Notre cadeau de Noël : Carter contre le diable de Glen David Gold par The Cannibale Lecteur


cartercontrelediable-328x4709782264066923,0-2731536Le livre : Carter contre le diable de Glen David . Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Olivier de Broca. Paru le 17 avril 2014 chez Super 8 éditions. 22€ ; (813 p.) ; 20 x 14 cm

Publié le 1er octobre 2015 en poche chez 10/18 dans la collection Littérature étrangère. 9€60 ; (768 p.) ; 18 x 11 cm

 C’est notre 3e incursion dans l’univers de Glen David Gold.

Mais pour les fêtes de fin d’année, je trouve ce titre parfait.

Pour en savoir plus sur le livre c’est ICI.

Et pour voir la chronique de Nath c’est Là

Et aujourd’hui, j’ai un autre cadeau, j’ai le plaisir d’accueillir une nouvelle chroniqueuse de 1e choix.

C’est Cannibal Lecteur en personne qui vient nous raconter sa version de Carter contre le diable. Et vous allez pas être déçus. Quand je vous disais que ce titre été un de mes 10 coups de coeur de 2014.

Notre chroniqueuse :
Cannibal Lecteur… dévorant des tonnes de livres sans jamais être rassasiée, voilà ce que je suis.
Grande amatrice de romans policiers devant l’éternel, j’en ai dévoré des tas. Mon premier roman policier étant « Le chien des Baskerville » de Conan Doyle et Sherlock Holmes m’a happé dans son univers où je suis toujours.
Même si je ne lis plus beaucoup de policiers du genre « whodunit » (qui l’a fait ?) ou de thrillers (ils se ressemblent souvent tous), je dévore des romans noirs ou des romans policiers d’un autre genre. La littérature est assez riche pour que l’on y trouve son bonheur.
Si on examine ma biblio, on y trouvera une profusion d’auteurs anglais ou américains, mes chouchous. Viennent ensuite les français. Moins dans les russes, italiens ou espagnols.
Mes lectures ne doivent pas enrichir ma culture, ce n’est pas mon critère principal ! Bon, si en plus de me fournir un cadavre, un crime gore, une histoire amusante,… le livre me cultive, c’est tout bon, mais ce n’est vraiment pas mon critère de premier choix. Mais j’apprécie en apprendre plus sur l’Histoire ou les humains en lisant un livre. Le livre me fait voyager.
Ah oui, en plus d’aimer lire, j’aime aussi les blagues, les bons jeux de mots et la plume de l’ironie quand elle a trempé dans l’encrier du sarcasme (genre docteur House)…

 

L’avis de Cannibale Lecteur alias Belette

♫ Maggi, Maggi ♪ et vos idées prennent du génie ♫  Nooooon, coupez, ce n’est pas le bon jingle !

Il n’est bien sûr pas question de bouillon Maggi dans ce roman, mais de magie… Et si le bouquin a tout du pavé, il n’a rien du bouillon de 10h car c’est du fin, du très fin et ça se mange sans faim.

Tout petit vous dévoriez les histoires de Mandrake le magicien, gardant la bouche ouverte devant les tours de magie ? Vous aimiez déjà Copperfield avant qu’il ne se tape l’égérie des crash-test Citroën ? Alors, ce livre est fait pour vous !

Vous n’avez rien à battre des tours de magie ? Pas grave, vous pouvez le lire parce qu’il n’est pas question QUE de magie dans ce livre, hormis la magie de l’écriture, celle qui vous ravit durant votre lecture.

Magie aussi de l’histoire qui réunit un peu tous les genres en un, sans pour autant devenir aussi insipide qu’un cube de Maggi que vous auriez mis tremper dans votre verre dans le but de le boire cul sec…

Un soupçon de roman policer, un zeste de roman historique, une goutte de grande fresque sociale, quelques morceaux d’amour pur (garantit sans ajout d’Harlequin), une belle dose d’aventure, un chouia de fantastique, le tout servi par une brochette de personnages expressifs.

Un tour dans les années 20, ces les années un peu folles où le music hall était en train de subir les assauts du cinéma muet… et cette sensation amusante de tout savoir sur ce qui nait devant vos yeux puisque vous en connaissez déjà la destinée.

Un peu comme si vous assistiez à la naissance de John Fitzgerald Kennedy et que le voisin disait « Il mourra vieux et il sera chômeur toute sa vie ». Ici, on parle d’autre chose, mais nous en connaissons tous la destinée.

Charles Carter, qui a réellement existé, m’a transporté, envoûté, emmené loin de mes murs dans une aventure qui, sans être trépidante, est tout à fait captivante.

J’ai aimé que l’auteur commence son récit avec la mort du président Harding avant de passer ensuite à la jeunesse de Charles Carter et aux débuts de l’agent Griffin, avant de revenir en 1923.

Carter le Grand est un personnage flamboyant, un homme que l’on aurait envie de rencontrer, de suivre… Et tous les autres qui gravitent autour – amis ou ennemis, policiers ou membres du services secrets – sont travaillés à tel point qu’on les croirait ancrés dans la réalité.

Dans ce roman, les tours de magie ne sont que peu expliqués, et c’est tant mieux, ils perdraient de leur magie. D’ailleur, je regrette que Carter ait expliqué à son ami Borax (et pas Borat, je vous prie) comment il faisait disparaître l’éléphant.

Mesdames et messieurs, approchez et venez voir Carter Le Grand ! Entrez dans son spectacle, suivez ses aventures, ses débuts, sa rencontre avec le président des z’États-Unis et son combat contre le diable dans un show époustouflant.

Entrez dans le livre et laissez-vous porter par sa magie, laissez-vous envoûter par ces mots, lisez ces phrases, ouvrez grand les yeux et la magie opérera à tel point que vous aurez du mal à lâcher ces pages.

Ça fait du bien ce genre de lecture…

Merci dame Belette d’avoir partager avec nous ton ressenti. Tu reviens quand tu veux, tu le sais.

