Violence à l’origine de Martin Michaud


Le livre : Une enquête de Victor Lessard : Violence à l’origine de Martin Michaud. Paru le 13/06/2018 aux éditions Kennes. 6,95 € ; ; illustrations en noir et blanc, cartes ; ( 352 pages) ;  15 x23 cm

 4ème de couverture :

Responsable de la section des crimes majeurs en l’absence de son supérieur, le sergent détective Victor Lessard se voit confier la mission d’enquêter sur la mort d’un haut gradé du SPVM dont on a retrouvé la tête dans un conteneur à déchets. Formé du jeune Loïc Blouin-Dubois, de l’inimitable Jacinthe Taillon et de Nadja Fernandez, avec qui Victor partage sa vie, le groupe d’enquête qu’il dirige doit faire vite, car l’assassin a laissé un message qui annonce de nouvelles victimes. Confronté à un tueur particulièrement retors, qui peint de lugubres graffitis sur le lieu de ses meurtres et évoque un curieux personnage surnommé le « père Noël », pressé d’obtenir des résultats rapides par sa hiérarchie sans pour autant recevoir l’appui nécessaire, Victor Lessard s’entête envers et contre tout à résoudre « l’affaire du Graffiteur », dédale inextricable d’une noirceur absolue qui ravivera les meurtrissures de son âme, ébranlera ses convictions les plus profondes et le mènera au bord du gouffre.

 

L’auteur :  Martin Michaud est un écrivain Canadien, né à Québec le 05/04/1970, musicien, et scénariste québécois, auteur de thriller et de roman policier.
Il a longuement pratiqué le métier d’avocat d’affaires avant de se consacrer pleinement à l’écriture.
Ses quatre premiers polars obtiennent un succès fulgurant, lui valent cinq prix littéraires et d’être reconnu comme le nouveau chef de file des écrivains de romans policiers québécois.
En 2010, Il ne faut pas parler dans l’ascenseur est finaliste au Prix Saint-Pacôme, où il remporte le Prix coup de cœur, est finaliste aux Grands Prix littéraires Archambault de la relève et fait partie de la sélection du festival de Cognac, en France.
Salué par la critique, Sous la surface se voit attribuer la note parfaite de cinq étoiles par La Presse, figure dans le Top 5 des meilleurs polars de l’année 2013 de La Presse et de plusieurs autres publications.
En 2013, il remporte le Prix Saint-Pacôme du meilleur roman policier pour Je me souviens.
En 2014, il publie un roman hors série intitulé S.A.S.H.A. dans le cadre d’un collectif intitulé Vol 459 puis trois nouvelles: Une longue vie tranquille(Crimes à la librairie), Un pépin dans ta pomme (Des nouvelles du père) ainsi que Feu rouge (Revue Zinc).
En parallèle de ses activités de romancier, Michaud adapte ses œuvres pour la télé. Les droits de son roman Sous la surface ont été acquis par un producteur pour le cinéma américain.
En 2000, il forme le groupe de rock indépendant francophone m-jeanne, dont il est parolier, guitariste et chanteur jusqu’à sa dissolution en 2007.

site officiel: http://www.michaudmartin.com/promo.php 

 

Extraits :
« Le paysage défilait. Tous les sens aux aguets, Victor ne cessait de se demander si le type était armé. Un seul projectile tiré dans sa direction et ce pouvait être la fin. Il connaissait les risques, mais quelque chose de plus fort que sa volonté l’empêchait d’interrompre sa course. Il avait d’ailleurs la conviction que c’était ce qui, à la base différenciait ceux qui étaient nés pour être policiers des autres. »
« Ce qu’on appelle le mal est en chacun de nous. Et le seul rempart entre le chaos et la paix sociale, c’est la société qui, avec ses lois et ses règles nous permet de vivre dans une relative harmonie. Mais parfois, des individus déviants se glissent entre les mailles du filet…
«   – T’aimais la philo, toi ?
–       Ben certain ! Même si c’était obligatoire au cégep, j’adorais ça !
Il frappa du plat de la main sur le tableau de bord et railla :
–       Je comprends tout : c’est là que t’as découvert les grands penseurs de l’histoire de l’humanité, dont Ellen De Generes !
Jacinthe lui donna un coup de poing sur l’épaule.
–       Eille, arrête de faire le cave» 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Le quatrième roman de la série Victor Lessard vient de sortir en France. Je n’ai pas lu ses deux premières aventures et même si je me doute que j’y gagnerai en approche des personnages, ceci n’est pas un handicap à la compréhension de l’intrigue. Le québécois donne toujours un petit côté exotique et les répliques sont souvent savoureuses, surtout dans la bouche de l’adjointe Jacinthe.

