Papote d’auteur. Sébastien Meïer répond à Marie No, notre psychopathe du polar


Papote d’auteur. Sébastien Meïer répond à Marie No, notre psychopathe du polar

Marie Noëlle, flingueuse psychopathe nous propose une petite interview d’une nouvelle plume et elle en profite pour nous faire ensuite part de son avis sur son dernier polar.

Je vous avez prévenu, c’est un vrai psychopathe du polar ! Elle nous fait du 2 en 1

Une papote d’auteur et un conseil de lecture.

Allez, je lui laisse, je leur laisse la parole


Papote d’auteur. Sébastien Meïer réponds à Marie No, notre psychopathe du polar

 

ITW SEBASTIEN MEIER

Aujourd’hui, je vous présente SEBASTIEN MEIER, jeune auteur Suisse pour qui j’ai eu un coup de cœur.

Bonjour Sébastien et tout d’abord un grand merci à toi d’avoir accepté de répondre à mes questions.

1) Mais dis donc quel talent , je découvre un auteur qui a créé sa maison d’édition à seulement 22 ans (Editions Paulette) puis parution d’une trilogie aux éditions ZOE à 29 ans.

Ma curiosité fait que j’ai bien envie d’en savoir un peu plus sur ton parcours.  Peux tu nous parler de toi en quelques mots ?

J’ai grandi en Suisse romande où je suis né. Rapidement, après l’obtention de mon baccalauréat, j’ai su que les études supérieures n’étaient pas faites pour moi. J’ai donc commencé à travailler, d’abord au théâtre de Vidy, comme ouvreur, puis plus tard comme veilleur de nuit dans un foyer psy, ou serveur, fonctionnaire à mi-temps, etc.

Tout ça pour financer mes aspirations artistiques, qui ont toujours été éclectiques. La littérature a une place importante, certes, mais je m’intéresse aussi beaucoup aux arts vivants – théâtre, danse, musique.

Bref, j’ai donc passé beaucoup de temps à écrire, j’ai fondé une maison d’édition, dirigé un journal, co-fondé un collectif des arts de la scène, etc. J’aime essayer de nombreuses pistes, fureter à droite à gauche et élargir mon horizon.

 

2) Vient de sortir L’ORDRE DES CHOSES  qui est le dernier volet d’une trilogie « polardesque » si j’ose dire avec pas mal de personnages corrompus en Suisse, réalité ou fiction ?

 Ni complètement fiction, ni complètement réalité.

3) Tu parles  de pratiques quasi mafieuses dans certains milieux suisses, tout ça est très détaillé et fort intéressant, j’aimerai juste savoir comment tu gères ton travail d’investigation et comment tu arrives à te procurer les informations  nécessaires pour ton manuscrit ?

 Je commence par beaucoup de lectures sur un sujet donné et je multiplie les sources (articles, livres, documentaires, rapports d’activités d’entreprises, etc.). Ensuite j’essaie de faire le tri dans les diverses manières qu’il y a de présenter une même réalité (par exemple entre la communication d’une multinationale, parlant de « développement », de « progression », et celui d’une ONG qui, parlant d’une même situation, va utiliser des termes tels que « désastre », « exploitation »).

Bref, je m’emploie à comprendre comment et pourquoi les différents discours se construisent, et quels intérêts motivent ces angles différents.

Parfois je rencontre également les acteurs et les actrices des univers dans lesquels évoluent mes personnages. En réalité, c’est très simple, la plupart des gens sont heureux de parler lorsque quelqu’un s’intéresse à leur boulot.

Et finalement, je laisse fonctionner mon imagination.

 

4) Parlons  un peu de tes personnages  qui sont assez hétéroclites et ambigus  je dois dire , pourquoi tant de diversité  dans leurs profils ?

Également par soucis de réalisme. Contrairement à une représentation souvent utilisée, je crois que la société dans laquelle nous vivons est diverse et ambiguë. Pourquoi ne pas utiliser cette incroyable richesse dans mes livres ?

Ce qui me plaît, c’est la complexité et la fragilité de mes personnages. En proposer une vision binaire, ou simpliste bien/mal, bon/mauvais, ça serait pour moi un échec. La simplification ne m’intéresse pas.