Et si vous voulez retrouvez l’humour irrésistible de Cannibal Lecteur c’est sur son blog ICI

 

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Super 8 Editions : Un editeur qui détonne.


 super 8

En avril 2014 naissait une nouvelle maison d’édition, Super 8 éditions.

Voilà comment ils se présentaient à nous :  » Des auteurs sympas, des couves colorées, des histoires incroyables… » ça promettait.

Et des promesses, nous en attendions, d’autant que derrière ce nouveau label se cachaient les anciens, les créateurs de Sonatine : François Verdoux et Anne-France Hubau-Nicolas, Arnaud Hofmarcher et Marie Misandeau. A ces quatre là est venu se greffer Fabrice Collin jeune auteur français touche à tout, polar, thriller , fantasy, jeunesse, Bd, traduction…

super 8C’est lui qui nous a, le premier, présenté le nouveau bébé. Et à nouveau ça promettait.  « Notre littérature pop, nous la voulons explosive, fragmentée, délirante, sans complexe, ni stupidement élitiste, ni béatement mainstream. Du noir, oui, mais du féroce. De l’humour bien sûr, mais ravageur. Du nerf, surtout, de l’effronterie, et toujours de l’audace. » Ainsi Fabrice Colin décrit-il l’esprit de la nouvelle maison. « Si Tim Burton épousait le fantôme d’Hunter Thompson (…) vous les retrouveriez chez Super 8. »

Super 8 éditions c’est 8 titres par an..

Alors ma curiosité a fait le reste, et depuis dès qu’un titre sort, je cours cher mes libraires pour me le procurer. En plus c’est beau ce jaune et ce rouge dans ma bibliothèque.

Place au titres déjà paru ou à paraitre. Du dernier à ce jour  au premier publié..

9782370560261, 0-2744989 (1)Sujet 375 de Owen, Nikki

Super 8 éditions

Le Dr Maria Cruz-Banderras, spécialisée en chirurgie réparatrice, est en prison, accusée d’un meurtre. Toutes les preuves sont contre elle, mais elle est convaincue d’être innocente. Atteinte du syndrome d’Asperger, elle se souvient de tout, sauf de ce qui la concerne intimement. Trauma, amnésie, menace latente, Maria est dans un véritable cauchemar éveillé… Premier roman.

9782370560353, 0-2685135  
Ce livre est plein d’araignées de Wong, David

Super 8 éditions

Une année s’est écoulée depuis John meurt à la fin. Une nuit, une énorme araignée invisible attaque John dans son lit, puis prend le contrôle de l’officier de police venu enquêter sur l’incident, le transformant en zombie. Une vague de panique déferle alors sur la ville et une quarantaine est décrétée.


9782370560292, 0-2685136Le contrat  Salinger de  Langer, Adam

Super 8 éditions

Adam Langer, journaliste, croise une vieille connaissance, Connor Joyce, lors de la promotion du dernier livre de celui-ci. Connor lui fait part de l’offre étrange qu’il a reçu : une rétribution considérable en échange d’un roman destiné exclusivement à un homme d’affaires richissime, Dex Dunford.

9782370560254, 0-2619034Une pluie sans fin de Smith, Michael Farris

Super 8 éditions

Inconsolable de la mort de sa femme et de l’enfant qu’elle portait, Cohen survit au-delà de la Ligne, dans la partie sud des Etats-Unis ravagée depuis des années par des tempêtes et dont la population a été évacuée. Il croise la route du prophète apocalyptique Aggie. Décidant de libérer les femmes et enfants retenus prisonniers par ce dernier, il tente de leur faire passer la Ligne. Premier roman.

Petit avis sur Une pluie sans fin

9782370560247, 0-2562668Le monde caché d’Axton House de  Cantero, Edgar

Super 8 éditions

Agé d’une vingtaine d’années, A. vient d’hériter d’Axton House, un domaine mystérieux. Accompagné de Niamh, jeune Irlandaise mutique de 17 ans, A. va tenter de résoudre de nombreuses énigmes familiales et découvre les secrets de la maison, un labyrinthe hanté selon la rumeur. Premier roman.

9782370560223, 0-2557186Prime time de Martel, Jay

Super 8 éditions

La Terre et ses habitants sont, depuis des années, les acteurs involontaires d’un programme de télé-réalité, suivi par toute la galaxie qui s’amuse des péripéties humaines. Mais le spectacle a fini par lasser, obligeant les producteurs à programmer l’ultime épisode : la fin du monde. Seul Perry Bunt découvre la machination et ne dispose que de trois semaines pour sauver la planète. Premier roman.

Petit avis sur Prime Time

9782370560162, 0-2492591Derrnier meurtre avant la fin du monde de Winters, Ben H.

Super 8 éditions

Confronté à une affaire banale de suicide, Hank Hampshire, policier obstiné, se refuse à s’en tenir à l’évidence. Il va poursuivre son enquête dans un contexte pré-apocalyptique. En effet, la fin du monde est programmée dans six mois après la collision prévue de la Terre avec un astéroïde de six kilomètres de long.

9782370560216, 0-2490550L’ombre de Lloyd Jones, Stephen

Super 8 éditions

Terrifiée, Hannah Wilde s’enfuit en voiture. Sa fille de 7 ans dort paisiblement à l’arrière tandis qu’à son côté, son mari se vide de son sang. Après avoir tué son père et sa mère, Jakab, un tueur capable de prendre l’identité de n’importe qui, la poursuit. Elle sait qu’elle ne doit plus faire confiance à personne et part se cacher dans une maison de campagne au Pays de Galles. Premier roman.

