Saint Maur en Poche mon Amour, 10 ans déjà


Saint Maur en Poche mon Amour

10 ans que ça dure.

Vous le savez avec Saint Maur en poche j’ai une relation toute spéciale

Et oui, j’ai la chance d’être au cœur de l’événement en tant que voisine et cliente de la Griffe Noire

Mais pas seulement

Aussi il y a deux mois déjà, nous fêtions les 10 ans de Saint Maur en Poche

Et cette dizaine édition a été particulièrement riche en rencontre, en partage, en émotions

Malgré la dimension internationale du festival celui-ci a su garder sa magie de ses débuts. C’est ce qui fait que SMEP a une aura particulière auprès des festivaliers et des lecteurs et lectrices comme moi qui écumons  (quoique de moins en moins) les salons du livre et les salons polar.

Alors pour vous qui n’avez pas eu la chance d’y participer ou pour vous qui voulez vous replonger dans la féerie Saint Maur en poche, je vous propose de nous retrouvez ici, sur ces pages durant les semaines à venir. Je tacherai de vous transporter à SMEP à travers quelques-uns de ces plateaux et tête à tête polar et plus si affinité.

Mais avant de démarrer cette éditions 2018, je vais revenir sur l’an dernier et tenir enfin une promesse que je vous avez faite il y a déjà quelques mois et que je n’ai pas pris le temps de le faire, partager avec mes petits entretiens polar.

J’ai eu le chance de pouvoir faire se rencontrer le temps d’un bref entretien des auteurs de polar qui ne se connaissaient pas. Les mettre ensemble sur un même plateau. Les rapprocher et surtout essayer de tisser des liens dans leur écritures dans leur texte, dans les émotions que la lecture de leur polar font naître en nous.

Pour débuter j’ai eu le privilège de présenter Eléna Piacentini et Benoit Minville.

Ces deux là me parle par l’humanité qui se dégage de leurs textes. Et puis ils sont tellement à l’opposé l’un de l’autre dans leur façon d’être que j’avais vraiment envie de les avoir tout les deux ensemble. Surtout que comme je le disais précédemment, il ne s’était jamais rencontré.

Pour les écouter c’est ICI

Surtout écoutez les auteurs.

Lisez les auteurs

Sur un second plateau j’ai voulu avoir le regard croisé sur deux auteurs qui me sont chers, Sandrine Collette et Nicolas Jaillet. Deux auteurs qui ne s’étaient jamais rencontrés avant cela.

 

Et enfin, et parce que je ne veux pas vous embêter plus longtemps, je vous propose un tête à tête qui a failli pas ce faire, ou plus exactement qui c’est fait à l’arrache. Et oui, j’ai eu la chance de rencontrer en vrai Cloé Mehdi.

Tellement heureuse de pouvoir en savoir un peu plus long sur cette jeune auteure qui m’avait tant enthousiasmée et impressionnée à la lecture de ses deux premiers romans.

Bon, ben, voilà !

Et promis, au prochaine article c’est bien à Saint Maur en Poche 2018 que je vous convierai !

A très vite les Loulous.

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Ravissantes de Nicolas Jaillet


Après avoir entendu Nicolas Jaillet nous parler de ce titre durant ses GAV, voici venir la double chronique de flingueuses. Et c’est Aline et Ophélie qui nous disent tout le bien qu’elle ont pensé de Ravissantes

Le livre : Ravissantes de Nicolas Jaillet. Paru le 14 Mars 2018 aux Editions Milady. 18€20 ; (282 p.) ; 22 x 15 cm

4ème de couverture : 
« – Elle est pas méchante. Mais je crois qu’elle est frustrée. Je l’ai jamais vu avec quelqu’un. Sa vie sentimentale, c’est le désert de Gobi. C’est bizarre d’ailleurs, elle est très jolie mais je ne sais pas ce qu’elle a, elle…
– ELLE VOUS ENTEND ! »

Ilona est jeune et belle. C’est même son métier. Ilona est mannequin. Elle fait du sport, ne mange pas, ne boit pas, ne sort pas. Et ce n’est pas comme ça qu’elle va trouver l’âme sœur. Elle intimide les hommes, ou bien ils ne cherchent qu’à se pavaner à son bras.
Sa complice et agent, Lucie, un mètre soixante pour quatre-vingt kilos, a plus de chance. Elle mange, boit, et sort sans la moindre retenue. Est-ce pour cela qu’elle exerce sur les hommes une fascination irrépressible ?
Quand Zlotan Marvelis, un créateur montant, est sur le point d’engager Ilona, Lucie se dit qu’il faut tout mettre en œuvre pour que sa protégée se détende. Elle fait donc appel à son ami Pierre, gigolo free-lance amateur.

L’auteur : Né en 1971, Nicolas Jaillet a toujours préféré les chemins de traverse. C’est sûr les routes, au sein d’une troupe de théâtre forain, qu’il apprend le métier d’écriture. Plus tard, il compose des chansons pour son ami Alexis HK. Ses romans explorent la littérature de genre : aventure, western, roman noir, science-fiction, comédie.
Extrait :
« Ilona se tient droite avec autant de naturel que possible. Un port princier qui lui inspire sa robe. Et puis, avec les épingles qu’elle a dans le dos, 
mieux vaut éviter de s’affoler sur le dossier, ça finirait aux urgences. Elle s’habitue à l’idée d’être regardée. C’est en train de devenir un métier, pour de vrai. Car c’est un métier. C’est un rôle, actif. Ça se joue, ça se répète, ça se calcul, ça se travaille. Et ça lui plaît. »

 

L’accroche de Miss Aline

Ravissantes de Nicolas Jaillet

 

Ilona passe sa vie de casting en casting. Elle appartient à une petite agence dont elle est la seule mannequin ! Lucie, amie et patronne, essaie de lui dégoter LE contrat qui va les propulser, l’une et l’autre, sur le devant de la scène.

Dans ce roman comédie se joue le grand jeu des apparences. Être vu au bon endroit, côtoyer les bonnes personnes. On y parle aussi de la souffrance des corps : tenir en mangeant salade et graines, le sport pour garder une ligne qui est hors des lignes de mademoiselle-tout-le-monde. Être épuisée au point de n’avoir aucune vie sociale. Alors l’Amour là dedans n’en parlons pas.

À l’opposé il y a celle qui use et abuse de tout, qui se pense épanouie parce qu’elle maîtrise son corps, sa vie. À bien y regarder sa vie c’est la consommation à outrance dans une société qui prône la surconsommation.

Ilona, Lucie deux contrastes, deux paradoxes qui pensent maîtriser leur vie, maîtriser leur corps et qui oublient qu’elles ont un cœur. Et que le bonheur ne se suffit pas d’apparences.
Ilona, Lucie deux femmes qui risquent de passer à côté de leur vie, de LA vie si elles ne prennent pas garde.

Je remercie Nicolas Jaillet de m’avoir permis de découvrir son univers et de me rappeler que la vie est belle au-delà des apparences.

 

 Le off de Oph

Ravissantes de Nicolas Jaillet aux éditions Milady est une très bonne comédie romantique fraîche et pétillante

Ravissantes c’est l’histoire d’Ilona, mannequin; de Lucie son amie et agent; et de Pierre, le voisin d’Ilona.

Un trio de choc au service d’une satire du monde de la mode, des défilés et des comportements anorexiques des mannequins:

« C’est la pause déjeuner. Dans leur retraite improvisée, les trois filles dégustent leur repas, dans de petites boîtes de plastique qu’elles ont posé sur leurs genoux.

Néfertiti-Angela se penche sur la boîte d’Ilona:

-Tu t’es fait quoi toi?

-Salade verte, graines de sésame, raisin sec, feta. Cent vingt calories. Tu veux goûter? »

Nicolas m’a mis la banane tout au long de la lecture de ce roman avec un humour, loin d’être potache, travaillé, et quel plaisir!

« Le silence revient. Ilona reprend son souffle, vaguement soulagée. Elle s’attendait à mieux.Elle s’est un peu forcée à la fin. Elle a peiné pour finir sur un point d’orgue, et si elle a réussi à hurler assez correctement, il faut avouer qu’elle a manqué d’inspiration, côté vocabulaire. Elle a toujours rêvé d’être une tigresse, mais ça ne doit pas être son animal totem, décidément. Dans le domaine de l’agressivité, elle tient probablement plus de l’huitre. »

Il faut d’ailleurs que je précise qu’il y a dans ce roman, un chien, un teckel, vous savez le petit chien de sa maman… Un teckel dont la maîtresse m’a fait penser à Paris Hilton du temps de sa « gloire ». Ce superbe petit roquet à un nom, que je ne vous donnerai pas, tant la découverte est jubilatoire… Mais un nom… Qui m’a mis les larmes aux yeux de rire! (Néanmoins Nicolas Jaillet il faudra m’expliquer le pourquoi de ce nom!!)

Enfin, Ravissantes c’est aussi et surtout une magnifique déclaration d’amour aux femmes. Un message à toutes celles qui se trouvent trop grosse, qui n’aiment pas leur nez, qui se tartinent le visage pour cacher un commencement de début de cernes… Nous sommes belles Mesdames, nous avons tous un truc qui nous rend désirables et jolies, et à mon sens, c’est le message de cette comédie romantique.

Un grand merci à Nicolas Jaillet et à Milady!

GAV @Nicolas Jaillet sous le feu des flingueuses, 4ème audition


GAV @Nicolas Jaillet sous le feu des flingueuses

4ème audition

Lundi 23 juillet

On achève la Garde à vue de monsieur Jaillet

4e interrogatoire par Ophé Lit



La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la fin de la GAV de monsieur Nicolas Jaillet



Lundi 23 juillet à 11h58

Ophélie : Toc toc. Ça va être l’heure… Geneviève  peux tu faire entrer le mis en cause?

Geneviève : Nicolas Jaillet, vous êtes demandé en salle d’interrogatoires

NJ : Présent, cheffe !

Oph : Parfait! Nicolas  avant de commencer je dois te demander si tu veux être assisté de ton avocat (ben oui je respecte les règles 😉)

NJ : Ha ha ! Il serait temps…

Oph😆

Ge : Moi je le fais à l’ancienne. Interrogatoire avec intimidation !

NJ : Mais, non, merci. Pour l’instant les interrogatrices ont été relativement clémentes, le prévenu assurera lui-même sa défense.

Oph : Je suis la seule procédurière en même temps, je n’ai pas encore formé mes collègues flingueuses à la réforme de la GAV 😉

NJ : Geneviève : oui, avec le traditionnel bottin…

Oph😆

Ge : 👍 Exactement Nico, avec le bottin de Paris, c’est le plus gros et le plus lourd ! Mais là tu as de la chance c’est Ophélie qui va officier. Et Ophélie est bienveillante, presque trop bienveillante ! lol

Oph : 😉 Comment te sens tu après 3 auditions intensives?

NJ : Bien ! Ces conversations m’ont aidé à faire le bilan, pile poil à une période où, venant de finir un livre, je me pose des questions sur la suite…

Oph👍
Oph : Ok tant mieux si cela t’aide à faire le point 😉 Des questions pour la suite?

NJ : Heu… non. Ça va, toi ? Contente d’être en vacances ?

Oph : 😂😂 non en fait je voulais dire: Quelles questions te poses-tu pour la suite?
Et oui contente d’être en vacances 😊
Je t’ai perdu?

NJ : La fin d’un livre, c’est un peu comme la fin de l’année. On prend des bonnes résolutions.

Oph : Oups trop vite là Ophé Lit

NJ : Exemple : je vais essayer de moins me disperser, maintenant.
J’ai promis à mes éditeurs de me cantonner à deux genres : la comédie et le thriller…
Avec un petit truc complètement hors genre, une fois de temps en temps.

Oph👍

Oph : Pourquoi moins te disperser? C’est justement ce qui est incroyable chez toi ! Tu peux faire tellement de choses, pourquoi te restreindre?
Deux genres pour tes éditeurs OK mais toi ? Que veux tu toi ?

NJ : Et voilà les bonnes résolutions qui se font la malle…

Ge : Hahaha

Oph😆
Oph : C’est le propre des bonnes résolutions… ne durer qu’un temps

NJ : Aaaaaah… c’est de la torture, ce que tu fais !

Oph😆

NJ : Je vais te donner le @ de mon éditrice et de l’attachée de presse de chez Bragelonne, et je te serais reconnaissant de leur expliquer tout ça.
Non, on sent bien que ça ne va pas tenir.

Oph : Non! Aucune violence! Physique en tous cas. 
Avec plaisir 😉 je m’en occupe

NJ : Le problème c’est que, fidéliser un éditeur c’est déjà coton. Il faut avoir de la chance pour que cet éditeur ne fasse pas faillite…
Or, un éditeur a une « ligne éditoriale ».

Oph : Je ne pense franchement pas que tu tiendras… tu as ça en toi et c’est un don
Après rester sur deux genres littéraires ne t’empêche pas de te disperser dans un de tes autres domaines de prédilection

NJ : 😆
Quand je suis arrivé avec « Ravissantes », qui est une pure romance, Lilas, mon éditrice, qui ne fait que du thriller pour l’instant, a fait un peu la gueule.

Oph : Je comprends pour l’éditeur… même si certaines Maisons d’Edition développent plusieurs lignes, comme Bragelonne d’ailleurs ! Tu as « les Ravissantes » chez Milady Bragelonne et ils ont leur ligne thriller
Pourtant c’est la même maison!
Pourquoi cette réaction?

NJ : Du coup, j’ai écrit un vrai « thriller » rien que pour elle. Le problème, et je vais aller dans ton sens, c’est que je ne suis pas sûr qu’écrire pour une collection en particulier, soit une bonne motivation.

Oph👍

NJ : C’est vrai, j’ai de la chance avec Bragelonne, parce qu’ils sont éclectiques.

Oph👍

NJ : Si je me débrouille bien, je vais continuer de changer de collection, donc d’éditeur, à chaque bouquin, mais au moins je resterai sous la même enseigne.

Oph👍

NJ : Ce serait déjà un net progrès.

Oph👍
 Ce serait une chouette nouvelle!
D’ailleurs puisque tu parles d’éclectisme et de ton côté touche-à-tout, qu’est ce qui t’amènes à écrire tel ou tel style ? Au moment où tu te lances, qu’est ce qui guide ton choix ? T’inspire ?

NJ : C’est la même maison, mais ce ne sont pas les mêmes gens. Or, je crois très fort, que pour faire le succès d’un livre, il faut un attachement particulier entre l’éditeur et le livre.

Oph👍

NJ : Au départ, il y a toujours l’intuition.Je crois que la plupart des auteurs travaillent de la façon suivante : on a plein d’idées possibles.
On nous raconte des trucs, on se pitche des trucs entre nous, on lit des coupures de journaux en se disant : « tiens, ça ferait une belle histoire »…
Et tous ces embryons d’histoires vivent en nous, pendant les loooongues semaines que l’on consacre à l’écriture d’UN livre.

Oph : Ok. Mais dans ton cas, comme tu passes d’un genre à l’autre, qu’est ce qui te pousse plus vers l’un que l’autre au moment de te lancer ?
Et avec le temps, il y a une idée qui germe plus haut, et plus fort que les autres. Et on se dit : c’est le tour de celle-là. Ça fait longtemps qu’elle piaffe, il est temps de l’écrire.

NJ : 👍
NJ : Pardon, j’allais y venir : c’est justement le choix d’une histoire qui détermine le genre.

Oph👍

NJ : Dans mon cas.

Oph : C’est moi je vais trop vite. On va mettre un code, tu me signales en fin de propos quand tu as achevé ta réponse sur la question. Ça m’évitera de te couper 😉

NJ : Ça peut m’arriver de chercher longtemps le bon style, le bon format pour une certaine histoire…

Oph👍

NJ : « La Maison » a été une chanson, pas terminée, un projet de roman fleuve, avant de devenir ce récit court, entre le roman et la nouvelle. Ce qui était un suicide professionnel, à l’époque, mais tant pis. Je me suis dit : ce sera un roman confidentiel. Je vais faire ça avec un éditeur indépendant qui sera content s’il en vend trois cents exemplaires.
Malheureusement, le bouquin a trop bien marché auprès de son premier éditeur, qui a décidé de cesser la réédition sous prétexte que le livre se vendait trop.
Je vous jure que c’est vrai.
Non, non, il faut m’interrompre.

Oph : Surprenant ce parcours pour « La Maison »!

NJ : Sinon je déblatère tout seul. Tout le monde se barre, la nuit tombe, le jour vient, les semaines passent, les saisons se succèdent…

Oph : 😆

NDLR (Note de la rédaction) : Dans l’oreillette Ge souffle quelques conseils à Oph

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Ge: Ophélie laisse déblatérer notre auteur, c’est le jeu, soit plus patiente entre chaque question.

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Oph : Il se vendait trop ? C’était quoi le problème pour ton éditeur ? Pas les reins assez solides ?

NJ : Ah oui !
Mais j’ai eu le même genre d’expériences avec à peu près tous mes livres.

Oph : Tu leur donnes plusieurs vies finalement

NJ : Catherine, qui s’occupait des éditions Rue du Départ, tenait absolument à envoyer les exemplaires par la poste.

Oph😮

NJ : Un à un. Au tarif fort.

Oph : Pour quelle raison?

NJ : Comme je ne suis pas identifié chez les libraires, quand un lecteur commandait un livre, le libraire nous en commandait un seul exemplaire.
Donc, Catherine passait sa vie à la poste.
Ce n’est pas tenable effectivement.
J’ai essayé de lui expliquer qu’en passant par une enseigne qui facture l’envoi 60 centimes elle gagnerait de l’argent. Elle m’a répondu : « tu sais, les maths et moi, ça fait deux ».

Oph😮

NJ : Sur le coup je lui en ai voulu à mort.

Oph : J’imagine!
Tu parlais de ta relation avec Lilas et Bragelonne. Es tu prêt à écrire pour l’éditeur et ce qu’il te demande plutôt que pour toi ?

NJ : Mais maintenant, j’essaye de me souvenir qu’elle a été la seule, au début, à croire en « La Maison ». Et je suis content que des gens comme elle existent. Des fous

Oph👍

NJ : Ecrire pour quelqu’un je le fais sans arrêt, puisque je travaille beaucoup à la commande. Mais pour mes romans « perso » je constate que, moins le projet plaît aux éditeurs, mieux ils marchent.

Oph : 👍 Certes mais où est la place du « écrire pour toi » du coup? Toi qui m’a semblé si libre dans ta toute première itw avec Geneviève

NJ : Mes deux best-sellers personnels, pour l’instant, ce sont « La Maison » et « Sansalina » des bouquins qui ont été refusés partout. Sansalina, c’était un western, que je voulais publier à une époque où ce n’était pas du tout la mode.

Oph👍

NJ : Justement, mes projets personnels se définissent par le fait qu’ils ne sont pas des projets de commande.
Mon thriller pour Bragelonne, que je viens de finir, et que j’ai intitulé provisoirement « La louve », c’est un peu à mi-chemin entre la commande et le projet perso.

Oph : 👍 Alors les commandes = métier et tes projets = passion?

NJ : J’ai essayé de faire un « vrai » thriller.

Oph : Oui ça je l’ai suivi ce matin avec Aline

NJ : Je pense qu’il est temps d’arrêter de se défiler en prétendant que, le thriller, je ne sais pas ce que c’est.
Alors, métier vs passion… C’est compliqué.

Oph : En quoi ?

NJ : J’ai tout de même la chance, quand je travaille sur des projets de commande, de faire des choses qui me semblent importantes.

Oph👍

NJ : Par exemple, j’écris beaucoup pour la Bibliothèque Verte.
Ce qu’on me demande n’est pas très compliqué. De la novélisation, des traductions de textes archi simples, sujet-verbe-complément, trois cents mots de vocabulaire…
Mais je fais gaffe.

Oph : Ah bon? Que fais tu pour eux? Je viens de découvrir quelque chose! En même temps le public est jeune…

NJ : Parce que j’ai constaté sur les salons que si un gosse qui ne lit jamais rien débarque, c’est sur ces ivres-là qu’il va se rabattre. Écrire les premiers livres qu’un gosse lira, c’est tout de même une sacré responsabilité.

Oph : Je suis d’accord avec toi… c’est là que se fait la découverte de la lecture…
Revenons un peu sur tes livres à toi. Quel rapport entretiens-tu avec tes personnages?

NJ : J’essaye d’injecter un tout petit peu de mystère, quelques petites figures… Un tout petit peu de style, un peu de langue. Quelques mots qu’éventuellement ils ne connaissent pas.

Oph et Sylvie👍

NJ : Parce que j’ai des souvenirs de lecture, enfant qui m’ont marqué, et ce qui m’a marqué c’est justement ce que je ne comprenais pas tout de suite, ou les références que je ne connaissais pas. J’aimais bien qu’on ne me prenne pas pour un débile.

Oph👍

NJ : Or, tout ça est passé au crible, il faut être très malin.. hé hé hé …

Oph👍
Oph : Et je ne doute pas que tu le sois 😉 Je disais donc pour revenir à toi, quels rapports entretiens-tu avec tes personnages ?

NJ : Et… pardon je finis rapidement : à l’inverse, il y a aussi beaucoup de métier dans mes romans « perso ». Ce sont des livres un peu hors format, mais ça reste de l’artisanat. C’est ce qui m’intéresse.

