Saint Valentin de Ge et ses Flingueuses 2018


Saint Valentin de Ge et ses Flingueuses 2018

By Cécile

Quelle meilleur journée que la Saint-Valentin pour déclarer son amour littéraire ; aux auteurs dont l’admiration pour l’œuvre déborde en réelle affection, des auteurs qui ont déclenché la toute première chronique, les livres qui nous ont fait aimé le polar, des livres dont on ne séparerait jamais, des livres qui nous ont tiré des larmes, des livres que l’on partage avec toute la famille et qui nous font réaliser nos rêves ?

 

Geneviève, la porte-flingue et les flingueuses, Eppy, Cécile, Danièle, Fanny, Ophélie, Aline et Marie Noëlle en compagnie de leurs amours littéraires de chair et d’os ou de papier vous souhaitent une belle Saint Valentin !

 

Et vous, quels sont vos amoureux littéraires ?

 

Avec la participation exceptionnelle de :

 Elena Piacentini,

Martine Nougué,

Sandrine Collette,

Jérôme Camut et Nathalie Hug,

Lonely Planet, Guide du routard, WE by hachette…,

L’automne à Pékin de Boris Vian,

7/13 de Jacques Saussey,

L’âme du Mal de Maxime Chattam,

De la part d’Hannah de et avec Laurent Mallot,

Et Eric Dupuis.

 

Ge et ses Flingueuses vous souhaitent une heureuse Saint Valentin livresque et polardesque

.

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Top 10 des flingueuse, 10 : Top 10 du Porte Flingue 2


Top 10 des flingueuse, 10

Top 10 du Porte Flingue 2

Les Premiers voire les deuxièmes Polars Français


Aujourd’hui, je suis heureuse de vous présenter 8 premiers romans + 3 deuxièmes + 3 romans qui m’ont permis de découvrir de nouvelles plumes.

Pour certains et certaines d’entre eux, c’est un premier polars pour les autres c’est un second qui vient confirmer tout le bien que je pense de ces auteurs !

Allez place à mon Top Ten !

 1 – L’emprise des sens de Sacha Erbel

L’emprise des sens

Thriller

Lorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend.

Dès le lendemain, elle se retrouve mêlée à un crime, exécuté selon un rituel macabre et violent.

Rites vaudous ou crimes en série, la frontière entre les deux semble floue pour Louis Lafontaine, policier chargé de l’enquête, lui-même confronté à des troubles obsessionnels. Avec sa coéquipière il est prêt à tout pour remonter à la source de l’horreur.

Face à l’emprise du mal, Talia saura-t-elle affronter ses démons et le don terrifiant qui lui est révélé ? Le soutien d’Azaia, prêtresse excentrique et l’amour de Basile seront-ils suffisants pour l’y aider ?

Dans la chaleur mordante de ce voyage en pays cajun, les esprits tourmentés se révèlent, les traumatismes refont surface et les peurs inavouables s’entrechoquent jusqu’à la révélation finale.

Mon billet sur L’emprise des sens ICI

1 – Un trop grand silence de Lou Vernet

Un trop grand silence

Le roman

En cette veille de Noël, Paris sombre dans la stupeur : la mort frappe à six reprises, en six lieux de la capitale, sur un intervalle de six heures. Entre les résidents d’une maison de retraite huppée qu’une main assassine a empoisonnés, et des squatters qu’on a sciemment ensevelis dans l’explosion d’un immeuble sordide, pas de dénominateur commun. Pour le duo d’enquêteurs, la Carpe et la Virgule, privé et flic aguerris, c’est l’impasse : quel est le mobile du ou des tueurs ? Quelle est la logique de cet enchaînement macabre ? Le flair de l’un et le pragmatisme de l’autre ne semblent pas suffire à dénouer l’écheveau de cette singulière affaire. Doivent-ils pour autant se fier aux allégations du mystique César ?

Dans ce second opus, le lecteur retrouvera avec plaisir le duo de choc de La Toile aux alouettes (Éditions Border Line, 2016). Dans ce roman atypique, façon puzzle, Lou Vernet nous tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Elle nous offre une galerie de portraits ciselés au scalpel, des parcours de vie sinueux, des méandres, des circonvolutions, et un final inédit.

Le billet sur Un trop grand silence ICI

 2 – Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Les chiens de Détroit 
Une intrigue magistralement entrelacée jusqu’à la fin, bouleversante.
« Rarement un personnage sombre comme le Géant de brume m’aura marquée et glacé le sang à ce point. » Caroline Vallat, libraire, FNAC Rosny 2.2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.
Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut.
Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants.
Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?
L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…Jérôme Loubry est né en 1976 à Saint-Amand-Montrond. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Désormais installé en Provence, il publie aujourd’hui son premier roman.

2- Élastique Nègre de Stéphane Pair

Élastique Nègre

« Elle n’a pas senti mon amour se gâter à l’ombre grandissante de ma colère. Rien n’est venu et j’ai décidé ce soir de relâcher l’orage. »

Vieux-Bourg, Guadeloupe. Sous la lune, le chasseur de crabes a vu progresser un groupe d’hommes dans la mangrove. C’est là, dans les entrailles mêlées de la terre et des eaux, qu’on retrouve le corps d’une femme blanche.
Qui était-elle ?

Les rêves du lieutenant-colonel Gardé sont pleins d’amantes à la peau lisse et noire comme celle des boas. Il mène l’enquête sur le cadavre du canal des Rotours, mais se heurte au mutisme et à la méfiance. En tête des suspects, le jeune dealer Vegeta, cerveau du réseau local, roi parmi les chiens, consumé par une douleur secrète.

Des squats de Pointe-à-Pitre au volcan endormi de Montserrat, de Key West à Sainte-Lucie, une immersion envoûtante dans un monde où la beauté animale n’a d’égale que la bestialité qui sommeille au fond des hommes.

3 – N’y descendez jamais, Aby de Fabrice Liegeois.

N’y descendez jamais

C’est l’histoire d’une vieille Dame qui se prénomme Abigail RICHARDSON. Elle a vécu enfant dans le bayou, avec ces rites et croyances. Aujourd’hui, elle vit à Harlem. Aby, nous raconte plus de 40 ans de sa vie, 40 ans de l’histoire de son Quartier, 40 ans de lutte des afro-américains. 40 ans de ses luttes interne, de la petite filles malmenée à la  jeune femme bafouée. Aby devenue Prétresse vaudou.

Lwa Chabine Aby, un parcours initiatique dans l’univers new-yorkais d’un quartier, Harlem… Un invraisemblable destin sur soixante dix ans d’Histoire. Une vie retracée. Et la magie et la peur qui demeure !

 

Mais humeurs sur N’y descendez jamais, ICI,

N’y descendez jamais Là, 

N’y descendez jamais Ici aussi

et  N’y descendez jamais là encore 

 

3 – Le vrai du faux, et même pire de Martine Nougué 

Le vrai du faux et même pire

La Pointe, un quartier pittoresque de Sète, petit port sur le bassin de Thau. Trois figures locales pas très recommandables ont disparu et la gendarmerie relie ces disparitions aux vols et trafics de coquillages qui se multiplient sur la lagune. Ce n’est pas l’avis de Marceline, vieille militante éco-féministe, qui oriente l’opinion sur les événements pour le moins bizarres qui surviennent depuis quelques temps dans le coin : morts suspectes d’animaux, pluies de pelotes de filaments, odeurs pestilentielles certains jours…

Qui empoisonne La Pointe, et à quelles fins ? Qui tue sur le bassin et pourquoi ? L’opinion s’enflamme, la rumeur court et la psychose s’installe : des savants fous, des services secrets, des sociétés occultes ?

Le capitaine Pénélope Cissé, chargée de l’enquête, va chercher à démêler le vrai du faux…

 

Mon avis sur Le vrai du faux et même pire ICI

4 – L’affaire des corps sans tête de Jean-Christophe Portes

L’affaire des corps sans tête : Une enquête de Victor Dauterive dans la France révolutionnaire.

1791. On découvre des cadavres dans la Seine, nus et la tête coupée. Malgré l’émoi que cela provoque, Victor Dauterive, jeune officier de la nouvelle Gendarmerie n’a guère le temps de s’en préoccuper : Lafayette, son mentor, l’a chargé d’arrêter Marat, ce dangereux agitateur qui en appelle au meurtre des aristocrates.

Une mission qui tourne vite au cauchemar pour l’enquêteur qui joue sa vie en posant trop de questions. Les vainqueurs de la Bastille sont-ils de vrais patriotes ou des activistes corrompus ? Existe-t-il vraiment un Comité secret aux Tuileries, dans l’ombre de la Cour ? Et n’y aurait-il pas un lien entre Marat et ces corps flottant dans la Seine ?

Peu à peu, Victor Dauterive lève le voile sur un effrayant complot. Une conspiration qui pourrait changer le cours de la Révolution…

Le billet sur L’affaire des corps sans tête ICI
4 – Sept jours avant la nuit  de Guy-Philippe Goldstein
Julia O’Brien, officier supérieur du renseignement américain, était retenue captive en Russie. Les forces spéciales la libèrent – pour la replonger immédiatement dans une mission d’importance cruciale. Grâce à une opération de piratage informatique inédite, un groupe d’extrême droite hindou, inconnu jusqu’ici, a réussi à duper le gouvernement indien. Les terroristes ont dérobé dans les stocks de l’État de l’uranium enrichi, nécessaire à la fabrication d’armes atomiques. Ils menacent désormais une grande ville d’un châtiment divin. Laquelle est visée – New York, Rome, Hong Kong ? Quand l’engin nucléaire va-t-il exploser ? Dans un périple qui la mènera de Londres à Mumbai en passant par l’Arabie saoudite, par-delà la colère qui déborde dans la rue et sur tous les réseaux sociaux, Julia comprend que ni l’Amérique ni aucune autre nation ne peut sortir indemne de l’apocalypse qui arrive : en réalité, il ne reste plus que sept jours avant que la Nuit ne s’abatte sur notre planète.

