Révolution de Sébastien Gendron


Le livre : Révolution de Sébastien Gendron. Paru le 28 décembre 2016 chez Albin Michel dans la collection Thrillers. .19€90 ; (389 p.) ; 21 x 14 cm

4ème de couv : 
Debout au milieu d’un pont autoroutier, jambes légèrement écartées, corps dressé, bras droit le long de la hanche, bras gauche replié soutenu par une orthèse, Pandora Guaperal a un Glock 23 posé sur la tempe, chien relevé, balle wadcutter dans la chambre, index sur la queue de détente réglée à un kilo de pression, cran de sureté en position on.
Face à elle, à la sortie du tunnel, un véhicule approche. Derrière lui, des milliers d’autres dont le seul horizon est la route des vacances.
Pandora est prête : la révolution n’attend pas. Et elle vaut bien une balle dans la tête.

 

L’auteur : La naissance de Sébastien Gendron advient seulement quatre-vingt-dix jours après la mort de François Mauriac, et à peine vingt après celle du général de Gaulle. Ses parents en sont si troublés qu’ils hésitent longuement sur le prénom : sera-ce François ou Mon Général ? Ils optent finalement pour un « Sébastien » qu’ils imaginent plus neutre et moins handicapant. Bien mal leur en prend. À un peu plus de quarante ans, non seulement Sébastien Gendron n’a pas libéré la France, mais en plus, il n’a toujours pas obtenu de prix Nobel pour l’ensemble de son oeuvre. Ce qui est désespérant, pour ses parents surtout. Après des études de cinéma, Sébastien Gendron devient assistant à la mise en scène puis réalisateur. Il a publié une dizaine de roman pour adultes. Mais…Pour résister à l’absurdité du monde, Sébastien Gendron, l’auteur de Road Tripes et de La Revalorisation des déchets, a lui aussi une arme : nonsense et subversion dans une comédie noire, entre Frédéric Dard et les Monty Python.
Extrait
« Notre classe dirigeante ressemble de plus en plus à celle qu’on a envoyée à la guillotine en 1789. Des gens qui n’ont plus aucun rapport avec le peuple et un peuple qui les traite de pourris et s’éloigne de plus en plus des urnes. Vous trouvez ça normal ? »
Ou encore
« Aux Etats-Unis le type qui se présente aux élections et qui les perd, tu le revois plus jamais. Ici, ils ont tellement de casseroles au cul que quand ils bougent, on dirait le déménagement du rayon cuisine Ikéa. Mais ça gêne personne »
Roman déjanté mais qui vaut le détour.

 Le résumé et le petit’avis de Kris :

REVOLUTION – Sébastien Gendron

Employés, sans le savoir, par une même agence d’intérim, Pandora Guaperal et Georges Berchanko font connaissance dans un bar. Partageant les mêmes vues sur la société, ils décident d’agir. Le lendemain, ils mettent leur projet à exécution en s’installant sur un viaduc surplombant l’autoroute, armés, et en bloquant les voitures des vacanciers, qu’ils invitent à faire la révolution.

 Traiter avec légèreté d’un sujet qui nous affleure tous à un moment ou un autre et qui touche sous différents aspects tout un chacun est un exercice de haut vol ! Exercice que je qualifierai ici de réussi. Déjanté mais réussi !
On a tous à un moment ou un autre un sentiment d’injustice ou de ras le bol et faire passer tout ça avec dérision et autant de désinvolture est quand même un exploit.
Tous les travers de notre société y sont jetés pêle mêle et c’est une belle performance que d’arriver à élaborer un roman qui se tient.
Le ton un peu loufoque dédramatise la narration sans toutefois occulter que se servir de la peur et la véhiculer à travers les médias sert bien des intérêts.

 

 

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Noël c’est dans quatre jours , offrez des polars.


Noël c’est dans à peine quatre jours , offrez des polars.

La fin d’année arrive à grands pas, et avec elle les fêtes qui y sont liées.

Et qui dit fêtes de fin d’année dit petit cadeau.

