Comme des bleus d’Alex Laloue et Marie Talvat


Le livre:  Comme des bleus d’Alex Laloue et Marie Talvat, paru le 12 avril 2018 chez Plon collection Sang neuf. 17€90, 324 pages.  13,4 x 2,8 x 20,3 cm.
 
4ème de couverture:
 
 Un meurtre sordide à Paris. Un jeune flic et une jeune journaliste. Tous deux ont moins de trente ans et doivent faire face à une enquête compliquée. Nos deux bleus partent à la chasse au tueur et se font avoir. Des erreurs de jeunesse qui pourraient avoir des conséquences fâcheuses. Mais ils sont têtus. Ils ne lâchent pas l’affaire…Paris, novembre 2016. Le sordide assassinat d’une femme enceinte secoue l’opinion publique. La brigade criminelle est sous pression. Il faut dire que tous les ingrédients du scandale sont réunis : une victime, fille d’un ténor du barreau, des élections qui approchent et une presse qui se déchaîne.
Dernière recrue du groupe chargé de l’enquête, Arsène Galien est tout de suite plongé dans le grand bain. Il compte bien profiter de cette affaire pour gagner la confiance de ses supérieurs. Quant à Pauline Raumann, jeune journaliste voisine de la victime, elle se serait bien passée d’être mêlée à cette enquête, qui fait ressurgir des démons oubliés.
Les deux novices ont des idéaux et des incertitudes plein la tête, tandis qu’une irrésistible attraction les pousse toujours plus près l’un de l’autre. Ils vont finir par se laisser emporter dans une affaire hors du commun, à la poursuite du pire des tueurs.

Les auteurs:  Marie Talvat et Alex Laloue ont tous deux vingt-huit ans. Couple à la ville comme à la plume, ils signent ici leur premier roman. Après des études de journalisme et de médiation culturelle, Marie s’est fait connaître sur YouTube avec sa chaîne  » L’Instant inutile  » (près de 40 000 abonnés). Quant à Alex, il a démarré il y a peu une carrière de policier au sein de la prestigieuse police judiciaire parisienne.
Extrait:
On fait partie de cette génération qui n’arrive pas à se gérer elle-même sans un tag facebook, mais en qui les « adultes » mettent tant d’espoirs qu’il va bientôt nous être demandé, chacun dans notre domaine, de rendre le monde meilleur. Et ça nous terrifie

 

Le OFF de OPH

« Comme des bleus » de Alex Laloue et Marie Talvat chez Éditions Plon Sang Neuf: Itinéraire d’un futur succès littéraire.

Voilà une lecture qui me tenait particulièrement à cœur… Quand j’ai vu Alex au détour des allées de St Maur en Poche, je me suis demandée ce qu’il faisait là! Je l’avais perdu de vue depuis deux ans environ. Et pourtant… Nous nous sommes connus en 2012 lorsqu’il a fait sa formation de réserviste.Je l’ai ensuite aidé pour l’oral du concours de gardien de la paix (il avait le potentiel et juste quelques détails à travailler pour l’oral)… Je garde d’Alex l’image d’un touche à tout, capable de beaucoup de choses. Mais de là à l’imaginer auteur!
Pourtant il signe ici son premier roman avec sa chère et tendre Marie, et quel roman.

« Comme des bleus » est le premier polar d’une nouvelle génération d’auteurs, bercés par les maîtres du genre. Pour autant, aucun copier-coller, une véritable identité, un air de fraîcheur mais avec une certaine gravité et une grande maturité.

A la suite d’un assassinat sordide, Alex et Marie nous entrainent à la suite d’ Arsène alias Lupin, jeune flicard au 36 et Pauline, jeune journaliste d’investigation. Les deux se remettent d’histoires sentimentales difficiles et se noient dans les bras des premiers venus pour oublier une solitude que ni les réseaux sociaux, ni le travail ne peuvent combler.
En cherchant à faire la lumière sur ce crime odieux, ils nous offrent leurs points de vue d’une enquête mais aussi des relations humaines et nous achèvent avec un final surprenant.
L’intrigue est bien construite, pas de temps mort, une narration rythmée par des chapitres qui alternent la vision de « Lupin » et la vision de Pauline, chacun nous apportant, outre l’avancée des investigations, leur vision d’une société « mac do »: une société de consommation rapide, le regard sur leur génération, le développement des relations virtuelles qui a entraîné l’incapacité chronique à échanger avec ces semblables IRL, le poids des générations précédentes.