5) Pourquoi le Polar ?

Un peu par hasard, à la base. Il y avait un meurtre et un flic dans Les Ombres du métis, mon premier livre, et ma maison d’édition m’a informé qu’il s’agissait d’un polar.

Et cela me va très bien, je suis à l’aise dans ce genre-là qui impose une narration tendue, rythmée, efficace.

 

6) J’imagine que tu aimes lire et donc que lis-tu en ce moment ? (à part le 24heures ! haaaa) et quels sont tes auteurs de référence en matière de polar ?

Je lis très peu de polars, en vérité. Plutôt des essais, des articles, ce genre de choses. En ce moment, je m’intéresse de près à la révolution russe et je me régale d’un livre de Tariq Ali, « Les dilemmes de Lénine », très bien écrit, très bien traduit.

Question polar, j’ai beaucoup lu Simenon ou Fred Vargas. J’avoue avoir assez peu d’intérêt pour le polar grosse mécanique, qui dégaine hélicoptères, bazooka et scénarios farfelus. Le polar peut être une forme de littérature très subtile et riche, reflet implacable de notre monde, sans fioritures, sans fard, et c’est ce que j’ai trouvé chez Vargas ou Simenon. Faute de bien chercher, je n’ai rien encore retrouvé qui ait ce « plus ».

 

7) Dis moi Sébastien quels sont tes coups de cœur et tes coups de gueule, vas y lâche toi !

En bon Suisse, je ne me lâche jamais en public.

 

8) Les éditions ZOE sont  basées en Suisse dis moi où on peut se procurer tes livres en France ? Je parle de libraires indépendants bien entendu  pas des multinationales !

 Les éditions Zoé sont diffusées en France par Harmonia Mundi, donc mes livres sont disponibles sur commande dans toutes les librairies de France. Aucune excuse pour les rater.

9) Bon maintenant que la trilogie est terminée, il faut passer à autre chose mais quoi ? un nouveau polar dans le monde du Flamenco ? Une nouvelle trilogie ? J’ai comme l’impression que tu ne vas pas t’arrêter là ! je me trompe ?

 Non, tu ne te trompes pas. Je travaille actuellement à une nouvelle trilogie, dont vous saurez plus d’ici le mois d’avril 2018.

Merci Sébastien et à très bientôt

 

Le livre :  L’ordre des choses de Sébastien Meier. Paru le 5 octobre 2017 chez Zoé éditions. 18€50 ; (347 p.) ; 21 x 15 cm

4ème de couv.

L’ex-inspecteur Paul Bréguet a disparu. Désormais seule, son acolyte la procureure Emilie Rosetti décide d’aller jusqu’au bout de la très trouble affaire Romain Baptiste, en dépit des ordres de sa hiérarchie. Alors que les puissants de ce monde, avec à leur tête le richissime trader Beat Flückiger, se réunissent à Lausanne pour ouvrir un congrès international sur le négoce des matières premières, Emilie, en cavale, doit évoluer en marge pour conduire cette guerre souterraine, au dénouement imminent.

L’auteur : Né en Suisse romande en 1988, Sébastien Meïer crée à vingt-deux ans les éditions Paulette où il publie une quinzaine d’ouvrages. Membre de l’AJAR, il partage aujourd’hui sa vie entre l’écriture, le flamenco et les voyages.( Voir la papote ci-dessus.)
Extrait :
            Jacques-Edouard sortit, claqua la porte et continua à jurer dans les couloirs qui colportèrent sa colère dans tout l’immeuble. Il se dirigea vers le parc et, au milieu des épicéas communs, vida ses poumons en un cri désespéré. Jamais plus il ne baisserait la garde. Désormais, ce serait la guerre, car il savait très bien ce qui avait motivé le juge de paix à prendre une décision aussi disproportionnée : Beat Flückiger avait sauté sur l’occasion. Il venait de lancer une procédure pour définitivement détruire son neveu et récupérer les 30% d’actions de BFHG que celui-ci détenait. Un internement pour trois cent millions, l’affaire en valait la peine.

L’avis de Marie No

Bon OK, vous allez me dire : ENCORE UN SUISSE ! hééééé oui et j’ai envie de vous dire, c’est pas fini !!!!!

