Cet été là de Lee Martin


Collectif polar.biblio

9782355845581,0-3748453.jpgCet été-là de Lee Martin. Traduit de l’américain par Fabrice Pointeau.Paru le 9 février 2017 chez Sonatine éditions. 21€ ; (320.p) ;  22 x 14 cm
Quatrième de couv :

Un thriller poignant, sélectionné pour le prix Pulitzer du meilleur roman.
Tout ce qu’on a su de cette soirée-là, c’est que Katie Mackey, 9 ans, était partie à la bibliothèque pour rendre des livres et qu’elle n’était pas rentrée chez elle. Puis peu à peu cette disparition a bouleversé la vie bien tranquille de cette petite ville de l’Indiana, elle a fait la une des journaux nationaux, la police a mené l’enquête, recueilli des dizaines de témoignages, mais personne n’a jamais su ce qui était arrivé à Kathy.
Que s’est-il réellement passé cet été là ?
Trente ans après, quelques-uns des protagonistes se souviennent.
Le frère de Katie, son professeur, la veuve d’un homme soupçonné du kidnapping, quelques voisins, tous prennent la parole, évoquent leurs souvenirs. Des secrets émergent, les langues se délient.
Qui a dit la vérité, qui a menti, et aujourd’hui encore, qui manipule qui ?

Avec ce magnifique roman polyphonique, littéralement habité par le désir et la perte, Lee Martin nous entraîne dans la résolution d’un crime à travers une exploration profonde et déchirante de la nature humaine.

 

avt_lee-martin_6305L’auteur : Titulaire d’un doctorat (PhD) à l’Université du Nebraska à Lincoln, Lee Martin vit à Colombus, dans l’Ohio, ou il enseigne la littérature. Cet été-là est son premier roman traduit en français.

 

Extrait :
Je n’ai jusqu’à présent jamais réussi à relater cette histoire et le rôle que j’y ai tenu, mais écoutez, je la raconterai en toute honnêteté : un homme ne peut vivre qu’un temps avec une telle chose sans la partager. Mon nom est Henry Dees et j’étais alors enseignant – professeur de mathématiques et tuteur pendant l’été auprès d’enfants tels que Katie qui en avaient besoin. Je suis désormais un vieil homme, et même si plus de trente années se sont écoulées, je me rappelle encore cet été et ses secrets, la chaleur et la manière qu’avait la lumière de se prolonger le soir comme si elle n’allait jamais partir. Si vous voulez écouter, vous allez devoir me faire confiance. Sinon, refermez ce livre et retournez à votre vie. Je vous préviens : cette histoire est aussi dure à entendre qu’elle l’est pour moi à raconter.

Le post-it de Marie Hélène la bibliothécaire :

Dans une petite ville tranquille de l’Indiana, un jour d’été, Katie Mackey, 9 ans, disparaît en se rendant à la bibliothèque. L’affaire fait grand bruit sur le plan national mais l’enquête n’aboutit pas. Trente ans plus tard, quelques témoins, famille, proches et voisins, se souviennent et les langues commencent à se délier.

Même si les disparitions d’enfants, enlèvements font les beaux jours des thrillers, celui-ci n’est pas une énième variation sur le genre. Il se passe 30 ans après la disparition d’une fillette sur le chemin de la bibliothèque. Son originalité est dans la manière de retracer cette disparition par plusieurs personnages, un roman choral qui nous plonge dans un coin paumé de l’Indiana dans les années 70. Un décor et une ambiance parfaitement retranscrits servit par une écriture soignée.  MHF

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Seules les bêtes de Colin Niel


chouchous-du-week-end

ncLe livre : Seules les bêtes de Colin Niel. Paru le 4 janvier 2017 aux Rouergue dans la collection Rouergue Noir. 19€ ;  (211 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv : 

Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée qui fait l’ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste et que l’hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, elles prennent la parole et chacune a son secret, presque aussi précieux que sa propre vie. Et si le chemin qui mène à la vérité manque autant d’oxygène que les hauteurs du ciel qui ici écrase les vivants, c’est que cette histoire a commencé loin, bien loin de cette montagne sauvage où l’on est séparé de tout, sur un autre continent où les désirs d’ici battent la chamade.

Avec ce roman choral, Colin Niel orchestre un récit saisissant dans une campagne où le monde n’arrive que par rêves interposés. Sur le causse, cette immense île plate où tiennent quelques naufragés, il y a bien des endroits où dissimuler une femme, vivante ou morte, et plus d’une misère dans le coeur des hommes.

nc1L’auteur : né le 16 décembre1976 à Clamart en région parisienne . Il a grandi, au 12ème étage d’une ZAC, avant de voyager un peu partout et de vivre loin de son béton natal, en Guyane, en Guadeloupe. Ingénieur en environnement, spécialisé dans la préservation de la biodiversité, Colin Niel a travaillé en Guyane durant plusieurs années, au contact des populations du fleuve Maroni. il  a participé à la création du Parc amazonien.