« On est une belle brochette de jeunes cons qui débarquent dans la vie avec l’ambition de tout bouffer et le manque d’expérience de ceux qui n’ont jamais eu une seule assiette devant eux. […] On fait partie de cette génération qui n’arrive pas à se gérer elle-même sans un tag facebook, mais en qui les « adultes » mettent tant d’espoirs qu’il va bientôt nous être demandé, chacun dans notre domaine, de rendre le monde meilleur. Et ça nous terrifie […]
On fait parti de la génération Y, parait-il. Je pense surtout qu’on fait partie d’une génération pour qui tout est plus facile. On chope sur internet, on fait du shopping sur son smartphone, mais le moindre contact humain nous effraie […] »

L’écriture est jeune mais pas dans le sens péjoratif du terme, elle est fraîche, percutante, différente de ce que l’on a l’habitude de lire avec des auteurs plus âgés (attention on ne se vexe pas!). Elle est de grande qualité et en cohérence totale tant avec l’histoire qu’avec le contexte temporel. Elle colle à l’âge des personnages, à leur état d’esprit, à ceux qu’ils sont.
L’alternance de narrateur sur les chapitres permet de s’imprégner des personnalités de chacun des personnages et d’avoir une double vision de l’enquête et de leurs sentiments. Et si je connais moins Marie, en revanche je peux vous garantir qu’il y a beaucoup d’Alex en Arsène « Lupin ».
D’ailleurs ce jeune « bleu » et sa douce Pauline sont des personnages qui vous marqueront, car le reflet fidèle de leur génération. Alex et Marie leur ont donné vie comme Gepetto a pu le faire avec Pinocchio: ils sont palpables, visibles, touchants, et il est difficile de les quitter une fois le roman refermé.

« De cigarette en cigarette, Arsène me raconte tout ça sans filtre. Pris dans son histoire, je crois qu’il ne remarque même pas qu’il vient, en passant, d’avouer qu’il m’a déjà déshabillée plusieurs fois en pensée. Sa candeur a quelque chose de rafraîchissant. Après tout, qui sont-ils ces chorégraphes des sentiments qui ont décidé que la danse de l’amour devait répondre à la loi du secret? … »

Cette lecture m’a fait rire, sourire, pleurer… Je ne peux que féliciter Alex pour sa description du monde « police », tellement fidèle à la réalité.
Merci Alex et Marie pour ce beau roman qui fait son entrée dans mon top 10 des lectures 2018, pas par amitié non, mais par sa grande qualité.
Ecrire à quatre mains n’est pas un exercice facile. la manière dont vous avez choisi de le faire donne force et originalité à votre roman. Il me tarde de lire la suite maintenant!

Ce premier roman de la nouvelle génération est à découvrir!!!

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Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry


Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry. Paru le 11 octobre 2017 chez Calmann Levy dans la collection Calmann Levy Noir 18€90 ; (303 p.) ; 22 x 14 cm.

4e de couv :

Détroit a perdu ses repères. Ses habitants l’abandonnent. Ses enfants disparaissent.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.

Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?

L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

Une intrigue magistralement entrelacée jusqu’à la fin, bouleversante.


L’auteur : Jérôme Loubry est né en 1976 à Saint-Amand-Montrond. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Désormais installé en Provence, il publie aujourd’hui son premier roman.

 

 

Extrait :
« Le capitaine avait été bien clair : « Vivant. » Il n’avait pas précisé dans quel état. Et, tel que Sarah le connaissait, cela signifiait que les premiers arrivés pouvaient lui faire passer un sale quart d’heure sans craindre une convocation pour « excès de zèle ».
« Chopez cet enculé de Géant de brume et faites-lui dire où sont les enfants. »
Stan prit son élan et lança son épaule contre la porte qui émit un craquement d’os brisé. Sarah se rua dans son sillage, Glock en avant, et hurla à l’occupant de ne pas bouger. Dehors, la pluie en colère dardait ses épines glaciales sur la dizaine d’hommes armés qui se précipitèrent à leur tour dans l’antre du Géant. »

 

Le post it de Ge

Détroit, fin des années 1990. Un géant sème la terreur dans la ville, enlevant et tuant des enfants. L’enquête est confiée à Stan Mitchell, policier alcoolique banni de Washington. L’affaire lui est finalement retirée et l’assassin, peu à peu oublié.

Quinze ans plus tard, les disparitions recommencent et Mitchell, qui a réussi à arrêter la spirale de sa déchéance, est à nouveau sur le coup.

Détroit berceau de l’industrie automobile américaine. Detroit fleuron de l’économie US n’est plus. La ville est délabrée, la crise des subprimes est passé par là.  Détroit et ces lieux désaffectés tels que la Michigan Central Station, ancienne gare ouverte jusqu’à la fin des années 80 ou des bâtiments dont les murs accueillent du street art, le long d’une voie ferrée. Détroit première ville déclaré en faillite. Peu à peu, les maisons du centre de Détroit disparaissent. Comme sa population. Trop endettée.

Détroit ville fantôme , c’est dans ce décor irréel que Jérôme Loubry place son intrigue.