Mon petit avis sur L’ombre

9782370560087, 0-2064069Treize de Patrick, Seth

Super 8 éditions

Jonah Miller, modeste et introverti, est l’un des revivers les plus talentueux. En touchant la victime d’un assassinat, Jonah a l’impression qu’une présence menaçante est tapie de l’autre côté, du côté des morts. Lorsque Daniel Harker, l’homme qui a révélé au monde l’existence des revivers est assassiné, Jonah est chargé d’élucider les causes de ce nouveau meurtre. Premier roman.


9782370560063, 0-2065778John meurt à la fin de 
Wong, David

Super 8 éditions

John et Dave, deux losers fans de cinéma, rencontrent le Jamaïcain à un concert. Après des essais de drogues aux effets radicaux, la police les interroge. Il semblerait que tout ceux qui ont pris quelque chose grâce au Jamaïcain soient morts ou évaporés. S’ensuivent des rencontres et des situations tout à fait hors normes. Premier roman.

9782370560124, 0-2064068L’innocence de DeLeeuw, Brian

Super 8 éditions

Il a 6 ans, il s’appelle Luke Nightingale et rencontre Daniel. Cette amitié ne ressemble à aucune autre. Exigeant et exclusif, Daniel s’emploie à faire le vide autour de Luke et semble se nourrir de son malheur. Douze ans plus tard, alors que l’enfant a réussi à se défaire du manipulateur et qu’il rentre à l’université, Daniel est de retour.

9782370560186, 0-2064067

Déchirés de Stenson, Peter

Super 8 éditions

Accro à la méthamphétamine, Chase Daniels ne s’inquiète pas vraiment lorsqu’il voit une fillette déchiqueter un rottweiler. Il devrait, parce que cette scène est une des caractéristiques de ce qu’est devenu le monde : les rues grouillent de zombies. Au milieu de ce chaos, Chase souhaite fuir son addiction, retrouver la femme de sa vie et la sauver. Premier roman.

Mon petit avis sur Déchirés

9782370560025, 0-2064066Chambre 507 de Hutchins, J. C. et Weisman, Jordan

Super 8 éditions

Jeune thérapeute de l’hôpital Brinkvale, Zachary Taylor doit analyser Martin Grace afin de déterminer s’il est suffisamment sain d’esprit pour répondre pénalement des douze homicides dont on l’accuse. Malgré le fait qu’il a annoncé systématiquement aux victimes leur mort imminente, Grace nie les faits et dispose d’un alibi pour chacun des meurtres. Zachary s’émerveille du génie de son patient.

9782370560049, 0-2064065The rook : au service surnaturel de Sa Majesté de O’Malley, Daniel

Super 8 éditions

Lorsque Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc londonien, entourée d’hommes décédés, elle ne se souvient de rien. Elle retrouve dans sa poche une lettre, écrite de sa main, expliquant cette amnésie et lui indiquant ce qu’elle doit faire. C’est ainsi que Myfanwy rejoint le siège de l’Echiquier, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne.

Mon petit avis sur Rook

9782370560100, 0-1994215Carter contre le diable de Gold, Glen David

Super 8 éditions

Fin XIXe siècle, San Francisco. Un roman sur les traces de Charles Carter, dit Carter le Grand, l’un des illusionnistes les plus réputés de l’âge d’or de la prestidigitation. Lors d’une représentation, Carter bénéficie du concours du président des Etats-Unis Warren Harding. Comble de malchance, deux heures plus tard, Harding meurt. Carter est sommé de s’expliquer.

La chronique sur Carter contre le Diable

9782370560001, 0-1994216L’obsession de Renner, James

Super 8 éditions

L’écrivain David Ness décide de consacrer son nouveau livre à une affaire jamais résolue : celle du meurtre de l’homme de Primrose Lane. Cet homme vivait reclus chez lui et il portait toujours des moufles. Mais cette enquête se mue petit à petit en obsession fiévreuse. Premier roman.

A paraitre en début d’année prochaine

Dernier meurtre avant la fin du monde Volume 2, J-77 de Winters, Ben H.

Super 8 éditions

L’astéroïde 2011GV1 va s’écraser sur Terre dans 77 jours, et ce sera la fin de l’humanité. Avant de mourir, Hank Palace, l’ancien flic de la police de Concord, aux Etats-Unis, est déterminé à retrouver Brett Cavatone, le mari de sa nounou qui a mystérieusement disparu. Rien n’est simple dans ce pays livré à une anarchie sans nom, où il n’y a plus d’électricité ni de télécommunications…

Cinema Hermetica de Thiellement, Pacôme

Super 8 éditions

Un bréviaire proposant des analyses décalées de Nosferatu, Suspiria, M. Arkadin, Opening Night etc. Autant de films étrangement cultes à revoir autrement, grâce aux lumières de l’auteur.

Encore de belles promesses

Vous l’aurez compris, tous ses titres sont un délicieux mélances des genres. Et perso j’adore.

Mais…Méfiez-vous, la frontière entre réalité et fiction est parfois tellement mince…

Carter contre le diable de Glen David


9782264066923,0-2731536Carter contre le diable de Glen David . Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Olivier de Broca.
Paru le 1er octobre 2015 en cartercontrelediable-328x470 poche chez 10/18 dans la collection Littérature étrangère. 9€60 ; (768 p.) ; 18 x 11 cm
Paru le 17 avril 2014 chez Super 8 éditions. 22€ ; (813 p.) ; 20 x 14 cm.

th (6)L’auteur : Glen David Gold est né le 29 mars 1964 à Hollywood. Il a grandi à San Fransisco.
C’est là-bas qu’il a commencé à écrire ses romans avec tout l’amour qu’il porte à l’étrange et les curiosités de l’Histoire

Extrait :
Mon Dieu, Charles ! Ce n’est pas un cerveau que tu as sous le crâne, mais une toile d’araignée, avec des tas de petites chambres obscures où des singes jouent de l’orgue de Barbarie !