 Alors dernier volet d’une trilogie mais ce n’est pas un problème car il peut se lire isolément cependant il faut suivre car il y a une multitude de personnages, acteurs dans les précédents opus. (normalement un index est joint au livre décrivant ces personnages, ce qui est très malin)

 Bon cette histoire nous plonge dans le monde noir des multinationales, darkweb, boîtes de nuit échangistes et j’en passe !

 Perso j’ai adoré :

Les personnages….

L’ambiance générale

Très bien écrit

Chapitres rapides (un vrai page turner)

Une fin qui va bien

Bref un très bon moment de lecture.

 Tout ça pour vous dire qu’il va falloir suivre de près Sébastien qui a un avenir très prometteur et a sa place dans le monde du polar…….

 Merci à Sébastien Meier et aux éditions Zoé.

 

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Dolores de James Osmont


Le livre : Dolores, la trilogie du cycle psychiatrique, Tome 3 de James Osmont. Paru le 14 juin 2017 chez CreateSpace Independent Publishing Platform . 9€99 ; 312 pages ; 12,7 x 1,8 x 20,3 cm.
Résumé :

ATTENTION : il s’agit du dernier tome d’une trilogie débutée par les romans « Regis » et « Sandrine », parus en 2016 !

Le Mal poursuit sa course. Inexorablement. Dolores est son nouveau pantin. Bras armé, victime désignée ? Toxique et paumée, elle se débat pourtant. Fuit en avant. Se heurte aux limites et aux murs de sa prison. Chaque jour, elle oeuvre à sa propre destruction… Mais la trilogie turbulente qui va prendre fin ici n’aura été qu’une étape. Fatalement. Car la folie des Hommes a encore bien des cartes à jouer… Et d’innombrables visages.

Biographie de l’auteur

 James Osmont, auteur et photographe né à Brest, est aussi infirmier en santé mentale depuis plus de dix ans. Ce troisième roman clôt un cycle psychiatrique, noir et vénéneux. Une expérience émotionnelle globale où la musique et la précision clinique sont omniprésentes…

Le OFF de OPH

Aaaah Dolores… Ton prénom, « doloris », « douleur »… qui résonne aussi comme un sortilège…

Ce n’est pas Dolores elle même qui m’a accompagnée au fil des pages, c’est la signification de son prénom.
La douleur sous toutes ses formes, physiques, psychiques, mentales…

Avec ce troisième et dernier volet de #latrilogiepsychiatrique de James Osmont j’ai eu mal tout au long des 301 pages.

Une fois encore James, en magicien des mots, nous plonge dans l’univers de la psychiatrie mais pas seulement… il nous pousse à nous interroger sur notre société, nos comportements de plus en plus individualistes. Avec une intrigue qui se déroule « aujourd’hui », il mèle au roman les grands événements qui ont changé notre société ces trois dernières années, il dénonce les tsunamis politiques, l’abandon de la pensée pour uniquement panser les plaies…

Qu’est ce que le Mal, comment parvient-il à prendre possession des êtres que nous sommes? Sommes nous tous vulnérable face à sa force ou pouvons nous résister à sa capacité de s’insinuer, sous différentes formes, en chacun de nous?

Je sors encore une fois chamboulée de cette lecture… Elle pose tellement de questions.

Habile jongleur, James conserve tout au long de ces trois opus une plume poétique, use de la métaphore sans en abuser. Son style vous percute quand ce n’est pas par l’un de ses uppercut que vous êtes sonnés…

Morceaux choisis:
« Sans ambition ni réelles responsabilités, il passait chaque jour la porte de son entreprise: une boite normale elle aussi, avec des gens assis, des agrafeuses d’un demi-kilo, une fontaine à eau… Ça porte bien son nom tout compte fait, une « boite »: ça vous garantit la routine et l’aliénation sous-payée, ça doit faire avec la « conjoncture pas facile, vous comprenez? », et surtout, ça vous évite de vous poser trop de questions sur le sens à donner à tout le reste »
 » Quand le crabe était venu lui prendre un sein, à elle, sa mère, sa déesse, l’amputant, la déséquilibrant, mettant à bas la garantie imaginaire de sa présence à ses côtés; Lucas avait commencé à perdre pied. La mort est la seule expérience du réel qui ne se vit pas; spectateur, impuissant, lui s’était enfermé dans l’irréel, préférant dès lors ne plus vivre. »

Merci James pour cette trilogie poignante qui au delà du Thriller classique bouleverse pas mal de codes et nous pousse à porter un regard nouveau sur la psychiatrie mais aussi le Mal (dans la définition que nous lui donnons)

 

Sandrine de James Osmont


Le livre : Sandrine, la trilogie psychiatrique de James Osmont. Paru le 14/10/2016 chez Librinova. 9€99 ; 274 pages ; 12,7 x 1,6 x 20,3 cm.

