La trace du silure de Sylvain Forge


Sylvain Forge sera avec nous pour la première fois à Saint Maur en poche.

Profitez de sa venue pour aller le rencontrer


 

Le livre  : La trace du silure de Sylvain Forge. Paru le 12 février 2014 chez les éditions du Toucan dans la collection Toucan Noir. Réédité en Poche  le 9 mai 2018 chez Le livre de Poche.  7€20  ; (304 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

La trace du silure

À la suite d’une profonde déception sentimentale, la capitaine de police Isabelle Mayet a souhaité quitter le quai des Orfèvres pour un poste à Nantes, où elle pourra veiller sur sa mère. En renonçant au prestigieux siège de la Police judiciaire, elle pense faire une croix sur sa carrière. Mais la découverte du cadavre d’un vieil ermite dans un bunker allemand de la Seconde Guerre mondiale l’intrigue et lui offre un exutoire. Crime ou suicide ? L’affaire est plus complexe qu’il n’y paraît. Plus dangereuse aussi. Sur les bords de Loire, des enquêtes inachevées remontent à la surface. De sinistres souvenirs qui dormaient dans la vase. Isabelle n’est plus la chasseresse. Elle est devenue la proie.

 

L’auteur : Sylvain Forge, né en 1971 à Vichy. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.
Extrait :
« Avec l’aide d’une petite lampe, les spécialistes prirent un tube de pastilles de Luminol qu’ils mirent à dissoudre dans une bouteille d’eau. Le liquide fut versé dans le réservoir d’un vaporisateur manuel. Un des policiers se releva en serrant la poignée du nébuliseur et le second prépara l’appareil photo en choisissant le diaphragme et la sensibilité de l’ISO qui convenaient.Quand ils furent prêts tous les deux, le premier se mit à répandre le Luminol autour du cadavre puis décrivit de larges cercles concentriques qui englobèrent le sol et les murs. Au contact du fer contenu dans les tâches d’hémoglobine, le composant s’oxyda en produisant un rayonnement électro-magnétique de couleur bleue qui se détachait nettement dans l’obscurité.”
« – Et le commissaire Donnadieu, c’est quel style?
– Si tu apprécies le foot, il t’aura à la bonne. Dans le cas contraire, tu feras avec. On peut dire ce qu’on veut de lui, c’est un bosseur. Il arrive le premier et part le dernier. »

 

La chronique Jubilatoire de Dany

La trace du silure de Sylvain Forge

J’avais lu « Un parfum de soufre » et, sur les conseils de l’auteur, j’ai lu ensuite ce roman classé suspense par l’éditeur. J’aime bien les histoires que nous raconte Sylvain Forge, j’y trouve de bonnes intrigues, des personnages attachants et les milieux où ils évoluent bien décrits et documentés. Dans «Un parfum de soufre » j’avais trouvé que les caractères étaient un peu superficiels et j’ai trouvé la réponse à pas mal de mes questions les concernant dans ce roman où le lecteur fait leur connaissance.
Je suis cependant frustrée sur deux points. Le premier c’est que le prologue alléchant ne fait pas écho avec un événement pendant le déroulement de l’intrigue et il n’y a pas d’épilogue. Le second c’est la fin abrupte. C’est peut-être voulu, mais pour ma part il me manque une bonne dizaine de pages de dénouement … certains grands noms de la littérature policière fonctionnent comme ça (je pense à la fin de Kaïken de Grangé). Ca c’est mon humble avis, car j’avoue par ailleurs que je serais bien incapable d’en faire autant. Alors ne boudez pas cet auteur et en tous cas, je lirai le prochain !

 

 

Publicités

Sous la ville de Sylvain Forge


Depuis quelques semaine Danièle notre mamie Flingueuse nous entraine à la rencontre de Sylvain Forge.

Aussi aujourd’hui nous poursuivons avec ce titre :

Sous la ville de Sylvain Forge. Paru le le 1er juin 2016 chez  Toucan – collection Toucan noir  prix broché 15.22 € e-book 3.99 € ; (407 p.) ; 22 x 14 cm.

4ème de couverture :

Le brigadier Adan Settara est en poste à la PJ de Clermont-Ferrand. Fils d’un vieil immigré, ouvrier dans la « ville du pneu », ses bons tuyaux dans les cités lui ont autrefois permis de faire tomber de gros trafiquants. Mais depuis, il végète. Aussi, quand deux adolescents lui apportent un matin une clé USB sur laquelle se trouvent les images du corps martyrisé d’une jeune étudiante, Adan comprend vite qu’une enquête délicate l’attend, dans les cercles fermés de l’université et de la ville. Et les découvertes que fait sa collègue Marie sur les mœurs étranges des fils de bonne famille risquent de se révéler très dangereuses pour un simple brigadier.
sous la ville poche Forge sylvainIl se pourrait qu’à l’ombre des volcans, derrière les usines ou les belles demeures, certains aient le cœur aussi noir que la pierre de la ville…

 Sous la ville : À paraître en poche le 2 mai 2018 au édition du Toucan dans la collection Toucan Noir Poche. 8€90 ; (320 p.) ; 18 x 11 cm

 

 

L’auteur : Sylvain Forge est originaire d’Auvergne. Il a déjà publié sept romans dont Un Parfum de soufre (Prix Plume d’argent 2016 du thriller francophone) et  Tension extrême prix du quai des orfèvres 2018.

 

Extraits :
« Trois personnes peuvent garder un secret si deux d entre elles sont mortes »
« Quelques mètres plus loin, il ouvrit une porte qu’il avait récemment consolidée d’une barre en fer. Derrière : un cellier faiblement éclairé par la lumière qui provenait d’un soupirail. Une grande cage, achetée à un cirque en faillite, occupait un tiers de l’espace. Le reste était encombré d’un bric-à-brac qui en faisait un parfait atelier de refonte d’or : four alimenté au gaz propane, ventilateur, moules en sable destinés à recueillir le métal en fusion. Derrière les grilles, recroquevillée sur une paillasse, se trouvait une silhouette maigre. Ses longs cheveux et sa barbe étaient cuits de crasse. Sans un mot, celui qui venait d’entrer se dirigea vers un tuyau d’arrosage et alluma un robinet encastré dans le mur. Un jet glacé aspergea le captif qui se réveilla en hurlant.”
On ne m’avait pas menti sur ton compte, Settara. Le problème, c’est que t’es hors jeu : tu t’es trompé d’un siècle. C’est fini le bon vieux temps où on s’accommodait du règlement à la louche. Maintenant, tout le monde se tient à carreau. Et ne viens pas nous parler de résultats, tu n’as pas compris qu’on te demande juste de faire un peu semblant ?