Oph👍

NJ : Les personnages existent. Pas tout de suite.
Au début, ce sont des métaphores, des utilités : je vais placer tel personnage ici, et en face je vais lui opposer un autre, et le frottement des deux va dégager du récit.
De la tension.
Bon, ça c’est le schéma de départ.

Oph👍
 J’imagine qu’il y a d’abord l’histoire qui germe… mais une fois que tu leur donnes vie, quel rapport entretiens-tu avec eux?

NJ : Je leur donne un contexte un  arrière plan, tout un tas de trucs théoriques. Je les fais intervenir dans des situations qui éventuellement n’ont rien à voir avec la choucroute.

Oph👍

NJ : Et puis, arrive un moment où ils te parlent. Vraiment.

Oph👍

NJ : Tu fermes les yeux, et tu vois Jean-Bernard, tu distingues une silhouette. Le gars se tourne vers toi et te balance un clin d’œil.

Oph👍

NJ : Là, tu te dis : c’est bon, lui il est mûr, je peux le faire jouer. Il bouge tout seul.
C’est le contraire d’une marionnette, en fait.

Oph : Ce doit être étrange et excitant comme sensation quand il prend vie ainsi!

NJ : C’est le personnage qui manipule l’auteur.

Oph : Le contraire parce que c’est lui qui t’anime
J’aime beaucoup l’image
Du coup ils te font raconter leur histoire ?

NJ : D’ailleurs c’est idiot ce que je dis, parce que si tu interroges des marionnettistes, ils vont te dire qu’une marionnette, si elle est bien fabriquée, elle a sa vie à elle.
C’est le contraire de l’idée qu’on peut se faire d’une marionnette..
Alors, à partir de là, il reste une grosse trace du récit, du canevas, que tu as conçu au départ. Mais si le récit s’en écarte parce que tes personnages sont en vie, il ne faut pas essayer de forcer, il faut les suivre.

Oph👍

NJ : Un canevas, c’est toujours une façon de faire le malin.

Oph : 👍
Oph : Les marionnettistes le pensent de leur marionnettes, les auteurs le disent pour leurs personnages quand le lecteur pense que c’est uniquement l’auteur qui leur donne vie.
Comment ça s’est passé pour Ilona et Lucie, tes deux personnages des Ravissantes?

NJ : Les effets de composition, comme la figure circulaire qu’on retrouve au début et à la fin des Enfants Terribles, c’est très bien, c’est très joli, ça plaît aux universitaires, mais c’est fake, ça ne marche pas. C’est du roman mort.
Oph👍

NJ : Alors Ravissantes, c’est drôle, parce que j’ai essayé toutes les combinaisons. On a un trio, au départ : deux filles et un mec au milieu.
Oph👍

NJ : Pour plus de commodité nous les appellerons F1 F2 et H. J’ai essayé : « F1 connaît H mis pas F2″… « F1 connaît F2 mais pas H »… etc.

Oph👍

NJ : Tout ça est très théorique. Ce n’est pas parce qu’une combinaison promet beaucoup sur le papier qu’elle fonctionne, il faut essayer des trucs…

Oph : À quel moment tu te dis que c’ est le « bon truc » ?

NJ : Et tout en essayant, les personnages prennent vie. Il y a aussi des références. Lucie, c’est beaucoup Lilas, justement.

Oph👍

NJ : Une fille très à l’aise dans son corps, très sexy, et qui n’en a strictement rien à foutre de ne pas correspondre à des canons esthétiques.

Oph : 👍
Maintenant que tu le dis… je n’ai fait que voir Lilas de loin plusieurs fois mais ça colle assez bien dans ce que Lilas et Lucie dégagent

NJ : C’est le seul de mes récits pour lequel l’apparence physique des personnages est entrée en ligne de compte. Mais parce que c’est le sujet du bouquin, aussi…

Sylvie, Oph et Geneviève👍

Geneviève : Moi j’ai tout de suite vu Lilas

Oph : 👍
 À quel moment tu te dis que c’ est le « bon truc », avec tes combinaisons de personnages?

Ge : Dès la lecture du scénario. Oui dés la lecture j’y ai vu Lilas

NJ : C’est Lilas pour son rapport à son propre corps, sa façon de se déplacer, et pour le langage et le rapport à la sexualité en général, c’est une autre copine.

Oph👍

NJ : Ça reste entre nous, promettez moi que ça ne sortira pas d’internet, mais j’ai un petit faible pour Lilas.

Oph😮

NJ : Bien joué, Geneviève !

Oph : Ça ne sortira pas d’internet 😉 Enfin c’est la cheffe qui décide
NJ : Oph … C’est très intuitif.

Oph👍

NJ : Surtout en comédie.

Oph👍

NJ : Contrairement à ce qu’on a l’air de penser en France, et c’est un Grrrrrrros problème, la comédie est un genre SUBTIL.

Oph : Ok donc ton instinct te dis « ça ça va marcher »

Ge : Tout ce qui se dit ici sera publié, c’est le jeu…

Oph : Je n’aime pas la comédie lourde et les blagues potaches
Je préfère la subtilité. D’ailleurs les Ravissantes n’est pas qu’une comédie

NJ : La bonne  combinaison de personnages ne s’est pas avérée, comme je le croyais au début, celle qui m’assurait les situations les plus scabreuses, les portes qui claquent, etc, mais celle qui générait le plus d’émotion. Celle qui me semblait la plus plausible. Celle qui m’a donné la sensation, éminemment discutable, de vérité….

Oph ! 👍
Oph : C’est aussi une déclaration d’amour aux femmes et une façon de faire comprendre un certain nombre de choses face aux dictats de l’apparence non?
Enfin je l’ai ressenti comme ça.

NJ : Geneviève …  Ce n’est pas un scoop, elle le sait depuis longtemps…

Geneviève : Mais c’est un scoop pour nos lectrices… lol

Oph : Je comprends oui pour la combinaison

NJ : Oui, alors une déclaration d’amour aux femmes, c’est très banal de la part d’un hétérosexuel masculin complètement obsédé.

Oph👍

NJ : Surtout les diktats.

Oph👍

NJ : Je trouve ça super violent.

Oph : Je te confirme, c’est super violent!
Pourquoi ce choix?

NJ : J’ai l’impression que toutes les femmes que je connais ont un regard très dur sur leur propre corps, alors que, bon sang, si j’avais un corps de femme, je serais super content !
Et ce sentiment que ça ne va jamais, ça n’ira jamais.

Oph : Tu as entièrement raison. Rares sont les femmes qui s’acceptent réellement.
Mais pourquoi ce sujet en particulier ? Tu voulais faire passer un message à des personnes en particulier ?

NJ : Parce que, quels que soient les efforts consentis, on vous inventera d’autres normes, encore plus absurdes. Des normes qui n’ont pas d’autre fonction que d’être difficiles à atteindre. Juste pour emmerder le monde en fait.

Oph : 👍
 Emmerder les femmes! Les hommes ne vivent pas cette pression de la norme dictée par le papier glacé de la même façon

NJ : Ha ha ! Le message, ouais… bon. Non, c’est que tout ça, c’est de la violence, c’est de la souffrance, et quand tu vois ça de l’extérieur (parce que, les hommes, on ne leur demande rien, à ce niveau là) tu te dis qu’il est largement temps de dédramatiser le débat.

Oph👍

NJ : Nous sommes d’accord.

Oph👍

Oph : Parfait Nicolas ! Je ne vois rien d’autre me concernant.
Sylvie, Geneviève,  quelque chose à ajouter? Bon… visiblement nous avons été très complets 
Nicolas, Tu veux ajouter quelque chose?

NJ : À l’origine d’un projet, en ce qui me concerne, il n’y a pas vraiment de message. Parce que je ne suis pas une flèche intellectuellement parlant. Mais il y a toujours quelque chose qui m’incite à la compassion. Et c’est là où l’on rejoint la notion de personnage, et l’intimité entre la façon dont un récit se construit et la naissance ou non, de véritables personnages
Je vous aime.
Voilà, c’est tout.

Oph : Pas une flèche intellectuelle ça se discute…
J’aime la notion de compassion.
Nous aussi on t’aime Nicolas !

NJ : 😍

Oph : Merci à toi de nous avoir accordé tout ce temps!

NJ : Ça me gêne un peu parce que c’est Chrétien, mais il y a du bon aussi dans le christianisme des origines, il faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Oph : 👍

NJ : Merci à vous. On s’organise un barbecue un de ces jours ?

Oph : Il n’y a pas que du mauvais dans le christianisme!
Avec plaisir pour le barbecue 😊 
Garde un œil sur cette conversation, je pense que Geneviève viendra te libérer définitivement!

NJ : Bises. je vais nourrir mes enfants.

Oph : Bon appétit à toi et aux enfants.
Bises et à très bientôt
NJ et Sylvie👍

Ge : Hop hop hop pas si vite ! Me revoilà. Et oui Nicolas,  j’ai une question. Comment t’es venu le personnage de la bibliothécaire dans Sansalina ?

Sylvie👍

NJ : Ah oui, ben voilà : Dolores, dans Sansalina, c’est l’exemple typique d’un personnage symbolique, qui prend chair peu à peu. Sansalina, au départ, c’était un grand projet sur la naissance des civilisations. Je voulais opposer une figure de la civilisation, à une figure de la brutalité. Et donc, comme métaphore de la civilisation, une bibliothécaire s’imposait, non ? Alexandrie, tout ça…
Oph, Ge et Sylvie👍

Ge : Développe car si elle est la civilisation, elle n’est pas que ça !
Elle dégage drôlement Dolores !

Danièle et Oph👍
Eppy : Voilà naze je ne lis que la fin et pense que tu veux achever ce pauvre Nicolas 🤣

Ge : oui Eppy c’est le but de la GAV

NJ : aaaaaahh…

Ge : Alors Nicolas, je veux en savoir un peu plus sur Dolores !
Sans ça je prolonge la GAV

Oph😆

NJ : Dolores, c’est TOI !

Eppy, Oph, : 😍

Ge : 😆 hahaha, n’essaie pas de me corrompre là Nicola.
Non, non ça, ça me marche pas !

NJ : Non, c’est le croisement entre deux figures : la bibliothécaire (et là, ce n’est pas toi du tout…) c’est une figure du silence et du calme, de la paix et de la culture. Il y avait un autre sujet qui me plaisait, c’était le thème du cancre et de la première de la classe.
C’est un truc que j’ai constaté souvent, en faisant des ateliers d’écriture ou des interventions de théâtre en collège ou en lycée : il y a toujours deux éléments moteurs, dans ce genre de situations : le cancre, et la meilleure de la classe.

Ge : Ouais mais elle déménage aussi Dolores, non ?

NJ : Oui, c’est la braise sous la cendre.
NJ : La meilleure de la classe, parce qu’elle a besoin de se défouler, le cancre parce qu’il a besoin de montrer qu’il n’est pas complètement naze.
Ge👍

NJ : Mais il y a quelque chose de très amer, dans Sansalina. Caché, mais plutôt tristounet pour Dolores.
C’est le fait que dans le livre, tous ceux qui utilisent une arme à feu, meurent.
Et dans la scène finale, Dolores est amenée à exécuteur un homme, avec une arme à feu. Donc…
C’est du vice, parce que , dans le  roman, elle n’utilise pas d’arme pour se défendre. Elle utilise essentiellement du papier.
Je dis « le » cancre, parce qu’en général, c’est un mec. Et « la » première de la classe, parce qu’en général, c’est une fille…

Eppy😆

NDLR : dans l’oreillette Danièle parle à Geneviève : 
************
Danièle :  @Geneviève  séquence 1, 2 et 3 dans ta boîte
Pour la 4 je vais prendre une pause …
Ge : Merci  @Danièle  pour les trois. ET…Oui tu fais bien pour la pause surtout qu’il faut que nous l’achevions, enfin que je la termine cette GAV avec @Nicolas
 ****************** 

Ge : 😮 Nicolas, mais…
 Tu vas faire peur aux futurs lecteurs de Sansalina là. Car c’est aussi une magnifique épopée !

NJ : Oui, et puis c’est de la cuisine interne. Mais je suis assez mal à l’aise avec le thème de la rédemption par la violence. La violence, en vrai dans la vraie vie, ne résout rien du tout.

Ge : Et pourtant quand il n’y a plus de mots, il reste la violence.

NJ : Oui. Ou alors : le rapport de force tue la parole. c’est la thèse des Anciens, à l’œuvre dans toute la tragédie antique : il y a d’un côté le Logos (les Grecs avaient un seul mot pour désigner la raison, l’ordre du Cosmos et le langage, c’était la même chose) et l’Agôn : le conflit. Le conflit tue la parole, d’abord, et puis, il tue tout court…

Ge : Logique en somme ! La boucle est bouclée.

Bon Nicolas, puisque tu ne veux plus rien déclarer, je déclare cette garde à vue terminée. Lundi 23 juillet, 13h28, le prévenu peut-être relâcher. Il peut aller retrouver ses enfants. Fin de la GAV de monsieur Nicolas Jaillet.

Il peut s’en retourner 

Sinon ami(e)s lecteur-trices

Vous pouvez aussi retrouvez les premiers épisodes de cette GAV 

ICI la 1er audition

Là Le deuxième entretien

ET ICI La 3ième audition.

Bon allez moi aussi je vais faire une pause. C’est vraiment super prenant ces GAV, ça demande tellement d’attention mais c’est tellement passionnant ! 

 

La GAV : @Nicolas Jaillet sous le feu des flingueuses, 3e audition


La GAV : @Nicolas Jaillet sous le feu des flingueuses, 3e audition

Episode3

Lundi 23 juillet

On poursuit la Garde à vue de monsieur Jaillet

3e interrogatoire par Miss Aline


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à suite de la GAV de monsieur Nicolas Jaillet



Lundi 23 juillet, 05h52

Aline : Bonjour,  Nicolas n’est pas là ?

Ge : Non visiblement il n’a pas été réveillé !

 Lundi 23 juillet, 06h28

Nicolas : Bonjour ! Pardon pour le retard.

Aline et Ge : Bonjour Nicolas

Nicolas : Bonjour, Aline. Bonjour Geneviève
Pardon, j’ai eu une nuit un peu agitée…

Aline : Ça peut arriver à tout le monde. On se lance ?

Nicolas : Je suis à vous.

Geneviève : Bon je vous laisse, j’ai une autre affaire sur le feu, mais je vous surveille dans l’oreillette.

Sylvie : Bonne Gav des bises à tous

NJ : Bonjour, Sylvie.

Aline : Alors commençons par vos rituels d’écriture. En avez vous et en quoi ils consistent ?

NJ : Malheureusement, je suis devenu un auteur à plein temps, et je n’en ai plus guère. Mes rituels d’écriture se limitent à une hygiène de vie minimale : Ne pas commencer à travailler avant de m’être brossé les dents.
Sortir un peu avant d’écrire.
Le geste névrotique de l’auteur, c’est de sauter du lit pour se mettre devant son clavier. Non non. On a de bonnes idées au réveil, mais elle ne font que s’améliorer avec un café.
J’essaye aussi de m’organiser, parce que je peux avoir, dans une journée, plusieurs types de travaux qui ne demandent pas le même investissement
En règle générale : plus c’est payé, moins c’est difficile et fatigant. Il faut donc commencer par les travaux personnels (« mes romans ») et finir la journée par les travaux de commande, qui, en général, sont moins difficiles.

Al : la diversité des types de travaux permet surement de se garder en éveil, de ne pas se lasser.

NJ : Exactement !
Et puis, une activité crée, par contraste, le désir d’une activité autre.

Al : Même sur les travaux commandés vous mettez un peu de vous dedans ?

NJ : Quand je travaille sur une traduction ou une novélisation qui ne me posent pas beaucoup de difficultés, c’est intéressant, parce que ça repose l’esprit. Mais c’est frustrant, du point de vue de l’invention, du geste…
Oui, un travail de commande, c’est aussi un peu un travail personnel.

Al : chaque auteur ne laisse-t-il pas une part de lui dans ses œuvres de manière consciente ou non ? Quelle(s) part(s) de vous laissez facilement transparaître ?

NJ : Mais mes clients ne sont pas très demandeurs de fantaisie, par exemple. Il faut écrire des textes ressemblants. Et la fantaisie, j’aime bien.

Al : la fantaisie c’est un genre qui a des personnages et dans ces personnages un peu de vous ?

NJ : La part personnelle, c’est assez délicat, en ce qui me concerne. J’ai tendance à beaucoup travailler dans la maîtrise, ce qu’exige le genre. Parce que, contrairement à ce qu’on croit, le roman de genre est le domaine où l’on ne peut pas faire n’importe quoi. Alors que dans la littérature « blanche », dominante, on peut faire n’importe quoi.
Mais j’ai découvert récemment, avec « La Maison », que je pouvais, même dans un livre qui ne raconte pas mon histoire, distiller quelques éléments personnels, qui enrichissent le récit.
J’ai envie de ça.

Al : on écrit forcément avec une part de soi, de ses expériences, des ses maux.

NJ : Il faut se méfier de l’autobiographie.
Le roman autocentré, l’introspection, en général, ça ne m’attire pas beaucoup. Sauf chez Proust. Mais ce qui est merveilleux chez Proust, c’est qu’à force de parler de lui, il parle de tout le monde. Quand il évoque les pic niques dans le train, les œufs durs, ce sont des sensations que tout le monde a connu.
Mais,je vous l’accorde, on écrit toujours à partir d’une subjectivité. D’un « moi » qui a ses lubies, ses obsessions…

Al : merci.

NJ : C’est justement la raison pour laquelle il faut s’en méfier. Parce que, justement, c’est au cœur de l’écriture.

Al : certes mais certaines choses peuvent vous échapper, surtout quand le personnage se met à vivre seul, qu’il vous échappe ?

NJ : Ah oui. Ça c’est formidable. C’est le moment de grâce. Le retour à l’enfance.
Quand vous jouiez. « On dirait que »… On ferait comme si… Quand les portes de l’imaginaire s’ouvrent.

Al : c’est un peu ce que vous avez fait dans votre dernier roman… vous disiez que vous avez écrit à la manière de King sans filet ?

NJ : Mais j’aime le genre parce qu’il offre, en même temps que ce retour à l’enfance, cet abandon dans un imaginaire parfois (souvent !) folklorique, une forme d’honnêteté.

Al : il n’est pas question juste de l’enfance et de l’imaginaire mais d’une façon générale de laisser une trace de soi dans chaque œuvre.

NJ : Oui. Mon dernier livre, qui s’appellera peut-être « La Louve » a été conçu de façon beaucoup plus libre que mes précédents. Et j’ai vu ressurgir, çà et là, quelques souvenirs d’enfance, justement, quelques figures qui me hantent un peu. J’en ai écarté certaines en cours de route (je sais, c’est de la triche !) parce qu’elles étaient déjà apparues dans des romans précédents.
Ce qui se passe, en fait, c’est que cette fameuse « part de soi », au départ, elle n’est pas consciente de votre part.

Al : écrire serait une espèce de thérapie ?

NJ : Ce sont des figures récurrentes, qui réapparaissent de roman en roman, et à travers leur récurrence, vous vous dites : tiens, mais ça, ça doit me travailler, parce que j’y reviens toujours.

Al : OK… donc écrire – thérapie ?

NJ : J’espère que non. J’espère qu’écrire n’est pas une thérapie, parce que dans ce cas, je dois soixante euros de l’heure de lecture à tous mes lecteurs, et je suis sûr que c’est au-dessus de mes moyens.

Eppy😆

Al : mais comme le lecteur a surement passé un bon moment de lecture et qu’il est plutôt sympa, il vous fera grâce de la consultation.

NJ : 👍
NJ : Plus sérieusement, je pense très fort qu’un livre, une chanson, un tableau, n’importe quoi, doit s’adresser à autrui. Dans mon cas, il s’agit d’essayer de donner du plaisir, essentiellement, aux gens.
En France, on a un gros problème avec le plaisir.

Al : sans pouvoir être sur quel plaisir il va ressentir !
je voudrais revenir sur les maux que l’on met consciemment ou non dans ses romans
Pensez vous que pour être un bon auteur il faille avoir des blessures, des failles.

NJ : On part du principe qu’un bon livre, c’est forcément un livre difficile à lire. Mais un livre difficile à lire n’est pas un livre difficile à écrire, et inversement. Je suis sûr que Steinbeck a autant sué sur son métier pour écrire « La Perle » ou « Les raisins de la colère », que Dos Santos pour écrire « Manhattant transfert »

NDLR ***************Manhattan transfer c’est de John Dos Passos … gag pour notre mister flingueuse ! **********

qu’est ce un « bon » livre ?
il doit divertir ? dénoncer ?
Je ne pense pas que pour être un bon auteur, il faille avoir ceci ou cela. Un bon auteur, c’est quelqu’un de sincère, qui se remet en question, et qui travaille.
Eppy👍

Al : distraire ?

NJ : Joker pour : « qu’est-ce qu’un bon livre » !
Un bon livre, c’est un livre dans lequel un lecteur se plonge complètement.

Al : joker ? ou ça ? … ah non il n’est pas là.

NJ : Il peut n’y avoir qu’un seul lecteur. Ce sera un bon livre à ce moment là.

Al : le livre vit au moment où il est lu

NJ : Dénoncer, je ne sais pas.
Dénoncer, c’est une attitude.
Dénoncer, ça veut dire : entrer dans une situation en étant d’emblée de parti-pris.
Un bon livre est par-delà le bien et le mal.
Ouille ! Je commence à faire des phrases !
Pardon, je suis un peu fatigué.
Je pense qu’il faut avoir de la compassion pour tous les personnages.
Le jugement appartient au lecteur.