Thriller politique d’une électrisante actualité, Sept jours avant la nuit  convoque tous les fantasmes d’une apocalypse nucléaire qui réinvente le pire.

 

4 – Blackstone de Guillaume Richez

Blackstone

Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kong bù xí ji, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin.

Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine.

Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

Techno-thriller géopolitique, Blackstone est un roman noir. Très noir. Guillaume Richez signe, avec Blackstone, un thriller géopolitique intensément noir… Et paranoïaque…

 5 – Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault

Le brouillard d’une vie

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly. Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion ? Comment se reconstruire quand la traque continue ?

10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

Avec ce drame familial  Cécile Pellault signe un roman au rythme haletant.

Mon billet sur Le brouillard d’une vie ICI

 

 

5 – Là Haut les anges de Chris Roy

Là Haut les anges

« Comme je me régale avec ces réseaux sociaux, comme il est facile de pénétrer la vie des gens ! Je pourrais y passer des heures, en devenant voyeur malgré moi. Quelle impudeur, toutes ces personnes qui s’affichent en toute impunité, sans contrainte, qui passent leurs journées à nous dire où ils se trouvent, avec qui, et si ça « lol » ! 

Seulement, je suis là, moi, et je fais mon petit marché tranquillement, je jauge, j’étudie, je dissèque, je décortique, je mange et me délecte, et puis pour finir : j’en choisis une, je la punis… ou plutôt non, je la délivre…

Hacker de cœurs d’adolescentes, je me vois comme ça. »

Anna Santos a 15 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle est « hyper-connectée ». Comme toutes les filles de son âge, elle possède un compte Facebook. Comme toutes les filles de son âge, elle rêve d’amour. Comme toutes les filles de son âge, elle n’a peur de rien. Elle sera la première victime.

Sara Lopez, « trente plus », comme elle se plaît à dire aux curieux, se démène depuis plusieurs semaines pour stopper la cadence infernale d’un terrible prédateur qui terrorise la capitale. Mais entre une mère castratrice et un collègue sex friend un peu trop pressant, la jeune capitaine pourrait bien passer à côté de l’évidence…

Et j’aimerai vous reparler de 3 romans que j’ai adorés l’an dernier et qui figuraient dans mon Top 2016.

 Alors si vous êtes passés à coté, c’est le moments de vous rattraper.

Rien ne se perd de Cloé Mehdi

Rien ne se perd

Sur les murs de la cité, des tags pleuvent qui pleurent un enfant perdu. Ils clament « Justice pour Saïd », abattu après un contrôle d’identité par un policier jamais condamné.

Abandonné de tous, recueilli par un tuteur au passé louche, Mattia, onze ans, s’interroge sur les drames qui l’assaillent et la sensation de culpabilité qui semble peser toujours plus lourd sur ses épaules.

Dans un monde de menaces incessantes – violences policières, injustice, haines et solitude -, comment lever le voile sur la vérité ?

Si tout finit toujours par se transformer, Mattia le sait : rien ne se perd, jamais.

Cloé Mehdi est née en 1992. Après Monstres en cavale, prix de Beaune 2014, son second roman, Rien ne se perd, a reçu le prix Étudiant du Polar 2016, le prix Dora Suarez 2017, ainsi que le prestigieux prix Mystère de la Critique 2017.

 

Cabossé de Benoît Philippon

Cabossé sortira mi février en poche ne le loupez pas !
Quand Roy est né, il s’appelait Raymond. C’était à Clermont. Il y a quarante-deux ans. Il avait une sale tronche. Bâti comme un Minotaure, il s’est taillé son chemin dans sa chienne de vie à coups de poing : une vie de boxeur ratée et d’homme de main à peine plus glorieuse. Jusqu’au jour où il rencontre Guillemette, une luciole fêlée qui succombe à son charme, malgré son visage de « tomate écrasée »… Et jusqu’au soir où il croise Xavier, l’ex jaloux et arrogant de la belle – lequel ne s’en relèvera pas… Roy et Guillemette prennent alors la fuite sur une route sans but. Une cavale jalonnée de révélations noires, de souvenirs amers, d’obstacles sanglants et de rencontres lumineuses.
Les pérégrinations de Raymond, surnommé Roy, et Guillemette.
Malmené par la vie, entre ses expériences de boxeur et d’homme de main Roy trouve l’amour en la personne de Guillemette, il croise aussi Xavier, son ex-fiancé. La rencontre entre les deux hommes tourne au drame et entraîne les amoureux dans une cavale riche en rebondissements.
Benoît Philippon aime mélanger les codes et naviguer entre les genres. Cabossé est son premier roman. Noir.

La toile aux alouettes de Lou Vernet

Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée… C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle cisèle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rêts. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières !

Ce roman noir met en scène une galerie de personnages qui semblent appartenir à des mondes différents, de la mère névrosée au « no life » féru d’informatique, en passant par deux enquêteurs louches et un voisin insupportable, et qu’un sombre incident amène à se rencontrer.

« J’ai découvert une fin diabolique bien loin des premiers chapitres policés, qui fera hoqueter et lever les sourcils, mais qui est la signature d’un livre réussi, original, audacieux. Un livre que l’on n’oubliera pas, longtemps après l’avoir fermé. » Maud Tabachnik

Mon Festival sans nom, un samedi matin riche en émotions


Coucou mes polardeux,

Oui je reviens une nouvelle fois sur le Festival Sans Nom.

Je sais, je vous en ai déjà beaucoup parlé

Mais le Festival Sans Nom, je ne m’en remets pas !

Le festival Sans Nom, je ne m’en remets pas aussi je vais essayer de vous le faire vivre comme je l’ai vécu sur le moment. Je vais essayer de partager avec vous mon Festival Sans Nom.

Alors mon week-end à Mulhouse a débuté dès la gare de Lyon mais ça je vous l’ai déjà raconté. Si vous avez zappé, c’est pas grave, vous pouvez le retrouver ICI, Le Festival Sans Nom mais pas sans Emotions.

La soirée du vendredi à peine digérée, dès potron-minet en ce samedi matin, nous voilà partis pour un petit déjeuner blogueur. Et qui dit petit déjeuner dit café noir que nous avons préparé avec amour avec mon ami Domi.

Et, oui, visiblement les polardeux et les auteurs de polar marchent au café dès le matin. De mon coté c’est de viennoiseries dont j’avais peur de manquer.

A 8H30 préparation du petit dej. Blogueurs

Dés 8h30 nous étions donc déjà dans les locaux de la Société Industrielle de Mulhouse (SIM) à préparer ce petit dej pour nos copains blogueurs. Mais aussi pour deux auteurs de polar, Sire Cédric et Jérôme Loubry venus à notre rencontre, et d’une éditrice, Caroline Lépée des éditions Calmann Levy.

A 9h00 démarrage des hostilités entre amis

Une heure trente à papoter des relations entre blogueurs, éditeurs, auteurs. Qu’apportent les blogs en plus aux auteurs. Quels bénéfices tirent les maisons d’éditions des chroniques de blogueurs. Quels sont les liens qui nous unissent chacun d’entre nous avec celles-ci. Des échanges foisonnants, des expériences diverses , des approches différentes. Chacun a pu s’exprimer et ce fut passionnant.

Le petit dej terminé, j’avais décidé de commencer mon salon du polar par une série d’interviews croisées qui se déroulaient dans la même salle de la SIM

A 10H30 je me trouvais donc au première loge pour une entrevue entre Martine Nougué et Stéphane Pair.

Je connais bien Martine Nougué que j’ai reçu pour un de mes Apéro Polar. En revanche, Stéphane Pair a été pour moi une vraie découverte. C’est un peu grâce au FSN et à son prix du polar que j’ai lu le premier roman de cet auteur. Une lecture particulière mais je vous en reparlerai bientôt !

Les deux auteurs nous ont fait part de leur façon de travailler, de construire leurs intrigues, de mettre en chair leur personnages. Et pour le coup, leurs approches sont souvent différentes.


Pourtant…Ces deux là ont développé une belle complicité durant cette interview alors qu’ils ne se connaissaient pas

A 11H, rendez-vous avec mon ami Yvan qui recevait Karien Giebel et Sire Cédric.

Avant de démarrer l’entretien, Cédric veut un selfie avec la salle comble pour l’occasion. Il faut dire que ces deux auteurs ont une large audience et des lecteurs plus que fidèles.

Et comme dit Yvan : « (on remarquera les zigotos Geneviève, Isabelle, Dominique et David qui font les marioles à droite) » 😉

Sinon après nous avons été sage et écouté avec attention nos deux auteurs.

D’ailleurs mon ami David a été tellement attentif qu’il a pris des notes en live de la rencontre Et vous pouvez tout savoir de cette entrevue en suivant le Lien vers la retranscription en « live » de l’interview Karine Giébel / Sire Cédric, par le blog C’est contagieux

A 11h30 : Yvan poursuivait ses entretiens avec Elena Piacentini et Dominique Maisons.

Là, il a été question de fait divers. Et ces deux auteurs ont su nous faire partager leurs univers respectifs à travers le prisme du thème majeur du salon.

A 12h00 je ne pouvais manquer l’entretien croisé entre Sandrine Collette et Cloé Mehdi.

Une entrevue menait de main de maître par Caroline Noël. Mais si vous la connaissez Caroline, elle a éte une de mes dames du noir le mois dernier. Ici et là 

Bon, perso j’ai kiffé cette table ronde entre deux mondes qui s’affrontent. Deux surdouées du noir français. Deux auteures qui raflent les prix littéraires ces dernières années. Deux de mes chouchous, il faut bien le dire.

Voilà il est déjà 12H30 et je n’ai pas encore mis les pieds dans la salle des dédicaces. Alors vite, je file au 12 pour voir comment est configuré le salon !

Mais tout cela je vous le raconte plus tard !