Amateur de romans noirs denses et humains, influencé par des Indridason, Lehane ou Hillerman, il commence à écrire à son retour de Guyane et donne vie au capitaine Anato et à ses enquêtes en Amazonie française.

Extrait :
  • Parce qu’à force d’être tout seul, t’as appris à te connaître. Tu sais que si ici, au milieu du Causse et de tes animaux, tu te sens pas bien, ça veut dire que dedans, ça sera encore pire. Et alors, tes brebis, tu te mets à les détester comme c’est pas permis. Tu sais qu’elles y sont pour rien, que c’est toi qui les élèves et pas l’inverse, ça change rien. Tu les détestes parce que t’as personne d’autre à détester. 
    (…)
  • Des fois j’imagine la vie des paysans d’autrefois et toutes ces croyances qui leur pourrissaient l’existence. Ces histoires de fantômes qui voulaient pas quitter les maisons où ils étaient morts, de loup-garous qui s’attaquaient aux gamins pour leur bouffer le fois, de trèves qui se planquaient dans les bois et qu’attendaient après les vivants. Nos ancêtres, ils y croyaient pour de vrai, quand ils passaient près de ces endroits maudits ils se mettaient à courir. Mémé en causait parfois, elle se moquait de sa mère et ça la faisait marrer, mais je voyais bien qu’elle riait pas tant que ça. « (…)
  • Comme quand t’es gamin et que tu te dis que le Causse c’est le plus bel endroit du monde sans voir ce futur qui se prépare, sans savoir que plus tard ces steppes sans fin tu pourras plus les regarder sans avoir envie de chialer. Et en moi j’ai senti revenir les nœuds de la solitude

Résumé et petit avis :

J’ai découvert par hasard en 2012, le premier roman de Niel Colin. Bon, c’est vrai, mon inclination vers les premiers romans y est sans doute pour quelque chose. Mais pas seulement. Le fait qu’il soit édité chez Rouergue aussi. J’avais lu quelques bons polars de terroir chez eux. Et puis est née la collection Rouergue Noir avec la trilogie écossaise entre autre de Peter May. Et c’est comme cela que je me suis intéressée à Colin Niel. En plus le décor et le lieu de son roman n’était pas commun. Et oui, auteur de trois romans policiers situés en Guyane, Les Hamacs de carton (2012), Ce qui reste en forêt (2013) et Obia (2015), Colin Niel a reçu de nombreux prix littéraires, notamment le Prix des lecteurs Quais du polar/20 Minutes 2016 pour Obia

J’ai eu la chance de rencontrer quelques temps plus tard l’auteur lors d’une dédicace à la librairie Terminus Polar. Je lui est même pris son deuxième roman qui venait de sortir. Et depuis je le suis de près. Je l’ai rencontré aussi au salon Paris Polar où je lui ai pris Obia. J’avais fait, je me souviens, des petits articles sur ses 2 premiers romans, mais je les ai perdus lors de la migrations de ma page Facebook.

Il va donc falloir que je trouve le temps de les réécrire et de vous parler aussi d’Obia qui est une petite merveille.

Mais pour le moment c’est de son quatrième roman que j’aimerai vous parler, car c’est le chouchou de ma semaine.

Seules les bêtes, ne fait pas partie de la série guyanaise.

Non c’est ce que j’appellerai un polar rural. Un polar qui se passe dans un coin isolé de notre vaste province. Nous sommes ici sur un causse. Vaste et haut plateau calcaire du centre et du sud-ouest de la France, aride et creusé de profondes vallées, offrant de maigres pâturages à moutons. Sommes nous dans le Massif Central, Le causse noir; les causses de Larzac, de Rodez, du Quercy. Les étendues désertiques de la Champagne ou ailleurs, ça l’auteur ne nous le précise pas. Ce que l’on sait c’est qu’il y fait froid, que l’hiver est rude et que la neige recouvre le paysage.

Ici la vie est rude, les fermes sont isolées, le paysans est taiseux. Et il y a aussi le vent, ce vent qu’ici on appelle « la Tourmente »

Et c’est justement à travers ces hommes et ces femmes, ces caussenards que nous allons découvrir et vivre cette histoire. Ce roman choral va leur rendre la parole. Chacun va y dévoiler sa propre vérité. Chacun de son point de vue nous dressera un portrait de la victime, chacun ayant des choses tues, des secrets enfouies, des confidences clandestines.

Oui ce roman reflète l’humanité dans toute sa splendeur. Avec ses petites mesquineries, ses recoins sournois, ses errances et ses tréfonds insaisissables, ses profondes et insoupçonnées ténèbres.

