Naturalis de Franck Labat


 

Le livre : Naturalis  de Franck Labat. Paru le 2 juillet 2013 aux Nouveaux Auteurs. 19€95 ; (440 pages) ; 21 x 14 cm. Disponible en ebook 9€99

4e de couv :

« La nature ne fait rien en vain… « – Aristote

 

Résumé

Rêves prémonitoires ou imagination d’une lycéenne perturbée ?

Notre espèce est-elle vraiment menacée ?

Pandémies, allergies environnementales foudroyantes, dégénérescence cellulaire, stérilité… La nature a trouvé le moyen d’éliminer le parasite qui gangrène la planète depuis trop longtemps : l’homme. Au travers de ses rêves prémonitoires et apocalyptiques, Alexandra Rousseau, lycéenne, est le témoin involontaire et impuissant du sombre futur qui attend l’humanité. Elle sait qu’avant la fin du siècle les hommes feront face à leur extinction. Tous ? Peut-être pas…

La découverte du mystérieux marqueur génétique 26 pourrait bien donner à cet effondrement de l’hégémonie sapiens un aspect inattendu.

L’auteur :  Né le 17/12/1970, Franck Labat est un geek baroudeur invétéré franco-canadien. Cet auteur est fortement inspiré par les genres du fantastique et du thriller. Il a remporté plusieurs concours de nouvelles sous le pseudonyme de « Kanata Nash ». En 2009 il boucle l’écriture du techno-thriller « Forfait illimité », et en 2011 celle du thriller d’anticipation Marqueur 26 (qui deviendra plus tard Naturalis).  Franck Labat réside en région parisienne où il exerce sa profession de Directeur Technique des Systèmes de l’Information dans une grande fédération sportive et travail sur son troisième grand projet français, un thriller surnaturel répondant au nom de code « L’Envol ».

Extrait :
Au premier contact avec le feuillage, il se sentit à l’abri.
Les détonations cessèrent. Il doutait que la brigade le suive ici. Et s’ils s’aventuraient malgré tout dans la forêt, ils empiéteraient désormais sur son territoire.
Il ralentit l’allure, huma le parfum humide et lourd de la forêt.
J’ai réussi.
Le soleil était sur le point de se coucher. Sous la canopée, il faisait déjà sombre, mais ses pupilles dilatées capturaient la moindre lumière, lui renvoyant une image détaillée du sous-bois.
Il glissa ses doigts le long des écorces, caressa les branches et les troncs en pénétrant toujours plus avant sous le couvert sylvestre, laissant leur énergie recharger la sienne. Son flanc le lançait, mais ne saignait plus. Les entailles de ses mains piquaient sous l’effet de la sueur. Il prit la direction d’un ruisseau dans l’intention d’y nettoyer ses plaies. Il s’arrêta dans sa progression, haussa un sourcil, écouta les murmures de la forêt, le frémissement des feuilles.

 

Le post-it de Ge 

Naturalis de Franck Labat. Un avenir incertain.

 

Notre société contemporaine est à bout de souffle. Deux camps s’affrontent pour une issue inévitable. Avec un futur incertain au seuil de votre porte.

 Les politiques d’élevage et d’agriculture intensives, l’utilisation des énergies fossiles et nucléaire, n’ont fait qu’intensifier le réchauffement climatique et appauvrir la planète. L’homme à force de technologies avancées, à coup d’OGM et de clonage est devenu allergique à la moindre parcelle de nature. Il est obligé de vivre loin d’elle, reclus dans un monde totalement aseptisé. Plus du tout adapté à son environnement, homme est condamné à plus ou moins brève échéance à disparaître. La Nature est devenu l’ennemi de Homo Sapiens. Surtout depuis que l’on a découvert le gène 26.

Car les  porteurs du marqueur génétique 26, n’ont aucun problème avec mère Nature. Il s’intègre parfaitement à celle ci. Mieux ils sont carrément en phase avec elle. Ce petit groupe d’individu, appelé « les 26 » va devoir faire face à l’animosité grandissante du reste de l’humanité. Et l’affrontement entre les Homo Sapiens et ces Homo Naturalis va devenir inéluctable.

C’est donc à travers les yeux ( ou la conscience ) d’Alexandra, jeune lycéenne de notre époque, tenté par l’altermondialisme, que nous suivons cette histoire. Alexandra semble faire des rêve prémonitoire et perçoit cet avenir incertain. Et quelques années avant le début de l’extinction, elle rêve de Nathanaël. Ce jeune « 26 « au pouvoir surnaturel est traqué par les forces spéciales d’un état tout puissant qui a la mains mise sur une humanité agonisante.

Et l’on sent bien, en suivant leurs deux histoires, que celles ci vont finir par se croiser. Car Alexandra va tout faire pour tenter d’aider les Naturalis. Et par la même, essayer de sauver l’Humanité.

Ce thriller environnemental et d’anticipation se lit d’un traite.. L’auteur alterne les points de vue de son personnage principal entre présent et futur proche. Il arrive à bâtir une atmosphère particulièrement crédible et dérangeante.

 Son univers mêle science, recherche génétique, évolution, nouvelles technologies et écologie et magies et croyances ancestrales. Entre les catastrophes écologiques et la phylogénie, il y a un petit coté Bradbury dans ce texte, mais en plus contemporain. Cette dystopie, tout en décrivant un avenir sombre n’est toutefois pas sans espoir. Les personnage sont percutants, l’écriture est nerveuse, il faut le dire, Naturalis est un roman bien pensé et bien écrit.

