Cabale Pyramidion de Samuel Delage



Collectif Kris

Samuel Delage_nLe livre Cabale Pyramidion de Samuel Delage. Paru le 27 mai 2015 chez Albin Michel dans la collection Thrillers.  19€50 ; (330 p.) ; 23 x 16 cm.

4ème de couv
A Gizeh, les pyramides n’ont pas livre tous leurs secrets…
Au musée égyptien du Caire, une statuette est retrouvée dans le sac de Marion Evans, une jeune chercheuse aussitôt accusée de vol. Coup monté ? Mais par qui et pourquoi ?
Pour son ami Yvan Sauvage, célèbre expert en art, aucun doute : on veut se débarrasser de la jeune femme sur le point de retrouver le légendaire – et tant convoité – pyramidion de Kheops.
Trafic et recel d’antiquités, policiers véreux et cupides, égyptologues assoiffes de notoriété, énigme millénaire… jouant avec les codes du roman d’aventures et du thriller, l’auteur de Code Salamandre (Prix Plume libre) nous entraine dans une folle course contre la montre au cœur de l’Egypte du printemps arabe.

17974L’auteur : Originaire du Saumurois, Samuel Delage est né à Angers eta grandi sur les bords de Loire.
À 17 ans, rêves et écriture se sont liés dans son esprit mais, plein de vie et trop occupé par des études d ingénieur international, il n y accordait alors que très peu de temps.
Aujourd’hui, Samuel Delage vit à Nantes. Il a su canaliser énergie et projets bouillonnants en lui, c’est ainsi qu’un premier roman est né.
Il partage son temps entre son métier dans l’informatique et sa passion pour l’écriture. Ses influences sont multiples : télévision, cinéma et lectures (J. Steinbeck, E. Hemingway, P. Coelho, H. Coben, M. Connelly, J. Grisham, M. Chattam) l’ont aidé à construire son univers.

Extrait :
Hassan respirait le désert et semblait absorber le vide alentour pour s’y fondre tout entier. Il oubliait les dunes de sable, cet immense linceul recouvrant le berceau du monde nilotique qui le fascinait depuis toujours. Un sourire ironique courut sur ses lèvres. Cette enflure de Menes le prenait pour une lope, mais ici, il était le Min de Coptos armé de son fléau, le dieu reproducteur qui fécondait chaque soir la déesse de la lumière pour donner naissance au soleil.

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Résumé et avis de Kris

Au Caire, Marion Evans est victime d’un coup monté. La police refuse de croire qu’elle n’a pas volé la statuette retrouvée dans son sac à la sortie du musée égyptien. Yvan Sauvage, son ancien professeur et amant, tente de prouver son innocence avec l’aide de Daoud, antiquaire, et de l’archéologue Hassan Tarek.

Fascinée de tous temps par l’Egypte, je dois dire que là j’ai été servie. Un jeu de piste mené de main de maître, des personnages hauts en couleur, les pyramides, une héroïne un peu coquine … Le tout arrosé du mystère des pharaons et des scribes, je dois dire que je n’ai pas boudé mon plaisir. D’ailleurs je n’ai pas traîné en route. Excellent !

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AUSTERLITZ 10.5 de Anne-Laure Beatrix et François-Xavier Dillard


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14022159_1186563588069621_8932566037653992466_nLe livre : Austerlitz 10.5 de Anne-Laure Beatrix et François-Xavier Dillard. Paru le 17 mars 2016 chez Belfond. 19€ ; (269 p.) ; 23 x 14 cm

4ème de couv
En 1910 la Seine avait atteint lors de la grande crue de Paris son niveau maximal : 8.62 mètres sur l’échelle hydrométrique du pont d’Austerlitz.
Aujourd’hui, la pluie tombe depuis trois jours dans la capitale. Les trois premiers jours les habitants de la grande ville ont râlé. Et puis, le soir du quatrième jour, l’alimentation électrique a été coupée. La plupart des arrondissements ont alors connu un black-out total faisant souffler un vent de panique sans précédent dans la population. Le métro a été fermé. L’ensemble du vaste réseau sous-terrain des transports publics s’étant retrouvé noyé par des hectolitres d’eau sombre et glacée. Lorsque les premiers immeubles se sont effondrés et que la grande vague de boue a déferlé sur la ville, une véritable hystérie collective s’est emparée des parisiens et les pires exactions ont été commises. Au nom de la survie… La peur, puis la violence ont déferlé sur la ville.
Paris est dévastée et la plupart des habitants, du moins ceux qui ont la chance d’avoir encore un toit, se terrent chez eux en attendant que cette pluie démentielle cesse enfin…
Sous le pont d’Austerlitz l’eau a atteint son record : 10.5.

