Le top des lectures 2018 de Mamie Danièle


Le top des lectures 2018 de Mamie Danièle

 

Les 14 jubilations de Dany pour 2018 …

Notre cheffe avait demandé 10 coups de cœur, après âpre négociation j’ai obtenu 14 ????

… l’exercice est toujours aussi …

complexe

Ces auteur(e)s m’ont tous étonnée cette année.


1- Power de Michael Mention :

lu en juillet 2018

Comment fait donc cet auteur pour changer de style et d’univers à chacun de ses romans ?

L’action se déroule de 1965 à nos jours dans une Amérique raciste, les descendants d’esclaves décident de s’organiser pour sécuriser et pacifier les quartiers ghettoïsés. Au début, démarche expérimentale, la réaction pacifiste aux extrémismes doit s’organiser quand le phénomène s’amplifie et devient un fait de société. 
Le contexte historique est illustré au travers des assassinats qui ont marqué cette période à commencer par 
Malcolm X, puis les frères Kennedy, le pasteur King et tous les autres ainsi que les événements de cette deuxième moitié du XXème siècle. Grâce à cette fresque si bien dépeinte, tout s’éclaire et notamment les origines du Black Panther Party, la lutte pour l’égalité des droits et contre les violences faites aux femmes, au travers de personnages follement attachants ou franchement antipathiques, tous désespérés. Un regard incisif, un récit hyper documenté, une immersion au coeur de la contestation de cette société qui aurait pu réaliser le rêve de fraternité mais qui a mené notre humanité mesquine à ce qu’elle est malheureusement encore aujourd’hui.

Après l’écologie (bienvenue à Cottons Warwick), la grande criminalité (la voix secrète), les journalistes véreux(le carnaval des hyènes), ce dernier roman choral étonne et captive avec une grande maîtrise du sujet … Où donc va-t-il nous emmener la prochaine fois ?
Power … mon coup de coeur 2018 !

2 – Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto :

lu en septembre 2018

Que d’émotions en refermant ce livre, véritable parcours initiatique et métaphorique. Thomas est dans le coma et il a perdu ses souvenirs.

Au moment de l’accident, on peut dire que c’est un vrai « connard » ! le jeune garçon qu’il a été, va le guider, comme Virgile dans la Divine Comédie dans un espace parallèle : le supplément d’âme, … de l’autre côté. L’histoire pourrait être celle d’un triangle amoureux classique, celle d’un ambitieux qui fait passer sa carrière avant sa famille. C’est bien plus que ça, c’est celle des choix de la vie. Quand donc Thomas a-t-il rompu avec ses rêves, quand donc a-t-il trahit TK ? Sa quête de vérité, il va la faire pendant son coma, aux portes d’une mort annoncée et ainsi découvrir les malversations de ses collaborateurs, jusqu’au dénouement final, révélation inattendue et violente. La narration de Thomas rend le lecteur complice. 

Inclassable roman à suspense, très fort et dérangeant, c’est le premier que je lis de Matthieu Biasotto. Sa sensibilité à fleur de peau, son style affuté et surréaliste à la fois m’ont fait penser aux Thanatonautes de Bernard Werber.

3 – Enfermé.e de Jacques Saussey :

lu en octobre 2018

On sait quand on suit Jacques Saussey, qu’il n’est jamais aussi déroutant que dans ses one-shots … Après le loup peint et le pied de nez à notre conscience écologique, c’est notre plus profonde intimité qu’il ébranle avec enfermé(e).

Deux temporalités se mettent au service de la démonstration. La première au passé nous fait revivre l’histoire de Virginie, prisonnière d’un corps qui ne convient pas à ses émotions, son parcours et son coming out….. la seconde au présent se consacre à l’intrigue de nos jours …
Mais ça ne s’arrête pas là … trop simple pour Jacques Saussey. C’est plus généralement de la domination des faibles par les pervers, les toxiques, ceux qui ne peuvent accepter la différence mais aussi de la fin de vie et du traitement réservé à ceux qui ont eu un passé et qui sont en train de perdre leur identité « au bénéfice » de l’âge qu’il parle ici. Mais ne sommes-nous pas tous complices de détourner le regard de ce que nous ne voulons pas voir …
On a déjà beaucoup écrit sur ce thriller et c’est tout à fait légitime pour ce roman noir bien foncé, ces 373 pages d’une densité rare et hyper documentées.

Des « artifices » de rédaction rendent ce récit encore plus dérangeant : pas de noms propres pour ceux qui sont en perte d’humanité, seuls les personnages ayant abouti dans leur parcours trouvent un nom. 


Plus déglinguant que Meurtre pour rédemption de Karine Giébel auquel on pense immanquablement lors de la description du parcours carcéral, c’est une vision optimiste néanmoins pour ceux et celles qui viennent à bout de tous les obstacles posés par notre société bien (trop) pensante.

4 – Crotales de Jean-Luc Bizien :

lu en janvier 2018

D’abord il y a les Daltons … pas vraiment racistes mais accros à la violence gratuite, juste pour l’adrénaline, alors pourquoi pas contre les latinos aux prises avec leur cerveau reptilien ?
Puis il y a les narcos et leurs clans, leurs trafics, l’exploitation de la pauvreté des villageois qui habitent le long de la frontière métallique entre les US et le Mexique et la domination en en faisant leurs mules et leurs esclaves.
Vient ensuite la CIA, toujours prête à se fourvoyer dans des plans douteux pour atteindre ce qu’elle présente comme des objectifs glorieux.
Et puis, et puis … il y a Païk Dong-Soo, plus mal en point que jamais mais encore plus attachant aussi.

 

Le talent de l’auteur qui vous entraine dans l’exotisme mexicain, avec toute la cruauté primaire, à l’approche l’élection présidentielle à laquelle se présente un certain Donald Trump. Une intrigue forte, sans doute encore en-deçà de la réalité. Une narration sur plusieurs plans qui se rejoignent on s’en doute, bien habilement. Quatrième volet de la vie de l’agent très spécial Coréen, laissé presque mort à la fin du « berceau des ténèbres », à la hauteur de ce qui ne devait être qu’une trilogie, pour notre plus grand plaisir de lecteur.

5 – Fantazmë de Niko Tackian :

lu en janvier 2018

C’est le deuxième roman de cette série commencée avec « Toxique ». On y retrouve le groupe d’enquêteurs du 36 en tout début de l’année 2017. La mafia albanaise qui a main mise sur la drogue, l’esclavage sexuel et autres trafics à Paris et dans la banlieue, voit un certain nombre de ses « soldats » disparaître avec une violence maximale.

Qui est donc ce justicier ? Ce Fantazsmë, ce spectre. Tomar rompu aux situations extrêmes et aux débordements aurait-il trouvé son maître ?

Scénarisé avec efficacité, une intrigue en premier plan interpelle le lecteur sur sa peur de voir la réalité qui l’entoure, l’indifférence généralisée comme maladie du siècle et en arrière plan, une interrogation plus intime qui concerne Tomar et ses débordements.

Mal en point ce héro fatigué va-t-il se nettoyer le cerveau avec l’aide d’un ami médecin et d’un psychiatre, aura-t-il confiance au point de se livrer ? Son éducation et sa culture font-elles suffisamment obstacles à sa violence pour qu’il puisse rester le flic champion de la criminelle ?

Enfin une construction originale qui dévoile l’identité du justicier vers le milieu de l’intrigue … une vraie claque !

Notons dans la galerie de personnages que nous offre Niko Tackian, celui de Ara, la mère de Tomar, ancienne peshmerga, humaniste et généreuse, toujours prompte à rappeler à son fils les fondamentaux de son éducation.

L’auteur nous avait promis un vrai méchant sans circonstances atténuantes : c’est vrai, je l’ai rencontré ! Flippant !

6 – Apocryphe de René Manzor :

lu en octobre 2018

Inclassable ce thriller historique. Pour la mécréante que je suis c’est comme si j’avais entendu parler des deux premières saisons d’un série et que je découvrais la troisième aujourd’hui . Un péplum très contemporain par son ton et les thèmes traités : ne pas rater !

Jérusalem, an 30. Un petit garçon de 7 ans reste sur le Golgotha, les yeux rivés sur l’homme cloué sur la croix centrale. Il est le fils de Yeshua. Plus tard, le jeune David de Nazareth, qui a grandi dans le désert de Judée auprès de sa mère, Mariamné, est lassé de vivre caché. Sa révolte intérieure le pousse à s’enfuir afin de rejoindre Jérusalem.

 

 

 

 

7- Salut ô toi mon frère de Marin Ledun :

lu en mai 2018

Huit ans après « la guerre des vanités », l’auteur retourne dans sa région natale … même mentalité étriquée, mêmes a priori, … mêmes embouteillages.

Mais le ton adopté pour ce dernier roman est tout autre que celui auquel Marin Ledun nous a habitués avec les sujets basques et landais. On sent qu’il a pris beaucoup de plaisir à créer cette nouvelle tribu, héritière de mai 68 et du flower power.

Adélaïde, la cheffe de meute, après avoir fait trois enfants a décidé avec Charles son compagnon d’agrandir la famille en adoptant trois orphelins Colombiens. Gus le petit dernier de quinze ans est victime du délit de « sale gueule » et fait les frais d’une série de preuves trop évidentes. Heureusement qu’il y a Personne, oui c’est le nom de l’enquêteur ce qui est jubilatoire avec la syntaxe que cela induit …

Sa famille hors norme tellement sympathique dans ses excès, va faire bloc pour défendre Gus, face aux poncifs locaux.

Truffé de références littéraires, musicales, cinématographique, … ce petit bijou d’impertinence est un plaidoyer pour la tolérance et contre le racisme « ordinaire », le tout dans la bouche de la narratrice Rose, « perle féministe » !

Le virage dans le style de l’auteur n’est pas sans rappeler celui de Gilles Legardinier abandonnant lui aussi le thriller pour la « série des chats ».

L’intrigue est intéressante et présente tous les arguments pour une pause humoristique entre deux romans plus sanglants car ici, point de morts ni d’hémoglobine ou alors si peu … et rien que pour le plaisir !

8- Mourir encore … (et plein d’autres choses) de Nick Gardel :

lu en août 2018

Après deux trilogies et quatre « one shot » où les personnages se croisent pour notre plus grand plaisir et auxquels il faut ajouter un poulpe, c’est un recueil de nouvelles que nous propose cette fois cet alsacien d’adoption, jongleur de mots et addicte aux calembours.

Le fil rouge c’est le nôtre … le temps, le temps qui passe, qui apporte tracas ou sérénité. Et sa durée toute relative … et au-delà Nick Gardel nous livre une réflexion, toute personnelle sur le métier d’auteur.