Lessard, meurtri par ce qui ressemble à une bavure, a porté pendant des années le poids de la culpabilité en se réfugiant dans l’alcool. Il a refait sa vie et s’en sort semble-t-il bien quand le passé sordide le rattrape.

Meurtres en série, vengeance, gangs de rue, trafic, enlèvements, manipulations, corruption … tout y est dans ce monde de brutes où la hiérarchie est elle aussi trouble que les malfrats. Oui le Saint-Laurent n’est pas un long pleuve tranquille !

Certes une fiction … mais très proche de la malheureuse réalité urbaine où tout peut s’acheter et surtout l’innocence.

J’ai beaucoup aimé !

Lu en version numérique pdf.

Vous pouvez aussi retrouvez ICI la première enquête de Victor Lessard par Ge

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Movers : les passeurs d’ombres de Meaghan McIsaac


Aujourd’hui on parle Science Fiction

Et oui on aime aussi les littératures de l’imaginaire chez Collectif Polar

Le livre : Movers – Tome 1, les passeurs d’ombres de Meaghan McIsaac. Traduit de l’anglais par Farah Hamzi. Paru le 15 septembre 2016 chez  Auzou Editions dans la collection Virage. 11€95 ; (300 p.) ; 20 x 14 cm
4e de couv :
Pat et sa sœur Maggie ont assisté il y a 6 ans à l arrestation de leur père. Son délit : être un « passeur » de niveau 2 et surtout avoir transféré son Ombre depuis le futur jusque dans le présent. Une action formellement interdite par la loi en 2077 et passible d emprisonnement à vie. Aujourd’hui, Pat et Meg sont en danger car eux aussi sont des passeurs traqués. Soupçonnés d’être impliqués dans une série de Passages dans la ville provoquant des catastrophes en chaine, ils fuient un gouvernement implacable dont ils découvrent le vrai visage : un système autoritaire qui cherche avant tout à éradiquer les Passeurs, ces individus incontrôlables qui menaceraient le présent en ouvrant une porte vers le futur…
L’auteure : Meaghan McIsaac a grandi au Canada. Elle a séjourné au Royaume-Uni pour étudier l’écriture de livres jeunesse et a obtenu un MA. Revenue au Canada, elle a fait des stages dans des maisons d’éditions, dans des magazines et des journaux people, écrivant des histoires pendant ses moments de liberté. Elle est maintenant l’auteur de Urgle, Underhand, The Boys of Fire et Ash. Elle vit actuellement à Toronto, en Ontario, avec ses chiens et elle vit de sa plume.

 

Extrait :
“11 avril 2077.
Un nouveau cas de Passage a secoué la paisible banlieue résidentielle d‘Oakland Hills de la ville d’Avin. La police est intervenue dimanche en début de soirée au domicile de Michael Mermick, un assureur de 39 ans, père de deux enfants. L’homme, un passeur en niveau 2, a été appréhendé par les agents du BCAP (le Bureau de Contrôle des Activités de Passage) chez lui après que les voisins ont dénoncé une activité douteuse. Les soupçons ont été confirmés par la découverte du cadavre de l’Ombre non identifiée de Mermick qui gisait au seuil de son appartement du quatorzième étage. Le BCAP a affirmé que l’Ombre est morte sur place suite à de graves brûlures à la tête. Le suspect a rapidement été placé en garde à vue dans les locaux du BCAP de la zone d’Avin. Les rafales de vent générées par le Passage ont soufflé jusqu’à 174 km/h, vitesse jusque-là jamais enregistrée dans l’histoire du phénomène, et ont laissé les experts perplexes.”

Le “ressenti” de Jean-Paul

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de roman sur les voyages temporels. Ils nécessitent rigueur et cohérence et souvent sont un peu bâclés ou bien plein d’invraisemblances. C’est ma libraire qui m’a conseillé celui-ci car il lui paraissait intéressant !

Movers est décliné sur deux tomes.

Le premier est plutôt très bien réalisé, je pensais au début que c’était un roman vraiment destiné aux adolescents ou jeunes adultes, mais pour le coup il y a une double lecture qui convient aussi parfaitement à tous les amateurs de science-Fiction !

L’histoire se passe dans un futur relativement proche géré par un gouvernement totalitaire…

Les personnages sont loin des stéréotypes habituels. Pas de superhéros, ni de personnages hors du commun, personne ne veut sauver le monde, mais juste sauver sa peau.

Ce pourrait être un futur tout à fait banal, s’il n’y avait quelques personnes très surveillées capable d’entrer en contact avec le futur et d’autres pouvant ramener “des Ombres” du futur très convoités par le gouvernement.