Résumé 

ATTENTION : il s’agit de la suite du roman Regis, paru en 2016 !

Les chemins tortueux font aimer les lignes droites. Mais sur la route de Sandrine, désormais aucun répit. Les nids de poules succèdent aux cahots. Depuis trop longtemps le voyage est solitaire, les virages serrés et les rencontres dangereuses sur le bas-côté. Égarée dans les labyrinthes de la dépression, abandonnée de tous, elle ne se doute pas qu’au détour d’un sentier, dans les impasses sombres et les recoins souillés, se terrent d’autres forces hostiles. De celles qui commandent aux aiguillages de l’existence. Encore une fois, le Mal l’attend au tournant…

 

Biographie de l’auteur

James Osmont, auteur et photographe né à Brest, est aussi soignant en psychiatrie depuis plus de dix ans. Avec ce second roman, il poursuit une exploration atypique et mouvementée qui accompagne son travail autour des émotions et de la condition humaine. Quitte à se rapprocher du gouffre…

 

 

Le OFF de OPH

 

Après « Régis », voilà que je viens de quitter « Sandrine », fermant un livre qui au-delà de l’histoire m’a encore une fois transporté par la puissance des sentiments, pathologies et constructions des personnages…

La trilogie psychiatrique de James Osmont n’est décidément pas classable dans une catégorie tant elle est unique, atypique…

Dans ce deuxième tome, ou devrais-je dire simplement avec Sandrine, James montre encore à quel point il sait manier la métaphore et la poésie pour dénoncer non seulement les dangers des addictions mais aussi les failles d’un système médical encore trop souvent bancal.
Il décrit les processus de la dépression, raconte ,comme un ménestrel, comment elle peut sournoisement s’attaquer à chacun de nous.
Profondément moderne de part la critique des aspects sombres de notre société tout en apparence et en psychologie de comptoir, l’histoire romancée flirte avec la réalité de la sombre période d’attentats que nous avons vécu récemment.

sandrine james osmont

Sandrine m’a émue, m’a faite pleurer, m’a poussée à m’interroger aussi sur moi-même, mes failles, mes blessures… Et comme Régis avant elle, il m’a été difficile de la quitter.

Je ne vous donnerais pas envie de la rencontrer au travers d’un résumé classique de 4ème de couverture car ce serait vous priver de la découverte et des émotions que pourraient vous procurer tant Régis que Sandrine… je préfère vous mettre ci-dessous quelques extraits, qui, j’en suis certaine, aiguiseront votre curiosité:

« D’abord chronophage, l’addiction s’est faite procuration et trompe l’œil, amotivationnelle et robotisante.[…] L’attraction était souvent trop puissante, tentaculaire. Elle venait le saisir où qu’il soit, quoiqu’il fasse… »
« Un soulagement momentané, un traitre remède. Une aération polluée, et qui n’était chaque fois que temporaire. Parce que le désespoir, pauvres de nous… a la couleur du vent et le goût du souvenir. »
« Le remords avait asséché son âme, tel un vent d’Est lancé à travers l’hiver sur une terre rase, un bocage aplani, dépourvu de défenses et de talus, sans haies ni perspectives pour boucher l’horizon infini, inlassable, insurmontable… Elle n’était plus ce champ fertile, ce terroir nuancé, arable, légèrement acide, cette contrée de caractère qui se mérite et se savoure, quitte à se comparer à un coteau de grand cru »

Régis et Sandrine m’ont fait vivre une expérience littéraire jusque là unique, la bande-son créée par James pour accompagner ses personnages et notre lecture renforce la noirceur, le capharnaüm régnant dans les esprits perturbés, troublés et blessés de chacun des êtres auquel il a donné vie.