Alors venez découvrir ce thriller sans concession. Et découvrez, par la même occasion, si vous aussi faites partie des mystérieux « Naturalis ».

Préface :
En moyenne 100 espèces — animales et végétales confondues — disparaissent chaque jour sur Terre (entre 72 et 137 selon les études les plus opposées). Des recherches récentes sur les fossiles indiquent que c’est un rythme 1000 fois plus rapide que le taux d’extinction naturel de l’évolution des espèces dans le passé.
Il y a toujours des doutes sur les causes de cette accélération, même si la main de l’homme semble y être pour beaucoup.
Là où il n’y a aucun doute par contre, c’est que la Nature n’a pas dit son dernier mot, n’en déplaise à Homo sapiens.

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Nuit blanche – Nicolas Druart


Salut les polardeux,

Vous avez découvert il y a quelques jours notre plus jeune chroniqueuse en la personne de Clémence. Aujourd’hui elle nous propose son premier billet . Et en plus c’est sur un premier roman. Autant vous dire que ça me fais très plaisir.

Allez c’est parti…


Le livre : Nuit blanche de Nicolas Druart . Paru le 19 avril 2018 chez Nouveaux Auteurs . 18.95€ (430 p.) ; 13 x 21 cm .

4ème de couverture :

Une tempête dévastatrice , une atmosphère lugubre et la faucheuse qui erre…le cocktail d’une nuit d’horreur !

Saint-Florentin , trois mille deux cents habitants répartis dans un isthme , encerclés par le Lot. Un hôpital reclus dans les bois et une tempête qui déferle sur le village . Julie est interne dans un des services du centre hospitalier et n’aspire qu’à une seule chose , une nuit de garde calme. Mais l’arrivée d’un nouveau patient vient bouleverser ses projets. Un homme plongé dans le coma , escorté par deux gendarmes, va perturber la quiétude du centre hospitalier . Aussitôt après son admission , les tragédies s’enchaînent . une nuit d’enfer se profile.

 

L’auteur : Nicolas Druart habite à Toulouse où il est infirmier . Ses passions s’articulent autour de la lecture, l’écriture , le foot et le cinéma.Tourner les pages sans possibilité de s’en détacher et être sonné par le twist final , telle est sa conception du bon roman à suspense .
Extrait :
« Julie souffle pour se donner du courage . L’odeur des lieux est infecte. Elle pointe la lumière de son smartphone vers la poignée. Jambes écartées, le bassin en arrière , elle pousse la porte. Le halo de la lampe tactile se dirige vers une vision épouvantable. »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

 Nuit blanche , de Nicolas Druart :

 

Imaginez un hôpital sur une presqu’île , le temps ravagé par une horrible tempête , du personnel coincé au travail sans plus aucun moyen de communiquer à l’extérieur …

Imaginez la vie d’un service hospitalier , avec toutes les rumeurs et non-dits qu’il peut contenir .

Imaginez du personnel épuisé après une journée harassante , obligé de rester en poste et dans l’impossibilité de joindre leur proches ou l’extérieur en général .

Comme ci tout cela ne suffisait pas , imaginez les gendarmes amenant un tueur en série dans le coma …

Ce huit- clos est complètement flippant et vous empêchera de dormir c’est certain !

Les tensions , les doutes apparaissent très vite entre chaque protagoniste et les événements improbables vont se dérouler…Ayez le cœur bien accroché !

Etant infirmière en service de soins intensifs , je me suis régalée avec ce roman ! Le suspense était au rendez vous et l’on sent bien que l’auteur maîtrise le domaine paramédical puisqu’il est en tous points identique aux services dans lesquels j’ai pu moi-même travailler .

Le climat des nuits à l’hôpital est extrêmement angoissant , qui plus est lorsque des décès ont lieu …Intrigue et lieu parfaitement maîtrisés ! Je dis BRAVO !

Sous surveillance de Dorothée Lizion


Comme en ce lundi nous n’avons pas d’Avis d’Expert a vous proposer. Et oui il faudra attendre une semaine de plus.

Alors nous avons décidé de poursuivre notre long week-end spécial « Journée de la Femme ».

Du coup ça nous fera une semaine spéciale.

Et aujourd’hui c’est miss Aline qui donne le la


 Le livre : Sous surveillance de Dorothée Lizion. Paru le 20 mars 2014 chez les Nouveaux Auteurs.  19€95 ; (513 p.) ; 21 x 14 cm.

Rééditer en poche le 12 janvier 2017 chez Pocket. 8€ ;  (478 p.) ; 18 x 11 cm

 4e de couv : 

Et si vos migraines cachaient un lourd secret sur votre propre identité…

Valène Daran, 20 ans, intelligente, promise à une grande carrière de journalisme, doit se faire régulièrement des injections d’héroïne pour supporter d’atroces céphalées. Les plus grands spécialistes restent démunis face à son mal.

Elle s’interroge, tiraillée entre l’envie d’en finir et celle de vivre à tout prix.

Pourquoi son comportement, parfois, apparait-il si étrange aux yeux de ses amis ? Pourquoi voit-elle des choses que les autres ne voient pas ? Pourquoi tout à coup un grand ponte de la chirurgie s’intéresse-t-il à son cas ? Pourquoi ce capitaine de gendarmerie, Yahmose Boileau, qui enquête sur des suicides aussi cruels qu’absurdes, croise-t-il si souvent son chemin ?