Al : dans un livre il y a forcément du noir et du blanc. Rien n’est jamais que gris. Tout le monde a une part d’ombre avouée ou non .

NJ : Lui seul a le droit de dire : tel personnage est un salaud.
Mais l’auteur ne peut pas dire ça. L’auteur doit saigner avec tous ses personnages.

Al : ça sera un salaud pour lui et le lecteur d’à côté en fera un héros.

NJ : Parce que tout le monde souffre. Tout le monde est blessé. C’est bien le problème.
Alors là c’est le jackpot ! Quand les lecteurs ne savent plus déterminer qui est le bon et qui le méchant.
Malheureusement, je n’ai pas atteint ce stade.
On me parle toujours des mêmes en me disant : ah, lui, quel salaud !
Mais quand on écrit et qu’on a deux sous d’honnêteté, on assume, tour à tour, le point de vue de chacun.

Al : il y a un personnage qui m’a intrigué…

NJ : oui ?

Al : Dans « La maison », la graine (dont l’enfant ) ne dit jamais, à aucun moment dans le livre : maman. Il dit « ma mère » ou il l’appelle par son prénom mais jamais « maman ». Pourquoi ?

NJ : « La Maison » est tirée d’une histoire vraie, et c’est un détail vrai, dans l’histoire. Les deux amis qui m’ont raconté l’histoire de leur mère ne disaient jamais « maman ».
« Maman » est un mot étrange. On dit « Maman » à sa mère, quand on s’adresse à sa mère.
On ne parle pas forcément de sa mère en disant « maman ». On peut appeler sa mère « maman », et ne parler d’elle qu’en disant « ma mère »…

Al : oups je suis un ovni car lorsque je parle de « ma mère » je dis toujours « Maman »
Est il plus facile ou non d’écrire un fait réel qu’une fiction ?

NJ : Ça me semblait juste, de la part du narrateur. Je voulais lui conserver une certaine pudeur, et puis je pense que cette distance, que mes deux amis qui ont vraiment vécu cette histoire avec leur mère, mettaient dans leur récit, ne vint pas de nulle part. Je pense que Martine a été une bonne mère. Elle a fait le taf.
Ge et Aline👍

NJ : Mais c’est une de ces familles où, malgré les efforts de chacun, il reste une distance infranchissable entre les êtres.
Ce petit effet de narration me semblait fidèle à ces liens distendus.
Oui ! C’est pus facile d’écrire l’histoire de quelqu’un d’autre.

Al : je comprends mieux, merci.
Pourquoi est ce plus facile, ça devrait être le contraire , non ? … comment retranscrire au mieux l’émotion, etc, de la personne qui a vraiment vécu la chose etc

NJ : Mais jamais un récit ne m’a porté comme « La Maison ». Du début à la fin, j’ai eu cette intuition que c’était un vrai sujet : une histoire courte, simple, extraordinaire et ordinaire à la fois, qui par son mystère, met en lumière une part de la condition humaine.
Pourquoi est-ce plus facile ?
Je ne sais pas. C’est un paradoxe.

Al : complétement oui

NJ : J’ai fait du théâtre forain, j’ai eu une vie… mouvementée. On m’encourage souvent à écrire sur ma propre expérience. Je n’ai jamais réussi.
Je ne sais pas ce que ma vie raconte.
Si quelqu’un vient vous voir en vous disant : voilà, il m’est arrivé ceci… Vous êtes le premier spectateur de cette histoire. Et vous savez si cette histoire est bonne, et en quoi.

Al : peut être vous faut-il encore grandir pour savoir ce que votre vie raconte !

NJ : Alors que, celui qui raconte sa propre histoire, ne sait pas que c’est une histoire. Il la raconte, parce qu’il en éprouve le besoin, pour se décharger, peut-être, de quelque chose (thérapie).

Al : thérapie 😉

NJ : Oui… grandir, ou mourir.

Al : grandir est une façon de mourir chaque jour on laisse l’être plus jeune derrière pour grandir un peu plus

NJ : 👍
NJ : Et puis, on est de parti-pris dans sa propre histoire. On est de mauvaise foi. On cherche à se défendre, forcément. Et puis, on n’est jamais sûr que cette histoire vaut d’être racontée. Et puis… les autres m’intéressent plus que moi.
Oui, c’est tout à fait vrai. Grandir, c’est mourir un peu.
Et vlan ! Encore une phrase.

Al : vous aviez dit que votre première idée du théâtre c’est devenir adulte tout en continuant de crapahuter dans les bois avec vos potes…. syndrome de Peter Pan… refus de grandir, de mourir. ?

NJ : De grandir. Mourir, ça n’a aucune importance.
Mais refuser de grandir, c’est la garantie de vivre, tant qu’on est vivant.

Al : écrire c’est être vivant pour vous ?

NJ : Ah oui. Très intensément.

Al : pourquoi ? C’est vivre des vies par procuration ?

NJ : Un autre paradoxe. Parce qu’on peut reprocher à l’auteur d’être à côté de la vie, dans la fiction. Mais le réel est tellement prégnant, il faut un tel effort pour s’en extraire, que l’exercice devient intense.
C’est un de ces exercices (il y en a des milliers) par lesquels on parvient à faire exister, à rendre réels, des objets extrêmement concrets, mais qui viennent d’ailleurs. Qui viennent de l’idée, du rêve, et de l’amour.
Des notions qui ne sont pas farouchement mises en avant dans la vie de tous les jours.

Al : je suis d’accord ça manque farouchement ces notions.
Tout  au long de cette GAV vous avez cité des classiques de la littérature : lisez vous vos contemporains ?

NJ : Oui, je viens de lire « Les Mauvaises » de Séverine Chevalier. C’est très beau.
Eric Maneval, c’est très bien.
Antonin Varenne.
Stéphane Michaka.
Laurence Biberfeld.

Ge : Que du bon, et c’est marrant je te retrouve où du moins retrouve ta sensibilité et ton humanisme dans ces auteurs

Al : ok vous êtes aussi contemporains !

NJ : C’est des copains, mais avant d’être des copains, ce sont des gens que j’ai lus !
Oui, je lis tout.
Mais je reviens souvent à des auteurs plus ou moins anciens.
Il ne faut pas perdre de vue l’idée que c’est à ça que sert un livre : survivre.

Al : on revient toujours à ses premières amours ! … C’est à dire ?

NJ : Un livre est un objet d’une extrême rusticité.
C’est beaucoup moins compliqué qu’une tablette.

Al : le livre objet au-delà du temps ? ou part son contenu ?

NJ : Il y a fort à parier que, d’ici quelques siècles, nous n’aurons plus les ressources énergétiques nécessaires pour faire fonctionner des tablettes, des consoles de jeu. Mais nous aurons toujours les moyens de fabriquer et de lire des livres.
Et nous aurons toujours la possibilité de nous raconter des histoires, même si nous perdons l’usage de l’écrit, ce qui est arrivé à des civilisations tout aussi méritoires que la nôtre, par le passé.
Un livre est un objet qui, par définition, nous offre une lucarne sur le passé. Qui fait parler des êtres morts depuis longtemps, comme s’ils étaient là, assis dans votre salon, près de vous.
Il n’y a pas tant de prétention que ça à essayer d’écrire pour des lecteurs qui, éventuellement, nous survivront. Parce que les mauvais livres aussi, hélas ! survivent… Il y en a plein les bibliothèques.

Al : Platon, Molière et tous les autres ont encore de beaux jours devant eux.

NJ : Et peut-être aussi quelques autres, qu’il nous reste à découvrir.

Al : oui surement aussi

NJ : Un type comme Georges Darien, que j’admire beaucoup, et qui a très bien vieilli, a été découvert par André Breton. Il avait complètement disparu.
Il s’en est fallu de peu que nous perdissions le manuscrit du « Maître et Marguerite », et de toutes les pellicules de tous les films de Buster Keaton.
C’eût été grave les boules.

Al : toujours on redécouvrira tel ou tel auteur et une nouvelle interprétations, des nouveaux ressentis, des émerveillements… un jour peut-être votre vie racontée, qui sait!
Je vais vous libérer et vous remercier pour cet échange.
Vous avez rdv ce midi avec Ophélie.

NJ : Ha ha ha ! Merci pour ce moment comme disait une de nos plus belles plumes…
Blague à part, c’était très agréable et passionnant, merci.

Al : Merci à vous.

Eppy et Ge👍

Nicolas : 😍

Sylvie : Passionnant. Merci à vous deux 👍
Nicolas : 😍

Eppy : Bises

 NJ : Bisous.

Eppy😍

Sylvie : Merci Nicolas quel bel échange des bises😘

NJ : J’ai mal pour la personne qui va devoir retranscrire tout ça, mais… j’adore ! À bientôt !

Al : A tout à l’heure avec Ophélie à midi.

NJ : Midi pile.
Promis juré.

Aline👍

Geneviève : Que puis-je dire. Merci monsieur l’auteur et merci les flingueuses pour ce beau moment. Ces beaux moments.
Vivement ce midi pour la suite.
Bon repos à toutes zé tous. A tout de suite
Allez il est temps pour moi de mettre fin à cette audition

Alors Lundi 23 juillet 08h48  Fin de la 3 e audience de la Garde à vue de Monsieur Nicolas Jaillet !

La GAV : @Nicolas Jaillet sous le feu des flingueuses, 2e audition


La GAV : @Nicolas Jaillet sous le feu des flingueuses

Episode 2

Samedi 21 Juillet

Suite de la Garde à vue de Monsieur Jaillet

2e interrogatoire par Dame Sylvie K

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la GAV de Nicolas Jaillet



SAMEDI 21 juillet 9h54

Sylvie : Hello Nicolas Jaillet …  tu es  là?

Ge : Oui faites entrer notre prévenu

Sylvie : Enlevez lui son café il ne peut pas parler et boire je l’attends 

Ge : Nicolas est demandé en salle d’interrogatoires

Sylvie : Nicolas Jaillet,  votre pause est terminée

Aline : Il s’est évadé Nicolas !!

Samedi 21 juillet 10h42

Nicolas Jaillet : Pardon pardon, problème de connexion ..

Aline : Pas de soucis Nicolas.

NJ : C’est la campagne, ici…

Aline : LOL

NJ : En plus c’est vrai. C’est la banlieue, mais c’est aussi la campagne. C’est la banliagne.

Aline : Sylvie va revenir. Un instant.

Sylvie : hello Nicolas nous pouvons commencer mais désolée j’ai un impératif à midi donc prêt?

NJ : Oui !

Syl : Nicolas tu es chanteur auteur traducteur parleur quel est ton rapport avec les mots les écrits?

NJ : Ça commence très fort. Et j’ai une heure ?

Syl : moins

NJ : Alors, ce matin on a beaucoup parlé de théâtre et d’oralité.

Syl : je t’aide tu est un jongleur de mots

NJ : Il ne faut pas oublier que tout vient de là : les grands textes des origines : Homère, Les Mille et une Nuits, et probablement Gilgamesh, ce sont des traditions orales qui ont été écrites par la suite;
J’ai essayé de changer radicalement de métier, de quitter complètement la scène et de me mettre à l’écriture.
Pour des raisons de planning et de santé mentale…
Mais le besoin de transmettre est revenu au galop.
Même quand j’écris un livre, je passe par la narration, c’est là que ça germe.

Syl : oui et tu alternes le genre entre « la maison » et « Sansalina » il y a une différence?

NJ : Quand je travaille sur un récit, je raconte l’histoire à tous les gens que je croise, c’est assez gênant. Surtout quand j’ai des collaborateurs. Mais on puise des informations. On voit si un récit prend ou ne prend pas… Dans le regard des gens. Et quand on arrive au moment où la petite étincelle reste allumée du début à la fin du récit, c’est bon. On peut écrire son histoire.
Alors, oui, j’alterne beaucoup, au point de fatiguer mes éditeurs.
Parce que, justement, c’est une histoire, un récit qui m’intéresse.
Et c’est le récit qui détermine le genre.

Syl : Ce qui m intéresse c est le changement entre le  roman « la maison » et l’autre plus noir
Quelle différence as tu ressenti ds l’écrit?

NJ : Avec « Sansalina » je voulais raconter une grande métaphore sur la Naissance de la civilisation. C’était très ambitieux. Voire, prétentieux. Mais c’était aussi un hommage à ces fameux grands récits auxquels nous devons toutes nos histoires. Alors c’était de l’épopée. « La Maison », c’était exactement l’inverse : c’est une épopée intime, le voyage intérieur, mental, d’une femme, toute seule dans sa maison et dans sa tête, et le moyen d’y échapper.

Syl : Tu as un côté féminin car c était très perso pour Martine?

NJ : Le changement est presque automatique. C’est parce que, dans « Sansalina », j’étais dans les grandes orgues de la violence, des grands espaces, tout ça supposait une certaine grandiloquence… que j’ai éprouvé le besoin de me plonger, par contraste, dans un mode plus intime.
Et ça se ressent, oui, évidemment, dans l’écriture.

Syl : « Sansalina » était ton premier? Quel effet de voir son livre publié? Lu et avoir les retours ?

NJ : On est dans les atmosphères. Sansalina : le vent, le sable, les mitraillettes à tambour, La Maison : la douceur oppressante d’un petit village…
Oui, Martine c’est moi, c’est clair.

Syl : Oh oui ayant lu les deux je vois bien le contraste
Tu t’es trouvé enfermé ?

NJ : Je mets toujours en scène des personnages féminins, pour deux raisons : parce que je suis un homme hétérosexuel, et donc c’est plus plaisant de passer toutes ces heures en compagnie d’une femme, et aussi parce que, fondamentalement, je suis plutôt une femme qu’un mec. Je n’ai aucune difficulté à me projeter dans un corps de femme, dans la condition féminine d’aujourd’hui.
Sansalina était mon deuxième livre publié.

Syl : Oui on le sens tu fais cela très bien.  Oups quel était le 1er et donc quel ressenti ?

NJ : Oh c’est merveilleux, de voir son livre en librairie, avec une belle couverture et le nom d’un éditeur qui m’a fait rêver enfant : JC Lattès, Gallimard… Mais la vraie aventure commence avec… vous, en fait. Quand des gens qui ont lu vos livres viennent vous voir, vous en parler, en bien, en mal, mais que vous sentez qu’il s’est passé quelque chose.

Syl : Tu es un touche-à-tout on l’a vu comment es-tu arrivé à  la traduction du Chien ?

NJ : L’histoire de Martine, oui, je l’ai très bien ressentie, je crois. J’étais à la fois le personnage masculin avec mes tendances à la ronchonnerie, au chantage affectif, et j’étais aussi beaucoup du côté de Martine, parce qu’élevais un peu tout seul mes enfants. Quand on travaille à la maison, les gens partent du principe qu’on est disponible…

Aline, Geneviève et Syl👍

NJ : Mon premier s’appelait « Le Retour du Pirate » aux éditions JC Lattès. Il est épuisé, mais il doit me rester un exemplaire quelque part. C’était un roman d’aventures à la Stevenson.
J’adore Stevenson.
Oh, Jack Ketchum, c’était une belle histoire.

Syl : Raconte en quelques mots😀

NJ : Mon amie et éditrice Lilas Seewald s’était fait virer comme une malpropre de chez Fayard, pour la bonne raison qu’elle a du talent.
Elle a trouvé un poste assez vite chez Bragelonne, et elle m’appelle pour me demander ce que j’en pense. Je lui dis : « Oh, Bragelonne, c’est des gens très bien. Par exemple c’est eux qui ont publié Ketchum en France ».
Pour info le vrai titre est « Comme un chien » avec un mot du King sur la 1er de couv!
Ketchum, je suis hyper fan.

Syl : Est cela qui t’inspire pour du roman noir?

NJ : Oui. Le titre original était « The secret life of souls » un peu compliqué, mais il faisait référence à une énorme qualité du livre, à mon avis, qui était de se plonger dans la peau d’un chien. Je ne sais pas ce que tu en as pensé, mais ça, je trouvais ça particulièrement réussi.
Et donc, Lilas m’a rappelé quelques mois plus tard pour me proposer la traduction du dernier roman de Ketchum. J’ai été très touché qu’elle se soit rappelé notre conversation.
Oui, Ketchum c’est une grande source d’inspiration pour moi, depuis longtemps.

Syl : Quel effet de traduire un texte?? Je me demande a-t-on envie de changer des mots..  ou est-on en phase avec l’auteur

NJ : Il faut lire « The girl next door » (je crois que c’est le titre en français) et « Morte saison ». Des chefs d’œuvre.
Traduire, c’est trahir.
On a cette phrase en tête tout du long, sinon on devient dingue.

Syl : Une fille comme les autres

NJ : Au temps pour moi. Bien joué, Sylvie.

Syl😍

Syl : Traduire ce n est pas essayer d’être fidèle ?

NJ : On change des mots, on coupe des phrases…
Justement, c’est tout le problème.
Si vous voulez être fidèle à l’esprit du texte original, il FAUT intervenir.

Syl : Merci pour cette autre facette intéressante

NJ : Par exemple, l’anglais est plus ramassé, plus dense que le français, parce que le verbe, peut porter beaucoup de sens. Prenez la phrase : « She fought her way through the parking lot. »

SYl : Oui la traduction  est pas toujours exacte. … Et toi face aux retours de tes écrits s’ils sont négatifs  comment l’abordes-tu?

NJ : On ne peut pas dire : « elle s’est battue pour se frayer un chemin à travers le parking » le rythme n’y est pas. Une des solutions est, à mon avis, de couper une telle phrase en deux.

Geneviève et Syl👍

Syl : Oui du boulot tu es bien un jongleur de mots…
Et donc ton retour face aux critiques?

NJ : Il y a un autre problème qui est culturel, avec la langue. Par exemple, le Français, je veux dire l’individu Français, a une forte tendance à l’exagération quand l’Anglais préfère la litote. Quand un Anglais dit : « He had little chance to survive. » Littéralement, ça veut dire qu’il avait une petite chance de s’en sortir. Mais la traduction réelle, en terme de sens, de cette phrase, c’est l’effet inverse. Je traduirais par : il n’avait pas la moindre chance de s’en sortir…
Quelles critiques ?
Ha ha ha. LOL.
Tu veux die : quelle est mon attitude face à la critique en général ?

Aline👍

Syl : Face aux retours de lecture positifs ou négatifs

Aline👍

Syl : Tu t’en serts pour les autres écrits?

NJ : Ça peut m’arriver de me vexer. Par exemple, il y a une lectrice qui avait bien aimé « Sansalina », et qui m’a pourri par mail parce que j’avais publié une comédie. Son argument était : « alors, tu as besoin d’argent ? » Là, c’était le sous-entendu qui m’a blessé. Parce qu’on peut me reprocher des tas de trucs, mais pas d’être carriériste.
Heureusement, je suis assez confidentiel, comme auteur, alors on ne m’a pas défoncé trop.

Syl : Tu en prends note pour la suite ou peu importe

NJ : J’ai deux bouquins qui ont été vraiment mal perçus, ce sont mes deux romans jeunesse pour Hachette. Peut-être qu’il y avait une erreur de cible, ou alors je n’ai pas réussi à me fondre dans le moule, adopter les contraintes de l’éditeur et en faire quelque chose de personnel…
Non, c’est important de savoir si un livre marche ou pas.
Je ne veux pas dire « en librairie », parce que ça ne veut rien dire.

Geneviève et Syl👍

NJ : Mais comme je suis un auteur de genre, quand j’écris un livre, je m’engage auprès de mes lecteurs à ce que ce livre produise des sensations particulières.
D’où le changement d histoire et pour rester dans les écrits dans les mots
Un thriller, ça fait peur, un roman sentimental ça fait pleurer, un roman pornographique… je ne vais pas vous faire un dessin…
Bref, ça marche, ou ça ne marche pas. Et on est avide de le savoir.
Une comédie qui ne fait pas rire, c’est la cata.

Syl😆

NJ : Ah, dans mon cas, ça n’a strictement rien à voir !
Enfin, ça n’avait rien à voir.

Syl : Tu composes des chansons de jolis textes … 

quelle différence entre écrire  un roman et des chansons ?

NJ : Une chanson, c’est un mode d’expression intime, dans lequel je peux m’impliquer.
Un roman, est un récit, ce sont DES personnages, c’est une métaphore en marche, etc… Tout ça est assez loin de moi.
Mais dans un livre comme « La Maison », par exemple, comme le sujet s’y prêtait, et même : le sujet l’exigeait, j’ai distillé de petites choses intimes de ma propre enfance. Même si, je tiens à le rappeler, cette histoire n’est pas mon histoire.

Syl : Mince j’aurais pense l’inverse que  l’auteur pouvait se lâcher plus ds l’écrit qu’il pouvait se libérer  (delivrééééééé)

NJ : Mais il fallait que je m’implique un peu, pour changer.
Peut-être que je suis un cas particulier.
Disons que tout ce qui relève de l’autobiographie pour moi c’est compliqué.
En écrivant des chansons, j’ai pu aborder des sujets intimes : la mort de mon père, une séparation, etc… Parce que la poésie en général est une forme très métaphorique, où la réalité est déformée.
D’une certaine façon, je me suis caché derrière cette forme très métaphorique…

Syl : On peut dire pour toi plus difficile  d’écrire un roman plus d implication les chansons tu mets des sensations des mots sur les notes

NJ : Le charme de la chanson, c’est de parler de certaines choses sans en avoir l’air.
J’en ai écrites une ou deux auxquelles personne ne comprend rien.