Seules les bêtes, peut-être ici ont une âme.

Et je ne vous parlerai pas de l’intrigue parfaitement mener qui vous mènera, elle aussi, sur des terres inattendues d’un autre continent.

Vous l’aurez compris Seules les bêtes n’est pas seulement un  roman noir. Seules les bêtes c’est aussi un roman psychologique, un roman social, mais aussi un roman bouleversant, amer voire grinçant mais poignant bref un roman profondément humain.

 

La veille de presque tout de Víctor del Arbol : le chouchou du week-end


 chouchous-du-week-end
vicLa veille de presque tout  de Víctor del Arbol. Traduit de l’espagnol par Claude Bleton. Paru le 4 janvier 2017 chez Actes Sud dans la collection Actes Noirs. 22€50 ; (306 p.) ; 24 x 15 cm
Présentation de l’éditeur :
Un policier désabusé, poursuivi par les rumeurs autant que par sa propre conscience, est appelé au chevet d’une femme grièvement blessée dans un hôpital de la Corogne. Alors qu’on remonte le temps pour tirer l’écheveau qui a emmêlé leurs vies, leurs histoires (tragiques et sublimes) se percutent de plein fouet en une sorte de road movie sur une côte galicienne âpre et sauvage.
vic1L’auteur : Victor del Árbol est né à Barcelone en 1968. Après des études d’histoire, il a travaillé dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne. Actes Sud a publié La Tristesse du Samouraï en 2012 et La Maison des chagrins en 2013. Son précédent roman, Toutes les vagues de l’océan, a été élu grand prix de Littérature policière, roman étranger, 2015.
Extrait :
Quand ils entrèrent dans la maison, la pluie redoublait. Dolores les reçut, enveloppée dans une aura d’ambiguïté qui caractérisait aussi cette maison. Il n’était pas facile de savoir si cette femme était triste ou simplement lasse, si elle avait fumé ou si elle feignait de flotter dans sa bulle de musique, de lumières tamisées et de livres. Dans la cheminée, une bûche se consumait lentement, brûlant par intermittence, tels les battements d’un cœur en bois.
— La cheminée en juin ? s’étonna le vieil homme.
Elle haussa les épaules.
— Je ne l’ai pas allumée parce que j’avais froid.
Au milieu des braises, une demi-douzaine de mégots et un paquet de cigarettes froissé, et quelques pages que Dolores avait arrachées à un volume de La Montagne magique.
— Aujourd’hui, ces malades et ce sanatorium me sortent par les yeux ! dit-elle quand le vieillard, haussant un sourcil, lui demanda sans le formuler quelles étaient ces pages jetées au feu.
Elle avait une bonne réserve de classiques à brûler en fonction de ses états d’âme. Elle ouvrit une bouteille de blanc d’albariño et remplit deux verres. Daniel alla fureter dans la bibliothèque. Le vieil homme regarda son petit-fils du coin de l’œil, se tourna vers Dolores et leva son verre à mi-hauteur. Ils trinquèrent en silence, avec la pluie en bruit de fond.

Résumé et  petit avis :

L’inspecteur Ibarra a été transféré depuis trois ans dans un commissariat de sa Galice natale après avoir brillamment résolu l’affaire de la petite disparue de Málaga. Le 20 août 2010, 0 h 15, il est appelé par l’hôpital de La Corogne au chevet d’une femme grièvement blessée. Elle ne veut parler qu’à lui. Dans un sombre compte à rebours, le récit des événements qui l’ont conduite à ce triste état fait écho à l’urgence, au pressentiment qu’il pourrait être encore temps d’éviter un autre drame.

À mesure que l’auteur tire l’écheveau emmêlé de ces deux vies, leurs histoires – tragiques et sublimes – se percutent de plein fouet sur une côte galicienne âpre et sauvage.

Une fillette fantasque qui se rêvait oiseau marin survolant les récifs, un garçon craintif qui, pour n’avoir su la suivre, vit au rythme de sa voix, un vieux chapelier argentin qui attend patiemment l’heure du châtiment, un vétéran des Malouines amateur de narcisses blancs…

Aucun personnage n’est ici secondaire et l’affliction du passé ne saurait réduire quiconque au désespoir. Chacun est convaincu que le bonheur reste à venir, ou tente pour le moins de s’inventer des raisons de vivre. C’est ainsi que, dans ce saisissant roman choral, l’auteur parvient à nimber de beauté l’abjection des actes, et de poésie la noirceur des âmes.