La Millième chasse aux livres #8


La Millième chasse aux livres #8

Je reviens vers vous ce soir car demain il y aura non pas un nouvel abandon de livre par Collectif Polar, mais trois.

Et voici le deuxième du jour

Le premier abandon a lieu en région parisienne sur un salon du livre ICI.

Et oui souvenez-vous, nous fêtons notre « Millième article »

Et pour l’occasion nous vous offrons des bouquins en organisant une grande chasse aux livres.


La Millième chasse aux livres #8

Donc pour ce 7eme  abandon, je n’ai pas le choix, je ne peux que le faire à nouveau à Mulhouse.

Oui je suis au 5e Festival Sans Nom.

Et c’est justement à coté du lieu de ce Festival Sans Nom que je vais déposer mon livre afin que vous l’adoptiez.

Bien justement, où à lieu ce Festival ?

Et bien, à Mulhouse ça vous le saviez, puisque Le festival Sans Nom … c’est le salon du polar de Mulhouse.

-Mais où dans Mulhouse

-A la SIM !

-Hein, où ça ?

-A la SIM, La Société industrielle de Mulhouse

-Ah ok mais c’est quoi ?

-La Société industrielle de Mulhouse, également connue par son acronyme SIM, est une société savante fondée à Mulhouse en 1826, sous Charles X par des industriels protestant

– D’accord mais elle est où dans Mulhouse

– au 10 Rue de la Bourse

– Mais pourquoi à la SIM

– ça j’en sais rien mais ce que je sais c’est que La SIM est à l’origine de la fondation de la nouvelle bibliothèque municipale de Mulhouse, ainsi que des premiers musées de Mulhouse, notamment celui d’histoire naturelle.

– ça te va comme ça ! ???

-oui, oui . enfin la Sim ça m’a l’air d’être un sacré bâtiment, il sera caché où le livre ?

– Ben j’en sais rien puisque je ne connais pas encore l’endroit. Mais tu as raison ça m’a l’air d’être une sacrée bâtisse et avec un grand jardin en plus

 

– Bon qu’est ce que tu dirais si je déposais le bouquin dehors !

– ben oui bonne idée mais où ?

– heu, genre là, près de cette colonne, sur un banc  !

– d’accord tapons là, le livre sera déposer sur un banc dans les jardins de la SIM, près d’une grande colonne. ça me va !

Ok, mais… Mais ce sera quel livre  ?

 – Encore une bonne question car je ne sais pas encore, sans doute un des livres des 6 finalistes pour le 1er prix polar du Festival Sans Nom.

– Et comme j’aime bien soutenir les petites maison d’édition et qu’en plus j’ai eu un coup de coeur pour ce premier roman, il se pourrait bien que ce soit un livre de Martine Nougué.

– ah oui bonne idée là aussi, j’adore aussi Martine Nougué et son héroïne, Pénélope Cissé

– Alors va pour la première aventure de Pénélope Cissé

 

Les Belges reconnaissants de Martine Nougué

Castellac était un village apparemment tranquille jusqu’au jour où son maire est retrouvé raide mort dans la garrigue. Pénélope Cissé, officier de police du commissariat de Sète, va devoir fouiller dans le passé trouble du village pour retrouver l’assassin de Monsieur le Maire. Elle va être confrontée à quelques habitants pittoresques mais pas toujours très coopérants, protégeant leurs petits secrets et peu amènes à l’égard de ces « étrangers », les nouveaux habitants venus du Nord, ou de cette flic africaine qui fouine dans leurs histoires.

« José Vidal s’assura que le lieutenant Cissé avait bien quitté la mairie avant de décrocher son téléphone.
– Allo ? … Roger ?
– Oui, c ‘est moi ! Tu l’as vue ? … Alors ?
– Bon, c’est vrai qu’elle est canon. Mais putain, j’ai l’impression qu’elle va pas tarder à nous casser les couilles, celle-là aussi !
– Ben normal, c ‘est une gonzesse ! – Ouais… En attendant, t’appelles les gars : mercredi soir on était tous à la grange de Francis. Soirée chasse. Compris ?
– Compris ! Et sinon, elle t’a dit quoi ?
– Pas grand-chose. Elle pose des questions. Encore une fouineuse !
– Ben normal, c’est un flic ! »

Les Belges reconnaissants de Martine Nougué. Paru le 9 janvier 2015 aux Editions du Caïman. 12€ ;  (215 p.) ; 19 x 12 cm.

Mon petit avis sur Les Belges reconnaissants de Martine Nougué ICI

Allez à très vite chers lecteurs et chères lectrices.

Peut-être même qu’avant de partir de Mulhouse, je déposerai un nouveau bouquin avant de prendre mon train….

A suivre donc …

Et attention c’est seulement dans quelques heures !

Le Festival Sans Nom : 8 auteurs présents à Mulhouse


Coucou mes polardeux,

Vous le savez, cette année je ne suis laissée embarquer dans une nouvelle aventure.

Et oui je participe indirectement aux Festival sans nom (FSN) le salon du polar à Mulhouse.

Aussi régulièrement je vous donnerai des nouvelles et des infos sur ce festival FSN sur ces pages.

Aujourd’hui je vais vous parler des 8 premiers auteurs invités.

Allez c’est parti!


 

Parrain de l’édition 2017 :

Olivier Norek

Né à Toulouse en 1975, Olivier Norek est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche de la Sous-Direction de la Police Judiciaire (SDPJ) en Seine Saint-Denis, et auteur de trois polars magistraux, chocs, tendus, électrisants, dans lesquels l’inspecteur Victor Coste se débat, aux frontières des crimes et de la violente folie. De Code 93 (Michel Lafon, 2013) au fameux Surtensions (Michel Lafon, 2016, prix du polar européen du magazine Le Point), en passant par le vertigineux Territoires (Michel Lafon, 2014), Olivier Norek n’a de cesse de nous mettre face à la très réelle violence, avec un relief propre à celui qui connaît le terrain de très près. Olivier Norek a travaillé à l’écriture de la sixième saison de la série Engrenages. Juste avant le salon, sort son très attendu nouveau roman : Entre deux mondes.

 

 

Invité d’honneur 2017 :

Jacques Pradel

Né à Paris en 1947, Jacques Pradel est un animateur de radio et de télévision bien connu de tous. Présentateur d’émissions emblématiques des années 1990, comme Perdu de vue et Témoin numéro 1, il anime sur Europe 1 l’émission Café crime, qui analyse et raconte les grands faits divers judiciaires qu’a connus notre pays, puis, depuis 2010 sur RTL, il présente l’émission L’heure du crime, qui procède de la même idée. Auteur de plusieurs livres, il a notamment publié Police scientifique : la révolution (Points, 2014), et Les grandes affaires criminelles pour les Nuls (First, 2016).

 

Maintenant les auteurs en lice pour le premier prix littéraire 2017 du Festival sans nom

Sandrine Collette

En lice pour le prix littéraire 2017 du Festival sans nom

Née à Paris en 1970, Sandrine Collette est spécialiste de science politique. Son premier thriller, Des nœuds d’acier (Denoël, 2013), obtient le Grand Prix de littérature policière. Entrée en fanfare dans l’univers du noir pour celle qui deviendra l’un des maîtres du thriller français, avec entre autres l’implacable Six fourmis blanches, ou l’étonnant Il reste la poussière (Denoël, 2016, Prix Landerneau du polar). Les Larmes noires sur la terre, son dernier roman, nous invite dans un récit angoissant en quasi huis-clos dans la Casse, un refuge pour déshérités, une ville de miséreux logés dans des voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties, où chaque voiture est numérotée et attribuée à une personne.

Stéphane Pair

En lice pour le prix littéraire 2017 du Festival sans nom

Stéphane Pair est né à Paris en 1971. Journaliste pour la chaîne publique France Info, il traite depuis près de dix ans les faits divers, les questions de justice et de société. En 2017 il publie son premier roman Elastique nègre (Fleuve Noir, 2017), d’une singularité stylistique tout à fait surprenante. Des squats de Pointe-à-Pitre au volcan endormi de Montserrat, de Key West à Sainte-Lucie, une immersion envoûtante dans un monde où la beauté animale n’a d’égale que l’obscure la bestialité qui sommeille au fond des hommes.

Pierre Pouchairet

En lice pour le prix littéraire 2017 du Festival sans nom

Né en 1957, Pierre Pouchairet a été commandant de la police nationale, chef d’un groupe luttant contre le trafic de stupéfiant, puis représentant de la police française au Liban, en Turquie, et attaché de sécurité intérieure à Kaboul puis au Kazakhstan. Il se lance dans l’écriture et publie Une terre pas si sainte (Jigal, 2014). Dans son nouveau polar, La Prophétie de Langley (Jigal, 2017), il nous plonge dans un marigot politique où se mêlent banlieues et sphères financières.

Sire Cedric

En lice pour le prix littéraire 2017 du Festival sans nom

Né en 1974 à Saint-Gaudens, Sire Cedric est le chef de file incontesté du thriller horrifique. Si vous avez aimé De fièvre et de sangLe Premier Sang, et Avec tes yeux (éd. Presses de la Cité), vous adorerez Du feu de l’enfer (Presses de la Cité, 2017). Un nouveau thriller diaboliquement perturbant, autour de Manon qui maquille les cadavres pendant qu’Ariel maquille les voitures ! Subtil et maîtrisé, un conte d’horreur moderne.

Martine Nougué

En lice pour le prix littéraire 2017 du Festival sans nom

Née en 1957, Martine Nougué a vécu ses premières années en Afrique, au Cameroun et, depuis, n’a plus cessé de voyager, à la découverte des cultures du monde. Toujours passionnée par le monde tel qu’il va, et les gens tels qu’ils sont, elle continue d’observer son époque depuis sa « planque », son village languedocien au milieu des vignes du côté de la lagune de Thau. Elle publie deux romans aux Editions du Caïman Les Belges reconnaissants (2015) et Le vrai du faux, et même le pire (2017).