Un an plus tard, on sait que Paris ne sera plus jamais la même. Pour François Mallarmé qui a tout perdu dans cette catastrophe, sa femme et son enfant, la vie n’est qu’un long cauchemar. Il continue tant bien que mal à faire son boulot de flic dans une ville où plus rien n’a de sens. Jusqu’au jour où une affaire de meurtres sordides le ramène à son cauchemar, au cœur même du Louvre, dans ce musée qui pour le monde entier était le symbole de ce qui fut la plus belle ville du monde, et où même la Joconde a disparu….

sdl2Les auteurs :


Né à Paris en 1971, François-Xavier Dillard est directeur de la communication dans un grand groupe énergétique français. Après
Un vrai jeu d’enfant et Fais-le pour maman (Fleuve noir, 2012, 2014), tous deux nommés pour le prix Polar de Cognac, Austerlitz 10.5 est son premier roman à paraître chez Belfond.
Née à Paris en 1974, Anne-Laure Béatrix est directrice des relations extérieures du musée du Louvre. Professeur agrégé d’histoire, elle signe avec Austerlitz 10.5 son premier roman.

 Collectif Kris

Le petit avis de Kris :

Dans un Paris apocalyptique, le policier François Mallarmé voit sa vie basculer quand il perd sa femme et sa fille lors de la submersion d’une rame de métro. Ecrasé par le chagrin il doit cependant faire face à une affaire de meurtres troublants et son enquête l’amène dans l’un des lieux les plus emblématiques de la capitale, le musée du Louvres.

Entre manipulations, chantage, rituels barbares et fêtes décadentes, Mallarmé va être plongé dans un univers sans règles ni morale, confronté à nouveau à la souffrance, à la folie et à la mort…

Sur fond de crue du siècle dans la capitale française, les 2 auteurs nous entraînent dans une course effrénée pour démasquer un sérial killer mais pas que … Et c’est là tout l’intérêt de ce livre qui nous fait découvrir les coulisses du Louvre où se livrent de bien drôles de soirées privées ainsi que dans les couloirs du métro abandonnés après la crue et où se déroulent de bien drôles de choses.
Au passage, quelques petits coups de griffes envers certains Hauts Fonctionnaires et soi-disant serviteurs de l’Etat sont finement assénés.
Bref une anticipation plutôt crédible qu’on ne souhaiterait pas voir se réaliser.
A nouveau une belle réussite pour FX Dillard et son acolyte du moment.

 Lire ICI le début d’Austerlitz 10.5

Burn Out de Didier Fossey


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$9791093363103,0-2607362Le livre  :  Burn Out de Didier Fossey.  Paru le 28 février 2015 chez Flamant Noir éditions.   15 euros ;  (289 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv :

Paris. Avril 2014.
Une série de vols d’objets d’art a lieu dans les cimetières parisiens. La police est sur le coup, mais lors d’une nuit de planque un policier se fait assassiner. Pas de témoins. Peu d’indices. Ses collègues présents sur place n’ont rien vu.

Boris Le Guenn, chef de groupe de la B.A.C. au 36 quai des Orfèvres, est saisi de l’affaire. Malgré son manque d’effectifs et plusieurs enquêtes à gérer, il devra faire face à la descente aux enfers de l’un de ses hommes…

Le temps passe. Les vols se multiplient, les crimes aussi, et les pistes sont minces. Boris Le Guenn et son équipe doivent mener à bien ces affaires non sans danger pour eux, tant sur le plan professionnel que personnel.

C’est un monde désenchanté, un monde dans lequel l’histoire ne se termine ni bien ni mal, elle se termine, c’est tout. Certains flics boivent pour oublier, d’autres ont une démarche plus radicale, violente, imprévisible.

