La trace du silure de Sylvain Forge


Sylvain Forge sera avec nous pour la première fois à Saint Maur en poche.

Profitez de sa venue pour aller le rencontrer


 

Le livre  : La trace du silure de Sylvain Forge. Paru le 12 février 2014 chez les éditions du Toucan dans la collection Toucan Noir. Réédité en Poche  le 9 mai 2018 chez Le livre de Poche.  7€20  ; (304 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

La trace du silure

À la suite d’une profonde déception sentimentale, la capitaine de police Isabelle Mayet a souhaité quitter le quai des Orfèvres pour un poste à Nantes, où elle pourra veiller sur sa mère. En renonçant au prestigieux siège de la Police judiciaire, elle pense faire une croix sur sa carrière. Mais la découverte du cadavre d’un vieil ermite dans un bunker allemand de la Seconde Guerre mondiale l’intrigue et lui offre un exutoire. Crime ou suicide ? L’affaire est plus complexe qu’il n’y paraît. Plus dangereuse aussi. Sur les bords de Loire, des enquêtes inachevées remontent à la surface. De sinistres souvenirs qui dormaient dans la vase. Isabelle n’est plus la chasseresse. Elle est devenue la proie.

 

L’auteur : Sylvain Forge, né en 1971 à Vichy. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.
Extrait :
« Avec l’aide d’une petite lampe, les spécialistes prirent un tube de pastilles de Luminol qu’ils mirent à dissoudre dans une bouteille d’eau. Le liquide fut versé dans le réservoir d’un vaporisateur manuel. Un des policiers se releva en serrant la poignée du nébuliseur et le second prépara l’appareil photo en choisissant le diaphragme et la sensibilité de l’ISO qui convenaient.Quand ils furent prêts tous les deux, le premier se mit à répandre le Luminol autour du cadavre puis décrivit de larges cercles concentriques qui englobèrent le sol et les murs. Au contact du fer contenu dans les tâches d’hémoglobine, le composant s’oxyda en produisant un rayonnement électro-magnétique de couleur bleue qui se détachait nettement dans l’obscurité.”
« – Et le commissaire Donnadieu, c’est quel style?
– Si tu apprécies le foot, il t’aura à la bonne. Dans le cas contraire, tu feras avec. On peut dire ce qu’on veut de lui, c’est un bosseur. Il arrive le premier et part le dernier. »

 

La chronique Jubilatoire de Dany

La trace du silure de Sylvain Forge

J’avais lu « Un parfum de soufre » et, sur les conseils de l’auteur, j’ai lu ensuite ce roman classé suspense par l’éditeur. J’aime bien les histoires que nous raconte Sylvain Forge, j’y trouve de bonnes intrigues, des personnages attachants et les milieux où ils évoluent bien décrits et documentés. Dans «Un parfum de soufre » j’avais trouvé que les caractères étaient un peu superficiels et j’ai trouvé la réponse à pas mal de mes questions les concernant dans ce roman où le lecteur fait leur connaissance.
Je suis cependant frustrée sur deux points. Le premier c’est que le prologue alléchant ne fait pas écho avec un événement pendant le déroulement de l’intrigue et il n’y a pas d’épilogue. Le second c’est la fin abrupte. C’est peut-être voulu, mais pour ma part il me manque une bonne dizaine de pages de dénouement … certains grands noms de la littérature policière fonctionnent comme ça (je pense à la fin de Kaïken de Grangé). Ca c’est mon humble avis, car j’avoue par ailleurs que je serais bien incapable d’en faire autant. Alors ne boudez pas cet auteur et en tous cas, je lirai le prochain !

 

 

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7/13- Jacques Saussey


Vous connaissez la double chroniques chez Collectif Polar

Et bien voilà la triple.

Oui le triple chroniques.

Trois ressentis pour le prix d’un, de quoi vous faire votre propre avis.

Allez c’est parti, Sylvie, Kris et Aline vous en disent plus ci dessous.

Alors prêt(e)s à décoller ?

Ah oui, Jacques Saussey sera le 24 mai prochain sous le feu des Flingueuses

Mais ça on vous en reparlera


Le livre : 7/13 de Jacques Saussey. Paru le 10 janvier 2018 aux éditions du Toucan dans la collection Toucan Noir. 13€90; (461 p.) ; 20 x 12 cm

4e de couv :

7/13

Hiver 2015. Durant l’absence prolongée des propriétaires, une villa de la banlieue parisienne est le théâtre d’un crime atroce. Lorsqu’il arrive sur les lieux, le capitaine Magne découvre avec effroi que le corps n’est plus reconnaissable. Pas de vêtements, pas de papiers : l’identification s’annonce compliquée.

Décembre 1944. Londres. Un officier américain scrute avec inquiétude le brouillard qui plombe le ciel de l’Angleterre. Il projette de traverser la Manche au plus vite pour rejoindre la France où il doit préparer l’arrivée prochaine de ses hommes. Le mauvais temps s’éternise mais bientôt, une proposition inattendue va faire basculer son destin.

Soixante-dix ans plus tard, elle confrontera les enquêteurs du quai des Orfèvres à l’un des mystères les plus stupéfiants qu’ils aient jamais rencontrés.

 

1898d-jacques2bsausseyL’auteur : Jacques Saussey est né en 1961. Il est l’auteur de plusieurs romans policiers. Il est désormais repéré par les critiques et les libraires comme l’un des « talents qui montent » dans le polar.