Nicolas Lebel

En lice pour le prix littéraire 2017 du Festival sans nom

Né à Paris, Nicolas Lebel est linguiste, traducteur et enseignant. Il publie en 2013 son premier roman noir (L’heure des fous, éditions Marabout), plongée abyssale dans l’univers des SDF. Après Le jour des morts (Marabout, 2014) puis Sans pitié ni remords (Marabout, 2015), il publie De cauchemar et de feu  (Marabout, 2017) dans lequel il nous entraîne sur la piste d’un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.

Voici pour les 8 premiers auteurs invités au Festival sans nom les 21 et 22 octobre prochain à Mulhouse.

Oui je sais déjà ça donne envie de s’y rendre !

Mais attendez que je vous dévoile les 8 prochains….

Allez un peu de patience c’est pour dans quelques jours !

A très vite donc pour retourner au FESTIVAL SANS NOM, le polar à Mulhouse.

Le vrai du faux, et même pire de Martine Nougué : Le chouchou du week-end


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mnLe livre : Le vrai du faux, et même pire de Martine Nougué. Paru en janvier 2017 chez Caïman Editions . 12 € ; 220 pages ; 12×19 cm

 

4e de couv :

La Pointe, un quartier pittoresque de Sète, petit port sur l’étang de Thau. Trois figures locales pas très recommandables ont disparu : le plus gros producteur d’huîtres du bassin, le patron proxénète du café de La Pointe et un petit malfrat coutumier des mauvais coups. La gendarmerie relie ces disparitions aux vols et trafics de coquillages qui se multiplient sur la lagune. Ce n’est pas l’avis de Marceline, vieille militante éco-féministe, qui oriente l’opinion sur les événements pour le moins bizarres qui surviennent depuis quelques temps dans le coin : morts suspectes d’animaux, pluies de pelotes de filaments, odeurs pestilentielles certains jours…
Qui empoisonne La Pointe, et à quelles fins? Qui tue sur le bassin et pourquoi? L’opinion s’enflamme et la rumeur court : des savants fous ? Des services secrets ? Des sociétés occultes ? Le capitaine Pénélope Cissé, chargée de l’enquête, va chercher à démêler le vrai du faux…
 L’auteur : Martine Nougué est née en 1957. Elle a vécu ses premières années en Afrique, au Cameroun et, depuis, n’a plus cessé de voyager, à la découverte des cultures du monde…
Après des études de sciences politiques et de sociologie, elle a mené sa carrière en entreprise, dans le conseil et la communication.
Passionnée par l’observation de ses contemporains et celle de l’évolution des sociétés, Martine Nougué voyage, rencontre, écrit…
Elle vit aujourd’hui entre Paris et son village du Languedoc où elle s’investit dans la promotion du livre et de la lecture.
 Extrait :
– T’es cette flic amie de Luigui, hein ? La mère de la petite Noire ? Viens à l’intérieur, y fait plus frais, y’a moins de monde et j’ai à te causer, lui lança-t-elle sans plus de formalités.
– Vous semblez être chez vous, ici ? contata la policière.
– Oui, je suis partout chez moi,  la Pointe. Et d’ici, dans ce bar, je veille au grain…T’en veux ? lui demanda-telle en saisissant la bouteille.
– Qu’est ce que c’est ?
– Tisane de thym. Avec du citron. C’est bon pour les bronches, et c’est bon tout court. Bon on va pas tourner autour pendant vingt ans, reprit Marcelline après avoir rempli les verres et commencé à se rouler une cigarette. Je sais que tu recherches les trois types qu’ont disparu. Luigi me l’a dit.
– Pas tout à fait, non… Je me renseigne juste. On a pas ouvert d’enquëte : Il n’y a ni plainte ni signalement de disparition.
– Ben y’en aura pas. Et c’est pas plus mal.  
…/…

Résumé et avis :

 Rhooo la la,  quel plaisir de retrouver Pénélope et Luigi. Enfin surtout Pénélope. Ben, quoi on a le droit d’avoir ses héros préférés, non ! Et pour moi ben, ça sera mes héroïnes. Quelqu’un a quelque chose à redire !

Bon je disait quel plaisir de retrouver les protagonistes de Martine Nougué déjà rencontré dans son premier roman Les belges reconnaissants. Nous nous y étions attachés. On avait envie de suivre leurs nouvelles aventures. Et ben voilà, Le vrai du faux, et même pire est arrivé. Et je me suis régalée.

Comme je le dis partout à propos de ce titre : J’ai Grave Kiffé Grave !!

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La plume féconde de Martine Nougué nous embarque dans ce sud

 On entend la gouaille des gars du coin, on imagine parfaitement les piliers de comptoir accoudés commentant la vie du quartier.

On se représente parfaitement tous ces petits coins autour de l’étang de Thau où nous entraîne l’auteur.

Il y a comme un parfum de vacances à travers ces lignes.

Que je vous situe sur une carte le lieu où va se déroule l’action de notre polar.

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Voilà nous sommes donc du coté du Sète, sur la lagune de Thau. Nous allons découvrir les petits ports typiques de l’étang, la pointe courte, quartier populaire par excellence, Bouzigues, le village ostréicole. Nous allons vivre au rythme de la lagune et découvrir la région Sètoise.

 Et oui Notre officier de Police Pénélope Cissé a été muté à Sète il y a tout juste un an. Et en un an elle est passée du grade de lieutenant à celui de capitaine. Et oui, elle a pris du galon, il faut dire que c’est un sacré flic notre Pénélope. Pas froid au yeux, non plus !

Mais là elle va se confronté à un sacré mystère. Mais notre belle n’est pas du genre à lâcher le morceau.

 Et puis, dans ce deuxième opus, on retrouve  notre Pénélope en mère de famille. Elle a avec elle pour les grandes vacances sa fille Lisa-Fatouth. A 10 ans, elle a déjà du caractère la petite, il faut dire qu’elle a de qui tenir. Et notre Pénélope va devoir tenir son rôle de mère face à cette enfant qui la voit sa maman comme un super héroïne belle et drôle.

Et puis il y a un autre personnage avec lequel nous allons faire connaissance. C’est la vieille Marcelline. Marcelline la sorcière de la pointe. Marcelline est son franc parlé, Marcelline militante écolo-féministe de la première heure et toujours indignée à 80 piges. Toujours à se battre pour que les choses changent. Une femme irrésistible La Marcelline. Une bonne-femme, et une sacré bonne-femme !

 Bref le deuxième opus des aventures de Pénélope Cissé tient toutes ses promesses et même mieux. Une nouvelle Fois Martine Nougué se fait l’observatrice de ses contemporains, elle contemple la marche du monde. Elle est, telle Marcelline ( Et là je sais qu’elle ne m’en voudra pas de cette comparaison), aux aguets de petits déraillements de notre société, des petits égoïsmes, des manquements des uns et des autres.  Aussi à  travers le petit trou de la lorgnette, elle regarde, montre et parle de sujets universels. Et ses fictions dénoncent le patriarcat, les violences faites au femmes, le profit à tout prix au dépend de l’humain mais aussi de la nature, les médias et la société spectacle, notre rapport à la justice et à la vérité. Et tout cela de façon enjoué, à travers une histoire jubilatoire, avec des personnages haut en couleurs parfaitement campés. Des dialogues taillés au couteau, où on se surprends à les lire avec l’accent de ce sud déjà un peu à l’ouest. Si, si je vous assure, en lisant les phrases de Martine, j’avais les dans la tête les mots qui chantaient.

Je vous avez prévenus, la lecture de ce titre, Le vrai faux et même pire, est jouissive.

Donc pas d’excuses possibles, vous devais lire Martine Nougué.

Et si vous ne la connaissez pas encore, découvrez son premier roman, Les belges reconnaissants ICI

Et aussi nos petits entretient croisés , là aussi et là encore.

Voilà, vous connaissez maintenant mon chouchou de la semaine

Apéro polar : Rencontre croisée avec Martine Nougué et Nicolas Lebel. Tome 2


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Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour la suite de ce nouvel apéro polar.

J’ai eu la chance de recevoir deux auteurs qui ont su dès leur tout premier roman me convaincre de manière irréversible. Je veux parler de Martine Nougué et de Nicolas Lebel. 

J’ai retrouvé dans les Belges reconnaissants les même sensations de lecture qu’avec L’heure des fous. Le même plaisir de lecture.

 Donc vous l’avez compris nous allons poursuivre notre conversation. Conversation au demeurant passionnante.

Et si vous avez raté le début, as de panique vous pouvez retrouver le tome 1 de l’apéro polar avec Martine et Nicolas ICI

 

C’est reparti !

GVL : Je confirme qu’on sort grandi de vos bouquins. On retrouve bien cet humour dans vos dialogue mais pas uniquement. Chez toi Nicolas, par exemple, dans la 3e enquête du  capitaine Mehrlicht, Sans pitié ni remords, je ne me suis jamais autant marré à un enterrement.  Et…Dans la salle,  il semble que tes lecteurs confirment ! N’est ce pas ?

ApéroPolar Lebel / Nougué - Copyright Ko MaNDLR : Oh oui répondent unanimes les lecteurs et surtout leslectrices qui ont déjà lu ce troisième volet.

NL : En effet, il y a des scènes comme ça, effectivement, de comédie, des scènes assez burlesques, souvent en ouverture de bouquin, souvent pour donner le ton du bouquin. Voilà tu l’as soulignée, c’est une scène burlesque à un enterrement, moi je garde un cap.  J’ai Desproge en tête : « l’humour est la politesse du désespoir ». Si sur une scène de crime, ou d’enterrement ou d’hôpital, on peut…Je pense au Jour des Morts où le capitaine Mehrlicht, mon héros principal, va voir régulièrement un copain, un ami mourant, il y a des scènes burlesques dans cet hôpital car nos 2 compères sèment le chaos dans le service au nom de la vie à tout prix, pour nier cette mort qui est imminente et qui va frapper son copain d’une minute à l’autre. Ils vident des bouteille de rouge, il fument des clopes. Et les infirmières interviennent en hurlant parce qu’ils sont ingérables. Le malade placarde sur sa porte des citation de Dante du genre : Toi qui entre ici abandonne tout espoir. Voilà c’est de cet ordre là. On a des personnes tristes dans des situations qui pourraient -être lacrymales et déprimantes et bien je choisi d’en faire des situation de chaos burlesques justement au nom de la vie à tout prix !