C’est donc avec beaucoup d’intérêt que j’ai suivi les aventures de Pat, Maggie et Gabby, ces jeunes Passeurs de Niveau 1, traqués, ils doivent “se rendre invisible” pour essayer de comprendre ce qui leur arrivent, mais surtout ils doivent fuir pour échapper au BCAP qui veut les faire disparaitre. Sont-ils responsables, de ce nouveau Passage qui fait trembler le gouvernement ?

Movers est un bon roman bourré d’action que j’ai dévoré en un clin d’œil. Avec une sorte de pression constante qui ne m’a pas lâché pendant toute la lecture, gardant ainsi un excellent rythme, jusqu’à un final “surprise”, qui m’a pris à contre-pied. 

Patience pour la suite…

Troupe 52 de Nick Cutter


A l’occasion de la sortie en poche de

Troupe 52 de Nick Cutter

Marie Hélène, notre bibliothécaire

Vous propose son petit avis


 

Le livre : Troupe 52 de Nick Cutter.  Traduit de l’anglais (Canada) par Eric Fontaine. Réédité en poche le 10 janvier 2018 chez J’ai lu dans l collection J’ai lu Thriller. 8€ ; (448 p.) ; 18 x 11 cm.

Quatrième de couverture

« Le meilleur roman que j’aie lu depuis longtemps. » Bret Easton Ellis

Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça.

Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.

 

L’auteur Nick Cutter est le pseudonyme d’un célèbre écrivain qui vit à Toronto. Troupe 52 a remporté le James Herbert Award for Horror Writing.

Craig Davidson est né et a grandi à Toronto, en Ontario. Craig Davidson est diplômé de l’Iowa Writers’ Workshop (programme d’écriture littéraire de l’Université de l’Iowa). Il a publié de nombreux articles dans la presse, notamment dans le National Post, Esquire, GQ, The Walrus et le Washington Post. Il vit à Toronto, au Canada, avec sa conjointe et leur enfant. Et… Il écrit également sous les pseudonymes Patrick Lestewka.  

 

 Le post-it de la Bibliothécaire : Marie Hélène

 

Le chef Tim Riggs et sa troupe de scouts débarquent sur Falstaff Island pour un camp de trois jours en pleine nature canadienne. Alors que les adolescents s’amusent à se faire peur avec des histoires de fantômes autour du feu de camp, un homme à l’apparence effrayante s’approche du campement et leur réclame de la nourriture.

L’auteur lorgne sur les classiques de Stephen King (Carrie, Simetierre…) qu’il admire. Il construit une intrigue à mi-chemin entre « Sa Majesté des mouches » et « 28 jours plus tard ». Un thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au coeur des ténèbres, à la frontière de la folie.

Premier roman horrifique de Nick Cutter (pseudonyme derrière lequel se cache l’auteur de De rouille et d’os, Craig Davidson).

D’une redoutable efficacité. Il faut avoir le cœur bien accroché pour suivre ce « Dix petits nègres » revisités avec une expérience scientifique démente.

Il nous transporte dans un récit venimeux jouant sur des changements de rythme narratifs, (affaire relatée dans la presse, interrogatoires des protagonistes…)

Cette construction du récit laisse le lecteur dans un état d’effroi quasi permanent. « Effroi » titre de la collection dans laquelle ce titre est publié ! MHF

L’invisible de Robert Pobi


Mes petites lecturesLecture d’avant

9782355841149,0-1392327Le livre : L’invisible  de  Robert Pobi.Traduit de l’anglais (Canada) par Fabrice Pointeau. Paru le 10 mai 2012 chez Sonatine éditions. 21€30; (400 p.) ; 22 x 14 cm

9782757826959,0-1639960Réédité le 10 mai 2013 en poche chez Point dans la collection Thriller. 7€90 ; (476 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

L’invinsible

Jake Cole, profiler hors-catégorie au FBI, revient dans la maison où il a grandi. Son père, artiste de génie à moitié fou, est mourant. Quand le shérif du coin lui demande de l’aider à résoudre un double meurtre, tout son passé ressurgit. Jake est convaincu que son père connaît l’identité de ce dépeceur fou. Et si la clé résidait dans ces milliers de tableaux peints par son père, qui semblent constituer un étrange puzzle ?

Thriller
Il y a un monstre ici. Un monstre que personne ne connaît à part moi. »

Avec son premier roman, L’Invinsible, un best-seller international, Robert Pobi s’est classé au rang des plus grands du genre : Jesse Kellerman (Les Visages) ou Thomas Harris (Le Silence des agneaux).