 

 

 

 

 

Extrait :
4 décembre 1944
 L’homme chaussa ses lunettes et écarta les rideaux d’un geste résigné. La lumière grise qui filtrait au travers du tissu l’avait déjà renseigné. Comme la veille, le temps était bas, voilé d’une brume épaisse couleur de neige sale. Dans la rue, devant la façade imposante du Mount Royal Hotel, un camion militaire passa au ralenti, casques et canons de fusils coincés contre les vitres embuées. Avec la proximité des fêtes de Noël, des soldats plus chanceux que les autres rentraient chez eux pour quelques jours durement arrachés au combat.
Il alluma la TSF et s’étira dans son uniforme qui commençait à être trop large pour lui, conscient qu’il allait devoir attendre encore une journée de plus avant de pouvoir traverser la Manche. La tempête qui s’était abattue sur l’Angleterre ces derniers jours avait eu raison de tous les vols militaires prévus pour la France.
Sur les ondes crachotantes de la BBC, le trombone s’envola en un chapelet de notes marquées d’une infinie mélancolie, parfaitement en harmonie avec son humeur maussade du matin. Bientôt, un autre morceau, plus guilleret et entraînant, éclata dans le silence de la chambre.
Don’t sit under an appletree…
Il sourit. Il fallait vraiment être un crétin, depuis la révélation de Newton, pour s’asseoir sous un pommier. Surtout en automne.
Puis le sourire mourut sur ses lèvres. Il ressentait l’urgence jusqu’au plus profond de lui-même. Haynes n’allait pas être content. Il l’avait appelé la veille. L’hôtel était réservé depuis plusieurs jours. Les gars attendaient ce moment-là de pied ferme. Et le pire, c’est qu’ils l’avaient bien mérité.
C’était à lui de les précéder. Il ne devait pas les décevoir.
Sa réputation même était en jeu.

 

Le billet de Sylvie K

 

Dernier Jacques Saussey 7/13 : bon j’ai été agacée de l’histoire parallèle à celle de l’enquête Je m’explique; deux histoires se croisent entre présent et passé. On se demande bien non pas quel est le rapport -par ce que l’on sait qu’il y en aura un- mais quand MOI lectrice je vais le saisir ? Au fil des pages je guette et mémorise chaque indice, je mène l’enquête en suivant le mystère de cet avion. Et et je commence à deviner à partir de Julia Roberts…. Entre l’histoire d’un aviateur qui ne sait s’il doit voler en 1944 et le meurtre horrible d’une femme journaliste d’un journal local quel est le lien? On retrouve Daniel Magne chargé de l’enquête qui est encore le corps et le cœur dans la précédente. Sa compagne porte en elle aussi les séquelles de cette dernière enquête et devra surmonter ses douleurs. Y arrivera t-elle ?
De plus Daniel est affublé d’un duo de flic Saussiens comparé à Laurel et Hardy qui amènent une touche d’imprévu et quelques sourires. Une maîtrise de l’histoire et de la recherche de la part de l’auteur pour cet audacieux mélange qui imbrique une histoire passée et peut être non résolue dans un présent plein de doute et d’interrogations dans notre monde où nous devons tous cohabiter les uns avec les autres. Vous n’avez pas tout compris Lisez et soyez patients la fin du livre délivrera le secret du 7/13!

Extrait 2
14 mars 2015
 Quand Picaud m’a dit que c’était moche, il était encore loin de la vérité. Je pense qu’il a simplement répété ce que les hommes de l’IJ lui en avaient laissé filtrer. Nous pénétrons dans le salon et je me colle brusquement la moitié du reste de pommade sous les narines. Le commandant attrape la boîte et m’imite avec précipitation. Torrentin lui-même plisse le nez comme s’il décelait un vague fumet nauséabond. Ce que doit endurer ce type à longueur d’année est inimaginable.
Nous nous arrêtons à la limite de la flaque d’un rouge quasi noir où quelques empreintes ont marqué le passage des scientifiques au cours de leur travail d’investigation. Lorsque mes yeux saisissent enfin le spectacle qui s’offre à moi, le sang se met à bourdonner bizarrement dans mes oreilles. Dans mon estomac, une vague se soulève et menace de prendre l’inverse du chemin habituel.
La voix tranquille de Torrentin s’élève au-dessus du carnage. Pendant qu’il parle, je pose les yeux sur l’abdomen écartelé de couleur verdâtre et j’essaie de ne plus penser à rien.

 

Le petit avis de Kris

7/13 – Jacques Saussey

On se couche toujours moins sot après avoir lu un Jacques Saussey ! Déjà avec  » le Loup peint » , on apprenait pas mal de choses, là c’est encore plus recherché !

Cette période tourmentée de la guerre 39/45 a décidément connu bien des épisodes sombres.L’auteur a parfaitement mené son intrigue policière qui se tient en 2015 en la reliant finement a ces faits se déroulant en 1944 et jusqu’au bout il nous balade allègrement et je dirais même que ce devait être jubilatoire pour lui !!Des faits qui, pour moi, m’étaient inconnus et qui m’ont poussé à rechercher moi aussi des réponses.Bien vu, divertissant et intéressant

 

Extrait :
« Adossé à la fenêtre, il ferma les yeux un instant, imagina le contact du métal sous ses doigts, sur ses lèvres, sur sa joue. Les bras soudés en attendant la première explosion. C’était chaque fois pareil. La même jouissance, la même intensité. Comment un homme pouvait-il se passer de ça ? Une fois qu’on y a touché, c’est pour la vie. Une drogue dure. Une petite mort dès que vous retenez votre souffle devant la cible immobile devant vous. »

 

 L’accroche du Miss Aline

 

Tour à tour en 1944 et en 2015, voyage spatio-temporel que ce roman 7/13. Le lien entre ces deux périodes n’est pas clair,  tout comme la signification de 7/13. Pour comprendre il va falloir suivre cet officier américain qui galère pour trouver un avion que le brouillard cloue au sol. On va suivre également le capitaine Magne dans cette villa où un corps de femme non identifiable et mutilé est retrouvé.

Les heures, les jours passent, peu probable que l’officier américain  parvienne en France.

Les heures, les jours passent, c’est l’hécatombe côté meurtres pour Magne.