Burn-out, nuits de planques et de filoches. Ça pue la clope, le sang et la sueur de ceux qui veillent sur la population. Ces flics, obsédés par leur boulot, à qui l’on demande de laisser au vestiaire leurs problèmes personnels, sont vite rattrapés par leurs démons et leur paquetage s’alourdit de quelques cauchemars…

DidierFossey2L’auteur : Didier Fossey en né en 1954 à Paris. Après des études secondaires laborieuses, il fréquente un lycée hôtelier à Granville, en Normandie, d’où il sort muni d’un CAP de garçon de restaurant. Il a la chance de travailler sur le paquebot France, puis dans différents établissements parisiens avant d’ouvrir son propre restaurant. En 1984, il laisse tout tomber pour entrer dans la police, à Paris. Ses années de service en brigade anticriminalité de Nuit du 13e arrondissement de 1986 à 2001, les nuits de planque, de traque, la morsure du froid, ce monde de la nuit lui plaisent et lui fournissent quelques anecdotes croustillantes qui lui serviront quelques années plus tard.

 

Extrait :
« – Les gars,  on a une merguez 
 Aussitôt l’arrosage cessa.
Le sergent, chef d’engin, s’approcha.
La Fourche était crochée dans un amas noir carbonisé au bout duquel, on pouvait identifier, sans équivoque, une main. »

L’avis de Jean Luc

Burn-out est une belle découverte. C’est un très bon roman policier qui prouve que les auteurs français restent toujours au top.
Je connaissais Olivier Norek, lieutenant de police, mais il y a aussi, Didier Fossey, ancien policier, qui avec Burn-out frappe très fort également.
Dans son roman, l’auteur nous décrit le mode de fonctionnement de plusieurs équipes dont la BAC, il y a une enquête bien enlevée, bien décrite et surtout très réaliste.
Et effectivement, comme mentionné sur la quatrième de couverture, ça sent le vécu à plein nez.
J’ai beaucoup aimé ces personnages de flics écorchés vifs, mais d’abord humains. Il y est bien sur question de burn-out, de la pression ressentie par ces flics qui sacrifient leur vie à leur boulot. J’ai aussi découvert les modes de fonctionnement des services de police avec toutes leurs contraintes.
Il y a aussi des scènes très dures, en l’occurrence une cérémonie d’enterrement pour un policier tué lors de son service….On comprend mieux au fil de la lecture de ce livre, la tentation pour les policiers d’en finir avec leur arme de service.
On est loin des super héros américains mais on est d’abord avec des hommes pris en sandwich par une hiérarchie éprise de reconnaissance et de l’autre côté, des malfrats hyper violents sans scrupules. Les flics apparaissent alors comme des hommes fragiles, sensibles mais aussi capables du pire.
Un autre point fort de ce roman est le rythme auquel il est mené. Dès le départ, on est happé dans cette histoire, cette fois-ci il n’est pas question de guerre des polices mais bien plutôt d’une enquête menée par différents services qui vont collaborés ensemble, l’auteur va plutôt s’intéresser à la vie privée et familiale de chacun des enquêteurs.

Et comme tout bon thriller, il y a du suspens et l’intrigue même si elle peut paraître un peu trop prévisible à un moment, reste tout à fait probable.
Pour terminer, je recommande vivement la lecture de ce roman qui malheureusement se lit trop vite à mon goût.

Lire ici le début 

Arrêt Wagram / Samuel Delage


Mes petites lectures

9782819500308,0-11346629782819500926,0-1213093Le livre : Arrêt Wagram / Samuel Delage.Paru le 7 octobre 2010 aux Nouveaux Auteurs.18€ ; (300 p.) ; 21 x 14 cm

Réédité en poche le 9 juin 2011 chez les Nouveaux Auteurs poche. 6€59 ; (245 p.) ; 18 x 11 cm.

 

4e de couv :

Imaginez que votre enfant ait été enlevée et qu’un matin, dans une station de métro, un inconnu vous oblige à le suivre, vous jette dans un avion pour New York sans pouvoir laisser la moindre trace derrière vous…

C’est ce qui arrive à Yvan Sauvage, l’un des experts en Art les plus côtés au monde. L’organisation qui le séquestre va exiger, au nom de la survie de sa fille, de sa femme, le détournement d’œuvres majeures du patrimoine mondial. Pourquoi lui ? Que cherche vraiment cette organisation tentaculaire ?

Entre Paris, où la femme d’Yvan tente de comprendre cette soudaine disparition, et New York, où l’expert est contraint d’exécuter les ordres en cherchant à se sortir du guêpier, le chassé-croisé est haletant.