MN : je peux rebondir sur ce que dit Nicolas ?

GVL : Et comment que tu le peux !

MN : Oui ! Bien justement ces scènes à l’hôpital ou au cimetière, elle sont emplies d’humour mais aussi d’une très tendre émotion.

On peut tout à fait prendre les choses avec humour, avec esprit mais sans tomber dans la gaudriole. C’est pas le cas, c’est pas ton style Nicolas, c’est pas le mien non plus et laisser transparaître partout l’émotion parce qu’on est ainsi. On crée des personnes qui certes s’amusent, ont de l’esprit, font des pieds de nez à la vie mais comme vous et moi ils sont habité d’émotion, ils aiment, ils pleurent, ils sont tristes…Et parce qu sls ressentent, ils ont cette façon de prendre la vie quand elle est difficile en lui faisant un pied de nez.

GVL : Justement tu me fais une parfaite transition là Martine. Alors l’un et l’autre vous prenez grand soin de nous présenter une galerie de personnages assez étonnante, avec souvent des caractères bien trempés. Mais dites moi, c’est une marque de fabrique, c’est voulu ?

MN : Ah clairement oui ! Oui c’est voulu ! Faire naître un personnage, c’est d’abord quelque part jubilatoire. C’est une trance. On va donner la vie et dans cette vie on va y mettre beaucoup de choses.

NDLR : devant les auteurs sont disposés des bonbons et des chocolats. J’ai parmi le public quelques têtes connues qui me font comprendre qu’elles aimeraient en croquer. Donc je lance à travers la salle quelques friandises.

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MN : Mais t’as fini là avec tes chocolats ? (Rire)

Rire dans la salle aussi

GVL : oui, oui, je sais c’est pas sérieux, non ! je te laisse reprendre. Donc tu mets beaucoup de chose dans tes personnages. Tu vois je suis !

MN : On va mettre dans ces vies que l’on fait naître, ben, beaucoup de notre expérience. Beaucoup de ce que l’on a vu, beaucoup de ce que l’on a entendu. Tout ce qu’on aurait aimé entendre ou voire. Et c’est pour cela que les héros, m^me s’ils sont qualifiés parfois d’anti-héros, et bien on les crée avec amour. Moi, mon héroïne, elle est belle, elle est intelligente, elle a de l’esprit et de l’humour. Elle est magnifique et j’ai voulu qu’elle soit magnifique. lors ça peut paraître trop héros mais en même temps, elle a la vie de madame tout le monde. Elle a de la peine quand elle est mutée au commissariat de Sète. Elle connait personne, elle est perdue. Elle est africaine et si la France est son pays, elle a aussi la nostalgie de ces espaces où elle a passé son enfance. Il y a un peu de moi aussi là dedans. 

Elle a des amitiés très très fortes. Elle a une très belle amitié naissante avec, aussi un autre personnage que j’ai voulu très très fort, Luigi qui est d’origine Italienne. Je suis de là-bas, je travaille à Paris mais j’habite dans le Languedoc. Je suis dans cette région là bas du coté du bassin de Thau. Et donc mes histoires se passent à Sète ou dans la région autour. Sète est une ville Italienne. Il y a une très forte immigration italienne au 19e siècle donc une partie de la culture sétoise et italienne. Luigi est libraire, c’est un ancien journaliste. C’est un fouineur qui tenait un feuille de choux genre « canard enchaîné » local.C’est un lettré, un type très cultivé. On met toujours un petit peu de chose que l’on aime dans ces personnages.

Bon il y a aussi les élus locaux ! C’est élu du Languedoc qui sont des personnages assez particuliers. Il y a aussi Hannah qui est antiquaire et puis  Simon qui est Belge d’une famille juive qui a été poursuivi pendant la guerre. Non, je veux pas vous raconter, mais je veux vous parler de la couleur de mais personnage. Quand on crée ces personnages ont y met ce que l’on est, ce que l’on envie d’être. On y met ce que l’on a vècu, on y met ce que l’on souhaiterait que la vie soit. On se crée son monde idéal quelque part ! Son monde à soi avec toute cette galerie de personnages.

NDLR : Là je jette un coup d’oeil à Nicolas. Et Nicolas d’enchaîner.

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NL : J’étais avec Norek la semaine dernière. Olivier Norek qui fait du polar ultra réaliste. Ancien flic qui expliquait que, lui, ces personnages sont semblables aux flics qu’il connait. Son équipe de flics ressemble à une véritable équipe de flics dans la vraie vie. C’est à dire qu’il y a un chef de groupe qui recrute des gens en fonction de compétence. Il a besoin d’un flic balèze en informatique pour travailler sur les ordi du commissariat ou réquisitionnés lors de perquisitions, il a besoin d’un type passe partout, etc, etc… Dans ses polars réalistes, il constitue une équipe qui fonctionne comme un puzzle en manière de compétences qui se complètent.

Pour moi ce n’est pas le cas, j’ai préféré travailler sur des personnalités qui se complètent et qui s’opposent parce que c’est ça l’intérêt. On a tous des collègues avec qui on s’entends et puis d’autres avec qui on s’entend moins. Il faut crée cette alchimie de manière à, encore une fois, à rendre crédible cette équipe. Quitte à leur donner quelques fois des caractères un peu outranciers.  Le personnage de Mehrlicht est un personnage assez extrême dans sa manière de vivre et pourtant il plait bien au lecteur. Il a une soif de vie inextinguible qui l’amène à s’opposer ouvertement à ses collègues et à sa hiérarchie. Il assume le fait d’être cloppeur, buveur.

Tout ça pour dire que, oui, les personnage que l’on crée ne sont jamais loin de nous. On est jamais loin nous auteur de nos personnages. Moi souvent j’essaie, pour crée des personnage de trouver dans mon entourage quelqu’un qui peut y ressembler. Cela me permet d’avoir une cohérence quand le personnage revient. Me dire, à ben oui, lui c’est mon boulanger, lui c’est mon plombier. Ainsi je vois très bien à quoi il ressemble. Et je ne peux pas faire d’impaire. Il ne peux pas devenir blond ou barbu au détour d’une page, il doit ressembler à l’original. 

Bien sur il faut que se soit des personnage atypiques, parce que s’ils sont insipides, il n’intéressera personne. Il faut qu’il ressemble à quelque chose.

Alors il y a une tendance dans le polar de faire des flics cabossé, bouffé par la vie. Il faut qu’il en ai tellement vu qu’il n’en puisse plus, qu’il soit en souffrance permanente. Certe, mais on peut aussi en faire des personnage vivant, aimant la vie, m^me s’ils ont leur travers. Ils peuvent être des résistant au système, à la technologie. Pour créer mes personnage, ‘ai agréger des éléments piqués à pleins de flics, de Colombo à Maigret. Je voulais que ce soit un personnage reconnu par le lecteur. Un type un peu à l’ancienne en 2015, complètement décaler dans cet univers de technologie, d’internet, qu’il soit un peu de la veille école et qui en même temps peste au quotidien sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la technologie. On en rencontre tous les jours des comme cela, m^me à l’éducation nationale, des anti-ordinateur. Donc un tel personnage n’est pas  trop fantaisiste. 

GVL : Je vois que tu veux à nouveau rebondir Martine.

MN : Oui, enfin non, il faut que j’arrête de rebondir sinon…(rire)

GVL : Oui, tu as raison, reste avec nous.

MN : Heu oui, je pensais en t’écoutant Nicolas que j’avais pris un peu le contre pied de tout cela. Mon personnage, Pénéloppe Cisse, elle n’existe absolument pas, elle est m^me presque irréaliste. Quand on regarde bien, un flic pareil c’est pas très crédible. Elle est africaine, et si tu n’as pas la nationalité française, tu ne peux pas être fonctionnaire de police. Alors il a fallu que je réfléchisse à ce qu’elle garde son identité africaine. C’est mon propos, Pénéloppe fonctionne à l’africaine, elle l’ai profondément. Elle a une vision des choses, une intuition des choses.Et là je ne pense pas avoir fait un flic réaliste.

Je pense aussi que m^me si j’ai écrit un polar parce que le genre polar permet beaucoup de chose, je ne voulais surtout pas, à l’instar d’Olivier Norek par exemple, faire quelque chose de très réaliste. Alors ces personnages, comme tu le dis Nicolas, à la fois ils sont exacerbés dans leur traits de caractère et on a l’impression qu’il existe, qu’ils sont parfaitement plausibles mais ça reste des personnage de fiction composé de puzzle de traits de personnalité. On arrive à faire une personnalité cohérente mais l’intérêt, justement parce qu’on est dans une fiction, c’est qu’il n’existe pas dans le vraie vie. Moi en tant que lectrice j’ai pas forcément envie de retrouver des gens que l’on rencontre dans le vrai vie. Ou alors on lit du documentaire. La fiction c’est pour travailler un imaginaire, pour rêver sur des composition pas forcément réaliste.

En fait c’est assez complexe car on même temps, on me peut pas s’empêcher de puiser dans le matériaux que l’on a sous la main. Quand je vous disais que j’ai passé du temps au village… A un moment il y a un papy qui s’appelle Champion du Monde,, celui-là, il existe, je l’ai rencontré.

Voilà, les personnages principaux sont plus voit totalement inventés et moins réaliste et autour il y a une galerie de personnages qui sont moins imaginaires, moins fictionnés, qui permettent de donner à l’ensemble du roman une réalité bien concrète.