Magne va avancer lentement, laborieusement dans son enquête. On va lui envoyer des renforts : les agents Benoît et Richard ! Lisa aussi  va (ré)intégrer l’équipe après une douloureuse épreuve. Avancer pour oublier ? Avancer pour se reconstruire ? Magne est conscient que son épouse est fragile. Va-t-elle tenir le coup ?

Le brouillard n’en fini pas de se dissiper pourtant  l’officier décolle. Va-t-il atterrir ?

Le brouillard total dans une enquête qui va conduire Magne et son équipe près de migrants voulant rallier l’Angleterre.

A la fois historique et d’actualité ce roman intrigue. Comment on en vient à lier l’Histoire et un polar ? Coup de maître et certainement un gros boulot de recherche.

 La balade se fait tranquillement  dans cet espace temps. Tu apprends sur hier et tu es intrigué par aujourd’hui. Qui va s’en sortir ? Quel est lien entre un officier américain et une femme sauvagement assassinée aujourd’hui ? Et grande question : que signifie 7/13 ? Il va vous falloir plonger dans l’univers de Monsieur Saussey pour le découvrir. Bonne lecture !

Sous la ville de Sylvain Forge


Depuis quelques semaine Danièle notre mamie Flingueuse nous entraine à la rencontre de Sylvain Forge.

Aussi aujourd’hui nous poursuivons avec ce titre :

Sous la ville de Sylvain Forge. Paru le le 1er juin 2016 chez  Toucan – collection Toucan noir  prix broché 15.22 € e-book 3.99 € ; (407 p.) ; 22 x 14 cm.

4ème de couverture :

Le brigadier Adan Settara est en poste à la PJ de Clermont-Ferrand. Fils d’un vieil immigré, ouvrier dans la « ville du pneu », ses bons tuyaux dans les cités lui ont autrefois permis de faire tomber de gros trafiquants. Mais depuis, il végète. Aussi, quand deux adolescents lui apportent un matin une clé USB sur laquelle se trouvent les images du corps martyrisé d’une jeune étudiante, Adan comprend vite qu’une enquête délicate l’attend, dans les cercles fermés de l’université et de la ville. Et les découvertes que fait sa collègue Marie sur les mœurs étranges des fils de bonne famille risquent de se révéler très dangereuses pour un simple brigadier.
sous la ville poche Forge sylvainIl se pourrait qu’à l’ombre des volcans, derrière les usines ou les belles demeures, certains aient le cœur aussi noir que la pierre de la ville…

 Sous la ville : À paraître en poche le 2 mai 2018 au édition du Toucan dans la collection Toucan Noir Poche. 8€90 ; (320 p.) ; 18 x 11 cm

 

 

L’auteur : Sylvain Forge est originaire d’Auvergne. Il a déjà publié sept romans dont Un Parfum de soufre (Prix Plume d’argent 2016 du thriller francophone) et  Tension extrême prix du quai des orfèvres 2018.

 

Extraits :
« Trois personnes peuvent garder un secret si deux d entre elles sont mortes »
« Quelques mètres plus loin, il ouvrit une porte qu’il avait récemment consolidée d’une barre en fer. Derrière : un cellier faiblement éclairé par la lumière qui provenait d’un soupirail. Une grande cage, achetée à un cirque en faillite, occupait un tiers de l’espace. Le reste était encombré d’un bric-à-brac qui en faisait un parfait atelier de refonte d’or : four alimenté au gaz propane, ventilateur, moules en sable destinés à recueillir le métal en fusion. Derrière les grilles, recroquevillée sur une paillasse, se trouvait une silhouette maigre. Ses longs cheveux et sa barbe étaient cuits de crasse. Sans un mot, celui qui venait d’entrer se dirigea vers un tuyau d’arrosage et alluma un robinet encastré dans le mur. Un jet glacé aspergea le captif qui se réveilla en hurlant.”
On ne m’avait pas menti sur ton compte, Settara. Le problème, c’est que t’es hors jeu : tu t’es trompé d’un siècle. C’est fini le bon vieux temps où on s’accommodait du règlement à la louche. Maintenant, tout le monde se tient à carreau. Et ne viens pas nous parler de résultats, tu n’as pas compris qu’on te demande juste de faire un peu semblant ?

 

La chronique Jubilatoire de Dany

Les origines algériennes d’Adan Settara sont à la fois source de discrimination au sein de la police judiciaire de Clermont-Ferrand où il exerce comme brigadier et source d’informations dans le milieu de la drogue des cités. Malgré sa position instable, Adan ne renonce pas à heurter les hiérarchies quand il enquête sur un meurtre révélé en images sur une clé USB trouvée par des étudiants.

Comme dans ces précédents romans, Sylvain Forge nous entraîne dans une énigme au contexte très documenté. Il quitte Vichy et Nantes pour installer l’action à Clermont-Ferrand qu’il connaît particulièrement bien pour y avoir passé son enfance.

Il quitte les rats pour les chats car c’est bien d’une enquête sur leur disparition qu’il est question, parallèlement à une autre intrigue autour d’une fraternité étudiante, menées toutes deux par un fils de harki aux troubles relations et une coéquipière en rupture conjugale.

Ces deux enquêtes très denses nous ferons approcher la nuit et les sous-sols auvergnats pour notre plaisir de s’y perdre. L’auteur confirme par ce roman un vrai talent de conteur et il est difficile d’en dire plus au risque de spolier. Ne boudons pas cette galerie de personnages attachants et déroutants !

 

 

7/13 de Jacques Saussey


Le livre : 7/13 de Jacques Saussey. Paru le 10 janvier 2018 chez  Toucan dans la collection Toucan noir. 13.2 € – e-book : 9.99 € ; (464 p.) ;  20 x 12 cm

 4ème de couverture :

Hiver 2015. Durant l’absence prolongée des propriétaires, une villa de la banlieue
parisienne est le théâtre d’un crime atroce. Lorsqu’il arrive sur les
lieux, le capitaine Magne découvre avec effroi que le corps n’est plus
reconnaissable. Pas de vêtements, pas de papiers : l’identification
s’annonce compliquée.