« Premier roman et déjà partout : Pobi séduit, pis, obsède. Il faut dire que l’atmosphère de son thriller est asphyxiante. »
Le Point

Pobi-99x150L’auteur : Inlassable voyageur, Robert Pobi a longtemps travaillé dans le monde des antiquités.  Il vit au Canada du coté de Montréal

 

 

Extrait : 
1
Quatrième jour
Montauk, Long Island
Soixante mètres sous la surface de métal ondulant de l’Atlantique, une poignée de fantômes glissaient sur le fond de l’océan dans un roulement heurté et tumultueux, déferlant dans un ballet diluvien. Ils étaient entraînés par l’orage qui se déchaînait au-dessus d’eux, toujours groupés après des kilomètres de progression sur le fond jonché de cailloux. Bientôt la pente douce du sol marin s’accentuerait, la terre s’enfoncerait dans le noir et les fantômes dégringoleraient vers les profondeurs. Ils seraient alors emportés par le Gulf Stream et remonteraient le long de la côte est, franchissant le Massachusetts, se déversant finalement dans l’Atlantique Nord. Peut-être pour y être dévorés par les créatures qui nageaient dans le monde sombre des eaux froides – ou peut-être simplement pour y pourrir et sombrer dans l’oubli –, mais une chose était sûre, ni la lumière du jour ni la chaleur ne les atteindraient plus.
Des débris jonchaient le fond de l’océan tout autour d’eux et le bruit du monde qui se déchirait résonnait au-dessus. Une armée de meubles de jardin, des morceaux de tuiles, de contreplaqué, des pneus, une vieille poupée Barbie, des sacs de golf, un réfrigérateur défoncé, des peintures à l’huile, une Dodge Charger cabossée s’entrechoquaient dans le courant, fonçant droit vers le large. De tous ces vestiges, c’était la Charger qui avançait le moins vite, basculant sans cesse sur le flanc, une portière manquante, ses phares luisant encore tels les yeux d’un robot mourant. Barbie était la plus rapide, maintenue droite grâce à sa poitrine moulée par injection et à la bulle d’air piégée dans sa vieille tête vide.
La tempête n’accordait aux fantômes nul traitement de faveur, nulle considération ; ils entraient en collision avec les appareils, s’accrochaient aux rochers, étaient inélégamment couverts d’algues et de sacs en plastique, et leur peau était aussi déchirée et lacérée que le reste des déchets.
Mais, contrairement aux autres épaves qui étaient entraînées vers le large, ils n’étaient pas la conséquence de l’ouragan ; ils avaient été créés par quelque chose de bien plus malveillant, et de bien moins prévisible que la météo.

 

Le Post-it de votre bibliothécaire :

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole, profileur travaillant en indépendant pour le FBI, enquête sur un double assassinat. Jack pense à un autre crime, jamais résolu : le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Il pense aussi que son père, atteint de la maladie d’Alzheimer, connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5.000 tableaux peints par son père ? Premier roman.

 Comme un puzzle, Robert Pobi tricote une histoire démente qui va vous tenir en haleine et vous trotter dans la tête pendant un petit moment. Il nous offre un  thriller cauchemardesque parfaitement ciselé.

Et…La chute risque de laisser certains lecteurs désemparés ou désabusés.

Un auteur a suivre car d’après moi il a tout le potentiel  pour, sans aucun doute, continuer à nous surprendre !

 

Sur le seuil de Patrick Senécal


Le livre : Sur le seuil de Patrick Senécal. Réédité le 10 novembre 2016 chez A Lire,   10€90 ; 429 pages ; 18 cm x 11 cm.

Paru en France précédemment chez Bragelonne le 19 octobre 2006.  20€ ; (363 p.) ; 24 x 16 cm

Résumé :

Il se nomme Thomas Roy. C’est l’écrivain le plus adulé du Québec. Invité régulier des talk-shows, la parution de ses romans d’horreur est toujours un événement médiatique majeur. Or, voici qu’on le retrouve chez lui, horriblement mutilé et catatonique. Tentative de meurtre ou suicide manqué ?

