Jusqu’à l’impensable de Michaël Connelly


Michael Connelly Jusqu'à l'impensableLe livre : Jusqu’à l’impensable de Michaël Connelly. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Robert Pépin. Paru le 5 avril 2017 chez Calmann-Levy. 21€90 ; (387 p.) ; 22 x 14 cm

4ème de couv

Harry Bosch, retraité du LAPD malgré lui, tente de tuer le temps en remontant une vieille Harley lorsque Mickey Haller, son demi-frère avocat de la défense, lui demande de travailler pour lui comme enquêteur. Cisco, qui occupe ce poste habituellement, vient d’être victime d’un accident de moto aux circonstances plus qu’étranges, et Haller est persuadé que seul Bosch pourra l’aider à innocenter Da Quan Foster, un ex-membre de gang accusé d’avoir battu à mort Lexi Parks, la directrice adjointe des services municipaux de West Hollywood. Si les obstacles sont de taille – la preuve accusant Foster est accablante et il ne reste plus que six semaines aux deux frères avant le procès -, Haller en est sûr, Foster est innocent. Dilemme pour Harry ! « Passer de l’autre côté » ? Tout simplement impensable. Comment défendre un assassin quand on a passé sa vie à en expédier le maximum en prison ? Superbe roman où Michael Connelly s’offre le luxe de présenter une affaire du double point de vue du policier accusateur et de celui de l’avocat de la défense.

« Comme dans un policier à énigme, tout le mystère repose sur un seul et minuscule indice. Régal supplémentaire pour le lecteur : suivre l’affaire des deux points de vue de la défense et de l’accusation ». New York Times
Michaël ConnellyL’auteur :Michaël Connelly est né à Philadelphie , le 21/07/1956. Il a été journaliste est reçoit le prix pulitzer en 1992 Ses reportages sur les émeutes de Los Angeles  Il se lance dans la carrière d’écrivain en 1992 avec « Les Égouts de Los Angeles », son premier polar, où l’on découvre le personnage de Harry Bosch, inspecteur du LAPD (Los Angeles Police Department), le héros récurrent de la plupart des romans suivants. Il reçoit pour ce livre le prix Edgar du meilleur premier roman policier.
Extrait :
Bosch savait que c’était comme ça que ça marchait. La loi était flexible. Dès qu’il y avait des avocats, il y avait matière à marchés. Le juge, qui le savait, lui aussi, se retrouvait dans une situation intenable. Personne dans la salle d’audience n’ignorait que Hennegan était un trafiquant de drogue. Mais l’arrestation étant fautive, les éléments de preuve en étaient contaminés. En gardant Hennegan à la prison du comté, le juge permettait aux parties d’œuvrer à une solution interdisant la libération d’un trafiquant de drogue.

 Résumé et petit avis de Kris

Kris et Connelly

Jusqu’à l’impensable – Michaël CONNELLY

Da Quan Foster, ex-membre de gang accusé du meurtre de Lexi Parks, élue locale de West Hollywood, est défendu par Mickey Haller. Privé de Cisco, son partenaire habituel, Haller persuade difficilement son demi-frère, l’inspecteur Harry Bosch, désormais retraité, de l’aider à disculper son client. Les preuves accablent Foster et les deux frères n’ont que six semaines avant le procès.

Comment passer du côté de la Défense quand on a œuvré toute sa vie pour l’accusation ! IMPENSABLE ! Et pourtant Harry l’a fait mais pour mieux découvrir le vrai coupable.
On ne peut que faire confiance à Harry pour se tirer d’un mauvais pas … Quoique …
Décidément ce nouveau tandem Mickey HALLER/Harry BOSH m’a beaucoup plu et m’a confirmé que Michaël CONNELLY est un grand Monsieur et est toujours en tête de mes auteurs favoris.
Encore un excellent moment passé en leur compagnie.

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L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski


L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski :

Un premier roman magistral, un coup de foudre inévitable.

 

 Le livre :L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowsky . Paru le 15 mai 2008 chez Odile Jacob. 19,90 € ; (286 p.) ; 22 x 15 cm.

L’edition en poche chez le même éditeur est parue le 4 juin 2009. 7,90 € ;  (281 p.) ; 18 x 11 cm

 

 

4e de couv

L’affaire Clémence Lange

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An.

Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente.

Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers…

 

L’auteur :  On ne sait pas grand chose de Laura Sadowski, si ce n’est qu’elle est avocate, elle habite Paris et qu’elle a écrit 6 romans policiers, 1 roman SFFF et 1 recueil de 3 nouvelles policières elles aussi.

Elle dit aussi en parlant de son enfance : « J’ai eu une enfance studieuse. J’ai aimé l’école et les universités passionnément » .

Elle se définit comme un écrivain-sculpteur qui, à partir d’une matière, façonne, modifie, transforme… Elle part d’une idée directrice, forte. Ensuite, elle s’attache au début et à la fin. Son travail d’écriture va consister à tramer entre ces deux pôles.

