L’invisible de Robert Pobi


Mes petites lecturesLecture d’avant

9782355841149,0-1392327Le livre : L’invisible  de  Robert Pobi.Traduit de l’anglais (Canada) par Fabrice Pointeau. Paru le 10 mai 2012 chez Sonatine éditions. 21€30; (400 p.) ; 22 x 14 cm

9782757826959,0-1639960Réédité le 10 mai 2013 en poche chez Point dans la collection Thriller. 7€90 ; (476 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

L’invinsible

Jake Cole, profiler hors-catégorie au FBI, revient dans la maison où il a grandi. Son père, artiste de génie à moitié fou, est mourant. Quand le shérif du coin lui demande de l’aider à résoudre un double meurtre, tout son passé ressurgit. Jake est convaincu que son père connaît l’identité de ce dépeceur fou. Et si la clé résidait dans ces milliers de tableaux peints par son père, qui semblent constituer un étrange puzzle ?

Thriller
Il y a un monstre ici. Un monstre que personne ne connaît à part moi. »

Avec son premier roman, L’Invinsible, un best-seller international, Robert Pobi s’est classé au rang des plus grands du genre : Jesse Kellerman (Les Visages) ou Thomas Harris (Le Silence des agneaux).

« Premier roman et déjà partout : Pobi séduit, pis, obsède. Il faut dire que l’atmosphère de son thriller est asphyxiante. »
Le Point

Pobi-99x150L’auteur : Inlassable voyageur, Robert Pobi a longtemps travaillé dans le monde des antiquités.  Il vit au Canada du coté de Montréal

 

 

Extrait : 
1
Quatrième jour
Montauk, Long Island
Soixante mètres sous la surface de métal ondulant de l’Atlantique, une poignée de fantômes glissaient sur le fond de l’océan dans un roulement heurté et tumultueux, déferlant dans un ballet diluvien. Ils étaient entraînés par l’orage qui se déchaînait au-dessus d’eux, toujours groupés après des kilomètres de progression sur le fond jonché de cailloux. Bientôt la pente douce du sol marin s’accentuerait, la terre s’enfoncerait dans le noir et les fantômes dégringoleraient vers les profondeurs. Ils seraient alors emportés par le Gulf Stream et remonteraient le long de la côte est, franchissant le Massachusetts, se déversant finalement dans l’Atlantique Nord. Peut-être pour y être dévorés par les créatures qui nageaient dans le monde sombre des eaux froides – ou peut-être simplement pour y pourrir et sombrer dans l’oubli –, mais une chose était sûre, ni la lumière du jour ni la chaleur ne les atteindraient plus.
Des débris jonchaient le fond de l’océan tout autour d’eux et le bruit du monde qui se déchirait résonnait au-dessus. Une armée de meubles de jardin, des morceaux de tuiles, de contreplaqué, des pneus, une vieille poupée Barbie, des sacs de golf, un réfrigérateur défoncé, des peintures à l’huile, une Dodge Charger cabossée s’entrechoquaient dans le courant, fonçant droit vers le large. De tous ces vestiges, c’était la Charger qui avançait le moins vite, basculant sans cesse sur le flanc, une portière manquante, ses phares luisant encore tels les yeux d’un robot mourant. Barbie était la plus rapide, maintenue droite grâce à sa poitrine moulée par injection et à la bulle d’air piégée dans sa vieille tête vide.
La tempête n’accordait aux fantômes nul traitement de faveur, nulle considération ; ils entraient en collision avec les appareils, s’accrochaient aux rochers, étaient inélégamment couverts d’algues et de sacs en plastique, et leur peau était aussi déchirée et lacérée que le reste des déchets.
Mais, contrairement aux autres épaves qui étaient entraînées vers le large, ils n’étaient pas la conséquence de l’ouragan ; ils avaient été créés par quelque chose de bien plus malveillant, et de bien moins prévisible que la météo.