 

La chronique Jubilatoire de Dany

Les origines algériennes d’Adan Settara sont à la fois source de discrimination au sein de la police judiciaire de Clermont-Ferrand où il exerce comme brigadier et source d’informations dans le milieu de la drogue des cités. Malgré sa position instable, Adan ne renonce pas à heurter les hiérarchies quand il enquête sur un meurtre révélé en images sur une clé USB trouvée par des étudiants.

Comme dans ces précédents romans, Sylvain Forge nous entraîne dans une énigme au contexte très documenté. Il quitte Vichy et Nantes pour installer l’action à Clermont-Ferrand qu’il connaît particulièrement bien pour y avoir passé son enfance.

Il quitte les rats pour les chats car c’est bien d’une enquête sur leur disparition qu’il est question, parallèlement à une autre intrigue autour d’une fraternité étudiante, menées toutes deux par un fils de harki aux troubles relations et une coéquipière en rupture conjugale.

Ces deux enquêtes très denses nous ferons approcher la nuit et les sous-sols auvergnats pour notre plaisir de s’y perdre. L’auteur confirme par ce roman un vrai talent de conteur et il est difficile d’en dire plus au risque de spolier. Ne boudons pas cette galerie de personnages attachants et déroutants !

 

 

3 ans du blog : Fin du premier jeu-concours


Souvenez-vous !

Il y a dix jours nous vous proposions notre premier jeu-concours pour fêter l’anniversaire de notre blog :

Concours Un Livre – Une mise en scène : 3 ans du blog

Nous vous demandions de prendre parmi les livres chroniqués depuis 3 ans, un titre que vous avez aimé et lu et d’imaginer une mise en scène pour mettre votre lecture en valeur ! Et ensuite de prendre en photo ce montage et de nous soumettre vos œuvres photographiques.

 

Aussi avons nous eu quelques envoies

Quelques lectrices se sont lancées dans l’aventures.

Voici quelques-uns de résultats.

12 photos en Finale de ce premier jeu-concours, 3 ans du blog

1 : Soul of London de Gaëlle Perrin

Chronique de Ge ICI

  2 : Cynure de Laurent Loison

Chronique de Marie No ICI

3 Touch de Claire North

Avis de Julie Ici

4  Sans pitié ni remords de Nicolas Lebel

La chroniques de Ge sur Sans pitié ni remords

5 : Tension Extrème de Sylvain Forge

Chroniqueé par Dany Ici

 

6 : La voix secrète de Michaël Mention

Avis d’Eppy Fanny sur La voix secrète de Michaël Mention

 

 7) Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault.

Ma chronique du Brouillard d’une vie ICI

8 : Soul of London de Gaëlle Perrin

La chronique de Ge de Soul of London ICI

 

Certaines contributrices sont  malignes.

Elles ont fait la mise en scène

Mais n’ont pas respecté les instructions à la lettre.

A savoir exposé un livre chroniqué dans les pages de notre blog.

Aussi je ne leurs en tiendrai pas rigueur et accepte que ces clichés participent à la finale de ce 1e concours

9 : La prunelle de ses yeux d’Ingrid Desjours

La chronique est quelques part dans mes vieux brouillons. J’ai sans doute oublié de l’illustrer afin de la publier.

 

10  : J’ai lu et adoré 7 jours avant la nuit mais je n’i pas encore trouvé le temps de donner mon petit avis.

11 : Je n’ai pas encore lu Coupez mais c’est vrai qu’il est dans ma Pal

Aussi j’accepte cette mise en scène !

12 : Sous surveillance de Dorothée Lizion

Ce livre a été chroniqué par une voire deux flingueuses

Mais la chronique n’a pas encore été publiée.

Et ça ne saurait tarder.

 

Voici donc les 12 clichés retenus, vous pouvez dores et déjà nous donner vos 3 préférés.

Avec les Flingueuses nous allons nous réunir et voter pour nos favoris

Je cois que cette concertation peut vite devenir terrible.

Il va falloir vite définir les gagnantes.

mais ne vous inquiétez pas, je reviens vous tenir au courant.

Enfin s’il ne m’arrive rien d’ici là !

Le vallon des Parques de Sylvain Forge


Le vallon des Parques Vichy 1943 de Sylvain ForgeLe livre : Le vallon des Parques  : Vichy 1943 de Sylvain Forge. Éditeur Toucan + collection Toucan noir / prix broché : 20 € , poche et e-pub : 9€90  / (506p.) ; 18 x 11 cm

 4ème de couverture :

Aux portes de la ville, une série de crimes frappe la communauté paysanne de la montagne bourbonnaise. Des vaches sont mutilées, des fillettes retrouvées mortes et amputées. Sanglier sauvage ? Truands profitants du désordre ou aliéné maraudant sur les routes d’Auvergne ? Les autorités se perdent en conjectures.
Pour André Lange, directeur de la Police judiciaire et ancien des Brigades mobiles, l’occasion est toute trouvée de revenir en grâce aux yeux des caciques du nouveau régime. Mais réunir ses anciens inspecteurs, dispersés par la guerre, n’est pas une entreprise facile, surtout quand l’un d’entre eux, d’origine juive, croupit dans un camp d’internement.
Pour les enquêteurs, coincés entre les exigences de l’occupant qui traque les maquis et les intrigues de la Milice, l’enquête est délicate. Heureusement, ils vont pouvoir compter sur Adèle, une jeune femme passionnée et courageuse.
Ils découvrent finalement que les crimes semblent liés à des tablettes anciennes exhumées dans un lieu étrange : « le Vallon des Parques». Un site qui intéresse au plus haut point les nazis…

 

extrait :
« Le siège de l’Ahnenerbe se trouvait à Berlin. La vaste demeure servait d’épicentre à la plus étonnante organisation qu’il lui fut donné de connaître. La Société pour l’étude de l’histoire des idées premières comportait de nombreux départements scientifiques, allant de l’archéologie à l’anthropologie. Elle réunissait des experts venus de toute l’Allemagne. Ces sommités s’employaient à retrouver les croyances, les pratiques et le langage des ancêtres de la race germanique. Un très discret « département R» faisait même de la prospective militaire. Les allées et venues d’officiers de la Luftwaffe rattachés au centre de recherche de l’armée de l’air de Dachau en témoignaient. Toutefois, le conventicule le plus secret de l’Ahnenerbe, dont on disait que ses membres rendaient compte directement à Himmler, concernait les sciences paranormales. La cellule possédait une galerie de bourlingueurs aussi farfelus que passionnés. Leur champ d’études transcendait tous les dogmes du national-socialisme en se basant sur l’analyse des grandes traditions ésotériques. L’objectif était toujours le même: remonter aux sources et démontrer que les grandes civilisations de l’humanité procédaient d’un seul et même tronc commun: la race immémoriale des Aryens “

 

Sylvain-ForgeL’auteur : Sylvain Forge, né en 1971 à Vichy. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.