Si comme moi vous n’avez pas encore fait vos cadeaux, je vais vous simplifier la vie.  😉

Aussi, pour l’occasion, je me permet de vous conseiller quelques livre à offrir.

Seize exactement.

Treize polars en tous genres.

Du thriller, du noir, du roman psychologique, de l’historique, du roman policier, Du roman initiatique, du thriller écologique…

Et puis, trois romans qui m’ont eux aussi marqué cette année même s’il me s’apparente pas totalement à notre genre de prédilection préférées.

Seize roman pour clore cette année 2016

 

Ma petite sélection 2016

 

Les polars

     noelGustawsson, Johana /Block 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells

Bragelonne et Milady Thriller

Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald. Premier roman.

Johana Gustawsson nous offre un roman choral très ambitieux. Il fallait oser mélanger le thème rebattu du tueur en série et celui des camps de concentration nazis. Notre auteur maîtrise parfaitement cette double intrigue. C’est avec justesse qu’elle nous maintient entre tension et émotion. De plus, elle nous propose une galerie de personnages hauts en couleur. Je retiendrai surtout son duo d’enquêtrices qu’il me tarde de retrouver. Ce polar est une pure réussite.

Mon petit avis sur Block 46 de Johana Gustawsson

 noelPhilippon, Benoît / Cabossé

Gallimard ; Série noire

Les pérégrinations de Raymond, surnommé Roy, un homme de 42 ans au visage ingrat et malmené par la vie, entre ses expériences de boxeur et d’homme de main. Quand il trouve l’amour en la personne de Guillemette, il croise aussi Xavier, son ex-fiancé. La rencontre entre les deux hommes tourne au drame et entraîne les amoureux dans une cavale riche en rebondissements. Premier roman.

Cabossé nous entraîne pour une cavale où la sensualité se mêle à l’aventure, servie par une écriture concise, très « parlée ». Des personnages à fleur de peau et émouvants auxquels on s’attache vite, qui nous font passer du rire aux larmes et ça fait du bien.

Mon billet sur Cabossé

noelSéverac, Benoît / Le chien arabe

la Manufacture de livres, Roman noir

Sergine Ollard est vétérinaire à une clinique des Izards, à Toulouse. Un jour, Samia, une adolescente, lui demande d’examiner un chien que son frère Nourredine Ben Arfa a caché dans une cave d’immeuble. Le docteur découvre que l’animal a le ventre rempli de drogue. La clinique est braquée par deux frères islamistes radicaux qui ont décidé de prendre le pouvoir sur le quartier.

Benoît Séverac décide d’implanter son roman au cœur d’un quartier sensible au nord de Toulouse – Les Izards. Un quartier de mecs qui en ont !  Un monde de caïds, et de barbus.  Ce polar noir est une photographie, une radiographie sociologique d’une cité. Mais ,ici, l’auteur prend le parti de mettre les personnages féminins au coeur de son roman. Ici, toutes se battent pour leurs idées. Elles se révoltent contre ce monde masculin. Elles avancent quoi qu’il arrive. C’est sensible et vivant à la fois.

noelEstrada, Christophe / Hilarion : L’araignée d’Apollon

Actes Sud, Actes noirs

Février 1777. Le chevalier Hilarion quitte la Provence pour s’installer au château de Versailles. Il est chargé par le roi Louis XVI  de retrouver la correspondance dérobée à la reine et dont les lettres permettent d’alimenter des libelles injurieux. Mais le principal suspect est retrouvé mort suicidé tout près des appartements du roi, jetant le doute et la peur au sein des dignitaires.

Après l’énigme des fontaines mortes, l’auteur nous entraîne dans les coulisses de Versailles, où le roi observe les jeux de pouvoir… Politique, pouvoir et alliances secrètes font la trame de ce roman historique. Un subtil et réussi mélange de roman policier et de la grande histoire.

sepCavalier, Philippe / Hobboes

Anne Carrière ; Thriller

Dans une Amérique en crise, des individus marginalisés, les hobboes, croient en un homme providentiel qui pourrait changer leur destin. Raphaël Barnes, un professeur d’université élitiste et rationnel, se trouve plongé malgré lui au coeur des prophéties qu’il dédaigne, dans un pays en proie au chaos.