 

 

Voilà cher(e)s lecteur zé trices,

c’est la dessus que l’on referme le deuxième tome  de cette rencontre. Alors on tache de se retrouver très vite avec nos deux auteurs passionnants.

A suivre …

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Apéro polar : Rencontre croisée avec Martine Nougué et Nicolas Lebel. Tome 1


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Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce nouvel apéro polar.

J’ai la chance de recevoir aujourd’hui deux auteurs qui ont su dès leur tout premier roman me convaincre de manière irréversible. Je veux parler de Martine Nougué et de Nicolas Lebel. 

J’ai retrouvé dans les Belges reconnaissants les même sensations de lecture qu’avec L’heure des fous. Le même plaisir de lecture.

 Donc vous l’avez compris nous avons le privilège de recevoir deux auteurs de polar que j’aime énormément. Leurs premiers romans respectifs ont immédiatement intégré mes coups de coeur et du coup ceux du Comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris.

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Il sera bien entendu question de leur roman respectif…

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Surtout du dernier de Nicolas  et du premier de Martine

On parlera aussi des auteurs, de leur façon d’aborder l’écriture, des histoires qu’ils nous proposent, des personnages de leurs livres.

On parlera sans doute aussi voyage, intrigue, humour, roman noir sociétal…Et peut-être aussi de la nécessité d’écrire, de la difficulté à se faire éditer.

Et puis avec un peu de chance, nos auteurs se livreront à quelques confidences.

 

Les auteurs justement :

ApéroPolar Lebel / Nougué - Copyright Ko MaLaissez moi vous présenter Martine Nougué. D’ailleurs si je dis des bêtises, surtout Martine n’hésite pas à me reprendre.

Martine, Tu as vécu tes premières années en Afrique, au Cameroun

Martine Nougué : Oui je suis arrivée à l’âge de 6 mois sur la continent africain.

et, depuis, tu n’a plus cessé de voyager, à la découverte des cultures du monde…
Après des études de sciences politiques et de sociologie, tu as mené ta carrière dans de grandes entreprises, essentiellement dans le conseil et la communication.

MN : Oui, mon cursus en sciences humaines m’a menée à ça

Passionnée par l’observation de tes contemporains et celle de l’évolution des sociétés, tu voyages, rencontres, et écrit…
Tu vis aujourd’hui entre Paris et ton village du Languedoc où tu t’investis dans la promotion du livre et de la lecture.

MN : Le livre et la lecture, les mots sont pour moi de véritables passions.

GVL : Et bien justement si tu le veux bien nous reviendront sur ce sujet

MN : oh mais avec un immense plaisir

Les Belges reconnaissants, publié aux éditions Caïman est ton premier roman.

ApéroPolar Lebel / Nougué - Copyright Ko MaAlors Nicolas que dire de toi.
Après quelques allers-retours aux quatre coins du globe, tu reviens à Paris où tu es né.

NL : OUI, Parigo, je le revendique.

Tu tentes depuis plusieurs années d’enseigner l’anglais aux Français. Tu es linguiste de formation.

Nicolas Lebel : oui tout à fait, j’ai fait des études de langues français, anglais pendant plusieurs année et au moment de choisir lors de mon master j’ai eu du mal à ne pas garder les deux sujets. Et finalement, grâce à la traduction, j’ai réussi à retrouver les deux langues. Ainsi je m’amuse à continuer à mettre les mains dans le moteur de la langue pour voir comment tout cela marche. Et puis à force de m’amuser avec les mots des autres, j’ai voulu le faire avec les miens. Et voilà comment je suis passer de la traduction à l’écriture.

Donc tu es passionné de littérature et tu publies en 2006 une première fiction, une épopée lyrique en alexandrins: « Les Frères du serment », qui sort dans un silence prometteur.

NL : On peut dire ça

En 2013, tu publies aux Éditions Marabout « L’Heure des fous », puis en 2014, « Le Jour des morts », deux romans policiers caustiques où histoire, littérature et actualités se mêlent, des romans noirs qui interrogent et dépeignent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste.

 NL : ça me va ! 

Alors, Nicolas, Martine, ont a pu l’entendre, l’écriture, la langue c’est un de vos points communs, vous aimez jouer avec les mots, les assembler voire les confronter.

NL : Oui, triturer la langue, il y a plein de chose à faire avec la langue.

Justement, vous pouvez, l’un et l’autre nous expliquer cette amour des mots, de la langue française?

NL : Je vais commencer si vous le voulez bien, ensuite Martine je te laisserais enfin la parole ! 

J’ai commencer à écrire ado comme beaucoup de gens. Pourquoi  ? Parce que le rapport à l’écrit permet de chercher des réponses avec un peu plus de temps. On peut mettre en mots des choses plus facilement et plus intimes avec l’écrit. Moi c’est comme cela que j’ai commencé à écrire. J’ai commencé à écrire par amour, l’amour d’une jeune fille à qui je voulais confier ma flamme. C’est comme cela que j’ai commencé à mettre des choses en forme. Et petit à petit…, J’allais dire que c’est une travers de débutant, petit à petit j’ai arrêté de parler de moi pour parler des autres. Et c’est comme cela que j’ai finalisé des écrits un peu plus complets, un peu plus longs. J’ai écrits des nouvelles, des poèmes, des choses qui ressemblaient à des chansons. Des pièces de théâtre aussi !  Et puis à un moment je me suis dit :  » il est temps de passer à des écrits encore plus longs et encore moins personnels »

Moi j’aime le coté lyrique de l’écriture. je ne suis jamais loin de ce que j’écris mais j’ai arrêté de parler de moi pour parler de nous. C’est ce qui m’a attiré dans le polar, parler en travaillant sur le fonctionnement social, voire comment les gens interagissent. Pour le meilleur et pour le pire. Dans la polar c’est souvent pour le pire puisque le polar commence dès lors que quelqu’un se fait dézinguer, que quelques part il en a véxé d’autres. Et à partir de là ça permet de mettre en évidence des choses plus,.., plus sociales, oui des choses plus collectives. 

C’est donc comme cela que je me suis lancé dans l’écrit.

GVL : Martine je te prête mon micro, pour que tu nous éclaires aussi.

MN : Heu oui ! J’écoute les mots de Nicolas avec intérêt parce que j’ai une démarche tout à fait, ou presque identique. Je me retrouve dans la démarche de Nicolas, ce cursus.

Mais pour revenir, Geneviève à ta toute première remarque, c’est vrai que l’amour des mots c’est ce qui nous lie. Et l’amour des mots moi, elle m’est venue d’abord avec la lecture. Dès que je suis tombée sur l’alphabet et que j’ai appris à lire…très jeune, ça a été tout de suite quelque chose qui m’emmenait ailleurs . Oui la lecture. J’ai commencé par lire, beaucoup. Et puis après ces mots là donc j’étais tombée amoureuse, ils m’ont poursuivi. J’aimais vraiment ça!

J’ai fait des études de sciences humaines, c’est pas pour rien non plus parce qu’on y écrit beaucoup, j’ai écrit beaucoup dans le cadre de mes années universitaires dans un domaine qui m’a ensuite, je le crois maintenant, petit à petit amené au polar. Parce que les sciences humaines, la sociologie, l’observation de la société, la façon dont ça fonctionne, les groupes sociaux, les organisations, tout cela vous pousse à vous interroger. Et puis après il faut l’expliquer. Et..Il faut l’écrire. Et petit à petit on arrive à constater que ce que l’on écrit, quand par ailleurs on lit beaucoup de fiction, ce que l’on écrit ça pourrait tout à fait être un roman. 

Parce que la réalité de la fiction, dans le domaine de l’observation de la société dans le domaine des sciences humaine, c’est quand m^me assez assez proche. Même si en fiction, on pousse le propos, on y rajoute d’autres ingrédients comme le suspense, comme l’émotion. Forcément l’émotion doit être absente des écrits que je qualifierais de scientifique, des études.  Donc on remet tout cela dans le roman. Et voilà c’est comme cela que je suis venue à l’écriture.

Et puis les chemins se croisent. Il y avait ce chemin là et puis il y en avait un autre. En tant que grande, grande lectrice, (heu, je vais sauter des années universitaires à la vie professionnelle). cela fait 30 ans que je travaille dans la communication sous toutes ses formes. Et la communication c’est aussi une autre façon d’écrire, de faire passer des messages. Dans le cadre de cette carrière, un jour j’ai croisé la SNCF, qui m’emploie toujours. Et, il y a 15 ans, au sein du groupe de communicants,  que l’on était, on voulait faire quelque chose de sympa et comme cela on a créée le prix SNCF du polar. J’ai fait parti de cette équipe ce qui m’a amené à beaucoup m’intéresser au polar alors que je ne connaissais pas vraiment. Et de file en aiguille, j’en suis venue à m’intéresser aux auteurs, à m’intéresser à ce genre littéraire, à fréquenter les festivals. Jusqu’à me dire il y a quelques années : « J’adorerai écrire un polar ».  Et c’est comme cela que m’est venu.

Voilà des chemins qui se croise, de toute façon au milieu de ça, L’amour des mots, l’envie de raconter, l’envie de témoigner. L’envie aussi de faire vivre des personnages, Tout cela à conduit à un premier roman qui est sorti cette année. Et je dis souvent en rigolant, je suis une très jeune auteur.

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NL : Mais…Tu es une jeune auteur !

GVL : Effectivement vous avez une écriture dense, vous êtes plutôt à contre courant de ce qui se fait actuellement avec des chapitres très courts. Mais c’est pas votre seul point commun, il y a aussi dans votre écriture beaucoup d’humour et de bons mots. Un humour omniprésent qui fait qu’à la lecture de vos roman, nous, lecteur, nous nous amusons beaucoup à vous lire. Mais vous prenez, vous aussi, autant de plaisir à les écrire ?

NL : Alors énormément, sinon on arrêterait !

MN : C’est l’aspect jubilatoire de l’écriture !