Pendant que la police enquête, Roy est placé en observation dans un hôpital de Montréal. Paul Lacasse, le psychiatre qui traite l’écrivain, considère au départ le cas comme assez banal. La découverte de faits troublants l’oblige cependant à reconsidérer petit à petit son opinion. Bientôt, ce sont toutes ses certitudes, tant personnelles que professionnelles, qui chancellent. Car, au-delà du drame de Roy, quelque chose de terrifiant se dévoile lentement, quelque chose d’inimaginable et aux conséquences monstrueuses …

 

Extrait : 
Je lui raconte brièvement l’état de Roy. Curieusement, parler me fait du bien et même si mon mal de ventre est toujours là, il devient supportable. Archambeault m’écoute attentivement. Je n’irais pas jusqu’à dire que mon récit le passionne, mais son masque d’impassibilité se teinte d’une légère curiosité. A la fin, il réfléchit quelques instants et demande : — Pis quand vous l’avez trouvé, il avait commencé un roman qui racontait mon histoire? — Pas vraiment votre histoire, mais ça y ressemblait beaucoup. Un policier qui se prépare à tuer des enfants, à ce qu’on m’a dit… — Mais moi, j’avais rien préparé. Ç’a été une impulsion, c’est tout. Ce sang-froid, ce terrible sang-froid…

 

L’auteur : Patrick Senécal  est né Drummondville le 20 octobre 1967 au Québec où il vit. Bachelier en études françaises de l’Université de Montréal, il a enseigné pendant plusieurs années la littérature, le théâtre et le cinéma au cégep de Drummondville. Passionné par toutes les formes artistiques mettant en œuvre le suspense, le fantastique et la terreur, il publie en 1994 son premier roman.  Dès lors il devient un auteur culte, réputé pour son intensité dramatique. Mais c’est avec Sur le seuil que son succès explose : best-seller instantané, il est adapté au cinéma en 2003, et les droits américains de remake sont aussitôt achetés par le groupe Miramax. Ce thriller, pour lequel on dirait que l’expression «suspense implacable» a été inventée, ne vous laissera pas dormir cette nuit…

Crédit photo : Karine Davidson Tremblay  Agence Goodwin.

 

 

Le billet de Carine

💕 FASCINANT 💕

« Sur le seuil » de Patrick Senécal

Sur le seuil de Patrick Senécal

« Je me préparais donc à terminer ma carrière dans la certitude de l’échec lorsque, ce matin-là, Thomas Roy est apparu dans ma vie. Et il a tout bouleversé. Non pas qu’il m’ait redonné espoir en la psychiatrie. C’est beaucoup plus complexe que cela. Thomas Roy m’a obligé à me tenir sur le seuil … »

Si je n’avais pas su que je lisais un Senécal je ne l’aurai pas deviné -tout du moins dans les premières pages- avant de découvrir çà et là quelques mots et expressions québécoises et encore nettement moins nombreuses que dans certains autres de ses romans. J’ai été un peu déstabilisée en début de lecture de ne pas retrouver la marque de fabrique qui fait de Patrick Senécal le maître de l’horreur. Surprise certes, mais absolument pas déçue car j’ai été accrochée de suite par l’intrigue puis littéralement hypnotisée jusqu’au dénouement ! Je vous recommande vivement ce titre pour commencer en douceur si vous ne connaissez pas l’auteur ou si vous avez déjà lu du Senécal mais que vous vous êtes dit c’est fini c’est trop dur !!! Ce roman devrait vous réconcilier avec Patrick Senécal ou tout simplement vous confirmer son immense talent.

 

Paru en France précédemment chez Bragelonne le 19 octobre 2006.  20€ ; (363 p.) ; 24 x 16 cm

 

Dernière nuit à Montréal de Emily St. John Mandel


Mes petites lectures

9782743623791,0-14295029782743626006,0-1711620Le livre : Dernière nuit à Montréal de Emily St. John Mandel .Traduit de l’anglais (Canada) par Gérard de Chergé.Paru le 22 août 2012 chez Rivages dans la collecion Rivages Thriller. 18€,50 ; (234 p.) ; 23 x 16 cm

Réédité le 28 août 2013 en poche chez Rivages dans la collection Rivages-Noir. 9€15 ; (345 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv

C’est l’histoire de Lilia, enlevée à sept ans par son père, et de la longue cavale qui dura toute son adolescence. C’est l’histoire de Christopher, le détective engagé par la mère de Lilia pour la retrouver, et de sa fille Michaela, qui rêvait d’être funambule avant de finir dans une boîte minable de Montréal. Michaela sait ce que Lilia a toujours ignoré : la raison de sa cavale. C’est enfin l’histoire d’Eli, étudiant passionné par les langues et la fragilité des sentiments qu’elles servent à exprimer, qui a hébergé Lilia à New York suffisamment longtemps pour tomber amoureux d’elle et partir à sa recherche lorsque, une fois de plus, elle s’enfuit.

C’est dans une Montréal hypnotique que se dénouera cette «histoire de fenêtres brisées et de neige», une histoire en forme d’éclats de miroir brisé qui, une fois reconstitué, dessine une vision déchirante du monde.