 

La chronique Jubilatoire de Dany

Le vallon des Parques  : Vichy 1943 de Sylvain Forge.

Le vallon des Parques de Sylvain Forge

 

Que de souvenirs ce roman a remis au jour.
Il y a juste vingt ans, nous avions passé avec mon mari, quelques heures avec Emile Fradin le co-découvreur des tablettes d’argile de Glozel, dans son habitation transformée en musée.
La raison de tout cela, ce roman palpitant, au temps de Pétain, où la guerre des polices masquait la guerre tout court et la chasse à la promotion « autorisait » tous les excès. Une énigme autour d’un sérial killer, cannibale au demeurant, proche de Himmler et de ses fantasmes sur les origines de la race aryenne, une enquête menée par des anciens des Brigades du Tigre et Sylvain Forge nous livre là une page peu glorieuse de la France de Vichy, très documentée, au point où l’on peut parfois se demander s’il s’agit de souvenirs vécus. Tout un art de rendre vivant cette époque que même la ville de Vichy aimerait oublier. Beaucoup de sang, de violence mais la guerre n’est pas un long fleuve tranquille.
Cerise sur le gâteau : l’auteur nous a promis une suite pour la fin de cette année ! Alors faites vous plaisir en faisant dès à présent connaissance avec ce vallon des Parques qui aura été pour moi un très bon moment de lecture et de souvenirs.

 

 

guerre, Pétain,  Vichy, résistance, gestapo

Papote d’auteur : Dany était avec Sylvain Forge


Papote d’auteur : Dany était avec Sylvain Forge

Lors du salon du livre de Blaye, Livre en Citadelle.

Notre flingueuse, c’est faite l’envoyée spéciale pour Collectif Polar.

Elle est allée à la rencontre de certains auteurs dont elle avait aimé les bouquins

Elle vous raconte son dimanche à Livre en citadelle ICI

C’est comme cela que Dany s’est retrouvée à interroger Sylvain Forge


Papote d’auteur : Dany est avec Sylvain Forge

Sylvain, merci de répondre à mes questions, tu as accepté d’être la cible  du Collectif Polar et j’ai le plaisir de remplir (d’essayer) cette mission, une première pour moi.

On est amis dans FB depuis janvier 2015, j’ai commencé à te lire avec « un parfum de soufre » ton deuxième roman publié, et ça fait drôle de causer comme ça dès notre première rencontre dans la vraie vie …  Ton actualité, ton prix du quai des Orfèvres, une nouvelle étape dans ta carrière d’auteur.

Dany : Tout d’abord, peux-tu te présenter rapidement ?

Sylvain Forge : Je suis né à Vichy en 1971, après des études de droit, des petits boulots, notamment dans la culture et l’animation, j’ enchaîne des voyages puis je m’installe à Paris quelques années avant de rejoindre Nantes où je conseille les entreprises sur les risques cyber.

Dany : Tu es donc expert en cybercriminalité, de sérieux atouts pour écrire sur le sujet.

Te sens-tu plutôt Auvergnat ou Breton ?

Sylvain : Auvergnat, pur sucre mais nantais d’adoption.

Dany : A l’école quelles étaient tes matières préférées ?

Sylvain Forge : Durant mes études, primaires et secondaires, ma préférence a toujours été le français, l’histoire-géo et l’économie. Bien que réfractaire aux maths et à la physique, je me suis sur le tard intéressé à ces disciplines en raison de leur prolongement social et humain : enjeux de la recherche, de nouvelles technologies de l’information etc.

Dany :  A quel âge as-tu commencé à écrire ?

 Sylvain : Lorsque j’étais étudiant, d’abord, un premier roman resté dans un tiroir et surtout beaucoup de scénarios pour les jeux de rôle.

Dany : Comment ? quelles sont tes sources d’inspiration ?

Sylvain : La presse (je suis abonné à de nombreux magazines, je découpe des articles, monte des dossiers par thèmes), les séries TV, les articles scientifiques, le monde informatique, la robotique… Mes inspirations : l’Histoire et les faits de société, le monde qui change, la société et ses fractures.

Dany : Une série de trois romans avec des héros récurrents, pourquoi ce choix ?

Sylvain : C’est d’abord une sollicitation de l’éditeur (et celle du marché) plus qu’une envie personnelle. A ce jour : une trilogie avec Isabelle Mayet (à Nantes) et une suite à « Sous la ville », probable, avec Marie Lesaux (Clermont-Ferrand).

Dany : Tu affiches une bibliographie déjà bien riche et une production régulière (dans la cadence, la qualité et la documentation). Un roman historique, un thriller écologique :

Sylvain : C’est une question ? non …

Dany : Un constat, tu passes d’un style à l’autre un peu comme Michael Mention, en donnant l’impression d’une égale facilité. Le sujet guide-t-il le choix du « style » ou l’inverse ?

Sylvain : Les deux, je pense. Le roman historique commande un certain clacissisme.

Dany : Dans tes références y a-t-il un super héro ?

Sylvain : Sherlock Holmes, Indiana Jones.

Dany : L’actualité de ton année littéraire : le prix du quai des orfèvres … une consécration après plusieurs tentatives ?

Sylvain : J’avais déjà envoyé deux manuscrits « La trace du silure » et « Un parfum de poudre » et c’est le troisième qui a obtenu le prix …

Dany : Qu’est ce que ça change dans la vie d’auteur ?

Sylvain : Il est encore trop tôt pour le dire mais c’est sûr que le nombre de tirage et les réseaux de distribution sont de suite beaucoup plus importants qu’avec un éditeur moins « lourd ».

D’habitude Fayard, partenaire du prix, édite directement en format de poche 50.000 exemplaires. Ici ils ont choisis de parier sur 100.000 dès le premier tirage (à noter que depuis notre entretien nous avons appris qu’un retirage avait été prévu avant la fin 2017).

Avant le prix j’étais un auteur quasi-inconnu, maintenant, il faut surfer la vague et gérer cette grosse notoriété, destinée à être provisoire. Pas facile…

Dany : Ton changement d’éditeur ? provisoire ou définitif

Sylvain : On ne peut rien dire pour l’instant, il est encore trop tôt !