Décembre 1944. Londres. Un officier américain scrute avec inquiétude le brouillard qui plombe le ciel de
l’Angleterre. Il projette de traverser la Manche au plus vite pour
rejoindre la France où il doit préparer l’arrivée prochaine de ses
hommes. Le mauvais temps s’éternise mais bientôt, une proposition
inattendue va faire basculer son destin.
Soixante-dix ans plus tard, elle confrontera les enquêteurs du quai des Orfèvres à l’un des mystères
les plus stupéfiants qu’ils n’aient jamais rencontrés.

L’auteur : Jacques Saussey est né en 1961.
Il a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux nouvelles ont été primées dans des concours (« Quelques petites taches de sang » en 2002 aux Noires de Pau, et « Alfred Jarry est mort » en 2007) et une éditée en BD (« Le joyau du Pacifique« , en 2007).
« La Mante Sauvage » est son premier polar. Son deuxième thriller « De Sinistre Mémoire » est paru en 2010 aux Éditions des Nouveaux Auteurs. Actuellement il travaille comme cadre technique dans une grosse société. Il a pratiqué le tir à l’arc de compétition pendant dix ans, de 1985 à 1995, avec à la clef un titre national individuel en 95 et un par équipe en 92. Il vit dans l’Yonne.

le blog de l’auteur:
http://jacques-saussey.over-blog.com/

Extrait :
« Fred s’était arrêté sur le tout dernier article qu’elle avait publié. Il s’agissait d’un long plaidoyer à propos des hordes de migrants qui continuaient à s’agglutiner aux portes de l’Angleterre, près de Calais, dans des conditions d’hygiène et de survie d’une hallucinante précarité. Ils étaient de plus en plus nombreux chaque jour qui s’écoulait, comme si un barrage humain s’était rompu quelque part en amont, dans un monde inconnu de l’Occident. »

 

 La chronique jubilatoire de Dany

Avec la participation inattendue d’Olivier Norek présentement préfacier …

Dans la série Magne- Heslin, je prends le 7ème et j’essaye de ne pas spolier ! Je peux d’abord dire que j’ai aimé tout en trouvant l’intrigue plus complexe à suivre que dans le précédent opus.

Deux temporalités se déroulent parallèlement, ça l’auteur l’a déjà fait notamment dans « la pieuvre » mais cette fois il nous fait d’avantage penser à Nicolas Lebel et à la construction de son roman « De cauchemar et de feu ». En effet une enquête au premier plan nous permets de renouer avec le couple Magne-Heslin que nous avions quittés dans « Ne prononcez jamais leurs noms » bien mal en point, va percuter une énigme non résolue de la dernière guerre mondiale. Une série de meurtres pousse nos enquêteurs dans l’arrière pays Boulonnais pollué, au contact avec des immigrés. Certes il semble qu’après l’ »Entre deux mondes » d’Olivier Norek et le « Fantazmë » de Niko Tackian, le sujet de l’incapacité à répondre dignement aux problèmes de l’immigration clandestine occupe nos auteurs. C’est que le thriller-polar est un incroyable vecteur de réflexion pour les sujets de société et les lecteurs ne s’y trompent pas en plébiscitant leurs auteurs.

Jacques Saussey nous tient en haleine avec cette enquête complexe, je l’ai déjà dit, à tiroirs, menée par les rescapés de l’équipe de la criminelle dirigée par Daniel Magne à laquelle les renforts, sous forme du duo improbable rencontré dans « le loup peint » (non pas Dupont et Dupond mais M et M), apportent une loufoquerie bienvenue et rafraîchissante. Il faudra attendre d’être au-delà des ¾ du roman pour comprendre la signification du titre … Non ça n’est pas la tension artérielle de Lisa ni le numéro du modèle du coucou volant de la couverture … lisez et vous trouverez !

Passionnant, instructif, bien écrit … tout pour plaire ce 7/13, qui n’est pas non plus la note attribuée à ce thriller qui mérite bien plus !

« Il y a chez cet auteur, une générosité et une bienveillance que l’on retrouve au fil des pages. Pas de risettes gratuites, d’amitiés de façade, Jacques est un sincère. Et bien malheureux celui qui s’en prendra à ceux qu’il aime. Un peu comme ses flics, pour qui l’équipe est une famille. D’ailleurs, chacun de ses personnages est une partie du complexe puzzle Saussey. Magne et Heslin, son couple d’enquêteurs, représentent ses propres anima et animus, la part masculine et féminine de sa personnalité. Comme un homme fort de fête foraine qui plierait des barres de fer en maillot rayé tout en récitant de la poésie. Complexe je vous ai dit. » – Extrait de la préface d’Olivier Norek

 

 

 

Le vallon des Parques de Sylvain Forge


Le vallon des Parques Vichy 1943 de Sylvain ForgeLe livre : Le vallon des Parques  : Vichy 1943 de Sylvain Forge. Éditeur Toucan + collection Toucan noir / prix broché : 20 € , poche et e-pub : 9€90  / (506p.) ; 18 x 11 cm

 4ème de couverture :