Une nouvelle fois le prose de Victor del Arbol a su me séduire.
Son dernier roman, « La veille de presque tout » est une pure merveille.
Je devrais dire est encore une pépite dont seul Victor à le secret.
La puissance de ses mots, sa poésie, le finesse de ses personnages, tout me va chez cet auteur.
Ce monsieur est un grand du noir. Et si vous ne le connaissez pas encore alors vous aurez la chance de découvrir un univers extraordinaire, celui que seule la littérature sait en offrir.

Victor del Arbol est un auteur hors norme. Sa plume est sans nul autre pareil. Il nous enchante à chacun de ses romans. Ils nous entraîne dans un tourbillons de sentiments que nous ne pouvons plus contrôler. Il nous envoûte . Et son lyrisme déchirant nous étreint l’âme.

Victor del Arbol est un ensorceleur.

Et en quatre romans seulement il construit déjà une oeuvre.

Et quelle oeuvre !

Noël c’est dans quatre jours , offrez des polars.


Noël c’est dans à peine quatre jours , offrez des polars.

La fin d’année arrive à grands pas, et avec elle les fêtes qui y sont liées.

Et qui dit fêtes de fin d’année dit petit cadeau.

Si comme moi vous n’avez pas encore fait vos cadeaux, je vais vous simplifier la vie.  😉

Aussi, pour l’occasion, je me permet de vous conseiller quelques livre à offrir.

Seize exactement.

Treize polars en tous genres.

Du thriller, du noir, du roman psychologique, de l’historique, du roman policier, Du roman initiatique, du thriller écologique…

Et puis, trois romans qui m’ont eux aussi marqué cette année même s’il me s’apparente pas totalement à notre genre de prédilection préférées.

Seize roman pour clore cette année 2016

 

Ma petite sélection 2016

 

Les polars

     noelGustawsson, Johana /Block 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells

Bragelonne et Milady Thriller

Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald. Premier roman.

Johana Gustawsson nous offre un roman choral très ambitieux. Il fallait oser mélanger le thème rebattu du tueur en série et celui des camps de concentration nazis. Notre auteur maîtrise parfaitement cette double intrigue. C’est avec justesse qu’elle nous maintient entre tension et émotion. De plus, elle nous propose une galerie de personnages hauts en couleur. Je retiendrai surtout son duo d’enquêtrices qu’il me tarde de retrouver. Ce polar est une pure réussite.

Mon petit avis sur Block 46 de Johana Gustawsson

 noelPhilippon, Benoît / Cabossé

Gallimard ; Série noire

Les pérégrinations de Raymond, surnommé Roy, un homme de 42 ans au visage ingrat et malmené par la vie, entre ses expériences de boxeur et d’homme de main. Quand il trouve l’amour en la personne de Guillemette, il croise aussi Xavier, son ex-fiancé. La rencontre entre les deux hommes tourne au drame et entraîne les amoureux dans une cavale riche en rebondissements. Premier roman.

Cabossé nous entraîne pour une cavale où la sensualité se mêle à l’aventure, servie par une écriture concise, très « parlée ». Des personnages à fleur de peau et émouvants auxquels on s’attache vite, qui nous font passer du rire aux larmes et ça fait du bien.

Mon billet sur Cabossé

noelSéverac, Benoît / Le chien arabe

la Manufacture de livres, Roman noir

Sergine Ollard est vétérinaire à une clinique des Izards, à Toulouse. Un jour, Samia, une adolescente, lui demande d’examiner un chien que son frère Nourredine Ben Arfa a caché dans une cave d’immeuble. Le docteur découvre que l’animal a le ventre rempli de drogue. La clinique est braquée par deux frères islamistes radicaux qui ont décidé de prendre le pouvoir sur le quartier.

Benoît Séverac décide d’implanter son roman au cœur d’un quartier sensible au nord de Toulouse – Les Izards. Un quartier de mecs qui en ont !  Un monde de caïds, et de barbus.  Ce polar noir est une photographie, une radiographie sociologique d’une cité. Mais ,ici, l’auteur prend le parti de mettre les personnages féminins au coeur de son roman. Ici, toutes se battent pour leurs idées. Elles se révoltent contre ce monde masculin. Elles avancent quoi qu’il arrive. C’est sensible et vivant à la fois.

noelEstrada, Christophe / Hilarion : L’araignée d’Apollon

Actes Sud, Actes noirs

Février 1777. Le chevalier Hilarion quitte la Provence pour s’installer au château de Versailles. Il est chargé par le roi Louis XVI  de retrouver la correspondance dérobée à la reine et dont les lettres permettent d’alimenter des libelles injurieux. Mais le principal suspect est retrouvé mort suicidé tout près des appartements du roi, jetant le doute et la peur au sein des dignitaires.