Résumé et avis

Entre 1890 et 1930, le divertissement était l’apanage des hommes de scène, des gens du cirque et des prestidigitateurs qui ravissaient les foules, captivées par les prouesses d’agilité, d’imagination et de courage de ces amuseurs professionnels. Glen David Gold nous entraîne sur les traces de Charles Carter, dit « Carter le Grand », l’un des illusionnistes les plus réputés de l’âge d’or de la prestidigitation. Si le héros du roman a bel et bien existé, le récit est une œuvre de fiction, qui joue avec l’histoire comme Carter avec ses artifices et nous grise de mystifications et de rebondissements. Le rideau se lève à San Francisco, où Carter bénéficie de l’aimable concours du président des États-Unis, Warren Harding, pour un numéro exceptionnel qui terrorise le public. Comble de malchance, deux heures plus tard Harding trépasse mystérieusement dans sa chambre d’hôtel. Plutôt que de risquer le lynchage, le magicien prend la fuite et laisse les agents perplexes: comment venir à bout d’une enquête quand on a face à soi un génie du trompe-l’œil.

Il y a quelques semaines Nathalie vous proposez sa chronique sur ce merveilleux livre.

Aujourd’hui je viens vous en reparler à l’occasion de sa sortie en poche.

cvt_Carter-contre-le-Diable_8352J’avais lu ce roman lors de sa première sortie en septembre 2002. J’avais déjà été totalement subjuguée par ce titre à l’époque. Mais je ne sais pas pourquoi l’éditeur M. Lafon ne l’a pas mis en avant et ce livre est totalement passé inaperçu parmi les centaines d’autres qui faisaient la rentrée littéraire de 2002 et les romans qui devaient être sélectionné pour les prix de l’automne.

Heureusement il a fait son grand retour l’an dernier. Pour inauguré leur nouvelle maison d’édition, Super 8 Editions a republié « Carter contre le Diable ». Et d’une pierre deux coups, on a redécouvert ce livre et en plus un surprenant éditeur nous a été révélé.

Mots de l’éditeur :

Entrez dans un monde où tout est illusion.
1920, San Francisco. Carter le Grand, l’un des prestidigitateurs les plus célèbres du pays, donne ce soir-là un spectacle exceptionnel devant le président des États-Unis, Warren G. Harding, qu’il invite sur scène pour participer à l’un de ses stupéfiants numéros. La représentation est un triomphe mais, quelques heures plus tard, le président meurt mystérieusement dans sa chambre d’hôtel. Sachant qu’il va être suspecté, Carter disparaît afin de mener sa propre enquête. Aurait-il eu des raisons de se débarrasser du locataire de la Maison Blanche ? L’agent Griffin, des services secrets, se lance alors à ses trousses. Mais affronter un génie du trompe-l’œil et de l’illusion tel que Carter ne va pas être chose aisée.

Avec cette formidable histoire de manipulations basée sur des personnages ayant réellement existé, Glen David Gold nous donne à la fois un palpitant thriller historique dans lequel tous les tours sont permis, et un portrait magistral de l’Amérique des années 1920.

Carter contre le diable a été élu meilleur livre de l’année par le Washington Post et le Los Angeles Times.
Les droits d’adaptation ont été acquis par la Warner, Johnny Depp est pressenti pour interpréter le rôle de Carter le Grand.

 

Pour lire le début c’est ICI

Une pluie sans fin de Michael Farris Smith


9Le livre : Une pluie sans fin de Michael Farris Smith. traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Michelle Charrier. Paru le 7 mai 2015 chez Super 8 éditions.  20€  ; (448 p.) ; 20 x 14 cm

Quatrième de couverture

L’ouragan Katrina n’était qu’un signe avant-coureur ; après des années de catastrophes écologiques, le sud des États-Unis, de l’Alabama au Texas, s’apparente désormais à un véritable no man’s land. Plutôt que de reconstruire sans cesse, le gouvernement a tracé une frontière et ordonné l’évacuation de la zone. Le sud de la Limite est devenu une terre de non-droit ravagée en    permanence par les tempêtes et les orages diluviens – un royaume sans électricité, sans ressources et sans lois.

Cohen fait partie de ceux qui, envers et contre tout, ont choisi de rester. Terrassé par la mort de sa femme et de l’enfant qu’elle portait, il s’efforce de panser ses blessures, seul avec son chien et son cheval.

Mais nul ne peut vivre éternellement dans les brumes du passé. Bientôt forcé de sortir de chez lui, il découvre une colonie de survivants menée par Aggie, un prêcheur fanatique hanté de visions mystiques. L’homme retenant contre leur gré des femmes et des enfants, Cohen les libère, et se met en tête de leur faire franchir la Limite. Commence alors, à travers un paysage dévasté, un étrange et terrible périple avec, pour horizon principal, l’espoir d’une humanité peut-être retrouvée.

Comparé par une critique américaine dithyrambique à La Route de McCarthy et aux âpres chefs-d’oeuvre de Faulkner, Une pluie sans fin orchestre avec une étourdissante maestria les noces du conte métaphysique et de l’épopée funèbre, porté par une langue incantatoire.

999L’auteur : Michael Fatris Smith vit à Columbus. Mississippi. Une pluie sans fin est son premier roman.
Extrait : 
« je crois que tu oublie le bébé, dit Mariposa à Nadine.
-J’oublie rien du tout. 
-Il a besoin d’un médecin
-Pas de ç, en tout ca », dit Evan
Un grondement de tonnerre les réduisit momentanément au silence. Il s’entre-regardère. Regardèrent les véhicules. Le ciel.
« moi je reste pas là » repris Evan, sans vraiment s’adresser à personne « C’est aussi simple que ça »
-Moi non plus, dit Kris
-Bon, dit Nadine
-Dieu merci » conclut Cohen, tandis que le tonnerre poussait un long beuglement.
« On a encore aucune raison de Le remercier, fit remarquer Nadine, prudente. Mais on a intérêt à ce que les choses changent avant la fin du voyage.
-Regardez »
Mariposa montrait du doigt l’endroit où la chaussée disparaissait au loin, à l’est. un point blnc s’y était matérialisé.
Qu’est-ce-que c’est? demanda Evan
-Des phares. Qu’est -ce que tu veux que ce soit d’autre ? répondit Kris. On se tire de là, s’il vous plait ?
-En voiture, tout le monde » lança Cohen

Résumé et avis :

Entre Mad Max 2 et La Route : le nouveau chef-d’œuvre post-apocalyptique.