NL : Complètement, oui complètement.

Moi, j’utilise l’humour dans mes romans en contraste des sujets qui sont traités. Je ne fais pas du trash  Mes écrits ne sont pas très très noirs, mais souvent dés lors qu’il y a un meurtre qui est commis, on va aller déterrer des choses pas, très très jolies, des travers de la société, l’humour vient en contre poids.

L’humour permet aussi, comme le dise les anglais, le comic we live, le moment où on peut soupirer un peu alors qu’on est pris dans une nasse noire. Et il y a des moment où les interactions entre les personnages permettent aussi aux lecteurs de respirer.

A coté de ça c’est aussi un point de vue cynique le plus souvent. Il existe mille genre d’humour, on est pas dans le » yaudepoil », on est dans l’humour cynique puisqu’on met en scène des gens qui sont confrontés au coté obscur de notre société. Confrontés à des scènes de crime parfois abominables. On a besoin aussi ,et ça c’est retrouvé chez les flics que j’ai pu rencontrer, de ces moment de déconnade comme moment de soupape lors de confrontation avec l’inhumanité.

ça permet aussi en terme d’écriture de rythmer un roman. Si on enferme nos lecteurs dans une nasse noire, certain auteurs le font vraiment très bien, pilonnant le lecteur de bout en bout et le laissant mortifié à la dernière page, c’est un choix, c’est pas le mien. J’espère au contraire que l’on referme mes bouquins un sourire aux lèvres en se disant que finalement, il y a un coté lumineux à tout cela. Que le vivre ensemble peut triompher. Je ne tiens pas à laisser mon lecteur sur le carreau. Encore une fois, c’est mon choix d’écrire. Je tiens aussi à ce que les gens passe du temps et un bon moments à ce marrer.. Il n’arrive dans mon bureau, assis à écrire de me marrer me laissant emporter par les dialogues; Je suis mon meilleur public, je crois ! D’ailleurs c’est pathétique. Mais si je veux que le dialogue fonctionne il vaut mieux que je me bidonne en l’imaginant. Et si j’arrive à sourire le lendemain en me relisant c’est que ça marche.

Parfois, en revanche on est à coté, créer de l’humour c’est un métier, c’est un boulot, On est pas drôle sur commande, je crois. Il faut calibrer cette humour de manière à se qu’il rentre bien dans le bouquin, et de manière à ce qu’il serve le propos.

Voilà, je vais peut-être te laisser la parole Martine.

MN : Voilà, tu as tout dit Nicolas. Et très bien en plus !Et je souscris complétement à ce que tu dis.

Cet humour qui dans le roman noir ou dans le polar, où on raconte des choses pas très drôles et souvent très dures, ça permet de prendre de la distance. Et effectivement c’est salvateur. Ce sont des poses de respiration.

Je rajouterai une chose en tout cas en ce qui me concerne. Personnellement, je me damnerai pour un bon mot, ça c’est un de mes péché. C’est ma respiration à moi. J’adore l’esprit, j’adore l’humour et j’ai donc les oreilles en permanence ouvertement pour capter cet humour qui affleure au milieu d’une conversation. L’humour ça peut se travailler, moi je préfère prendre, comme je l’ai toujours fait, beaucou de temps à écouter les gens partout au je suis, dans la rue, dans le métro. Dans le cadre de ce bouquin, j’ai passé énormément de temps au bistrot du village. Dans le village où j’habite, j’ai écouter des conversation et je peux vous dire qu’en terme d’humour les comptoirs c’est extraordinaire. Moi ma source elle est là ! Dans l’écoute des gens, dans l’écoute des situations.

Et j’ai pu en replacer car effectivement dans mon enquête, il y a bien sur un mort, un crime et des salopards, des gens pas forcément très beaux et bons. Et pouvoir replacer les traits d’humour que j’ai saisi ça et là, ça remet le sourire, ça donne la banane dans tous ce noir. 

Comme Nicolas, j’ai pas envie qu’en refermant mon bouquin, les lecteurs est envie de se jeter sous le train.

GVL: Humour SNCF, lol

C’est quand même pas le but. Et en plus naturellement je suis une joyeuse donc. J’aime aussi que dans mes livre passe une forme de joie de vivre. La vie, dans les situation que l’on décrit, elle est dure, elle est noire, il y a des choses très laide mais ma nature optimiste, mon goûts pour la joie de vivre, je veut qu’ils soient communicatifs. Les faire partager à mes lecteurs à travers ce que je raconte.

Voilà cher(e)s lecteur zé trices,

c’est la dessus que l’on referme le premier tome  de cette rencontre et on tache de se retrouver très vite avec nos deux auteurs passionnants.

A suivre …

 

BILAN 2015 : Mes polars français incontournables.


Mes polar favoris en 2015

Cette fois c’est sérieux, je vais vous livrer les quelques polars français qui m’ont le plus marquée cette année.

Oh, bien sur je suis  totalement partiale vu que je lis énormément de premier roman. Alors non il n’y figure pas le dernier DOA qui est pourtant un putain de bouquin. On connait tous le talent de cet auteur. Pas plus qu’il n’y a d’auteur très médiatisé.

Ce sont essentiellement des premiers romans remarquables. Des auteurs en devenir qu’on a déjà envie de suivre. Il y a aussi quelques auteurs justement que l’on suit depuis quelques année, (une paire voir un lustre pour certain) et qui nous surprennent à chaque nouveau roman. Je pense à Marie Vindy, Michaël Mention ou encore Nicolas Lebel.

Et puis il y a mon bonus car avec ces deux là tout est possible.

Aller, je vous laisse découvrir ceux qui spontanément sont remontés à la surface de ma mémoire parmi les 181 polars que j’ai lu cette année.

 

9791092016314,0-2584760Bablon, Jacques
Trait bleu
Jigal ; Polar
Suite à l’assassinat de celui qui a abusé de sa mère, un homme est emprisonné. Son histoire pourrait s’arrêter là, mais une série d’événements bouleverse le cours des choses : Iggy lui lègue un vieux pick-up, un cadavre est retrouvé dans son jardin, un pactole tombe de nulle part, sa maison est détruite, etc.
Un roman noir atypique qui tient parfois du conte philosophique. On va vivre à cent à l’heure, nos certitudes vont-être bousculées, nos repères n’existeront plus. Le style, les mots, la poésie qui en ressortent, vont tout ravager sur leur passage. Jacques Bablon nous livre là une véritable pépite.

Petit avis de Trait bleu ICI

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9782358870863,0-2481133Bourrel, Anne
Gran Madam’s
la Manufacture de livres ; Roman noir
Bégonia Mars se prostitue dans une maison close de la Jonquera, le Gran Madam’s, sous la férule de son proxénète Ludovic. Avec un Chinois, ils tuent le maître des lieux, puis prennent la fuite vers Paris. A Leucate, ils lient connaissance avec une jeune fugueuse, Marielle, qui souhaite rentrer chez elle. Le trio, hébergé par les parents de l’adolescente, va découvrir les raisons de son tourment.      C’est un cri d’alarme, des mots d’amours, une quête de redemption en somme,  que nous offre Anne Bourrel. Et si parfois ils sont si crus c’est pour mieux nous faire prendre conscience de ces cruautés ordinaires. Un roman coup de poing.

Là : Mon billet sur Gran Madam’s 

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9782358870788,0-2335074Bouysse, Franck
Grossir le ciel
la Manufacture de livres
Gus est installé près de la ferme de son voisin, Abel, pour chasser. Il a repéré du gibier, mais au moment de tirer, il entend un coup de feu. Un récit qui met en scène la nature des Cévennes, la solitude des paysans des montagnes, les secrets de famille, l’irruption de l’inconnu et de la violence.
Donnant aux paysages et à la vie âpre des montagnes un rôle primordial, Franck Bouysse parvient aussi à insuffler une angoisse propre aux intrigues les plus sophistiquées, alliant finesse des portraits psychologiques et force des secrets de famille. Ce roman tient du chef d’œuvre.

Mon avis sur Grossir le ciel ICI

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9782070147601,0-2478076Bronnec, Thomas
Les initiés
Gallimard ; Série noire
Le plan de sauvetage des banques en 2008, a largement profité au Crédit Parisien. En 2014, la situation de l’entreprise se dégrade à nouveau mais le ministère de l’Economie n’entend pas payer les yeux fermés. Un thriller qui met en scène le monde politique et ses travers.
Œuvre de fiction dont le contexte politique et économique qui sert de trame à ce thriller ne doit rien au hasard. Journaliste, Thomas Bronnec a exploré les arcanes du ministère des Finances qui ont fourni à ce roman un matériau brut d’une incroyable richesse. Avec les Initiés, l’auteur nous fourni une mécanique implacable.

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9782207124413,0-25757251Delzongle, Sonia
Dust
Denoël ; Sueurs froides
Hanah Baxter, 43 ans, est une profileuse française installée à New York. Un jour, elle reçoit un appel de Collins, le chef de la police kenyane, au sujet d’une série de meurtres et de croix tracées avec le sang des victimes. Peu après son arrivée à Nairobi, Aka Merengue, fondatrice de la Ligue de défense des albinos, est assassinée.
Dust, ce sont plusieurs intrigues parfaitement menées qui finissent par se rejoindre. Un style et une écriture fluides, limpides qui rendent la lecture facile. L’Afrique sous ses plus mauvais jours au-delà des paysages trompeurs de cartes postales. Dust est un coup de tonnerre dans le thriller français.

Ma chronique de Dust

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9782352949091,0-2815183Gustawsson, Johana
Block 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells
Bragelonne
Thriller
Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald.                                                                                                                                         Johana Gustawson nous offre un roman choral très ambitieux. Il fallait oser mélanger le thème rebattu  du tueur en série et celui des camps de concentration nazis. Et notre auteur maîtrise parfaitement cette double intrigue. Et c’est avec justesse qu’elle nous maintient entre tension et émotion. Une pure réussite.