 

++74643L’auteur :

Emily St. John Mandel est née au Canada  Elle a étudié la danse à Toronto. Elle réside aujourd’hui à  New York du coté e Brooklyn. Dernière nuit à Montréal, son premier roman, a été finaliste du ForeWord Magazine’s 2009 Book of the Year.

 

 

Lecture d’avant

Résumé et petit avis :

C’était une vieiile histoire qui tenait en quelques phrases, à propos de fenêtre brisées et de neige…

Lilia, enlevée à 7 ans par son père, a connu une longue cavale durant toute son adolescence. Sa mère a engagé un détective privé pour la retrouver. Eli, un étudiant qui a hébergé Lilia et qui en est tombé amoureux, est aussi à sa recherche.

Un excellent premier roman . Une vraie révélation.

En 230 pages, l’auteur nous propose un magnifique roman noir, avec 4 personnages parfaitement campés et une intrigue brillante et angoissante.

A découvrir absolument !

Lire le début

Hell.com de Patrick Sénécal


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  hellLe livre : Hell.com  de Patrick Senécal. Paru le 9 juin 2016 chez Fleuce éditions dans la collection Fleuve noir.  21€90 ;  (592 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv : 

Daniel Saul s’est toujours senti au-dessus de la mêlée. Ce milliardaire est même l’incarnation de la réussite insolente. Arrogant, sûr de son pouvoir d’attraction, et de persuasion, il ne reconnaît d’autres limites que celles qu’il se fixe, à l’image de son nouveau projet immobilier : le rachat d’églises désertées pour les transformer en lofts de luxe.

Une audace qui a attiré l’attention de Charron, un ancien «camarade» de collège. Enfin, camarade… Daniel et Charron n’évoluaient pas vraiment dans les mêmes cercles. Mais Charron, l’ado souffre-douleur, a bien changé. Désormais, ce n’est plus lui qui subit. Et il propose à Daniel de l’initier à de nouveaux plaisirs, ceux réservés aux hommes de leur caste. Il l’invite à s’inscrire à un très sélect site Internet : Hell.com. Les rêves et les fantasmes les plus fous sont désormais possibles, de manière illimitée.

Mais une fois ouvertes les portes de l’Enfer, il est impossible de faire marche arrière…

hell&L’auteur : Né à Drummondville, au Québec, en 1967, Patrick Senécal a enseigné la littérature et le cinéma et participé à l’écriture de scénarios et à la réalisation de courts-métrages. Il a ouvert une voie à part dans le monde du thriller, avec un style singulier et original qui se joue des règles.

Il s’est ainsi acquis un public fidèle au Canada où ses livres sont des best-sellers – il a reçu le prix Boréal du meilleur roman pour Aliss – et ont connu de nombreuses adaptations cinématographiques. Un succès couronné en France du prix Masterton du meilleur roman fantastique pour Sur le seuil.

Un extrait tiré du roman :
Bon sang ! marmonne Daniel, un sourire incrédule aux lèvres.
Pas de décors, pas de fioritures ou de design particulier. Seulement en plein centre, une icône sur laquelle est inscrit « calendar » et une boite blanche qui porte la mention search….

Collectif polar.JLuc

L’avis de Jean Luc

hell&&Hell.com est peut-être l’un des meilleurs thrillers que j’ai lu ces dernières années. Il y a beaucoup de suspens, du rythme, de la violence, des scènes crues et aussi du sexe sous toutes les formes possibles.
C’est très bien écrit et je me suis surpris à aimer le contenu et la construction de ce roman. Les situations décrites dans ce roman restent crédibles et c’est ce qui les rends encore un peu plus dérangeantes, voire même hypnotiques..
Sans rentrer dans le détail de ce thriller, il s’agit d’un engrenage infernal dans lequel un très riche entrepreneur va rentrer et dont il ne pourra plus sortir. C’est fait très intelligemment et le suspens monte crescendo.
Comme je l’ai dit, certains passages sont difficilement supportables mais en même temps il est impossible d’arrêter leur lecture ! Enfin, l’auteur imagine des situations incroyables, et le fonctionnement du site Hell.com reste crédible sous tous points de vue.
Ce thriller m’a rappelé le film l’associé du diable avec Al Pacino et Keanu Reeves, le postulat de base est un peu identique mais le contenu de ce thriller est mille fois plus addictif.
Il pose une question essentielle : l’argent peut-il placer un homme au-dessus des autres et lui permettre de réaliser tous les fantasmes inavoués dont il rêve, en particulier ceux liés à la soumission et au droit d’user de la vie de ses semblables ?

