Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Cris


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Sequanae63

Place à son TOP 10

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Bonjour ! 

Sans réfléchir beaucoup, je réponds à votre question : quels sont les dix livres qui ont marqué votre vie ? 

 

1 Le premier date de mes 13 ans à peu près. Il s’agit de Caroline chérie, de Cecil St Laurent, découvert dans la bibliothèque de mes parents. Je restais seule chez moi de longues après-midi, et ce roman avait le parfum du fruit défendu ! de l’amour, des aventures, la Révolution française, je découvrais une fresque bien écrite qui pouvait faire vibrer mon âme adolescente.

 

Caroline Chérie 1789-1794

14 juillet 1789. Au cours d’une partie de campagne au bois de Vincennes, le chevalier Gaston de Salanches fait connaissance de la ravissante Caroline de Bièvre, une jeune aristocrate qu’il a croisée dans un bal. Quoique engagé, il entreprend l’éducation amoureuse de la mutine Tourangelle. Mais déjà, de Paris, leur parvient la rumeur de la Bastille…

8765Née sous le signe des voyages et des rencontres, poursuivie par les sectaires et les séducteurs, voici Caroline emportée dans la tourmente révolutionnaire. Afin de conserver intacts son honneur et sa vie, un fougueux tempérament la poussera à sacrifier un peu de sa vertu…
Fresque historique et libertine dans la tradition d’Autant en emporte le vent, Caroline chérie fut traduit dans douze pays. Une série devenue phénomène de société lorsque la jeune aristocrate fut incarnée à l’écran par Martine Carol, accédant ainsi au statut de sex-symbol.

2 Ensuite, Sexus, d’Henri Miller. Me voilà un peu plus âgée, et un ami m’offre ce roman. Je suis scotchée par la liberté de ton et la profonde énergie de cet auteur, qui deviendra un de mes auteurs préférés.

Interdit pendant des années, Sexus est l’audacieux premier volet de «La Crucifixion en rose», qui comprend aussi Plexus et Nexus. Henry Miller y entreprend le récit complet de sa vie tumultueuse, riche d’expériences intérieures et d’aventures.

Sexus est l’histoire du grand amour qui, à travers l’inoubliable Mara-Mona, agit comme un révélateur sur Miller, mais aussi l’analyse lucide de la formidable crise qui le secoua et le fit se muer en lui-même.

Certains passages, d’une sexualité exacerbée, associent provocation et témoignage ; ils sont, dans cette oeuvre ardente, riche, puissante, une partie de la vérité dont Miller a fait l’objet de sa vie créatrice.

3 Dans un autre registre, nettement plus intimiste, Partir avant le jour, de Julien Green. Cette autobiographie m’a marquée par son écriture précise et sensible, l’analyse des sentiments, des rapports avec la famille. Je l’ai lu plusieurs fois, toujours avec le même plaisir.

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Le grand romancier de l’invisible qu’est Julien Green éclaire ici en visionnaire, la torche au poing, ce monde secret et terrible de l’enfance que chacun a dû traverser. L’émoi des rencontres au lycée, la violence des crises religieuses les victoires déchirantes de la sensualité, rien n’est laissé dans l’oubli.
Pourtant, le livre fermé, il reste dans l’esprit du lecteur quelque chose de bien plus grand que le plaisir de la connaissance psychologique : il y reste l’émotion d’avoir participé au mystère de la genèse d’une vie. Le goût du clair-obscur qui le dispute à la passion de la vérité : cette contradiction ne définit-elle pas tout l’art de Julien Green? Aussi bien, l’ayant portée ici jusqu’à ses extrêmes conséquences, l’auteur de Léviathan et de Moira a écrit son chef-d’œuvre.

 

 

4 Les confessions d’un masque, de Yukio Mishima, fut  aussi un roman marquant. Je découvrais la littérature japonaise, par le biais d’un récit extrêmement fort sur l’identité, les pulsions profondes de l’être, leur acceptation ou non. Cela m’a d’autant plus marquée que l’auteur a choisi de mourir par seppuku. Magnifique récit.