Après l’énigme des fontaines mortes, l’auteur nous entraîne dans les coulisses de Versailles, où le roi observe les jeux de pouvoir… Politique, pouvoir et alliances secrètes font la trame de ce roman historique. Un subtil et réussi mélange de roman policier et de la grande histoire.

sepCavalier, Philippe / Hobboes

Anne Carrière ; Thriller

Dans une Amérique en crise, des individus marginalisés, les hobboes, croient en un homme providentiel qui pourrait changer leur destin. Raphaël Barnes, un professeur d’université élitiste et rationnel, se trouve plongé malgré lui au coeur des prophéties qu’il dédaigne, dans un pays en proie au chaos.

Philippe Cavalier nous propose un conte dystopique. Une contre utopie qui sonne le glas de notre civilisation qui érige comme idéologie l’ultralibéralisme. Une aventure qui a pour toile de fond Armagedon. Un récit pré-apocalyptique entre réalité et
fiction, un conte, une fable, une sorte de mise en garde, un livre prophétique dans un futur proche qui pourrait vite devenir le nôtre. L’auteur se pose en observateur, il scrute notre société, la dissèque, la dévoile telle qu’elle pourrait-être. A peine il la déforme pour nous la montrer monstrueuse. Il la dévoie pour nous forcer à repenser notre monde dans sa globalité. Hobboe est le livre des maux de notre société occidentale. Une critique sociale. Mais Hobboe est un livre qui fait du bien.

Mon abcédaire sur Hobboe

 cdc Monget, Yannick / Résilience : thriller

La Martinière

A Paris, en Chine, de curieux incidents se produisent à proximité de réacteurs nucléaires. Un virus informatique semble avoir réussi à prendre le contrôle de nombreuses centrales. Les services du renseignement français se mettent en alerte pour déjouer la plus grande menace jamais affrontée.

Résilience de Yannick Monget, un roman exceptionnel dont personne ne ressortira indemne… Les connaisseurs du nucléaire seront confortés dans leurs idées et les profanes se poseront de nombreuses questions… Une écriture fluide, aux chapitres cours terminant sans cesse par des rebondissements, l’art d’orienter le lecteur vers une fin qui parait évidente et qui pourtant… Un fantastique roman d’anticipation à lire impérativement !  Un livre indispensable d’utilité publique.

Notre petite chronique de Résilience

noelMehdi, Cloé / Rien ne se perd

Jigal Polar

Saïd avait 15 ans quand un banal contrôle policier lui a coûté la vie. Mattia, 11 ans, ne le connaissait pas mais se sent pourtant en empathie avec lui face à la violence de la société et la défection de sa famille (père disparu, mère absente, frère indifférent, etc.).

Cloé Mehdi est la révélation de l’année. C’est sans contexte la plume la plus acerbe du moment. Cette jeune femme est bien de son temps. Elle ressent les choses et nous les expose  avec sensibilité. Elle a ce pouvoir de convoquer avec ses mots simples, les plus extrêmes de nos sentiments. Elle nous ouvre les yeux et nous confronte à la noirceur crasse de notre monde. Elle est notre conscience face à l’injustice. Nous obligeons à retrouver un peu de notre humanité et à percevoir une lueur d’espoir dans ce  magnifique roman noir . 

Mon petit avis sur Rien ne se perd

noelMinville, Benoît / Rural noir

Gallimard ; Série noire

Dans la campagne nivernaise, le clan formé par Romain, son frère Christophe, Vlad et Julie, est bouleversé par l’arrivée de Cédric, un adolescent rebelle, puis par l’agression de la seule fille de la bande. Dix ans plus tard, à la mort de ses parents, Romain revient dans le village et découvre les différents chemins pris par ses amis. Le gang se reforme quand Vlad est retrouvé presque mort.

L’auteur nous propose un beau polar rural. Un genre qui a le vent en poupe actuellement. Mais… Le livre de Benoit Minville a ce quelque chose de profondément humain et universel qui ne peut que vous parler. Et je pense réellement que, même si vous êtes un vrai urbain, vous serez vous aussi touché par ces mots simples.

Mon ressent sur Rural Noir

noelNg, Celeste / Tout ce qu’on ne s’est jamais dit

Sonatine éditions

Lydia Lee, 16 ans, est l’espoir de ses parents. Marylin, sa mère, espère la voir faire les études de médecine qu’elle n’a pas pu réaliser, tandis que son père, James, un professeur d’université d’origine chinoise, veut la voir s’intégrer. Lorsque le corps de l’adolescente est retrouvé au fond d’un lac, la famille en apparence soudée fait face à des secrets enfouis. Prix Relay 2016. Premier roman.