Même si la nouvelle n’est pas le format que je préfère en général, c’est bien en lisant une nouvelle (un état d’esprit) qu’il avait publiée comme feuilleton dans FaceBook que j’ai fait connaissance avec cette plume caustique et hilarante. C’est une nouvelle version remaniée de 20 nouvelles, inédites pour la plupart, qu’il nous livre aujourd‘hui. Oui Nick Gardel sait aborder des sujets graves avec dérision et déraison … et c’est sans compter avec sa galerie de personnages cocasses et qui ressemblent terriblement à vos voisins ! Certes le temps est relatif et le temps de lire les nouvelles de Nick Gardel ne dure pas assez pour le plaisir qu’elles nous procurent.

Idéal pour une pause entre deux romans sérieux ou sanglants, un univers déjanté, des histoires saugrenues, des personnages fous, une certaine forme de philosophie et ce foutu style incomparable … tout y est, même le bonheur !

9 – Les voleurs de temps de Corinne Martel :

lu en mars 2018

Toujours aussi inclassable Corinne Martel avec ce deuxième roman. Alors que le lecteur se jette dans l’aventure aux côtés de Chloé et Valentin, qui doivent se marier samedi prochain, les rapports ambigus de la jeune femme et de sa sœur Manon déroutent à souhait.

Pour organiser la cérémonie, le couple fait appel à un organisateur de mariage et sa coéquipière couguar, deux personnages atypiques eux-aussi et, il se passera ce qui doit se passer … ou pas.

La narration véhicule une angoisse grandissante et interpelle chacun d’entre nous sur les limites que nous sommes prêts à franchir par amour et c’est en fait au cœur de la folie que nous plongeons … Poétique et fou, entre « l’écume des jours » de Boris Vian et « Régis » de James Osmont, addictif et savamment dosé.

Impossible d’en dire d’avantage sans spolier, mais sachez que Corinne Martel a superbement assuré et comblé les espoirs que l’on pouvait mettre en elle avec « et tu vis encore ». A noter la ponctuation du récit par de superbes illustrations qui confortent le lecteur dans ses errements … beau boulot !

10 –  Sa majesté des ombres de Ghislain Gilberti :

lu en juillet 2018

Un pavé au sens propre comme au sens figuré ! 739 pages, encore plus de grammes au bout du poignet mais un sacré thriller-polar-roman noir !
J’avais laissé le commissaire Sanchez à la fin du « bal des ardentes » et sur les conseils de l’auteur, je me suis mise en quête de la « majesté des ombres », premier tome d’une trilogie annoncée. C’est peu de dire que le suspense est au comble avec final, comme dans ses précédents romans, en apothéose. 
Plusieurs niveaux de lectures … l’orgueil d’un chefaillon qui met en péril ses troupes, une guerre des polices qui tourne au cataclysme, une justice qui a beaucoup de mal à mener sa mission, des mises au placard malvenues, des trafics de drogue sophistiqués, des techniques d’investigation psychologique qui font du profilage un art majeur, des infiltrations à hauts risques, et le tout au service d’une histoire plus crédible que nature, tant elle est documentée avec en prime, cette dose de sensibilité découverte avec l’inclassable « 
dynamique du chaos ». 
C’est vrai qu’on connaissait l’auteur expert en armes à feu, en stupéfiants et en profilage. Tous ses dons sont ici confirmés et pour la suite annoncée pour cette fin d’année 2018, les lecteurs peuvent légitimement se demander où donc Ghislain Gilberti va pouvoir nous propulser ?

 

11 – La prunelle de ses yeux d’Ingrid Desjours :

lu en avril 2018

On ne m’avait dit que du bien que cette auteure … je n’ai pas été déçue du premier roman que je lis d’elle ! Suspense angoissant, manipulations assorties d’usurpation d’identité …
L’action tire ses ressorts d’un drame qui s’est déroulé en 2003. Gabriel y a alors perdu son fils et la vue. Il a la détermination d’un père prêt à tout pour venger Victor, promis à une belle carrière, qu’un « rite initiatique » a brisé. Une espèce de road-movie où la politique s’abaisse au plus bas du populisme, va nous faire voyager aux côtés de Maya dont on ne sait si elle est ange ou démon … et le méchant et ses dominés ici habitent le XVIème arrondissement, un vrai méchant sans circonstances atténuantes ! Il faudra attendre le dénouement pour approcher la vérité extrêmement douloureuse. 
Le personnage de Nour est un petit rayon de soleil dans ce monde de brutes ! Les interludes scientifiques rythment ce récit et renforcent le malaise latent. C’est chacun des personnages qui nous pose la question : qu’aurais-tu fait à ma place ?

 

12 – Les encombrants de Jeanne Faivre d’Arcier :

lu en avril 2018

Des personnages cocasses, une intrigue originale mais au-delà de tout, une chronique sur Pigalle qui nous fait découvrir la faune implacable et équivoque qui peuple cette eau trouble et une approche très sociale de la prostitution et aussi une ode à la solidarité ….

C’est ainsi que se mêlent un faux médecin, un travesti, une ivrogne patente, un couple de danseurs, une apprentie peintre, des prostituées « Poulpe » ou « Rascasse », un couple de charognards, quelques flics et fliquettes qui cherchent leurs orientations sexuelles, quelques serveurs de bars louches et une flopée de chiens tous aussi barrés … Oui, une galerie de personnages tous plus barrés les uns que les autres, que ne renierait pas Nick Gardel … Un bébé abandonné dans une armoire destinée aux encombrants, puis une rixe, qui tourne mal et en fait un enjeu meurtrier !

Une jubilation à l’état pur, une découverte due au hasard d’une rencontre programmée dans un salon à venir …

Cette auteure, cataloguée souvent dans la catégorie jeunesse (5romans), fantastique ou épouvante a commis à ce jour 15 romans dont certains inspirés par son goût de l’orientalisme. Avec « les encombrants » elle signe son deuxième polar pour adultes.

13  – Les couleurs de l’incendie de Pierre Lemaître :

lu en mars 2018

Une suite de « au revoir là-haut » qui peut se lire sans avoir lu le premier opus.

Dans une ambiance pesante, nous suivons la descente sociale de Madeleine, fille de banquier et épouse d’un ancien militaire condamné à la prison ferme. Elle n’était pas destinée à succéder à son père et fait l’objet des malversations aux fins de s’accaparer sa fortune. Elle ne peut faire confiance à personne et ses alliances improbables feront des miracles.

A noter de bons personnages de second rang, au titre desquels je relève la fantastique « castafiore »

Pas un polar mais une intrigue réglée comme un mécanisme d’horlogerie, prenante tout au long de ces 540 pages sans aucune longueur superflue. Bien loin de la trilogie Verhoeven mais tout aussi riche et efficace.

14  – Sœurs de Bernard Minier :

lu en avril 2018

Heureusement l’auteur précise : le personnage d’ «  Erik Lang n’est pas inspiré de mes collègues auteurs de polars qui sont, pour la plupart, des gens fort sympathiques et accessibles ! » Heureusement … pour la plupart …

Ce roman se déroule sur deux époques, la première moitié sorte de préquel (antépisode) permet au lecteur de faire la connaissance de Servaz à ses débuts dans la police en 1992-1993 et la seconde moitié se passe de nos jours. Tout sépare les deux polices : celle de l’avant téléphone portable et celle des balbutiements de l’investigation assistée par l’ADN et les caméras de surveillance. Et les lecteurs en apprennent beaucoup sur le héros récurrent de Bernard Minier. Il était en bien meilleure forme en 93 et déjà bien affuté et aux dires de l’auteur, lui ressemblait physiquement …

La mort suspecte de son épouse va placer un auteur de polar au cœur de l’intrigue et raccrocher les faits actuels à ceux vieux de vingt-cinq ans, la toute première enquête de Servaz.

Au-delà de l’enquête bien ficelée, par son style efficace, Bernard Minier nous entraîne aussi sur une réflexion sur les relations entre les auteurs et leurs lecteurs, ambigües et exclusives parfois. De l’adoration à la soumission, de la manipulation à la vengeance extrême, le mensonge est partout.

Avec ce cinquième opus des aventures de Servaz nous retrouvons avec plaisir son équipe et nous approchons un peu plus l’intimité de Servaz. Un très bon cru que 2018 !

Et heureusement que certains n’ont rien sorti en 2018 …

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Il était une fois les 10 ans de TPS : Toulouse Polar du Sud.


TPS : Toulouse Polar du Sud, les 10 ans, une flingueuse devait forcément y être.

Il était une fois les 10 ans de TPS –

Du 12 au 14/10/2018

Une rencontre lors d’un déjeuner parisien (merci Geneviève) avec Sylvie Marquez et une promesse faite, m’ont fait revoir mon programme « salons 2018 » pour y intégrer TPS qui célébrait ses 10 ans.

Nous voici donc avec Lo Andre parties pour un weekend de découvertes et retrouvailles.

Je tiens à remercier TOUS les auteurs pour le temps qu’ils m’ont accordé.

Arrivées sur Toulouse le vendredi midi, nous avons passé la journée à découvrir la ville. En soirée, nous avons débuté notre weekend littéraire par une Master Class captivante : « les 10 commandements pour écrire un polar » animée par Pierre à la Librairie de la renaissance. – avec Pierre Lemaitre, à Librairie de la Renaissance.

Une salle comble et un auditoir captivé, auteurs présents inclus, n’est-ce pas Frank Klarczyk.

Pour moi juste incroyable d’être là, écoutant un de mes auteurs favoris, et pas que pour le polar.

Il nous a tenu en haleine avec brio et humour

Le lendemain journée chargée car le Rallye-enquête « the George Project » nous attendez – avec Sylvie Marquez

Et nous n’étions pas les seules

une foule nombreuse et impatiente prête à un découdre.

Nous avons participez avec Laurence (Lo) mais avec un handicap de taille : notre méconnaissance de la ville 

Elle nous a fait perdre un temps précieux et nous n’avons pas terminé le Rallye. Mais il nous a permis de découvrir des recoins de Toulouse qui nous auraient échappés

Puis le soir nous devions retrouver mon amie Yamina Mazzouz qui nous a présenté à Ida et Claude Mesplède.

Merci à eux pour cette soirée délicieuse, nos échanges et les découvertes littéraires comme humoristiques qu’elle m’a apporté. Je retrouverais avec plaisir cette équipe Toulousaine.

Le dimanche, dernier jour du salon.

Il était temps que je redevienne assidue. Mais ce séjour au soleil avait vraiment un gout de vacances. Arrivée sur le salon sans badge ni stylo (pardon patronne)

Mais il faisait beau. Très. Et même si nous avons loupé le rassemblement des motards nous les avons vu revenir de leur périple. Pas de photo. Ces échanges amicaux et informels entre eux font pour moi parti de leur sphère privée.