Dany : Des propositions pour la TV, le cinéma ? Je vois bien tes romans adaptés en séries par exemple.

Sylvain : Rien pour le moment

Dany : Tes romans ressemblent à des enquêtes journalistes d’investigation … tenté par des révélations fracassantes type lanceur d’alerte ?

Sylvain : C’est un genre qui me plaît en effet.

Dany : Est-ce que tu as le temps de lire … quand les jumeaux dorment par exemple ? Que lis-tu ?

Sylvain : J’ai répondu en partie à cette question : presse et revues spécialisées, scénarios de jeux de rôle, rarement du polar.

Dany : Tu nous as promis une suite pour le vallon des parques (réédité en poche ) ?

Sylvain : Oui mais pas de date. L’action se situera après la guerre et parlera du monde du renseignement.

Dany : Et pour 2018 ?

Sylvain : Ca sera la suite de « sous la ville » avec le retour de Marie.

Merci Sylvain d’avoir accepté de passer un peu de temps avec une flingueuse et d’avoir répondu avec sincérité à ces quelques questions. Le collectif polar te souhaite une bonne année 2018, riche en prix et en rencontres !

La ligne des rats de Sylvain Forge


Suite de notre découverte de Sylvain Forge avec notre super mamie Flingueuse, j’ai nommé Danièle.

Cette fois c’est le premier roman de l’auteur, La ligne des rats, qui est passé au crible.


 Le livre : La ligne des rats . Paru le 28 mai 2009 chez Odin dans la collection Enigme.  23€50 ; (385 p.) ; 21 x 14 cm

4ème de couverture :

Quel secret peut donc dissimuler le cadavre d’un militant écologiste repêché dans un canal de Bangkok, une entreprise de mercenaires spécialisée dans le soutien aux multinationales ou un insecticide révolutionnaire testé en Camargue et destiné à éradiquer le paludisme en Afrique ? C’est ce que va tenter de découvrir Nathan Leguyadec, psychiatre parisien, à la recherche des causes du décès brutal de son frère.
Des vallées verdoyantes du Kerala à la jungle colombienne, des bureaux feutrés des cabinets de lobbying aux ruelles agitées de Bassora, le complot semble mondial.
Alors que Nathan remonte la filière, il ignore dans quel champ de mines il a mis les pieds. L’étau se resserre, faisant remonter à la surface des secrets bien enfouis.

L’auteur : Sylvain Forge, né en 1971 à Vichy. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.

Avec La ligne des rats, Sylvain Forge nous jette au beau milieu d’une intrigue hyperréaliste et haletante grâce à sa connaissance intime du milieu, de ses protagonistes et des enjeux.

La chronique Jubilatoire de Dany

L’auteur nomme ce roman « thriller écologique », certes mais alors vert très foncé ! Sur fond d’empoisonnement mondialisé par les géants de l’agro-alimentaire (toute ressemblance avec l’actualité n’étant à mon sens pas du tout fortuite), Nathan va chercher à prouver que la disparition de son frère n’est pas accidentelle. Il se confrontera à la traque des anciens nazis, aux armées de mercenaires à la solde de capitalisme … Il s’agit là du premier roman de cet auteur qui date de 2009, malgré quelques imperfections augure bien de la suite de la production de Sylvain Forge. Très documenté sur les sujets abordés, « la ligne des rats » ressemble à du travail de journalisme d’investigation et le lecteur d’espérer que le désastre camarguais restera pure fiction … quoique les épandages existent, je les ai rencontrés ! Bon travail Monsieur Forge ! // 7/10

Ce roman, La ligne des rats, devient en 2017 Pire que le mal

C’est un cas particulier car il a fait l’objet d’une réécriture : un exercice assez bluffant. Mais on n’en reparlera.

Tension extrême de Sylvain Forge


Dany, notre mamie Flingueuse a décidé de nous faire découvrir Sylvain Forge.

Aussi aujourd’hui nous propose-t-elle 2 chroniques.

La première est celle de son dernier bouquin. La seconde sera celle de son premier. Normal tout à l’envers.

Bon, en attendant, je vous laisse avec Danièle et Sylvain que l’on retrouvera bientôt pour d’autres chroniques et une petite papote d’auteur.


Tension extrême de Sylvain Forge. Paru le 18 novembre 2017 chez Fayard.  8€90 € format poche 11X18 et 6.99 € en e-book.

  4ème de couv :

Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie ! Des cyberattaques paralysent la PJ de Nantes, infiltrent l’intimité des policiers et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s’accumulent, une jeune commissaire à peine sortie de l’école et son adjointe issue du « 36 » affrontent ensemble un ennemi invisible. Toutes les polices spécialisées seront mobilisées pour neutraliser la nouvelle menace de la science complice du crime.

 Tension extrême: Prix du Quai des orfèvres 2018

 de Sylvain Forge

 

L’auteur :  Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, il voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada.  Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir. Sylvain Forge est aussi amateur d’Histoire ; ancien guide touristique, il a signé avec Le vallon des Parques (éditions du Toucan) un deuxième opus dont les péripéties se déroulent à Vichy en 1943.  Son premier livre, « La Ligne des rats« , paru en mai 2009 aux éditions Odin (Nantes), est un thriller écologique sur les pesticides. Il a fait l’objet d’une véritable réécriture pour donner naissance à « pire que le mal » en 2016. L’auteur a bouclé un troisième roman paru fin 2013 « La trace du silure » dont l’intrigue se déroule à Nantes.  
Extrait :
…On estime que dans vingt ou trente ans, il y aura cinquante milliards d’objets connectés sur la planète. Ce sera le cas des voitures, par exemple. Le gros soucis, c’est que pour le moment, aucune sécurité n’est prévue pour ces gadgets. Et je ne vous parle pas des centrales nucléaires ou des barrages hydrauliques surveillés par internet, « sous contrôle », comme on dit !En injectant quelques lignes de code destinés à exploiter la vulnérabilité d’un système automatisé, on peut faire dérailler un train ou plonger une ville dans le noir.