Pour conclure, j’ai vraiment beaucoup aimé ce thriller. Certes, il s’agit d’une histoire choquante et dérangeante, qui pourra heurter la sensibilité de certains parce que le mot tabou n’existe plus !
Mais, il n’en reste pas moins vrai, qu’il y a en plus, une vraie morale dans cette histoire machiavélique.

Piegé de Lisa Moore par Jean Luc


chronique-de-lecteurs

9782207116609,0-2191870Le livre : Piegé de Lisa Moore .Traduit de l’anglais (Canada) par Claudine Vivier. Paru le 11 septembre 2014 chez Denöel dans la collection Et d’ailleurs. 22€50 ; (409 p.) ; 21 x 14 cm.
4e de couv :

Piégé

Juin 1978. David Slaney s’évade de prison, En cavale, il n’a qu’un but : retrouver Brian Hearn, son ancien complice, pour monter la plus grande opération de contrebande de cannabis jamais vue au Canada. Monter une telle opération, cela veut dire traverser le pays en stop, s’embarquer sur un voilier et mettre le cap vers la Colombie. Cela veut dire l’horizon infini, les femmes, la liberté. Tout ce qui manque si cruellement à un homme enfermé entre les quatre, murs d’une cellule. D’abord étonné de la facilité avec laquelle les astres semblent favoriser son entreprise, Slaney se demande peu à peu à qui il doit cette chance qui lui sourit avec autant d’insistance.

Piégé est une histoire d’ambition démesurée et d’amour, d’innocence perdue, de courage et de trahison, de tempêtes en haute mer, de collusion entre le gouvernement et le crime organisé, et de centaines de ballots de marijuana. Lisa Moore a l’art de réconcilier une intrigue musclée avec une profonde compréhension de la psychologie humaine

Le style de Lisa Moore, dangereusement affûté, rappelle l’écriture de l’excellent Raymond Carver.
Independent on Sunday.

imagesL’auteur :  Lisa Moore est l’auteur du très acclamé Février (Plon, 2010, et 10-18, 2012), qui a remporté de nombreux prix, tel que le New York Best Book of the Year, et a figuré au Top 100 des meilleurs livres du Globe and Mail. Elle vit à Saint John’s sur l’île de Terre-Neuve

 

Pour lire le début

 

L’avis de Jean Luc

Piegé de Lisa Moore n’est pas ce que l’on peut appeler un thriller, mais il s’agit d’abord d’un roman sur la confiance.
De prime abord, on ne comprend pas, ou veut nous emmener Lisa Moore mais au fil du roman, avec le déroulé de l’histoire, on rentre dans la peau des différents personnages et subitement l’histoire se met en place.
J’ai eu beaucoup de mal au départ à accrocher avec le style de l’auteur, avec ses descriptions très précises, voire même de trop, mais petit à petit je me suis laissé embarquer dans cette histoire. Et je dois dire que ce livre, une fois les 50 premières pages passées est plutôt passionnant et il devient difficile de le lâcher.

 

11846633_10206875196469632_266161301404766410_nDans ce roman, il y a d’abord plusieurs personnages qui se cherchent, le personnage principal, un dénommé Slaney qui est prêt à faire un très gros coup avec son ami de longue date, le fameux Hearn. A côté d’eux il y a aussi un flic, un peu mal dans sa peau, à la recherche d’une promotion pour subvenir aux besoins de son frère, et il y a encore deux autres personnages qui seront très importants lors de la croisière, dont l’un qui scellera le destin de Slaney.

Ce sont tous des personnages très bien décrits, avec leur faiblesses, leurs forces et surtout ce sont tous des personnages qui m’ont marqué.

Pour la part, Piege est un grand roman, avant d’être un banal roman policier sur fond de Road trip. C’est du grand art, pour une histoire qui peut paraître trop simple, mais c’est avant tout, une étude minutieuse de la confiance entre les êtres humains.
Au final une très belle plume et un thème remarquablement exploité .

3 minutes 33 secondes de Esi Edugyan


$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$Le livre : 3 minutes 33 secondes de Esi Edugyan.Traduit de l’anglais par Michelle Herpe-Voslinsky.Paru le 7 mars 2013 chez Liana Levi. 22€ ; (361 p.) ; 21 x 15 cm.

 Réedité en poche chez le même éditeur le 5 mai 2014. 12,5€ ; (361 p.) ; 18 x 12 cm.