 

Ma petite lecture

Avant de partir à Chamonix rejoindre sa fiancée, Nicolas Kléber doit se rendre à Fleury-Mérogis où Clémence Lange, une détenue dont il a perdu le procès aux assises trois ans auparavant, est accusée d’insubordination et doit comparaître devant le conseil de discipline. Rongée par la rancœur depuis son incarcération, elle veut punir son avocat de l’incompétence qui l’a privée de 15 ans de liberté.

L’écriture de ce livre est parti d’un fait divers. Il aura fallu à l’auteur broder autour de celui-ci pour nous proposer un des premier legal thriller français. Cette catégorie de polar est plutôt l’apanage des auteurs made in USA. On connaît Michael Connelly, John Grisham, Scott Turow. Et bien maintenant il faut compter avec Laura Sadowski.

Laura SADOWSKI est avocate de formation. A travers ce titre elle nous fait revivre et découvrir tous les aspects procéduriers et juridiques d’un procès aux assises. Cet exercice est périlleux mais grâce à sa plume fluide et son style concis, elle rend tout cela attrayant. Et jamais ces aspects techniques de la justice française ne nous paraissent ennuyeux. Bien au contraire, c’est eux qui créent la tension dramatique.

 

Extrait : « Ainsi, tous les témoins acquis aux débats étaient présents. Cependant ces derniers n’étant pas autorisés à assister aux échanges qui précèdent leur déposition, ils doivent, après l’appel, se retirer dans la pièce qui leur est réservée et dont ils ne devront sortir que pour déposer séparément. Aussi, sur invitation de l’huissier, les sept individus quittèrent la salle d’audience par la porte devant laquelle ils s’étaient regroupés. » 

 

Laura nous livre aussi un plaidoyer contre les conditions de détention dans les prisons françaises. Leurs états de délabrement. A Fleury Mérogis, la majorité des cellules sont prévues pour être individuelles avec une superficie de 11 m², équipées d’un lavabo et de toilettes mais elles comportent deux lits superposés. Allez comprendre.

Mais surtout l’auteur nous entraîne dans un huit clos glaçant, où les deux protagonistes vont devoir jouer leur partition avec minutie. Où chacun va devoir tenir ou revoir ces positions. Ici le lieu devient un élément essentiel, un personnage à part entière de la pièce qui se joue. Cette cellule participe à la dramaturgie qui se noue. Elle oblige à la proximité, à l’empathie.

 

Extrait 2 : « Voilà. A présent, il connaissait les raisons de sa captivité. Clémence Lange n’était ni folle à lier, ni de mauvaise foi, ni ignorante de la réalité : elle était un bras vengeur qui réclamait justice. Et elle désignait son défenseur, son principal accusé »

Un huis clos terrifiant, où Laura Sadowski réinvente le thriller judiciaire en y incluant une pointe de roman noir.

Laura nous ravit par son talent, malheureusement pas encore assez reconnu. Mais c’est surtout par son humanité qu’elle nous séduit.

Lisez les romans de Laura Sadowsky mais surtout n’hésitez pas à aller à sa rencontre.

On repart toujours heureux d’une rencontre avec Laura Sadowsky. Elle sait nous mettre en avant, et nous reprenons confiance. Avant même de nous parler de ses romans, elle nous parle de nous. Elle ravive chaque fois la part d’humanité qu’il reste en nous. On ressort toujours bienveillant d’une lecture d’un livre de Laura Sadowsky. Bref. Il faut lire Laura et surtout la faire connaitre.

 Extrait 3 – 4 et 5:
 «Cette pièce est mon royaume, Maître, rétorqua-t-elle en désignant la pièce d’un geste large des bras. Ici, j’ai tous les droits. Je suis votre geôlière, votre juge, votre avocat, votre infirmière, votre pire ennemie ou votre meilleure amie. C’est à vous de décider.»
«C’était à présent l’épouvante qui dominait en lui, la terreur de devoir payer son incompétence. »
«Tant de sentiments le submergeaient en ce moment, le remords, la stupéfaction, la peur, la colère… C’était à peine s’il parvenait à respirer »
 

 En savoir plus:

 Une autre lecture de L’affaire Clémence Lange avec mon ABCdaire

Pour mieux connaitre  notre auteure et surtout pour écoutez Laura Sadowski :

http://blogs.paris.fr/alairlivre/2012/09/04/paris-est-la-ville-du-crime/

 


 

 

L’enfant invisible de Cornelia Read


Mes petites lectures
 41Rniug2tWL._SX195_Le livre : L’enfant invisible de Cornelia Read. Traduit de l’américain par Laurent Bury.Paru le 4 mai 2011 chez Actes Sud dans le collection Actes noirs. 23€40 ; (407 p.) ; 25 x 15 cm

+874Réédité en poche par Babel le 6 avril 2016. 9€90 ; (515 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Madeline Dare, la jeune héroïne délicieusement cynique de L’Ecole des dingues, accepte d’aider une cousine à nettoyer le cimetière familial laissé à l’abandon depuis des décennies. La végétation a tout envahi et recouvre indifféremment les tombes de ses ancêtres et les sépultures sans nom des esclaves enterrés auprès d’eux. Mais, en débroussaillant, la jeune femme fait une sinistre découverte : un tout petit squelette à la cage thoracique défoncée. L’autopsie révélera que l’enfant noir de trois ans a été tué à coups de poing. Bouleversée mais déterminée à ce que justice soit rendue, Madeline décide de suivre l’enquête de près. Elle ne se doute pas que l’écho de son propre passé va entrer en résonance avec la destinée macabre du pauvre enfant.