Et dès le départ le ton est donné. Le Géant des Brumes vient d’être arrêté. Et pourtant dés la première page, l’atmosphère fantasmagorique de la ville nous saisie. On ressent d’emblée la complexité de la situation. La complexité de nos protagonistes. Leurs effrois nous saisie nous aussi lecteurs.

Et puis je le disais, il y Détroit, personnage à part entier de cette histoire. Détroit qui a façonné ses habitant. Certains comme elle sont devenus fantomatiques.

Et il y a ce duo improbable d’enquêteur. Il y a là «  le Molosse  »  alias l’inspecteur Stan Mitchell, vieux briscard abîmé par la vie et Sarah Berkhamp  qui mène le groupe d’intervention qui  va arrêter ce tueur indiscernable que semble être ce Géant des Brumes. Nos deux inspecteurs vont être  mis à rude épreuve à vouloir comprendre les motivations de ce tueur énigmatique et évanescent. Car nos flics eux aussi sont cabossés, ils ont aussi leur part d’ombre. Eux aussi ont des choses à cacher.

Et dans cette ville brumeuse, humide est sale, Jérôme Loubry construit une histoire formidablement bien mené de bout en bout. Ils nous propose une galerie de personne magnifiquement campés. Et il arrive à nous surprendre avec un final digne d’un maestro.

Je n’ai qu’un mot à dire. Chapeau monsieur Loubry. Ce premier roman a été une pure découverte et un véritable coup de coeur.

Je voudrais aussi remercier Madame Caroline Lépée d’avoir pensé à moi en m’envoyant ce titre pensant qu’il devrait me plaire. Bien ciblé madame l’éditrice. Il aurait vraiment été dommage que je passe à coté des chiens de Détroit

 

La fille dans le brouillard de Donato Carrisi


Le livre : La fille dans le brouillard de Donato Carrisi.  Traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza. Paru le 31 août 2016 chez Calmann-Levy.  20€50 ;  (316 p.) ; 23 x 15 cm

4e couv :

Anna Lou est une jeune fille exemplaire. Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de Noël ? Ou serait-ce un kidnapping ?

Mais qui lui voudrait du mal dans son paisible village des Alpes ? Le commandant  Vogel, star de la police, est envoyé sur place.

Entouré de sa horde de caméras, il piétine. Aucune piste, aucun indice ne s’offre à lui. Devant ses fans, il ne peut pas perdre la face.

Vogel résistera-t-il à la pression de son public qui réclame un coupable ?

L’auteur : Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur du best-seller international Le Chuchoteur, traduit dans vingt-six pays et qui a reçu quatre prix littéraires en Italie. Lauréat du prix SNCF du Polar européen et du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar, il est l’auteur italien le plus lu dans le monde. La Fille dans le brouillard a remporté un succès phénoménal en Italie et est en cours d’adaptation au cinéma.
 

Emilie délivre son avis

 

Je reviens sur ces page avec un gros coup de cœur :

❤️La fille dans le brouillard de Donato Carrisi ❤️

Un livre différent, à lire absolument ❤️

Une jeune femme est enlevée dans un paisible petit village des Alpes. Le coupable est introuvable, et voilà que la star des commissaires de police, Vogel, est envoyé sur place. De tous les plateaux télé, il ne se déplace jamais sans sa horde de caméras et de flashs. Sur place, cependant, il comprend vite qu’il ne parviendra pas à résoudre l’affaire, et pour ne pas perdre la face aux yeux du public qui suit chacun de ses faits et gestes, il décide de créer son coupable idéal et accuse, grâce à des preuves falsifiées, le plus innocent des habitants du village : le professeur d’école adoré de tous. L’homme perd tout du jour au lendemain (métier, femme et enfants, honneur), mais de sa cellule, il prépare minutieusement sa revanche, et la chute médiatique de Vogel.

Une enquête à priori banale.
Une ado qui disparaît. Une famille désespérée.
Un petit village où la police n’a pas l’habitude de ce genre d’affaires.
Un flic connu, appelé sur place pour retrouver la jeune fille, déterminer ce qu’il s’est passé.

Mais rien ne va se dérouler comme prévu.

Vous allez découvrir un thriller bluffant, surprenant, plein de rebondissements.
On croit avoir tout compris mais on se fait balader du début à la fin. Et quelle fin !!

On a peur , on enquête, on hésite, on se perd, on doute, on est horrifié.

Une sacrée histoire, par un des maîtres du genre.

Avis d’obsèques de Michel Embareck, une lecture bicéphale : Partie 2


Cette fois je vais vous présenter une lecture à 2 voix.

Effectivement ma camarade Frédérique et moi même avons lu le même livre en même temps.

Deux voix certe un peu divergeantes mais se rejoingnons sur certains point.