Syl😆

NJ : Je ne suis pas sûr de les comprendre moi-même d’ailleurs

Syl : Tu pourrais écrire des poèmes ?

NJ : Je ne sais pas si l’un est plus difficile que l’autre. Il y a des moments difficiles dans chaque mode d’expression, et des moments de grâce. Ça m’est arrivé d’écrire une chanson en deux heures…
Et d’autres, ça m’a pris trois ou quatre ans.
Oui, je pense qu’une chanson, c’est d’abord un poème.
C’est une sous-catégorie de la poésie.
Mais prenez par exemple « La chanson du mal aimé » d’Apollinaire, ou The Raven de Poe, ça swingue de ouf.

Syl : Oui Nicolas  je voudrais savoir envisages-tu un autre roman noir?

NJ : D’ailleurs, j’ai adapté sans y changer une virgule, tout un extrait d’un bouquin de Stéphane Michaka : La Fille de Carnegie. Ça marche super bien. Enfin, moi je trouve que ça marche très bien.
Je viens de finir un Thriller.
Si ça plaît à Lilas, il devrait sortir… probablement chez Bragelonne.

Syl : Ahhh super info mais je pense que cela va être abordé lors de la GAV

NJ : Je vais essayer de me discipliner à partir de maintenant : un thriller, ou un roman noir, et une romance. À un rythme un peu plus régulier.
C’est la fin du suicide commercial. J’ai décidé de devenir bankable !
Ah on dira qu’on l a bien connu avant qu il ait la grosse tête. Pour cette 1ere GAV je voulais te parler de ton rapport aux mots dans tes différents domaines et faire le parallèle avec l’écriture de roman  je crois que nous avons bien bossé ? Qu en penses tu?

Aline et Ge👍

NJ : D’ailleurs, j’ai enfin compris la  différence entre le roman noir, le thriller et le roman policier. C’est un auteur que j’ai rencontré récemment, qui m’a dit : « Le thriller, c’est le point de vue de la victime, le roman noir, du criminel, et le policier, ben… du policier » Je trouve que ça marche pas mal. Et selon ces critères, mon prochain sera un thriller, un vrai.
Aline et Ge👍

NJ : Je pense qu’on a été formidable, comme d’habitude.
Mais c’est trop tard, j’ai DEJA la grosse tête, et c’est de votre faute !

Syl😍

Syl : Je te remercie pour ta sincérité du coup tu as droit à une pause

NJ : Hi hi. Merci. Bisous.

Syl : C était mon 1er interrogatoire nous aurions pu discourir encore …merci merci Nicolas et je prends note de lire Ketchum et je surveille ta prochaine GAV  des bises 😘

Geneviève : Bravo pour cette première GAV et cette première audition Dame Sylvie

NJ : Pour un coup d’essai, c’était un coup de maître. À bientôt.

Aline. Du coup… lundi matin ? Bises, les flingueuses.

NJ : C’est quand le prochain rendez-vous ? lundi avec Aline ? Ah mais non, elle était là ce matin,

Aline : Oui lundi avec moi Nicolas.

NJ : Ah si, lundi. OK. À très vite, alors.

Aline : Ensuite tu aura Oph lundi midi.

NJ : Et nous, c’est 06 h 30.

SYl : quelle heure lundi ?

Aline : Oui 06,30 h

Syl👍

NJ : Voilà.

Aline👍

Aline : Parfait. Bon repos jusqu’à lundi !

NJ : 😘

Ge : Oui reposez-vous, profitez de la coupure dominicale. Aussi je déclare maintenant Samedi 21 juillet à 12h02 la fin de la deuxième audition de la GAV de monsieur Nicolas Jaillet–

GAV @Nicolas Jaillet sous le feu des flingueuses, audition 1


La GAV : @Nicolas Jaillet sous le feu des flingueuses

Episode 1

Samedi 21 Juillet

Début de la Garde à vue de Monsieur Jaillet

1e interrogatoire par Ge notre porte flingue

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la GAV de Nicolas Jaillet



Samedi 21 Juillet

5h53

Geneviève : Bonjour Les Flingueuses, Bonjour Nicolas

Aline : Bonjour Geneviève

Nicolas : Bonjour !

Aline : Bonjour Nicolas

Geneviève : Je crois que ce matin, pour cette première audition nous ne serons que tous les trois !

Nicolas : C’est bien, déjà, vu l’heure tôtssive.

Geneviève : Alors Nicolas, prêt pour ce premier interrogatoire ?

Nicolas : Complètement.

Ge : Et tu t’attends à quoi exactement ?
NJ : Au pire.😆

Ge : Alors tout va bien ! Car contrairement à ma réputation, je ne suis pas la plus dingue des flingueuses !
Et ce matin on va commencer en douceur !
Alors Nicolas pour que mes collègues flingueuses et surtout nos lecteurs aient une petite idée de qui est notre prévenu, peux tu décliner ton identité ?

NJ : Jaillet, Nicolas, né le 27 mai 1971. Élevé en banlieue ouest, chez les riches, par des parents trostkystes.
Auteur.
Deux enfants.

Ge : C’est un bon début mais il va te falloir préciser encore un peu ton pedigree !
Tes faits d’armes par exemple

NJ : Ah oui, alors, ce que j’ai commis.
Une dizaine de pièces et d’adaptations pour le théâtre. Pour les enfants, surtout.

Ge : On m’a dit aussi que tu avais été comédien ?

NJ : Oui, c’était mon premier métier

Ge : Aujourd’hui interdit de jouer la comédie, je veux du sincère, que du sincère rien que du sincère !

NJ : On a monté une compagnie de théâtre jeune public avec des copains. La compagnie des Epices.

Aline👍

NJ : Ils faisaient un peu n’importe quoi, avec les textes, alors j’ai un peu fait le ménage sur le premier spectacle.

Ge : C’est donc pour cela que tu as commis tes premiers forfaits ?

NJ : Et puis j’ai apporté une adaptation des Mille et Une nuits, sur le principe de l’histoire dans l’histoire… C’était un peu complèxe. Céline Botrel, qui faisait la mise en scène a fait la gueule en lisant le texte, elle trouvait ça « élitiste ». En fait, le spectacle a bien marché. On a fait un peu plus de trois cents dates.

Aline : Bravo

NJ : Entre temps, la compagnie a embauché une attachée de relations publiques qui a voulu mettre la main sur les projets à la source, on s’est engueulés et je suis parti. The story of my life.
Et puis ensuite, on a fait du théâtre forain.
Le principe c’était de jouer partout. Tant qu’on ne payait pas la salle.
Parce que les salles de spectacle à Paris, c’est une escroquerie. Toutes les recettes (et un peu plus) vont au directeur de la salle. Ça n’a pas de sens.

Ge : Je vois le topo !
Crime en bande organisée.

NJ : Ah oui, alors ça, on peut appeler ça comme ça.
C’est un peu ce que je raconte dans « Sansalina », mon premier roman noir.
C’est un peu masqué, parce que le décor est très folklorique, mais en gros, l’idée c’était ça : un groupe de rock, une troupe de théâtre, une bande de braqueurs, c’est des enfants qui refusent de grandir.

Ge : Petite délinquance donc !

NJ : Oui, je suppose qu’on devait être légèrement en marge de la loi. Mais on s’est rendu compte à l’usage qu’il suffisait de refuser le système pour fonctionner.
On a beaucoup tourné. Et le principe de faire du théâtre dans des endroits qui ne sont pas des théâtres, ça s’est avéré très intéressant. Les bars, les bibliothèques, les hôpitaux.

Ge : Tiens en parlant de bibliothèque… un jour il faudra que tu m’expliques comment et d’où t’es venu ce personnage de Bibliothécaire dans Sansalina, mais pour l’instant là n’est pas notre propos.

NJ : Ah oui, parce que j’aime bien ce personnage.

Ge : Si je comprends bien, Nicolas, Nicolas Jaillet est un type qui aime bien la liberté et les marges ?
Aline👍
Ge : Un tantinet révolutionnaire notre poète.
Aline👍

NJ : C’est plus un accident qu’une réelle volonté. Je pense qu’on ne peut pas faire du théâtre pertinent aujourd’hui, si on se soumet aux règles imposées par le ministère. Au mieux, on va nous demander de refaire une agit-prop soixante huitarde pour faire plaisir aux bailleurs de fonds, qui sont des soixante-huitards, mais ce n’est pas pertinent.

Ge : En quoi ce n’est pas pertinent  ?

NJ : Quand j’étais gamin y avait un mouvement dans la musique, qui s’appelait « le rock alternatif ». Je me disais : qu’est-ce que c’est que cette connerie ? Quand j’ai commencé à bosser dans le domaine de la scène, j’ai compris ce que ça voulait dire.
Je dis « pas pertinent », parce qu’on ne peut pas être un révolutionnaire institutionnel.

Ge : L’écriture de théâtre est un acte militant en soi ?

NJ : C’est forcément social, oui, parce que c’est collectif.

Ge : S’adresser à un jeune public, c’était une volonté ?

NJ : Mais ce qui nous intéressait, nous, c’était des sensations. Jouer dans un bar, devant des mecs bourrés qui pensent tous que le théâtre c’est un truc de pédés, c’est pas les mêmes sensations que de jouer en salle devant des lecteurs de Télérama qui sont plus ou moins acquis.
Ge👍
NJ : Pareil, le jeune public, c’est surtout des spectateurs qui vous donnent énormément.
Pour être tout à fait franc, le théâtre jeune public, comme le théâtre forain plus tard, c’était surtout des manières d’exister.

Aline : Vous pouvez développer ? Exister par rapport à quoi a qui ?

NJ : On avait pas un rond, on foutait la trouille à la DRAC… il fallait qu’on joue. Et c’est en jouant devant des enfants que je me suis rendu compte à quel point cette expériece était formatrice.
Exister. Jouer. Montrer nos spectacles. Avoir le droit d’être là. La politique des DRAC (en gros, du ministère de la culture) c’est : donner de l’argent à des jeunes qui sortent des grandes écoles de théâtre. Point.
Aline👍

Ge : NDLR : La DRAC, Direction régionale des Affaires culturelles. Organisme qui dépend du ministère de la culture

NJ : Dans ma troupe de théâtre forain, La Compagnie des Filles de Joie (déjà, rien que le nom…) tous les garçons avaient un casier (sauf moi !)
C’est dire si on faisait tache dans le décor.
Alors, attention, les gens qui sortent de ces écoles ont subi une sélection très dure, puis un enseignement assez sérieux dans l’ensemble, ce sont de bons acteurs, mais ce serait normal que l’état laisse exister aussi d’autres gens, qui viennent d’autres univers.

Ge : On voit à quel point tu as débuté à la marge. Pourquoi cette volonté de tournée avec des « casiers ». Un nouvel acte militant.

NJ : Encore une fois, ce n’était pas une volonté. Je n’ai pas recruté la troupe en disant : « bon, vous serez pris seulement si vous avez un passé de petit délinquant ». En plus c’était pas des gros bandits, c’est des mecs qui avaient fait deux trois conneries quand ils étaient gosses.
L’idée c’était jouer. Travailler. Être sur scène.
Une compagnie conventionnée, c’est à dire : qui a passé une sorte de contrat avec la fameuse DRAC, elle est tenue de faire quarante dates par an.
On en faisait cent cinquante.
Parfois plus de deux cents.
Mais on n’avait que les recettes pour vivre, autant dire qu’on se payait au lance-pierre.
On était entre le théâtre amateur et pro. Et ça, les institutions n’aiment pas.

Ge : Des stakhanovistes du théâtre ?

NJ : Ha ha ! Oui.
C’est pas la moindre de mes contradictions : sur le plan politique, je suis CONTRE le travail. Mais je pratique beaucoup.

Ge : Un stakhanovisme non institutionnel j’entends !
Un stakhanovisme consenti

NJ : Oui. C’est déjà bien, si c’est consenti. Mais, ce qu’on faisait, le genre de textes qu’on montait, c’était très traditionnel.
S’il y avait une originalité, elle était dans la troupe, et les conditions de représentation. Et le public. Mais nos textes, enfin, mes textes, c’était des histoires. On faisait du sous-Shakespeare.
C’est pas de la fausse modestie, on ne peut faire que du sous-Shakespeare.

GE : Oui mais dans sous Shakespeare, il y a Shakespeare tout de même !
Dis moi Nicolas,  qu’est ce qui t’a amené au théâtre ?

NJ : Oui. Le théâtre Élisabéthain, c’était notre valeur de référence, clairement. On voulait raconter des histoires, des histoires plutôt denses et ambitieuses, qui empruntaient au fantastique, à l’épique… et le faire pour un public vivant. Enfin, c’est débile de dire qu’il existe un public mort. C’est pas le public qui est mort. Mais il y a dans tous les arts, certains modes de production qui sont morbides. On voulait esquiver ça.
Ce qui m’a amené au théâtre ? Le film Molière, de Mnouchkine, clairement.
J’avais sept ans, je les ai vus patauger dans la boue pour faire sortir leur charrette d’un ravin, en se hurlant dessus comme des gorets, je me suis dit : » Ça a l’air génial ! Je veux vivre comme ça ». Et je n’ai pas été déçu.
J’étais scout, à l’époque.
Je crois que ma première idée du théâtre c’était : devenir « adulte » en continuant à crapahuter dans les bois avec mes potes.

Ge : Tu rêvais de ta propre troupe genre » le Théâtre du Soleil » ?
Et ça tombe bien,la  Cartoucherie, est dans le bois de Vincennes ! lol
J’aime beaucoup l’idée du théâtre pour garder son âme d’enfant !

NJ : Alors, par la suite, Mnouchkine m’a invité à déjeuner à la cartoucherie. Elle voulait qu’on cause de théâtre populaire. Je crois qu’elle y croit sincèrement. J’ai essayé de lui expliquer, elle n’a rien compris. Quand je lui ai dit qu’on jouait partout, dans la rue, les bars, etc, elle m’a toisé un peu froidement et m’a dit « oui, mais il ne faut pas oublier que le théâtre, c’est un art ».
J’adore le Théâtre du Soleil, j’ai vu tous leurs spectacles de l’Indiade à Tambours sur la digue. Mais ça n’a rien à voir avec le théâtre populaire.

Ge : Là nous sommes bien d’accord !

NJ : J’aurais voulu lui expliquer que mon « art » justement, ça consistait à jouer pour des gens qui ne vont jamais au théâtre.
Parce que ça fait partie de l’acte. Quand tu joues un spectacle, les gens tu les as en face de toi. Tu vois leurs visages, leurs expressions. Eh ben les expressions d’un public de paysans qui vient au théâtre pour la première fois de sa vie, c’est pas la même que celle d’un public d’abonnés au Théâtre de la Colline. Et les réactions ne sont pas les mêmes…

Ge : Tiens voilà une belle transition, justement en fin d’aprem je vais en BHLM, Bibliothèque hors les murs
Je vais aller prêcher la bonne parole de la lecture et du livre à un public qui ne met jamais les pieds à la bibliothèque.

NJ : C’est particulièrement important, à une époque où les gens des quartiers se mettent à brûler des bibliothèques.

Ge : Et justement je voulais te demander Nicolas, , quel genre de lecteur étais-tu à l’époque, et quel lecteur tu es devenu ?

***************photo***********

Ge : J’adore ces bouilles ravies !

NJ : Oui, hein ! C’est le public de Jean Dasté et la Comédie de St Etienne, je crois.
J’ai un parcours de lecteur très classique. Enfant, je ne lisais que des bandes dessinées. Pourtant, j’étais très privilégié, ma mère nous lisait Homère, elle connaissait des tas d’histoires qu’elle nous racontait.

Aline et Ge😮

NJ : Enfant gâté, j’ai boudé Dumas, Hugo, que ma mère essayait désespérément de me faire lire.

Ge : La lecture n’a donc pas été un truc de fondateur chez toi ?

NJ : Et puis j’ai eu ce fameux hapax existentiel, vers douze treize ans, où tu vas fureter au grenier, à la cave, et tu tombes sur de vieux Bob Morane, des bouquins de SF, de Série Noire, et là, tu découvres, et tu dévores…
Ensuite, j’ai découvert les classique, par le théâtre beaucoup.
Le théâtre me les a rendus plus vivants.

Ge : 👍
Ge : Je nous découvre des tas de points communs !

NJ : 😆

Ge : Tiens c’est bizarre on revient au théâtre.

NJ : Oui, parce que le théâtre c’est de l’amour.
Le théâtre c’est ce qui se passe entre les gens.
Ce courant, cette tension qui existe… ou pas, et qui est de l’amour.
Malheureusement, on peut faire des livres sans amour.
Du théâtre aussi, d’ailleurs.
Mais au théâtre les gens sont LÀ !
Faut être con pour les ignorer.

Ge : On me souffle dans l’oreillette : Théâtre amour vivant, Lecture/lecteur passif ! ???

NJ : Non, je ne pense pas que le lecteur soit passif, du tout.

Ge : C’est ça la distinction, c’est comme cela que tu perçois les choses
Mieux vaut montrer à voir qu’à lire ?

NJ : Au théâtre non plus, d’ailleurs. Parce qu’il y a des choses visibles, dans un spectacle, et des choses invisibles, et le spectateur imagine.
Non, non, je ne pense pas qu’il y ait un mieux, je me suis mal exprimé.
Mais la relation avec le lecteur est distanciée. Quand tu écris de la fiction, ton lecteur est là, dans la pièce. C’est un.e parfait.e inconnu.e mais il est là tu lui adresses ton texte.

Ge : Tu peux essayer de me réexpliquer ta pensée du coup ?

NJ : Mais il-elle reçoit le texte avec un temps de décalage, et il-elle, pour le coup, crée énormément, presque tout, dans sa tête. Et tu ne sauras jamais ce qu’il y a dans sa tête.
C’est l’horreur, et la beauté de la chose. Tu lances des balles, et tu ne sauras jamais dans quel jardin elles arrivent.

Ge : Car pour moi la lecture est un acte plus actif que le simple fait d’être spectateur !

NJ : Oui, je suis d’accord.

Ge :La lecture demande plus d’effort

NJ : La lecture est l’acte de réception le plus dynamique. Le lecteur est un interprète. Exactement comme un musicien qui lit une partition.
Aline😍
Ge : C’est comme ça que je le sens aussi !

Aline : Moi aussi.

NJ : 👍
NJ : C’est le lecteur qui donne le rythme du texte, et qui remplit les vides.
C’est pour cette raison, que je préfère ne pas tout dire dans mes livres, de même qu’au théâtre, mieux vaut ne pas tout montrer.
King en parle dans son formidable bouquin « Ecriture ». Il dit qu’en tant que lecteur, il déteste que l’auteur lui impose que tel ou tel personnage soit blond, ou brun. S’il a envie de l’imaginer blond, c’est son droit.

Aline : C’est le seul livre que j’ai lu de lui. Intéressant.

NJ : Aline,  ah, vous n’êtes pas un kingophile ?
… une

Ge : Flaubert n’a jamais donner de descriptions physiques d’Emma Bovary

NJ : Mais oui !

Ge : Est-elle blonde, brune ou rousse ? J’ai jamais su mais je me la suis imaginée !

NJ : J’en peux plus d’entendre les gens dire : Ah Flaubert, toutes ces descriptions, c’est insupportable. Mais ce que Flaubert décrit, c’est essentiellement des actes !
C’est un behaviouriste. En ce sens, on peut le considérer comme un des pères fondateurs du roman noir. En plus, ça m’arrange.
Dans Stephen King, il y a du très très bon et du moins bon. Mais essayez « La peau sur les os » sous le pseudo de Richard Bachman (?) je trouve ça très impressionnant. Une métaphore vraiment formidable.

Ge : C’est ça, le fondateur des roman psychologique aussi ! 😛

NJ : Oui, alors ça, la psychologie, je suis moins client, mais c’est de la posture de ma part, il faut pas faire attention.

Ge : Pourtant tu as des personnages forts dans tes bouquins ?

NJ : J’espère ! J’essaye !
Ce que j’appelle « psychologie » dans le travail d’auteur, mais probablement par ignorance, c’est une étape de travail.
Nécessaire.
La première couche : celle qui consiste à décider, déterminer, comment sont les personnages, quels vont être leurs traits de caractères, ce qui les définit, ce qui les oppose.
Tant que ce travail est volontaire, conscient, maîtrisé, il reste relativement stérile.

Ge : Travail nécessaire tu dis ?

NJ : C’est une tarte à la crème, mais souvent, les auteurs sont d’accord là-dessus : un personnage devient intéressant quand il commence à avoir une vie propre, qu’il vous échappe.
Oui, nécessaire… ou pas. Là, je viens de finir un roman que j’ai tenté d’écrire à la manière de King, justement, qui a le courage de se lancer sans filet, sans préparation.
Il a une idée, une vision, il saute dans le vide, et il décrit ce qu’il voit, ce que son instinct lui dicte.
J’ai travaillé comme ça pour mon dernier. Ce sera aux lecteurs de me dire si ça a été productif.
Mais jusqu’à présent, je me suis toujours appuyé sur un travail préparatoire assez long.
Je fais des fiches sur les personnages, je les dessine, je liste les vraies personnes qui pourraient servir de référence…
Mais je trahis toujours mon canevas.
Cette fois-ci, je me suis autorisé à me lancer un peu dans le vide, parce que j’avais une trame solide, une idée de Dominique Forma. C’est très agréable de partir avec quelque chose qui ne vous appartient pas;

Aline👍

Ge : Nous touchons là un pan de ton travail d’écriture très intéressant, et je te promets que nous y reviendront lors de cette GAV. Mais je dois revenir à nos moutons ! Quitte à te refaire parler de tout cela en fin de Garde à vue. Et Aline ici présente, je n’en doute pas reviendra elle aussi sur ta façon ou tes façons d’écrire.

