur les bas-côtés des départementales ou par les fenêtres sur cour. Et en même temps elles nous mettent mal à l’aise, surtout les nôtres. Le pire pour moi est de m’imaginer nu et mort sur une table à la morgue. Même si c’est idiot, puisque cela n’arrivera jamais de mon vivant, et que mort, cela me sera par définition indiffèrent. Nous nous pourrissons souvent la vie avec d’improbables humiliations. »

  

La chronique jubilatoire de Dany

Pasakukoo de Roy Braverman

Loin du polar de gare, Braverman nous offre un millefeuille … une intrigue certes, exotique puisqu’elle se situe à Rhode Island, non loin de la ville de Providence, avec une galerie de personnages pour certains « classiques » pour d’autres « inattendus ». Cependant, comme il le dit lui-même, il se sert d’un artifice : ces petits paragraphes en tête de chapitre où un de ses personnages, de façon anonyme, fait part de ses réflexions intimes sur la place des personnages de fiction à côté de leurs auteurs et plus largement la mort, notamment dans l’aspect qui affecte les vivants, la disparition.

Avec une réelle richesse de niveaux de lecture, Braverman nous embarque, pendant dix-neuf jours, dans une folle enquête où deux auteurs à succès, séducteurs et fiers de l’être, affichent tour à tour leur animosité ou leur connivence, où les shérifs corrompus ou intègres se battent pour leur pré carré, où les amours sont contrariées ou incestueuses, où les avocats valent à eux-seuls le détour. Le lieu cependant est magique, il confine le lecteur dans la sérénité malgré les méchants qui s’y côtoient.

Ce roman m’a parfois fait pensé à La mort et la belle vie de Richard F.Hugo qui lui aussi « délocalisait » les travers de la ville, à la campagne. En fait ce sont bien des travers humains et universels dont nous parle Roy Braverman, peu importe la localisation. La cupidité, l’avidité et la bêtise n’ont pas de patrie et la fin sera la même pour tout le monde !

Un coup de cœur et un moment de lecture divertissant, terriblement bien écrit.

Je remercie les éditions Hugo et Cie ainsi que NetGalley, pour m’avoir permis de gouter à l’été indien !

#Pasakukoo #NetGalleyFrance

18 réflexions sur “Pasakukoo de Roy Braverman

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