Philippe Cavalier nous propose un conte dystopique. Une contre utopie qui sonne le glas de notre civilisation qui érige comme idéologie l’ultralibéralisme. Une aventure qui a pour toile de fond Armagedon. Un récit pré-apocalyptique entre réalité et
fiction, un conte, une fable, une sorte de mise en garde, un livre prophétique dans un futur proche qui pourrait vite devenir le nôtre. L’auteur se pose en observateur, il scrute notre société, la dissèque, la dévoile telle qu’elle pourrait-être. A peine il la déforme pour nous la montrer monstrueuse. Il la dévoie pour nous forcer à repenser notre monde dans sa globalité. Hobboe est le livre des maux de notre société occidentale. Une critique sociale. Mais Hobboe est un livre qui fait du bien.

Mon abcédaire sur Hobboe

 cdc Monget, Yannick / Résilience : thriller

La Martinière

A Paris, en Chine, de curieux incidents se produisent à proximité de réacteurs nucléaires. Un virus informatique semble avoir réussi à prendre le contrôle de nombreuses centrales. Les services du renseignement français se mettent en alerte pour déjouer la plus grande menace jamais affrontée.

Résilience de Yannick Monget, un roman exceptionnel dont personne ne ressortira indemne… Les connaisseurs du nucléaire seront confortés dans leurs idées et les profanes se poseront de nombreuses questions… Une écriture fluide, aux chapitres cours terminant sans cesse par des rebondissements, l’art d’orienter le lecteur vers une fin qui parait évidente et qui pourtant… Un fantastique roman d’anticipation à lire impérativement !  Un livre indispensable d’utilité publique.

Notre petite chronique de Résilience

noelMehdi, Cloé / Rien ne se perd

Jigal Polar

Saïd avait 15 ans quand un banal contrôle policier lui a coûté la vie. Mattia, 11 ans, ne le connaissait pas mais se sent pourtant en empathie avec lui face à la violence de la société et la défection de sa famille (père disparu, mère absente, frère indifférent, etc.).

Cloé Mehdi est la révélation de l’année. C’est sans contexte la plume la plus acerbe du moment. Cette jeune femme est bien de son temps. Elle ressent les choses et nous les expose  avec sensibilité. Elle a ce pouvoir de convoquer avec ses mots simples, les plus extrêmes de nos sentiments. Elle nous ouvre les yeux et nous confronte à la noirceur crasse de notre monde. Elle est notre conscience face à l’injustice. Nous obligeons à retrouver un peu de notre humanité et à percevoir une lueur d’espoir dans ce  magnifique roman noir . 

Mon petit avis sur Rien ne se perd

noelMinville, Benoît / Rural noir

Gallimard ; Série noire

Dans la campagne nivernaise, le clan formé par Romain, son frère Christophe, Vlad et Julie, est bouleversé par l’arrivée de Cédric, un adolescent rebelle, puis par l’agression de la seule fille de la bande. Dix ans plus tard, à la mort de ses parents, Romain revient dans le village et découvre les différents chemins pris par ses amis. Le gang se reforme quand Vlad est retrouvé presque mort.

L’auteur nous propose un beau polar rural. Un genre qui a le vent en poupe actuellement. Mais… Le livre de Benoit Minville a ce quelque chose de profondément humain et universel qui ne peut que vous parler. Et je pense réellement que, même si vous êtes un vrai urbain, vous serez vous aussi touché par ces mots simples.