Voici donc mon point de vue

Le livre :  Avis d’obsèques  de Michel Embareck. Paru le 28 août 2013 chez l’Archipel.  18€95 ;  (300 p.) ; 23 x 14 cm

Résumé : 

Un matin d’automne, dans une ville de province, le corps de Fabrice Kerbrian du Rescouet, alias « Fabulous Fab », est retrouvé en bordure d’un jardin public. L’autopsie révèle qu’il a été abattu à bout portant d’une balle derrière la tête. Fait étonnant, l’arme utilisée par l’assassin est un pistolet japonais datant des années 1940. Pour quelles raisons cet héritier d’un empire de presse régionale – au bord de la faillite – a-t-il été tué ? Et par qui ? Un mari jaloux – l’homme était coureur -, des investisseurs mécontents ? Ou un fantôme du passé au courant de quelques lourds secrets de la famille Kerbrian du Rescouet ? Sous la pression d’un procureur carriériste, les policiers de la PJ explorent de multiples pistes. En même temps, Victor Boudreaux, l’ancien lanceur de marteau devenu détective privé, enquête sur un trafic d’oeuvres d’art volées dans les églises. Ce faisant, il dérange le microcosme local, qui n’aime pas les vagues. D’autant que se profilent les élections municipales…

 

Extrait :
« Edgar Ouveure, le fondu des renseignements intérieurs, lui a préconisé de fouiller du côté des anciens d’Indochine. Un de ses informateurs se souvient avoir tripoté une arme semblable en Extrême-Orient dans les années 1970. Ouveure… Un snifer aussi habile à tirer les ficelles pour son compte qu’à fourrer le dawa sur son passage. Évidemment, les gars de la PJ ont sondé les rares et à moitié liquides survivants de Dien Biên Phu. Peau de balle. »

 

L’auteur : Né le 16 février 1952 à Dole dans le Jura, D’origines rastaquouères à donner la migraine à un préfet, Michel Embareck a usé ses fonds de culotte sur les bancs de Science-po avant de bifurquer intelligemment vers l’univers du rock’n’roll. Michel Embareck est entré dans le rock comme on entre en religion.  En dix ans de reportages pour le magazine spécialisé « Best », il croise la route des plus grands chanteurs et musiciens du moment. Doté d’une plume acérée qui n’exclut pas la poésie, il met également son talent de conteur au service de plusieurs romans et polars, parus à la Série noire, à l’Archipel et à L’écailler notamment . On le croyait rangé des guitares quand il fut happé par l’ovalie, dont il se fait régulièrement le héraut. Ce grand amateur de rudby entre alors comme écrivain chroniqueur sportif, et nous fait profiter de sa verve dans les pages de Libération. 

 

 

 L’avis de Geneviève :

Alors que l’héritier d’un grand groupe de presse régional vient d’être abattu d’une balle dans la tête avec un pistolet japonais des années 1940, le détective privé Victor Boudreaux enquête sur un trafic d’œuvres d’art volées dans des églises. Quel rapport entre ces deux enquêtes, me direz vous. aucune sans doute, sauf peut-être l’envie de l’auteur de les faire se rejoindre. Et ainsi dénoncer quelques dérives de notre société : magouille, fraudes, corruption et aussi collusion de la presse et du politique.   Car Michel Embareck c’est un style. Il n’est pas toujours facile à aborder car porté par la langue imagée parfois truculente, parfois caustique.

 Victor Boudreaux est un détective mal bouché, voir grossier. C’est plutôt une brute épaisse.Son crédo vengeance et/ou justice vite expédié. Bref, un gros bourrin. J’avais lu il y a quelques années ses deux premières enquêtes paru à la série noire et j’avais aimé ce personnage pour son amoralité.

Mais il semblerai que Boudreaux ait mal vieilli d’ailleurs ne se remet-il pas d’un AVC. Il reprend ici du service juste pour sauver l’honneur de sa famille.

Car la préoccupation première de notre héros c’est la Nouvelle Orléans ou il rêve de retourner. Et oui chez Ambareck point de polar, même politique, sans musique. Et il plane ici un petit air de Jazz qui n’est pas pour déplaire à Boudreaux.

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 Et retrouvez l’avis de Fred ICI

 

 

 

 

 

Avis d’obsèques  de Michel Embareck, une lecture bicéphale : Partie 1


Cette fois je vais vous présenter une lecture à 2 voix.

Effectivement ma camarade Frédérique et moi même avons lu le même livre en même temps.

Deux voix certe un peu divergeantes mais se rejoingnons sur certains point.

Voici donc le point de vue de Fred

Le livre :  Avis d’obsèques  de Michel Embareck. Paru le 28 août 2013 chez l’Archipel.  18€95 ;  (300 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv :

En ce dimanche matin d’automne, Saproville-sur-Mer peine à se réveiller. Fabrice Kerbrian du Roscoät, l’héritier d’un empire de presse régionale au bord de la faillite, lui, ne se réveillera plus…

Des policiers municipaux viennent de retrouver son corps devant les grilles du jardin Balzac.