La chronique Jubilatoire de Dany

Tension extrême de Sylvain Forge

 Prix du Quai des Orfèvres 2018

 

Vous ne regarderez plus le distributeur de café de la même façon … Ce roman peut-être lu sans connaissance particulière des précédentes publications de Sylvain Forge, même si nous y retrouvons pour la troisième fois Isabelle, transfuge du 36, arrivée à Nantes avec « la trace du silure » en 2014, puis « un parfum de soufre » en 2015. Elle va traquer un cyber terroriste, une menace qui pèse sur la ville de Nantes et ses habitants.  Fiction ? Non et c’est bien là le problème. Dans notre monde hyper connecté, personne n’est à l’abri d’un détournement d’objet par malveillance ! Certes le sujet a déjà été traité dans des jeux vidéo, des films et des romans mais cette fois la réalité est bien présente dans notre quotidien. Et cela va bien au-delà des dangers de l’internet pour nos ados. Point de départ : les morts de deux hommes d’affaires jumeaux, suspectes et simultanées, révèlent une énorme menace capable de détruire toutes les interconnections nécessaires à notre vie, dès lors que notre civilisation est maintenant tributaire des nouvelles technologies. Une traque somme toute classique, par des flics presque « ordinaires » avec leurs problèmes domestiques … mais ce que nous décrit l’auteur ce sont les moyens nécessaires et obligatoirement coordonnés pour tenter d’aboutir. Pas étonnant quand on sait qu’il est lui-même professionnellement impliqué dans la cyber-sécurité ! Plusieurs niveaux de lecture donc pour ce prix du quai des orfèvres 2018. Plus « local » que l’écologique « pire que le mal » et tout autant documenté et passionnant … à lire ces presque 400 pages sans modération et rapidement pour vous préserver du mal ou au moins le tenter. Flippant !

 

Collectif Polar – Retour de Blaye 10 décembre 2017 , 2nd Partie


Il y a un mois environ avait lieu le salon Livres en Citadelle, à Blaye en Gironde

Souvenez vous, j’avais papoté avec Isabelle, une des organisatrices

Nous avions dépêché pour vous 2 flingueuses en la personne de Marie No et Dany

Elles étaient aussi chargé de nos Millième Chasses aux livres sur place.

Aussi aujourd’hui Dany nous offre la suite de son premier compte rendu de salon.

Je vous laisse découvrir tout cela en photo


Collectif Polar – Retour de Blaye 10 décembre 2017 

By Dany

La Journée du Dimanche

Lendemain pour moi départ de Bordeaux aux aurores, Ana oblige et arrivée aux pieds de la citadelle où Isabelle (photo A3) nous pilote jusqu’au couvent


Les héros sont fatigués … ils ne sont pas encore là
Isabelle nous accueille avec sa collègue et café etc

Papotage avec Sophie Odin, qui a sauvé de la fermeture une librairie indépendante

Il faut saluer la ténacité de ces libraires et de leur réseau :
https://asso.librairies-nouvelleaquitaine.com/index.php/les-librairies-atlantiques

Pour moi c’est une série de premières fois : premier salon comme flingueuse stagiaire, premier interview programmé avec Sylvain Forge, un auteur que j’apprécie et que je ne connais que par FaceBook.

et comme objectif recueillir quelques indiscrétions de la part de Niko Tackian et Jacques Saussey sur leurs romans à paraître le 3 janvier prochain … Je suis large, j’ai la journée, ils ont tous donné leur accord sauf Jacques Saussey que je n’ai pas contacté.

Il est 9h45 et le petit déjeuner avec Norek et Tackian débute à 10 h 30.


Passons donc aux choses sérieuses … « Niko, tu peux me dire des choses sur ton prochain roman et qui ne figurent pas sur la 4ème de couverture … ? » Entre nous, je n’aime pas les 4èmes de couverture et celle de Toxique encore moins que les autres … elle m’a spolié d’une grande partie du plaisir que j’aurais dû avoir en commençant la lecture de ce thriller et en donnant trop d’indications sur la clef de l’énigme !


………………………réf à l’article sur les indiscrétions et Fantazme…………………….

Pendant que je squatte la place de Sylvain Forge, certains attendent

Eric Metzger

 (le covoituré de Marie-Noëlle)

 

Allez, si on montait au petit-déjeuner …
Pas de sujet préétabli, une discussion sur le métier d’auteur de polar.

https://www.itinerrances-reportages.fr/norek-et-takian-a-blaye/

Un point commun au moins entre nos deux débatteurs : ils ont tous deux un grand-père immigré, Polonais pour Olivier Norek et Arménien pour Niko Tackian.
« Entre deux mondes » paru en octobre 2017 se passe dans la jungle de Calais et traite du sort de rescapés de la traversée de la méditerranée qui mettent leur vie en jeu pour rejoindre la GrandeBretagne.

« Fantazmë » de Niko Tackian, à paraître le 3 janvier 2018, traite de ceux que l’on ne veut pas voir, des camps temporaires, régulièrement démantelés et aussitôt reconstitués.

Pourquoi le polar glisse-t-il progressivement vers le genre « roman noir » ? Il devient plus politique, d’avantage social… il fait miroir à nos incohérences même s’il reste du domaine de la fiction.
La fiction justement et plus trivialement, au cours de cette rencontre, nos deux auteurs nous apportent un éclairage sur leur rapport aux animaux : pourquoi les martyriser ?


On se rappelle qu’Olivier Norek avait défrayé FaceBook en inventant la recette du chat au micro-ondes dans Territoires …

Bibz se rendit dans la cuisine. On entendit quelques bruits de vaisselle et il revint, four micro-ondes dans les bras, qu’il posa sur la table en face d’eux comme un téléviseur. Il débrancha le poste de radio puis brancha l’appareil. Il retourna dans la chambre et réapparut, tenant le chat par le gras du cou. Il ouvrit la porte du micro-ondes, colla l’animal à l’intérieur dans un discret miaulement de surprise et démarra à pleine puissance.
– Je crois que vous avez pas bien compris c’est qui qui commande ici, bande de bâtards. C’est moi qui ai le Boss au téléphone. C’est à moi qu’il donne les ordres.
Le chat tournait doucement, comme les ballerines dans leur boîte à musique. Les poils se mirent à crépiter et à fumer. Une longue complainte ininterrompue sortit de l’habitacle illuminé. Son collier antipuces, se finissant par une boucle en métal, se mit à étinceler puis à jeter de petits éclairs.
– Toi, papi, tu vas bosser pour nous comme avec les autres.
Les molécules d’eau bouillonnaient dans le corps de l’animal. Tout comme le sang et le cerveau. Son miaulement se fit de plus en plus strident, proche du pleur d’un nourrisson.
– Et vous deux, les malins, si y en a encore un qui parle de ma mère, j’lui colle une balle dans la bouche.
La peau du chat commença à gondoler comme s’il changeait de forme continuellement, puis le sang gicla en jet soutenu par les yeux pendant quelques secondes avant que la bête n’explose littéralement contre la vitre du micro-ondes.
Olivier Norek -Territoires – chapitre 10