Mon ressent sur Rural Noir

noelNg, Celeste / Tout ce qu’on ne s’est jamais dit

Sonatine éditions

Lydia Lee, 16 ans, est l’espoir de ses parents. Marylin, sa mère, espère la voir faire les études de médecine qu’elle n’a pas pu réaliser, tandis que son père, James, un professeur d’université d’origine chinoise, veut la voir s’intégrer. Lorsque le corps de l’adolescente est retrouvé au fond d’un lac, la famille en apparence soudée fait face à des secrets enfouis. Prix Relay 2016. Premier roman.

Un roman noir subtil, très maîtrisé et superbement écrit, autour des relations familiales, de leur histoire complexe et des conséquences qu’elles peuvent avoir. Des portraits psychologiques très fouillés, un suspense qui rend ce livre très addictif. Il a fallu six ans à Celeste Ng pour aboutir à ce récit. J’espère ne pas devoir attendre six ans de plus, j’ai trop hâte de lire son prochain roman !

noelWalker, Wendy / Tout n’est pas perdu

Sonatine éditions

Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville de Fairview. Il reçoit en consultation Jenny Kramer, 15 ans, une jeune fille qui a gardé, malgré un traitement post-traumatique, les séquelles émotionnelles d’une agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt.

Tout n’est pas perdu  est un thriller qui vous plonge dans les abîmes psychiques. Une descente aux enfers dont on ne ressort pas indemne. Un roman perturbant et suffocant qui  analyse les anfractuosités de la psychologie humaine. Une histoire servit par une intrigues tortueuse parfaitement orchestrée et admirable de maîtrise.

 

 

 

lvLa toile aux alouettes
Volume 1, L’inclus

Vernet, Lou

Border Line

Ce roman noir met en scène une galerie de personnages qui semblent appartenir à des mondes différents, de la mère névrosée au « no life » féru d’informatique, en passant par deux enquêteurs louches et un voisin insupportable, et qu’un sombre incident amène à se rencontrer

Pour sa première incursion dans le monde du polar, Lou Vernet a parfaitement réussi son entrée. Dans ce premier polar tout y est !  Tour à tour Roman psychologique, roman noir et policier, thriller implacable, La toile au alouette est une magnifique découverte. L’auteur distille même ici et là à travers son entrelacs de mots, quelques brins d’humour, un poil astringent.

Mon billet sur La toile aux alouettes

 

dmOn se souvient du nom des assassins : thriller

Maisons, Dominique

La Martinière

Max Rochefort, auteur d’un feuilleton à succès dans un quotidien, est flanqué d’un assistant qui l’admire, Giovanni Riva. Ils seront tous deux mêlés à une sombre enquête suite au meurtre d’un cardinal et constitueront, au fil de leurs pérégrinations, une ligue de gentlemen extraordinaires.

Ce polar est écrit à la façon des romans feuilletons de l’époque. Dominique Maisons c’est appliqué à faire revivre la langue des feuilletonistes tout en gardant un rythme très actuel. Et avec l’histoire qu’il nous propose, nous allons  vivre la plus exaltante des aventures.

Alors vous n’avez plus qu’à noter le titre de ce roman car croyez moi, toujours On se souvient du nom des assassin

 Mon avis sur On se souvient du nom des assassins

mmt

Lux / Mayeras, Maud

Anne Carrière

Vingt ans après des vacances à Ceduna, Antoine Harelde y retourne. Il n’a rien oublié, ni pardonné de ces trois mois si particuliers. La justice résonne de manière apocalyptique.

Il y a quelque de brut, de sauvage, d’instinctif dans l’écriture de Maud. Quelques chose qui parle à notre part animale. Quelque chose qui nous bouscule, qui nous chavire.  Elle propose une prose unique bien qu’elle conçoive des histoires noires. On vit les choses différemment à travers ses mots. On perçoit les choses différemment. En fait, on ressent plus les choses qu’on ne les intellectualise dans les livres de Maud.  A travers ses mots, on perçoit les couleurs, on discerne les odeurs, on éprouve les failles. Et justement  c’est à travers ces failles que passe la lumière.