Un roman noir subtil, très maîtrisé et superbement écrit, autour des relations familiales, de leur histoire complexe et des conséquences qu’elles peuvent avoir. Des portraits psychologiques très fouillés, un suspense qui rend ce livre très addictif. Il a fallu six ans à Celeste Ng pour aboutir à ce récit. J’espère ne pas devoir attendre six ans de plus, j’ai trop hâte de lire son prochain roman !

noelWalker, Wendy / Tout n’est pas perdu

Sonatine éditions

Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville de Fairview. Il reçoit en consultation Jenny Kramer, 15 ans, une jeune fille qui a gardé, malgré un traitement post-traumatique, les séquelles émotionnelles d’une agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt.

Tout n’est pas perdu  est un thriller qui vous plonge dans les abîmes psychiques. Une descente aux enfers dont on ne ressort pas indemne. Un roman perturbant et suffocant qui  analyse les anfractuosités de la psychologie humaine. Une histoire servit par une intrigues tortueuse parfaitement orchestrée et admirable de maîtrise.

 

 

 

lvLa toile aux alouettes
Volume 1, L’inclus

Vernet, Lou

Border Line

Ce roman noir met en scène une galerie de personnages qui semblent appartenir à des mondes différents, de la mère névrosée au « no life » féru d’informatique, en passant par deux enquêteurs louches et un voisin insupportable, et qu’un sombre incident amène à se rencontrer

Pour sa première incursion dans le monde du polar, Lou Vernet a parfaitement réussi son entrée. Dans ce premier polar tout y est !  Tour à tour Roman psychologique, roman noir et policier, thriller implacable, La toile au alouette est une magnifique découverte. L’auteur distille même ici et là à travers son entrelacs de mots, quelques brins d’humour, un poil astringent.

Mon billet sur La toile aux alouettes

 

dmOn se souvient du nom des assassins : thriller

Maisons, Dominique

La Martinière

Max Rochefort, auteur d’un feuilleton à succès dans un quotidien, est flanqué d’un assistant qui l’admire, Giovanni Riva. Ils seront tous deux mêlés à une sombre enquête suite au meurtre d’un cardinal et constitueront, au fil de leurs pérégrinations, une ligue de gentlemen extraordinaires.

Ce polar est écrit à la façon des romans feuilletons de l’époque. Dominique Maisons c’est appliqué à faire revivre la langue des feuilletonistes tout en gardant un rythme très actuel. Et avec l’histoire qu’il nous propose, nous allons  vivre la plus exaltante des aventures.

Alors vous n’avez plus qu’à noter le titre de ce roman car croyez moi, toujours On se souvient du nom des assassin

 Mon avis sur On se souvient du nom des assassins

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Lux / Mayeras, Maud

Anne Carrière

Vingt ans après des vacances à Ceduna, Antoine Harelde y retourne. Il n’a rien oublié, ni pardonné de ces trois mois si particuliers. La justice résonne de manière apocalyptique.

Il y a quelque de brut, de sauvage, d’instinctif dans l’écriture de Maud. Quelques chose qui parle à notre part animale. Quelque chose qui nous bouscule, qui nous chavire.  Elle propose une prose unique bien qu’elle conçoive des histoires noires. On vit les choses différemment à travers ses mots. On perçoit les choses différemment. En fait, on ressent plus les choses qu’on ne les intellectualise dans les livres de Maud.  A travers ses mots, on perçoit les couleurs, on discerne les odeurs, on éprouve les failles. Et justement  c’est à travers ces failles que passe la lumière.

Ma chronique sur Lux

Les autres

bpAlexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant/ Prou, Bernard

Le Livre de poche

La vie inventée du fils caché que Maupassant aurait eu à la fin de sa vie avec la peintre Lioubov Adréievna Vassilkova. Les aventures d’Alexis le conduisent dans la Russie révolutionnaire, où il fait partie de l’entourage de Staline, puis au goulag, où il est initié à la franc-maçonnerie, et enfin en France où il s’engage dans la Résistance.

Bernard Prou nous fait traverser la fin du XIXe et le début du XXe siècle.  Il nous plonge dans l’histoire de l’Europe avant l’Europe. 

Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant c’est un hymne à la vie, à l’amitié, à l’engagement. C’est un plaidoyer qui prône quelques valeurs humanistes, fraternelles pour ne pas dire universelles.

Ma petite chronique sur Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant

 

 

 

marcus4265Le garçon / Malte, Marcus

Zulma

Le garçon n’a pas de nom et ne parle pas. Être quasi sauvage, il ne connaît du monde que sa mère et leur cabane. En 1908, il découvre les habitants d’un hameau, Brabek et Emma, puis la guerre, paroxysme de la folie des hommes. Ce roman esquisse l’itinéraire d’une âme neuve, qui s’éveille à la conscience et vivra des expériences tantôt tragiques, tantôt cocasses. Prix Femina 2016.