Pour sauver sa propre peau et celle de sa fille, Yvan Sauvage va être obligé d’aller au-delà de lui-même en prenant tous les risques.

Y parviendra-t-il ? Et au prix de quelle brutale révélation ?

Citation :
Le cordon était coupé pour la seconde fois. La première avait donné la vie, la seconde, invisible, la fit disparaitre.

L’auteur :

45898756887Samuel Delage, né en 1978 dans le Saumurois, il a grandi sur les bords de Loire. Il vit aujourd’hui à Nantes, où il partage son temps entre l’écriture et son métier d’ingénieur en informatique.

 

 

Mes petites lectures

Résumé et petit avis :

Yvan Sauvage, un expert en art, va être obligé de prendre tous les risques pour sauver sa fille, enlevée par une organisation exigeant de lui le détournement d’oeuvres majeures du patrimoine mondial.

Un chassé-croisé entre Paris et New York sert de toile de fond à ce thriller dans lequel se mêlent argent, oeuvres d’art et secrets, pour servir des travaux sur la recherche et les manipulations génétiques. Une intrigue prenante et originale, servie par une écriture sobre et fluide. A noter le petit clin d’oeil à Maxime Chattam, à travers le personnage de son enquêteur, Joshua Brolin.

Lire le début ICI

Sans pitié ni remords de Nicolas Lebel : L’ABCdaire de deux nanas Fondues de… Lebel


 L'ABCdaire de deux nanas fondues de 1

Bonjour à tous,

Nous sommes de retour !! Les motordus d’Anne-Ju et Collectif Polar sont heureuses de vous retrouver pour cette nouvelle lecture commune. Le choix s’est porté sur :

Ni pitié ni remords de Nicolas Lebel

Pour cette chronique, on a voulu faire quelque chose de différent. Pour notre 1ère  LC, on se testait mais là on pense avoir quelque chose de sympa à vous proposer : un abécédaire.

Le principe :


Un ABCdaire : 26 lettres

L'ABCdaire de deux nanas fondues de13 lettres chacune choisies au hasard

13 lettres pour 13 mots qui pour nous définissent quelque chose du roman.

 Ensuite nous mettons les 26 mots ainsi rassemblés en commun et nous y apportons l’une et l’autre notre petite explication.

Pas simple de parler d’un roman à partir d’un mot choisi par une autre personne. Pas simple mais très amusant.

Et pour plus de partage encore chacune d’entre nous ne gardera que 7 lettres donc 7 mots qu’elle avait au départ pour sa chronique. Les 6 lettres et mots correspondants restant, elle les offrira à sa partenaire qui se chargera de les publier.

Chaque chronique disposera de 13 mots, 7 des siens et 6 emprunté dans la liste de son binôme. Mais au totale chacune aura 26 définitions.

Je vous vois faire la grimace ! Peut-être ne suis pas assez explicite ?

Bon…Penant un exemple ça sera plus clair !

Les motordus d’Anne-Ju a les lettres H, I,J,K,L,M,N,Q,R,S,T,W,Y = 13 lettres

Les lettres H,J,L,Q,S,W etY ont été définies par les deux nanas et seront publiées dans la chronique d’Anne-Ju.

Les autres lettres restantes (I,K,M,N,R,T)  Anne-Ju a choisi les mots mais ces lettres ne seront pas publiées dans la chronique d’Anne-Ju mais de Geneviève. Vous nous suivez toujours ? Si vous avez bien compris, Anne-Ju va se retrouver avec 6 lettres dont Geneviève a choisi les mots…..Oulala je sens que vous êtes perdus !

Bref pour lire l’abécédaire complet, vous allez devoir jongler avec nos deux blogs. 26 lettres, 13 lettres chacunes. Là vous vous dîtes que l’on a grave cogité, euh oui on vous confirme 😉

9782501103794,0-2682479Le livre : Sans pitié ni remords  de Nicolas Lebel. Paru le 26 août 2015 chez Marabout dans la collection MaraBooKs.  19€90 ; (381 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv : 

Une enquête sous haute tension

9 novembre. Le capitaine Mehrlicht assiste aux obsèques de son ami Jacques Morel. Quelques heures plus tard, un notaire parisien lui remet une enveloppe contenant un diamant brut : l’oeil d’une statue dérobée au Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie dix ans plus tôt, le Gardien des Esprits, recherchée depuis par la Police de l’Art.