99Inconsolable de la mort de sa femme et de l’enfant qu’elle portait, Cohen survit au-delà de la Ligne, dans la partie sud des Etats-Unis ravagée depuis des années par des tempêtes et dont la population a été évacuée. Il croise la route du prophète apocalyptique Aggie. Décidant de libérer les femmes et enfants retenus prisonniers par ce dernier, il tente de leur faire passer la Ligne.

rivers-final-coverDans un monde réduit au déluge, le gouvernement ne pouvant plus gérer un territoire aussi vaste que les Etats-Unis, la population a été invitée à se réfugier au nord de la « Limite ». Nous suivons un antihéros, Cohen : un charpentier veuf, qui, poussé par les agressions et les tempêtes, va devoir quitter sa maison au Sud et ses fantômes, pour prendre la route, échangeant rations, tirs ou informations avec ses compagnons d’infortune.Ici il n’y a que des gens ordinaires, ni bon, ni méchant. Juste des personnes confrontées au pire, à l’inconcevable, qui ont perdues leur repaire et devant affronter un univers hostile, hors norme.

Grâce à une écriture qui met à distance les émotions et un contraste entre le quotidien dédié à la survie et les flashbacks de bonheur conjugal, le cheminement de Cohen nous invite à faire le deuil d’un monde pour retrouver l’espoir. Un roman post-apocalyptique différent.

Prime time de Jay Martel


9782370560223,0-2557186Le livre : Prime time  de Jay Martel.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Paul Simon Bouffartigue. Paru le 12 mars 2015 chez super 8 éditions. 19 € ; (472 p.) ; 20 x 14 cm.

Quatrième de couverture

Bienvenue chez Galaxy Entertainment ! Vous ne le saviez évidemment pas, mais la Terre est depuis longtemps le théâtre de l’un des programmes de télé-réalité les plus populaires de la galaxie. Partout dans le cosmos, on se régale des mésaventures des Terriens, ces êtres primitifs et arrogants qui, à force de guerres, de pollution et de décisions irrationnelles, s’approchent chaque année un peu plus de l’autodestruction.

Sauf que les spectateurs commencent à se lasser. L’audience est en berne, ces derniers temps. À tel point que les producteurs ont décidé d’arrêter les frais. Désireux de finir en beauté, ils nous ont concocté un dernier épisode de folie : la fin du monde, rien de moins. Et c’est pour dans trois semaines. Ta-da !

Dès lors, les données du problème sont claires : un homme, un seul, peut encore faire remonter l’audience et sauver la planète. Nom ? Perry Bunt. Âge ? Parlons d’autre chose. Signe particulier ? N’a rien demandé à personne.

On est mal barrés.

Enfoncez The Truman Show et le Guide du routard galactique dans un mixer, appuyez sur «puissance maximale», et vous obtiendrez Prime Time : un tourbillon de folle inventivité qui n’épargne rien ni personne.

L’auteur : index03 vit à Los Angeles. Il est scénariste, dramaturge et journaliste. Il a travaillé sur Comedy Central pour « Key & Peele. » Il a beaucoup écrit pour la télévision pour des émissions comme « Strangers With Candy » et « The Apollo Comedy Hour. »
Il a aussi travaillé avec Michael Moore comme producteur, scénariste et présentateur. Il a ainsi collaboré pour “TV Nation” et “The Awful Truth” à la TV, mais aussi pour le film « Fahrenheit 911.”
Il a écrit des pièces pour les scènes de New York, comme « Death in a Landslide ».
Comme journaliste et essayiste, il a écrit pour « The New Yorker », « GQ », « Huffington Post », « Mother Jones », « TV Guide », « Vogue », « SPY, » et pendant 6 ans à « Rolling Stone ».
En 2014, il publie son premier roman “Channel Blue » (« Prime Time » en français).

Extrait :
Les citoyens de ce pays avaient beau n’avoir – bien entendu – aucun moyen de savoir que leurs inénarrables exploits étaient diffusés à plusieurs milliards de téléspectateurs de l’autre côté de la galaxie, ils semblaient avoir un sens innée de leur prééminence. « Les Américains sont les meilleurs ! » entonnaient-ils lors de grands rassemblements patriotiques et d’événements sportifs internationaux. « Nous sommes le plus grand pays du monde » répétaient fréquemment leurs dirigeants ; et, au vu de leur aptitude à divertir, ils avaient absolument raison.

Avis des Comité SFFF et Polar

Prime-time-2-750x400Une excellente découverte que ce premier roman ! Le pitch est prometteur : les habitants de la Terre l’ignorent, mais leurs tribulations constituent l’émission de télé-réalité la plus regardée de toute la galaxie… enfin jusqu’à présent, car la chute dramatique des taux d’audience a conduit les producteurs extra-terrestres à se résoudre à mettre fin aux tristes aventures de notre petite planète, à moins que… Aucune déception lors de la lecture, bien au contraire : le rythme est haletant, le suspense à son comble, et les scènes comiques irrésistibles.

Un mix des genres comme on les aime , mêlant  science-fiction et d’humour décapant avec une petite pointe de piquant qui pique là où ça gratte.

Car en prime, l’auteur, sous couvert d’humour ou de dérision, balance sur tous les dérives, identitaires, religieuses, ethniques, raciales, mafieuse et j’en passe, humaines.

On pense au « Truman show » de Peter Weir, au « Guide galactique » de Douglas Adams et à « La Vie de Brian » des Monty Python, bref on se régale ! Un texte complètement délirant, et une vraie réussite.