Aline👍

Ge : Aussi avant de mettre fin à ce premier entretien la bibliothécaire que je suis aimerait savoir encore deux trois trucs de toi
Notamment sur ta position par rapport aux bibliothèques.
Pour toi Nicolas,  quel est le rôle des bibliothéques ?
Et les bibliothèques ont-elles joué un rôle prépondérant dans ta vie et ta formation ?

NJ : Je passe ma vie en bibliothèque.
C’est un endroit que j’adore. Il y a du silence, mais pas que.

Ge : Je confirme pas que !

NJ : Il y a des personnages impressionnants. Les fameux « rats de bibliothèques », les gens qui y sont tout le temps, et que tu devines plongés dans des études bizarres, obscures, qui produiront peut-être un essai illisible de huit cent pages, un jour…
J’aime aussi que la bibliothèque soit un lieu de vie et de rencontre.
Ça se fait de plus en plus, mais je suis conscient que c’est pas gagné.
Et que ce n’est pas facile.

Ge : Tes rats de bibliothèques se trouvent plus dans des bibliothèques de travail , des BU

NJ : Oui, plutôt. Les bibliothèques universitaires, à la BN.
Eh oui, c’est ce que tu disais BU.

Ge : Toi enfant, ado, tu fréquentais les biblis. ?

NJ : J’ai adoré séquestrer tes usagers pour faire une lecture EXHAUSTIVE de mon dernier bouquin. C’était une étape de travail importante.

Ge : 😆
NJ : Oui, beaucoup.

Mes parents étaient de très bons clients.
Abonnés aux trois bibliothèques municipales des environs, on partait tous les week-ends avec trois cabas pleins…
J’adorais ça.

Ge : Aline  demande : Pense t il qu’il y a assez de biblis  ?
Que les enfants n’y vont pas assez ?
Je rajouterai, la bibliothèque : Une étape, un pilier nécessaire de l’apprentissage, là découverte des mots ?

NJ : Les bibliothèques existent, à mon avis en nombre suffisant, mais il faut que les gens s’y sentent invités, et ce n’est pas gagné, dans tous les quartiers.
Là, il y a un énorme travail à faire, en permanence, parce que ce ne sera jamais gagné.

Ge : Désacraliser le lieu !

NJ : Excatement !
Le concept d’ « apéro livre » n’est-ce pas Geneviève, c’est encore choquant, parce qu’on se dit que les gens vont renverser leurs verres sur les livres, vomir dessus…
Mais c’est typiquement le genre d’initiative qu’il faut maintenir et promouvoir, parce que l’apéro, surtout en France, ça parle à tout le monde.
Ça fait penser aux églises. En Grec, Ekklesia, qui est à l’origine du mot, ça veut dire : l’assemblée.
C’est juste des gens qui se réunissent.

Ge : Ils ont tout inventer ces grecs ! lol

NJ : 👍

NJ : Peu à peu, on s’est mis à construire des bâtiments pour ça. Et, pardon, mais il n’y a rien de plus glacial qu’une église. J’ai envie de tout, sauf de me réunir avec mes potes, manger un morceau et boire un coup, ce qui était l’acte fondateur du rite chrétien des origines…

Ge : 👍
Ge : Oui rien de mieux que le partage, tu prêches une convertie !
Aussi … Alors je crois que les flingueuses ont des questions à te poser ?
Clémence ?
Clémence n’est plus là visiblement

NJ : Y a plus que nous deux, Geneviève, on les a soûlées.

Ge😆

NJ : J’ai trop parlé…

Ge : 😠
Ge : Alors sa question : Est ce que il y emmène ses propres enfants ? En bibliothèque pas à l’église ça va de soi !

NJ : Oui. Ça prend bien sur mon fils cadet, qui emprunte surtout des mangas, pour l’instant, mais vu ma propre expérience, je ne vais pas chipoter.
Moi du moment qu’il est un rapport avec l’objet livre, je n’ai pas à commenter et encore moins juger ses lectures !

Ge : Bon Nicolas,  je crois que cette première audition va prendre fin !
Merci pour ces plus de 2 heures passées ensemble
Une dernière question ?

Clémence est là !!!

NJ : Bonjour, Clémence.

Clémence : Bonjour Nicolas,  je me demandais si toi même tu emmenais tes enfants à la bibliothèque comme l’ont fait tes parents

NJ : Clémence, oui, comme je le disais à Geneviève : ça prend surtout sur mon fils cadet…

Clémence👍
Clémence : Oups clémence a un train de retard !! Désolée désolée Nicolas, le boulot m’appelle j’étais en voiture 😞 mais promis je lis en retard mais je lis tout tout tout.

Ge : Très bien miss Clémence qui parle d’elle a la 3e personne. <hahaha> rire 😂😂😂

Alors Nicolas, la dernière question de ma part …Comme as-tu  vécu ce premier interrogatoire ?

NJ : Geneviève Van Landuyt,  c’était très agréable, comme toujours !

Ge : Chut Nicolas, on va m’accuser de collusion avec l’inculpé !

NJ : clémence : coup de bol, ce qui concerne les bibliothèques, c’est juste au-dessus…
Ah pardon, alors pour répondre à ta dernière question…, c’était horrible. Je sens que je vais craquer.

Ge : 😆
Ge : Non ne craque pas, surtout que tu as une autre audition dans 2 heures et avec Sylvie en plus !
Alors on se retrouve dans pas longtemps.

NJ : À tout de suite !

Ge : Perso je serai sur une autre affaire. Je vais essayer d’inscrire ma bibliothèque dans l’opération « premier roman » !

NJ : 👍

Ge : Mais je garderai un œil sur vous !
Alors c’est officiel je mets fin à cette première audition de GAV.

Aline : J’ai du prendre la voiture. Intéressant cette premier partie.

Clémence : Bravo les filles pour cette GAV

Aline : Merci Nicolas.

NJ : Merci. À bientôt.

Ge : Attention les flingueuses, tout ce qui est dit ou fait ici est susceptible d’être retranscrit !

Aline😮

Ge : Danièle tu t’occupes de la première partie de la retranscription de cette GAV. Je prendrai la suite pour mettre le PV en page sur le blog !

Danièle : J’arrive  Cheffe. Oui Cheffe. Demain matin Cheffe. Bonjour tout le monde

Aline et Ge😍 😮

Parfait ça @Danièle. Et en plus demain il y en aura 2 à mettre en forme ! 😛

Danièle : Oui Cheffe comme ça je peux dire que je suis chanceuse 😇

 

Ge : 😆Allez, 8h07 fin de cette première audition.

Pièce à verser au dossier :

J’avais déjà eu l’occasion d’interroger Nicolas Jaillet, mais ce jour là il n’était pas le seul suspect.

Pour en savoir plus cliquez ICI

Le polar dans tous ses éclats.


1er SALON D’OZOUER LE VOULGIS – DEPT 77 –

LE POLAR DANS TOUS SES ECLATS –

LES 11 ET 12/11/2017 –

Parrain de la 1ère édition : Ian Manook (accompagné de Francoise Manoukian)

En 1er lieu je tiens à féliciter les passionnés bénévoles qui ont rendu cet événement possible.

Bravo à eux tous et en particulier à Sylvie Kowalski rencontrée à SMEP et à qui j’avais promis d’en être. Chose faite pour la 1ère journée, ensuite engagement familial… Il faut tout concilier.

Je remercie également mon GPS qui m’a conduit à bon port malgré le vent et la pluie.

J’ai donc découvert avec bonheur un salon à taille humaine, un accueil chaleureux de la part des organisateurs et des auteurs. En toute simplicité, comme une famille. Et ça c’est irremplaçable.

En ce 1er jour l’affiche était juste incroyable. Elle fut quasi la même le lendemain, hormis notre cher Cicéron Angledroit reparti sur les routes de France. J’ai également raté le libraire partenaire qui était absent le samedi.

Voici un retour de ma journée en famille littéraire avant que je ne rejoigne ma famille de coeur…

Ma liste d’auteurs dans une main, un café dans l’autre, j’ai fait un 1er tour de piste. Je suis allée embrasser les amis et connaissances (nombreux) : Françoise et Patrick (Ian), Jean-Hugues Oppel, Nicolas Jaillet, Olivier Kourilsky (Docteur K) et Cicéron, Cécile Pellault et Nikos Housse (Nicolas Duplesssier). Découvert une brochette de petits jeunes dissipés et très sympathiques (dont un contact FB enfin rencontré). Un autre contact à l’apparence plus calme. Quoique je demanderai son avis à Boris. Puis quelques auteurs inconnus auxquels je me suis rapidement présentée. Courtoisie et sourire semblent être de bonnes cartes de visites. L’humour aussi.

Et me voici cahier et stylo en main afin de découvrir et vous faire découvrir un peu mieux les auteurs présents et leurs univers.

Go c’est parti pour un samedi super sympa !

J’ai donc débuté mes rencontres par Michael Fenris croisé rapidement à SMEP où il était visiteur. Cette fois il avait mis sa casquette d’auteur. Je lui ai demandé quel genre littéraire était le sien. Il m’a parlé de son 1er roman :

« Aaverhelyon » aux Editions XX. Un roman fantastique en hommage aux films du genre des années 40/50 dont Michael est friand : Par une nuit d’orage, Daniel Trusk, un ex flic alcoolique devenu détective, prend en charge une jeune institutrice en panne sur le bord de la route, Kathleen Herton. A la recherche d’un endroit pour s’abriter, ils sont attirés par les lueurs d’un manoir perdu au milieu de nulle part, propriété de la famille Vardek. Alors que les portes se referment sur eux, Trusk comprend qu’ils sont à la veille d’une grande cérémonie sacrificielle, et qu’ils n’ont aucune chance de s’échapper…

Puis son roman « Feuilles » : Un thriller au cœur de la forêt, aux frontières de l’étrange et du mystérieux. À Hope Falls, petite ville américaine isolée au milieu d’une immense forêt, près de la frontière canadienne et des anciens territoires algonquins, tout est régi par Vernon Krueger. Maire, directeur de la plus grosse scierie de la région et propriétaire de la moitié de la ville, cet homme peu scrupuleux n’hésite pas à déforester sans aucune considération pour la nature environnante

Puis de son dernier publié « le syndrome Noah » : Un seul survivant dans un monde abandonné… Thriller mystérieux et au suspense continu, Le syndrome de Noah revisite brillamment le thème du Déluge

Je précise que la chronologie utilisée dans cette mini itw est celle de l’écriture des romans et non des parutions. Si vous aimez le fantastique, les écrits de cet auteur sont faits pour vous. Il a dans ses tiroirs 7 romans terminés (polars, fantastiques, thriller…) en attente d’éditeurs et deux romans en cours d’écriture.

Comme quoi il n’y a pas que les patients qui ont du temps à perdre chez le médecin !

Puis dans cette brochette de 4 comparses dissipés, me voici face à Katia Campagne Auteur jeune femme dynamique et souriante. Elle travaille dans les ressources humaines et est l’heureuse maman de jumeaux espiègles. En revanche elle écrit des choses plus sombres que ce que l’on pourrait croire. Ne pas se fier aux apparences. Attention danger ! Virus mortel dans les parages, entre autres.

Avec ses romans « IVM » T1 et T2, Katia nous parle de secte et de fantastique : Des années que Stéphanie et sa fille subissent les sévices permanents, les coups et les humiliations de Brian Brincks. Endoctrinées dans une secte masochiste qui élève le masculin au rang de divin et le féminin au rang d’impur devant être purifié par le sang. La peur du sacrifice rituel de sa fille la sort de sa torpeur et elle s’enfuit avec elle, abandonnant mari et fils, pour se réfugier dans un petit village du Vercors. Elle se croit en sécurité à l’abri des montagnes. Mais le passé est tenace et revient toujours chercher son dû.

Avec « Kuru » elle nous parle de cannibalisme, de virus que l’on croit avoir éradiqué mais hélas… : En 1957, deux scientifiques découvrirent en Nouvelle Guinée, une étrange maladie neurologique qui avait décimé toute une population aborigène. Cette maladie était induite par un rituel nécrophage au cours duquel la tribu consommait les organes de leurs défunts pour s’approprier leurs forces. Des analyses et expérimentations permirent de la répertorier dans les maladies spongiformes incurables. Sans aucun traitement. Le gouvernement australien interdit les pratiques cannibales et la maladie disparut. Mais ce qu’ils n’avaient pas découvert… C’était la durée d’incubation du virus.

Ses voisins et amis de salon m’indiquent qu’elle écrit des trucs franchement gores… Pour moi ce n’est pas un problème. Je dirais même que ma curiosité a été attisée. Et vous ?

Je poursuis ma dégustation de brochette dissipée par Sandrine Destombes. Elle m’indique écrire du polar, avec 4 romans à son actif pour le moment chez Nouvelles Plumes.

« La faiseuse d’anges » : Un scalpeur dont l’unique proie est les femmes… En traquant un tueur en série de la pire espèce, Max, jeune inspectrice mal dans sa peau va lever le voile sur le secret de son enfance. Une révélation qui va à jamais bouleverser sa vie et lui permettre enfin de prendre son destin en main. Une intrigue originale, une tension psychologique qui ne faiblit jamais, un polar d’une belle inventivité qui vaut le détour !

« L’arlequin » : Un tueur en série assassine de belles jeunes femmes dont il découpe soigneusement un morceau de peau… Une signature qui rappelle à une jeune commissaire sa première affaire : s’est-elle trompée de coupable ? A-t-elle affaire à un imitateur ? Un thriller rythmé et une héroïne qui ne laisse pas indifférent !

« Ainsi sera t’il » : Depuis qu’une balle a plongé son partenaire Fabio dans le coma, la commissaire Max Tellier n’a plus la force de se battre. Mais l’envie de découvrir la vérité est la plus forte. Soutenue par son équipe, qui comme elle soupçonne une histoire de flics véreux, elle enquête en secret pour que justice soit faite. Pourtant déjà, un autre meurtre les mobilise. Un cas pour le moins étrange : un joggeur, victime non pas d’une crise cardiaque, mais d’un empoisonnement… Plus troublant encore, la victime est un prêtre

« Ils étaient cinq » : Que faire quand on est profiler et que l’on devient l’interlocuteur privilégié d’un groupe de tortionnaires ? Séances de tortures filmées, scènes de crimes glaçantes. Pour mettre un terme au massacre, le capitaine Antoine Brémont doit comprendre l’origine du mal et affronter ses propres cauchemars. Dans ce dernier opus nous découvrons de nouveaux héros.

Sandrine partage son temps entre son activité de production d’événements et l’écriture. Nous nous sommes recroisées depuis lors d’un apéro polar organisé par Geneviève Van Landuyt. Les fous rires étaient encore au Rdv. A renouveler.

Et enfin le dernier morceau (de choix) de cette fameuse brochette, j’ai nommé que je rencontre enfin. Nick présente ses romans 100% polar avec humour et passion :

Fourbi étourdi : Voler cette antique DS dans un parking souterrain n’était peut-être pas la meilleure idée qu’ait eue Jean-Édouard. Mais c’était pour la bonne cause. Seulement, il y a cette sacoche remplie de petites coupures dans le coffre. Et puis, il va falloir compter avec cet encombrant cadavre qui l’accompagne. Un gars en chien de fusil, portant un col romain sur une veste noire stricte, mais qui a perdu son pantalon dans l’aventure. Sans oublier les deux furieux qui l’ont pris en chasse…

La trilogie Bastélica : Richard Martin a des rapports conflictuels avec la justice. Julia Bastélica est une jeune commissaire. Leurs deux existences se téléscopent trop souvent au goût de chacun. Il faut dire que l’un passe son temps à être arrêté par l’autre.Trois romans pour entrer dans un univers haut en couleurs. Trois enquêtes pour rencontrer des personnages bancals et attachants. Trois balades joyeusement meurtrières guidées par une écriture nerveuse, humoristique et diablement addictive. L’édition présentée contient : Le Cercle d’Agréables Compagnies, Un Faisceau de Présomptions, Une Question de Principes.

Droit dans le mur : Ancien vigile, Michel Marchandeau a cru au rêve campagnard : il s’est installé dans une maison des contreforts vosgiens. Mais le voisinage peut vous pourrir la vie bien plus vite qu’on ne le croit. Entre une congrégation d’illuminés aux prétentions territoriales envahissantes et un anglais chercheur de trésor, le retraité va devoir jouer des poings. Rapidement les cadavres commencent à s’entasser et cette histoire pourrait bien finir droit dans le mur…(Toujours dans ma Pal. Pas taper Nick)

Chorale (le dernier) : Un magasin qui explose, un mitraillage à la Kalachnikov, une sirène recherchée, un gang sanguinaire, Peter, Jean-Édouard et Lorelei sont des habitués du chaos. Quand leurs extraordinaires aptitudes pour les ennuis s’entrecroisent, cette troupe soudée par l’amitié prend la route à bord d’une vieille DS qui en a vu d’autres. Mais jusqu’où peut conduire l’amitié ?

Puis également un recueil de nouvelles « D’encres et de sang » auquel les 4 comparses ont participé avec d’autres auteurs, dont une certaine Lou Valérie Vernet. Merci à vous pour ce cadeau qui fait pour le moment les délices de la mère d’une amie, en égayant ses journées dans sa maison de retraite.

Petit moment avec Nicolas (Nikos Housse) qui n’en finit pas de passer son Eté pourri à Melun plage. Nicolas il existe d’autres lieux où passer tes vacances, voire même certains où l’on trouve de la très bonne bière. Après tu fais comme tu veux…

Le second roman arrive. Doucement mais surement m’a-t-il confié (encore). A suivre donc.

 

Puis papotage avec Cécile Pellault en pleine dédicace de son roman « Le brouillard d’une vie ».

Pour en savoir plus je vous suggère de suivre le lien suivant : www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=534225470269309&id=453498795008644&pnref=story . Miss Aline vous en dira plus. Une conjuration de flingueuses (spécial Joke).

Découverte de Laurence Tournay, cette ancienne institutrice Seine et Marnaise. « Je suis une inconditionnelle d’Agatha Christie et je voulais écrire un livre policier mais ma carrière m’a pris beaucoup de temps », se souvient-elle. En 2011, elle saute le pas et commence l’écriture de son 1er livre. En situant ses intrigues à Melun, les lecteurs locaux peuvent mieux visualiser les lieux et s’identifier.

Demain, tu mourras : son premier roman, aux éditions Publibook. Elle plonge le lecteur dans la vie d’un couple comme les autres mais dont le héros, touché par un don de médium va se lancer dans une enquête pour retrouver un tueur en série.

Vengeance : l’auteure melunaise signe un deuxième thriller. Les lecteurs vont de nouveau pouvoir se plonger dans le quotidien du commissaire Delorme et de ses adjoints Nicolas, Samia et Christophe, des policiers melunais qui se replongent dans une nouvelle enquête fantastique. Ce nouveau roman est sorti au mois de novembre aux éditions Le livre actualité. S’il ne s’agit pas d’une suite, l’auteure remet en scène ses personnages fétiches dans une enquête où les policiers vont être confrontés à une enquête gémellaire dans la ville seine-et-marnaise. Comme pour son premier roman, l’intrigue mêle aussi le fantastique avec des touches humoristiques.

Lors de notre rencontre Laurence m’a indiqué que son 3ème roman était sous presse et devait sortir rapidement. Ce doit être chose faite aujourd’hui. Le titre de son dernier roman est « Belle à mourir ». Troisième ouvrage qui continuera de suivre les aventures des policiers melunais.

Laurence est également verbicruciste et joueuse de Scrabble classée. Elle propose des grilles de mots croisés personnelles, qu’elle crée à la demande. Je trouve cette idée cadeau particulièrement intéressante.

A ses côtés, découverte de Jean-Marie Palach, auteur jeunesse, ados et adultes.

Pour les petits, rendez-vous avec « Tata la panda et le hérisson perdu » (Editions du Volcan)

Pour les ados (et pas seulement), vive Les aventures de Loïc Le Corsaire, toujours aux Editions du Volcan. Il y a actuellement 2 tomes, qui me tentent énormément. Histoire et aventures. Deux de mes passions avouables. J’espère que mon copain Gabriel voudra bien me les prêter.

T1 Sabre d’Or : En l’an de grâce 1711, deux vaisseaux de la Royale s’apprêtent à mouiller dans le port de Saint-Malo de l’Isle, avant de rejoindre le reste de la flotte ancrée dans la rade de Brest. Parce qu’il s’est approché de trop près des navires de guerre, un adolescent, Loïc, est arrêté, accusé d’espionnage et condamné à l’exil par le prévôt. Sa peine est annulée in extremis par l’amiral Duguay-Trouin, commandant en chef de la flotte du roi. Il se retrouve enrôlé comme mousse sur la frégate L’Invincible que dirige Jean Doublet. Grand Timon, son fidèle second, devient le tuteur du jeune marin.Le destin de Loïc changera au fil des aventures qu’il vivra. Il devra s’affirmer et s’imposer par des actes héroïques, mais aussi par sa clairvoyance et sa sensibilité.Au cours de ce voyage initiatique, il rencontrera Simon le barbier, un chirurgien sinistre, Clément l’indiscret, Amalia la belle Lisboète et bien d’autres personnages.