Ma chronique sur Lux

Les autres

bpAlexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant/ Prou, Bernard

Le Livre de poche

La vie inventée du fils caché que Maupassant aurait eu à la fin de sa vie avec la peintre Lioubov Adréievna Vassilkova. Les aventures d’Alexis le conduisent dans la Russie révolutionnaire, où il fait partie de l’entourage de Staline, puis au goulag, où il est initié à la franc-maçonnerie, et enfin en France où il s’engage dans la Résistance.

Bernard Prou nous fait traverser la fin du XIXe et le début du XXe siècle.  Il nous plonge dans l’histoire de l’Europe avant l’Europe. 

Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant c’est un hymne à la vie, à l’amitié, à l’engagement. C’est un plaidoyer qui prône quelques valeurs humanistes, fraternelles pour ne pas dire universelles.

Ma petite chronique sur Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant

 

 

 

marcus4265Le garçon / Malte, Marcus

Zulma

Le garçon n’a pas de nom et ne parle pas. Être quasi sauvage, il ne connaît du monde que sa mère et leur cabane. En 1908, il découvre les habitants d’un hameau, Brabek et Emma, puis la guerre, paroxysme de la folie des hommes. Ce roman esquisse l’itinéraire d’une âme neuve, qui s’éveille à la conscience et vivra des expériences tantôt tragiques, tantôt cocasses. Prix Femina 2016.

Depuis 20 ans Marcus Malte nous offre des petits bijoux. Avec Le garçon , L’auteur une offre le chef d’oeuvre que l’on attendait, que l’on présentait. Un livre qui va longtemps me rester en mémoire.

 

 

Mon ressenti sur Le garçon

 

 

97822263240540-3342862Brève histoire de sept meurtres / James, Marlon

Albin Michel

Partant des événements et des personnages entourant la tentative d’assassinat de Bob Marley, chanteur reggae pacifiste, en décembre 1970, cette fresque épique dépeint les sombres pouvoirs qui régissent la société, en Jamaïque comme aux Etats-Unis. Man Booker Prize 2015.

S’affirmant ici comme le fils spirituel de Toni Morrison et de James Ellroy, Marlon James signe un livre hors norme, tour à tour sombre, drôle, cru, et toujours passionnant, signe d’une rare ambition littéraire et d’un talent prodigieux.

Ce premier roman, traduit en France, de Marlon James est une sacré découverte. Et il est certain que je n’en resterais pas là avec cet auteur !

Mon petit billet sur Brève histoire de sept meurtres

Territoire d’Olivier Norek : l’avis de Nadia


Chronique de lecteurs

on&Le livre : Territoire d’Olivier Norek. Paru le 25 septembre 2014 chez Michel Lafont. 18,95 ; (394 p.) ; 23 x 14 cm

on&&&&&Réédité en poche le 8 octobre 2015 chez Pocket dans la collection Pocket Thriller. 7,30 ; (376 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste et de son équipe, le calme semble être revenu au sein du SDPJ 93. Pas pour longtemps, hélas ! L’exécution sommaire de trois jeunes caïds va les entraîner sur des pistes inimaginables.

Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un chef de bande psychopathe d’à peine treize ans, des milices occultes recrutées dans des clubs de boxe financés par la municipalité, un adjoint au maire découvert mort chez lui, torturé… et Coste se retrouve face à une armée de voyous impitoyables, capables de provoquer une véritable révolution.

Mais qui sont les responsables de ce carnage qui, bientôt, mettra la ville à feu et à sang ?

Avec ce polar admirablement maîtrisé, Olivier Norek nous plonge dans une série de drames terriblement humains et de stratégies criminelles – loin d’être aussi fictives qu’on pourrait le croire – où les assassins eux-mêmes sont manipulés.