Au fond, que cache cette douleur ?

La vérité, avec son lot d’électrochocs, tombera fatalement…

 L’auteur : Dorothée Lizion est née en 1973. Elle habite dans le Calvados. Docteur en Etiopathie, elle est passionnée de films d’horreur, thrillers et… de médecine-légale.   Dorothée Lizion est professeur en neurologie vasculaire à la faculté de Rennes et intervenante lors de formations professionnelles en dissection et victimologie.
Extrait : 
Allongée sur le dos, elle fixa quelques secondes le plafond blanc, quand… le mal revint à la charge, déchirant à petit feu les membranes qui recouvraient le fond de ses globes oculaires. Elle savait par habitude qu’elle ne pourrait pas dormir, et aussi, qu’elle ne supporterait pas davantage cette douleur. Sur ces pensées, elle se releva en gémissant, ouvrit le premier tiroir de sa commode, en sortit une petite boîte métallique…
Elle s’assit, retira le couvercle, prit une bande élastique qu’elle noua fermement autour de son bras après avoir remonté sa manche. Puis elle plongea de nouveau la main dans l’écrin de fer pour en sortir une seringue… quand, tout à coup, une autre attaque, comme un coup de fleuret dans l’occiput qui ressortirait par-devant, au-dessus des sourcils. Elle lâcha la seringue pour appuyer son front avec la paume de sa main. Ses yeux, plissés par le mal, fixaient les veines au pli de son coude, des veines qui saillaient sous une peau bardée de piqûres violacées.
Une larme coula sur sa joue tendue.

L’accroche de Miss Aline

Deux Flingueuse pour une auteure. De gauche à droite : miss Aline, Oph et Dorothée Lizion

Sous surveillance, Dorothée Lizion
Éditions Pocket.

 

Valène Daran, étudiante en journalisme, est décidée, brillante et téméraire. Quelqu’un à qui tout semble sourire. En apparence du moins, car sous la surface Valène sait depuis longtemps que ces maux de tête inouïs – dont les crises la terrassent – n’ont rien d’anodin, qu’une chose terrible se trame quelque part dans son cerveau. Une chose malsaine, une douleur à laquelle personne ne trouve ni cause ni remède et que seules des injections d’héroïne parviennent à calmer. Et qui peut-être explique ses comportements parfois étranges et ces choses qu’elle seule voit.

Mais qui n’explique pas pourquoi ce ponte de la chirurgie s’intéresse tout à coup à son cas. Tout comme ce flic qui enquête sur une série de suicides spectaculaires de jeunes sans histoire… mais tous drogués à l’héroïne.

Prix VSD du polar

Comment parler de ce livre sans rien révéler et garder le suspens entier ? En fait la 4éme de couverture ne te laisse même pas envisager le déroulement. Ou si mais erroné. Mauvaise piste délibérée ou pas.

Sur une petite première moitié du Livre , une question : bon ben où on va ? Parce que tu vois pas. Valène borderline, un flic,  trop curieux. Elle un peu agaçante, lui qui porte je ne sais quoi qui le rend attachant.
Leurs chemins vont se croiser là où ils ne s’y attendaient pas.

Et d’un coup tout s’accélère. Chacun menant sa propre quête d’une vérité qui dépasse l’entendement. Toi aussi lecteur tu vas rester bouche béé. Et t’as pas tout vu/lu. Tu crois avoir touché le fond ou atteins des sommets ( à chacun sa façon de voir) et là…. ça valait le coup de persévérer dans la lecture.
La fin est pour moi une fin ouverte…une suite ?

N’hésitez pas : lisez le !

 

Suicide cellulaire de David Moitet


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 dmjpg Le livre : Suicide cellulaire de David Moitet. Paru le 14 février 2013 chez Pocket dans la collection Pocket Thriller.  6€95 ; (347 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Thomas Gallion n’est pas fait pour ça. Exilé dans un petit village des Pyrénées suite à un «dérapage», cet ancien capitaine de la brigade criminelle s’acquitte difficilement de sa nouvelle mission : résoudre les conflits de voisinage.

Heureusement, la montagne a encore quelques secrets à livrer : une randonneuse tombe sur un cadavre en lambeaux, et c’est une véritable enquête qui commence. Tandis qu’une peur vieille de vingt-cinq ans se répand à nouveau en ville, l’inspecteur Gallion va retrouver sa véritable nature.

 

dmzL’auteur : David Moitet  est né au Mans le 19 décembre 1977.  Il est enseignant, professeur d’EPS, marié, et père de trois jeunes enfants. Il avoue avoir la chance d’habiter un petit village paisible dans la Sarthe, en bordure de forêt. Il découvre sa vocation d’écrivain en 1999, encore étudiant, à l’occasion d’un exercice de création demandé par un professeur de français. Son aventure littéraire débute par la parution de quatre romans policiers. Très vite, il se trouve à l’étroit sur Terre et décide d’explorer la galaxie avec sa trilogie intitulée Les Mondes de l’Alliance. il est l’auteur de plusieurs thrillers à succès. Apoptose a été Coup de coeur du prix VSD du Polar. L’homme aux papillons a obtenu le Prix Femme Actuelle.