T2 La prise de Rio de Janeiro : Août 1711, après une longue escale sur l’île de La Tortue, l’escadre de l’amiral René Duguay-Trouin met le cap sur Rio de Janeiro, la riche colonie portugaise que Louis XIV a ordonné de soumettre et rançonner. À bord de La Belle Marquise, un des seize navires de la flotte, Loïc rêve de découvertes et d’aventures. L’adolescent s’est déjà illustré au cours de la traversée de l’Atlantique et a conquis le glorieux surnom de Sabre d’or. Au terme de plusieurs jours de navigation, les côtes du Brésil apparaissent. Derrière les montagnes luxuriantes, Loïc et Clément, son ami, imaginent Rio de Janeiro et les fabuleux trésors dont la cité regorge. Mais la capitale de la colonie dispose d’une solide garnison et de fortifications redoutables. La vaincre exigera des assaillants français de l’audace, de l’intelligence et des sacrifices. Loïc le sait, le défi ne l’effraie pas, il se sent prêt à forcer de nouveau le destin à la pointe de son sabre.

Puis aux Editions Pavillon Noir des polars contemporains qui se déroulent toujours dans un lieu exotique et dans lesquels on retrouve la même équipe de policiers :

La conjuration des masques : Eté 2010. La Coupe du monde de football passionne les foules tandis qu’un tueur mystérieux égorge des hommes seuls, chez eux, à Paris. Il signe ses crimes d’un masque posé sur le bas-ventre des victimes. La commissaire Clémence Malvoisin traque l’assassin à travers les arrondissements dans lesquels celui-ci sème la mort, en respectant un ordonnancement préétabli qui se révèle peu à peu. Les masques ont-ils une signification précise ? Dans quel ordre le meurtrier a-t-il décidé de visiter les arrondissements de la capitale ? Comment recrute-t-il ses victimes, parmi des milliers d’abonnés aux sites de rencontres sur Internet ? Clémence Malvoisin doit répondre à toutes ces questions pour gagner la course contre la montre qui l’oppose au tueur machiavélique.

Souvenirs envolés : Une actrice célèbre se suicide en se défenestrant, du sixième étage de son domicile parisien. Aucun motif n’explique son geste désespéré. D’autres personnalités du show-biz l’imitent, dans les jours qui suivent. La commissaire Clémence Malvoisin, de la brigade criminelle, ne croit pas à une coïncidence. Son enquête la mènera du Bois de Vincennes aux immenses plateaux Batékés, aux confins du Gabon et du Congo, là où Savorgnan de Brazza a fondé Franceville et libéré les esclaves rachetés à leurs propriétaires, en leur faisant toucher le drapeau français.

Retour aux sources : Dominique Nativel, un député proche du Président de la République française nouvellement élu, est poussé sous une rame du métro parisien, station Saint-François-Xavier, sur la ligne 13. Beaucoup de monde pouvait en vouloir à cet homme politique prometteur, qui multipliait les frasques extra conjugales et n’hésitait pas à dénoncer les dérives de personnages riches ou puissants. Le ministre de l’Intérieur charge la commissaire Clémence Malvoisin de débrouiller l’affaire, sans faire de vagues. Son enquête l’obligera à remonter aux sources de sa propre famille, sur l’île de La Réunion, où un destin cruel avait une première fois frappé Nativel, enfant.

Du sang sur le tapis rouge : Depuis douze ans, un accident endeuille chaque année le Festival de Cannes. La victime est toujours un proche de Claude Bergerac, le célèbre producteur de films. A la veille de la soixante-septième édition, la commissaire Clémence Malvoisin est dépêchée sur la Croisette, sous une identité d’emprunt. Adopté par les stars, elle tente de prévenir le prochain meurtre et de confondre le mystérieux assassin.

J’ai beaucoup apprécié nos échanges et l’univers de Jean-Marie me tente énormément.

Petite visite de courtoisie à notre célèbre Dr K, Olivier Kourilsky. Pas de nouveauté depuis notre dernière rencontre. Ce sera pour le Salon de Nemours avec « Marche ou greffe ».D’ici là vous pouvez toujours lire les précédents, dont le dernier paru en 2016 :

L’étrange Halloween de M. Léo : Trafiquant de drogue, Léo Hernàndez, dit Le Mexicain, traîne une superstition maladive. Voici qu’à la suite d’une livraison ratée, son patron lui ordonne de foncer au pays de Galles récupérer une nouvelle cargaison de came dans un château hanté, le soir d’Halloween. Le Mexicain va y croiser un couple de chirurgiens français et leur fille Pauline, adolescente perturbée, gothique et un peu cleptomane. C’est le début d’une suite de rebondissements en cascade : le malfaiteur, poursuivi par la police et ses anciens complices, veut récupérer son bien à tout prix, un précieux carnet garant de sa survie. L’ex commissaire divisionnaire Maupas trouve là une occasion rêvée de sortir de sa retraite.

Puis je rencontre enfin dans la vraie vie un contact FB dont l’humour percutant me met en joie. Et je dois reconnaître avoir une faiblesse pour son secrétaire Boris, à moins que ce ne soit ce dernier le boss… Je veux parler de Jean-baptiste Ferrero

Ce fut un réel plaisir que de pouvoir échanger sur des sujets aussi divers que le monde de l’entreprise et ses failles et déviances si nombreuses, du cinéma d’Audiard et de toute une époque, de racine, de famille, de voyages, et bien évidement de littérature.

Au moment de notre rencontre, Jean-Baptiste avait commis 4 ouvrages aux Editions du 38 (peut-être un 5eme depuis ? et là ce serait LE miracle de Noël) :

Mourir en août : À Paris au mois d’août, on s’ennuie sérieusement. Le meilleur remède contre l’ennui, c’est LES ennuis. Et les ennuis, Thomas Fiera les attire à un point qui n’est pas raisonnable. Ancien universitaire en rupture de ban qui suite à un drame personnel est devenu enquêteur privé, Fiera promène son spleen et son humour caustique dans le monde des entreprises sur lequel il jette un regard sceptique et blasé. Recruté par le PDG de la société MC4 pour traquer un corbeau, un sale petit délateur sournois qui le met en cause auprès des médias, Fiera, flanqué d’une équipe d’aventuriers aussi improbables que dangereux, se retrouve embarqué dans un merdier infernal où il doit se farcir de faux druides, de vrais fachos et d’authentiques tarés en tous genres. Lui et ses quatre amis provoquent une forte augmentation de l’activité des pompes funèbres qui ne doit pas grand-chose à la canicule. Y’a pas à dire : Paris au mois d’août, c’est mortel !

Antithèse : En retournant à la Fac, département linguistique, Thomas Fiera ne s’imagine pas approfondir ses connaissances sur la sémantique cachée des poètes du Moyen Age, mais il croit tout de même pouvoir renouer un peu avec sa jeunesse. Le pèlerinage nostalgique va très vite tourner court et Thomas va devoir se coltiner un linguiste insupportable, une amatrice de Saint-John Perse complètement déjantée, un sculpteur priapique et des Moldaves comme s’il en pleuvait. Mais quand de vrais méchants entrent dans la danse, Fiera renonce aux arguties théoriques pour leur préférer le napalm académique. Il va y avoir du rififi au firmament des philologues ! Plus simplement : encore une fois, Thomas Fiera va devoir faire le ménage, et quand on sait qu’il préfère le flingue au plumeau, on peut s’attendre à tout …

Heureux les élus : Thomas Fiera, la politique, cela n’est pas son domaine d’élection. Quand il s’en mêle, les urnes deviennent funéraires et les bulletins, nécrologiques… Comme il a une bonne gauche et une méchante droite, sa conception du débat relève plus de la castagne que de la rhétorique et à l’heure de compter les voix il a un peu tendance à faire voter les morts. Aussi, quand un de ses vieux potes – ex-gauchiste reconverti dans la notabilité vertueuse – lui demande de découvrir qui tente de torpiller sa campagne municipale, il accepte sans grand enthousiasme. Il va découvrir un marigot où l’on trouve plus de caïmans que de flamants roses et où la trahison est un mode de vie. Mais dans le doute, Thomas Fiera ne s’abstient pas ; il fonce dans le tas, distribue des baffes et applique la bonne vieille méthode dite de la nitroglycérine : on secoue la bouteille et on voit ce qui se passe…

Le fils prodigue :Chez Thomas Fiera, collectionner les emmerdes, c’est dans les gènes. Aussi, quand un de ses vieux amis, longtemps perdu de vue, fait appel à lui pour sortir son fils de prison, accepte-t-il la mission sans se douter qu’elle va le mener beaucoup plus loin qu’il ne l’imaginait. Thomas, avec l’aide de sa fine équipe et d’une bande d’écowarriors déjantés, va devoir affronter des avocats véreux, des assassins psychopathes et des savants fous à l’éthique dévoyée pour mener à bien une enquête pleine d’action et de rebondissements qui sera aussi pour lui l’occasion d’une réflexion sur la paternité, l’amour et la transmission. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme… et de la santé, quand c’est Thomas Fiera qui s’occupe de l’ordonnance !

Un univers polardesque qui me semble diantrement jubilatoire. Vivement la prochaine année bissextile que je trouve le temps de m’y plonger !

Puis rencontre avec Jean-Michel Leboulanger.

De par ses origines bretonnes et maritimes, Jean-Michel a toujours été attiré par les voyages. Et ses voyages il les partage avec nous car ils sont l’âme de ses romans. Il a 7 romans à son actif dont deux aux Editions du 38 qui étaient présentés lors du salon d’Ozouer :

Salverney : Paradis ou enfer ? « Ian ferma les yeux. Tout autour de lui respirait la joie de vivre, l’insouciance, la bonté. L’innocence… L’île était belle, gaie. Exactement comme on la lui avait décrite. » Le reporter photographe Ian Debaeker débarque sur l’île de Salverney, bien décidé à percer les petits secrets de ces habitants si paisibles. Trop paisibles ? Le cœur de Ian n’est que désespoir et vengeance destructrice. Il sera leur pire cauchemar !

Un kimono pour linceul : « Un coup de poing n’aurait pas été plus violent ni brutal. Les jambes molles, Gutxi s’adossa contre un mur, le souffle coupé. Ce n’était pas tant le portrait souriant de Tamae qui le troublait, que l’enfant de quelques mois assis sur ses genoux. Gutxi venait de se découvrir un fils… » Après vingt ans d’exil, Gutxi, un ancien terroriste basque, revient au pays des extrêmes, un Japon violent sous ses dehors polis. Condamné par les médecins, il souhaite finir ses jours dans ce lieu où il a laissé ses souvenirs et sa vie, de rares instants de bonheur pourtant liés à l’univers trouble des Yakuza. Il n’aspire plus qu’à la paix. Mais certains ne l’ont pas oublié…

J’aimerais également parler « D’entre les pages » ouvrage du même auteur sur lequel nous avons échangé, et je crois uniquement disponible pour le moment en Epub.

Les sujets abordés sont passionnants puisqu’il s’agit de l’amour et de la trahison : « Théodore, ancien résistant, a fait promettre à son fils Gabriel de répandre ses cendres à Dachau, l’ancien camp de concentration nazi où il a été interné. Gabriel part donc pour la Bavière avec les cendres de Théodore dans son sac à dos. Il emporte aussi un vieux carnet aux pages quasi inaccessibles, le journal que son père a tenu durant sa déportation. S’ensuit pour Gabriel un voyage assez fantastique. Car Théodore, du fond de son urne, va entretenir avec son fils des discussions pleines de charme et d’humour. Au-delà de la lecture du carnet où Théodore raconte la souffrance au jour le jour, Gabriel ouvrira une boîte de Pandore pour faire face à un secret : qui a dénoncé Théodore, l’envoyant ainsi dans l’enfer de Dachau ? Sur un ton ironique et plein d’autodérision, nous suivons Gabriel sur les chemins de l’amour : filial, amical et amoureux, mais également sur les chemins de la trahison. »

Là encore une belle rencontre avec un auteur passionnant et à l’humour contagieux. Un de plus dont j’ai envie de découvrir les pages pour voyager un moment grâce à lui.

Aux côtés de Jean-Michel, retrouvailles avec Nicolas Jaillet.

Toujours un énorme plaisir de le retrouver, d’autant lorsque je suis responsable (en partie) de sa présence. Les hasards de la vie et de ses rencontres.

Je plaide coupable : nous avons plus parlé cinéma, théâtre et musique que littérature. Mais c’était des échanges agréables et l’essentiel est là. Mais Nicolas est effectivement un homme-orchestre (C’est sur les routes, au sein d’une troupe de théâtre forain qu’il apprend le métier d’écrire) et l’écriture fait partie de ses instruments. Ses romans explorent la littérature de genre : aventures, western, roman noir, science-fiction. Je ne parlerai ici que de 3 de ses ouvrages :

Sansalina : Le Mexique au début du XXème siècle n’était pas plus tranquille que de nos jours. Une jeune femme à forte personnalité, Dolorès est enlevée en 1928 lors de l’incendie de la bibliothèque où elle travaillait. Son ravisseur travaille pour Pablo Zorfi, le caïd de Sansalina, ville natale de Dolorès. Cette dernière qui fut de tout temps l’amour de ce truand désormais maître de ville semble également la seule à pouvoir le ramener à un minimum de douceur. Trop de meurtres, trop d’efforts pour en arriver là. Zorfi ne fait plus confiance à personne. Il lui faut Dolorès et sa culture, cette femme qu’il aime depuis l’enfance et qui possède la liberté. Entre ces deux là pourtant il y a un abîme de violence, le même qui sépare des hommes vivant chaque instant comme s’ils allaient mourir le lendemain et des femmes qui elles portent la vie, tremblent devant ces hommes mais aussi les refusent.

Nicolas Jaillet, fasciné par le Mexique, a publié Sansalina aux Éditions Après la lune.

La maison : « Une merveille. Un livre incandescent. » Gérard Collard, Librairie La Griffe Noire.

Trois histoires noires et subtiles où Nicolas Jaillet, en chirurgien du cœur, dissèque nos secrets.

La Maison : En robe blanche, son bouquet à la main, Martine sait qu’elle n’aimera jamais Jean, l’homme triste et violent qu’elle vient d’épouser. Mais en elle, une graine est en train de germer. Pendant des années, elle survit à son quotidien et élève leur enfant. En silence, avec une audace et une obstination extraordinaires, elle prépare son évasion.

La Robe : Entre eux, c’est devenu un rituel : pour leur anniversaire, elle remet sa robe de mariée. Leurs amis les envient. Samuel et Sandra vivent un conte de fées…

La Bague : Une femme caresse une bague à son doigt. Dans le train, un homme observe le visage de cette grande amoureuse changer…

Le présent recueil est inspiré d’histoires vécues.

Nous les maîtres du monde : Nous sommes en 2037 ; Les super-héros ne sont plus ce qu’ils étaient. Pendant plus de vingt ans ils ont rêvé d’un ennemi digne des bandes dessinées que lisaient leurs parents. Mais le « croque-mitaine » n’est jamais venu. Et les héros ont vieilli. Homme bionique employé par les services secrets helvétiques, Louis Lartigue est chargé de détruire une créature qui prolifère en dévorant ses victimes de l’intérieur. Il reconstitue la folle équipe de sa jeunesse, au temps de l’héroïsme masqué et des premières amours. Sans le savoir, Lartigue et ses amis se lancent à l’assaut du cauchemar rêvé de leur enfance. La confrontation sera épique, brutale, mystique. Cette fois il ne s’agit plus seulement de s’amuser. La bête a faim, et les puissances occultes qui la commandent ne veulent pas de survivants.

L’autre voisin de Nicolas lors de ce samedi mémorable, j’ai nommé Jean-Hugues Oppel.

Là encore des retrouvailles toujours agréables. Nous nous étions vus il y a peu à Auvers Noir et du coup nous avons échangé amicalement de tout et de rien, des dizaines qui changent sans crier gare, du coût des mutuelles assassines pour les plus de 50 ans, des plaisirs simples de la vie… Mais pour vous qui l’avez côtoyé un peu moins que moi cette année, un rappel de son parcours me semble utile :

Jean-Hugues Oppel est l’un des grands noms du thriller politique français. Il est également auteur de romans noirs, romancier pour la jeunesse, scénariste…

Son dernier roman paru pour les adultes :

19500 dollars la tonne : Mister K est-il un lanceur d’alerte, un escroc, ou un cyber pirate au service du plus offrant ? Le baril de pétrole brut brent cotait hier encore 50.65 \\\$. Falcon (pseudonyme) préfère l’appellation « assassin professionnel » pour parler de son métier. Il est quasiment préretraité, car l’avenir est menacé par la concurrence des tueurs à bas coût qui cassent les prix. L’action samsung cotait voilà peu 729 \\\$ – en progression de 5,17 % malgré la suspension des ventes de son smartphone galaxy note 7. Lucy Chan (alias Lady-Lee) est une sémillante analyste encartée CIA, avec la bannière étoilée chevillée au coeur. Elle aime le canard à la pékinoise, mais aussi le T-bone steak au barbecue. Ils n’ont aucune raison de se rencontrer… L’étain cotait en moyenne 19 500 \\\$ la tonne sur le marché des métaux londonien ces dernières années. Le temps de l’écrire et ce montant a changé ; le CAC 40 a gagné ou perdu des points ; les actions varient à la hausse ou à la baisse, sans raison logique parfois ; les milliards virtuels valsent au rythme de la Bourse en ligne. À l’heure du trading à haute fréquence que pratique Léonard Parker Chambord, alias Killer Bob : demain, c’est déjà hier. Mister K affole le monde de la finance et celui du renseignement. Sur les écrans des élites connectées, une newsletter fait irruption régulièrement sans qu’on ne puisse comprendre son origine. Ce n’est pas la teneur de ces messages – des dénonciations des dérives du monde de la finance – qui inquiètent mais les technologies inédites mises en œuvre. Cet émule de Julien Assange et d’Edouard Snowden devient une cible prioritaire pour la CIA et la NSA. Se maintenir au top de la technologie, gagner la confiance de ses clients, s’assurer du recouvrement, garder ses avantages concurrentiels… avant d’être un assassin, Falcon est un professionnel. Et dans son secteur d’activité, rémunération confortable ne va pas sans risque.

Jean-Hugues encore pardon de ne pas être restée pour t’aider à éteindre les nombreuses bougies au RDV de ce samedi soir, mais celles d’une petite princesse étaient prioritaires.

Intervention de M. le Maire le temps d’un discours, de récompenses et félicitations méritées.

Nous voici autour d’un verre de l’amitié, puis d’un déjeuner dans la bonne ambiance et la simplicité. Merci à tous les bénévoles. Vous avez été tout au long de cette journée (et la suivante aussi, la délation a de beaux jours devant elle, j’ai des noms) disponibles, efficaces et souriants. Hâte de revenir l’an prochain ! Déguster un hamburger maison en papotant avec Françoise et Patrick, si ce n’est pas le bonheur ça y ressemble sacrément. Même si je n’aime pas les hamburgers. Mais l’ambiance fait tout !

Après un café me voici repartie à la rencontre des auteurs encore non rencontrés. Ce sera cette fois Jérôme Bucy qui m’accordera du temps et me parlera de son univers. Il est vétérinaire et titulaire d’une licence d’histoire . Il définit son genre littéraire de suspense avec un dernier chapitre qui fait tout basculer. Il écrit des romans contemporains mais leur particularité c’est de faire une incursion dans le passé et l’Histoire avec un grand H !

La chambre d’Ambre : Gdansk (Pologne), février 1998. Le Pr Krusberg, un historien spécialiste de l’ambre, périt dans l’incendie de sa maison. Seule sa fille Lorelei est sauvée, après avoir passé plusieurs heures dans les décombres entre la vie et la mort. Traumatisée, l’enfant est assaillie de rêves terrifiants où la silhouette d’une femme atrocement mutilée revient comme une image obsédante. Dix ans plus tard, on découvre des corps présentant des mutilations identiques à celles décrites par la jeune fille. La psychiatre qui s’occupe de Lorelei, internée depuis plusieurs mois, fait alors appel à un spécialiste en analyse des rêves, Ludovic Lardennois. Que s’est-il passé le jour de l’incendie ? Les troubles psychiatriques de Lorelei et les meurtres actuels sont-ils liés à des secrets remontant au mythe de l’Atlantide ? Lardennois s’oriente plutôt vers la piste de La Chambre d’ambre, un chef-d’œuvre ayant appartenu à Catherine II de Russie, « huitième merveille du monde » spoliée par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Une énigme historique sur laquelle travaillait le père de Lorelei au moment de sa mort… Un thriller haletant et foisonnant, où l’auteur joue habilement avec les nerfs du lecteur, pour finalement le tromper sur toute la ligne.