on&&&&L’auteur : Olivier Norek est née en 1975 à Toulouse. Il est lieutenant de police à la Section enquêtes et recherches du SDPJ 93 depuis quinze ans. Après deux ans dans l’humanitaire, il devient gardien de la paix à Aubervilliers, puis rejoint la PJ au service financier puis au groupe de nuit chargé des braquages, homicides et agressions.
Après avoir réussi le concours de lieutenant, il choisit Bobigny au sein du SDPJ 93, à la section enquêtes et recherches (agressions sexuelles, enlèvement avec demande de rançon, cambriolage impliquant un coffre-fort…).
Il écrit quelques textes et participe en 2011 à un concours de nouvelles. Il décide de se mettre en disponibilité pour écrire son premier roman « Code 93 », un polar réaliste qui nous plonge dans le quotidien des policiers en Seine-Saint-Denis. Il a travaillé à l’écriture de la sixième saison d’Engrenages.
Les droits de ses romans sont déjà acquis en vue d’être portés à la télévision pour y être déclinés en série.
Citation : 
« C’est le drame de nos vies, ironisa Johanna. On consacre nos journées et nos nuits à aider de parfaits étrangers sans être capable de faire attention à ceux qui nous sont proches. »

L’avis de Nadia

Dans ce second opus , nous retrouvons le capitaine Coste et son équipe à la SDPJ 93. Trois meurtres en quelques jours en banlieue parisienne , un banal règlement de comptes ? Coste va vite comprendre que cette affaire n’est pas des plus banales , et que les enjeux sont bien plus importants qu’il ne le croit .

    Tout le monde télécharge des séries (les très très bonnes séries) , parce que quand c’est super bien , on ne peut pas attendre une  semaine  pour connaître la suite de l’histoire , et bien, « Territoires » a été ma série d’hier , un excellent polar , et vous pourrez le lire d’une traite !!! Totalement addictif , impossible à lâcher . C’est puissant , parfois, très violent , le rythme est soutenu , pas de temps morts . Beaucoup d’humour dans les dialogues qui allège la noirceur des personnages ou des situations .  On découvre les banlieues sous un jour nouveau  , les milieux politiques avec leurs petits et grandes combines …
« Territoires » vous permet de percevoir la société autrement , vous ouvrez les yeux sur les manipulations médiatiques et autres … c’est avec un petit goût amer dans la bouche que vous refermerez ce livre .

  » La violence crée la peur , et la peur soumet les hommes » …

Merci Monsieur Norek , et vivement la saison 3 ….Emoji

Lire ICi le début de Territoire et… Retrouvez ma chronique de Code 93

ON

Extrait : 
« Nous vendons de la drogue pour tenir les quartiers et nous tenons les quartiers pour vous être indispensables. C’est le seul moyen d’obtenir votre attention. Le seul moyen d’exister. En fait, tout ça est un peu votre faute. Si on ne vous fait pas peur, vous nous abandonnerez, tout simplement. » 

 

 

La vie est un tango de Lorenzo Lunar


9782918767350,0-1642672index3La vie est un tango  de Lorenzo Lunar. Traduit de l’espagnol (Cuba) par Morgane Le Roy. Paru le 6 juin 2013 chez Asphalte. 18,00 € ; (224 p.) ; 20 x 15 cm

Paru le 25 juin 2015 en poche en Folio.
 6,40€ ; (208 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv : 
« Puchy a toujours dit que le quartier était un monstre. Je l’ai entendu dire tant de fois que j’ai fini par me l’imaginer moi-même ainsi : une pieuvre pourvue d’un million de tentacules. » Léo Martin est depuis peu commissaire de quartier à Santa Clara, ville de province cubaine. Sa routine : faire face aux business illégaux, aux règlements de comptes et aux coups tordus des petites frappes du coin. Léo enquête sur une contrebande de lunettes de soleil quand un jeune homme se fait assassiner. Quels sont les liens entre ces deux affaires ? Les amis et collègues de Léo sont-ils tous irréprochables ? Dans La vie est un tango, c’est tout un quartier qui prend vie, peuplé de rumeurs et de faux-semblants.
index0L’auteur : Lorenzo Lunar est né à Santa Clara (Cuba) en 1958. Écrivain et critique il est l’auteur de livres de contes et de romans édités à Cuba et en Espagne. Conférencier, directeur de rencontres et d’ateliers littéraires, il a été invité à des colloques en Allemagne, Autriche et Espagne.
 Extrait :
Parfois, je me dis que mon problème, c’est la peur. La peur peut être héréditaire. Oui, j’ai la trouille. La trouille depuis cette fameuse nuit où j’ai vu le corps de Pinky porté à bout de bras, dans la foule, atteint par le coup de poignard mortel d’un délinquant. J’ai peur de subir le même sort. Peur de crever. Et peur de tuer aussi, parce que je suis convaincu que cela peut arriver un de ces quatre. Il suffit d’une détente sur laquelle appuyer ou d’une prise de karaté.
images