Et me voilà sur le pont. Enfin dans les allées…

Pour une rencontre, dans la vraie vie avec Celine Denjean. Lumineuse, un rire communicatif et deux romans à découvrir. Pour ma part j’espère que des éditions poches sont en projet … « La fille de Kali » : Toulouse : Éloïse Bouquet, de la Section de Recherches de la Gendarmerie, découvre Maurice Desbals, un ingénieur a priori sans histoire, dont le corps décapité a fait l’objet d’une macabre mise en scène : sur le mur, un swastika tracé avec le sang de la victime et, au pied du lit, un tas de piécettes et des pétales de fleurs faisant penser à une offrande. La tête du défunt, quant à elle, demeure introuvable…

J’ai retrouvé avec plaisir Michael vu plusieurs fois cette année, et Marin que je n’avais pas revu depuis 18 mois. Des auteurs aussi talentueux que disponibles. Si vous ne les avez pas encore lu, foncez ! L’un comme l’autre ont un univers très vaste où chaque lecteur trouvera son trésor.

Sophie Loubière était également présente. Toujours disponible avec ou sans « white coffee ». Je plaide coupable : 2 de ses romans sont en attente dans ma PAL

Rencontre avec Christian Grenier qui écrit pour les jeunes et les moins jeunes. Pour les jeuns, « Hervule chat policier  » : Lola est une championne de gym. Mais quelqu’un veut l’empêcher de participer au concours. Puisque les humains sont incapables de la protéger, Hercule le chat décide d’enquêter.

Retrouvailles avec un auteur que j’affectionne pour ses engagements autant que ses écrits. Puis il est l’une de mes 1ères rencontres lorsque j’ai commencé à hanter les allées des salons, en particulier mon 1er SMEP.

Rencontre, enfin pour de vrai, avec Maud Mayeras. Nous avons échangé sur ses romans. L’avantage c’est que Lo et moi n’avons pas lu les mêmes. Et sur une ville que nous avons en commun… Merci pour ton sourire. Là encore une écriture ciselée à découvrir.

Retrouvailles avec l’ami Frank Klarczyk, découvert en juin lors de SMEP.
Dont son roman « Mort point final » : Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !
L’angoisse, le drame, le suspense saisissent le lecteur là où il ne les attendait pas.

Avec son voisin Daniel Hernandez

Un univers interressant que celui de Daniel. Un de plus à découvrir. Son 16ème opus « La Dama » : Alors qu’il s’est rendu à l’enterrement de sa grand-mère, en Espagne dans la ville d’Elche, José Trapero, acteur récurrent dans la saga imaginée par Daniel Hernandez, est soupçonné d’être le complice d’un serial killer qui élimine d’anciens patrons de fabriques de chaussures en signant ses meurtres d’une dague marquée d’une gravure de La Dama d’Elche. Harcelé par un capitaine de la Guardia Civil au relent fran­quiste, sans son compère Jepe Llense, José Trapero devra mener une enquête à risque pour démasquer un assassin qui se cache derrière les pratiques vengeresses d’une secte dont l’origine remonte au temps de l’occupation maure ! Dans ce XVIème opus, Daniel Hernandez témoigne des dégâts causés par la mondialisation dans le tissu social de la ville espagnole d’Elche, célèbre pour sa palmeraie et sa Dama, et dont l’économie basée sur la fabrication de chaussures s’écroule sous la concurrence mondiale.

Retrouvailles également avec RJ. Toujours souriant. Toujours disponible, accompagné de sa délicieuse épouse

Puis j’ai également retrouvé mon rayon de soleil du sud, Amandyne. Ici très bien entourée. – avec Tim WillocksAmandyne Di Fauris et RJ Ellory

Heureuse de t’avoir revu, même brièvement

Et d’avoir fait la connaissance du phénomène Bruno Lamarque

Retrouvailles avec ma Blondinette qui avait un voisin plus dissipé qu’elle. Si, si

J’ai enfin lu ton 1er roman. J’ai aimé. La chronique arrive, lentement mais surement.
Puis il y a sa nouveauté « les fantômes du passé  » : Londres, 1893. Un notable respectable est tué sur le coup par l’explosion d’une calèche. L’affaire aurait dû revenir à l’inspecteur Henry Wilkes mais depuis sa dernière affaire, qui l’a brisé, il végète dans son appartement et sombre dans l’opium. Son ancien collègue vient pourtant le trouver pour l’aider à résoudre l’énigme. Il est secondé par Billy, le gamin des rues qu’il a pris sous son aile.

Avec Gaëlle Perrin Guillet

Une photo faite pour Collectif Polar avec Frank Klarczyk.  Et Ouf ayant retrouvé Mister Flingueuse, Jean-Paul Dos Santos Guerreiro, il m’a dépanné d’un badge

Rencontre en vrai avec Laurent.
Je vous parlerais juste ici de son roman « Là où vivent les loups » : Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d’un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante. Son purgatoire à lui c’est d’être flic à l’IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes. Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit. Monet n’a qu’une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé.
Quand on découvre dans un bois le cadavre d’un migrant tombé d’une falaise, tout le monde pense à un accident. Pas Monet. Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un enquêteur perspicace et pugnace. La victime était-elle un simple migrant? Qui avait intérêt à la faire disparaître? Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne? Monet va rester bien plus longtemps que prévu.

 – avec Laurent Guillaume

Laurent était un tantinet dissipé, mais de facto il était loin d’être le seul. Un auteur à découvrir.

Découverte de Michelle et e son roman « Boccanera » qui me tente beaucoup. J’espère une sortie poche …
Si l’on en croit le reste de l’Hexagone, à Nice il y a le soleil, la mer, des touristes, des vieux et des fachos. Mais pas que. Il y a aussi Ghjulia – Diou – Boccanera, quinqua sans enfant et avec colocataire, buveuse de café et insomniaque. Détective privée en Doc Martens. Un homme à la gueule d’ange lui demande d’enquêter sur la mort de son compagnon, avant d’être lui-même assassiné. Diou va sillonner la ville pour retrouver le coupable. Une ville en chantier où des drapeaux arc-en-ciel flottent fièrement alors que la solidarité envers les étrangers s’exerce en milieu hostile… Au milieu de ce western sudiste, Diou peut compter sur un voisin bricoleur, un shérif inspecteur du travail, et surtout une bonne dose d’inconscience face au danger.

 – avec Michèle Pedinielli.

 –

Découverte de Patrick Pécherot et son large univers, dont « Soleil Noir » : Dans une ville à l’abandon, quatre hommes, éternels perdants, préparent l’attaque d’un fourgon blindé. Il y a Félix, éreinté de la vie, Simon, le truand sur le retour, Brandon, le rappeur autiste, et Zamponi, l’artisan lessivé. Ils jouent leur dernière carte. Leur plan? Se fondre dans le décor. Ravaler au grand jour la maison d’un oncle défunt. Mais la poisse les poursuit.
La grève des convoyeurs les prend de vitesse. La presse s’en mêle, les curieux rappliquent, un restaurant déserté retrouve une jeunesse… Tandis que les braqueurs rongent leur frein, la ville renaît. Les fantômes du passé entrent dans la danse, apportant avec eux une mémoire oubliée : un amour fou, une mystérieuse disparition et le sort tragique des émigrants polonais, expulsés de France dans les années trente. Quand les fils du destin s’enchevêtrent, le bal des « pas-de-chance » est ouvert…

Retrouvailles avec Bernard Minier qui a gentiment pris la pause pour Collectif Polar. Geneviève Van Landuyt ton nom est magique et l’amitié des auteurs pour toi largement mérité.

Rencontre avec Marc, son univers intéressante. Au fait, si toujours pas finalisé, la bibliothèque Parmentier et Dame Geneviève Van Landuyt seraient ravi de t’avoir pour une rencontre.
« Mala Vida » : De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco, dans un pays à la mémoire courte. Au milieu de ce renversement, une série de meurtre est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Les victimes : un homme politique, un notaire, un médecin, un banquier et une religieuse. Rien se semble apparemment relier ces crimes … Sur fond de crise économique, mais aussi de retour à un certain ordre moral, un journaliste radio spécialisé en affaires criminelles, Diego Martin, tente de garder la tête hors de l’eau malgré la purge médiatique. Lorsqu’il s’intéresse au premier meurtre, il ne se doute pas que son enquête va le mener bien plus loins qu’un simple fait divers, au plus près d’un scandale national qui perdure depuis des années, celui dit des « bébés volés » de la dictature franquiste.

 – avec Marc Fernandez.

Sébastien Gendron, ces nombreux romans. Une belle rencontre-quasi une Révolution.

Le livre ,Kaplan : Un jeu machiavélique grandeur nature, par Sébastien Gendron, l’auteur de Road tripes et de Révolution (Albin Michel).
Une dictature et une république asphyxiée.
Un tueur professionnel envoyé en mission-suicide en terrain ennemi.
Un ado de quinze ans insoupçonnable, enrôlé comme espion.
Qui manipule qui ?

Pédro Garcia Rosado, auteur Portugais Une découverte. Et un roman qui me fait très envie

Yana Vagner, auteure Russe

à découvrir

le sujet est très interressant : La survie d’une femme, entre récit post-apocalyptique et thriller psychologique.

Anna vit avec son mari Sergueï et leur fils Micha dans une belle maison isolée près de Moscou. Un virus inconnu a commencé à décimer la population.

Dans Moscou en quarantaine, la plupart des habitants sont morts et les survivants – porteurs de la maladie ou pillards – risquent de déferler sur les alentours. Anna et les siens décident de s’enfuir vers le nord, pour atteindre un refuge de chasse sur un lac à la frontière finlandaise : Vongozero.

Selma Dabbagh, auteure Palestinienne. Un roman fascinant. Gaza dans la peau : Gaza est bombardée. Rashid est en train de regarder les obus tomber en fumant un joint quand il reçoit ­l’e-mail lui annonçant qu’il peut partir à Londres. Iman, sa s ur jumelle, ne supporte plus les atrocités et l’inaction qui les entourent, elle envisage de rejoindre un groupe de résistance islamique. Sabri, leur frère aîné, a perdu sa famille et ses deux jambes dans un attentat à la voiture piégée. Leur mère semble avoir un passé trouble. Leur père a fui pour s’établir dans un pays du Golfe.

Wojciech Chmielarz, ou lorsqu’un auteur Polonais a pitié de moi

La ferme aux poupées, sa nouveauté chez Agullo : « L’inspecteur Mortka, dit le Kub, a été envoyé à Krotowice, petite ville perdue dans les montagnes. Officiellement, il est là pour un échange de compétences avec la police locale. Officieusement, il y est pour se mettre au vert après une sale affaire. S’il pense être tranquille et avoir le temps de réfléchir à l’état de sa vie personnelle, il se trompe lourdement.Quand Marta, onze ans, disparaît, un pédophile est rapidement arrêté, qui reconnaît le viol et le meurtre de la petite.
Mais l’enquête est loin d’être terminée. »

 

NDLR : Non en effet   la journée du dimanche est loin d’être terminée pour notre Eppy, mais il vous faudra attendre quelques jours avant de connaître la fin du séjour toulousain de notre Flingueuse en Chef.