Et Niko Tackian n’est pas en reste car il a tué le chien de sa sœur dans
Toxique

Il y eut un bruit sourd de froissement d’ailes et la nuée des pigeons s’envola d’un seul coup lorsque Marie-Thomas quitta le banc pour se rapprocher de la vieille peau.
— Bonjour madame, dit la vieille avec un sourire poli.
Marie-Thomas ne répondit pas et se pencha pour attraper la laisse du teckel qui sortait les crocs en tirant vers sa maîtresse.
La mamie croisa son regard froid et son sourire devint un rictus de terreur alors que Marie-Thomas traînait le chien vers un coin du chemin.
— Ubak ! hurla la vieille, incapable de se dresser sur ses jambes.
Ubak avait troqué ses aboiements hargneux contre un couinement inquiet à mesure que son collier l’étranglait, le forçant à suivre sa nouvelle maîtresse en freinant des quatre pattes dans la boue. Marie-Thomas grimpait maintenant les marches de la passerelle qui passait au-dessus de l’A4. Lorsqu’elle arriva au milieu, elle se tourna vers le chien et souleva la laisse à hauteur des épaules. Ubak décolla du sol pour se retrouver pendu à son collier. Il se débattait devant
Marie-Thomas et couinait en essayant de respirer. Elle pivota légèrement pour le laisser pendre au-dessus du vide, les yeux braqués vers la nuée de voitures
lancées à pleine vitesse.
— Bonne balade, dit-elle en le regardant s’écraser contre le bitume de l’autoroute. Niko Tackian – Toxique – chapitre 28

C’est bien là toute la liberté du créateur et le devoir du lecteur de ne pas faire de confusion …
Car ils les aiment les animaux … mais Norek fort de la controverse promet de martyriser un chat dans chacun de ses romans

Après quelques questions-réponses, Norek veut un café et c’est le moment de vérifier si le largage fonctionne

… et la gagnante est : Christine Thonier, responsable de la médiathèque de Gujan-Mestras, aux côtés de Laurent Chauvet, mari d’Isabelle et organisateur de ce salon.

Donc premier largage réussi … retour au salon qui se rempli progressivement

J’entame mon second objectif …

que veut dire 7/13, le titre laconique de Jacques Saussey
…………………….lien avec les indiscrétions de Jacques Saussey ……………………..

Je l’ai déjà dit mais côté tendon d’Achille pour Jacques, ce n’est pas encore le top !

Les autres se moquent de Michel Moatti dont je fais la connaissance

Mais lui s’en fout et il revendique haut et fort son copinage avec notre patronne !

Michel Moati

Je suis large, il est 11 h 30 et il me reste l’interview avec Sylvain Forge et il me restera encore du temps pour papoter dans le secteur …

Je prépare le second largage de la journée avec Claire Favan et son « Serre-moi fort » emballé et assorti de son flyer allez hop !


Sylvain a un peu de temps et on décide de commencer l’entretien … du bruit alors ça sera sans magnéto, à l’ancienne papier/crayon. On est amis dans FB depuis janvier 2015 et ça fait drôle de causer comme ça à notre première rencontre …

On cause, je note, il cause, je note, je cause, je note.
Surtout de son actualité, son prix du quai des Orfèvres, une nouvelle étape dans sa carrière d’auteur


… et il est midi … on se fait « virer » par le gardien des clefs qui ferme la salle pendant l’heure du repas ! Et vous n’avez pas oublié Ana ! Elle est toujours là et impossible de poursuivre le papotage à l’extérieur sous peine de s’envoler !
Impossible aussi de manger dans le coin, le bout du monde de la citadelle hors période touristique …
alors ! Ben alors Sylvain, on fera ça par mail car on a encore tellement de chose à se dire ! Il est d’accord et on se quitte sur un goût de pas terminé !

En résumé mes premières fois même partielles sont tout simplement éblouissantes et sûr si la patronne veut bien, je dis chiche pour une prochaine fois !

Alors deux petites dernières indiscrétions pour la route : une bonne et une mauvaise … je commence par la (très) mauvaise

– On n’aura pas de production Claire Favan en 2018, son prochain roman ne sera publiéqu’en 2019

 – « Entre deux mondes » intéresse le cinéma et le projet a de grandes chances d’aboutir

Voilà cette fois c’est vraiment tout !

Collectif Polar – Retour de Blaye 10 décembre 2017  c’est fini

Le top 10 des Flingueuses 4


Voici venir le temps des…

Tops 10 des Flingueuses pour le Collectif Polar

Aujourd’hui je vous présente le quatrième


Le top 10 des Flingueuses 4 :

By Dany

 

Les 12 jubilations de Dany pour 2017 …

Notre coach avait demandé 10 coups de cœur, après après négociation j’ai obtenu 12 … franchement l’exercice est difficile car cette année a été foisonnante ! Et en plus, je n’ai choisi que des Français …

 

 

  1. Glaise de Franck Brouysse :

Glaise de Franck Brouysse

Presque une chronique villageoise sauf que ça n’est pas si simple … L’action se passe au début de la première guerre mondiale, Joseph un jeune garçon de seize ans va devoir endosser le rôle de chef de clan et qu’il va révéler sa formidable énergie à l’épreuve des faits.

Dans un village du Cantal, les jeunes hommes sont au front et il ne reste que les femmes, les enfants, les handicapés et les vieillards. Les anciennes rancœurs refont surface avec ce qu’elles amènent de cupidité et manipulations. Pas vraiment une balade de santé dans ces paysages à couper le souffle, décrits par un auteur conteur et poète, au mieux de sa forme.

 

L’ avis dédoublé de Kris et Ge

  1. Entre deux monde d’Olivier Norek :

Entre deux monde d’Olivier Norek

Lorsque l’auteur a indiqué qu’il faisait une pause dans les aventures de Victor Coste, je me suis dit que le cru 2017 allait être beaucoup plus léger que les précédents. C’était sans compter sur la pudeur et l’humanité d’Olivier Norek, qui a mis tout son talent au service de ce qui est bien plus qu’un roman, une véritable enquête d’investigation dans cet « entre-deux » … pas vraiment la France et plus tout à fait de l’ailleurs d’où ils viennent ni de l’ailleurs où ils veulent aller, pour faire bref : l’enfer !
Des personnages réalistes et convaincants vont nous faire toucher du doigt la réalité de cette micro société de la jungle, où les rivalités mondiales y sont transposées, où les maltraitances y sont reproduites avec toute la violence que l’on n’ose pas regarder en face, ainsi que les trafics et autres accommodations avec la règle. Et malgré tout ça de l’espoir grâce aux humanitaires, aux autochtones, aux flics …
Problème majeur de notre société aujourd’hui car si nous ne sommes pas capables de fournir une réponse digne aux résidents de cet « entre-deux » que feront nous quand les désordres climatiques mettront sur les routes des familles par millions …
Ce roman noir interpelle le lecteur au plus secret de son intimité. Inoubliable et haletant car il s’agit aussi d’un roman à suspense réussi, vous n’en sortirez pas indemne.