Résumé et avis :

indexA Cuba la routine de Léo Martin, nouveau chef d’un commissariat de quartier de Santa Clara, est bouleversée par un assassinat, sur fond de contrebande. Tous ont leur explication des faits, mais César, l’ami fidèle de Léo, semble décontenancé.

Un récit évoquant les moeurs d’une ville située à 300 kilomètres de La Havane, Santa Clara. Un monde peuplé de personnages attachants et inquiétants révélant la dure réalité d’une ville de province. Entre douceurs et horreurs de la condition humaine.

index2Ici s’accumulent des années de souvenirs et d’anecdotes de la vie à El Condado un barrio de Santa Clara, une ville de province à Cuba.  Lorenzo Lunar  s’attarde sur le processus de banalisation de la marginalité dans la société cubaine et les codes, les comportements et les souffrances qu’il impose.

Il nous propose  un roman noir et lumineux. Je m’explique, ce roman social noir nous transporte à Cuba, sa pauvreté, les difficultés de la vie quotidienne, la violence, la corruption, mais aussi ses odeurs , ses parfums, ses bruits, sa musique, une certaine joie de vivre. C’est un peuple qui souffre mais qui chante et qui danse. Et tout ceci est magnifiquement retranscrit sous une plume raffinée mais aussi parfois acerbe. Une superbe découverte.

Ah oui, je voulais auss souligner le magnifique travail de traduction, merci donc aussi à Morgane Le Roy.

index1Je vous conseille aussi son dernier roman qui est sortie le moi dernier.  Je l’ai adoré aussi. je vous en ferais sans doute une petite chronique bientôt
Coupable vous êtes
Lorenzo Lunar Cardedo
traduit de l’espagnol (Cuba) par Morgane Le Roy.
Paru le 2 juin 2015 ; 16€

Soudain trop tard de Carlos Zanón : Un livre qui divise le comité


A PROPOS DE BARCELONE : Un livre qui divise le comité

9782253177685,0-1993173le livre :  Soudain trop tard de Carlos Zanón . Traduit de l’espagnol par Adrien Bagarry. Paru le 20 septembre 2012 chez Asphalte éditions.  21,00 € ;  (234 p.) ; 20 x 15 cm.

Paru au Livre de poche le 2 avril 2014 dans la collection Le Livre de poche. Policier, n°    33327.  6,60€  ;  (286 p.) ; 18 x 12 cm

Au petit matin, dans un bar d’un quartier populaire de Barcelone, Epi Dalmau tue son ami Tanveer à coups de marteau. Puis s’enfuit sans un mot retrouver Tiffany Brisette, la femme pour laquelle il a commis l’irréparable. Témoin de la scène, le frère aîné d’Epi, Alex, va tâcher de lui sauver la mise en faisant porter le chapeau à quelqu’un d’autre. Mais quel secours un ancien toxicomane schizophrène est-il capable d’apporter ? Le récit d’une journée où tout a brutalement basculé, où les rumeurs naissent à chaque coin de rue. Mais aussi le portrait d’une Barcelone durement touchée par la crise et le désenchantement.

l’auteur

Carlos Zanón est né à Barcelone. Poète reconnu dans son pays, il est aussi parolier, critique littéraire et scénariste. Soudain trop tard est sa première incursion dans le domaine du roman noir, et sa première traduction en français.