L’enquête de Victor Boudreaux, privé bourru et migraineux, empêtré dans un trafic d’oeuvres d’art, va secouer le microcosme local qui n’aime pas qu’on mette le nez dans ses affaires…

La verve est haute, le ton gouailleur, et les élites autoproclamées en prennent pour leur grade. Une satire férocement jubilatoire !

 

L’auteur : Né en 1952 dans le Jura, Michel Embareck publie en 1984 un premier roman, Sur la ligne blanche (Autrement), qui reçoit le Poker d’as de l’Année du polar. Longtemps en charge des faits divers et de la justice dans un grand quotidien régional,   Journaliste au mensuel Best pendant dix ans, Michel Embareck a aussi collaboré à Rolling Stone et Libération. Il est l’auteur de quelque vingt romans, dont, aux éditions de l’Archipel, Avis d’obsèques (2013) et Personne ne court plus vite qu’une balle (2015). La première enquête du détective Boudreaux, La mort fait mal (Prix Marcel Grancher) est rééditée chez Archipoche.

 

Extrait :
« Ce crime constitue la pièce supplémentaire d’un puzzle criminel. Le sel de la profession. Autre chose que d’écouter des heures de conversations codées entre dealers benêts tout étonnés de trouver des argousins au rendez-vous des go-fast chargés de shit remontant d’Espagne. Autre chose que d’éplucher la comptabilité grossièrement maquillée de petits patrons roulant sur l’or des abus de biens sociaux. Ah, ils ont bonne mine, les scénaristes télé, les polardeux avec leurs tueurs en série habités par Saint Psychopathe et pourchassés par des experts en astro-profilage diplômés de l’université de Bourlemoule-Gogos. Dans la plupart des cas, le bouleau se borne à coincer des têtes de nœud dotés du quotient intellectuel d’un cancrelat. Après deux heures d’interrogatoire, ils s’affolent telles des serpillières, dépités de voir leurs ambitions crapuleuses converties en numéro d’écrou. »

 

L’avis de Frédérique

Saproville sur Mer des policiers municipaux trouvent le cadavre de Fabrice Kerbrian du Roscoät devant les grilles du jardin Balzac.

Pendant cette enquête, Victor Boudreaux, privé se remettant d’un AVC enquête sur un trafic d’oeuvres d’art religieux, et bouscule le microcosme local ( bourgeois et voyoux ) qui n’aime pas qu’on mette le nez dans ses affaires, surtout celles datant de la dernière guerre.

En finissant ce livre je n’ai toujours pas compris l’arrivée de Boudreaux dans cette enquête de meurtre d’un édile de la région dont la société est au bord de la faillite. Je n’ai jamais lu les précédents Boudreaux et ne comprends peut-être la façon de procéder de l’auteur.

Son écritre trop gouailleuse à mon  goût me fait plus penser à une enquête d’un privé américain des années 50 et j’ai du mal à accrocher à cette enquête se déroulant à notre époque et en France.

Par contre quelques phrases bien senties contre les élites autoproclamées sont bien vues. Pour un public averti et aimant le genre.

Le carnaval des hyènes de Michaël Mention


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9782081347922,0-2643844Le livre :  Le carnaval des hyènes par Michaël Mention. Paru le 8 juillet 2015 chez Ombres Noires. . 17€ ;  (220 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 21 x 14 cm

4e de couv :

Le carnaval des hyènes

50 % mensonge, 50 % buzz, 100 % audimat

Carl Belmeyer est une figure emblématique du PAF. Présentateur du JT depuis plus de trente ans, il dissimule derrière son sourire une personnalité mégalomane. Manipulateur, il méprise tout le monde, à commencer par son public qui l’adore. Lorsque sa chaîne se retrouve au coeur d’un scandale sans précédent, il est envoyé en Afrique en vue de couvrir une guerre civile. Objectif : redorer l’image de la chaîne pour détourner l’attention des médias concurrents et de l’opinion publique.

Le conflit au Libéria contraint Carl à regarder une réalité qu’il a trop souvent méprisée. Terrorisme, complot, violence… la vie de Belmeyer se joue en coulisses jusqu’au déclin.

mm2L’auteur : Michaël Mention, romancier et scénariste, est passionné de rock et de cinéma. Il publie son premier roman en 2008 et devient une voix montante du polar avec notamment Sale temps pour le pays (Grand Prix du roman noir français au Festival international du film policier de Beaune 2013) et Adieu demain. Après Jeudi noir, le carnaval des hyènes est son second roman aux éditions Ombres Noires.

 

 

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Résumé et petit avis de Gisèle.