La chronique de OPH

  1. Tension extrême de Sylvain Forge :

Tension extrême de Sylvain Forge

Vous ne regarderez plus le distributeur de café de la même façon …
Ce roman peut-être lu sans connaissance particulière des précédentes publications de Sylvain Forge, même si nous y retrouvons pour la troisième fois Isabelle, transfuge du 36, arrivée à Nantes avec « la trace du silure » en 2014, puis « un parfum de soufre » en 2015. Elle va traquer un cyber terroriste, une menace qui pèse sur la ville de Nantes et ses habitants.

Fiction ? Non et c’est bien là le problème. Dans notre monde hyper connecté, personne n’est à l’abri d’un détournement d’objet par malveillance ! Certes le sujet a déjà été traité dans des jeux vidéo, des films et des romans mais cette fois la réalité est bien présente dans notre quotidien. Et cela va bien au-delà des dangers de l’internet pour nos ados.
Point de départ : les morts de deux hommes d’affaires jumeaux, suspectes et simultanées, révèlent une énorme menace capable de détruire toutes les interconnections nécessaires à notre vie, dès lors que notre civilisation est maintenant tributaire des nouvelles technologies. Une traque somme toute classique, par des flics presque « ordinaires » avec leurs problèmes domestiques … mais ce que nous décrit l’auteur ce sont les moyens nécessaires et obligatoirement coordonnés pour tenter d’aboutir. Pas étonnant quand on sait qu’il est lui-même professionnellement impliqué dans la cyber-sécurité !
Plusieurs niveaux de lecture donc pour ce prix du quai des orfèvres 2018. Plus « local » que l’écologique « pire que le mal » et tout autant documenté et passionnant … à lire ces presque 400 pages sans modération et rapidement pour vous préserver du mal ou au moins le tenter. Flippant !

 

 

  1. Seules les bêtes de Colin Niel :

Seules les bêtes de Colin Niel

C’est le premier roman que je lis de cet auteur que j’ai découvert pendant les événements de Guyane, alors qu’il témoignait au travers des yeux et de la bouche de l’un de ses personnages …
La critique sur son dernier roman est unanime et les compliments amplement mérités. Une présentation originale : cinq personnages racontent successivement un épisode de leurs vies et tous peuvent être suspectés d’avoir joué un rôle dans la disparition d’Evelyne … les cinq récits boucleront l’intrigue en toute fin de volume ! Impossible d’en dire d’avantage sur le contenu de ce trop court (175 pages) roman noir sauf à remarquer qu’au-delà de l’enquête de gendarmerie, l’auteur nous propose une réflexion sur la difficulté de vivre seul et d’être éleveur en montagne, de communiquer ainsi que sur la fragilité de ses solitaires malgré eux dans leur quête de compagnie, face aux arnaques technologiques.
Incontournable et tellement actuel !

Le billet de Ge

  1. Yeruldelgger de Ian Manook :

Yeruldelgger de Ian Manook

Il s’agit là du premier volet d’une série de trois romans qu’il faut lire dans l’ordre.
Ce flic au nom imprononçable va nous entraîner dans son sillage en Mongolie, état indépendant, limitrophe de la Chine et sous son influence … néfaste.
Respectueux de la tradition, héritier d’une éducation religieuse et empreint de la philosophie des moines Shaolin, il va avoir fort à faire, aidé (ou pas) par les trois femmes de sa vie, sa fille, sa partenaire et son amie de coeur par ailleurs médecin légiste.
Un roman riche : à la fois une enquête bien menée et une description de cette région du monde quasi inconnue. L’auteur nous décrit le mode de vie de ces nomades transplantés à la ville, de ces exclus qui habitent les tunnels de la capitale, des Chinois qui achètent tout et des Coréens qui ont trouvé un terrain de jeu … un roman d’ambiance ou il ne manque pas de flics ripoux et de spéculateur foncier !
Une énorme découverte et … je me rends compte que j’ai lu le tome 3 avant le deuxième … je vais remettre dans l’ordre très vite.

L’avis d’Eppy Fanny

  1. Le berceau des ténèbres de Jean-Luc Bizien :

 

Le berceau des ténèbres de Jean-Luc Bizien

Tome 3 de la série Seth Ballahan, nous retrouvons nos échappés de Corée du Nord quelques années plus tard à New York, avec des fortunes diverses. Seth a repris son travail au journal, sa famille poursuit sa vie harmonieuse tandis que Paik n’a pas réussi son intégration. Il a sombré dans la dépression au grand dam de sa femme et de son fils. Une série de disparitions inquiétantes d’enfants va réveiller son instinct de chasseur, lui faire renouer avec celui a qui il a sauvé la vie et à qui il doit son exfiltration aux Etats Unis et … se lier aux chefs de Chinatown et de la mafia.
Jean-Luc Bizien interpelle le lecteur par le sujet central de la maltraitance des enfants mais l’enquête est sans doute un peu moins haletante que celles développées dans les deux précédents tomes. Il reste néanmoins une précision remarquable dans le contexte qui permet au lecteur d’affiner ses jugements et une rencontre attrayante avec le héros d’un confrère de l’auteur, à qui il a tout simplement emprunté un profileur notoire, pour notre plus grand plaisir. Nous apprenons aussi des choses étonnantes sur une affection très peu connue qui frappe un protagoniste …. Dur de ne rien dévoiler !
Enfin saluons sans spolier, une fin plutôt optimiste dans ce monde de brutes où l’actualité rattrape bien souvent la fiction. Il paraît que certains protagonistes apparaissent dans « Crotales » … j’y cours !

L’avis de Oph

  1. Ils ont voulu nous civiliser de Marin Ledun :

 

Ils ont voulu nous civiliser de Marin Ledun

Aussi noir et glauque que « en douce », dans la même forêt landaise mais cette fois la tempête de janvier 2009 ouvre une brèche … pas spatio-temporelle comme dans un roman de science fiction mais une parenthèse. Vont pouvoir alors se révéler les bas instincts des protagonistes et permettre de reposer (presque) hors du temps, l’échelle de leurs valeurs. Roman à suspense très réaliste où des anti-héros vont se croiser, s’aider, se haïr, se tuer. Outre la vie landaise profonde et actuelle, une évocation des événements d’Algérie en 1955 relativise sous un jour « décalé » les vicissitudes de petits loubards locaux, aux caractères et contradictions fouillés par l’auteur, comme dans ses précédents romans. Comme un huis-clos en plein air …
Regrettons que ces romans soient trop courts mais sans doute est-ce un gage d’efficacité pour nous ébranler à ce point en si peu de temps ! Tout pour faire un bon scénario de film. Reste ce titre mystérieux, j’ai bien une (petite) idée … Je vais devoir questionner l’auteur pour vérifier (ou non) mon interprétation !