 

Le Post-it de votre bibliothécaire :

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole, profileur travaillant en indépendant pour le FBI, enquête sur un double assassinat. Jack pense à un autre crime, jamais résolu : le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Il pense aussi que son père, atteint de la maladie d’Alzheimer, connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5.000 tableaux peints par son père ? Premier roman.

 Comme un puzzle, Robert Pobi tricote une histoire démente qui va vous tenir en haleine et vous trotter dans la tête pendant un petit moment. Il nous offre un  thriller cauchemardesque parfaitement ciselé.

Et…La chute risque de laisser certains lecteurs désemparés ou désabusés.

Un auteur a suivre car d’après moi il a tout le potentiel  pour, sans aucun doute, continuer à nous surprendre !

 

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La drolatique histoire de Gilbert Petit-Rivaud de Frédéric Révérend


Collectif polar.biblio

Nouvelle rubrique chez Collectif Polar :   

    « Les recommandation du bibliothécaire. »

Un petit post-it posé sur un livre pour donner envie aux lecteurs.

Vous savez un peu comme en librairie

 

97823704707510-3655752Le livre : La drolatique histoire de Gilbert Petit-Rivaud de  Frédéric Révérend.Paru le 7 octobre 2016 chez Lajouanie dans la collection Roman pas policier mais presque…  18€;  (225 p.) ; 19 x 13 cm

Quatrième de couverture

La drolatique histoire de Gilbert Petit-Rivaud

1906 : Gilbert Petit-Rivaud, artiste-peintre parisien, s’installe à Giverny. Son rêve : approcher le déjà illustre Claude Monet. Dans l’attente de cette hypothétique rencontre le jeune homme prend ses marques, fait tranquillement la connaissance des voisins et des proches du grand homme. Soudain, au beau milieu du paradis des Impressionnistes, voici, dans l’eau, un corps décapité ! Est-ce celui du prêtre ? d’un artiste ? d’un vagabond ? d’un inventeur génial… ? Détourné de la peinture, mordu par cette énigme, Gilbert Petit-Rivaud se lance dans une folle enquête… Au hasard des boucles de la Seine il va croiser bon nombre de gens plutôt curieux : un gentleman cambrioleur, un savant travaillant à une oeuvre révolutionnaire, un ministre de l’Intérieur amateur d’art, un fameux couple d’aubergistes, une Lady bien voluptueuse…

Ce roman pas policier mais presque a été conçu comme un engin drolatique pour voyager dans le temps, ses énigmes, ses lieux communs et ses lieux singuliers.

Giverny, un Éden propice à la contemplation ; La Roche-Guyon et son château extraordinaire ; la Seine et ses méandres ; les faubourgs parisiens et leurs dangers sont les principaux sites visités par Gilbert Petit-Rivaud, artiste-peintre, enquêteur et cycliste !

frederic-reverendL’auteur : Frédéric Révérend est dramaturge, scénariste et traducteur. Il réside à Vernon, à quelques encablures de Giverny, et connaît parfaitement la région et son histoire. Quand il n’écrit pas, il invente des jeux.
Ce roman lui a été inspiré par l’autoportrait d’un peintre daté de 1906, découvert à Giverny.

 

 

Extrait :
« Le logis de l’ingénieur et de sa femme, tout à angle droit mais mal tenu, sentait le vieux chou. Son laboratoire, qui comportait un petit lit d’appoint, s’ouvrait sur le ciel par un toit en verrière qu’une simple manivelle démultiplicatrice permettait d’obturer en quelques tours, grâce à un jeu de panneaux coulissants. Les grands tableaux d’ardoise fixés sur les murs rectilignes étaient, comme il se doit chez un savant, constellés de formules à la craie, chiffres, cosinus, racines carrées, accolades, et lettres grecques… La paillasse était encombrée de grandes bobines de fil de zinc et de cuivre, entassés dans d’anciens emballages en carton de sucre Lebaudy, et enceinte de tuyaux, tous reliés à des manomètres. Il y avait aussi des billes de verre de différentes tailles, ressemblant à des sulfures ou à des yeux de pigeons géants.
Mais le plus étrange était une lampe derrière une loupe, projetant une forte lueur d’acétylène sur un appareil de filtres et de miroirs kaléidoscopiques, lequel montait et descendait tout seul sur une tige.
C’est donc à Giverny que pour la première fois, et par le hasard des rencontres, Petit-Rivaud pénétra dans un de ces lieux à la fois stupéfiants et décevants, où s’inventait le Futur, ce Futur que le jeune homme se représentait comme un astronef en train d’arracher enfin les hommes à la pesanteur de l’Histoire pour leur faire rejoindre un état supérieur.
L’ingénieur avait rallumé sa pipe et enfilé une robe de chambre brodée de grands ramages bariolés, un beau tissu quoique rapiécé. »