Dans ce roman aux résonances autobiographiques, Mishima a peint un personnage qui se bat continuellement contre ses penchants homosexuels. Il cherche à les dissimuler aux autres et à lui-même. Le récit de son amour pour la sœur d’un de ses camarades nous conduit, à travers les années d’enfance et d’adolescence, vers un dénouement désespéré.

 

 

 

 

 

5 Sa majesté des mouches, de William Golding, m’a fait frémir de par la cruauté dont sont capables les enfants. Ce groupe perdu sur une île à la suite d’un accident d’avion va recréer un microcosme à l’image du monde adulte, et tous les travers de celui-ci sont exacerbés du fait de l’enfance. Formidable parabole sur la « nature » humaine, certes pessimiste, mais hélas toujours de mise.

 Une bande de garçons de six à douze ans se trouve jetée par un naufrage sur une île déserte montagneuse, où poussent des arbres tropicaux et gîtent des animaux sauvages. L’aventure apparaît d’abord aux enfants comme de merveilleuses vacances. On peut se nourrir de fruits, se baigner, jouer à Robinson.

Mais il faut s’organiser. Suivant les meilleures traditions des collèges anglais, on élit un chef. C’est Ralph, qui s’entoure de Porcinet, «l’intellectuel» un peu ridicule, et de Simon.

Mais bientôt un rival de Ralph se porte à la tête d’une bande rivale, et la bagarre entre les deux bandes devient rapidement si grave que Simon et Porcinet sont tués. Ralph échappe de justesse, sauvé par l’arrivée des adultes.

Ce roman remarquable a un sens allégorique qu’il n’est pas difficile de comprendre : c’est l’aventure des sociétés humaines qui est tragiquement mise en scène par les enfants. Mais l’œuvre vaut avant tout par la description de leur comportement et par l’atmosphère de joie, de mystère et d’effroi qui la baigne.

6 Bien plus récent, mais entré dans mon Panthéon dès les premières pages, Pukhtu primo et secundo, de DOA (ainsi que tous ses romans précédents d’ailleurs …). J’ai rarement lu un récit aussi prenant, passionnant et lucide sur des événement contemporains (guerre en Afghanistan, 2008), avec des personnages très attachants quel que soit le « camp », une écriture qui vous emporte, c’est LE roman de ces dernières années. De plus, j’ai eu la chance de rencontrer l’auteur, il est d’une simplicité et d’un abord super agréables.

Coffret réunissant les deux volumes de ce roman noir géopolitique qui raconte des histoires de vengeance, d’honneur, de dissimulation, d’amour, de trahison, des guerres sanglantes, le trafic de drogue en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord. Prix Libr’à nous 2016 (polar), prix Mystère de la critique 2016.

 

 

 