Depuis 20 ans Marcus Malte nous offre des petits bijoux. Avec Le garçon , L’auteur une offre le chef d’oeuvre que l’on attendait, que l’on présentait. Un livre qui va longtemps me rester en mémoire.

 

 

Mon ressenti sur Le garçon

 

 

97822263240540-3342862Brève histoire de sept meurtres / James, Marlon

Albin Michel

Partant des événements et des personnages entourant la tentative d’assassinat de Bob Marley, chanteur reggae pacifiste, en décembre 1970, cette fresque épique dépeint les sombres pouvoirs qui régissent la société, en Jamaïque comme aux Etats-Unis. Man Booker Prize 2015.

S’affirmant ici comme le fils spirituel de Toni Morrison et de James Ellroy, Marlon James signe un livre hors norme, tour à tour sombre, drôle, cru, et toujours passionnant, signe d’une rare ambition littéraire et d’un talent prodigieux.

Ce premier roman, traduit en France, de Marlon James est une sacré découverte. Et il est certain que je n’en resterais pas là avec cet auteur !

Mon petit billet sur Brève histoire de sept meurtres

Il reste la poussière de Sandrine Collette


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 SCLe livre : Il reste la poussière de Sandrine Collette. Paru le 25 janvier 2016 chez Denoël dans la collection Sueurs Froides. 19,90 EUR  ; (301 p.) ; 23 x 16 cm.

4e de couv : 

Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.

Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l’a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.

Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ?

 

Depuis son premier roman, Des noeuds d’acier, Grand Prix de littérature policière, Sandrine Collette «confirme avec éclat qu’elle a tout d’une romancière accomplie». (François Busnel, L’Express.)

SC&&L’auteur : Sandrine Collette est née en 1970. Avant d’être l’auteur que l’on connais aujourd’hui, elle a été responsable des relations avec les entreprises à Paris 10, enseignante en formation continue d’ingénieurs et de cadres, elle collabore avec le cabinet Interface. Depuis la sortie de son premier roman, Des noeuds d’acier, elle se consacre pleinement à l’écriture…Et à ses chevaux et la restauration de sa vieille maison.

Pour lire le début c’est ICI

La Chronique de Catherine

Patagonie argentine. Une Estancia misérable dans la steppe. Une famille : la mère et ses quatre fils, qui se haïssent. Le père a disparu. Le petit dernier, Rafael, est persécuté par ses frères et ne trouve de réconfort qu’auprès de son chien et de son cheval.

Une vie aussi aride que la steppe, entre travail, humiliations quotidiennes et violence. Une vie qui va basculer le jour où le petit va revenir avec une sacoche qui va bouleverser cet équilibre instable.

On retrouve avec plaisir Sandrine Collette et son écriture sèche, précise, sans pathos, dans ce huis-clos étouffant au milieu des grands espaces qu’on parcourt sur les criollos des personnages.

Le jeune Rafael est au centre de ce roman choral, seul éclair d’humanité dont on se demande s’il sortira vivant de cet enfer.

Ce quatrième roman âpre confirme le grand talent de Sandrine Collette qui est devenue une auteure incontournable, à tel point que la bibliothécaire que je suis achète ses livres dès leur parution !

Présentation de notre chroniqueuse par elle même :
Catimini&Bonjour, je m’appelle Catherine et je suis une « jeune » bibliothécaire puisque je me suis reconvertie dans ce beau métier à l’âge de 45 ans. C’est ainsi que j’ai rencontré Geneviève et le Collectif Polar, dans lequel je suis arrivée un peu par hasard, parce que j’aimais bien les romans policiers, avec une prédilection pour les dames du crime que sont Patricia Highsmith, Ruth Rendell et Elizabeth George, mais je lisais – et lis toujours – bien d’autres choses, de la science-fiction au classique en passant par les auteurs contemporains. A mes heures perdues je suis également blogueuse, publiant nouvelles, poésie et haïkus.
Geneviève m’a tout appris du travail de veilleur et m’a fait découvrir plein d’auteurs, de premiers romans, avec une énergie et une passion communicatives. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai répondu à son appel pour rédiger des chroniques sur ce blog, une façon de toujours faire partie du collectif polar à titre personnel et amical.