Aux portes de la ville, une série de crimes frappe la communauté paysanne de la montagne bourbonnaise. Des vaches sont mutilées, des fillettes retrouvées mortes et amputées. Sanglier sauvage ? Truands profitants du désordre ou aliéné maraudant sur les routes d’Auvergne ? Les autorités se perdent en conjectures.
Pour André Lange, directeur de la Police judiciaire et ancien des Brigades mobiles, l’occasion est toute trouvée de revenir en grâce aux yeux des caciques du nouveau régime. Mais réunir ses anciens inspecteurs, dispersés par la guerre, n’est pas une entreprise facile, surtout quand l’un d’entre eux, d’origine juive, croupit dans un camp d’internement.
Pour les enquêteurs, coincés entre les exigences de l’occupant qui traque les maquis et les intrigues de la Milice, l’enquête est délicate. Heureusement, ils vont pouvoir compter sur Adèle, une jeune femme passionnée et courageuse.
Ils découvrent finalement que les crimes semblent liés à des tablettes anciennes exhumées dans un lieu étrange : « le Vallon des Parques». Un site qui intéresse au plus haut point les nazis…

 

extrait :
« Le siège de l’Ahnenerbe se trouvait à Berlin. La vaste demeure servait d’épicentre à la plus étonnante organisation qu’il lui fut donné de connaître. La Société pour l’étude de l’histoire des idées premières comportait de nombreux départements scientifiques, allant de l’archéologie à l’anthropologie. Elle réunissait des experts venus de toute l’Allemagne. Ces sommités s’employaient à retrouver les croyances, les pratiques et le langage des ancêtres de la race germanique. Un très discret « département R» faisait même de la prospective militaire. Les allées et venues d’officiers de la Luftwaffe rattachés au centre de recherche de l’armée de l’air de Dachau en témoignaient. Toutefois, le conventicule le plus secret de l’Ahnenerbe, dont on disait que ses membres rendaient compte directement à Himmler, concernait les sciences paranormales. La cellule possédait une galerie de bourlingueurs aussi farfelus que passionnés. Leur champ d’études transcendait tous les dogmes du national-socialisme en se basant sur l’analyse des grandes traditions ésotériques. L’objectif était toujours le même: remonter aux sources et démontrer que les grandes civilisations de l’humanité procédaient d’un seul et même tronc commun: la race immémoriale des Aryens “

 

Sylvain-ForgeL’auteur : Sylvain Forge, né en 1971 à Vichy. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.

 

La chronique Jubilatoire de Dany

Le vallon des Parques  : Vichy 1943 de Sylvain Forge.

Le vallon des Parques de Sylvain Forge

 

Que de souvenirs ce roman a remis au jour.
Il y a juste vingt ans, nous avions passé avec mon mari, quelques heures avec Emile Fradin le co-découvreur des tablettes d’argile de Glozel, dans son habitation transformée en musée.
La raison de tout cela, ce roman palpitant, au temps de Pétain, où la guerre des polices masquait la guerre tout court et la chasse à la promotion « autorisait » tous les excès. Une énigme autour d’un sérial killer, cannibale au demeurant, proche de Himmler et de ses fantasmes sur les origines de la race aryenne, une enquête menée par des anciens des Brigades du Tigre et Sylvain Forge nous livre là une page peu glorieuse de la France de Vichy, très documentée, au point où l’on peut parfois se demander s’il s’agit de souvenirs vécus. Tout un art de rendre vivant cette époque que même la ville de Vichy aimerait oublier. Beaucoup de sang, de violence mais la guerre n’est pas un long fleuve tranquille.
Cerise sur le gâteau : l’auteur nous a promis une suite pour la fin de cette année ! Alors faites vous plaisir en faisant dès à présent connaissance avec ce vallon des Parques qui aura été pour moi un très bon moment de lecture et de souvenirs.

 

 

guerre, Pétain,  Vichy, résistance, gestapo

Crotales de Jean-Luc Bizien


 Bonsoir les polardeux,

Aujourd’hui c’est Chronique Croisée.

Alors après le Off de Poh sur Crotales de Jean Luc Bizien,

C’est au tout de Danièle de nous donner son avis sur ce même titre.

Allez c’est parti pour La Chronique Jubilatoire de Dany.


Le livre  : Crotales de Jean-Luc Bizien.  Paru le 16 novembre 2016 aux Ed. du Toucan dans le collection Toucan noir. 19€90 ; (541 p.) ; 22 x 14 cm

 

Résumé de l’éditeur :

Paik Dong-Soo est surnommé « le Chinois » par les Mexicains. C’est un Nord-Coréen un peu étrange, qui mène une vie d’ermite, retiré près d’El Paso. Victime d’hallucinations, il récupère ses médicaments chez un vieux médecin allemand, réfugié lui aussi dans la Sierra depuis des lustres. Dong-Soo passe une grande partie de ses journées à scruter les écrans de ses ordinateurs pour y surveiller à distance sa femme et son fils, installés à New York et persuadés qu’il est mort.
Pour vivre et entretenir ses réflexes d’ancien soldat, il accepte de boxer de temps à autres contre les champions d’un des parrains locaux de la drogue. Ce dernier a pour favorite une jeune femme que Dong-Soo prend en pitié et projette de sauver. Jusqu’à ce qu’un membre du gang des Italiens de New York vienne dealer avec le Mexicain et reconnaisse Dong-Soo lors d’un combat de boxe clandestin.
Toutes ces histoires se percutent et se résolvent en une nuit, à la fin du roman.