Nous avons été deux lecteurs pour ce titre. Deux lecteurs ayant chacun son propre parcourt, sa propre expérience et ses propres ressentis.

Une vieille briscarde et un jeune loup.

Et bien sur nous avons eu 2 avis différents. OH peut-être pas sur le fonds mais plutôt sur la forme.

Extrait :

« Lorsqu’Epi et le Rebeu sont entrés dans le bar, Álex était assis à l’une des tables du fond. Epi a traversé la salle à grandes enjambées tout en jetant, oh ça oui, un oeil à sa machine de martiens préférée. »

MOI :- C’est vrai que l’écriture de Carlos Zanon est déroutante, de plus le récit n’étant pas linéaire, le lecteur peut parfois si perdre. Mais le rythme de la narration et le style simple et fluide font que l’on s’accroche à ces personnages cabossés ,qu’on a envie de les protéger.
C’est fracassant voir halluciné mais ça prend aux tripes. En fait c’est désespéré.
Et puis c’est Barcelone, tous le monde aime Barcelone. Surtout ceux qui vont aller au salon du livre.
PIERRIC : – Eh bien peut être que je suis trop sévère, c’est vrai que l’impression de s’immerger dans l’ambiance Barcelonaise au fur et à mesure de la narration d’Epi est très forte. Et pourtant j’ai trouvé que parfois c’était un peu confus, mais c’est sans doute dû au fait que le narrateur est psychotique. Du coup en considérant que l’auteur à sans doute délibérément voulu produire un récit décousu, voire halluciné, c’est réussi.
Il faut que j’apprenne à avoir un regard plus objectif et à ne pas avoir la dent trop dure envers les livres qui ne collent pas forcément avec mes goûts personnels !
Ca viendra avec l’expérience 

Notre avis commun :

Soudain Trop tard est un roman psychotique, comme son narrateur et personnage principal, Alex Dalmau qui tente de retrouver la trace de son frère Epi, porté disparu depuis qu’il a tué son acolyte Tanveer à coups de marteau dans un bar, au petit matin. Écrit par  Carlos Zanon, poète barcelonais qui s’essaie ici pour la première fois au polar, ce roman nerveux, alterne les points de vue de chaque personnage à un rythme effréné – au risque d’être parfois confus mais avec pour résultat un portrait de Barcelone empreint de subjectivité et bluffant de réalisme. On erre dans les quartiers populaires, de bars en supermarchés, dans la peau d’Alex (qui s’y sent mal) et sur les traces d’Epi (qui ne réalise pas la portée de ses actes). L’écriture de Zanon nous donne l’impression de saisir des instantanés de réalité, chaque chapitre nous proposant une tranche de vie barcelonaise :   on croisera ainsi un medium africain flamboyant, une prostituée entre deux âges mère de famille, un couple de tenanciers de bar désabusés, une vieille fille complexée se rendant à son premier entretien d’embauche, des flics plus ou moins lourdauds et quelques autres. Au-delà de l’intrigue liée à la disparition violente de Tanveer, c’est pour ces instantanés du petit peuple catalan que Soudain Trop tard vaut le détour.

PRESSE :

Espagnol

« Le poète Carlos Zanón surprend avec ce roman sans concession, où les personnages

n’ont ni passé ni futur, entre alcool et drogues. C’est tout, sauf politiquement correct. »

El País

« Ce livre n’est pas un reportage. C’est un poème sur les pères absents, sur les gamins

flippés ou rêveurs. Avec une structure dramatique recherchée, tendue. » La Vanguardia

« Dans Soudain trop tard, Carlos Zanón nous décrit la Barcelone réelle, celle de maintenant,

aux rues et aux quartiers décatis, touchés par la crise. » El Periódico

Française

« Dans ce récit sombre d’une folle journée où tout bascule, l’auteur brosse surtout le portrait

d’une ville désenchantée, touchée par la crise. La relève des Montalban et Ledesma est

assurée. »

Marc Fernandez, Alibi

Saison 2 – automne 2012