Et si l’avenir de l’humanité était entre les mains d’un d’entre nous, voire d’un insignifiant humain ? Perry Blunt par exemple !

Alors un dernier livre avant la fin du monde ça vous tente.

Extrait : « Perry voyait maintenant sous un jour nouveau les traits du visage d’Amanda : ses yeux noisettes qui plissaient magnifiquement quand elle riait, ses cheveux d’un blond étincelant qui tombaient en cascade, ses taches de rousseur si parfaitement réparties. Il s’était souvent dit qu’elle était trop belle pour être réelle, et voilà qu’il venait de découvrir qu’il avait raison. Étais-ce d’ailleurs le cas ? Il se rappela la discussion qu’il avait eue avec un responsable de studio concernant les poitrines refaites. Au cours d’une fête à Hollywood Hills, le producteur en question lui avait affirmé qu’il importait peu que les seins d’une femme soient vrais ou faux, tandis que Perry ,e démordait pas de l’idée que savoir que des seins étaient faux les rendaient moins agréables à caresser. (Signe du destin : plus tard dans la soiré, Perry, totalement ivre, s’était retrouvé à embrasser une actrice et s’était empressé de lui palper les seins, qui avaient la taille et la texture de deux pastèques. Il s’était dit que l’expérience n’était pas aussi prometteuse qu’il l’avait espéré, mais ça n’avait en rien amoindri sa déception lorsque l’actrice, dégrisée, s’était dégagée de son étreinte et avait reboutonné son chemisier avant de disparaître à jamais de sa vie.) Amanda lui semblait-elle donc réellement moins attrayante à présent ? Mourait-il un peu moins d’envie de la serrer dans ses bras qu’un instant plus tôt ? Bien sûr que non. »

The rook : au service surnaturel de Sa Majesté de Daniel O’Malley.


th (14)Le livre : The rook : au service surnaturel de Sa Majesté  de Daniel O’Malley. Traduit de l’anglais (Australie) par Charles Bonnot. Paru le 15 mai 2014 chez Super 8 éditions. 22€ ; (655 p.) ; 20 x 14 cm.

 4e ce couv : 

Victime d’une agression, Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc de Londres. Autour d’elle, des hommes en costume portant des gants en latex. Tous sont morts. Situation peu réjouissante, certes, mais il y a pire : Myfanwy ne se souvient de rien. Le plus surprenant, c’est qu’elle semble avoir «prévu» cette amnésie. Dans la poche de sa veste, en effet, elle trouve une lettre écrite de sa main lui expliquant qui elle est et ce qu’elle doit faire pour découvrir qui veut l’éliminer.
C’est ainsi que Myfanwy rejoint le siège de la Checquy, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne britannique. Au sein de cette version paranormale du MI5 anglais, où elle occupe un poste à responsabilités, la jeune femme, entourée de surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, doit désormais se frayer un chemin à travers un univers d’ombres et de menaces. Et il va lui falloir pour cela lever le voile sur une conspiration aux proportions inimaginables.

À mi-chemin entre l’univers de J. J. Abrams et celui d’X-Files, The Rook est un roman à l’inventivité délirante et aux rebondissements incessants, qui ne vous laissera pas reprendre votre souffle avant la dernière page..

th (16)L’auteur : Né à Canberra (Australie), Daniel O’Malley est diplômé d’histoire médiévale de l’université de l’Ohio. The Rook est son premier roman. Il en écrit actuellement la suite.

Citation : 
  • À bien des égards, cet appartement est le pire élément de ta nouvelle vie. À côté de la déco, le fait que quelqu’un essaie de te tuer est presque tolérable.
  • Désolé, chérie, on n’accepte pas les sans-abri ici. Il semblait navré mais également assez ferme.« Une sans-abri ?s’exclama-t-elle. Je ne suis une SDF ! Je …  » Elle chercha à toute vitesse une explication pour son apparence. » Je suis une rockeuse. »Ils la regardèrent d’un air dubitatif.Ils ne bougèrent pas. » je donne de gros pourboires, hasarda-t-elle.Il va falloir partir, ma petite dame.

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Résumé et avis : 
th (12)Lorsque Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc londonien, entourée d’hommes décédés, elle ne se souvient de rien. Elle retrouve dans sa poche une lettre, écrite de sa main, expliquant cette amnésie et lui indiquant ce qu’elle doit faire. C’est ainsi que Myfanwy rejoint le siège de l’Echiquier, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne.
Oh My god, j’ai adoré ce bouquin.
Cet auteur est fou, son univers déjanté et son imagination débridée. Un mixte entre le monde de Jasper Fforde et celui de Jim Butcher pour ne pas parler de Terry Pratchett et Lewis Carrol.
Son héroïne n’est pas sans me faire penser à Thursday Next, la détective littéraire et agent des OpSpecs de l’auteur gallois. C’est drôle et érudit, un bouquin qui fait la part belle aux inventions poétiques.  A la croisée du roman policier et de l’uchronie déjantée, Daniel O’malley nous offre une histoire jubilatoire.
C’est une vrai addiction, je suis fan de cette fantasy urbain inventive et intelligente.
Et j’attends la suite avec impatience.
Extrait : 
CHÈRE TOI, 
   