Carl Belmeyer est un présentateur télé arrogant et manipulateur. Il se drogue et vire ses collaborateurs sans remords. Lorsqu’une candidate de son émission de téléréalité meurt, la chaîne doit rétablir sa réputation de sérieux. Carl est envoyé au Libéria pour retrouver les bases de son métier : reporter de terrain. Mais la DGSE décide de l’utiliser pour approcher un terroriste.

L’histoire commence par une course poursuite aux USA entre un homme recherché par Interpol qui tourne au bain de sang entre policiers…

En France, la star du journal de 20h depuis 30 ans (Un type assez puante je trouve !) va pour redorer le blason de la chaîne où il bosse,  suite au décès d’une participante à une émission de télé réalité, partir couvrir la guerre au Libéria.

Là , dans la réalité d’un conflit armée va-t-il prendre conscience qu’il regardait jusque là  les choses et les gens avec mépris …

Et ! Jusqu’où tout cela va le mener ?…

Tous les ingrédients  d’un bon polar sont là (politique, magouilles en tous genres). Et soutenus par un rythme effréné et  beaucoup de lucidité, Michaël Mention nous donne à lire un suspense que l’on ne va pas avoir envie de lâcher avant la dernière page.

Avertissement : Amoureux du petit écran, il vaut mieux s’abstenir !

 

Lire ICI le début du Carnaval des Hyènes

 

Le bourreau des coeurs de Simon Boutreux


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bcLe livre : Le bourreau des coeurs de Simon Boutreux. Paru le 23 janvier 2015 aux Editions Joe. 14€ ; (418 p.) ; 21 x 15 cm

4e de couv : 

Un tueur en série laisse dans son sillage les corps sans vie de couples, qu’il traque à la faveur de la nuit dans les rues désertes de la ville endormie.

Insaisissable, invisible, surnommé « le Cupidon » par la presse, il semble agir en toute quiétude. Malgré les efforts désespérés des forces de police, il poursuit ce qu’il considère comme une oeuvre unique et grandiose, qu’il se doit d’exposer aux yeux du monde entier.

Un animateur radio, attiré par la promesse d’audimat, fasciné par l’aura du tueur et sa dimension quasi mystique, se retrouve happé dans l’affaire, partagé entre l’inspecteur de police en charge de l’enquête et le Cupidon.

Mais où se situe la frontière entre curiosité morbide et fascination dangereuse ? Peut-on regarder l’horreur en face et en ressortir indemne ? Peut-on contempler la noirceur d’une âme malade et voir ces corps massacrés, sans en perdre irrémédiablement une part de soi ?

Une chose est certaine : bousculée par la présence oppressante du Cupidon, la vie des protagonistes ne sera plus jamais la même…

Le bourreau des coeursL’auteur :  Simon Boutreux, auteur sans genre fixe (fantastique, science-fiction, polar…) a vu son premier roman paraître en 2015. Ce dernier est un polar noir (« Le bourreau des coeurs »). Il est prévu que deux autres tomes viennent compléter ce cycle.

Simon Boutreux est également auteur de nouvelles : une est parue dans une anthologie en 2016 (« Betsy », dans « Du plomb à la lumière ») et une autre (« Le voyageur ») finaliste du prix Alain Le Bussy 2016, devrait paraître prochainement dans le magazine Géante Rouge.

Bercé par de nombreux auteurs (de Lovecraft à McCarthy, en passant par H.G. Wells et une multitude d’autres) Simon Boutreux est un écrivain prolifique, passionné, et habité par l’écriture.

L’auteur dit de lui : « – Je me vois plus comme un conteur que comme un écrivain et ma motivation première est de faire vivre l’histoire aux lecteurs plutôt que de la leur faire lire. Laissons planer une petite part de mystère ! »

 

Extrait :
 » … Tom contourna à nouveau les corps pour leur faire face. Il s’accroupit prestement, leur lia les mains à l’aide de la cordelette, posa la lame de rasoir entachée entre eux et se releva. Toujours aux aguets, les sens démultipliés par l’excitation et le plaisir d’avoir à nouveau réussi, il refit un tour sur lui-même. Personne ne venait, rien ne bougeait, il aurait pu être le dernier homme sur terre… »

 

Résumé et avis de Marie Noëlle

Une oeuvre grandiose c’était là le seul objectif de Tom surnommé le Cupidon par la presse.

Cette ombre furtive se glissait dans les rues sombres de la ville à la recherche de ses proies, des couples qu’il aimait à mettre en scène une fois assassinés.

Une enquête qui va s’avérée compliquée pour l’inspecteur VERNE qui n’a pas le moindre indice à se mettre sous la dent !

Ben Kino, animateur de radio, a une fascination morbide qui s’était mue en obsession professionnelle pour cette histoire. Contraint par son patron à faire de l’audimat, il décide d’inviter l’inspecteur Verne à son émission.