Extrait :
Prologue
Ne t’arrête pas, ne t’arrête pas… répétait-elle en boucle.
Ignorer la douleur. Mettre un pied devant l’autre, sans faiblir. La liberté était à ce prix. Elle serra les dents, défiant les vagues de souffrance et d’épuisement qui tentaient de la submerger.
Des larmes qu’elle ne sentait même plus couler avaient tracé leur sillon sur ses joues poussiéreuses. Pourtant, ses prunelles bleues étaient animées d’un éclat que rien ne pouvait ternir : celui de l’espoir. L’espoir indicible qui gonflait dans son cœur à chaque mètre parcouru en direction de la vallée. Si elle n’avait pas eu si mal, elle aurait pu se croire en plein rêve.
Pour la centième fois, son pied glissa sur une pierre tranchante. Elle étouffa un cri tout en grimaçant, mais s’interdit de ralentir. Une traînée sanglante s’étirait dans le sillage de ses pieds nus, le long du sentier rocailleux sur lequel elle avait fini par aboutir…
Elle plissa les paupières, cherchant désespérément à percer l’obscurité pour se repérer au cœur de ces montagnes sauvages. Mais la lune, avare, n’offrait qu’un mince croissant fantomatique, et la jeune femme ne distinguait qu’une lueur lointaine en provenance du fond de la vallée. Plusieurs kilomètres, à n’en pas douter.
Elle puisa dans ses dernières réserves et se força à continuer. Le simple fait de respirer l’air frais et de voir le ciel chargé de nuages lui redonnait courage. En tentant de comptabiliser les années durant lesquelles elle avait été privée de cette chance, elle fut prise d’un léger vertige.
Soudain, un craquement dans les buissons la tira de ses réflexions. Elle se tourna vivement vers le bosquet, une lueur de terreur au fond des yeux. Mais elle ne vit rien.
Un animal… Ce doit être un animal… essaya-t-elle de se convaincre en accélérant néanmoins le pas.
Elle ne tentait même plus d’éviter les pierres. Ses pieds, réduits à l’état d’amas de chairs ensanglantés, envoyaient avec une atroce régularité des décharges de douleur jusqu’en haut de ses mollets. Dans sa précipitation, elle trébucha et tomba lourdement au sol, s’écorchant les mains et les genoux.
Un autre craquement retentit. Plus proche. Dangereusement proche.
Elle se releva et se mit à courir aussi vite qu’elle le pouvait.
Se superposant aux sons des éboulements de roches provoqués par sa fuite désespérée, une autre mélodie, caractéristique, mit fin à ses derniers doutes : le bruit régulier d’une respiration saccadée.
On la poursuivait…
Ou plutôt, il la poursuivait.
— Au secours ! hurla-t-elle. Aidez-moi !

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Le résumé et l’avis d’Eppy Fanny

Un autre auteur rencontré à SMEP, avec qui nous avons échangé sur l’importance de certains professeurs côtoyés dans nos vies respectives. De fil en aiguille j’ai eu envie de découvrir son univers.

L’histoire :

Saint Lary Soulau, petite ville tranquille des Pyrénées. Sa police municipale avec à sa tête Thomas galion. Cet ancien Capitaine de la Brigade Criminelle, en disgrâce, a du mal à se faire à cette nouvelle vie. Ou lorsqu’un vol de poireaux est l’affaire la plus importante de la semaine …

Seule lumière à l’horizon, Maria Fernandez, Chef de Brigade de la Gendarmerie pour qui il a des sentiments.

La découverte d’un cadavre de femme par une randonneuse va lui permettre de renouer avec une enquête digne de ce nom. Enquête confiée officieusement par le Colonel Maducan, qui connait son passé et ses capacités.

dmaCette enquête va entraîner Thomas dans le passé et il va devoir comprendre des disparitions vieilles de 25 ans pour élucider l’affaire en cours. Disparitions que Maducan était en charge de résoudre à l’époque. Pourquoi et comment tous les documents concernant cette vieille affaire ont disparus ? Que cache l’incendie des archives de la gendarmerie ? Le passé va remonter doucement à la surface grâce à l’aide précieuse d’un libraire qui va aider activement Thomas dans sa quête. D’autant que Maria a disparu et que le temps est compté.

De plus que signifient les incohérences apparues lors de l’autopsie de la victime ? 25 ans, 50 ans ? Mais qui est-elle et quel âge a-t-elle ? Cette anomalie serait-elle liée à un médecin dont la commission d’éthique a stoppé les travaux il y a de nombreuses années et qui a disparu des radars ?

Alexandre fait appel à ses anciens amis pour tenter de résoudre cette affaire.

L’enquête mettra à jour un laboratoire secret. Les coupables seront identifiés, le passé rattrapera Maducan, Maria sera retrouvée. Mais les responsables ont-ils tous étaient identifiés et punis ?

L’histoire est très bien construite. L’idée de David Moitet est excellente.

L’écriture est agréable. Les personnages sont complets et intéressants. Le dénouement en partie inattendu.

Les sentiments de Thomas pour Maria sont présents. Trop ? Ce point m’a un peu freiné dans ma lecture, mais c’est personnel. Cela n’enlève rien à la qualité du récit qui est excellente.

C’est un polar.

Pas un polar noir.

Mais une fois encore c’est mon ressenti.

Je vous conseille donc de vous faire votre propre avis.