Le petit post-it de Véronique la bibliothécaire :

Un artiste peintre parisien rêvant d’approcher Claude Monet s’installe à Giverny. Il fait la connaissance des voisins et des proches du peintre lorsqu’un jour, il découvre un corps décapité dans l’eau. Il décide de se lancer dans un périple à vélo pour découvrir l’identité de la victime.

Une aventure un peu loufoque, un peu policière, un peu historique… Un récit sympathique et léger, une réflexion sur le temps…avec un final surprenant. Un polar original qui a le mérite de nous ramener à Giverny du temps de Claude Monet

 Une histoire bien construite, une écriture fluide, des personnages hauts en couleur, tous est réunis pour un parfait moment de lecture.

Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant de Bernard Prou


BP  Le livre :  Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant de Bernard Prou Paru le 20 mai 2014 chez Brouette Editions . Postface de Fernando Arrabal. 18€ ; (362p) ; 148,5 x 210 mm

BP££Réédité en poche  le 11 mai 2016 par Le Livre de Poche. 7€60 ; (424 p.) ; 18 x 11 cm

Le Résumé du livre par un de mes libraire :

À la veille de sa mort, Guy de Maupassant connaît une ultime idylle avec la peintre Lioubov Andréievna Vassilkova. Les tribulations d’Alexis, leur fils irrévélé, le conduisent dans la Russie révolutionnaire. Bientôt le jeune médecin fait partie de l’entourage proche de Staline et se retrouve déporté au goulag de Mirny, en Sibérie, où il est initié à la franc-maçonnerie dans une loge clandestine. Ses engagements, sa bonne fortune, l’appui occulte d’un chamane yakoute et l’amour de la belle Ayami, lui rendent la liberté et la France de son enfance. En 1940, Alexis rejoint la Résistance dans le maquis de Haute-Loire.

Les aventures d’Alexis Vassilkov, personnage hors du commun que le dramaturge Fernando Arrabal a qualifié de héros strogoffien, épousent les turbulences du XXème siècle jusque bien après-guerre dans un même souffle épique et picaresque. Un livre qui vous emporte dans un tourbillon de sentiments et qui arrive avec une alchimie rare à mélanger ma passion pour la littérature, l’histoire et les grands espaces désertiques de la Sibérie. Maupassant et Tolstoï chez Sylvain Tesson.

Jean-Edgar Casel – La Griffe Noire

BP£L’auteur : Bernard Prou est diplômé à l’Ecole Nationale de Chimie Physique Biologie à Paris (1963-1967) et à l’Université de la Sorbonne Nouvelle : Paris III (1966-1969).
Il a enseigné les mathématiques et la physique à Vincennes et à Alfortville de 1972 à 2005. Marié et père de cinq enfants, il vit à Paris.
Extraits: 
« Sur cette terre de nulle part, sur cette île de naufragés médusés dans un océan de solitude, les corps abdiquaient et les esprits divaguaient, au cours des jours inachevés et des nuits avortées »
« Près du feu, sur un grand poteau sculpté, des chevaux étaient attachés. De ces petits chevaux trapus, sobres et robustes, à l’épaisse fourrure, animal totem des Yakoutes. Ils servaient à la monte, au bât et au trait et fournissaient aussi la nourriture et les vêtements. Centre de leur exsitence matérielle et spirituelle, ils vivaient en troupeaux de plus en plus clairsemés, dont les hommes prenaient le plus grand soin : il en allait de leur survie.
Tuspüt se pencha vers Alexis :
– écoute! Ecoute! répéta-t-il, tu vas entendre les chevaux qui chantent, depuis le pays de nos ancêtres. »