A très vite pour de nouvelles aventures.

Couleurs de l’incendie de Pierre Lemaître


Le livre : Couleurs de l’incendie de Pierre Lemaître. Paru le 3 janvier 2018 chez Albin Michel dans la collection Roman Français. 22.90 € (534 p.) ; 21 x 14 cm. (e-pub 15.99 €)

4ème de couverture :

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d’un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l’adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d’intelligence, d’énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui va ravager l’Europe.

Couleurs de l’incendie est le deuxième volet de la trilogie inaugurée avec Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013, où l’on retrouve l’extraordinaire talent de Pierre Lemaitre.

L’auteur : Né à Paris le 19 avril 1951, Pierre Lemaitre a beaucoup enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale.
Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Il a rendu hommage à ses maîtres (James Ellroy, William McIlvanney, Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau…) dans son premier roman, « Travail soigné », qui a obtenu le Prix Cognac en 2006.
« Alex », prix des lecteurs du livre de poche, deuxième volet de la trilogie Verhoenen renoue avec le style de narration de « Robe de marié »(2009), publié entretemps après « Travail soigné » (2006).
En 2010 sort « Cadres noirs » qui rompt avec le style de ses autres polars et qui s’inspire d’un fait réel survenu à France Télévisions. Ce roman devrait faire l’objet d’une adaptation sous forme de série TV très prochainement.
« Les grands moyens », feuilleton numérique, est une enquête de Camille Verhœven, en marge de la trilogie commencée avec « Travail soigné », poursuivie avec « Alex » et achevée avec « Sacrifices » (2012) qui voit la conclusion de la destinée du héros. « Rosy & John » est la novélisation de son feuilleton numérique Les grands moyens.
En 2013 sort « Au revoir là haut », récompensé du Prix Goncourt 2013 et adapté au cinéma par Albert Dupontel, avec Laurent Lafitte. « Couleurs de l’incendie » (2018) est le second volet de la trilogie.
En 2016, Lemaitre renoue avec le roman noir avec « Trois jours et une vie » qui raconte la destinée d’un jeune assassin de 12 ans.
« Alex » devrait-être adapté au cinéma prochainement par le producteur américain James B. Harris.
Extraits :
« Madeleine resta un long moment à fixer la table, son verre, le journal. Ce qu’elle s’apprêtait à faire l’épuisait à l’avance.
Tout ce qu’elle avait en elle de morale et de scrupules s’y opposait et tout ce dont elle disposait de colère et de ressentiment l’y poussait.
Elle céda à la rancune. Comme toujours.”
« Que les riches soient riches, c’était injuste mais logique. Qu’un garçon comme Robert Ferrand, visiblement né dans le caniveau, se complaise à être entretenu par la grue d’un capitaliste, ça renvoyait le monde dos à dos, l’humanité n’était décidément pas une belle chose.”

 

La chronique jubilatoire de Dany

Une suite de « au revoir là-haut » qui peut se lire sans avoir lu le premier opus.

Dans une ambiance pesante, nous suivons la descente sociale de Madeleine, fille de banquier et épouse d’un ancien militaire condamné à la prison ferme. Elle n’était pas destinée à succéder à son père et fait l’objet des malversations aux fins de s’accaparer sa fortune. Elle ne peut faire confiance à personne et ses alliances improbables feront des miracles.

A noter de bons personnages de second rang, au titre desquels je relève la fantastique « castafiore »

Pas un polar mais une intrigue réglée comme un mécanisme d’horlogerie, prenante tout au long de ces 540 pages sans aucune longueur superflue. Bien loin de la trilogie Verhoeven mais tout aussi riche et efficace.

La Top 10 de Julie ! Top 10, 8


Bonjour mes Polardeux,

Aujourd’hui je vous propose un Top 10 d’une de nos prochaine Chroniqueuse.

En effet, dés janvier, Julie rejoindra Collectif Polar

Et j’aurai le plaisir, je vous la faire découvrir à travers un papotage « Sériale Lectrice »

où notre jeune collaboratrice nous en apprendra un peu plus sur elle !

En attendant voici venir le huitième Top 10, celui de Julie


La Top 10 de Julie ! Top 10, 8

1) « Neuroland » de Sébastien Bohler

« Neuroland » de Sébastien Bohler
résumé : « des chercheurs vont inventer un scanner pour lire dans les pensées et le gouvernement compte l’utiliser sur des terroristes et criminels, Vincent, étudiant qui veut aider sa mère atteinte d’Alzheimer veut faire son stage au centre Neuroland et participera à ce projet.
Un thriller de science-fiction prenant avec un dangereux psychopathe où on ne s’ennuie pas, je l’ai adoré et dévoré et il y a aussi une suite sorti en 2017 intitulé « l’homme qui haissait le bien »

 2) « les petites filles » de Julie Ewa.


Les petites Fille de Julie Ewa
 Synopsis: Ça se passe sur 2 temps avec une alternance des chapitres, en 1991 on suit Sun une femme chinoise dont sa fille va disparaitre et qui est à sa recherche, en 2013 on suit Lina une étudiante chinoise qui va être accosté par une ONG pour les aider à enquêter dans un village sur la disparition d’une femme chinoise du nom de Sun et elle va accepter.
Un très bon thriller policier avec des surprises le tout en découvrant la Chine avec des sujets abordés qui vont vous révolter par contre à déconseiller pour celles et ceux qui sont trop sensibles aux disparitions d’enfant. Il ne laisse pas indifférent en tout cas.

3) « robe de marié » de Pierre Lemaitre.

Robe de Marié de Pierre Lemaitre
Synopsis : Sophie a des pertes de mémoire et quand elle redevient consciente, elle voit des morts, est-ce elle qui les a causé? En tout cas, elle décide de fuir. 
 
Un très bon thriller psychologique avec des surprises , j’ai tout adoré du début à la fin. Il divise car je sais que d’autres n’ont pas accroché mais je vous invite à vous faire votre propre avis.
 

4) « juste une ombre » de Karine Giebel

 

« juste une ombre » de Karine Giebel

Synopsis: Chloé voit une ombre qui la suit tous le temps, elle commence à avoir peur, elle en parle à son copain et son amie qui ne la croient pas et la pensent paranoïaque mais dit-elle la vérité, est-ce la réalité?

 
J’ai adoré ce livre il ressemble à « robe de marié » mais les 2 livres sont assez différents surtout à la fin.
 

5)  « rêver » de Thilliez

« Rêver de Franck Thilliez »
je ne pouvais pas oublier de citer rêver que j’ai adoré aussi.
Synopsis: Abigaël a beau être cette psychologue qu’on s’arrache sur les affaires criminelles difficiles, sa maladie survient toujours comme une invitée non désirée. Une narcolepsie sévère qui la coupe du monde plusieurs fois par jour et l’emmène dans une dimension où le rêve empiète sur la réalité. Pour les distinguer l’un de l’autre, elle n’a pas trouvé mieux que la douleur. Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l’accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Par quel miracle a-t-on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre ? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s’exiler pour deux jours en famille ? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l’enquête la plus cruciale de sa vie.
C’est un thriller déstabilisant, les chapitres ne sont pas dans l’ordre de même que dans la temporalité, ça se passe du 6 décembre 2014 jusqu’au 25 juin 2015 mais de chapitre en chapitre, on peut faire des sauts dans le temps passer à chapitre en 2014 à un autre qui se passe en 2015 etc c’est à nous de reconstituer le puzzle des événements. Personnellement, j’ai adoré ce livre, j’ai adoré être déstabilisée, je sais c’est un livre qui a fait beaucoup de bruits et je comprends pourquoi d’autant plus que c’est très bien écrit avec un très bon marketing où le chapitre 57 n’est pas dans le livre, vous devez aller sur le site de franck thilliez en entrant un code du livre pour aller le lire et pour avoir la chronologie croissante des chapitres.

6) « Territoires » de olivier norek

« Territoires«  de Olivier Norek

résumé :  À Malceny, dans le 93, on est habitués aux règlements de comptes. Mais un nouveau prédateur est arrivé en ville et, en quelques jours, les trois plus gros caïds du territoire sont exécutés. Le capitaine Coste et son équipe vont devoir agir vite, car leur nouvel ennemi s’implante comme un virus dans cette ville laissée à l’abandon, qui n’attend qu’un gramme de poudre pour exploser. Une ville où chacun a dû s’adapter pour survivre : des milices occultes surentraînées, des petits retraités dont on devrait se méfier, d’inquiétants criminels de 12 ans, des politiciens aveugles mais consentants, des braqueurs audacieux, des émeutiers que l’État contrôle à distance de drone. Et pendant ce temps, doucement, brûle la ville.La dernière affaire du capitaine Coste ? Elle se passe en enfer…

C’est un social-thriller où on est dans l’univers des dealers, on suit une bande de dealers qui planquent leurs drogues chez les gens, on ne suit pas une enquête policière comme les autres avec meurtres et sa résolution non et on y trouve une satyre de la politique et la société. 

7) « Surtensions » de Olivier Norek,

Surtensions  d’Olivier Norek

Synopsis : Cette soeur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de prison ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui se sont installés dans sa maison ? Comment cinq criminels – un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur – se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…

 

c’est un très bon thriller qui parle de l’univers carcéral avec une bonne grosse vengeance, on a la fin qui est au début et le capitaine Coste, le flic va raconter au psy ce qu’il s’est passé, on comprend qu’il y a eu un drame mais quoi? Le début est un peu lent dans l’univers carcéral car on ne sait pas le rapport mais il faut persévérer car le début dans l’univers carcéral a un lien avec ce qu’il va se passer, l’engrenage que ça va déclencher. Ici on ne suit pas seulement une intrigue policière d’un meurtre et sa résolution non vous verrez.

8) « le doute » de SK Tremayne

« le doute » de SK Tremayne
si vous vouliez vous initier à du thriller psychologique plus soft sans gore.
Synopsis: On suit une famille qui a déménagé de Londres à une île après la mort de leur fille, mais on va suivre le doute de la mère sur l’identité de sa fille jumelle qui est morte surtout lorsque sa fille Kirstie lui dit qu’elle est Lydia et que c’est Kirstie qui est morte. Est-ce que c’est Kirstie ou Lydia qui est morte? Ça va porter le doute dans l’esprit de sa mère avec des secrets sur la mort de sa fille.
 C’est un très bon thriller avec des surprises surtout la fin dont je n’ai pas du tout vu venir.
 

9) « La ferme » de Tom Rob Smith 

 

9) « la ferme » de Tom Rob Smith 

Synopsis: Tilde, une mère revient de Suède pour voir son fils à Londres pour lui demander de la croire, croire en son histoire dont elle va lui raconter alors que son mari la pense folle et l’a enfermé dans un hôpital psychiatrique dont elle est partie. Est-elle vraiment folle ou dit-elle la vérité?