Merci James, Sandrine comme Régis ne pouvaient pas me laisser indifférente, et il continuent de m’accompagner malgré leur absence… Je vais maintenant aller à la rencontre de Dolores et achever ainsi un cycle qui m’aura profondément marqué…

Régis de James Osmont


Le livre :  Régis, la trilogie Psychiatrique T.1 de James Osmont Paru le 16 février 2016 chez  CreateSpace Independent Publishing Platform.  9€99 ; 274 pages ; 12,7 x 1,6 x 20,3 cm.

Résumé 

Régis aime la littérature et l’automne, les décibels et l’errance. Il n’a pas choisi le mal qui le ronge. Vivant la plupart du temps en lui-même, il perçoit une réalité déformée et angoissante, où tout fait sens. Dans sa psychose, il s’accroche à de fragiles repères : des personnages sans nom, des impressions sans fondement, des chansons sans espoir… Pourtant, peu de temps avant les attentats du 13 novembre 2015, le retour d’un mystérieux persécuteur va faire vaciller son équilibre précaire… Jusqu’au point de non-retour.

Biographie de l’auteur

James Osmont est né le le 12/09/1982 à Brest Il est auteur et photographe  . Il est aussi soignant en psychiatrie depuis dix ans. Dans ce premier roman sombre et nerveux, entre drame et thriller psychologique, il invite le lecteur à une immersion au plus près d’âmes tourmentées, dangereuses, mais aussi profondément humaines.

 

 

Le OFF de OPH

Régis….

Après des jours d’attente tu es enfin parvenu jusqu’à moi (merci La Poste) et j’ai plongé sans attendre dans les méandres de ta psyché torturée…
En moins de 24 heures tu m’as fait prendre les plus grandes montagnes russes émotionnelles qu’ont jamais provoqué mes lectures…
Dans ton esprit malade,tu m’as entraîné au point que je ne voulais plus te quitter…
J’ai été oppressée, je me suis inquiétée pour toi, j’ai été triste mais j’ai souris aussi. J’ai été mal à l’aise, parfois nauséeuse…
Personnage complexe et malade, j’ai déambulé avec toi dans ton hôpital psychiatrique, au son de tes musiques intérieures…
Auprès de toi j’ai vécu une expérience inédite, ressentir tes cris, tes tortures au travers de la musique choisie par ton créateur.

J’avoue que j’avais beaucoup d’appréhension quant à l’auto-édition, mais j’ai lu tellement de critiques positives et de chroniques aiguisant ma curiosité que je devais absolument assouvir cette envie de faire connaissance avec Régis.

Au travers de ce roman qui vous plonge dans le monde méconnu de la psychiatrie et des désordres mentaux, j’ai découvert la plume poétique de James Osmont. De métaphores en réflexions profondes sur notre société, James nous emporte dans un univers inédit, au coeur de la psychiatrie, loin des lieux communs. Ce roman est inclassable et c’est aussi ce qui fait sa force.

MORCEAUX CHOISIS:
 » Sandrine sentait chez son patient les restes mal nettoyés de la dernière crise. Résidus indigestes, reliquats moisissant. Cette fois le crue n’avait pas expié ses démons, la vague n’avait pas tout emporté. »
 » La psychose elle, est un cauchemar, un œil aux paupières mi-closes. Et quand la lumière fait irruption, confronte au réel, le clignement réflexe peut aveugler le plus chancelant des cerveaux. »
« Fendant le carcan des nuages et la turpitude crasse du ciel de décembre, le soleil choisit cet instant pour percer le brouillard. »

James, je tiens à te remercier pour cette expérience « aux frontières du réel » grâce à ton O.L.N.I Œuvre Littéraire Non Identifiée.

Je pense que Sandrine et moi ferons connaissance rapidement…

 

Apéro Polar : rencontre avec Jean Luc Bizien


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J’ai la chance de pouvoir organiser dans ma bibliothèque

  des rencontres autour du polar.

J’ai appelé celle-ci Apéro Polar.