 

Résumé et petit avis :

Que voilà une belle découverte. Mais pourquoi je n’ai pas écouté plutôt mon ami Fredo qui n’en disait que du bien. Peut-être parce que ce n’était pas un polar. Peut-être aussi parce j’avais trop de romans policiers à lire à ce moment là !

Alors je suis passée à coté de la vie inventée du fils caché que Maupassant aurait eu à la fin de sa vie avec la peintre Lioubov Adréievna Vassilkova. Les aventures d’Alexis le conduisent dans la Russie révolutionnaire, où il fait partie de l’entourage de Staline, puis au goulag, où il est initié à la franc-maçonnerie, et enfin en France où il s’engage dans la Résistance.

Mais c’était inévitable, nous étions fait pour nous rencontrer Alexis et moi. Et ça a été encore mieux que ça… Et toujours grâce à mon ami Fredo.

Me voilà partie pour la Griffe Noire comme souvent un lundi, mais là c’est un peu spécial, je dois rejoindre Fredéric Fontes. Il a rendez-vous avec Jean Edgard Cassel, un des patrons de ma librairie. Nous sommes à quelques semaines de Saint Maur en Poche, et Jean et Fredo ont une table ronde à préparer ensemble. Monsieur Fontes, profite de sa venu (et comme les occasions sont rares)  pour passer l’aprem. avec moi ( oui, j’ai de la chance). Je sais qu’on va parler bouquins, entre autre, alors ça me va.

Ce qu’il ne m’avait as dit c’est qu’il avait rendez vous aussi avec Bernard Prou. Et effectivement, très vite je me retrouve comme une petite souris, à écouter ces trois bonhommes parler littérature. Bon, c’est vrai, je n’ai pas été que passive dans la discussion, je ne suis pas vraiment rester qu’ à écouter. Non je ne suis pas une femme potiche…vous me connaissez maintenant ! lol !

Forcément, j’avais l’auteur sous la main et j’étais à la Griffe Noire, je ne pouvais pas repartir sans son livre et une petite dédicace.

Alors nous sommes allés boire un verre ou deux avec Fredo et l’auteur d’Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant. Et là j’ai voulu qu’il me raconte son bouquin, son parcours, la genèse, tout quoi. Et vous savez quoi ? Je suis tombée sous le charme de cet homme. Non seulement il est adorable mais il est passionnant et en plus passionné.

C’était plus un bel après-midi c’était un feu d’artifice.

Bernard Prou est parti, je lui promettais de lire son livre mais pas tout de suite car j’avais encore quelques polars à lire et à chroniquer avant Saint Maur en poche.

Et plus le salon approchait, plus j’avais envie de mettre le nez dans ce bouquin. Déjà le titre, vous avouerez que c’est un appel au voyage. Alors j’ai fait comme d’hab, j’ai lu une bonne cinquantaine de pages pour me faire une première petite idée. Et là j’ai été conquise et je savais que j’y reviendrai très vite.

J’ai revu Bernard Prou le soir de l’inauguration du Festival du livre de poche de Saint Maur. Je lui ai dit tout cela., ça a semblé lui faire plaisir.

Et puis ça a été 48 heures de folie, je n’ai qu’un seul regret, c’est de ne pas être aller voir Bernard sur son stand. Oh, je l’ai aperçu, j’ai même assister à son tête à tête avec Gérard Collard, le dimanche matin. Surtout que dans la nuit du samedi ou dimanche, n’arrivant pas à dormir, j’ai avalé Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant, entre autre. Alors le lendemain matin, je le conseillais à tout le monde. J’avais l’air fine dans le coin polar de renvoyer les lecteurs vers la littérature blanche. Cela fait tellement d’années que je fais le contraire !