 
Ce livre est comme l’arbre qui cache la forêt avec des surprises aussi dont je n’ai pas vu venir en plus que c’est inspiré d’une anecdote de l’auteur.
 

10) « touch » de Claire North

« touch » de claire north
Synopsis: un fantôme possède des personnes en devenant des hôtes mais un tueur à gage est à ses trousses pour tuer ses hôtes et tuer le fantôme mais pourquoi? C’est ce que ce fantôme a l’intention de découvrir.
 
C’est un très bon thriller fantastique hybride mélange d’action, historique et science fiction. On voyage dans le temps avec des flash-back pour connaitre ce fantôme mais on voyage aussi de personnes en personnes par les possessions de ce fantôme dans ce livres. Il faut être assez ouvert car on est déstabilisé et ce livre ne plaira pas à tout le monde mais je vous le recommande. 

Mon top 10 n’est pas dans le sens chronologique des préférences je les ai tous aimé à ex-æquo si j’avais pu j’en aurais mis d’autres aussi voilà juste pour dire !

La Millième chasse aux livres #27


La Millième chasse aux livres #27

Et oui, nous poursuivons notre grande chasse aux livre à travers la pays.

Et tout cela pour fêter dignement notre millième article.

Demain encore nous allons abandonné un livre.

Et j’espère que parmi vous il y aura un adoptant !


La Millième chasse aux livres #27

By Aline

Notre vingt-septième chasse au livre nous ramène en Province.

Et c’est Nathalie qui est en charge de celle-ci.

Non Nathalie ne fait pas partie de nos flingueuses.

Mais c’est Aline qui l’a chargée de chasser pour nous.

Aline à rencontrer Nathalie à Saint Maur en Poche

Depuis, elles sont restée en contact.

Et c’est comme cela qu’aujourd’hui nous repartons en province.

Nous allons en  région Centre-Val de Loire.

Plus exactement dans le département de l’Indre

Direction sa préfecture

Hé voilà comment nous nous retrouvons à Chateauroux.

Et nous allons sans doute aller sur les bord de l’Indre.

Enfin je suppose…

Puisque Nathalie nous propose d’abandonner le livre dans un lavoir.

Mais comme je ne connais pas Chateauroux !!!

Je ne fais que supposer.

Enfin c’est en centre ville

voici les indices photos

 

Bon maintenant que vous savez où trouver notre livre.

Il est temps que je vous dises son titre.

Alors ce livre c’est :

Alex de Pierre Lemaitre

alex pierre lemaitre
Le commandant Verhoeven enquête sur l’enlèvement et la séquestration d’Alex, 35 ans, et sur la découverte, après l’évasion de la jeune femme, du corps de son tortionnaire, suicidé.
Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante.Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée, livrée à l’inimaginable ? Mais quand la police découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne.
Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l’on retrouve l’extraordinaire talent de l’auteur de Robe de marié.
Prix des lecteurs du Livre de poche 2012 (catégorie policiers, thrillers).

Bon chasse à vous.

Et très belle lecture.

Demain soir je reviendrez vous parler des livres et des endroits où seront abandonnés nos livres le 11 novembre.

Et oui j’ai bien dis nos livres !

A très vite

 

Geneviève, porte flingue du et de Collectif Polar

Alex de Pierre Lemaître.


Le livre: Alex de Pierre Lemaître. Paru le 2 février 2011 chez Albin Michel dans la collection Thriller.  21€50 ; (392 p.) ; 22 x 15 cm.
Réédité en poche le 15 janvier 2014 chez Le Livre de Poche dans la collection Thriller.  7€90 ; (396 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante.Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée, livrée à l’inimaginable ? Mais quand la police découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne.

Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l’on retrouve l’extraordinaire talent de l’auteur de Robe de marié. Prix des lecteurs du Livre de poche 2012, catégorie policier.

L’auteur : Né à Paris, Pierre Lemaitre a beaucoup enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale. Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Il a rendu hommage à ses maîtres (James Ellroy, William McIlvanney, Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau…) dans son premier roman, Travail soigné, qui a obtenu le Prix Cognac en 2006. Il a reçu le Prix Goncourt 2013 avec Au revoir là-haut.
Citation: 
« …..Camille sourit. Il a toujours été très fort pour lui faire perdre les pédales. Louis Mariani a été longtemps son adjoint, il le connaît comme s’il l’avait tricoté« …..

Le billet de Geneviève

Alex – Pierre Lemaître.

C’est le dernier live que j’ai lu de Pierre Lemaître. Le premier fut Travail Soigné. Entre les deux que de navigation par toutes les palettes de sentiments différents au cours de la lecture de son récit. M’ayant laissée après quelques lectures de cet auteur dans un « drôle d’état », je me suis  dis : « Et hop, il remet le couvert à sa manière si délicieuse et subtile ».

Le commandant Verhoeven enquête sur l’enlèvement et la séquestration d’Alex et sur la découverte, après l’évasion de la jeune femme, du corps de son tortionnaire, qui se serait suicidé.

Le livre est écrit en trois parties au niveau de l’enquête.

Le début dans l’ironie caustique m’a fait souligner très souvent des extraits de textes, où à chaque fois, il me fait rire en lisant les commentaires de Camille Verhoeven.

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« C’est curieux, comme tu épouses tout le temps la même femme  » lui a dit Camille la dernière fois. « Qu’est-ce que tu veux, quand on a des habitudes, a répondu Le Guen. Tu remarqueras que je n’ai jamais changé de témoin non plus, c’est toujours toi ! » Il a ajouté, bougon : « Et puis, quitte à changer de femme, autant prendre la même », montrant ainsi que sur le terrain de la résignation, il ne craint vraiment personne.

Le Guen : Divisionnaire de Camille

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L’auteur s’amuse et le lâche. Je pense que c’est voulu. Dans un autre livre et précédemment à celui-ci Camille Verhoeven qui remonte la pente s’était juré des tas de trucs et puis finalement se laissera emporter bien malgré lui. Cela c’est Pierre Lemaître qui l’écrit et veut nous faire croire. Haha !!!

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Le problème, avec Camille, c’est qu’il ne désarme pas. Jamais. Quand il a une idée….Le Guen lui a dit un jour :
« T’es vraiment con ! Même les fox-terriers savent faire marche arrière !
– Très élégant a répondu Camille. Pourquoi tu ne me compares pas plutôt à un basset. Ou mieux, tiens à un caniche nain ? »

Dixit l’autodérision de l’auteur sur la taille de Camille Verhoeven.

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 Monsieur Lemaître, c’est vous qui vous nous emportez dans vos délires, car la suite, soit l’enlèvement, c’est du haut vol, c’est le cas de lire, pour ceux et celles qui ont lu le livre.

Cette seconde partie centrée sur Alex, ainsi que la plongée dans l’enquête par rapport à cet enlèvement nous font nous poser bien des questions, les premières en ce qui me concerne. Sauf que personnellement, j’ai tout de même pensé à cette phrase écrite par l’auteur où Alex a un échange avec sa maman. C’est ce qu’elle raconte. Là il m’avait mis sur une piste très sombre ainsi que dans une impasse, comme l’enquête. Mes pensées s’orientaient vers d’autres ailleurs. Sans vouloir dévoiler ce qui se passe dans le livre, oui, l’auteur nous balade, et dans ce récit où Axel devient alors le centre de nos préoccupations de lecteur ou lectrice, je me posais constamment la question : Pourquoi ? Quelle en est la raison ? Dans une enquête, n’y a t-il pas autant de portes de sortie qui deviennent des impasses ? C’est cela le jeu non ? Personnellement j’adore.

Et puis : « Non, je me trompée, mince, flute c’est quoi tout cela pour un bazar ? » Je cherche aussi, j’essaie de comprendre, je piste dans les mots, les phrases.
La première partie m’a beaucoup fait rire de par l’humour caustique de l’auteur, comme d’habitude. J’adore ses monologues, ses pensées intérieures, et cet humour si intelligent, si particulière lié à l’auteur.
La deuxième partie, c’est du noir, de chez noir.
Ma seule question ? Comment un auteur peut aller chercher de tels faits ? Dans son imagination ? Dans les faits divers ? (Dixit Sandrine Collette. Elle l’a avoué légèrement dans son premier interview suite à la sortie de son premier roman)
Quelle imagination. C’est sordide et fait bien l’enveloppe du contenu.

Pour la dernière partie du livre, l’auteur en connaît un rayon sur la psychologie de l’âme humaine. Je trouve qu’il y excelle. Et avec quelle intelligence.
Il m’a même rendue triste. Je ne puis avouer pourquoi. Je suis émue pour les deux personnages. Pour l’un des deux, cela prend aux tripes. Et à nouveau l’auteur m’a trimbalé en m’entraînant dans les abysses de l’être humain, dans dialogues ciselés, si intelligents. Cela c’est moi qui le pense bien entendu. Ce que je ressens. Et après, Pierre Lemaître me retourne au moins trois fois comme une crêpe dans mes raisonnements. Pour la fin chapeau. Il avait semé des indices. Et c’est à ce moment là que ceux-ci me sont revenus en mémoire.

– Je peux y aller ? demande le chauffeur à voix basse, comme s’il craignait d’être entendu.

-Hein ? Non, toi, je te garde.

Camille le regarde, avec sa tête longue comme un jour sans pain. Il lui sourit.

– T’es monté en grade. Tu es chauffeur personnel d’un commandant de police. Tu es au pays de l’ascenseur social, tu savais pas ?

 

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le top 10 de Geneviève


votre-top-10-de-nos-2-ans

Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celles de Geneviève (Non, ce n’est pas moi)

Place à son  TOP 10

Coucou,

Hehe !! Je viens à l’instant de terminer ma liste. J’ai les titres que j’ai mis dans une sorte de chronologie de vie. Pour finir en creusant il y en a beaucoup *:) Heureux Finalement ce fut chouette mais long. J’espère avoir fait correctement « mon devoir » et que c’est ce que tu souhaitais obtenir ?

  • Perles de la poésie Française Contemporaine de Lacomblé Edition Lebègue et Cie à Bruxelles 1914 relié cuir.