L’auteur : Jean Luc Bizien est né à Phnom-Penh, Cambodge , le 07 mai 1963.  Jean-Luc Bizien est un auteur de romans policiers, de science-fiction, de fantasy, de littérature jeunesse, de livres-jeu. Il écrit également sous les noms de plume Sean McFarrel et Vuk Kovasevic. Il est publier dès 1989. Mais c’est Seulement en 2001 qu’il quitte définitivement l’Éducation Nationale pour se consacrer à l’écriture.
Extrait : 
« Concentré sur ses actions et ses choix, il prenait son temps. C’était son habitude – son rituel, comme s’obstinaient à dire les prétendus « profilers », ces crétins qui s’autoproclamaient « spécialistes en serial killers ». Dewey méprisait tous ces types qui donnaient des conférences devant des parterres de gogos buvant leurs paroles comme si elles provenaient des Saints Évangiles. Des conneries, oui ! C’était facile, d’inventer des conclusions une fois que les gars s’étaient fait prendre. Dewey se demandait toujours pourquoi jamais un tueur en série n’avait entrepris d’éliminer un à un tous ces pseudos scientifiques, histoire de leur faire ravaler leur suffisance. L’idée était certes excitante, mais il avait trouvé le système parfait et comptait l’exploiter tant que la source ne serait pas tarie. Au vu de la régularité avec laquelle les Mexs s’entassaient dans les bidonvilles, ça n’était pas demain la veille. »

La Chronique Jubilatoire de Dany

 

D’abord il y a les Daltons … pas vraiment racistes mais accros à la violence gratuite, juste pour l’adrénaline, alors pourquoi pas contre les latinos aux prises avec leur cerveau reptilien ?

Puis il y a les narcos et leurs clans, leurs trafics, l’exploitation de la pauvreté des villageois  qui habitent le long de la frontière métallique entre les US et le Mexique et la domination en en faisant leurs mules et leurs esclaves.

Vient ensuite la CIA, toujours prête à se fourvoyer dans des plans douteux pour atteindre ce qu’elle présente comme des objectifs glorieux.

Et puis, et puis … il y a Païk Dong-Soo, plus mal en point que jamais mais encore plus attachant aussi.

Enfin le talent de l’auteur qui vous entraine dans l’exotisme mexicain, avec toute la cruauté primaire, à l’approche l’élection présidentielle à laquelle se présente un certain Donald Trump. Une intrigue forte, sans doute encore en-deçà de la réalité. Une narration sur plusieurs plans qui se rejoignent on s’en doute, bien habilement. Quatrième volet de la vie de l’agent très spécial Coréen, laissé presque mort à la fin du « berceau des ténèbres », à la hauteur de ce qui ne devait être qu’une trilogie, pour notre plus grand plaisir de lecteur.

Notez que pour faire connaissance avec Païk, il n’est pas absolument nécessaire de connaître la trilogie mais je suis sure qu’après cette lecture vous irez vite vous la procurer !

Crotales de Jean Luc Bizien


Salut les polardeux,

Une nouvelle fois nous allons vous présenter une CC  (Chronique Croisée)

Deux de nos flingueuses on lu le même livre.

Et elle vous donne chacune leur tour leur ressenti sur ce titre

Le livre c’est  Crotales le dernier Jean Luc Bizien

Alors c’est Ophélie qui vous offre en premier son retour de lecture.

C’est d’abord Ophélie car c’est elle qui vous a présenté « La trilogie des ténèbres » sur notre blog

Et c’est justement par cela que je lui est offert ce 4e opus des aventures de

Paik-Dong-Soo

allez place au Off de OPH


Le livre : Crotales de Jean Luc Bizien. Paru le 16 novembre 2016 aux Ed. du Toucan dans le collection Toucan noir. 19€90 ; (541 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv : 

Crotales

Ciudad Juarez, à la frontière entre le Mexique et les États-Unis.

Ciudad Juarez, ses gangs armés, ses combats clandestins, ses cadavres exposés au soleil.

Ciudad Juarez, ses policiers corrompus, ses agents infiltrés et depuis plusieurs semaines maintenant, son mystérieux sniper qui tue impunément le long de la frontière de métal. Le paradis pour les truands, l’enfer pour les autres.

Voilà où Paik Dong-Soo, ex officier du Renseignement nord-coréen, a décidé de trouver refuge après avoir quitté New York.

Mais c’est là aussi que débarque Nero, le représentant des familles italiennes de la côte Est, pour conclure un important marché avec le patron du cartel local, Torres. Un homme sanguinaire qui parade devant ses affidés, au bras de sa compagne, l’intrigante et sculpturale Salma.

Quand Nero reconnaît un jour en Dong-Soo l’homme qui a tué son ancien patron, il n’a plus dès lors qu’un seul projet : rapporter à ses maîtres la tête du Coréen.

Seul et affaibli, Dong-Soo devra faire appel à toutes ses ressources pour échapper à ses poursuivants. Autant de crotales pour qui trahir est une seconde nature… Et tuer un véritable plaisir.

L’auteur : Jean Luc Bizien est né à Phnom-Penh, Cambodge , le 07 mai 1963.  Jean-Luc Bizien est un auteur de romans policiers, de science-fiction, de fantasy, de littérature jeunesse, de livres-jeu. Il écrit également sous les noms de plume Sean McFarrel et Vuk Kovasevic. Il est publier dès 1989. Mais c’est Seulement en 2001 qu’il quitte définitivement l’Éducation Nationale pour se consacrer à l’écriture.

Jean-Luc Bizien reçoit le prix Gérardmer Fantastic’Arts 2002, le prix du roman d’aventures en 2002, pour « La Mort en prime time », le prix Lion noir en 2011 pour « La Chambre mortuaire » et le prix Sang d’encre 2016 pour « Le berceau des Ténèbres ».

Extrait :
On ne devenait pas serial killer d’un simple claquement de doigts : c’était un vrai métier, qui ne laissait aucune place à l’improvisation. Autrement dit, il fallait réfléchir, préparer ses actions, faire montre d’intelligence, d’instinct… en un mot, il fallait préparer son coup avec le plus grand soin, avant de passer à l’exécution. Rester sur le qui-vive était aussi une règle d’or, quand on voulait devenir un vrai tueur. Se concentrer sur son objectif. Éviter les digressions. Et bannir à tout jamais les moments de rêverie, quelles que fussent les associations d’idées qui vous brouillaient l’esprit.

Le Off de Oph

 

Crotale: espèce de serpent venimeux. La forme de leur tête et leurs attaques fulgurantes ont valu à certaines espèces de crotales le surnom de « fer-de-lance ».