Mais où se situe la frontière entre curiosité morbide et fascination dangereuse ?

Voilà un premier roman noir va vous donner des frissons. L’auteur nous promène entre campagne et ville fictive au fil des chapitres.

J’ai eu du plaisir à laisser mon imagination vagabonder parfois avec douceur, parfois avec violence, un sentiment qui ne laisse pas indifférent.

Une suite est annoncée et je me réjouis déjà car on ne peut pas en rester là !!!!!

Moi je dis c’est Simon le BOURREAU ou c’est le BOUTREUX des cœurs…allez savoir !

 

 

 

 

 

 

Le testament des abeilles de Natacha Calestrémé


9782226238283,0-12798489782253164050,0-2651250 (1)Le livre : Le testament des abeilles de Natacha Calestrémé. Paru le 2 novembre 2011 chez Albin Michel dans la collection Thriller. 20,30€ ; (343 p.) ; 23 x 16 cm

Paru le 27 mai 2015 au livre de poche. 7,30€ ; (379 p.) ; 18 x 11 cm

Mot de l’éditeur :

« L’année 1 du deuxième millénaire, l’enfant éclairé de réponses Croisera l’ombre, en une folie meurtrière…»
Testament du Moine aux abeilles

Cette sombre prédiction a-t-elle un lien avec la vague de morts étranges qui terrorise Paris ? Tueries imprévisibles, décès inexplicables…, dans tous les cas, une terrible certitude : seize enfants parmi les victimes.
Les seules pistes qui s’offrent aux enquêteurs déroutés sont le dessin d’une fleur de lotus et les écrits hallucinés d’un inconnu qui prétend s’exprimer au nom des abeilles.
Mêlant à un suspense insoutenable, phénomènes mystérieux et réalité inquiétante, Natacha Calestrémé révèle une exceptionnelle maîtrise du thriller.

Extrait : Les catastrophes naturelles n’existent pas. C’est notre ingérence dans la nature qui est une catastrophe. L’homme aime l’ordre et la rigueur des monocultures, la vie aime la générosité du chaos et l’équilibre qui en découle. Nous sommes responsables d’un désastre.
L’auteur :
0Après avoir débuté dans la publicité, Natacha Calestrémé devient auteur pour France 2 et France 3. Puis pour TF1, elle dirige une équipe d’auteurs. En 1999, elle travaille à l’unité Documentaires de M6 international. Ensuite, elle réalise sa propre collection de documentaires intitulée « Héros de la nature », série de portraits d’acteurs de la protection de la biodiversité.  Elle est membre de la Société des explorateurs français et membre des JNE (Journalistes écrivains pour la nature et l’écologie). « Le testament des abeilles » est son premier thriller.

 

 

Le post-it de Ge

Le testament des abeilles – Natacha Calestrémé

Le testament des abeilles - Natacha Calestrémé

Un homme pris de démence, un homme sans histoire massacre sa famille avant de se suicider. Quelques jours plus tard, treize habitants d’un petit immeuble du 15ème décèdent sans qu’aucune arme de crime ne soit trouvée. Une véritable hécatombe s’est abattue sur Paris …  29 adultes et 15 enfants ont trouvé la mort ! Aucun lien apparent entre ces drames, sauf peut-être le dessin d’une fleur de lotus retrouvé chaque fois à proximité des lieux…
Secte, terrorisme, psychopathe, aucune piste ne s’impose jusqu’à ce que le major Yoann Clivel découvre un testament écrit quatre ans plus tôt par un certain « Moine aux abeilles » et annonçant une folie meurtrière. Ce texte prophétique servirait-il de fil conducteur à l’assassin ?

Ces 41 personnes ont  trouvé la mort, touchées par un mal inexplicable.  Le major  Clivel  pense que ce texte prophétique pourrait le mettre sur la piste d’un hypothétique assassin.

Ce polar nous plonge dans une affaire criminelle particulièrement insolite et meurtrière…Un thriller scientifique servi par une forme policière classique. Très bien documenté, des personnages dotés d’une vraie personnalité, une intrigue astucieuse et complexe, un suspense sans faille, des thèmes d’actualité, autant de points forts pour ce remarquable premier roman. C’est agréable à lire, à la fois plaisant et stimulant.

C’est aussi un remarquable plaidoyer pour la nature, pour la diversité des espèces et la biodiversité. L’auteur utilise à merveille ses connaissance scientifique pour parsemer le récit de quelques pistes bien senties.

On espère une suite afin de retrouver au plus vite le major Clivel. Une vraie réussite.