Les mauvaises langues ont dit que c’est pour venir boire un coup que le public se déplace. Il faut bien, lorsque l’on essaie de faire des choses ,se confronter à la mauvaise foi. Mais qu’elles se rassurent, je pourrais me semble-t-il appeler ces rencontre Café polar ou Autour du Polar, je pense que les lecteurs seraient tout aussi intéressés.

J’ai voulu aussi que ces rencontres aient lieu régulièrement. Une fois par trimestre. C’est un bon compromis pour permettre à celle-ci d’exister et de se pérenniser. Cela fait 3 ans que ça dure et le succès va croissant. Et vous pouvez pas savoir comme cela me fait plaisir de pouvoir mettre le polar à l’honneur.

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copyright Françoise Manoukian

Au dernier Apéro Polar, j’ai eu la chance de recevoir Jean Luc Bizien. Pourquoi Jean Luc Bizien me direz-vous ? Et bien c’est simple ! Chaque semestre la Direction des Affaires Culturelles de la ville de Paris ( Direction(DAC) d’en dépend ma bibliothèque) émet un certain nombre de thèmes pour les grands temps forts mis en avant dans les établissement culturelles qu’elle gère.

Ce semestre c’est Corée et Euro Foot. C’est 2016 est l’année France Corée  et en plus ce pays a été l’invité d’honneur du dernier salon du livre qui a eu lieu en mars dernier.

Et quand j’ai vu Corée, j’ai tout de suite pensé à Jean Luc vu que j’avais adoré son diptyque autour des deux Corée. L’histoire de deux homme un occidental et un militaire coréen du Nord. Et alors que nous préparions cet Apéro Polar, ( et oui une amination se prévoit environ 9 mois avant sa programmation ) un troisième tome est venu compléter cette désormais Trilogie des Ténèbres.

Trilogie des ténèbres

La trilogie des ténèbres, Volume 1, L’évangile des ténèbres / Jean-Luc Bizien. Paru le 6 octobre 2010 aux éditions du Toucan dans la collection Toucan noir.

9782810002665,0-1124584Pyongyang, Corée du Nord. Le dernier pays où le pire n’est pas imaginable…

Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wong, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord. Face à l’absence de réaction de sa hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong. Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que des ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, ravissante correspondante d’une O.N.G. canadienne.

C’est alors que le Mal absolu surgit : un tueur monstrueux laisse dans son sillage une longue suite de cadavres atrocement mutilés. Paik Dong-Soo, brillant militaire nord-coréen, se lance sur ses traces. Ils se retrouveront tous, à l’issue d’un parcours halluciné, en un lieu oublié. Celui qu’annonce l’Évangile des ténèbres…

La trilogie des ténèbres, Volume 2, La frontière des ténèbres / Jean-Luc Bizien. Paru le 6 octobre 2010 aux éditions du Toucan dans la collection Toucan noir.

9782810004508,0-1254721En répondant à l’appel de son mystérieux homologue coréen, l’ex-grand reporter Seth Ballahan croit s’offrir un séjour d’agrément. Hélas, sitôt arrivé à Séoul avec sa femme et sa fille, il sera confronté à un double homicide. Des meurtres impossibles, perpétrés dans un village-pilote, entièrement géré par l’électronique et la video. Qui a frappé derrière les murailles du village ? Qui a pu s’introduire dans cet Eden de façade, ce nirvana sécuritaire ? Quel monstre est assez puissant pour se jouer des caméras, des gardiens et du système de surveillance ?

Ballahan devra, pour le savoir, réunir toutes les pièces d’un puzzle effrayant… Et faire équipe, pour l’occasion, avec un homme revenu d’entre les morts. Ange ou démon, parce qu’il est rescapé de l’Enfer, cet homme est le seul capable de défier les autorités de Corée du Nord.

Sous les yeux de Seth, il franchira la terrible frontière du pays le plus fermé du monde, dans le seul but de libérer une femme et un enfant. Ballahan, impuissant, devra de son côté jouer une véritable partie d’échecs avec la mort, au terme de laquelle se dévoilera une autre vérité, plus terrible encore.