De leur côté, les lieutenants Latour et Dossantos sont appelés pour constater un suicide, puis assistent à la défenestration d’une femme qui avait réclamé la protection de la police. Les deux victimes avaient un point commun : elles travaillaient ensemble au musée…

La chasse au trésor organisée par Jacques vire alors au cauchemar. Que cherchent ces anciens légionnaires, qui apportent la guerre à Paris dans un jeu de piste sanglant jalonné de cadavres ? Et comment les arrêter ?

Mehrlicht et son équipe ont quarante-huit heures pour boucler cette enquête sous haute tension, dans laquelle bouillonnent la fureur et les échos des conflits qui bouleversent le monde en ce début de XXIe siècle.

th (8)L’auteur : Nicolas Lebel est né à Paris où il vit encore aujourd’hui.

Après quelques allers-retours aux quatre coins du globe, il revient à Paris où il tente depuis plusieurs années d’enseigner l’anglais aux Français. Passionné de littérature et de linguistique, il publie en 2006 une première fiction, une épopée lyrique en alexandrins: « Les Frères du serment », qui sort dans un silence prometteur.

En 2013, il publie aux Éditions Marabout « L’Heure des fous », puis en 2014, « Le Jour des morts », deux romans policiers caustiques où histoire, littérature et actualités se mêlent, des romans noirs qui interrogent et dépeignent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste.

Par ailleurs, soucieux de devenir le plus grand batteur de Métal de la planète avant sa mort, Nicolas Lebel apprend à dompter sa batterie depuis quatre ans sous les encouragements de ses voisins. Adepte de Côtes du Rhône et de Whisky Islay, l’auteur s’astreint à des dégustations régulières parce que rien de grand ne se fait sans rigueur et discipline. La photo et les sports de combat achèvent de remplir un emploi du temps saturé.

Citation :
 » Cuvier s’approcha d’elle
– Tu ne interromps pas la parole, je te l’ai déjà dit d’accord.
Latour leva les yeux en signe de capitulation
–  Les Ritals, c’est Mafia et compagnie. Il faut arrêter de se voiler les yeux dans le sable. « 

Notre Lecture commune :

Les 6 mots choisis par Anne Ju parmis les 13 lettres qu’elle a tirée au sort

I comme Inventif :

AJ-C : Mais quelle imagination !!! Vous en doutez ??? Alors laissez- vous guider ! Moi je dis chapeau pour avoir une imagination aussi fertile.

GVL : Inventif c’est une définition qui va tellement bien au roman policier de Nicolas Lebel. Et si vous ne me croyez pas alors découvrez-le !

K comme Karaté :

A-JC :Etant une ancienne judokate, je sais l’esprit qui est véhiculé par les arts martiaux. C’est une réelle discipline à laquelle Dossantos se plie. Un corps sain dans un esprit sain ??? à votre avis 😉

GVL : Comme l’auteur qui pratique les arts martiaux, certains de ses personnages sont férus de sport d’autodéfense. Notamment le lieutenant Dossantos qui va devoir nous démontrer que ses entrainements quotidiens sont à la hauteur.

M comme Merci :

A-J C : Merci à toi Nicolas pour ce nouveau cadeau, cette nouvelle balade, cette nouvelle enquête..Euh c’est pour quand la nouvelle dose ? car là je suis devenue addict !

Merci à mon maitre Jedi de m’avoir offert le livre et d’avoir partagé cette lecture ensemble

Merci à vous tous qui nous suivez, qui nous aimez (oups je m’emballe peut-être ;-)) . En tout cas, nous, on aime vous faire découvrir nos lectures et ces auteurs.

GVL : Merci pour ce troisième opus cher Nicolas. Merci Anne Ju d’avoir accepté cette nouvelle Lecture Commune. Merci à vous de venir nous lire.

N comme Novembre :

A-JC : C’est mon mois…eh oui native du 05/11 (normalement, là vous avez tous notés dans vos agendas, quoique Facebook est là pour ne pas que l’on oublie les anniversaires !). En tout cas, c’est un mois que j’aime beaucoup et je l’ai trouvé tout à fait bien en adéquation avec le thème de cet opus.