Crotales: espèce de roman venimeux qui m’a valu quelques frayeurs, fait frôler l’arrêt cardiaque et les nuits blanches…

Un roman de Jean-Luc Bizien qui, une fois encore, m’a uppercutée!

Construit comme « le berceau des ténèbres », chaque chapitre porte le nom d’un personnage et déroule l’intrigue en plaçant ledit personnage au centre de l’action.

Aprés les deux Corées et New-York, Jean-Luc nous transporte au Mexique. Une fois n’est pas coutume, il dresse avec réalisme le portrait d’un pays où le narco trafiquant est roi, où la pauvreté et l’esclavage humain sont le quotidien d’une population qui rêve encore… L’immersion est totale… chaque fois que j’ouvrais mon livre j’étais transportée de l’autre côté du globe, au son du Boss Bruce Springsteen. Loin d’être une visite touristique, c’est en enfer que j’atterrissais… de guerre des gangs en trafic de drogues, Crotales m’a secoué!

J’ai retrouvé Paik-Dong-Soo avec plaisir, dans chaque aspect qui le caractérise: loyauté, rigueur, droiture, justicier… et découvert d’autres personnages attachants qui m’auront émue aux larmes quand d’autres m’ont donné la nausée!

J’ai fait la connaissance d’un vieux médecin dont l’histoire m’a interpellée… Il m’a fait penser à d’autres expatriés qui ont rejoint l’Amérique du Sud en d’autres temps pour fuir leur responsabilités…

J’ai rencontré Pablo, un merveilleux petit garçon qui rêvait d’un ailleurs…

J’ai rencontré Salma, magnifique jeune femme qui a compris combien une belle plastique peut sauver la vie dans ce Mexique…

J’ai rencontré Torres, Santa Sangre, narco trafiquant qui rêve de gloire et de pouvoir…

j’ai rencontré la famille Dalton, une de ces familles du sud américain qui ne jure que par la race blanche, les armes, vivant recluse dans son désert…

Crotales m’a fait plonger dans un monde qui n’est pas le mien, qui est certes un roman mais tellement proche de la réalité…

Pour une fois je ne reprendrai pas la quatrième de couverture, je pense vous en avoir assez dit pour vous donner envie de découvrir ce roman. Vous avez tous les ingrédients pour deviner des éléments de l’intrigue… laissez parler votre imaginaire.

Dans tous les cas attendez vous à ne pas sortir totalement indemne de cette immersion dans un nid de Crotales…


 En retrouve Jean Luc Bizien en fin d’aprem

Avec Danièle au commandes cette fois

La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien by OPH


Le livre : La trilogie des ténèbres Volume 2, La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien. Paru le 15 juin 2016 aux Ed. du Toucan dans la collection Toucan noir poche.
 4e  de couv : 

La frontière des ténèbres

En répondant à l’appel de son mystérieux homologue coréen, l’ex-grand reporter Seth Ballahan croit s’offrir un séjour d’agrément. Hélas, sitôt arrivé à Séoul avec sa femme et sa fille, il est confronté à un double homicide. Des meurtres impossibles, perpétrés dans un village-pilote, entièrement géré par l’électronique et la video. Qui a frappé derrière les murailles du village ? Qui a pu s’introduire dans cet Eden de façade, ce nirvana sécuritaire ? Quel monstre est assez puissant pour se jouer des caméras, des gardiens et du système de surveillance ?

Ballahan devra, pour le savoir, réunir toutes les pièces d’un puzzle effrayant. et faire équipe, pour l’occasion, avec le seul homme capable de défier les autorités de Corée du Nord. Mais il faudra franchir la terrible frontière du pays le plus fermé du monde et jouer une véritable partie d’échecs avec la mort.

L’auteur :  Jean-Luc Bizien est né en 1963 au Cambodge. Il a publié de nombreux ouvrages dont Marie Joly (Sabine Wespieser, 2004) et la série historique La Cour des miracles (Grands Détectives, Éditions 10/18). Il a reçu, entre autres, le prix Gérardmer Fantastic’Arts et le Prix du Roman d’Aventures en 2002.

 


Le OFF de OPH

La frontière des ténèbres  de Jean-Luc Bizien

Après « l’évangile des ténèbres », tome 1 de la trilogie, j’ai replongé avec Jean-Luc Bizien au coeur des deux Corées, sœurs ennemies, avec ce tome 2 « la frontière des ténèbres ».

Comme pour le premier roman de la trilogie, ce n’est pas l’intrigue qui m’a emporté mais les personnages…
L’histoire pour autant est bien construite mais en définitive je voulais davantage connaître le sort réservé aux protagonistes que solutionner l’enquête…

Jean-Luc nous décrit un peu moins les mécanismes opérant en Corée du Nord, mais il l’avait magistralement bien fait dans le premier tome. Il insiste, en revanche, un peu plus sur les relations entre les deux pays et nous entraîne dans une histoire d’espionnage… Au delà du contexte dans lequel il nous raconte cette histoire, il donne plus de profondeurs et de vie encore aux personnages présents sur ces deux tomes et ce pour mon plus grand plaisir (pardonnez moi de ne pas développer mais je ne m’y risquerai pas pour ne pas divulguer tant des éléments du tome 1 que du début du tome 2).
J’ai retrouvé Jean-Luc dans ses références musicales mais aussi un petit clin d’œil cinématographique qui m’aura fait sourire (chuuuuut je ne spoilerai pas 😉).

Maintenant il me tarde d’entamer le tome 3: « le berceau des ténèbres » et d’achever cette trilogie avec laquelle je prends grand plaisir à voyager, au sens propre comme au figuré….

Merci Jean-Luc 😉

 

La Millième chasse aux livre #16


La Millième chasse aux livre #16

Je reviens vers vous ce soir car demain il y aura un nouvel abandon de livre par Collectif Polar.