Prix Mystère de la critique 2016 Prix Libr à nous 2016 Le terme Pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l’honneur de soi – ghairat – et celui de sa famille, de sa tribu – izzat. Dire d’un homme qu’il n’a pas de pukhtu est une injure mortelle. Pukhtu est l’histoire d’un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Non, plutôt d’une jeune femme que le remords et la culpabilité abîment. Ou peut-être d’un fils, éloigné de sa famille par la force du destin. À moins qu’il ne s’agisse de celle d’un homme cherchant à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, en Europe et raconte des guerres ouvertes et sanglantes, des conflits plus secrets, contre la terreur, le trafic de drogue, et des combats intimes, avec soi-même, pour rester debout et survivre. C’est une histoire de maintenant, à l’ombre du monde et pourtant terriblement dans le monde. Elle met en scène des citoyens clandestins. Dans cette édition enrichie de Pukhtu Primo, plongez au cœur de l’histoire grâce aux liens de géolocalisation qui vous permettront d’accéder à une vue satellite du lieu où se déroule l’action ! Une immersion totale vous attend grâce à la playlist de l’auteur que vous pourrez écouter lors de votre lecture. Des Black Angels à Yuksek, en passant par les rythmiques afghanes capiteuses de Khaled Arman & Siar Hashimi, ce sont 11 chansons qui vous mettent dans l’ambiance. (Connexion internet obligatoire.) DOA (Dead On Arrival) est romancier et scénariste. Il est l’auteur à la Série Noire de Citoyens clandestins (Grand Prix de littérature policière 2007), du Serpent aux mille coupures et de L’honorable société, écrit avec Dominique Manotti (Grand Prix de littérature policière 2011). À l’ère du Big Brother planétaire, il aime qu’on n’en sache pas trop sur lui.
« “Vous avez bonne mémoire.” Montana acquiesce, songeur. Ce nom le hante depuis six ans. Après avoir atteint leur objectif, empêcher l’attaque et récupérer le puissant neurotoxique d’origine française dont les islamistes entendaient faire usage, le clandestin et l’infiltré, Robert Ramdane, se sont volatilisés. Un imprévu contrariant. Il avait en effet été décidé de rhabiller les deux hommes en ennemis de la République et de les tuer, pour leur faire endosser plus aisément la responsabilité d’une série de décès suspects, ceux des véritables intégristes, auxquels les journaux et les services de police commençaient à s’intéresser. “Où se cache-t-il ?” » Le terme Pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l’honneur de soi – ghairat – et celui de sa famille, de sa tribu – izzat. Dire d’un homme qu’il n’a pas de pukhtu est une injure mortelle. DOA (Dead On Arrival) poursuit avec Pukhtu Secundo la fresque monumentale débutée dans Pukhtu Primo, exploration viscérale et sans concessions qui nous entraîne au « cœur des ténèbres ». À l’ère du Big Brother planétaire, il aime qu’on n’en sache pas trop sur lui.

7 Le dahlia noir, de James Ellroy, fut aussi un vrai coup de poing dans l’estomac. L’histoire en elle-même, qui a quelque résonance avec l’histoire de l’auteur lui-même, le style, dans lequel on entre définitivement ou jamais, la violence des événements, des personnages, l’auteur aussi, avec ses excès, ses propos parfois polémiques, bref, je suis fan !

Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de los angeles, est découvert le corps nu et mutile, sectionné en deux au niveau de la taille, d’une jeune fille de vingt-deux ans : betty short, surnommée «Le dahlia noir» par un reporter, à cause de son penchant à se vêtir totalement en noir. Le meurtre est resté l’une des énigmes les plus célèbres des annales du crime en amérique.«Si ellroy exorcise son passé, c’est en maitre écrivain qu’il le fait, et si l’histoire de sa vie explique la noirceur de son oeuvre, elle laisse intacte la lumineuse limpidité de son talent.» Patrick Raynal, Nice-Matin«Une lecture qui vous ravage, une écriture si puissante que le livre explose entre vos mains.» Tanis Kmetyk, Télérama

8 Millénium, T. 1,2 et 3, de Stieg Larsson, dévorés très vite. Un très bon page-tuner certes, mais qui dénonce les horreurs du pouvoir, l’exploitation des femmes, particulièrement quand elles sont sans défense. Et puis des personnages puissants : comment oublier Lisbeth Salander ! On rêverait de l’avoir pour amie, si c’était possible !

Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d’une île, la petite-nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.

Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.

Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.

À la fin de ce volume, le lecteur se doute qu’il rencontrera à nouveau les personnages et la revue Millénium. Des fils ont été noués, des portes ouvertes. Impatient, haletant, on retrouvera Mikael et sa hargne sous une allure débonnaire, et Lisbeth avec les zones d’ombre qui l’entourent.

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée.

Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes menaient des investigations pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.

Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un bidon d’essence et d’une allumette ?

S’agissait-il d’une des filles des pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C’est dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.

 

Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s’ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d’une série rapidement devenue culte.