Il faut dire que ce roman m’a totalement emportée. C’est de la vraie, de la pure littérature populaire comme je l’aime. C’est un livre avec un souffle épique comme j’aimais en lire adolescente. C’est Michel Strogoff, c’est 2 ans de vacances c’est Jules Verne, C’est Robinson Crusoé, c’est Daniel Defoe. C’est une invitation au voyage, au rêve, à l’imaginaire. C’est une exaltation de l’esprit. C’est irrévérencieux, non conformiste, impertinent et audacieux, j’adore

Et puis quelle formidable idée de raconter cette vie tumultueuse du fils illégitime de Maupassant. Maupassant justement, un de mes auteurs préférés. Une vraie vie dans une vraie fiction. Un mélange savoureux entre réalité historique et inventions littéraires. Une allégorie en somme !

Bernard Prou nous fait traverser la fin du XIXe et le début du XXe siècle.  Il nous plonge dans l’histoire de l’Europe avant l’Europe. Nous parcourons un monde en plein bouleversement. Sillonner une Europe dévastée par des idées totalitaires. Nous allons être des explorateurs de notre histoire passée.  Nous allons devenir un des protagonistes de cette histoire .

Et justement, je ne vous ai même pas parlé de la galerie de personnages qu’il nous propose de rencontrer. Des hommes et quelques femmes de toutes acabits, des hommes fait de chairs et de sang. Du  pire des salauds au héros malgré lui.

Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant c’est un hymne à la vie, à l’amitié, à l’engagement. C’est un plaidoyer au bonheur d’être sur cette terre, d’être dans ce pays qui prône quelques valeurs humanistes, fraternelles pour ne pas dire universelles.

Et ce Bernard Prou quel conteur !

Bon voilà, vous l’aurez compris c’est un putain de coup de coeur.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai ma petite idée…, je sens que mon aventure avec cet auteur ne fais que commencer ! Je ne vois bien l’inviter à venir nous parler de tout cela à ma bibliothèque…

Il faut qu’il nous raconte aussi l’histoire de ce livre, son épopée. Car après le refus de nombreuse maisons d’édition, piqué au vif il a décidé d’éditer son ouvrage lui-même. Aujourd’hui, il en a vendu près de 8 000 exemplaires ! Et je ne parle que du « grand format ».

Un petit apéro polar autour de Bernard et d’Alexis ça vous tente ?

 

Sacré bleu de Christopher Moore


9782849903858,0-2617835Le livre : Sacré bleu de l’anglais (Etats-Unis) par Luc Baranger. Paru le 7 mai 2015 aux Editions de l’Equateurs. 23€50 (445 p.-33 pl.) ; illustrations en couleur ; 21 x 14 cm.

9782070468607,0-3241152Réédité en poche en Folio chez Gallimard, le 9 juin 2016. 8€70(559 p.) ; 18 x 11 cm

 

4e de couv :

  1. Vincent Van Gogh est assassiné à Auvers-sur-Oise par un mystérieux dealer de bleu, « l’Homme-aux-Couleurs ». Toulouse-Lautrec mène l’enquête. Il enrôle son ami Lucien, peintre-boulanger de la butte Montmartre. Mais Lucien n’a qu’une obsession : brosser le portrait de Juliette, muse magnétique, qui vient de lui offrir un tube de bleu très rare…

Une comédie débridée qui revisite l’histoire et le Paris de l’impressionnisme, et dynamite tous les codes, du roman noir au rosé, du livre d’art à la saga.