Et oui souvenez-vous, nous fêtons notre « Millième article »

Et pour l’occasion nous vous offrons des bouquins en organisant une grande chasse aux livres à travers toute la France.

 


La Millième chasse aux livre #16

By Kris

 

Demain 28 octobre nous retournons en province.

Et oui grâce à Kris, nous allons dans le Sud Est.

C’est bien ce jeu, ça me fait réviser ma géographie

Direction le Périgord

On va se rendre entre Angoulême et Périgueux.

Dans une ville que l’on surnomme la Venise du Périgord.

Au cœur de la verdoyante et fraîche vallée de la dronne, découvrez Brantôme.
Le bourg est entouré par la rivière qui forme une île, et au pied de la falaise, trônent les bâtiments de l’abbaye.

C’est vers cette cette abbatiale que nous allons nous rendre

Oui rapprochons nous de l’abbatiale

Car Kris pourrait avoir caché le livre dans les jardin de l’abbayes

 

Elle aurait aussi pu le laisser sur la Fontaine Médicis.

Mais non, c’est bien au point de l’abbatiale que vous devriez trouvé notre livre abandonné.

Là où se trouvait, cette sculpture, vous trouverez notre bouquin qui maintenant et le vôtre.

Mais la sculture n’y est plus !

Mais votre livre, si

Le livre justement, lequel est-ce ?

Cavale pour Leia de Marius Faber

Le livre : Cavale pour Leia : thriller de Marius Faber. Paru en poche le 31 mai 2017 aux Ed du Toucan. 7€90 ; (560 p.) ; 18 x 11 cm

Après une jeunesse un peu aventurière, Pierre Sic est devenu photographe. Il est tombé fou amoureux de Leia, une ravissante métisse au tempérament bien trempé avec qui il est parti en lune de miel sur l’île paradisiaque de Saint-Martin, dans les Antilles. Le dernier jour, au cours d’un dîner dans un magnifique restaurant, ils se disputent, une petite prise de bec sans gravité mais Leia a quitté le restaurant seule, fâchée. Quand Pierre veut la rattraper, plus aucune trace de la jeune femme. Après avoir inspecté tous les alentours, paniqué, Pierre alerte la gendarmerie locale. Malheureusement, quelques jours plus tard, il doit se rendre à l’évidence, Leia est introuvable et selon les autorités, cette disparition est «inquiétante».

Rentré désespéré à Paris, Pierre n’a plus goût à rien et ne sait pas comment continuer à vivre.

Jusqu’à ce qu’un an plus tard, son agent lui apprenne que l’une de ses mannequins a été enlevée. A Saint-Martin.

Pour Pierre, ça ne peut pas être une coïncidence. Il décide de repartir sur place mener l’enquête lui-même, sans avertir la police. Mais il comprend très vite qu’il dérange et que ses jours sur l’île sont comptés.

Pour avoir une chance de retrouver Leia, il va devoir se mettre en cavale…

 

Bonne Cavale à vous aussi pour notre seizième chasse

Et à demain pour un retour en région parisienne.

Canyon Creek de Alexis Aubenque


Mes petites lectures

 9782810004973,0-1426307Canyon Creek de Alexis  Aubenque. Paru le 27 juin 2012 aux Ed. du Toucan. 9€95 ; (552 p.) ; 18 x 11 cm
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 4e de couv :

Canyon Creek, petite ville tranquille de l’Ouest américain qui tient son nom du canyon qui la borde, est en proie à une succession de crimes de jeunes filles latino-américaines. La sergente Suzie McNeill est persuadée qu’il s’agit d’un tueur en série, contrairement au chef de la police locale qui n’y voit qu’une simple coïncidence statistique.

A l’aide du lieutenant Jack Spencer, elle est prête à dépasser les limites du règlement pour prouver ses théories et arrêter le détraqué qui sévit dans sa ville. Mais c’est un but qui sera difficile à atteindre alors que revient dans sa vie Dale Turner, un homme au passé mystérieux, tout juste sorti du coma, amnésique après un accident étrange survenu un mois plus tôt…

4+46+76L’auteur :

Alexis Aubenque né le  23 décembre 1970 à Montpellier est un ancien libraire mais un jeune écrivain, féru de littérature de genre. Il est entré dans le domaine du thriller en 2008 avec le premier volume de sa trilogie, 7 Jours à River Falls. s (Prix Polar Cognac 2009). Il a été comparé à Harlan Coben pour son sens inégalé du suspens.

 

 

Extrait :
Ma petite, la moitié des hommes de cette ville vont aux putes, et c’est ainsi depuis la nuit des temps. Ce n’est pas parce que des puritains fondamentalistes ont réussi à faire passer des lois contre la prostitution que pour autant c’est vraiment un acte odieux. N’oublie jamais que pendant la Prohibition, boire de l’alcool était tout autant répréhensible. Les lois vont et viennent.
 Lecture d’avant

Le post-it de Ge

Canyon Creek serait une petite ville tranquille sans ces crimes de jeunes filles de latinos qui se succèdent. Pour le sergent Suzie McNeill et le lieutenant Jack Spencer, c’est un tueur en série qui agit.

Le shérif, qui est le père de Suzie, n’est pas d’accord. Mais voici que revient Dale Turner, un homme au passé mystérieux…

Après la série des River Falls ( prix du polar Cognac 2010), Alexis Aubenque avec son sens inégalé du suspense, nous entraîne cette fois dans un village où des jeunes filles latinos sont assassinées.

C’est sur la psychologie de ces personnages que l’auteur fait reposer son intrigue. Et comme à chaque fois ceux-ci sont magnifiquement décrits et campés.

C’est fluide, superbement orchestré, bien huilé.  L’auteur nous offre un excellent  page-turner Et l’on dévore donc avec grand plaisir ce très bon polar.