La maison des enfants rouges : Pourquoi Marine s’est-elle jetée dans la Seine en ce jour de mars 2003 ? Elle voudrait le comprendre elle-même, et c’est tout l’enjeu de ce thriller psychologique. La clef de l’énigme se trouve peut-être au Faouët, entre la chapelle Sainte-Barbe bâtie sur le roc et la Maison des Enfants Rouges… Que s’est-il passé autrefois, dans cette petite ville bordée par l’Ellé ? Disparition, accident, meurtre ? Et les événements se reproduiraient-ils à l’identique aujourd’hui ? Marine va sombrer peu à peu dans un monde inexplicable, un puzzle éparpillé aux quatre vents dont elle va tenter de réunir les pièces. Agencé de façon machiavélique par l’auteur, le suspense nous entraîne dans une aventure aux multiples rebondissements jusqu’au coup de théâtre final… Impossible de décrocher avant la dernière ligne !

Jérusalem interdite : « Quoi qu’il arrive, ne va jamais à Jérusalem… » sont les ultimes paroles de la mère de Luc Brugo… Une phrase terrible qui conduit le héros de Jérusalem interdite sur le lieu de sa naissance, au cœur du Moyen-Orient, berceau de la religion judéo-chrétienne. Luc Brugo se laissera emporter dans un voyage initiatique jalonné de meurtres et d’étranges disparitions, un voyage dont la clé se situe au plus profond de son enfance. Jérusalem interdite est une extraordinaire aventure, riche en personnages et en rebondissements. Bien plus qu’un roman policier, c’est une quête de vérité, une quête d’identité, une lutte désespérée du héros dont l’épilogue, inattendu et émouvant, piquera le lecteur quelque part près du cœur.

La colonie des ténèbres : Andersen Olchansky, un informaticien passionné par les chiroptères, arpente la nuit les souterrains de la Petite Ceinture à Paris, où vivent des centaines de chauves-souris. Il cherche à comprendre pourquoi, au réveil de l’hibernation, ces animaux habituellement paisibles s’attaquent à l’homme avant de mourir mystérieusement. Il est par ailleurs chargé par son employeur, Naturalis, fleuron de l’industrie chimique en Europe, de décrypter les origines du piratage dont fait l’objet le site Internet du groupe. Aidé par Ephémère, une jeune femme insolite et fragile, Andersen devra remonter jusqu’à une série de crimes atroces perpétrés à Berlin-Est dans les années 1960, quand la Stasi faisait régner la terreur, avant que la vérité ne finisse par leur apparaître, issue du plus profond des ténèbres…

L’auteur a été assailli toute la journée par ses lecteurs et j’ai eu du mal à trouver un instant pour échanger avec lui. Mais comme je suis têtue nous y sommes parvenus pour mon plus grand plaisir. Car là encore une belle découverte. Jérôme m’a confié son projet de livre qui se déroulera en Norvège, plus particulièrement à Alesund, une ville de pêcheurs du centre du pays, sur la côte ouest. La ville est le principal port de pêche du pays. Alesund fut complètement détruite en une nuit en 1904 par un gigantesque incendie et fut reconstruite dans un style art nouveau unique en Norvège. Parution prévue en 2018. Jérôme m’a également confié que les points de départ de ses récits sont toujours des lieux qu’il connaît car il a beaucoup voyagé.

J’ai également rencontré , Cédric Blondelot, l’auteur de Tolbiac Juillet. Il est aujourd’hui scénariste pour la télévision et le cinéma. Tolbiac Juillet est son premier roman

Tolbiac Juillet – la fenêtre de Dieu, aux Editions La Völva : À Chicago, une femme meurt dans l’incendie de son appartement. Deux ans plus tard, le 31 juillet 1979, rue de Tolbiac, en plein Paris, un nouveau-né est abandonné dans un kiosque à journaux. Alors qu’il défèque sur Le Monde et pisse sur L’Humanité, un couple le trouve, l’adopte et le nomme Tolbiac Juillet. Adulte, Tolbiac devient magicien doublé d’un pickpocket de génie. La vie de cet énergumène au cuir tendre aurait pu se dérouler paisiblement, mais voilà qu’il se fait aspirer… par la cuvette des toilettes ! Oui, aspiré. Quant à savoir quelle brûlante vérité l’attend de l’autre côté…

Du surréalisme, de l’humour avant tout, de la tendresse et de la folie…

Puis je me suis posée, enfin auprès du parrain de cette 1ère édition, Ian Manook en personne, pour quelques questions et confidences, avec la complicité de Francoise.

Ian Manook vous connaissez. Et dans le cas contraire il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Car si vous n’avez pas lu sa trilogie Mongol je n’ai qu’un mot : foncez ! Yeruldelgger est une rencontre qu’il est impossible de manquer. Un voyage dans l’immensité des steppes, des aventures où l’humain et ses émotions, bonnes ou mauvaises, foisonnent. Une immensité dans laquelle il est si facile de se perdre.

Et de perte il est question… Pardon pour la disgression, mais comme dirait un certain Perceval j’en ai gros ! J’étais persuadée avoir tapé et publié ma chronique du dernier volet « La mort Nomade ». Mais que nenni. En retournant tout mon appartement je découvre avec stupeur qu’il me manque un précieux… Mon cahier N°4 que j’avais terminé avec la chronique manuscrite en question. Cahier que j’ai eu la dernière fois entre les mains dans un TGV en direction de Lille… Je vais donc devoir la refaire.

Puis il a la nouveauté de Ian, Mato Grosso. Pour le moment dans ma Pal et qui me fait de l’œil avec insistance chaque jour. Mais pour les RDV importants j’aime prendre mon temps afin de mieux les apprécier. Car je sais que ce sera un RDV inoubliable. Un voyage unique. Un de plus que Patrick offre à ses lecteurs.

Mais je n’oublie pas non plus les (jeunes) lecteurs de la série Tarko, car Ian c’est aussi ça :

T1 L’Homme à l’œil de diamant : Les aventures picaresques et rocambolesques de Tarko (12 ans) et de sa sœur Lou (10 ans) au cœur de l’Amazonie brésilienne où leur petit avion s’est abîmé.

T2 Le secret de Pachamama : Après avoir été sauvé des dinosaures et autres dangers de la jungle amazonienne par l’aventurier Toulouse et son guide indien Mato Grosso, puis adopté par la tribu des indiens Murmures du clan des Invisibles, Tarko se retrouve dans les Andes. Aidé par les guérilleros du Commandante Uno, par AkuPuntur le dieu Condor, par Tika Quilla la petite momie Inca et Mardiros le notaire shamane de la prison autogérée de Chocabamna, il va échapper à Pue-du-Bec, l’homme de main de VaanPorniik et partir à la recherche de Lou.

Bonne nouvelle, Patrick m’a confirmé, en réponse à une de mes questions qu’un T3 était en projet ! Donc pour les (jeunes) lecteurs en retard il vous reste quelques mois pour découvrir les premiers.

Et en parlant de projets, il en regorge comme toujours notre Patrick. Une boulimie créatrice qui le caractérise sans conteste. Il confesse avoir deux écritures en cours en même temps. Au moment de notre échange 120 pages de chaque étaient déjà couchées sur le papier (oui je sais nous sommes à l’ère du numérique et Ian a toujours son PC à porté de mains, mais je préfère cette formule).

Un petit polar à l’ancienne tel que défini par Patrick, qui se situe à New-York. L’écriture en est terminée. Il est prévu sur 2018. Il s’agit d’un one shot.

Un autre polar qui se déroule en Islande, avec un nouveau personnage et qui paraîtra en octobre 2018.

Puis un projet plus personnel, puisqu’il aborde 100 ans d’une famille arménienne. Une diaspora sur trois continents. Beaucoup de recherches encore et de travail d’écriture pour une parution fin 2018, début 2019.

Et me voilà prête à croire de nouveau au Père Noël lorsqu’il s’appelle Ian Manook et me promet des merveilles littéraires pour les Noëls à venir. Encore merci à vous pour les moments privilégiés que vous m’avez accordés, et au plaisir de les renouveler.

Françoise m’a également fait voyager en me faisant découvrir les visages de Yeruldelgger au travers des couvertures étrangères. (Je partage avec vous, lecteurs, ces voyages via l’album photo en lien avec l’article).

Vous l’aurez compris ce samedi fut riche de rencontres, de retrouvailles, et fut essentiellement placé sous le signe de l’amitié. Une pensée particulière pour Ophélie et Gabriel qui ont passé un moment avec moi.

La Millième chasse aux Livres : Spéciale Noël


La Millième chasse aux Livres : Spéciale Noël

Demain il n’y aura pas d’abandon de livre.

Vous n’irez pas visiter un nouveau coin de France.

Non, mais rassurez vous,

d’ici quelques jours notre grande chasse aux livres reprendra

Non, demain démarre une autre chasse aux livres

Une chasse aux livre très spéciale


La Millième chasse aux Livres : Spéciale Noël

En effet,

Vous n’aurez pas à habiter la ville voire le quartier où nous abandonnons habituellement nos livres.

Vous aurez juste pour participer à cette chasse à répondre à quelques-uns de mes questions.

Oui, vous allez pouvoir recevoir chez vous, sans vous déplacer, quelques polars de notre Millième chasse.

 

Aussi Rendez vous demain

 Oui Rendez vous demain.

En fin d’après-midi

Je vous poserai mes quelques et simples petites questions.

Vous aurez jusqu’au dimanche 17 décembre pour y répondre.

Alors à très vite

Pour gagner au moins 3 polars dont 2 au moins dédicacés

Il devrait y avoir 6 gagnants.

A vous de jouer

Et belle Millième Chasse de Noël à vous

 

Tout sur la…

Millième Chasse de Noël 62 ICI

 

 

La Millième chasse aux livres#46 -47-48


La Millième chasse aux livres#46 et 47

Notre grande chasse aux livres se poursuit.

Et puisque c’est un week-end de folie

Ce n’est pas un mais 3 livres que je vais délivrer,

En ce samedi matin 25 novembre 2017


La Millième chasse aux livres#46 , 47 et 49

by Ge 

Oui c’est bien 3 livres que je vais abandonner en ce jour d’Apéro Polar.

Et oui en ce samedi, j’ai la chance de recevoir deux auteurs.

Aussi, je vais profiter qu’il y ait des amateurs de romans policiers

venus écouter Sacha Erbel et Didier Fossey,

pour glisser sur les chaises de l’assistance,

2 romans policiers, de deux autres auteurs

que j’ai déjà pu interviewer dans le cadre de ces Apéros Polar.

Alors les livres

 Le premier :

La maison de Nicolas Jaillet

À cet instant, une graine est en train de germer dans le ventre de ma mère. Une graine qui lui permettra de tenir ; de résister à la vie qui l’attend. Cette graine, c’est sa décision.

En robe blanche, son bouquet à la main, Martine sait qu’elle n’aimera jamais Jean. Au fond, c’est un soulagement. Car elle a un projet.

Pendant des années, elle survit à son quotidien, banal et terrible, aux côtés d’un mari violent. En silence, en secret, avec une audace et une obstination extraordinaires, elle prépare son évasion.

L’auteur relate des épisodes de son enfance, le comportement de son père alcoolique et le courage de sa jeune mère, qui prit la décision de s’émanciper d’une vie oppressante et aliénante. Avec deux histoires inédites : La robe et La bague.

« Une merveille. Un livre incandescent. » Gérard Collard, Librairie La Griffe Noire

« Ce livre restera gravé dans votre mémoire jusqu’à la fin de vos jours. » Emmanuel Delhomme, France Inter

Mon petit avis sur La maison de Nicolas Jaillet

Le deuxième

Dust de Sonja Delzongle

« Le très dérangeant mais fort efficace Dust est un roman à lire d’urgence. »
Yann Plougastel, Le monde magazine

Dust

Installée à New York, Hanah Baxter, profileuse française de renom qui traque les tueurs en série, est appelée en renfort par la police de Nairobi dont l’enquête piétine. Depuis plusieurs mois, on retrouve des croix de sang tracées dans la poussière, mais aucun cadavre. Crimes de psychopathe ? Meurtres rituels ? Sorcellerie ? Dès son arrivée au Kenya, Hanah découvre que des hommes et des femmes albinos sont massacrés à la machette. Cette double enquête conduira la profileuse aux confins de la folie humaine…

 

 

Mon petit avis sur Dust de Sonja Delzongle

 

Ces deux romans ont gentiment été dédicacé par leurs auteurs pour mes lecteurs qui deviendront, du coup, les leurs.

Et…Le troisième abandon

Et bien ce dernier abandon, sera en réalité le premier.

Car en effet, je déposerai le livre,

comme en mon habitude maintenant,

Devant la mairie de XIe

Juste avant d’aller bosser

Aux pieds de la statut de Léon Blum

Disant, entre 9h et 9h30

Et ce livre c’est lequel ?

L’exécution de Noa P. Singleton de Elizabeth L. Silver

L’exécution de Noa P. Singleton de Elizabeth L. Silver. Rraduit de l’américain par Christophe Mercier.Paru le 12 février 2015 chez Gallimard dans la collection Série Noire.  22€50 ; (363 p.) ; 23 x 16 cm

Noa P. Singleton, trente-cinq ans, attend depuis dix ans dans le couloir de la mort du pénitencier pour femmes de Pennsylvanie. Condamnée pour un double homicide, elle doit être exécutée dans six mois. Lors de son procès, elle n’a pas expliqué son geste. Elle estime qu’elle mérite sa punition. Elle attend la paix.

C’est alors qu’un jeune avocat vient la solliciter pour qu’elle dépose un recours en grâce. Il pense pouvoir mettre au jour de nouveaux éléments. Noa s’aperçoit bientôt qu’il est employé par la redoutable Marlène Dixon, la mère de celle qui fut sa victime. Pourquoi Marlène, dix ans après, voudrait-elle l’épargner ? Et pourquoi, en ce jour de l’An 2003, la flamboyante Noa a-t-elle tué une jeune femme enceinte, qui aurait pu être son amie, ou sa soeur ?

Noa ne veut pas de grâce ; elle désire juste en finir. Mais qui résisterait aux manoeuvres de Marlène ?

Tissé de flash-back, tendu vers le «Jour J», L’exécution de Noa P. Singleton est un imparable thriller psychologique, ainsi qu’une réflexion saisissante sur l’identité et la culpabilité.

Et bien voilà, chers lecteurs zé chères lectrices.

Une belle journée qui s’annonce

Alors belle chasse et peut-être vous verrai-je à mon Apéro Polar

A très vite donc !

Il était une fois SMEP 2017 – J1


Allez on poursuit notre week-end saintmarien avec notre Eppy Fanny.

Aujourd’hui vous le constaterez Saint-Maur en poche n’est pas de tout repos

Attention, notre chroniqueuse reporter à de la ressource et il va falloir vous accrocher pour la suivre sur cette 9e édition de Saint Maur en Poche.

C’est parti pour l’épisode 2 des folles aventures d’Eppy Fanny


Il était une fois SMEP 2017 – J1

Samedi 24/06/17 – Jour 1 :

Arrivée dès potron-minet afin d’échanger et festoyer à la taverne du coin, à grands coups de café, avec mes héros à moi, Jérôme Camut Nathalie Hug. Une bulle de détente et d’amitié avant l’agitation et la foule de ces joutes littéraires. Merci à vous pour ces moments précieux où notre Corbac a eu sa place.

Puis direction les lices. En chemin je salue un Prince des mots arrivant sur son fougueux destrier, et non, pas Jacques S, mais Jean-Hugues Oppel. Echanges amicaux très agréables.

Mon Corbac tu étais de la partie, puisque c’est chez toi que j’ai réellement découvert Jean-Hugues, pourtant rencontré avant.

Me voici dans la foule qui attend pour accéder au lieu des délices à venir…

Enfin dans la place, retrouvailles avec des amis et auteurs connus : Fabrice Liegeois et Lou Valérie Vernet simple visiteurs cette fois, mais ayant les clés du royaume et tous les accès possibles grâce à Sir Yvan Fauth… Fabrice, l’Homme de fer de ce weekend, qui a cheminé régulièrement à mes côtés, pour mon plus grand plaisir. Cette référence à l’homme de fer du pays d’Oz est venue à mon esprit car il est fiable, courageux et fidèle. Et contrairement à l’homme de fer qui rêvait d’un cœur, Fabrice en est déjà largement pourvu.

Ma petite Lou, toujours en speed, un sourire lumineux, tous les bons côté de la Fée Clochette et seulement les bons.

Puis Geneviève Van Landuyt, Cécile Pellault, Florence Couvreur-Neu, Olivier Norek Officiel et Nicolas Lebel. Les immuables. Certains déjà côtoyés le weekend précédent et retrouvés toujours avec le même plaisir.

Rencontre avec Patrick Bauwen. Enfin. Homme délicieux auquel je me suis présentée et dont j’ai apprécié tous les romans, sauf le dernier, pour l’excellente raison que je ne l’ai pas encore lu.

Me voici devant Michael Mention. Nous échangeons sur « La voie secrète » dans la lecture de laquelle j’étais plongée. Roman terminé depuis et chronique disponible dans la rubrique article de ma page. Hâte d’en découvrir d’autres de cet auteur donc j’ai fortement apprécié l’écriture. Nous échangeons sur ces livres, sa famille croisée lors d’un salon précédent et je reprends mon bâton de pèlerin littéraire.

Et là, qui vois-je au loin ? Mon grincheux préféré : Jean Michel Isebe !

En pleine discussion avec notre ami Jacques Olivier Bosco. Aux côtés de ce dernier Alexis Aubenque. En face Dominique Maisons. Je les apprécie tous. Leur gentillesse n’étant plus à démontrer.

Que voilà une journée qui commence bien. Tavernier ! Une tournée de bisous, Une ! Et ce ne sera que la première d’une longue série.

Ayant vu la majorité de ce joli monde il y a peu, je ne m’attarde pas et reprends mon voyage. C’est qu’il y a de nombreuses lieues à parcourir d’ici demain soir.

Je me faufile dans les allées et retrouve avec plaisir Michèle Barrière que je salue et avec qui j’échange un moment. Vous aimez l’histoire, les intrigues et la cuisine ? Alors je vous conseille de découvrir ses écrits. Dans le cas contraire également. Il est toujours bon d’élargir ses horizons, même littéraires. C’est de plus une femme délicieuse.

A proximité un auteur dont le nom est sur ma liste de découvertes : Fred Huel. Cette fois ma halte sera plus longue afin de passer à la question Sir Fred et ce sans sel ni chèvre (les plus anciens comprendront la référence). Fred m’indique avoir toujours écrit. La preuve, son 1er roman a été écrit entre ses 7/8 ans… Il a également écrit des nouvelles. Puis est passé au polar. Il est présent ici pour nous parler de son roman « Quand les oiseaux s’étaient tus »

Je quitte Fred pour saluer son voisin que je vénère depuis si longtemps. J’ai nommé Aillon Jean. Quel bonheur de découvrir enfin ses yeux qui pétillent de malice, son accent qui sent les cigales et son sourire qui, tel un soleil, illumine le Royaume de la Blanche Hermine. Présent en poche via la collection 10/18, sa plume vous entraîne sans coup férir à guerroyer et galoper avec ses héros. De l’évasion, de la passion. Merci Jean pour ces heures de lecture déjà offertes et pour toutes celles à venir. Sa nouveauté en librairie (sortie le 06/07 dans la collection 10/18) : Les Exploits d’Edward Holmes.

Puis découverte de deux habitants de mon monde FaceBookien (ils ne seront pas les seuls), René Manzor et Niko Tackian. Deux personnages, deux univers. Pardon Niko, j’ai plus échangé avec René, mais tu avais une cour importante qui t’entourait pendant ces deux jours de fête.

René c’est du roman noir qui laisse une grande place aux émotions. Car ce qui l’intéresse ce sont justement les réactions de l’humain face aux situations auxquels il les confronte.Hâte de trouver un moment pour découvrir ces réactions et émotions que tu suscites et dont tu parles si bien. Je suis repartie avec « Les âmes rivales » à la fin du salon.

Retrouvailles avec ma douce arrondie, resplendissante. Un gros câlin. Car la relation est déjà installée et c’est bien aussi juste des échanges amicaux. Ma Johana, je voulais te prendre en poche ton « Block » mais du coup le dimanche tu étais fatiguée et je t’ai laissé tranquille. Il y a d’autres priorités qu’une dédicace. Repose-toi bien.

Le voisin de Johana Gustawsson, là aussi un ami déjà croisé, Nicolas Jaillet. Un réel plaisir de l’avoir revu pendant ces 2 jours et d’avoir pu échanger avec lui. Heureuse également d’avoir servi d’entremetteuse, car nous sommes voisins et il est en quête de salon dans notre secteur. Je l’ai donc présenté à Sylvie Kowalski.

Nicolas étant un homme de goût, à sa droite Johana et à sa gauche mon amie Armelle Carbonel.

Un homme heureux ce Nicolas !

Armelle, juste un gros bisou, nous nous étions vu récemment et avons passé du temps ensemble plus tard… Une amie précieuse en plus d’une auteure de talent.

Et me voici devant Hervé Jourdain. Il écrit du roman policier procédural. La définition est de lui. L’on y parle du 36 et de son avenir. Ses 2 premiers romans ont la même équipe d’enquêteurs. Au 3ème changement pour le quai des orfèvres et une équipe de 2 jeunes femmes et deux vieux briscards. A découvrir. L’auteur parle très bien de son univers. Merci à lui pour avoir pris le temps de répondre à mes questions.