Le lecteur du deuxième tome l’espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n’est pas morte. Ce n’est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l’hôpital, dans l’incapacité physique de bouger et d’agir. Coincée, elle l’est d’autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu’elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu’elle…

Il n’existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l’ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent.

Côté forces du bien, on peut compter sur Mikael Blomkvist, qui, d’une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d’autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d’État qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l’aide d’Armanskij, reste à savoir s’il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d’une publication concurrente.

9 La longue marche, de Bernard Ollivier. Récit d’un long voyage à pied entrepris par l’auteur, qui désirait faire à l’envers en quelque sorte, la route de la soie, d’Europe en Chine, ce texte m’a beaucoup fait rêver et donné l’envie de partir ainsi, même si je sais que je ne pourrai jamais réaliser l’exploit de l’auteur. L’oeil aigu, un grand sens de l’observation et du contact, Bernard Olivier écrit là un récit d’aventures modernes et d’apprentissage fort intelligent.

À pied de la Méditerranée jusqu’en Chine par la route de la Soie

Premier volume de son journal de route, d’Istanbul à la frontière de l’Iran.

Bernard Ollivier aura cheminé, la retraite venue, d’un bout à l’autre de l’Asie, d’Istanbul à Xi’an, en longeant l’ancienne route de la Soie. Quatre années passées les chaussures aux pieds, essentiellement à la belle saison, afin de pouvoir franchir les hauts cols d’Anatolie et du Pamir impraticables en hiver. Quatre années racontées au fil des jours dans un récit qui n’est en rien l’évocation d’un exploit, mais bien le partage d’une aventure humaine rare, par un voyageur émerveillé allant de rencontre en rencontre et qui constate que son projet lui est aussi mystérieux que le monde.

Des dernières passes du Kurdistan au terrible désert de Karakoum impossible à traverser l’été, de Tabriz, Nichapour ou Téhéran, Bernard Ollivier poursuit sa route. À dos de chameau d’abord, puis devenu chameau lui-même pour transporter l’indispensable provision d’eau, il continue, sans cesse émerveillé, sa marche vers Samarcande et ses coupoles d’or…

Le second volume de son journal de route décrit les hauts plateaux de Khamseh jusqu’au Turkménistan.

 

 

 

Le Vent des steppes

Des neiges du Pamir aux ruelles de Kashgar, seule métropole d’Asie centrale à vivre encore à l’heure des Mille et Une Nuits, des interminables déserts du Taklamakan et de Gobi à la Chine des Hans, Bernard Ollivier continue de marcher sur la route de la soie. Il en arrive, chemin faisant, après être passé sur les traces des anciens fidèles à l’enseignement du Bouddha, à regretter la générosité de l’Islam si familier au voyageur. S’il tire quelques conclusions personnelles et peine à retrouver les repères d’un monde soit-disant moderne, c’est toujours sur le ton pudique et réservé qui donne à son récit l’écho de l’universel.

La dernière étape du voyage à pied de B. Ollivier qui  rend compte de son expérience : l’hospitalité de l’islam vis-à-vis des voyageurs, le retour à la civilisation mais aussi de son expérience personnelle, celle de sa propre découverte.
 

 

10 L’amie prodigieuse, d’Elena Ferrante, T1, 2 et bientôt 3, pas encore lu mais dans ma pile ! Les éloges pleuvent sur cette saga italienne, mais quand j’ai lu le T1, je ne le savais pas. J’ai immédiatement adhéré à l’histoire des ces deux amies napolitaines, aux destins différents mais liés irrémédiablement. C’est un roman vivant, cinématographique, qui vous plonge dans l’Italie du Sud avec une grande force. On a l’impression de vivre dans les quartiers populaires napolitains, de les respirer, d’en sentir la violence toujours latente … C’est une histoire qu’on n’oublie pas.

 « Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile. »

Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien quelles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.

Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.