Le corps que tu habites actuellement m’appartenait. La cicatrice à l’intérieur de la cuisse gauche provient d’une chute que j’ai faite à l’âge de 9 ans quand je me suis transpercé la jambe en tombant d’un arbre. Le plombage de la molaire supérieure gauche est dû au fait que j’ai repoussé une visite chez le dentiste pendant quatre ans. Mais tu n’as sans doute pas grand-chose à faire du passé de ce corps. Après tout, je t’écris cette lettre pour que tu la lises dans le futur. Tu te demandes peut-être pourquoi quiconque ferait une chose pareille. La réponse est à la fois simple et compliquée. La version simple est que je savais que ce serait nécessaire.
La version compliquée risquerait de prendre un peu plus de temps.
Connais-tu le nom du corps dans lequel tu te trouves ? Son nom est Myfanwy. Myfanwy Alice Thomas. Je pourrais te dire que c’est mon nom mais, comme désormais ce corps t’appartient, j’imagine que tu vas l’utiliser. Les gens ont tendance à l’esquinter, mais j’aimerais bien que toi, au moins, tu saches le prononcer correctement. Je ne respecte pas la prononciation galloise traditionnelle, le w est donc muet et le f dur. Ça donne : Miff-un-ee. Facile. D’ailleurs, maintenant que j’y pense, ça rime avec Tiffany.
Avant de te raconter toute l’histoire, il y a plusieurs choses que tu dois savoir. D’abord, tu es mortellement allergique aux piqûres d’abeille. Si tu te fais piquer et que tu n’agis pas rapidement, tu mourras. J’ai toujours des injecteurs d’éphédrine sur moi, donc vérifie bien que tu les as toujours avec toi avant d’en avoir besoin. Il y en a normalement un dans mon sac à main, un dans la boîte à gants de la voiture, et dans quasiment toutes les vestes désormais en ta possession. Si tu te fais piquer, retire le capuchon, plante l’embout dans ta cuisse et injecte-toi le liquide. Ça devrait aller. Enfin, tu vas en chier, mais au moins tu ne mourras pas.
A part ça, tu n’as aucune restriction alimentaire, pas d’autre allergie, et tu es en assez bonne forme. Il y a des antécédents de cancer du côlon dans ma famille, je te conseille donc de consulter régulièrement, mais rien ne s’est déclaré jusqu’à présent. Ah ! et tu tiens très mal l’alcool. Mais tu n’as sans doute pas besoin de savoir ça pour le moment. Tu as d’autres sujets de préoccupation bien plus importants.
J’espère que tu trouveras sur toi mon portefeuille avec toutes les petites cartes magnétiques absolument nécessaires pour survivre dans notre monde électronique : permis de conduire, cartes de crédit, carte de Sécurité sociale, carte de bibliothèque. Toutes sont au nom de Myfanwy Thomas à l’exception de trois d’entre elles. Ces trois cartes sont, à l’heure actuelle, les plus importantes. Tu les trouveras glissées au milieu des autres : une carte de retrait, une carte de crédit et un permis de conduire au nom d’Anne Ryan, nom qui ne sera pas relié à toi. Le code pour chacune d’elles est 230500. C’est la date de mon anniversaire, suivie de ton âge. Car tu es une nouveau-née ! Je te conseille de retirer immédiatement de l’argent sur le compte d’Anne Ryan, de te rendre dans un hôtel et de prendre une chambre à son nom.
Si tu lis ces lignes, c’est que tu as survécu à plusieurs menaces immédiates. Pourtant, tu es en danger. Le simple fait d’être moi ne signifie pas que tu es en sécurité. En plus de ce corps, tu as hérité d’un certain nombre de problèmes et de responsabilités. Va te mettre en lieu sûr et ouvre la deuxième enveloppe.
Bien à toi,
Moi

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L’ombre de Stephen Lloyd Jones


téléchargement (37)Le livre : L’ombre de Stephen Lloyd Jones. Traduit de l’anglais par Pierre Szczeciner. Paru le 15 janvier 2015 chez Super 8 éditions. 19€ ; (535 p.) ; 20 x 14 cm

 4e de couv :

Elle fuit. Elle est terrifiée. À l’arrière de la voiture, sa fille de sept ans dort paisiblement. Sur le siège passager, son mari se vide de son sang. Lorsqu’elle arrive de nuit à Llyn Gwyr, une maison de campagne perdue dans les montagnes arides du pays de Galles, Hannah Wilde sait que plus rien ne sera jamais comme avant : sa mère est morte, son père a peut-être subi un destin pire encore, et l’implacable prédateur qui s’attaque à sa famille est désormais à ses trousses. Dans le coffre de sa voiture, une liasse de carnets, noircis par divers protagonistes, à de multiples époques, dans des langues différentes. Tous évoquent le même sujet. Une ombre. Un tueur dénommé Jakab, capable de revêtir à la perfection l’identité de n’importe qui.

Hannah sait maintenant que les apparences sont trompeuses. Elle ne peut plus, elle ne doit plus faire confiance à personne. L’heure de l’affrontement est venue.

La littérature est encore capable d’accoucher de monstres inoubliables : Jakab est vivant, et il ne ressemble à rien de ce que vous avez pu connaître. Évoquant les premiers romans de Stephen King, L’Ombre allie l’élégance racée du roman gothique à l’art du thriller le plus contemporain. Stephen Lloyd Jones signe ici, avec un sens consommé du suspense, un roman magistral, qui vous fera douter jusqu’à la dernière page.

AVT_STEPHEN-LLOYD-JONES_7376L’auteur : Stephen Lloyd Jones  est né en 1973 et a grandi dans le Hampshire et vit à Londres.
Il dirige une importante agence de communication londonienne. L’Ombre est son premier roman. 

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Résumé et avis

Ne faites confiance à personne.
Elle ne peut faire confiance à personne. Elle ne doit faire confiance à personne. Désormais elle ne peut plus fuir, et sa seule issue est d’affronter Jakab, un ennemi dont elle ne connaît ni l’identité ni le visage. Jakad est un Hosszu elet, un métamorphe. Originaire de Hongrie, cette créature mythique est capable de revêtir à la perfection l’identité de n’importe qui.  Hosszú élet est un mot Hongrois signifiant : longévité, longue vie. 

Mais Jakad, ou Lukàcs Balàzs comme il s’appelait alors, a failli à ses devoirs d’être élu. Il a été déchu et condamné par sa communauté.  Il ne peut que s’exiler et fuir ses pairs. Mais avant de partir, il décide de se venger de l’homme qui lui a ravi sa belle, et alors il n’aura de cesse de poursuivre ses descendants et de les massacrer.