« Un roman captivant, à dévorer. »
Olivia de Lamberterie, Télématin

61fTX152cAL._UX250_L’auteur : Né dans l’Ohio en 1957, Christopher Moore, qui aime l’océan, le polo à dos d’éléphant, les émissions télévisées sur les animaux et les crackers au fromage, a étudié l’anthropologie et la photographie au Brooks Institute of Photography de Santa Barbara – où il écrira son premier roman, Practical Demonkeeping, publié en 1993. Après avoir passé quelques années dans une forteresse perdue sur une île inaccessible du Pacifique, il s’est récemment établi en Californie. Christopher Moore est l’auteur de quinze romans, dont L’Agneau et Le Lézard lubrique de Melancholy Cove (Série noire). Paru aux États-Unis en 2012, Sacré Bleu a figuré dans la liste des meilleures ventes du New York Times.

Extrait :
– Depuis qu’elle est partie, j’ai pas touché un pinceau. Je suis même plus bon à faire le pain. Ce matin, c’est Régine qui a terminé la cuisson. Ce tableau, c’est ce que j’ai peint de mieux, mais c’est aussi le plus beau que je peindrai jamais. Plus rien. J’ai plus rien. Et je ne suis plus rien.
– Ça pourrait être pire, tenta de la rassurer Henri. Tu sais, ici, dans la journée, c’est un monde de femmes. Elles oublient ma présence, elles se coiffent les unes les autres en échangeant à voix basse des souvenirs de leur enfance, ou elles lavent leurs bas dans une cuvette. Elles sommeillent dans les bras des unes des autres, ou s’endorment sur un lit et ronflent comme des chiots. Moi, je m’assois dans un coin avec mon carnet à dessins, et je me tais. Des fois, on n’entend que le grattement du fusain sur le papier ou l’eau qui éclabousse légèrement le rebord d’une cuvette. Ça devient un monde sans hommes, un doux cocon sans violence où les filles retrouvent leur candeur. Elles ne sont plus des putes. Elles sont entre les deux. Ni ce qu’elles étaient, ni ce qu’elles sont devenues. Et moi, je suis invisible, je ne suis plus rien non plus. C’est ça, Lucien, le demi-monde, et, contrairement à ce qui se dit, il n’est pas toujours noir et désespéré. Parfois, il n’est juste rien. Le fardeau des espoirs et des regrets s’est envolé. Tu vois, mon ami, il y a pire que de n’être plus rien.

 

Résumé et petit avis :

Une comédie policière qui revisite l’histoire de l’impressionnisme, tiens voilà qui est intéressant. J’ai un beau souvenir de Nymphéas noirs de Michel Bussi. Voyons le traitement que porte Christopher Moore à cette même période.

Avec lui, je m’attends au pire et surtout au meilleurs. Il m’a tellement régaler avec L’Agneau et Le Lézard lubrique de Melancholy Cove parus il y a quelques années à la Série noire.

Voyons voir de quoi ça parle :

Vincent Van Gogh est assassiné, victime d’un mystérieux marchand qui possède un bleu ultramarine d’une pureté telle qu’elle mène les peintres à la folie. Henri de Toulouse-Lautrec mène l’enquête sur cet étrange personnage, nommé l’Homme-aux-Couleurs, contre lequel son ami Van Gogh l’avait mis en garde.

De sa plume débridée, trempée à l’ultramarine, Christopher Moore signe une fabuleuse comédie qui revisite l’histoire et le Paris de l’impressionnisme. Renoir, Pissarro, Toulouse-Lautrec, Monet, Manet, les frères Van Gogh, Gauguin sont victimes d’un piège qui n’est peut-être que celui de l’inspiration. Comment savoir ? Surtout lorsque la muse sort du cadre pour asséner de façon peu académique ses considérations sur l’art et la manière.

Voici le premier roman bleu .Il bouscule tout sur son passage quitte à y laisser des traces de peinture.

Sacré bleu de Christopher Moore c’est un feu d’artifice, c’est un monde décalé qui bascule lentement vers l’absurde et la poésie. C’est au delà un du thriller brillant, méné à la perfection avec brio. Sacré Bleu c’est un univers à lui seul/

«C’est une histoire de bleu. Le lecteur peut être désorienté, décontenancé, entraîné sur les chemins tortueux de l’amour, de l’Histoire et de l’inspiration. Mais c’est toujours le bleu.»