Puis je passe saluer et me présenter rapidement à Sandrine Colette. Très sollicitée. J’espère pouvoir la croiser dans un salon plus petit pour avoir le temps de lui poser les questions qui trottent dans ma tête…

La voici sous le feu des questions de mon amie Geneviève… Que je n’ai pas pu écouter en totalité. Oup’s

Dans les allées, entre temps, j’ai croisé avec plaisir Stef Eleane avec une jolie jeune fille qu’elle fait passer pour sa fille (tseu tseu tseu Stef), Kris , Samantha avec une surprise à ses côtés, j’ai nommé Mélie! Et Fabienne et Denis , puis un libraire de ma connaissance qui devait avoir la même liste que moi vu le nombre de stands devant lesquels nous nous sommes croisés (François Berthel). Et d’autres habitués des salons. Un clin d’œil à un homme en costume méga classe (Gilles), en hommage aux monstres sacrés, et qui se reconnaîtra… Puis Laurence, Christelle et Dav, David Smadja et Fabienne, Joyeux Drille, Laurent A… Toujours un plaisir de vous voir tous même si nous n’avons passé que quelques minutes ensemble. C’est qu’il y a tant de gens à voir… Et j’ai enfin rencontré Chrys Mickaela et Jean-marc Volant, eux aussi originaire de ce monde mystique qu’est Facebook. Nous avons passé deux jours à nous croiser, échanger, et nous recroiser.

Puis une tornade du Sud, Sire Cédric , un tantinet à la bourre, à qui j’ai indiqué son chemin et que je suis allée saluer lorsqu’il a été posé. Toujours souriant, toujours disponible. Promis je viendrai à Toulouse mais pas avant 2018… Et je voulais te prendre des livres le dimanche, mais voilà les journées filent trop vite.

Et me voici en train de saluer Karine Giebel et Barbara Abel, là encore rapidement. Ces deux grandes dames étaient cernées d’admirateurs en permanence. Et c’est légitime.

Retrouvailles avec Claire Favan, son rire fabuleux, sa bonne humeur et son humour. Et dire qu’elle écrit des horreurs ! Mais des horreurs talentueuses en diable que je vous encourage à découvrir si vous êtes passés à côté.

Sa voisine, une découverte attendue pour moi, j’ai nommé Ingrid Desjours.

Elle a gentiment accepté de se prêter à mon jeu des questions /réponses (version raccourcie pour SMEP) : Ingrid écrit des thrillers psycho-criminologues. Ce qu’elle apprécie c’est mettre en avant des tranches de vie, des destins. Et leur impact. Notre échange m’a donné envie de découvrir son univers. Son roman « Sa vie dans les yeux » est l’un de mes rares achats du weekend. Le choix de cet ouvrage a été fait, à la demande d’Ingrid, par un de ses fidèles lecteurs présent au salon. J’ai beaucoup aimé cette démarche.

Après Ingrid, découverte d’une jeune auteure Chloé Mehdi. Elle a été mise à l’honneur via le prix obtenu par son 1er roman. Elle écrit du roman noir social. Elle m’a parlé de « Rien ne se perd ».

Un ado tué par un policier lors d’un contrôle. Le policier sera exonéré de toute responsabilité. Quelques années plus tard il reproduira le même schéma. Le récit est fait par un enfant de 11 ans qui est impacté par cette histoire, les non-dits et la façon dont elle est traitée. Histoire qui l’interroge sur la justice et les recours qu’il reste. S’il en reste.

Merci Chloé pour le temps que tu m’as consacré et les efforts que tu as fournis pour satisfaire à ma demande et combattre ta timidité.

Aux côtés de Chloé, l’immense Maud Tabachnik. Une révélation pour moi que cette femme pleine d’énergie, cash comme j’aime, et dont les Camhug m’avaient tant parlé lors de notre petit-déjeuner que je ne pouvais pas passer à côté. Maud, notre rencontre reste pour moi un moment fort de ce salon. Merci pour nos échanges. Et dès que je peux, je découvre ton univers… Je pensais avoir le temps de revenir échanger avec toi le dimanche… Le temps passe trop vite.

Petite halte rapide auprès des Camhug très sollicités, comme toujours, et que j’ai donc laissé à leurs autres admirateurs.

Puis nouvelle visite aux copains : JOB,Alexis, et Fabio M Mitchelli, en sandwich entre eux et arrivé à son tour. A la bourre le pirate. Mais humour intact.

Et voilà que sur ma route de briques je retrouve mon homme de fer, Fabrice. Déjà croisé dans des allées mais chacun allant son chemin. Nous nous posons pour échanger sur nos impressions. Il est tellement heureux de sa matinée. Nous croisons sur notre chemin Michael Fenris. Ici en visiteur et que je rencontre enfin car, comme beaucoup, il fait partie de mes amis Facebookiens jusque-là invisibles.

Une jolie rencontre, qui en entraîne une autre, celle avec Sylvie, qui nous concocte un nouveau salon du Polar. Il sera organisé en Seine et Marne les 10 et 11/11/17. A vos agendas… Nicolas J passant à proximité je l’alpague et les présente.

Une jolie affiche s’annonce pour ce salon. J’y serai avec un grand plaisir.

Puis me voilà cette fois tel le lapin d’Alice et m’écriant « je suis en retard » et piquant un sprint, mon Corbac toujours bien calé sur mon épaule… C’est qu’il est l’heure d’une rencontre que j’avais planifiée. J’ai déjà raté la rencontre animée par Geneviève avec Elena Piancentini et Benoit Minville Punaise j’avais promis… Mais le temps à SMEP file beaucoup trop vite. Ouf j’arrive pour assister aux 5 dernières minutes de la rencontre animée par Yvan en compagnie de Johana, Steve et Lilas.

Et là je découvre Steve Cavanagh et prends une grande claque. Salvatrice. Ce type il faut absolument que j’échange avec lui. Mille questions m’assaillent. Te marre pas le Corbac. Je sais maintenant d’où m’est venu cet engouement subit. Tu étais dans ma tête !

Il est déjà 13h15. Les 1ers auteurs partis déjeuner ne vont pas tarder à revenir. Vite une pomme, un café et une pause pipi. C’est que faut tenir le planning prévu pour ces deux jours. Comment ça vous êtes fatigués ? Ben accrochez-vous car vous n’êtes pas couchés. Les royaumes, les routes de briques et les arcs en ciel de SMEP se méritent !

13h30. Je passe devant l’emplacement prévu pour J-C Grangé. Je photographie avec humour le lieu. Car sur 3 RDV littéraires auxquels j’ai participé et où il devait être, bernique. Du coup je ne l’attends plus. Comme pour Pierre et le loup. A force de trop crier on n’y croit plus.

Pour la petite histoire il est bien venu. Je ne l’ai pas vu et n’ai rien fait pour. Et vous savez quoi ? L’essentiel de mes rencontres étaient ailleurs même si je me suis délecté de ses deux derniers romans.

Me voici devant Elena Piacentini et Paul Colize.

Originaire de mon monde Facebookien et ayant enfin déposé leur cape d’invisibilité, quel bonheur d’échanger avec eux deux. N’ayant encore lu aucun d’eux (dans ma Pal… un supplice plus sympa que celui du même nom, mais compliqué à gérer la Pal…) ils m’ont avec gentillesse parlé de leur univers.

Avec Elena nous avons essentiellement discuté de la grande prêtresse Geneviève qui m’avait si bien parlé d’Elena et de ses écrits, tant de vive voix que via son dernier article sur Collectif Polar. Le nom de ma Geneviève est toujours une excellente carte de visite.

Avec Paul un petit exercice de questions/réponses : avec son accent exceptionnel (une pensée pour tous mes amis Belges) il m’indique écrire à chaque fois un one shot. Son genre il le définit comme inclassable (noir, thriller). De toute façon il n’aime ni les genres définis ni les cases. Et Paul cette approche me convient à 200% car je ne supporte pas non plus tout ce qui peut être réducteur.

Au plaisir de vous recroiser tous les deux.

Puis rencontre, enfin, avec Nadine Monfils (et oui je fais le tour de la Belgique).

Sa truculence, son univers décalé, sa bonne humeur. Un moment hors du temps bien agréable même si Léon était absent.

Ensuite découverte d’Alexis Ragougneau, auteur de théâtre passé à l’écriture de romans policiers depuis peu qui m’a accordé un moment. Il est l’auteur de deux romans : La madone de Notre Dame et Evangile pour un gueux. Ayant été gardien à Notre Dame, il a choisi ce lieu envoûtant qu’il connait bien. Il a fait le choix d’un duo d’enquêteurs atypiques puisqu’il s’agit d’un juge d’instruction (une femme) et d’un prêtre. Equipe que l’on retrouve dans son second roman. Un prochain roman, pas policier cette fois, est en cours d’écriture. A suivre donc.

Et me voilà devant le shaman de la SF j’ai nommé l’immense Pierre Bordage. Pour le coup je suis un tantinet émue. Quel bonheur de pouvoir échanger 15 mn avec un auteur de cette dimension. Je ne vous ferai pas le détail de tous ses écrits. Les passionnés du genre connaissent. Pour les autres je n’ai qu’un mot : essayez ! Les bibliothèques sont là pour vous ouvrir des horizons dans lesquels vous risquez de vous sentir très bien. Et qui vous entraîneront immanquablement chez votre libraire.

Une nouvelle halte auprès de connaissances : Laurent Scalese et Bob Garcia.

Les deux rencontrés récemment donc échanges amicaux uniquement et c’est très agréable aussi.

Puis au côté de Laurent, un autre ami Facebookien : Benoit Minville.

Enfin rencontré ! Empli d’autant d’humour que de tatouages, c’est dire. Une découverte humaine avant tout. Comme j’aime. Merci pour ces moments, partagés avec ce sacré libraire de St Germain. Il est partout !

Puis un nouveau petit interlude avec Jacques Saussey en compagnie de mon Homme de fer retrouvé au détour d’une allée.

Un nouveau petit clin d’œil à mes chouchous (Nathalie et Jérôme), totalement submergés par leurs lecteurs.

Un petit moment avec « Mame » Geneviève, puis retrouvailles avec Dominique Sylvain juste pour le bisou car vu il y a peu pour la sortie du recueil de nouvelles « Crimes au musée » ; puis pause !

Vous je ne sais pas, mais moi je suis crevée !

Mon cher Jean-Hugues, SVP droit d’asile pour une petite marcheuse épuisée.

Merci pour cette halte amicale et bienvenue. Je crois bien n’avoir jamais été aussi heureuse de m’asseoir… Très agréables échanges, bourrés d’humour. Jean-Hugues, ta compagnie est toujours agréable. Et celle de ton éditeur, découvert à l’occasion, l’est également.

Je passe saluer Monique Ledantec, rencontrée l’an dernier. Toujours pétillante et souriante. Et elle a conservé son joli chapeau.

Puis direction Michel Moatti, ami Facebookien, qu’il est temps de rencontrer et d’interroger.

Michel est l’auteur de 4 romans. Les récits sont toujours différents en termes de forme et d’époque, mais l’univers de Michel se retrouve dans une même approche, une même vision sur le monde. Sur l’humain, ses ressentis, ses peurs et ses angoisses. Voici en quelques mots comment il m’a dépeint son monde. Merci pour le temps accordé et le sourire constant qui a participé à nos échanges.

Me revoici sur une autre route de briques, pour faire un nouveau coucou à Mister Olivier Norek, toujours assailli par sa cour. Un salut rapide, et je poursuis ma quête.

J’arrive devant une idole pour moi, j’ai nommé Madame Irène Frain, découverte via son roman « Le Nabab » en 1982, puis Modern Style en 1984… Depuis j’ai quasi tout lu. J’aime son style. J’aime la femme. Et quel bonheur de pouvoir échanger avec elle, en toute simplicité. De femme à femme. La seule auteure qui m’intimide, encore et toujours. Merci Madame pour vos mots et nos éclats de rire. Et me voici la quittant, avec en main « Marie Curie prend un amant ». Ce livre sera un de mes compagnons estivaux.

Puis je change de genre littéraire et me voici auprès de Nicolas Beuglet, puis Jacques Expert. Les échanges ont été brefs. Ils étaient très sollicités. J’espère avoir plus de temps, sur un salon plus petit, un jour.

J’ai continué à déambuler dans les allées, à la découverte de toutes ces merveilles offertes. Un peu déçue de ne pas avoir eu du temps pour David S.Khara mais il a été très très sollicité. A chacun de mes passages il était débordé.

Un salut rapide à Stéphanie Hochet, Jean-Louis Fournier…

Puis un long moment avec Julie de Lestrange, une Facebookienne régulière de ma page. Un vrai délice que cette jeune femme passionnée et souriante. Le succès de son roman « hier encore c’était l’été » l’a propulsée dans un rêve éveillé. Son bonheur faisait plaisir à voir.

Puis un instant avec Angélique Barberat, sa voisine Agnès Abécassis, Diane Peylin, Aurelie Valognes Auteur et sa bonne humeur communicative… De charmantes jeunes auteures déjà rencontrées. Toujours un plaisir de les croiser à nouveau.

Les habitudes ayant la peau dure je m’en retourne au royaume noir du polar. C’est que je veux absolument discuter avec Steve dont l’interview d’Yvan m’a donné l’envie d’en savoir plus. Nous échangeons de brefs mots. C’est la cata ! Il ne parle qu’Anglais et moi quasi pas. Il me présente ses deux romans « La défense » et « un coupable idéal » édités par Lilas. Je lui fais comprendre que je reviendrai demain avec un traducteur et le quitte sans être certaine qu’il ait vraiment compris. Mais je suis têtue.

J’échange quelques mots avec son voisin, SK Tremayne. Lui aussi ne parlant quasi qu’anglais, mais avec mes trois mots d’anglais et ses trois mots de français, je comprends que cet auteur de polar anglo saxon a écrit deux livres et que le 1er se nomme « Le doute ». Ca n’ira pas plus loin. C’était plus facile avec les auteurs Belges rencontrés précédemment…

Puis rencontre rapide avec Valentin Musso dont on m’a dit le plus grand bien. Il est vrai que le nom de famille ne me donnait pas envie de découvrir l’auteur (pardon). Après nos échanges sur les deux jours du salon, mon regard a changé positivement.

Découverte, rapide car très sollicité, du voisin de Jean-Hugues Oppel, Antonin Varennes. A revoir pour d’autres échanges afin de mieux appréhender son univers.

Puis l’immense Sandrone Dazieri, accompagné de son interprète car cette fois l’anglais n’est

pas au programme des échanges, mais l’italien oui et je ne maîtrise pas non plus, même si j’écoute beaucoup de chanteurs originaires de la fameuse botte. Il est très entouré et pas accessible. Je le remets sur mon programme pour demain et poursuis mon chemin en ayant un peu fait la fofolle avec les voisins de l’auteur Italien qui sont (dans l’ordre de la brochette) : JOB, Fabio, Alexis. Que des garçons vachement tristes.

Je passe saluer un auteur lu à une époque lointaine de ma vie, Didier Van Cauwelaert. Très abordable. Un échange de plus. Toujours intéressant. L’humain pour moi étant le centre de tout.

Me voici de nouveau devant Jacques qui vient d’apprendre qu’il a obtenu le prix Griffe Noire du Polar de l’année pour son roman « Le loup peint ». Je suis avec Fabrice. Et Même un Jacques Saussey est ému de recevoir une belle preuve de reconnaissance. Légitime. Bravo à toi Jacques !

Je file ensuite saluer Nicolas Robin dont le 1er roman « Roland est mort » m’a beaucoup plus. Un moment agréable. Un jeune auteur enthousiaste et émerveillé. Une belle rencontre.

Échange également avec son voisin Enguerrand Guepy, présent pour son 4éme roman « Un fauve » qui retrace les derniers jours de Patrick Dewaere. Il en parle avec ferveur. Passionnant, d’autant que le comédien en question était de ma génération et fait partie de mes souvenirs. Toute une époque. La mienne.

Puis rencontre avec Laurent Bettonni. Il était au préalable dans l’industrie pharmaceutique, puis il a écrit des chansons, est retourné à l’écriture de romans en faisant un détour par celle des scénarios. L’écriture est pour lui une évidence. Il écrit depuis toujours. Pour les jeunes, puis pour les adultes avec en 2005 son roman « Ma place au paradis ». Il mixe les genres (Polar et Blanche). Il devient apporteur de talents pour Robert Laffont. Il est chroniqueur littéraire. Une large panoplie de talents. Ce qu’il aime c’est écrire sur des personnages du quotidien qu’il laisse se débattre. L’âme humaine et la noirceur qu’elle renferme parfois et qu’il explore si bien sont son fil conducteur. Merci pour ce long échange que tu as bien voulu m’accorder.

Puis me revoilà qui reprends mon chemin. J’arrive devant Bernard Minier que je salue et avec qui j’échange rapidement. J’ai lu seulement un de ses romans « Une Putain d’Histoire ». J’ai beaucoup aimé et lui dit. Et le laisse à la foule, nombreuse, qui l’encercle.

Cette 1ére journée se termine. Il est déjà 18h15. Je retrouve Fabrice, Lou, David et sa douce. Je me pose enfin… J’entraperçois de loin Jacques Ravenne. Il est lui aussi en pause après salon et je le laisse donc tranquille.

Nous continuons à papoter avec Fabrice et Armelle qui nous a rejoint. David et Fabienne sont partis, les autres connaissances, hors auteurs, également.

Bob nous rejoint. Après cette journée éprouvante mais riche ô combien, que ça fait du bien de se détendre entre amis et en prime avec une flûte de champagne ! Je m’aperçois que le salon a fermé ses portes depuis presque 1 heure, m’inquiète un moment, car je n’ai pas de passe magique et ne devrais pas me trouver là. Mais l’on me garde dans ce cercle ami sans appeler la garde et me faire expulser. Des liens se nouent sous mes yeux, des auteurs, des éditeurs échangent… Mais chut !

Merci à vous tous pour m’avoir incluse comme vous l’avez fait.

Puis le temps file, les coupettes se vident. Il est plus de 20h30. Me voici filant dîner avec de jolies connaissances de ce milieu (des amis pour certains) : Claire, Armelle, Nicolas L, Fabio et Fabrice… Claire je tairai le périple pour retrouver une certaine voiture… Même si je garde en mémoire chaque instant. Nous voici enfin installés en terrasse, détendus, que du bonheur. Nous parlons de tout, projets, littérature, famille… Une parenthèse dont j’ai savouré chaque instant.

Mais comme je suis têtue, j’ai toujours dans un coin de ma tête les questions que je n’ai pas pu poser en début de journée suite à mes failles en anglais. Je demande donc à mon ami Fabrice s’il accepte de me consacrer un peu de temps le lendemain pour me servir d’interprète. Il me dit « pas de soucis en revanche je ne vois pas qui est Steve ». Et là, surprise, au même moment, Steve sort de la salle du restaurant pour fumer. Je dis donc en riant à Fabrice « retourne-toi il est juste là ! ». Fabrice se lève, se présente à Steve qui donne son go pour notre entretien du lendemain. Il avait compris une partie de mon numéro façon mime Marceau de la matinée. Me voilà aux anges ! Avec Fabrice revenu à notre table, nous échangeons sur la façon de nous organiser et Lilas sort à son tour du restaurant avec Johana et Steve, leur dîner étant terminé. Elle surprend notre conversation et nous interrompt en disant « mais c’est une super idée que cette interview. Je vais la filmer en direct pour la diffuser sur la page des éditions Bragelonne ». Je la regarde et lui rappelle que je ne suis personne. Que je pose juste mes questions au feeling et en toute simplicité. Elle m’indique que justement c’est parfait. Nous donne RDV pour le lendemain et file avec son chevalier Huber… On se regarde avec Fabrice. Bon ben quand faut y aller, faut y aller. Demain est un autre jour. Et les questions sont dans ma tête depuis le matin. Mais voilà, Fabrice, du fait de son cursus, m’indique qu’avec les Anglo-saxons et Américains, format court obligatoire, soit 5 questions maxi… Heu la clairement, comment dire, c’est la m… parce que moi, des questions, ce n’est pas juste 5 que j’ai envie de poser.

Nous finissons notre dîner à notre tour. Nous nous éparpillons. Je me retrouve avec Fabrice et Nicolas. Ce dernier me demande de le raccompagner au RER en voiture. Comme je dois également déposer Fabrice ce n’est pas un souci. En revanche Nicolas me sert de GPS car ce n’est pas le RER de ST Maur qui l’intéresse mais un qui va le conduire direct dans son quartier Parisien. Et nous voilà partis. Le trajet n’est pas triste même si un peu long. Nous arrivons devant la fameuse station RER d’une autre ville et là… grilles fermées. Dernier RER passé. Il est 23h45. Je suis au-delà de la fatigue et incapable de conduire jusque Paris et revenir. J’abandonne donc Nicolas sur le trottoir. Mon dieu j’ai honte. Raccompagne Fabrice à proximité de son hébergement et récupère enfin le mien. Il est 2h15. Nous sommes dimanche et je suis épuisée. Si vous m’avez accompagnée jusque-là vous devez l’être aussi (Richard Migneault j’espère que tu as l’impression d’y être avec moi).

J’ai une boule à l’estomac en me demandant si Nicolas a trouvé une solution pour rentrer… Abandonner son chouchou, c’est un comble !

La suite dans un prochain article… La magie de SMEP va durer encore –

Précision :Les photos où je me trouve ne sont pas de moi (évidence). Celle de Nicolas en fin d’article non plus.