Thalamus de Stéphane Gérard


Mes petites lectures

9782266258562,0-32912919782819502951,0-1423631Le livre : Thalamus : thriller  de Stéphane Gérard.Paru le 13 septembre 2012 Chez Les Nouveaux Auteurs.19€95 ;  (489 p.) ; 21 x 14 cm
Réédité le 12 mai 2016 en poche chez Pocket dans la collection Thriller. 8€; (544 p.) ; 18 x 11 cm

 

Quatrième de couverture

Jusqu’où peut-on aller au nom de la recherche médicale ?

Lorsqu’Hélène et Laurent, jeune couple strasbourgeois, apprennent qu’ils vont enfin devenir parents de jumeaux, leur bonheur est à son comble ! Malheureusement, à la naissance, seul l’un des enfants survit et dans le même temps l’état de santé de Laurent se dégrade. Selon le neurochirurgien, le verdict est sans appel : une tumeur au cerveau à opérer de toute urgence. Malgré cette délicate intervention, l’état de santé de Laurent ne s’améliore pas et empire chaque jour avec des signes de régression très inquiétants.

Quand une professeur de sciences, amie de la famille, mène sa propre enquête pour tenter de comprendre, mieux vaut ne pas croire ce qu’elle va découvrir…

20180L’auteur :

Stéphane Gérard est né à Sainte-Marie-aux-Mines le 17 mai 1973, dans le Haut-Rhin. Stéphane Gérard est professeur de français et de Lettres Modernes.
Il habite dans les Vosges. Lire et écrire sont deux de ses meilleurs moyens d’évasion. Il est Lauréat du Prix François Jodin de la nouvelle.

 

Lecture d’avant

Résumé et petit avis

Hélène et Laurent vont être parents de jumeaux, mais l’un des deux nourrissons meurt à la naissance. De plus, Laurent est opéré d’une tumeur au cerveau, mais son état ne s’améliore pas… Une réflexion sur la recherche médicale

Jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour faire avancer la Science ?

On peu qualifié Thalamus de thriller médical ou encore de polar scientifique car Thalamus nous embarque dans l’univers des neurosciences.

 Sous couvert d’une histoire simple,il nous plonge au cœur de la cellule  familiale. Celle qui est le ciment de la vie.

Et si ce récit démarre tranquillement, il a crescendo jusqu’à prendre des chemins  tortueux et sinueux. Et il nous entraîne bien malgré nous dans les méandres de l’âme humaine.

Une intrique parfaitement construite.  Un suspense qui nous tient en haleine de bout en bout.

Ce bouquin vous décortique le cerveau.

Vous n’allez pas  en ressortir indemne.

Arrêt Wagram / Samuel Delage


Mes petites lectures

9782819500308,0-11346629782819500926,0-1213093Le livre : Arrêt Wagram / Samuel Delage.Paru le 7 octobre 2010 aux Nouveaux Auteurs.18€ ; (300 p.) ; 21 x 14 cm

Réédité en poche le 9 juin 2011 chez les Nouveaux Auteurs poche. 6€59 ; (245 p.) ; 18 x 11 cm.

 

4e de couv :

Imaginez que votre enfant ait été enlevée et qu’un matin, dans une station de métro, un inconnu vous oblige à le suivre, vous jette dans un avion pour New York sans pouvoir laisser la moindre trace derrière vous…

C’est ce qui arrive à Yvan Sauvage, l’un des experts en Art les plus côtés au monde. L’organisation qui le séquestre va exiger, au nom de la survie de sa fille, de sa femme, le détournement d’œuvres majeures du patrimoine mondial. Pourquoi lui ? Que cherche vraiment cette organisation tentaculaire ?

Entre Paris, où la femme d’Yvan tente de comprendre cette soudaine disparition, et New York, où l’expert est contraint d’exécuter les ordres en cherchant à se sortir du guêpier, le chassé-croisé est haletant.

Pour sauver sa propre peau et celle de sa fille, Yvan Sauvage va être obligé d’aller au-delà de lui-même en prenant tous les risques.

Y parviendra-t-il ? Et au prix de quelle brutale révélation ?

Citation :
Le cordon était coupé pour la seconde fois. La première avait donné la vie, la seconde, invisible, la fit disparaitre.

L’auteur :

45898756887Samuel Delage, né en 1978 dans le Saumurois, il a grandi sur les bords de Loire. Il vit aujourd’hui à Nantes, où il partage son temps entre l’écriture et son métier d’ingénieur en informatique.

 

 

Mes petites lectures

Résumé et petit avis :

Yvan Sauvage, un expert en art, va être obligé de prendre tous les risques pour sauver sa fille, enlevée par une organisation exigeant de lui le détournement d’oeuvres majeures du patrimoine mondial.

Un chassé-croisé entre Paris et New York sert de toile de fond à ce thriller dans lequel se mêlent argent, oeuvres d’art et secrets, pour servir des travaux sur la recherche et les manipulations génétiques. Une intrigue prenante et originale, servie par une écriture sobre et fluide. A noter le petit clin d’oeil à Maxime Chattam, à travers le personnage de son enquêteur, Joshua Brolin.