GVL : Tout le roman se déroule sur quelques jours du mois de Novembre. Et c’est ce mois si spécial de l’année, entre la fête de la toussaint, la fête des défunts et les commémorations de la fin de la première guerre mondiale, qui va donner le ton et définir l’atmosphère de ce roman. Il va s’en retrouver plus noir que les deux précédents opus.

R comme Rebondissement :

A-JC : Ah mais vous pensez vous ennuyer en lisant un énième polar ? eh bien c’est mal connaître notre cher Nicolas Lebel….Vraiment très mal ! Allez ouvrez le, et dites-nous si il  n’y a pas des rebondissements !!!

GVL : Un plus d’un roman policier, l’auteur nous offre aussi un roman d’action alors ne boudant pas notre plaisir.

T comme Témoin : 

GVL : Ici des témoins ils n’en manquent points. Simplement ils ont une tendance à mourir un peu vite.

A-JC : Comme dis Geneviève, des témoins, il y en a à la pelle ! Mais, on voit aussi que l’on est témoin de cette société qui part un peu dans tous les sens, où des sociétés privées ont tous les droits et ne sont pas inquiétées, que des meurtres sont perpétrés et que les assassins peuvent dormir tranquille, que les technologies évoluent à vitesse grand V. Mais grâce aux sonneries de téléphone de notre cher Merlicht, on retombe vite dans la nostalgie et ça fait du bien.

Les 7 mots qu’il me reste sur les 13 lettres que j’ai tirées au sort.

A comme Adoré.

GVL : J’ai adoré ce troisième opus des aventures de Merhlicht. Mais je vais essayer de vous en dire plus.

AJ-C : Adoré autant que les deux premiers….et l’auteur aussi 😉

B comme Borderline

GVL : Ici les méchants sont vraiment Borderline. Nicolas Lebel les a particulièrement soignés. Il nous brosse en effet un portrait saisissant des deux personnalités borderline.

AJ-C : Les méchants n’ont plus aucune limite. Ils n’ont même plus conscience de leurs actes. On a le sentiment qu’ils se prennent dans un jeuvidéo sauf que c’est réel.

E comme Ephémère

GVL : Ephémère comme l’est la vie.

 Dans ce troisième volet nous allons devoir dire adieu à Jacques, le bras droit, l’ami du capitaine Merhlich.

A-JC : Alors là j’avoue que je vais verser ma petite larme car comme tu le dis si bien, la vie ne tient qu’à un fil.

G comme Gastronomique :

GVL : Une nouvelle fois dans ce titre la bouffe est mise à l’honneur par notre enquêteur gastronome, même si dans ce troisième opus il est plus question de dégustation de vin, voire de consommation excessive d’alcool.

A-JC : Quand on lit du Lebel, on a envie de se trouver une bonne table et de déguster une bonne blanquette avec un bon verre de vin…Vous nous poussez à la consommation, M. Lebel !! Mais quand on est épicurien comme moi, ça ne me pose aucun souci ;-).

V comme :  Vargas

GVL : Il y a quelques choses de Vargassiens, je trouve dans cet opus de Nicolas Lebel. Peut-être cette façon de mélanger mythes et histoire, superstition et laïcité, légende et réalité. Et puis, il y a, je l’ai déjà dit , cette bande de flic que l’on aime retrouver de roman en roman. Des personnages attachants qui ont, on le sait, leur zone d’ombre qu’il nous tarde de découvrir.

A-JC : Vargas, je connais de nom mais je vais avoir honte de dire que je n’ai pas lu de livres de cette auteure. Je ne suis qu’une jeune Padawan ;-).

X comme : Xénophobe

GVL : Sous couvert de cette chasse au trésor Lebel nous parle de notre monde actuel.

Il en décrypte les dérapages, nous en montre les absurdités. Et le racisme et tous ses préjugés n’en sont que les toutes premières expressions. Mais pas que !

A-JC :Un fait actuel introduit avec brio dans cet opus. Ça prouve bien encore que les mentalités ont du mal à changer et que même dans la police, pour certains, la tolérance n’est pas dans leur vocabulaire. Et puis, si on rajoute les médias, les politiques qui en rajoutent ..Bref je me calme sur ce sujet. Mais il ne faut pas l’oublier, on est tous égaux. On vit, on meurt ! C’est pour tout le monde pareil !

Z comme : Zygomatique

GVL : L’humour est toujours ici présent. Et même dans les moments tragiques l’auteur arrive à nous faire sourire. Il manie cet art, surtout quand il est noir avec la plus grande subtilité. Et c’est un régal pour nos zygomatiques.