 

LIre ICI le début de Sacré Bleu

L’ultime secret de Frida K. de Gregorio Leon


Mes petites lectures

KFLe livre :  L’ultime secret de Frida K. de Gregorio Leon. Traduit de l’espagnol par Catalina Salazar. Paru le 10 mai 2012 aux  Editions les Escales.  22,50 ; (319 p.) ; 24 x 16 cm.

KF&Réédité en poche le 7 mai 2013 par Pocket.  6,80 ; (345 p.) ; 18 x 11 cm

Mot de l’éditeur :

Sur les traces d’un autoportrait peint par Frida Kahlo pour son amant Trotski…

Un autoportrait de Frida Kahlo a été volé à Mexico. Une jeune détective privée espagnole, Daniela Ackerman, est envoyée sur place pour le retrouver et fait une découverte surprenante : la toile contiendrait un message codé à destination de Léon Trotski, le célèbre révolutionnaire… devenu l’amant de Frida Kahlo pendant l’exil mexicain de celui-ci.
Au même moment, une série de meurtres défraye la chronique : les cadavres de strip-teaseuses sont retrouvés mutilés, l’image de la Santa Muerte – l’Ange de la mort – tatouée sur le sein gauche, tandis que des autels consacrés à cette secte religieuse rivale du Vatican sont détruits.
Daniela se retrouve ainsi plongée dans une enquête mêlant narcotrafiquants dévôts de la Santa Muerte, évêques officieux et curés aux visages d’ange, tueurs à gages en maillot du Real de Madrid et procureures mangeuses d’hommes obsédées par la chirurgie esthétique…

Un polar hispanique explosif qui nous dévoile, à travers une intrigue contemporaine sulfureuse, l’ultime secret de Frida K. et de sa liaison clandestine avec Trotski quelques mois avant son assassinat.

kf&&L’auteur : Né à Murcie en Espagne, journaliste et écrivain, Gregorio León a reçu le Xe Prix international du Roman Emilio Alarcos Llorach pour L’Ultime Secret de Frida K. Gregorio León croit en Dieu mais encore plus en Billy Wilder et Graham Greene.
Extrait :
Paris aussi avait été une erreur. Tous ces surréalistes n’étaient qu’un ramassis de lunatiques crasseux, à commencer par Breton. Elle les détestait plus encore que les gringos. L’Europe était une merde. ça ne l’étonnait pas que Hitler et Mussolini y progressent avec leurs idées.

Frida se souvenait aussi de la façon dont les Français avaient traité les réfugiés espagnols. On disait qu’ils les avaient enfermés dans des camps de concentration où ils croupissaient dans des conditions terribles. Et que parfois des gens fortunés allaient les voir dans leurs voitures luxueuses et leur jetaient des pièces à travers les barbelés pour les prendre en photo, agenouillés par terre. Mais ils n’y parvinrent jamais. Les républicains avaient perdu la guerre, pas leur dignité.

Lecture d’avant

Résumé et petit avis :

L’ultime secret de Frida K.

L’ange de la mort plane sur Mexico. La Santa Muerte, patronne des bas-fonds, est partout – même tatouée sur le sein gauche de stripteaseuses assassinées. En plongeant dans les arcanes de ce culte morbide, le policier Machuca ignore encore quel lien unit ces crimes au mystérieux tableau récemment volé : un autoportrait inconnu de Frida Kahlo dédié à son amant Léon Trotski.

Une toile qui pourrait bien avoir tué ce dernier et qui poursuit aujourd’hui son sanglant parcours…

 

Une intrigue qui met en scène Frida Kahlo, une sulfureuse amante de Trotski alors exilé au Mexique et à qui elle aurait tenté de faire parvenir un message codé, dissimulé dans un tableau. Sur fond de trafics de drogue et de meurtres mêlant le clergé, les joueurs du Real Madrid et d’autres acteurs à découvrir.