« Si rien ne pouvait nous sauver, ni l’argent, ni le corps d’un homme, ni même les études, autant tout détruire immédiatement. »

Le soir de son mariage, Lila, seize ans, comprend que son mari Stefano l’a trahie en s’associant aux frères Solara, les camorristes qu’elle déteste. De son côté, Elena, la narratrice, poursuit ses études au lycée. Quand l’été arrive, les deux amies partent pour Ischia. L’air de la mer doit aider Lila à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano.

L’amie prodigieuse, Le nouveau nom et Celle qui fuit et celle qui reste sont les trois premiers tomes de la saga d’Elena Ferrante.

 

Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila.

Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux soeurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix.

Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.

 

Voilà ! Je vous ai dressé ma liste des 10 récits qui m’ont véritablement marquée, du plus ancien au plus récent. Ils m’ont fait grandir incontestablement ! Et fait comprendre le monde.

Sans doute y en aurait-il d’autres, mais ceux-là, ce sont les livres qui me sont venus spontanément à l’esprit ! Cela veut donc dire qq chose !

Merci pour ce concours, que je prends comme une plongée dans mes plaisirs de lecture !

 

 

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Pourvu que ça brule de Caryl Ferey


Collectif Kris
97822263259520-3718799Le livre : Pourvu que ça brûle : récit  de Caryl Férey. Paru le 4 janvier 2017 chez Albin Michel. . 20€ ; (297 p.) ; 21 x 14 cm

4ème de couv : 

De la Nouvelle-Zélande à l’Australie en passant par l’Indonésie, la Jordanie, le Chili ou les Etats-Unis, un carnet de route très rock, l’autoportrait en noir et blanc de l’auteur de Zulu, Mapuche et Condor, Caryl Férey, chantre du thriller engagé, avec qui la réalité devient fiction survoltée.

 

 

 

Résultat de recherche d'images pour "Pourvu que ça brule de Caryl Ferey"L’auteur : Caryl Férey vit à Paris. Après s’être aventuré en Nouvelle-Zélande avec sa «saga maorie» (Haka et Utu), en Afrique du Sud avec Zulu (récompensé entre autres par le Grand Prix de littérature policière en 2008 et adapté au cinéma en 2013) puis en Argentine avec Mapuche, il nous entraîne avec Condor dans une exploration sombre du Chili, dans une course-poursuite sanglante transfigurée par l’amour. Le nouveau roman de Caryl Férey nous fait voyager et frémir autant que réfléchir et nous rappelle, s’il le fallait, que l’auteur s’est imposé comme le maître du thriller des grands espaces et de l’ailleurs.

 

Extrait : 
Quinze jours passèrent encore, puis soudain mon amour réapparut, là, au comptoir du Cornerbar où l’attendait mon désespoir le plus féroce. J’oubliai jusqu’à respirer en l’abordant, mais Francesca m’entraîna à l’écart pour m’expliquer la situation. Roscoe était jaloux et lui interdisait de parler aux garçons, en particulier moi, qui traînais dans leur bar fétiche. Je lui répondis qu’on s’en foutait de Roscoe, mais le lâche avait chargé ses copains maoris de la surveiller. Je n’eus pas le temps de lui conseiller d’envoyer paître son idiot du village qu’une poigne d’acier comprima ma gorge : d’une solide manchette, un Maori de cent dix kilos me tira en arrière sous les yeux atterrés de Francesca. Manquant d’oxygène, mes bras s’accrochèrent au vide tandis que le colosse me soulevait de terre. J’eus une dernière vision de Francesca, le regard à la fois désolé et furieux, avant de me faire jeter dehors.
Je ne parle pas le maori mais nul besoin de traduction : j’approchais d’elle encore une fois, le guerrier me mâchait menu et me renvoyait en France sous forme de Canigou.
Roscoe, son of a bitch.
Roméo et Juliette, Othello, je traversais Shakespeare par l’express du soir.