Lire le début ICI

Psychose au 36 / Hervé Jourdain


 

9782819500544,0-1151468Le livre : Psychose au 36 de Hervé Jourdain. Paru le 10 février 2011 aux Nouveaux Auteurs. 19€20 ;  (400 p.) ; 21 x 14 cm. 9782266222990,0-2084258

Réédité en poche chez Pocket le 12 juin 2014. 7€70 ; (427 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Une plongée dans l’univers de la brigade des mineurs, de la Crim’ et de l’IGS, par Hervé Jourdain, capitaine de police au 36, quai des Orfèvres !

Hiver 2006, brigade des mineurs de Paris. Après deux années éprouvantes à traquer la pédophilie et la maltraitance des enfants, Nora Belhali est enfin mutée à la Crim’. Printemps 2010, rongée par la colère et le souvenir, une femme exécute enfin sa vengeance.

Meurtre du compagnon de Nora, puis d’une magistrate parisienne… Tout accuse la jeune enquêtrice. Au coeur de la machination diabolique qui se referme sur elle, Nora entraîne malgré elle ses collègues de la brigade criminelle. Que cache-t-elle ? Qui fuit-elle ? Nul ne le sait, pas même le commandant Duhamel, son mentor et chef de groupe du 36.

images (8)L’auteur :

 Hervé Jourdain est né en 1972. Il est capitaine de police au 36, quai des Orfèvres, Hervé cultive de nombreuses passions, aussi diverses que l’écriture et la course à pied. Sang d’encre au 36, son premier roman, a remporté le Grand Prix des lecteurs VSD du polar 2009. Et avec Le sang de la trahison il obtient le prix 2014 du quai des Orfèvres.

Mes petites lectures

Le post-it de la bibliothécaire

Nora Belhali, flic, passée de la brigade des mineurs au mythique Quai des Orfèvres, abîmée, peut-être, par les faits-divers sordides, les enfants maltraités et la traque des pédophiles…  doit prendre la fuite lorsqu’elle se retrouve accusée du meurtre de son compagnon. Les autres membres du groupe à commencer par le commandant Duhamel sont persuadés de son innocence et veulent mettre au jour le complot monté contre leur collègue. Au risque de la suivre dans sa chute.

Hervé Jourdain réussit un polar avec trois très beaux portraits de femmes. «Trois femmes courageuses, perspicaces et rigoureuses, belles et respectueuses. » Elles sont l’essence même de ce polar réaliste. On peut saluer l’audace d’Hervé Jourdain pour la construction de son roman et ce pari réussi. Psychose au 36 est un polar vrai, reflétant à merveille l’univers quotidien de la brigade des moeurs et de la Criminelle.

Lire le début ICI

Le tueur de l’ombre de Claire Favan


Chronique de lecteurs
Pour compléter la Chronique de Bruno sur le premier roman de Claire Favan  ICI, voici l’avis d’un lecteur un peu particulier puisqu’il s’agit d’un comité de lecture de bibliothécaires.
9782819500742,0-11723519782266250016,0-1992179Le livre : Le tueur de l’ombre de Claire Favan. Paru le 3 mars 2011 aux Nouveaux Auteurs.   20€20 ; (535 p.) ; 22 x 14 cm
Réedité en poche le 12 juin 2014 e chez Pocket.  7,90€ ; (550 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :

Aux limites de l’insoutenable, une plongée dans les profondeurs abyssales de l’esprit du plus terrible des assassins où même le lecteur est manipulé !

Will Edwards, tueur en série de la pire espèce, parvient à s’évader grâce à un mystérieux complice. RJ Scanlon, profiler et chef d’une équipe d’enquêteurs du FBI qui l’avait lui-même mis sous les verrous, part à nouveau sur les traces de son ennemi le plus intime. Intime au point que cette évasion perturbe le couple que l’enquêteur forme désormais avec Samantha, qui n’est rien moins que… l’ex-épouse du criminel qu’elle a livré à la police. Nul doute que Will Edwards veut sa vengeance. Inexplicablement, l’assassin reste inactif et les mois s’écoulent. RJ Scanlon est dans l’impasse. Mais, lorsque les meurtres reprennent, plus cruels que jamais, Edwards frappe au plus juste avec une telle évidence que le doute s’installe. De subtiles variations dans la signature du dément sont perceptibles. Ont-ils affaire à un imitateur ? Non, bien pire…

Un thriller glaçant plébiscité par un comité de lecture grand public*

*Comité composé de lectrices et lecteurs indépendants.

« Magnétique, envoûtant ! J’ai apprécié le suspense permanent, les retournements de situation inattendus, l’approfondissement psychologique des personnages, le souffle du livre. L’auteure sait lier monstruosité et tendresse : on est sur un fil tout du long du roman ! Ecriture parfaite, rythme fantastique alliant moments de calme et moments explosifs : c’est tumultueux et tendre à la fois ! Merci Claire Favan ! » Jean, 65 ans, Paris.

« Un revirement bluffant, aux deux tiers du livre, laisse le lecteur pantois. » Nicolas, 47 ans, Tarn.

« Intrigue très prenante, j’aime beaucoup ce thème «dans la tête du tueur» qui n’est pas souvent abordé dans les thrillers. » Hélène, 29 ans, Oise.

Un deuxième roman magistral qui vous mène par le bout du nez.

téléchargement (6)L’auteur : Claire Favan : 34 ans, mère de famille, parisienne, Claire travaille dans la finance. Son premier livre, Le Tueur intime, a remporté le Grand Prix VSD du polar 2010.