Quatrième de couverture

3 minutes 33 secondes

Un disque de 3 minutes 33 secondes, c’est tout ce qu’il reste de ce temps-là. De ce Paris occupé où trois jazzmen planqués pour échapper aux nazis tentaient malgré tout d’enregistrer un morceau. Sid, Chip, et Hiero, deux Noirs de Baltimore et un métis allemand, unis le temps d’un enregistrement frondeur, au nez et à la barbe de l’ennemi. Avant, c’est à Berlin qu’ils jouaient, quand l’Amérique marquait le tempo des folles nuits européennes. Avant que Goebbels n’interdise cette « musique nègre » et qu’eux trouvent refuge en France et rencontrent le grand Armstrong. Mais, parfois, il ne faut guère plus de trois minutes pour qu’un destin bascule. Un regard enjôleur, une ligne de basse qui dérape, des papiers qui n’arrivent pas… Alors restent les souvenirs, ces moments hors du temps qui font le sel de la vie.

Dans ce roman émouvant et drôle, où fiction et réalité se confondent, Esi Edugyan brosse le portrait d’une époque, d’un milieu, d’une amitié, retrouvant les accents savoureux et le langage des musiciens noirs américains.

« Une palpitante histoire de confiance et de trahison. Un roman brillant et alerte. » The Times

« Une évocation vraiment extraordinaire d’un moment et d’un lieu. » The Independent

$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$Esi Edugyan vit à Vancouver Island. Ses nouvelles ont paru dans de nombreuses anthologies. 3 minutes 33 secondes, son second roman, a gagné le prestigieux prix Giller au Canada et a figuré sur les sélections de l’Orange Prize et du Booker Prize. Il est en cours de traduction dans neuf pays européens.

Extrait :
Le jazz. Ici en Allemagne c’était devenu pire qu’un virus. On était tous comme des puces, nous les Nègres, les Juifs et les voyous de basse classe décidés à produire ce tintamarre vulgaire pour entraîner des mignonnes petites blondes dans le vice et le sexe. C’était pas une musique, c’était pas une mode. C’était un fléau envoyé par les hordes noirs maudites, fomenté par les Juifs. Nous les Nègres, voyez-vous, on ne pouvait nous le reprocher qu’à moitié, c’est tout bonnement plus fort que nous. Les sauvages ont un instinct naturel pour les rythmes dégradants, aucun self-control à proprement parler. Mais les Juifs, mon frère, eux il faisaient exprès de mijoter cette musique de la jungle. Tout ça faisait partie de leur plan démoniaque pour affaiblir la jeunesse aryenne, corrompre ses filles, diluer son sang.

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Résumé et avis :

A Paris en 1940. Trois musiciens de jazz, deux Noirs américains, Sid et Chip, et un métis allemand, Hiero, enregistrent le disque qu’ils auraient du faire avec Armstrong. Un matin, Hiero est arrêté par les nazis. Cinquante-deux ans plus tard, en 1992, Sid apprend à Berlin que Hiero ne serait pas mort et vivrait en Pologne. Les souvenirs ressurgissent, tandis que Chip l’accuse d’avoir livré Hiero.

Peu de temps après la chute du mur de Berlin, deux jazzmen octogénaires (Chip Jones et Sid Griffiths ) retournent en Allemagne pour participer à un festival en l’honneur de Hieronimus Falk, trompettiste légendaire avec qui ils ont joué juste avant qu’il soit arrêté par la Gestapo. Le deuxième roman du canadien Esy Edugyan (le premier n’a pas encore été traduit en français) est tout entier centré sur les circonstances de la disparition de Hieronimus et sur la vie qu’il menait avec les autres musiciens de son groupe avant son arrestation. Basé sur les souvenirs du personnage de Sid, le récit se déroule à deux époques et nous offre une plongée saisissante dans microcosme bouillonnant du jazz des années 30 à Berlin et à Paris. Edugyan entremêle réalité et fiction pour donner corps à ces musiciens qui brûlaient la chandelle par les deux bouts et tentaient d’entretenir le feu sacré des Années Folles malgré la montée du nazisme. On suit pas à pas le groupe tiraillé entre l’impérieux désir de jouer et les compromis nécessaires à leur survie. Restrictions, beuveries, discriminations (le groupe comprenait deux noirs-américains, un métis et un juif), peur des rafles, rétorsions contre le jazz que Goebbels qualifiait de « musique dégénérée », jalousies amoureuses, frustrations artistique, appétit inextinguible de célébrité _ tous ces éléments sont dépeints avec brio pour nous permettre de cerner les circonstances de la disparition du trompettiste. Ce mystère nous tient évidemment en haleine, mais le principal plaisir de la lecture de « 3 minutes 33 secondes » tient à la reconstitution d’une époque et surtout d’une ambiance particulière propre au jazz, ainsi qu’au plaisir qu’on a à croiser au fil des pages des légendes comme Louis Armstrong, Bill Coleman ou Marian Henderson.

$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$Pour lire le début c’est ICI