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Livre qui s’est transmis sur trois générations. Je suis la troisième. Il est actuellement très abîmé tant il a été consulté. Pourquoi celui-ci en premier lieu ? Ce fut le début de mes contacts avec la poésie bien avant ce qui devrait être imposé par l’école primaire ou ensuite le lycée. En Belgique c’est comme cela que ça s’appelle. J’ai donc été initiée par maman via mon grand-oncle le frère de ma grand-mère à ce livre qui porte les initiales de cet oncle gravées dans le cuir. Les grands classiques et bien d’autres

 

  • Les mémoires d’une jeune fille rangée – Simone de Beauvoir.

gb2–      Je l’ai lu aux environs de mes dix-sept ans. En 1967. Ce livre m’a beaucoup aidée par la suite lorsque quelques années plus tard en 1975, j’ai divorcé. Ce livre m’a permis de garder la tête haute, de ne pas tenir compte des on-dit, des rumeurs, du regard des autres. Lorsque je traversais la rue pour me rendre chez maman, je me souviens très bien que je pensais à ce livre et aux textes. A ce jour j’ai bien oublié son contenu. Je devrais le relire. Je remercie l’influence positive qu’elle a exercée sur moi à cette époque là.

gene« Je rêvais d’être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce voeu. Elle m’assurerait une immortalité qui compenserait l’éternité perdue ; il n’y avait plus de Dieu pour m’aimer, mais je brûlerais dans des millions de coeurs. En écrivant une oeuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l’humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres ? Je m’intéressais à la fois à moi et aux autres ; j’acceptais mon  » incarnation  » mais je ne voulais pas renoncer à l’universel : ce projet conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s’étaient développées en moi au cours de ces quinze années. »

Premier volume d’une somme autobiographique qui comprend La force de l’âge, La force des choses, Tout compte fait, ce récit est composé selon la structure d’un roman d’apprentissage. Le projet de l’auteure était de raconter son enfance et les moments de sa vie de jeune fille, passant de la fiction à l’autobiographie.

  • Jane Eyre,  Charlotte Brontë

  gb1Une vieille édition. J’ai pris cette image là. Je ne me souviens plus ce que maman avait dans sa bibliothèque. Livre lu, lu, lu, lu, relu. Vu à la télé, vu, vu, vu….Je ne m’en lasse pas. Plongée dans le plus pur romantisme qui satisfait totalement mon cœur de midinette, de jeune fille, et à ce jour de femme qui se rappelle qu’il était bon de lire ce livre là. Quelle belle histoire d’amour. Que d’imaginations autour de ce personnage qu’à l’époque, il n’avait pas encore été filmé.

 

gene1Entrée comme gouvernante au manoir de Thornfield, Jane Eyre, orpheline sans beauté ni fortune, est irrésistiblement attirée par le maître des lieux, Edward Rochester. Ce ténébreux seigneur s’éprend à son tour de la jeune fille, dont la force de caractère le subjugue. Mais, lorsque les deux amants envisagent de se marier, Jane découvre le terrible secret de Rochester : leur union se voit compromise…

Retraçant le destin hors norme d’une femme qui, au coeur de l’Angleterre victorienne, s’arroge le droit d’aimer son maître, Jane Eyre connut, lors de sa parution en 1847, un succès sans précédent. Bouleversant, ravissant, scandaleux, le défi lancé à la société par ce personnage aussi intègre qu’audacieux, dont l’histoire nous rappelle que rien dans la vie n’est jamais joué d’avance, a séduit des générations de lecteurs : « Relu une partie de Jane Eyre, simplement pour ne pas oublier ce que c’est qu’un grand roman » (Julien Green).

  • Les Vaisseaux du Cœur de Benoite Groult

Une des mes histoires préférées avec Jeanne Eyre ci-dessous. Pourquoi ? Il a satisfait en moi-même qu’au-delà des obstacles de la vie, il y avait moyen de vivre un merveilleux amour, ceci  jusqu’au bout. Malgré les doutes d’une femme, de son parcours chaotique ou non. Si un jour, me suis-je dit à l’époque, j’aimerais vivre une si belle histoire.

gene2Qui saura, entre homme et femme, inventer une passion qui ne s’use pas ? Qui saura, malgré le temps qui passe, préserver les belles amours de leurs disgrâces quotidiennes ? Tel est, au fond, le secret de ces deux êtres que tout sépare, mais que d’intenses ferveurs rapprochent. Lui, c’est un marin breton, elle est une intellectuelle parisienne. Ils ne se ressemblent guère, un monde d’usages ou de convenances aurait dû les rendre étrangers l’un à l’autre. De complicités en étreintes, de brèves rencontres en rendez-vous lointains, le destin va leur offrir une liaison improbable et souveraine. Quelques jours, quelques semaines dispersées tout au long de la vie seront les seules et brûlantes étapes d’une histoire qui commence sur la peau et se prolonge dans le coeur. A travers cette passion, toute de tendresse et de sensualité, Benoîte Groult a voulu faire le portrait d’un amour glorieux et d’une femme libre. Avec les vrais mots de l’impudeur, elle donne à vivre le roman d’un désir toujours et miraculeusement intact.

  • L’Alchimiste Paul Coelho

Premier livre que j’ai lu de cet auteur. D’autres ont suivi. Ensuite j’ai arrêté, il y avait répétition. Je garde de celui-ci un souvenir d’une nouvelle quête qui est arrivée dans la trentaine à un nouveau genre de lecture qui m’a beaucoup plu. J’ai aimé ce chemin. L’écriture de l’auteur. Une belle fable sur la vie et quelques sentiers pour traverser notre vie. Des suggestions non suivies par moi. J’ai aimé les découvrir, comme dans d’autres livres tels que La Prophétie des Andes. Ce qui a confirmé que suivre son instinct, cette petite voix en soi donnent bien souvent la clé pour aller de l’avant. Encore faut-il écouter du moins la petite voix. L’instinct fut au rendez-vous en ce qui me concerne. Comme souvent, un excellent premier livre. Les  suivants sont différents. Sauf la cinquième montage que j’ai adoré.

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<<- Dis-lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même.

Et qu’aucun coeur n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves.>>

L’Alchimiste est le récit d’une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Dans le désert, initié par l’alchimiste, il apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, pardessus tout, à aller au bout de son rêve.

 

 

 

  • Tout Sherlock Holmes Robert Laffont année 1980

gb3J’avais reçu à cette époque un gros coffret avec toute la collection. Une dizaine de livres si je me souviens. Dans chaque livre plusieurs enquêtes. J’ai tout lu à l’époque en une fois. Ce fut passionnant, inoubliable. Depuis lors je suis restée une inconditionnelle des aventures de Sherlock Holmes dans les séries reprises à la télé. Dans le passé, je m’étais passionnée pour les Agatha Christie. Dans un livre dans lequel je me suis replongé récemment suite à un challenge pour lequel  je ne me suis pas manifestée. Pas de chance, je l’avais vu en téléfilm. Et j’ai pu constater que le film avait été très fidèle au livre. Une belle découverte que ces livres de Arthur Conan Doyle que j’ai adorés dans la découverte. Pour le coup et en Néerlandais, j’ai offert à papa, dans les éditions Omnibus, les enquêtes de Sherlock.

Le Chien de Baskerville un vrai coup de cœur.

gene4De 1887 à 1927, quatre romans et 56 nouvelles mettront en scène Sherlock Holmes et son fidèle docteur Watson, le narrateur de ses aventures. Cette nouvelle traduction est beaucoup plus fidèle au texte anglais.

Il vit à Londres, au 221 B Baker Street à la fin du dix-neuvième siècle. Il a des idées un peu bizarres… Il se passionne pour certaines branches de la science. Il est assez calé en anatomie, est un chimiste de premier ordre qui, malgré des études très décousues et excentriques, a amassé un tas de connaissances peu ordinaires. Il n’est pas aisé de le faire parler, bien qu’il puisse être assez expansif quand l’envie lui en prend. Il joue du violon. Il a un métier : dénouer des énigmes étranges auxquelles il est le seul à pouvoir apporter une solution. Il a un défaut : il affectionne les drogues. Il a un ami : le docteur Watson, témoin et narrateur de ses aventures. Son créateur, Arthur Conan Doyle, a inventé le récit policier moderne.
Il s’appelle Sherlock Holmes.

  • Barjavel La nuit des temps

Mon premier livre de Science Fiction accessible et conseillé par un proche. Au début de la trentaine pour moi. Une merveilleuse histoire d’amour. J’ai adoré. Après j’ai continué sur ma lancée et en ai lu d’autres nullement du même auteur. Depuis lors j’aime me plonger dans le fantastique, la science fiction.

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Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé du relief sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace…

Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ?

« La nuit des temps », c’est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d’amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d’Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.

 

 

  • Le Dieu qui riait Didier Decoin

Enfin un auteur qui a osé écrire un livre absolument désopilant sur la vie de Jésus. Qu’est ce que je me suis amusée de son humour. Trop drôle. Et pourquoi ? Dans la quarantaine, à cette époque je me trouvais dans un parcours quelque peu mystique. J’avais côtoyé des prêtres, des diacres, des personnes s’affirmant catholiques.  Enthousiaste à propos de ce livre, je me suis éclatée davantage en regardant et observant les échanges sérieux, pince-sans-rire des uns et des autres qui a ajouté à mon hilarité personnelle là.

 

gene7Jésus le Dieu qui riait

Depuis deux mille ans, les chrétiens contemplent un Christ grave, douloureux, tragique. Aucune oeuvre d’art, aucune tradition, aucun texte n’évoque un sourire du Christ.

Pourtant, Jésus se rend aux noces, partage les escapades en bateau, le pain et le poisson grillé de ses compagnons.

Et surtout, il annonce le plus radieux des messages : la mort n’est pas une fin. Il y a décidément trop de jubilation dans ces trente-trois années d’Incarnation pour que le rire en soit banni.

C’est l’écho de cette joie que Didier Decoin a cherché, au fil d’une relecture passionnée des Évangiles. Sous la forme d’un récit romanesque, il tente de faire apparaître un visage inconnu de Jésus : celui d’un « Dieu qui riait ». Restituant le quotidien, l’ambiance, les décors, les personnages, il nous révèle avec amour et avec foi le versant lumineux d’un Dieu saisi par le bonheur d’aimer, et partageant ce bonheur avec le monde entier.

 

  • Le Maître et Marguerite de Boulgakov

L’histoire de Faust vue par la plume de Boulgakov. Que dire ? Un bijou, une merveille.

J’avais reçu ce livre en cadeau.  J’ignorais tout de cet auteur du moins le croyais-je. Lorsque je fis le lien entre Lolita et l’écrivain, j’avais pu voir le film avec James Mason extraordinaire dans ce rôle pervers et malsain.