 

  1. Islanova de Jérôme Camut et Nathalie Hug :

 

Islanova de Jérôme Camut et Nathalie Hug

« Un enfant somalien, soudanais, éthiopien, mauritanien mérite autant d’attention qu’un enfant français, américain ou suédois ! » (Chapitre 133) et au titre de l’ « attention » il faut pointer l’accès à l’eau, à l’origine de (tous) nos maux.
2025, dix ans après les attentats de Paris, Julian aime Vanda. Ils forment avec leurs enfants respectifs une famille recomposée harmonieuse jusqu’à la fugue des ados, attirés par le charisme d’un gourou de l’écologie, à l’autre bout de la France qu’ils vont traverser, pour se mettre au service d’une quasi secte aux pratiques extrêmes.
Certes c’est la face visible de cet iceberg car ce thriller est beaucoup plus que ça … la confrontation de l’Utopie à la réalité, …
Une intrigue dense et complexe, distillée au fil de ses 677 pages, pour la version numérique, à la lecture desquelles on ne s’ennuie pas une seule seconde. Les auteurs nous installent dans ce qui pourrait être une (presque) banale manifestation bobo pour un monde écolo, qui dérive avec ses protagonistes « ultras » voulant assurer la sécurité de leurs adeptes, vers une dictature et une apocalypse. Parabole ? Sans doute, mais peut-être malheureusement prémonitoire …
Jusqu’où est-on prêt à aller pour défendre la vie, la nature, ses valeurs ? C’est dans ce que nous entraîne ce duo d’auteurs qui a déjà douze romans à son actif, avant ce (gros) dernier et quand on leur demande s’ils sont pour la légalité ou si la fin justifie les moyens, ils répondent qu’ils se sentent Républicains dans un monde sans sens … Leur posture se confronte donc ici avec la dure réalité … par l’imaginaire… pour le moment !
Ce roman noir est a mon sens un incontournable de cette rentrée.

 Le billet de Ge

  1. Femme sur écoute d’Hervé Jourdain :

 

Femme sur écoute d’Hervé Jourdain

C’est le quatrième roman de cet infiltré du 36 et une découverte pour moi.
L’action démarre quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 et se termine au soir du second tour. Ce choix est déterminant dans le traitement de cette enquête ou plutôt devrait-on dire de ces enquêtes. On y retrouve des flics, ripoux, cassés ou « borderline », des politiques corrompus, des entreprises oeuvrant dans le trafic d’influence et quelques accommodements avec les procédures … On y évolue dans le Paris trouble des boîtes à strip-tease, des escortes, de la prostitution de luxe … et le monde carcéral. On assiste en prime au déménagement du mythique « 36 » et à l’inauguration des nouveaux locaux.
En fait toute ressemblance … ne reflète que la qualité de ce thriller criant de réalisme qui mérite bien qu’on s’y attache. Sans doute alléché, le lecteur ira voir, comme moi assurément, les autres productions de cet auteur déjà finaliste  du prix du Quai des Orfèvres en 2009 et Lauréat en 2014 avec Le sang de la Trahison

 

  1. le dompteur d’anges de Claire Favan :

 

le dompteur d’anges de Claire Favan

Que ceux qui étaient restés sans voix à la fin de « serre-moi fort » se rassurent, le nouveau roman de Claire Favan va encore plus loin …
Max, victime d’une erreur judiciaire va mettre tout son diabolisme au service de sa vengeance par anges interposés. Il est impossible d’en dire d’avantage tant le roman est riche en rebondissements et ses personnages totalement atypiques, attachants de tant de martyrs subis !
L’écriture est d’une précision rare et l’intrigue crédible pour notre plus grand malheur … Encore un coup de coeur à l’actif de cette auteure au sourire angélique !

 

 

 

 

 

  1. Ne dis rien à Papa de François-Xavier Dillard :

 

Ne dis rien à Papa de François-Xavier Dillard

Bien dans la veine de Fais-le pour Maman et très éloigné du précédent « Austerlitz 10.5 », j’ai beaucoup aimé ce quatrième thriller de François-Xavier Dillard, très noir et sanglant. Même si le lecteur commence à entrevoir la solution de l’énigme au milieu du roman, de nombreuses surprises l’attendent encore jusqu’à l’épilogue, un soupir d’espoir à la clef. Qui est donc cette Fanny dont tous les écrans ont perdu la trace pendant dix années ? Qui est cet enfant enterré vivant et qui a échappé à son destin à force de persévérance ? Pourquoi ces meurtres en série de médecins réputés ? L’enquêteur proche de la retraite va-t-il établir les liens qui devraient résoudre le mystère et aller au devant de l’horreur absolue? Il faudra bien au lecteur les 320 pages de cet ouvrage pour retrouver le repos. Cet auteur, au style efficace, mérite vraiment le détour !

 

 

  1. Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey :

 

Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey 

Les héros que nous avons laissés à la fin de « la pieuvre » ont séparé leurs destinées, du moins le croient-ils quand une explosion emporte les passagers d’un train Irun-Paris, en plein retour de vacances d’hiver. Par hasard Daniel, nouvellement muté à Hendaye et sous le coup d’une mesure disciplinaire, se trouve mêlé à la traque de l’auteur de l’attentat … à moins qu’il ne s’agisse d’un accident fortuit ou encore d’un assassinat ou d’un meurtre. le voilà enlevé et Lisa traverse le pays pour lui venir en aide avec le fidèle Henri. Voilà pour les faits. le décor quant à lui se situe au pays Basque avec son passé de luttes, légitimes ou non là n’est pas le sujet mais le traitement de « l’histoire », en rappelant au lecteur les deux volets de Marin Ledun, éclaire sa lecture. Point de syndrome de Stockholm mais de la violence, de l’hémoglobine et une intrigue bien ficelée aux rebondissements multiples. Un vrai thriller comme on les aime, avec sa galerie de seconds rôles bien campés. Juré pour ma part, je ne prononce jamais leurs noms !

La chronique de Dany

 

Et heureusement que certains n’ont rien sorti en 2017 …