Mon avis sur Block 46  ICI

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9791093363066,0-2488705Houri, Muriel
Menace : thriller
Flamant noir éditions
Léo et Esther décident d’emmener leur famille nouvellement recomposée, en vacances, dans une maison isolée près du bord de mer, en Bretagne. Thomas, le fils de Léo, déteste son père et la compagne de celui-ci. Emma, la fille d’Esther, lui a promis qu’ils s’amuseraient, mais des lettres anonymes, des objets qui disparaissent et des bruits dans les murs commencent à la faire douter.
Muriel Houri nous mène là où elle veut, nous secoue, nous surprend et son final n’est que l’apothéose de cette grande manipulation. Un excellent thriller doublé d’un roman psychologique parfaitement maîtrisé avec une pointe de noir.

ICI : Mon billet sur Menace

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9782501103794,0-26824791Lebel, Nicolas
Sans pitié ni remords
Marabout ; MaraBooks
Peu de temps après le suicide de son meilleur ami, Jacques Morel, le capitaine Mehrlicht reçoit un diamant brut provenant d’une statue, dérobé lors du déménagement du Musée des arts africains et océaniens dix ans auparavant, supervisé par Morel. Puis une employée du même musée se défenestre alors qu’elle était sous protection policière. Mehrlicht doit enquêter.                                                                                                                      Il y a quelque chose de Vargas dans le roman de Nicolas Lebel. Cette façon de mélanger mythes et histoire, superstition et laïcité, légende et réalité. Cette bande de flic que l’on aime retrouver de roman en roman. Des personnages attachants qui ont, on le sait, leur zone d’ombre qu’il nous tarde de découvrir. Et puis, au-delà de l’enquête, au-delà de l’action, ce polar est bel et bien ancrés dans l’actualité et reflètent parfaitement les questions sociales du moment.

Notre Abcédaire Lebel ICI

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9782081347922,0-2643844Mention, Michaël
Le carnaval des hyènes
Ombres noires
Carl Belmeyer est un présentateur télé arrogant et manipulateur. Il se drogue et vire ses collaborateurs sans remords. Lorsqu’une candidate de son émission de téléréalité meurt, la chaîne doit rétablir sa réputation de sérieux. Carl est envoyé au Libéria pour retrouver les bases de son métier : reporter de terrain. Mais la DGSE décide de l’utiliser pour approcher un terroriste.
Critique acerbe, documentée de nos dérives sociétales et de l’industrie télévisuelle. Un récit moderne surtout, bourré de trouvailles et plein d’humour. Michaël Mention est un talent brut, sans doute le meilleur de sa génération. Il est à découvrir de toute urgence.

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9782919066186,0-2492562Nougué, Martine
Les Belges reconnaissants
Ed. du Caïman ; Polars
Pénélope Cissé, officier de police au commissariat de Sète, est chargée d’enquêter sur l’assassinat du maire de Castellac. En s’intéressant au passé du village, elle se confronte à des habitants peu coopérants, enclins au racisme et à la xénophobie. Au fil de son enquête, elle croise des chasseurs, un noyau de militants écologistes et une journaliste qui, tous, épiaient les moeurs de la victime.
Martine Nougué , avec une dose parcimonieuse d’humour, insuffle un nouvel élan au roman policier. Mieux, elle le dépoussière. Tout en subtilité, elle dénonce les fléaux de notre société. L’intolérance, la xénophobie, la cupidité, la bêtise humaine sont autant de thème qui font la richesse de cette intrigue. Mais pour autant la lecture de ce titre reste jubilatoire. Et que dire de son personnage de flic , la belle Pénélope Cissé!

Mon billet sur Les Belges reconnaissants ici

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9782358871044,0-2681345Vindy, Marie
Chiennes
la Manufacture de livres
Roman noir
Dans une cité de la banlieue de Dijon, le policier Simon Carrière doit enquêter sur le suicide d’une jeune fille. Parallèlement, le capitaine Humbert est confronté à la disparition d’Aude, qui a manifestement été exécutée pour une affaire de drogue. Une intrigue qui reprend les personnages croisés dans Une femme seule et Cavale(s) et qui se déroule au sein de la gendarmerie nationale.
Marie Vindy nous propose un roman policier pur jus.  Mais Chiennes est aussi un roman noir. Il y est question de misère, misère sociale certes, mais aussi misère affective, culturelle et éducative. Noir et social sont les maîtres mots de ce polar, et le regard acéré de l’auteure est sans complaisance sur les manquements de notre société.

Notre abcédaire Vindy

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Mon bonus

&$$$$$Camut, Jérôme et Hug, Nathalie

W3 : Volume 2, Le mal par le mal

Télémaque

Traumatisée par la découverte de l’identité de son bourreau Lara Mendès préfère prendre de la distance avec le site d’information W3, alors que Sookie Castel est toujours internée en hôpital psychiatrique. Mais W3 décide d’enquêter sur les assassinats de plusieurs policiers à travers la France.

Les Cahmug ont une puissance narrative telle que devant  ce second opus de la trilogie W3, je ne peux que m’incliner. Et en redemander.

Ma chronique sur W3 : Le mal par le mal ICI

 

Bonne pioche et bonne lecture à vous tous.

Ah oui et aussi bon Noël si au contraire de moi vous le fêtez …

 

Ma journée polar : Apéro Polar ; rencontre avec Martine Nougué et Nicolas Lebel.


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geAujourd’hui 19 décembre 2015, en ce premier jour des vacances de Noël, j’ai la chance d’organiser mon dernier apéro polar de l’année.

Je sais que ça va être une grosse journée. Et qu’il reste encore 3-4 choses à préparer. Transformer la salle de consultation en salle de conférence, préparer le petit buffet de l’apéro. Faire quelques affichettes et aussi les courses de dernières minutes …

Rien de bien méchant, surtout que j’ai le privilège de recevoir deux auteurs de polar que j’aime beaucoup. Leurs premiers romans respectifs ont immédiatement intégré mes coups de coeur et du coup ceux du Comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris.

Donc aujourd’hui 19 décembre 2015, vous aller pouvoir à votre tour découvrir et rencontrer à l’heure de l’apéro 11H30 à la bibliothèque Parmentier dans le 11e arrondissement de Paris au 20 bis de l’avenue Parmentier.AP NICO_n

Martine Nougué et Nicolas Lebel.

Il sera bien entendu question de leur roman respectif…

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Surtout du dernier de Nicolas  et du premier de Martine

On parlera aussi des auteurs, de leur façon d’aborder l’écriture, des histoires qu’ils nous proposent, des personnages de leurs livres.

On parlera sans doute aussi voyage, intrigue, humour, roman noir sociétal…Et peut-être aussi de la nécessité d’écrire, de la difficulté à se faire éditer.

Et puis avec un peu de chance, nos auteurs se livreront à quelques confidences.

Les auteurs justement :

téléchargement (17)Martine Nougué a vécu ses premières années en Afrique, au Cameroun et, depuis, n’a plus cessé de voyager, à la découverte des cultures du monde…
Après des études de sciences politiques et de sociologie, elle a mené sa carrière en entreprise, dans le conseil et la communication.
Passionnée par l’observation de ses contemporains et celle de l’évolution des sociétés, Martine Nougué voyage, rencontre, écrit…
Elle vit aujourd’hui entre Paris et son village du Languedoc où elle s’investit dans la promotion du livre et de la lecture. Les Belges reconnaissants est son premier roman publié.
th (9)Après quelques allers-retours aux quatre coins du globe, il revient à Paris où il tente depuis plusieurs années d’enseigner l’anglais aux Français. Passionné de littérature et de linguistique, il publie en 2006 une première fiction, une épopée lyrique en alexandrins: « Les Frères du serment », qui sort dans un silence prometteur.
En 2013, il publie aux Éditions Marabout « L’Heure des fous », puis en 2014, « Le Jour des morts », deux romans policiers caustiques où histoire, littérature et actualités se mêlent, des romans noirs qui interrogent et dépeignent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste.
Par ailleurs, soucieux de devenir le plus grand batteur de Métal de la planète avant sa mort, Nicolas Lebel apprend à dompter sa batterie depuis quatre ans sous les encouragements de ses voisins. Adepte de Côtes du Rhône et de Whisky Islay, l’auteur s’astreint à des dégustations régulières parce que rien de grand ne se fait sans rigueur et discipline. La photo et les sports de combat achèvent de remplir un emploi du temps saturé.

Si vous le souhaitez retrouver ici nos petit avis sur ces romans :

9782919066186,0-2492562 ICI : Mon billet sur Les belges reconnaissant 

La : Notre abécédaire à propos de Sans Pitié ni remords9782501103794,0-26824791

 

 

 

 

 

Alors, je vous attends nombreux ami(e)s lecteurs et lectrices.

Je sais bien que cette date n’est pas la meilleure pour organiser ce type de rencontre. Le dernier samedi avant noël, le premier jour de départ en vacances… Quand avec Nicolas et Martine nous avons convenu de cet Apéro-Polar en janvier dernier, il était question de se voir début septembre. Mais pour des raisons de travaux dans la bibliothèque reprogrammé à la dernière minute, nous avons du annuler. Heureusement, nos 2 polardeux ont réussi dans leur agenda surchargé à retrouver une date commune et grâce à leur gentillesse nous avons déplacer celui-ci. Merci Nico, merci Martine.

Et c’est aujourd’hui 19 décembre 2015.

Et je sais chers sériels lecteur pouvoir compter sur vous.

Alors à toute à l’heure, à l’heure de L’apéro-Polar

Ah oui demain dimanche, sur ma lancée, je vous proposerai encore des polar français, mes coups de cœur 2015. Voilà…Oh que j’aime vous gâter. mdr 😉

Et si vous êtes sage, j’essaierai de vous faire un petit compte rendu de ces rencontres et de cette table ronde. Mais soyez patients, j’ai pas mal d’apéro polar en retard.