Dans le livre, j’ai eu la chance d’avoir une édition aujourd’hui non retrouvée à ce jour, même chez Mollat à Bordeaux, avec des bas de pages d’explications de la part de l’auteur sur son parcours politique, d’ancien homme de cirque, de fantaisiste, d’homme de théâtre. Grand connaisseur de l’âme humaine. J’ai débuté l’histoire et ne l’ai pas lâché une seconde. Ma belle-fille non plus. C’est elle qui le possède en ce moment et j’espère le récupérer rapidement. Les bas de page font à eux seuls un second livre où j’ai pu suivre en parallèle pourquoi Boulgakov est resté à l’époque en Union Soviétique. Pourquoi il s’est soumis contrairement à d’autres écrivains au travail de ce livre, et à la politique restrictive de son pays. Il dénonce sans trop le faire. Je me suis délectée de son écriture, de ses rêves, de son art du spectacle, de ses descriptions, de cet amour, et le summum, de l’écriture. Quel livre ! Quelle découverte. A ce jour, j’en reste encore impressionnée. Je l’ai lu il y a vingt ans. J’ai quelque peu oublié bien des détails. Etrangement je me souviens de ses notes.  C’est elles qui ajoutent l’art à l’art de l’écriture. Ce fut pour moi comme un met à déguster non pas avec modération, mais bien, rien qu’en y pensant, avec toute l’âme slave qui confère à ce roman, une aura exceptionnelle.

gene8Pour retrouver l’homme qu’elle aime, un écrivain maudit, Marguerite accepte de livrer son âme au diable. Version contemporaine du mythe de Faust, transposé à Moscou dans les années 1930, Le maître et Marguerite est aussi une des histoires d’amour les plus émouvantes jamais écrites. Mikhaïl Boulgakov a travaillé à son roman durant douze ans, en pleine dictature stalinienne, conscient qu’il n’aurait aucune chance de le voir paraître de son vivant. Écrit pour la liberté des artistes et contre le conformisme, cet objet d’admiration universelle fut publié un quart de siècle après la mort de celui qui est aujourd’hui considéré comme l’égal de Dostoïevski, de Gogol et de Tchekhov réunis.

 

  • Les manipulateurs sont parmi nous

Ce livre au niveau psychologique m’a beaucoup aidée dans une démarche personnelle et dans un accompagnement de l’époque, après 1996. Les livres dans  cette science m’ont beaucoup apporté de réponses  à diverses questions que je me posais. Ces  livres excellents compagnons pour réfléchir, s’interroger, trouver des solutions. S’aider soi-même.


gene9Sympathiques, séduisants, réservés ou carrément tyranniques, les manipulateurs utilisent diverses manoeuvres pour parvenir à leurs fins. Agissant en douceur, ces proches – parents, conjoint, connaissances, collègues – parviennent à nous culpabiliser, à nous dévaloriser et à semer le doute en nous. Qui sont ces manipulateurs? Comment s’y prennent-ils pour nous tenir sous leur emprise? Sont-ils conscients de leur comportement? Leurs victimes doivent-elles assumer une certaine responsabilité? Quels sont les moyens de nous protéger de ces terroristes du sentiment? Ce livre fournit les meilleures stratégies afin de s’affirmer et de reprendre le contrôle de sa vie.

 

  • Seul le silence de J. Ellory

Il y a quelques années, comme j’aimais regarder à la télévision les thrillers, films, séries, et des vidéos ou en replay, je me suis dit que lire dans ce domaine serait chouette aussi. Je me suis donc rendue au rayon policier, et j’ai sillonné un peu au hasard. Au hasard, j’ai pris celui-là dans le rayon où je circulais régulièrement. J’étais donc un peu au courant des sorties. J’ai lu le quatrième de couverture et ce fut le choc de lecture pour ce premier livre. Longtemps je suis restée imprégnée par l’écriture, surtout celle-ci, par le sujet. Écriture admirable en tous points.


gene6A 12 ans, Joseph Vaughan découvre dans son village de Géorgie le corps mutilé d’une fillette, première victime d’un tueur en série jamais identifié. Trente ans après, l’affaire des cadavres d’enfants le hante toujours et lorsqu’il apprend que le meurtrier agit toujours, il décide de mener l’enquête afin de découvrir enfin l’identité du coupable. Prix Nouvel Obs-BibliObs du roman noir 2009.

 

 

 

 

  • Travail soigné de Pierre Lemaître

Après avoir lu plusieurs livres, je découvre cet auteur. A ce jour, il a ma préférence totale. Je suis imprégnée de son écriture, de son système de pensées, sans pour autant savoir dans quels méandres il m’entraînera. Il déploie une connaissance de l’être humaine hors norme. Ses propos sillonnent les profondeurs de l’âme des humains qu’il met en scène dans son livre. C’est totalement époustouflant et je reste sans voix devant autant de talent. Je plonge avec lui dans l’enquête, jusqu’au final où il met la cinquième pour nous entraîner crescendo dans une fin toujours magique, même lorsque c’est terrible. Je pense avoir lu tous ses livres policiers sauf le prix Goncourt.. Sauf erreur de ma part. Sauf le dernier. J’attends un peu.

 

gene0Dès le premier meurtre, épouvantable et déroutant, Camille Verhoeven comprend que cette affaire ne ressemblera à aucune autre.

Et il a raison. D’autres crimes vont suivre, horribles, illogiques… La presse, le juge, le préfet se déchaînent bientôt contre la «méthode Verhoeven».

Policier atypique, le commandant Verhoeven ne craint pas les affaires hors norme, mais celle-ci va le laisser totalement seul face à un assassin qui semble avoir tout prévu. Jusque dans le moindre détail. Jusqu’à la vie même de Camille qui n’échappera pas au spectacle terrible que le tueur a pris tant de soin à organiser, dans les règles de l’art…

Voilà, je t’ai envoyé des bouts de vie de manière chronologique. J’ai essayé d’être au plus près d’une certaine vérité toute relative. Je me suis rendue compte en réfléchissant bien, hum, hum…….oui oui je sais faire encore…. hihi !!! que les choix furent vers la fin de la liste de plus en plus difficile.

 

Merci pour ce partage Geneviève, c’est très touchant de te suivre ainsi durant ces 50 années de vie et de lectures voire de découvertes.

Merci pour ta confiance aussi !

Et vous chers ami(e)s lecteurs zé lectrices vous pouvez aller faire un tour sur le blog de Brindille33

 

 

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Stelphique


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Aussi je vous ai demandé quels étaient les 10 livres qui, d’une façon ou d’une autre, vous ont marqué(e)s !

Vous avez accepté de jouer le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Stelphique

Place à son TOP 10

top10

coucou

comme promis mon article…..

Suite à l’appel de Geneviève, de l’excellent blog Collectif Polar, je relève le défi qu’elle nous lance à savoir faire la liste des 10 livres qui ont marqué votre vie…Toute la subtilité est là, je crois, pas nos 10 livres préférés, ceux qui nous ont marqués…Belle idée…

Défi de Geneviève pour l’anniversaire de son blog:

« J’aimerai que vous m’établissiez la liste des 10 livres (12 si vous voulez) qui ont marqué votre vie d’une façon ou d’une autre. Et qu’en quelques mots, quelques phrases vous nous disiez pourquoi. Pourquoi ces livres ? Qu’est ce qu’ils vous en apporté ou fait découvrir ?

Je veux savoir quel est votre top dix, tous genres confondus. »

Et c’est parti….Petite rétrospective sur mes 20 ans de lectures…..

L’Alchimiste de Paulo Coelho

 C’est avec cette édition que j’ai découvert ce texte…1999, une ado qui rêve d’évasion… C’est mon livre préféré entre tous car il a cette magie du conte, cette intemporalité de la recherche du trésor, et la beauté du lieu: les pyramides d’Egypte. Ce qu’il m’a fait découvrir? Toute la culture et l’état d’esprit du monde arabe: un enchantement…Pourquoi il a changé ma vie? Je suis allée aux pieds de ses pyramides, et cet instant est un des plus précieux de tous, dans ma vie…

* <<- Dis-lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même.

Et qu’aucun coeur n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves.>>

L’Alchimiste est le récit d’une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Dans le désert, initié par l’alchimiste, il apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, pardessus tout, à aller au bout de son rêve.

 

 

  • Le parfum de Patrick Süskind

 Livre lu durant le programme scolaire: et premier coup de foudre avec une écriture ultra sensorielle, je découvre les tueurs en série: ma future passion de lectrice…C’était une proposition forte de cette professeur de français, et j’en garde un imprégnant souvenir…Comme quoi, ces lectures obligatoires ont du bon, quand elles sont bien choisis…

Couverture Le parfum

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille.

Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car «qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes».

C’est son histoire, abominable … et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un best-seller mondial.

 

  • Carrie de Stephen King

Je pique, un peu trop tôt, ce livre dans la bibliothèque familiale…C’en est fini de moi: le virus King m’atteint et ne me quittera plus jamais!!!Il ne se passe pas une année sans que je ne me fasse un livre de cet auteur d’épouvante! Je l’adore …Je pense que s’il m’a autant plu, c’est sans doute qu’il était trop facile de m’identifier à cette adolescente un poil trop sensible…

Carrie White, dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, vit un calvaire : elle est victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe.

Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu’elle le maîtrise encore avec difficulté… Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l’aimer, l’invite au bal de printemps de l’école. Une marque d’attention qu’elle n’aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d’un renouveau…

 

  • Les fleurs du mal de Charles Baudelaire

Découverte de la poésie, d’une âme torturée et qui l’exprime avec talent…Dans mon monde féerique, la poésie a une grande place. Je suis ultra sensible à la beauté des mots, à l’impact de ceux ci. Je me relis souvent ses textes forts, tourmentés, mais d’une exquise invitation au voyage des rimes…

Couverture Les fleurs du mal

« Ce livre, dont le titre: Fleurs du Mal, – dit tout, est revêtu […] d’une beauté sinistre et froide ; il a été fait avec fureur et patience. D’ailleurs, la preuve de sa valeur positive est dans tout le mal qu’on en dit. Le livre met les gens en fureur », écrivait Baudelaire à sa mère, le 9 juillet 1857. La première édition des Fleurs du Mal venait d’être publiée ; le procès qui s’ensuivit allait donner raison au poète: six pièces furent condamnées au motif qu’elles « conduisaient nécessairement à l’excitation des sens »…

En 1861 parut la seconde version des Fleurs du Mal, dont Baudelaire, peu avant sa mort, affirmait: « Faut-il vous dire […] que dans ce livre atroce, j’ai mis tout mon coeur, toute ma tendresse, toute ma religion (travestie), toute ma haine ? Il est vrai que j’écrirai le contraire, que je jurerai mes grands dieux que c’est un livre d’art pur, de singerie, de jonglerie ; et je mentirai comme un arracheur de dents» (lettre à Ancelle du 18 février 1866).

 

  •   – Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck

 Nous avons tous des idéaux, des rêves…J’ai trouvé que Henri Loevenbruck a su mettre des mots, un véhicule et la fougue qui était dans mon cœur…Ce n’est pas qu’il a changé ma vie, ce livre, c’est juste que j’ai eu l’impression d’avoir cette connivence avec cette idée de la liberté, de partager avec certaines personnes, l’impétueux désir d’un grand idéal, malgré nos points d’ancrages différends…

 

Nous rêvions juste de liberté

« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

 

  • La cabane de W Paul Young

Je suis très sensible, il est vrai…mais je ne pleure pas souvent…Et là, j’ai cru ne jamais m’arrêter…Ce livre m’a fait réaliser la force du pardon. Magnifique histoire, que seul le bouche-à-oreille, a fait sortir de l’ombre, et encore, il n’est pas mis en lumière, de par son exploration « spirituelle »…Et c’est bien ça, la joie de détenir un petit trésor, c’est qu’il n’est visible que pour certains, à l’esprit un peu plus ouvert….