Car si la frontière séparant Nord et Sud est bien visible, les ténèbres s’étendent des deux côtés…

La trilogie des ténèbres, Volume 3, Le berceau des ténèbres / Jean-Luc Bizien. Paru le 6 octobre 2010 aux éditions du Toucan dans la collection Toucan noir.
9782810005277,0-1533657 (1)Ancien officier des services de renseignements, militaire parfaitement entrainé, le lieutenant Paik Dong Soo est parvenu à quitter l’enfer de son pays-prison, la Corée du Nord. Grâce à son ami le journaliste américain Seth Ballahan, il a réussi à exfiltrer sa femme et son fils et à gagner New York. Pour lui, le plus dur est désormais de s’adapter à ce nouveau monde, où la liberté le paralyse.

Jusqu’au jour où un étrange visiteur fait appel à ses anciennes compétences. Des enfants ont été enlevés en pleinChinatown, les gens sont inquiets et pour les commerçants, la peur est le pire ennemi des affaires. Incapable de son côté de recueillir le moindre renseignement fiable au coeur d’une communauté fermée, la police est impuissante. Pourtant, jour après jour, les rumeurs les plus atroces se propagent.

Il faut intervenir vite. Puisque les voies judiciaires sont lentes, restent les méthodes radicales de Paik Dong Soo. Avec les risques qu’elles comportent...

Alors j’ai fait jouer mon réseau, j’ai contacté Jean Luc. Il a dit OK. Le plus difficile a été de trouver une date. Et oui notre auteur habite en Corse. J’ai rédigé ma note d’intention, je l’ai soumise à ma hiérarchie. Nous étions en septembre 2015, ma hiérarchie m’a dit de la reprendre. Car nous ne devions parler que de la Corée du Sud si je voulais un agrément de la DAC. Ok, j’ai dit à ceux-ci, tout en sachant que je mentais effrontément.

Quelques mois après… La commission d’arbitrage a retenu ce projet pour les temps fort ville de Paris.  Et j’avais le budget pour faire venir Jean Luc.

En décembre nous convenions d’une date. Nous profitions de la venue de Jean Luc au Salon Week-end noir à Neuilly Plaisance le 09 et 10 avril pour fixer celle-ci.

Je profitais aussi de sa venue lors d’une dédicace d’auteur affiliés à la ligue de l’imaginaire, en février et en région parisienne pour aller à sa rencontre. Je voulais me présenter et surtout essayer de voir comment nous allions pouvoir mettre sur pied cette entretien à venir. Avec Jean Luc ça a été simple. Il voulais juste une intervention interactive et surtout pas sous forme de cours magistral. Non un véritable échange entre lui et les lecteurs qui serait présents dans la salle pour l’écouter.

Faisant confiance à l’aura de notre auteur, je suis reparti rassurée et ravie de la rencontre à venir.

En mars je remplissais tout un tas de paperasse auprès de mon administration de tutelle pour que Jean Luc reçoive son contrat. Jean Luc de son coté prenait contacte avec eux pour signer tout cela. Je m’assurais de faire les affiches et flyers pour que la com. soit parfaite.

Et le jour J est arrivée.

Et ce qui devait arriver arriva….

Nous avons eu un super échange, une conférence passionnante suivi par un public à la fois captivés et participatif. Nous avons appris énormément de chose. Nous nous sommes indigné, nous avons ri aussi.

Ce fut une grande et belle soirée. Et j’en remercie l’auteur mais aussi toutes les personnes présentes sans qui ces « Apéros Polar » n’auraient pas de sens !

Quelques photos pour vous donner envie.

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Et si tout va bien, dans quelques jours je vous raconterai ce qui c’est dit , héhé 🙂

A très vite alors !

 

W3 – Le Sourire des pendus de Jérôme Camut et Nathalie Hug


teléchargement 23W3 – Le Sourire des pendus  – Jérôme Camut et Nathalie Hug. Paru le 15 mai 2013 chez Telemaque collection Thriller. 21€, (750 p.) ; 22 x 15 cm

 Réédité au livre de poche le 28 mai 2014. 8,90€ ; (883 p.) ; 18 x 11 cm

Extrait : 
– Tu imagines un peu le tableau? râla-t-elle. Il fait beau, c’est le mois de juin et pendant que je le jeune se baigne, monsieur ressert un Ricard à madame qui bouquine du Tabachnik, et puis non, finalement, l’eau de la piscine est trop froide, le Ricard dégueulasse et le livre trop glauque, alors ils changent d’idées et vont se pendre dans le salon? Ça ne tient pas la route.