A-JC : En lisant ton mot, Geneviève, j’en souris ! Il est vrai que comme dans les précédents opus, l’humour a une place importante dans ce livre. Des répliques dignes d’un grand maître de mots comme M. Lebel.

Pour poursuivre cet Abécédaire il vous faut aller chez Anne Ju et ses Motordus ICI

Nous espérons, j’espère, vous avoir donné envie d’adopter le style Lebel. Perso je suis conquise depuis la première heure. Et je suis ravie d’avoir initié ces « ABCdaires » avec un titre de Nicolas Lebel.

Et puis à bientôt pour une autre lecture commune. Pourvu que cet « ABCdaire de deux nanas fondues de… » vous ait plu. Nous, on s’est éclatée à le faire….ALORS !

La trahison de Rembrandt de Alexandra Connor


9782810402403,0-1477400

Le livre : La trahison de Rembrandt de Alexandra Connor.Traduit de l’anglais par Francine Sirven.Paru le 8 novembre 2012 aux Editions Prisma collection Prisma noir.18,95 € ; (536 p.) ; 24 x 15 cm

Quatrième de couverture

Vendre des lettres anciennes révélant un terrible secret sur le célèbre peintre au risque de provoquer l’effondrement du marché, Owen Zeigler, galeriste londonien aux abois, n’aura pas le temps de s’y résoudre pour sauver sa galerie de la faillite. Il sera assassiné comme d’autres avant lui, victimes d’un tueur particulièrement barbare qui s’inspire des tableaux de Rembrandt. Entre Londres, New York et Amsterdam, la vérité sur ces lettres maudites, dans un milieu tout en impostures et en contrefaçons, mettra-t-elle fin aux meurtres en cascade dans leur mise en scène effroyable ?

index0 L’auteur :

Née dans le Lancashire, Alexandra Connor mène une double carrière de peintre et de romancière. Elle est l’auteur de plusieurs romans dont Les Couleurs du rêve et La Faute de Margie Clements (l’Archipel, 1994 et 1996).

Extrait :
 « Marshall releva la tête et regarda son père. Le Rembrandt. Le tableau était dans la famille depuis 1964, date à laquelle Owen l’avait acheté en Allemagne. Son père croyait alors la toile peinte par Ferdinand Bol, élève de Rembrandt, mais après d’innombrables expertises et autant d’analyses, l’œuvre s’était révélée authentique. Un triomphe, pour Owen. Le premier d’une longue série dans sa carrière. Et qui l’avait litté- ralement adoubé auprès de ses illustres pairs d’Albemarle Street comme un marchand d’art de premier plan. Cette histoire, Marshall la connaissait par cœur. Owen en discutait souvent à l’époque avec Samuel Hemmings, son mentor. Garde toujours un œil derrière la tête, car tu viens de te faire des ennemis, l’avait d’ailleurs prévenu Samuel à cette occasion »

Lire le début ici

Résumé et avis :

Alex Connor, auteure de sagas historiques, signe ici un roman haletant .C’est aussi son premier roman policier.

mqdefaultLe galeriste londonien Owen Zeigler vend des lettres anciennes révélant des secrets sur le célèbre peintre Rembrandt au risque de provoquer l’effrondement du marché. Il est assassiné comme d’autres avant lui, victime d’un tueur barbare qui s’inspire des oeuvres du maître. Un voyage au coeur de 3 capitales, Londres, New York et Amsterdam pour connaître la vérité sur ces lettres maudites.

Des meurtres dans le milieu des marchands d’art et une imposture de la part de Rembrandt: voilà qui va rendre la vie de Marshall Zeigler quelque peu mouvementée.

 Pour le premier titre de sa collection Prisma Noir, l’éditeur nous offre ce thriller rythmé et efficacement mené dans l’enfer d’un impitoyable panier de crabes qu’est le monde de l’art . Aux côtés de Marshall, le personnage principal, on se laisse constamment berner par la duplicité des personnages, piéger dans les jeux de dupes, bousculer par les retournements de situation : un vrai plaisir !…et on ne voit pas passer les pages jusqu’au coup de théâtre final qui nous prend totalement au dépourvu !

Un excellent  polar historique qui va ravir bien au-delà des amateurs du genre.