Extrait
Avec un brusque sursaut de lucidité orgueilleuse, il réalisa que RJ le comprendrait. Il lui était encore pénible d’admettre que le profiler avait lu les coprs de Deby Mc Dermott et Mona Esteves comme des livres. Il avait compris à travers son changement infime de méthode, qu’il avait traversé un passage à vide.
Résumé et avis du comité des bibliothèques de la ville de Paris.
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Le comité de lecture de Littératures policières est composé de bibliothécaires du réseau des bibliothèques de prêt de la Ville de Paris, tous aussi férus de polars, thrillers, et autres romans noirs ou à suspense. J’en suis la coordinatrice et l’animatrice.

Le tueur en série Will Edwards est parvenu à s’évader grâce à un complice. L’enquêteur RJ Scanlon part une nouvelle fois sur les traces de son ennemi, qui n’est rien moins que l’ex-époux de sa femme, Samantha. Le criminel souhaite plus que tout se venger, pourtant il se fait silencieux jusqu’à ce que les meurtres reprennent.

Un de nos 10 coups de coeur 2011

.Un coup de téléphone, en pleine nuit. Et le cauchemar qui recommence…

R.J. Scanlon, profiler au FBI, croyait en avoir fini avec Will Edwards. Mais en quittant la route, le fourgon qui transportait le plus terrible serial killer de ces dernières années a libéré la bête…

R.J. en est certain : Samantha – qui partageait jadis la vie de Will – et lui seront les prochains sur la liste. Mais quand les meurtres reprennent, plus cruels que jamais, de subtiles variations dans la signature du dément sont perceptibles.

Ont-ils affaire à un imitateur ? Non, bien pire...

Ce deuxième roman d’une jeune auteure française fait suite « au tueur intime« . Pour autant il peut se lire sans que vous ayez besoin de lire le premier. Mais nous vous recommandons de lire ce diptyque, vous on aurait encore plus froid dans le dos.

Il faut savoir que ce second opus est beaucoup moins sanglant que le premier. Il est aussi très bien construit et parfaitement abouti. Sa force repose sur l’art de l’auteur de ménager les coups de théâtre et donc le suspense. Elle parvient à surprendre son lecteur voire à le manipuler. Magnétique, envoûtante, la tension est permanente. Les retournements inattendus de situation ainsi que l’approfondissement de la psychologies des personnes sont autant d’atouts majeurs qui servent l’intrigue de cet excellent polar.

Une auteure à découvrir et à suivre.

Lire le début du  le tueur de l’ombre

Lecture d’avant&

Le tueur intime de Claire Favan


Chronique de lecteurs

Aujourd’hui je laisse la parole à BRUNO, pour une Chronique de Lecteurs

Bruno est le deuxième lecteur a venir nous offrir son avis, et je l’en remercie.

Tu es ici chez toi Bruno, reviens quand tu le veux.

9782917144565,0-5698889782757821015,0-1178905Le livre : Le tueur intime  de Claire Favan. Paru le 18 mars 2010 aux Nouveaux Auteurs. 22,25€ ; (668 p.) ; 22 x 14 cm.

Paru en poche en Point, le 10 mars 2011,
 8,50€ ; (636 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Attention ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains. Vous allez entrer dans la tête du tueur… et avec Will Edwards vous n’en sortirez pas indemne. On vous aura prévenu !

À quinze ans, Will a déjà conscience de sa différence. Solitaire, maltraité, il jette son dévolu sur une de ses camarades de classe. Ce qui n’aurait dû rester qu’une banale amourette devient une véritable obsession pour celui qui se révèle déjà comme un prédateur redoutable. Car Will est un tueur en série en devenir qui se construit pas à pas.

Lorsqu’il estime le temps venu de livrer ses victimes au monde, il part sur les routes des États-Unis. Sa signature déroutante ne tarde pas à attirer l’attention du FBI. Pourtant, l’enquête de l’unité spéciale s’enlise.

Un nouveau profiler, RJ, arrive alors en renfort dans l’équipe. Tous les espoirs reposent sur lui pour démêler les mises en scène de ce tueur diabolique.

L’auteur :

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Claire Favan est née à Parie en 1976, mère de famille, parisienne. Elle travaille dans la finance. Le Tueur Intime est son 1er roman.

Claire Favan, est une mère de famille parisienne.
Elle travaille dans la finance et écrit sur son temps de loisir. Elle prend contact avec les éditions Les Nouveaux Auteurs pour son premier livre. Essai transformé puisque « Le Tueur Intime » reçoit le Prix VSD du Polar 2010 ainsi que le Prix Sang pour Sang Polar en 2011.

« Le Tueur de l’ombre, » son second roman, clôture le diptyque sur le tueur en série Will Edwards.

Elle participe aux Aventures du Concierge Masqué puis aux recueils de nouvelles des auteurs du noir : Santé ! puis à Irradié.

Son troisième livre, « Apnée Noire » est paru aux Éditions du Toucan en janvier 2014 et Miettes de sang en janvier 2015.

Gagnantdu Prix VSD du Polar 2010.

Citation : « Will ne demandait qu’à renaître sous une forme encore plus monstrueuse. »
Bonjour, je m’appelle Bruno et j’ai 44 ans. Ma passion est bien évidemment la lecture particulièrement les polars, thrillers fantastiques. J’aime un peu tous les genres en fait mais principalement les polars noirs genre RJ ELLORY ou CLAIRE FAVAN dans le registre Thriller. Je ne passe jamais une journée sans tourner les pages d’un livre. J’adore aussi parler de mes lectures c’est pour ça que j’ai décidé de rejoindre le blog de ma copine Geneviève qui est tout à fait adapté.