4e de couv :W3

Le sourire des pendus

Lara Mendès, jeune chroniqueuse télé, enquête sur le marché du sexe et ses déviances. Elle disparaît sur un parking d’autoroute…

Désemparés par la lenteur de l’enquête, ses proches reçoivent le soutien de Léon Castel, fondateur d’une association de victimes.

Sa fille Sookie, policière hors norme, a enquêté sur une triple pendaison qui semble liée à cette affaire.

Qui a enlevé Lara ? Pourquoi ? Où sont passés ces enfants et ces jeunes femmes dont les portraits s’affichent depuis des mois, parfois des années, sur les murs des gares et des commissariats ? Réseaux criminels ou tueurs isolés ?

Partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié. Ils auront bientôt une voix : W3.

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 Les auteurs :
 Il y a Jérôme Camut, il y a Nathalie Hug, et il y a l’entité CamHug.

Jérôme Camut est un auteur de fantasy et fantastique. Il est né à : Rueil-Malmaison (Ile-de-France) , le 10/09/1968. Nathalie Hug, née à Nancy en 1970, n écrivain et scénariste français. Depuis 2004, elle écrit en solo et en association avec Jérôme Camut.

Extrait
 : « … souviens-toi que dans le monde, plus de 40 millions de gosses sont prostitués, et calcule le nombre de cinglés de clients que ça fait ! L’offre et la demande, tu connais, non ? »
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téléchargement (20)Nathalie Hug et Jérôme Camut sont les auteurs de la tétralogie : Prédation, Stigmate, Instinct et Rémanence. Avec W3 et sa galerie de personnages radicalement originaux, ils appuient une fois encore là où ça fait mal, proposant un type de thriller inattendu et inédit.

 Un Camhug comme on les aime.

Le sourire des pendus est le premier opus de la trilogie W3. Ce titre m’a tout de suite fait penser « au rire du pendu » . Ce sourire prononcé d’une personne lorsqu’elle est dans une situation dramatique.Quand elle est dans la dénégation de celle ci ou encore quand elle cherche à dédramatiser la réalité. Je me suis dit : whaou, cela promet. C’est ainsi que j’ai débuté la lecture de ce pavé de 750 pages .J’ai lu les 500 premières pages d’une traite, sans discontinuité. J’ai été happée par cette intrigue complexes. L’histoire est construite autour de plusieurs intrigues qui s’entremêlent. Avec ce téléchargement (21)titre, les Camhug retrouve la puissance évocatrice de leurs premiers romans qui a fait leur succès. Leur force narrative, l’énergie qui émane de chaque chapitre court, leur styles vif et concis, leur écriture au cordeau, ciselée au scalpel, nous entraînent sur un rythme effrénés dans cette histoire haletante et passionnante. J’ai aussi aimé la galerie de personnages qui nous été présentés, tous mieux campés les uns que les autres. On n’en retrouve même quelques uns qui arrivent tout droit de leur précédents romans. Un clin d’œil fort sympathique des auteurs. Et puis j’ai ralenti le rythme de ma lecture. J’ai d’ailleurs lu les 150 dernières pages au rythme d’un escargot. J’avais pas envie de quitter trop vite les héros ou devrais je dire victimes de cette histoire. Car c’est là la vrai originalité de ce polar. Ses héros sont toutes des victimes ou des proches de ces victimes. C’est leur point de vue que nous offrent les auteurs. Et à travers le parcourt de ses anti-héros, Jérôme et Nathalie nous offrent une photographie instantanée de notre société actuelle. Une société souvent à la dérive où pouvoir et argent ont force de loi. Si le thème principale de cette histoire est la prostitution, le marché du sexe et ses déviances, elle posent aussi un œil critique sur notre société à travers la justice et les médias, l’injustice et la désinformation. Nous étions prévenus : « Partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié. Ils auront bientôt une voix : W3 »

Pour lire le début c’est iciw3_ldp_webw3_2
Le deuxieme  volet de la nouvelle série démentielle des auteurs de Prédation vient juste de sortir. (22janvier 2015) et je le déguste aussi.
J’espère vous en parler bientôt
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