Stephen Lloyd Jones construit son histoire sur deux périodes, il alterne ainsi les protagoniste et les générations. D’une part, on suit Jakad à travers le temps, on remonte la mythologie, on comprend la génèse de cette histoire. Et d’autre part on débute celle ci de nos jour avec Hannah, qui porte sur ses épaules la malédiction familiale. Et on vit à travers elle cette angoise permanente qui confine à la paranoïa.

Tout cela est porté par une écriture fluide et des dialogues alertes.

Aussi,moi, il m’a complètement bluffée. J’ai à nouveau kiffé ce titre de chez Super 8. Ils sont trop fort. Je me suis laissé porter par l’action, sans avoir à réfléchir. Et c’est sans doute cela qui m’a plu. Juste une lecture comme on regarde un bon film, de façon passive. Bref un moment agréable sans prise de tête pour une histoire originale malgré tout. Même si ce premier roman manque un peu de profondeur. Il a la qualité de ses défauts.

Bref une lecture plaisante qui nous fait traversé l’Europe sur un siècle et demi.

De la littérature populaire comme on l’aime mêlant roman gothique, thriller et fantastique.

Un bon page turner sans prise de tête.

Pour lire le début c’est icitéléchargement (35)

Déchirés de Peter Stenson.


 téléchargement (42) Le livre :

Déchirés  de Peter Stenson. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Pierre Szczeciner
Paru le 28 août 2014 chez Super 8 éditions ; 21,00 € ; (314 p.) ; 20 x 14 cm.

4e de couv :

Accro à la méth, Chase Daniels est un junkie minable sans cesse en quête d’une nouvelle dose. Quand il se réveille un matin pour voir une fillette déchiqueter un rottweiler à mains nues, c’est donc en toute logique qu’il pense à une hallucination. Il ne s’inquiète pas plus que ça. Peut-être qu’il devrait. Car le monde a changé – en une nuit. Désormais, les rues grouillent de zombies avides de chair humaine, et survivre est devenu un objectif à très court terme.

Cette malédiction en forme de virus qui semble toucher tout le monde sauf lui et son ami Sténo-John n’est-elle pas l’occasion rêvée de prendre un nouveau départ et d’accomplir enfin quelque chose de grand ?

Dans un monde livré au chaos et aux flammes, le «nouveau» Chase Daniels, perdu dans ses rêves de rédemption et d’amour fou, se met en tête de retrouver son ex-petite amie et de la sauver. Mais, hanté par les fantômes du passé, dévoré par le manque, Chase ne court-il pas au-devant de sa dernière désillusion ?

Comédie noire, thriller horrifique à la fois cruel et atrocement comique, Déchirés n’est pas seulement un grand roman de zombies porté par une écriture survoltée : c’est aussi, à mi-chemin entre The Walking Dead et Breaking Bad, Hubert Selby Jr et Hunter S. Thompson, une histoire d’amour extrême et déchirante absolument unique en son genre.

Citation : Tu crois qu’il y a des règles à l’apocalypse ? Mec, ce bordel qu’on est en train de vivre, je peux te garantir que c’est jamais arrivé. Ni au cinéma. Ni dans un bouquin. C’est comme les dinosaures, mon pote.

teléchargement (44)L’auteur : Peter Stenson écrit des nouvelles et vit dans le Colorado. Il a une femme, un chien, un chat – et tous sont vivants. Ancien accro à la « méth », il est clean depuis quinze ans. Il vit au pied des montagnes du Colorado. En cas d’attaque zombie, il a prévenu : il montera là-haut avec un flingue et il attendra.

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Résumé et avis : Accro à la méthamphétamine, Chase Daniels ne s’inquiète pas vraiment lorsqu’il voit une fillette déchiqueter un rottweiler. Il devrait, parce que cette scène est une des caractéristiques de ce qu’est devenu le monde : les rues grouillent de zombies. Au milieu de ce chaos, Chase souhaite fuir son addiction, retrouver la femme de sa vie et la sauver. Premier roman.

Ce titre est un pur produit des Editions Super 8, il entre parfaitement dans leur créneau. En effet, les Editions super 8 sont une réminiscence des Editions Sonatine.Car après avoir vendu la maison d’édition, François Verdoux et Arnaud Hofmarcher ont monté avec quelques complices cette nouvelle structure. Leur credo : inoculer à la littérature mainstream, la dose de surnaturel (fantastique, horreur, anticipation, galère post-apocalyptique, etc.) que cette dernière réclame sans le savoir.

Et Déchirés le premier roman de Perter Stenson c’est vraiment ça. C’est un vrai mélange des genres.

A la fois roman post-apocalyptique, comédie noire où thriller et horreur, humour et cynisme se mêlent habillement, cette histoire est aussi une histoire d’amour. Un amour désespéré car soumis et dépendant de la drogue et de son addiction. Mais un amour d’une telle intensité qu’il nous bouleverse profondément.

Et sous la plume crue de l’auteur, son écriture acerbe et tendue, on découvre des personnages d’une grande complexité et d’une grande intensité.

Un peu comme une fable apocalyptique, ce récit frénétique ne nous laisse aucun répit. Les sde fuite et de bagarres sont très réussies. On sort hagard de cette lecture. Comme si ,nous avions abusé de stupéfiant. Et on plus une question ne cesse de nous tarauder…

Et si l’avenir et la survie de l’humanité dépendait d’une bande d’hallucinés.

Extrait :

Marquer la peau pour ne jamais oublier d’où on vient. Comme Kay avec la date où elle a arrêté la drogue et les brûlures de cigarette. On essaie tous de garder une trace de nos échecs. Mais c’est aussi synonyme d’espoir. L’espoir qu’une partie de soi-même survive. Un soupçon d’humanité. Ce que j’essaie de sauver à tout prix.