 

Chronique de lecteurs

Le petit avis de Kris

POURVU QUE CA BRULE – Caryl Ferey

A mi-chemin entre fiction et réalité, le romancier raconte ses voyages, ses rencontres et quelques événements de sa vie.
Découverte d’un Caryl aventurier un peu à l’image de ses personnages et on comprend mieux l’intensité et l’épaisseur de ses héros.
Une quête incessante dans ces pays souvent touchés par la pauvreté, le gangstérisme ou plus simplement l’ignorance.
Un roman qui est en réalité l’essence même de l’auteur. Plus habituée aux polars et thrillers j’ai été subjuguée par la force de cette écriture et je l’ai dévoré comme un roman d’aventures.
Découvrir la naissance, le cheminement, l’élaboration (parfois sur plusieurs années) des héros de romans tels que ZULU et MAPUCHE apporte une lumière différente sur ceux-ci et les sublime encore plus s’il en est besoin.
Toutefois l’écriture de MAPUCHE reste un morceau d’anthologie ! Ah Jana !!     
Et l’émotion de Cannes pour Zulu … grandiose !
Enfin les clins d’œil à l’éditrice font mouche à chaque fois.

 

Résilience de Yannick Monget


Collectif Isabelle

$CDCLe livre : Résilience de Yannick Monget . Paru le 18 février 2016 à  La Martinière. 22€60 ; (661 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de Couv :

100 jours avant l’effondrement.

À Paris, en Chine, de curieux incidents se produisent à proximité de réacteurs nucléaires. Un virus informatique semble avoir réussi à prendre le contrôle de nombreuses centrales. Les services du renseignement français se mettent en alerte pour déjouer la plus grande menace jamais affrontée.

2 ans après l’effondrement.

En Antarctique, des survivants s’organisent dans des bases de haute technologie abritant un écosystème reconstitué. La surface du globe est ravagée par la radioactivité et la résurgence du virus noir, qui a décimé la plus grande partie de l’humanité. Que feront-ils de cette dernière chance ?

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Ultra-documenté, ce thriller aux accents de blockbuster américain enchaîne de façon implacable les chapitres avant et après la catastrophe. L’auteur parsème son livre de références à de véritables incidents, comme le virus Stuxnet, conçu en 2010 par les États-Unis pour prendre le contrôle des centrales iraniennes. Entre jeux de lobbies, dessous du nucléaire civil et pressions politiques, cette course contre la montre révèle comment l’irresponsabilité et l’aveuglement de certains menacent le destin de la planète tout entière.

 ymL’auteur : Yannick Monget a 36 ans. Il est le président fondateur du groupe Symbiom, qui développe des projets de sensibilisation, de recherche et de développement pour l’environnement. Son roman a été salué par de nombreux experts dont l’ancienne ministre et avocate spécialisé dans le droit environnemental, Corinne Lepage, pour qui «le lecteur ne sortira pas indemne de réflexion sur cette aventure.» Yannick Monget est également l’auteur du thrillerGaïa.

 

 

Lire le début de Résilience

 

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Résumé et petit avis de notre lectrice :

A Paris, en Chine, de curieux incidents se produisent à proximité de réacteurs nucléaires. Un virus informatique semble avoir réussi à prendre le contrôle de nombreuses centrales. Les services du renseignement français se mettent en alerte pour déjouer la plus grande menace jamais affrontée.

Résilience de Yannick Monget, un roman exceptionnel dont personne ne ressortira indemne… Les connaisseurs du nucléaire seront confortés dans leurs idées et les profanes se poseront de nombreuses questions…

Une écriture fluide, aux chapitres cours terminant sans cesse par des rebondissement, l’art d’orienter le lecteur vers une fin qui parait évidente et qui pourtant… à lire impérativement !

Un fantastique roman d’anticipation mais qui au final nous fait toucher « la réalité qui pourrait être » de très prés…

Cette décennie, pour moi, aura connu « Pilgrim » et « Résilience »

     Mon petit avis sur Pilgrim ICI