Couverture La Cabane : Là où la tragédie se confronte à l'éternité

Missy, la cadette des filles de Mackenzie Allen Phillips, a été enlevée lors de vacances en famille. Certains éléments pouvant démontrer qu’elle a sans doute été victime d’un meurtre abject ont été trouvés dans une cabane abandonnée au fin fond d’une région sauvage de l’Oregon.

Quatre ans plus tard, toujours en proie à son « grand chagrin », Mack trouve glissé sous sa porte un message énigmatique l’invitant à retourner à la Cabane, celle-là même où l’on avait retrouvé la veste pleine de sang de Missy. Au mépris du bons sens, Mack s’y rend. Ce qu’il va y trouver changera sa vie à jamais.

Dans ce monde où règnent d’indicibles souffrances, où donc est Dieu ? Les réponses qui seront données à Mack vous ébahiront et… de la douleur, vous passerez à un fantastique message d’espoir.

  • L’apprenti assassin de Robin Hobb

Je commence par ce tome, un peu par hasard…Et l’Univers de la Fantasy s’ouvre à moi….La magie, les pouvoirs sous toutes ses formes…Une révélation…C’est la première saga que je suis avec avidité, toujours en attente du prochain tome, impatiente de retrouver mes personnages préférés et un univers chaque fois plus riche…Si j’ai un peu perdu, cette impatience d’attendre, je suis toujours aussi friande de sagas passionnantes, mais je me jette moins dessus, j’attends la totalité de la série, et je me cale, tranquillement…

Couverture L'assassin royal, tome 01 : L'apprenti assassin

Dans un royaume médiéval où les forces mystérieuses de la magie sont réalité, Fritz, enfant naturel d’un prince, est choisi par le roi pour être initié secrètement à une science redoutable. Pour le roi et le royaume, Fritz doit apprendre à devenir un assassin…

Lorsque le jeune Fitz est conduit à la cour des Six-Duchés, il ne sait pas encore que sa vie – et celle du royaume tout entier – va s’en trouver bouleversée. Le roi-servant Chevalerie, père de cet enfant illégitime, devra renoncer au trône pour ne pas entacher la réputation de la famille royale… Et nombreux sont les prétendants à la succession…

Fitz se retrouve isolé au centre d’un univers qu’il ne connaît pas. En quoi le Vif, cette étrange magie qu’il découvre et qui lui permet de communiquer avec les animaux, est-elle si dangereuse ? Et pour quelle raison le roi Subtil fait-il appel à lui pour lui enseigner une forme étrange de diplomatie : l’art de tuer ?

Poisons, magies et lames effilées vont bien vite devenir le quotidien du jeune bâtard princier…

 

  • Alex de Pierre Lemaître

 Je pense que c’est le livre qui m’a le plus marqué, cette sensation de malaise ne m’a jamais quittée…Quand je parle d’Alex, il me vient encore le frisson. J’en ai lu des livres glauques, violents, dérangeants, mais aucun n’aura le traumatisme de cette lecture-ci, même des années après, je ne pourrai jamais l’oublier…Marque indélébile…

Couverture Alex

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante. Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée, livrée à l’inimaginable ? Mais quand la police découvre enfin sa prison, Alex a disparu.

Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne.

Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l’on retrouve l’extraordinaire talent de l’auteur de Robe de marié.

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  • Les pages de notre amour de Nicholas Sparks

Quand je pense à l’amour, je pense à ce livre, oui, je suis un tantinet romantique…Certains ont des rêves d’amour passionné, violent, contrarié à l’image de Roméo et Juliette…Mais il y a une autre forme d’amour: sereine, immuable, tendre…L’amour permanent, entier, de toute une vie…Ce livre, c’est tout cela, mon idéal!

Couverture Les pages de notre amour

En 1995, dans la chambre d’une maison de retraite de Caroline, un vieil homme ouvre un cahier dont le reliure est défraîchie par l’usage. Comme tous les matins depuis bientôt quatre ans, il lit l’histoire de Noah Calhoun et d’Allie à une vieille dame. Agé d’une trentaine d’années, Nicholas Sparks signe son premier roman.

 

 

 

 

  • Histoire de Lisey de Stephen King

 Ce n’est plus un secret, Stephen King est mon auteur préféré entre tous! Avec ce roman-ci, j’ai eu l’impression d’être au plus près de son esprit, qu’il se dévoilait un peu plus dans ses pages, de toucher un peu de près cette inspiration qui le caractérise…J’ai sauté sur l’occasion d’aller le voir au Grand Rex, et Stephen King disait que c’était son roman préféré….Et le mien aussi ….

Couverture Histoire de Lisey

Pendant vingt-cinq ans, Lisey a partagé les secrets et les angoisses de son mari. Romancier célèbre, Scott Landon était un homme extrêmement complexe et tourmenté. Il avait tenté de lui ouvrir la porte du lieu, à la fois terrifiant et salvateur, où il puisait son inspiration. À sa mort, désemparée, Lisey s’immerge dans les papiers laissés par Scott, s’enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres qu’il fréquentait…

Histoire de Lisey est le roman le plus personnel et le plus puissant de Stephen King. Une histoire troublante, obsessionnelle, bouleversante, mais aussi une réflexion fascinante sur les sources de la création, la tentation de la folie et le langage secret de l’amour. Un chef-d’oeuvre.

« Une méditation audacieuse sur le processus créatif, un recoupement remarquable des différentes veines du talent de King : sensibilité des essais autobiographiques, profondeur de l’analyse, suspense des nouvelles, et terreur psychologique des romans. »
The Washington Post

 

Voilà le petit tour de mon top 10 est fini….J’ai hâte de voir ceux des autres bloggeurs, et je remercie Geneviève de nous donner la parole et un peu d’espace sur son  blog! Un très bon blog-anniversaire à Collectif Polar!

Rhooo merci miss Stelphique, cet anniversaire ne peut-être que bon, fêté de cette façon !

Il me reste à vous conseiller cher Lecteurs et chères Lectrices à retrouver l’amie Stelphique sur

Son Féerique blog littéraire : fairystelphique

 

Cadre Noirs de Pierre Lemaître : l’avis de Jean Luc


Chronique de lecteurs

Jean Luc est notre troisième lecteur à nous proposer ses talents de chroniqueur.

Je lui en suis très reconnaissante.

Jean-Luc tu es ici chez toi, tu y reviens quand tu veux et le plus tôt sera le mieux. Non je rigole reviens vite c’est tout

Il nous donne son avis aujourd’hui sur l’excellent titre de Pierre Lemaitre, Cadre noirs.

téléchargement (5)téléchargement (4)Le livre : Cadre Noirs de Pierre Lemaître. Paru le 03 février 2010 chez Calmann Levy. 18€80 ; (352 p.) 150 x 230 mm.
Réedité au livre de poche le  02 mars 2011. 448 pages ; 7€60

Résumé :

Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans anéanti par quatre années de chômage sans espoir.Ancien DRH, il accepte des petits jobs démoralisants. À son sentiment de faillite personnelle s’ajoute bientôt l’humiliation de se faire botter le cul pour cinq cents euros par mois…

Aussi quand un employeur, divine surprise, accepte enfin d’étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout, à emprunter de l’argent, à se disqualifier aux yeux de sa femme, de ses filles et même à participer à l’ultime épreuve de recrutement : un jeu de rôle sous la forme d’une prise d’otages.

Alain Delambre s’engage corps et âme dans cette lutte pour regagner sa dignité.

S’il se rendait soudain compte que les dés sont pipés, sa fureur serait sans limite.

Et le jeu de rôle pourrait alors tourner au jeu de massacre.

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L’auteur : Né à Paris le 19 avril 1951, Pierre Lemaitre a beaucoup enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale.Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Il a rendu hommage à ses maîtres (James Ellroy, William McIlvanney, Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau…) dans son roman, Travail soigné (éditions du Masque, 2006) prix du premier roman du festival de Cognac, Robe de marié (Calmann-Lévy, 2008) prix du Meilleur polar francophone,Cadres noirs (Calmann-Lévy, 2009) prix du Polar européen du Point, Alex (Albin Michel, 2010), Dagger international (2012), Sacrifices (Albin Michel, 2012) et Rosy & John (Livre de Poche, 2013). Au revoir là-haut, son dernier roman paru aux éditions Albin Michel, a reçu le prix France-Télévisions et le prix Goncourt 2013. Ses romans sont traduits en trente langues et plusieurs sont en cours d’adaptation au cinéma et au théâtre.

Extrait :
 » Je mesure mon utilité sociale au nombre de mails que je reçois. Au début, d’anciens collègues de chez Bercaud m’envoyaient des petits mots auxquels je répondais tout de suite. On papotait. Et puis, je me suis rendu compte que les seuls qui m’écrivaient encore étaient ceux qui s’étaient fait virer. Des copains de promo en quelque sorte. J’ai arrêté de répondre. Ils ont arrêté d’écrire. D’ailleurs, globalement, tout s’est raréfié autour de nous. (…) Les gens se sont peut-être un peu fatigués de nous. Et nous d’eux. Quand on n’a pas les mêmes soucis, on n’a pas les mêmes plaisirs. »
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Jean Luc Groner. Depuis tout jeune, je suis un lecteur, ce petit défaut avec l’âge s’est encore affirmé, j’ai commencé par l’aventure, la SF (Le Club des cinq, Jules Vernes, John Brunner et d’autres encore) et maintenant à plus de 50 ans, salarié dans un grand groupe de télécommunication, sortir de la routine et participer à un blog pour partager mes coups de cœur est devenu l’une de mes marottes. Avec environ 70 romans lus dans une année dont un roman policier sur deux, j’ai décidé de donner mon avis de lecteur en toute indépendance et en toute impartialité, et donc voici mes avis…

L’avis de Jean Luc sur Cadre Noirs de Pierre Lemaître

Pour moi dans la catégorie thriller « Cadres Noirs » est de loin sa meilleure production.

Il s’agit de l’un de ses premiers polars et pourtant Pierre Lemaitre fait déjà preuve d’une très grande maîtrise

Ce roman est vraiment excellent, à aucun moment on ne s’ennuie et ce même si l’auteur se paie le luxe d’évoquer un problème de société pas folichon : le problème du chômage chez les cadres séniors.
Les différents personnages sont très bien imaginés, que ce soit par exemple l’ancien mercenaire ou le PDG d’un grand groupe industriel, tout y est.
Enfin ce qui est vraiment remarquable c’est l’intrigue en elle-même, et le rythme auquel elle est menée : tambour battant !

Au final, un très bon thriller et encore bien plus que ça ! Car en plus il y a une même une morale.

Lecture d’avant&