Retrouver les mots de Catherine sur son excellent blog : Catimini Plume

La vérité sur Frankie de Tina Uebel


9782081277977,0-1505913 9782290078662,0-1849600Le livre : La vérité sur Frankie de Tina Uebel.  Traduit de l’allemand par Stéphanie Lux. Paru le 23 janvier 2013 chez Ombres Noires. 19,00 € ; (376 p.) ; 21 x 14 cm
Paru en poche chez J’ai lu le 22 janvier 2014. 7,60 €   ;(379 p.) ; 18 x 11 cm
 
La vérité sur Frankie de Tina Uebel est arrivée dans ma boite à lettre en janvier 2013. On peut dire que j’ai eu de la chance de recevoir en cadeau ce titre. D’ailleurs j’en profite pour remercie ici à la fois les éditions Ombres Noires et l’association des amis de la littérature policière 813.
Ce roman d’une auteure allemande s’inspire d’un fait divers réel .Robert Freegard un anglais  réussi à se faire passer pour un agent du MI-5 pourchassé par l’IRA . Il réussi à convaincre quelques uns de ses compatriotes du bien fondé de sa mission et ainsi il les tient sous sa coupe. De plus il leur a extorqué l‘équivalent de presqu’un million et demi d’euros.

Communiqué de presse de l’éditeur :

Comment un homme peut-il entraîner trois jeunes gens à vivre dans la clandestinité pendant près de dix ans? Inspiré par un fait divers réel, ce roman est une réflexion sur la perte des repères des individus sous influence.

Christoph, Judith et Emma sont étudiants. La vie s’offre à eux… jusqu’à ce que leur route croise celle du charismatique Frankie. Ensemble, ils passent un été de rêve. Un jour, Frankie confie à Christoph qu’il appartient aux services de l’anti-terrorisme. Il a besoin de son aide. Crédule, Christoph accepte une première mission. L’engrenage est en place. C’est bientôt au tour de Judith et d’Emma de se laisser convaincre et de s’imaginer traquées. Disparaître et faire aveuglément confiance à Frankie devient la seule solution. Commencent alors des années de cavale, mais aussi de sévices physiques et psychologiques.

Le véritable Frankie, qui s’est fait passer pour un agent du MI5 (Grande-Bretagne), a été condamné à la prison à perpétuité. La police pense que toutes ses victimes n’ont pas été retrouvées.

L’auteur :

Tina Uebel est née en 1969 en Allemagne.

Ecrivain et journaliste indépendante, elle organise également des manifestations littéraires et parcourt le monde. Elle est l’auteur de plusieurs romans et recueil de nouvelles.

Extrait :
CHRISTOPH I / enregistrement original 32′ 46″
Vous devez vous dire que je suis un imbécile. C’est ce que je me dis moi-même quand je m’entends aujourd’hui. C’est difficile à expliquer, mais à l’époque, dans le contexte, ça m’a semblé plausible. Ça nous a semblé plausible à tous les trois. N’oubliez pas que je n’étais pas seul. Je crois que seul, j’aurais peut-être eu des doutes plus tôt. Ça ne veut pas dire que je n’en ai jamais eu, ça m’arrivait, mais il y avait les autres, et puis il y avait Frankie. Ça aussi, c’est peut-être difficile à imaginer quand vous voyez les photos du procès, on a du mal à voir comment il était, comment il est en réalité, peut-être que vous le trouvez ridicule, sûrement même, je comprends, ça me fait la même chose, maintenant, j’ai du mal à y croire moi-même. Que c’était moi, là, pendant toutes ces années.

Mon Avis

Livre choral à 3 voix et 4 personnages où une journaliste recueille les témoignages divergents de trois étudiants allemands qui pendant 10 ans ont vécu dans la clandestinité sous la coupe de Frankie, manipulateur se faisant passer pour un agent anti-terroriste. Chacun des 3 protagonistes relatant va propre vérité, son point de vue personnel. Chacun n’ayant vécu qu’une partie de l’intégralité de l’histoire. Alors oui, tous se contredisent, chacun à sa propre vérité sur Frankie.

 

Dés le commencement de ce livre, je me suis dis mais comment ces jeunes gens intelligents ont-il pu être aussi crédules ? Encore aujourd’hui je me pause cette question et je vais même plus loin : est ce qu’à leur place je me serais laissée avoir ?

Séduisants, sympathiques, parfois réservés, le manipulateur plaisent par leur côté charmeur et flatteur. Mais très vite, à leur contact, un malaise s’installe. Et leurs victimes entrent dans une spirale infernale de culpabilisation et de dévalorisation. Véritables dangers pour notre intégrité physique et mentale. Côtoyer l’un d’entre eux se révèle le plus souvent destructeur. Généralement difficiles à repérer, les manipulateurs, ou pervers narcissiques, sont des personnalités hautement toxiques.

En effet ces pervers narcissiques sont à la fois des experts en séduction, des comédiens nés, des personnes sans affect…et « Chacun de nous peut être victime d’un manipulateur » Moi aussi sans doute j’aurai pu tomber dans ses filets.

La voilà ma vérité sur Frankie.

Extrait :
«Je ne sais pas ce que vous voulez m’entendre dire. Que c’est un salaud ? Évidemment que c’est un salaud, un monstre, un fumier. Il m’a volé ma jeunesse, il a détruit ma vie, notre vie.»