Un polar politico-historique sur deux époques, les années 40 et aujourd?hui, où s’entremêlent la grande et la petite histoire.

On y découvre une flamboyante et passionnée Frida Kahlo et son amour pour Léon Trosky.

On y rencontre Daniela Ackerman en enquêtrice acharnée.

L’intrigue est habilement menée, astucieuse.

La société mexicaine est dépeinte sans fioriture ni concession.

A découvrir.

La trahison de Rembrandt de Alexandra Connor


9782810402403,0-1477400

Le livre : La trahison de Rembrandt de Alexandra Connor.Traduit de l’anglais par Francine Sirven.Paru le 8 novembre 2012 aux Editions Prisma collection Prisma noir.18,95 € ; (536 p.) ; 24 x 15 cm

Quatrième de couverture

Vendre des lettres anciennes révélant un terrible secret sur le célèbre peintre au risque de provoquer l’effondrement du marché, Owen Zeigler, galeriste londonien aux abois, n’aura pas le temps de s’y résoudre pour sauver sa galerie de la faillite. Il sera assassiné comme d’autres avant lui, victimes d’un tueur particulièrement barbare qui s’inspire des tableaux de Rembrandt. Entre Londres, New York et Amsterdam, la vérité sur ces lettres maudites, dans un milieu tout en impostures et en contrefaçons, mettra-t-elle fin aux meurtres en cascade dans leur mise en scène effroyable ?

index0 L’auteur :

Née dans le Lancashire, Alexandra Connor mène une double carrière de peintre et de romancière. Elle est l’auteur de plusieurs romans dont Les Couleurs du rêve et La Faute de Margie Clements (l’Archipel, 1994 et 1996).

Extrait :
 « Marshall releva la tête et regarda son père. Le Rembrandt. Le tableau était dans la famille depuis 1964, date à laquelle Owen l’avait acheté en Allemagne. Son père croyait alors la toile peinte par Ferdinand Bol, élève de Rembrandt, mais après d’innombrables expertises et autant d’analyses, l’œuvre s’était révélée authentique. Un triomphe, pour Owen. Le premier d’une longue série dans sa carrière. Et qui l’avait litté- ralement adoubé auprès de ses illustres pairs d’Albemarle Street comme un marchand d’art de premier plan. Cette histoire, Marshall la connaissait par cœur. Owen en discutait souvent à l’époque avec Samuel Hemmings, son mentor. Garde toujours un œil derrière la tête, car tu viens de te faire des ennemis, l’avait d’ailleurs prévenu Samuel à cette occasion »

Lire le début ici

Résumé et avis :

Alex Connor, auteure de sagas historiques, signe ici un roman haletant .C’est aussi son premier roman policier.

mqdefaultLe galeriste londonien Owen Zeigler vend des lettres anciennes révélant des secrets sur le célèbre peintre Rembrandt au risque de provoquer l’effrondement du marché. Il est assassiné comme d’autres avant lui, victime d’un tueur barbare qui s’inspire des oeuvres du maître. Un voyage au coeur de 3 capitales, Londres, New York et Amsterdam pour connaître la vérité sur ces lettres maudites.

Des meurtres dans le milieu des marchands d’art et une imposture de la part de Rembrandt: voilà qui va rendre la vie de Marshall Zeigler quelque peu mouvementée.

 Pour le premier titre de sa collection Prisma Noir, l’éditeur nous offre ce thriller rythmé et efficacement mené dans l’enfer d’un impitoyable panier de crabes qu’est le monde de l’art . Aux côtés de Marshall, le personnage principal, on se laisse constamment berner par la duplicité des personnages, piéger dans les jeux de dupes, bousculer par les retournements de situation : un vrai plaisir !…et on ne voit pas passer les pages jusqu’au coup de théâtre final qui nous prend totalement au dépourvu !

Un excellent  polar historique qui va ravir bien au-delà des amateurs du genre.