W3 – Le Sourire des pendus de Jérôme Camut et Nathalie Hug


teléchargement 23W3 – Le Sourire des pendus  – Jérôme Camut et Nathalie Hug. Paru le 15 mai 2013 chez Telemaque collection Thriller. 21€, (750 p.) ; 22 x 15 cm

 Réédité au livre de poche le 28 mai 2014. 8,90€ ; (883 p.) ; 18 x 11 cm

Extrait : 
– Tu imagines un peu le tableau? râla-t-elle. Il fait beau, c’est le mois de juin et pendant que je le jeune se baigne, monsieur ressert un Ricard à madame qui bouquine du Tabachnik, et puis non, finalement, l’eau de la piscine est trop froide, le Ricard dégueulasse et le livre trop glauque, alors ils changent d’idées et vont se pendre dans le salon? Ça ne tient pas la route.

4e de couv :W3

Le sourire des pendus

Lara Mendès, jeune chroniqueuse télé, enquête sur le marché du sexe et ses déviances. Elle disparaît sur un parking d’autoroute…

Désemparés par la lenteur de l’enquête, ses proches reçoivent le soutien de Léon Castel, fondateur d’une association de victimes.

Sa fille Sookie, policière hors norme, a enquêté sur une triple pendaison qui semble liée à cette affaire.

Qui a enlevé Lara ? Pourquoi ? Où sont passés ces enfants et ces jeunes femmes dont les portraits s’affichent depuis des mois, parfois des années, sur les murs des gares et des commissariats ? Réseaux criminels ou tueurs isolés ?

Partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié. Ils auront bientôt une voix : W3.

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 Les auteurs :
 Il y a Jérôme Camut, il y a Nathalie Hug, et il y a l’entité CamHug.

Jérôme Camut est un auteur de fantasy et fantastique. Il est né à : Rueil-Malmaison (Ile-de-France) , le 10/09/1968. Nathalie Hug, née à Nancy en 1970, n écrivain et scénariste français. Depuis 2004, elle écrit en solo et en association avec Jérôme Camut.

Extrait
 : « … souviens-toi que dans le monde, plus de 40 millions de gosses sont prostitués, et calcule le nombre de cinglés de clients que ça fait ! L’offre et la demande, tu connais, non ? »
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téléchargement (20)Nathalie Hug et Jérôme Camut sont les auteurs de la tétralogie : Prédation, Stigmate, Instinct et Rémanence. Avec W3 et sa galerie de personnages radicalement originaux, ils appuient une fois encore là où ça fait mal, proposant un type de thriller inattendu et inédit.

 Un Camhug comme on les aime.

Le sourire des pendus est le premier opus de la trilogie W3. Ce titre m’a tout de suite fait penser « au rire du pendu » . Ce sourire prononcé d’une personne lorsqu’elle est dans une situation dramatique.Quand elle est dans la dénégation de celle ci ou encore quand elle cherche à dédramatiser la réalité. Je me suis dit : whaou, cela promet. C’est ainsi que j’ai débuté la lecture de ce pavé de 750 pages .J’ai lu les 500 premières pages d’une traite, sans discontinuité. J’ai été happée par cette intrigue complexes. L’histoire est construite autour de plusieurs intrigues qui s’entremêlent. Avec ce téléchargement (21)titre, les Camhug retrouve la puissance évocatrice de leurs premiers romans qui a fait leur succès. Leur force narrative, l’énergie qui émane de chaque chapitre court, leur styles vif et concis, leur écriture au cordeau, ciselée au scalpel, nous entraînent sur un rythme effrénés dans cette histoire haletante et passionnante. J’ai aussi aimé la galerie de personnages qui nous été présentés, tous mieux campés les uns que les autres. On n’en retrouve même quelques uns qui arrivent tout droit de leur précédents romans. Un clin d’œil fort sympathique des auteurs. Et puis j’ai ralenti le rythme de ma lecture. J’ai d’ailleurs lu les 150 dernières pages au rythme d’un escargot. J’avais pas envie de quitter trop vite les héros ou devrais je dire victimes de cette histoire. Car c’est là la vrai originalité de ce polar. Ses héros sont toutes des victimes ou des proches de ces victimes. C’est leur point de vue que nous offrent les auteurs. Et à travers le parcourt de ses anti-héros, Jérôme et Nathalie nous offrent une photographie instantanée de notre société actuelle. Une société souvent à la dérive où pouvoir et argent ont force de loi. Si le thème principale de cette histoire est la prostitution, le marché du sexe et ses déviances, elle posent aussi un œil critique sur notre société à travers la justice et les médias, l’injustice et la désinformation. Nous étions prévenus : « Partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié. Ils auront bientôt une voix : W3 »

Pour lire le début c’est iciw3_ldp_webw3_2
Le deuxieme  volet de la nouvelle série démentielle des auteurs de Prédation vient juste de sortir. (22janvier 2015) et je le déguste aussi.
J’espère vous en parler bientôt
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