Le résumé 

Will Edwards, quinze ans, est quotidiennement battu, violé, humilié. Quand Samantha arrive dans sa classe, belle et protectrice, il renaît. Il tombe amoureux  de sa camarade de classe. Mais Will ne ressemble pas aux adolescents de son âge Alors l’amourette se mue en déception. Décidé à se venger, Will apprend minutieusement les règles de la perversité et de la cruauté. Un véritable enragé ! Devenu un prédateur redoutable, il s’engage sur les routes des États-Unis à la rencontre de ses futures victimes.

L’avis de Bruno :

Pour le livre à défendre, à la surprise générale, je vais parler du diptyque le plus hallucinant que j’ai jamais lu: Tueur Intime et sa suite Tueur de l’ombre tous deux écrits par l’inégalable Claire Favan; l’une des reines du thriller français. Will Edwards, le tueur de ce diptyque, est particulièrement sadique et effrayant car il ne connaît pas la peur, maltraité et violé par son père alors que sa mère était morte. Doté d’un physique ingrat, sa vie n’était vraiment pas facile, jusqu’au jour où il décide de changer d’apparence en se forgeant un corps d’athlète. A partir de la, le nouveau Will est apparu: musclé, beau comme un dieu, mais aussi malheureusement très doué dans l’art du meurtre sadique. Un livre que je conseillerais toujours à toutes les personnes qui auront eu le malheur de ne pas encore avoir lu de livres de Claire Favan.

Lecture d’avant&

Soleil noir de Armèle Malavallon


  th (32)Le livre :  Soleil noir de Armèle MalavallonParu le 12 février 2015 aux Nouveaux Auteurs dans la collection Policier. 19,95 € ; (322 p.) ; 21 x 14 cm.

4 e de couv :

La ville de Montpellier est ébranlée par des morts mystérieuses qui plongent les policiers dans une profonde perplexité. Une enquête intense et irrationnelle va s’ensuivre…

Montpellier, sous le soleil de plomb de juillet. Le corps d’une paisible retraitée, ou plutôt ce qu’il en reste, est découvert un dimanche matin dans son salon. Un petit tas de cendres et, deux jambes intactes semblant miraculeusement rescapées d’un brasier infernal. L’hypothèse d’une combustion humaine spontanée est aussitôt évoquée. Puis la découverte d’un second corps, vraisemblablement victime du même phénomène, lance alors les enquêteurs sur une piste criminelle. Un mystérieux «ange de feu» serait-il le meurtrier ?

th (31)L’auteur :

Armèle Malavallon 42 ans, vit à Montpellier. Petite, Armèle Malavallon-Carlier voulait être Dian Fossey ou Simone de Beauvoir. Elle est devenue vétérinaire, a frayé avec les maladies infectieuses et la vaccinologie en Provence, les cochons et les poulets au Vietnam et les chimpanzés au Congo. Entre autres. 

Grande lectrice et férue de polars en particulier, elle écrit en 2011 deux chapitres du polar interactif Connexions (Plon) lancé par l’émission « Au Field de la Nuit ». sous la direction d’Ingrid Desjours. Encouragée par ce succès et se sentant à l’aise avec le genre, elle entame l’écriture de Soleil Noir, mixant intrigue policière et énigme scientifique.

 Extrait : 
Il n’a jamais vu ça.
Un corps se consumant sans que le feu ne se propage alentour, sans aucune cause apparente de départ d’incendie.
Le médecin légiste n’a pu que constater la carbonisation quasi-totale du corps, sans pouvoir déterminer l’origine du feu, ni la cause exacte de la mort.
Seule la position des jambes au pied du fauteuil et l’absence de brûlures ou de traces de fumée semblent démontrer que la victime était déjà morte, voire plongée dans une profonde inconscience, lorsque le feu a débuté. Il est impensable qu’un être vivant brûlé vif ne soit agité de contractions désordonnées et ne cherche à se débattre contre la morsure des flammes.
L’odeur imprégnant chaque centimètre carré du salon lui revient en mémoire. Une odeur âcre et fétide qui s’incruste dans les pores de la peau, s’agglutine à ses pensées et tourmente ses volutes nasales.
Il revoit la fine couche de suie grisâtre sur l’écran de télévision, les miroirs et les cadres en verre fixés sur les murs (…)
Résumé et avis :

th (30)A Montpellier, en plein mois de juillet, les restes calcinés d’une paisible retraitée sont retrouvés dans son salon. Les policiers s’interrogent d’abord sur une possible combustion spontanée mais deviennent perplexes après la découverte d’un deuxième cadavre. Le commandant Hippolyte Peyot est chargé de l’enquête.  Prix VSD du Polar pour cette vétérinaire de profession qui est aussi chroniqueuse littéraire et dont c’est le premier roman. — Un polar remarquable, avec des personnages et une intrigue bien campés, un style fluide très agréable à lire. Un scénario original, qui se complexifie à mesure que l’enquête progresse. Les différentes pistes explorées nous mènent de rebondissements en rebondissements, de surprise en surprise. Des chapitres courts et nerveux, sans fioritures. Un auteur à suivre. J’attends le prochain avec impatience