 

4967L’auteur Née à Cornelia Read est issue d’une vieille famille américaine qui a connu des jours meilleurs. Elle grandit dans un milieu hippie, en Californie.
Elle se définit comme une « rescapée » de son milieu social WASP.

Après l’université, elle devient journaliste. Une période de chômage la voit atterrir plus ou moins par hasard dans un atelier d’écriture de polars où elle commence à écrire en reprenant un fait divers réel dont son entourage lui a parlé et qui n’a jamais été résolu : cela donnera Champs d’ombres.

Cornélia Read a connu un jolie succès avec son premier roman «Champs d’ombre» (Actes noirs, 2007) roman finaliste de nombreux prix, dont l’Edgar Award. Deux ans plus tard, elle récidive avec «L’école des dingues» paru chez Actes Sud.

Extrait :
« Les gamins des villes savent que les terrains vagues envahis par les broussailles abritent toutes sortes de bêtes dangereuses : des chiens féroces, des rats gros comme des blaireaux, avec de longues dents jaunes et tordues.
Et un grand terrain comme celui-ci devait également héberger toutes sortes de gens dangereux. »

Résumé et petit avis :

Madeline Dare, rejeton sans fortune d’une vieille famille de Long Island, éduquée dans un milieu snob et privilégié, végète comme rédactrice pour le journal local et, d’une manière générale, déteste Syracuse, trou perdu où elle doit vivre souvent seule puisque son mari s’absente régulièrement sur des chantiers au Canada.

Par la suite elle deviendra professeure dans un étrange collège privé. Son mari adoré ayant perdu son boulot, elle doit accepter un poste de professeur d’histoire dans un établissement privé pour adolescents à problèmes. Madeline a quitter son trou de Syracuse et la voilà dans les monts Berkshire, Massachusetts, après quelques ennuis avec la justice (elle a quand même abattu un homme) !

  Dans ce troisième volet en retrouve notre héroïne à New York où elle est journaliste. Madeline Dare découvre par hasard le cadavre d’un très jeune enfant, Tony. Rapidement, les soupçons se tournent vers la mère et son compagnon, et le procès de l’horreur s’ouvre. Dans l’atmosphère fiévreuse du New York du début des années 1990, sur fond de tensions sociales, de lutte antidrogue et de violence interraciale, Madeline va devoir affronter des vérités douloureuses. Quel que soit le prix à payer pour cela.

La mort de Tony et le procès des parents sert de fil conducteur au roman.

 Cornelia Read  dresse ici un tableau sans concession du New York jeune et intellectuel dans les années 90. Une jeunesse désenchantée, à la recherche d’un emploi stable, dans une société en crise.

Elle en profite pour égratigner les milieux conservateurs et bourgeois où  souvent le manque de culture est remplacé par l’argent parfois facilement gagné.

Avec Madeline Dare, son héroïne sympathique, curieuse et dynamique, Cornélia Read nous propose une intrigue parfaitement maîtrisée. Elle manie avec brio un humour ravageur qui mettent en relief ces fait divers sordides qu’elle explore.

Une auteur à découvrir ou à redécouvrir.

Lire ICI le début

L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski : L’ABCdaire de deux nanas fondues de…Sadowski.


Laura

Bonjour à tous,

Nous sommes de retour !! Les motordus d’Anne-Ju et Collectif Polar sont heureuses de vous retrouver pour cette nouvelle lecture commune. Le choix s’est porté sur :

L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski.

J’ai voulu faire découvrir ce titre à mon petit padawan et je vais découvrir avec vous son avis à travers cet abécédaire, notre troisième…Et le premier de 2016

L'ABCdaire de deux nanas fondues de sadowskiLe principe est simple, avec Anne Ju, on se partage les 26 lettres de l’alphabet. Chacune met un mot sur chacune des  13 lettres qui lui ont été attribuées. Ces mots définissent, un sentiment, un ressenti, une impression que nous a laissé cette lecture. Ensuite, chaque mot sera expliqué par nous deux.

Le challenge c’est aussi de parler du livre à travers des mots qui ne sont pas de notre propre ressenti.

Affaire CL&Affaire CLLe livre : L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski . Paru le 15 mai 2008 chez Odile Jacob dans la collection Thriller.  19€90 ; (286 p.) ; 22 x 15 cm
Réédité en poche  le 4 juin 2009 toujours chez Odile Jacob. 7€90 ; (281 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

L’affaire Clémence Lange

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An.

Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente.

Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers…

Un huis clos angoissant, où Laura Sadowski réinvente le thriller judiciaire.

Affaire CL&&L’auteur :

De Laura Sadowski, on ne sait presque rien si ce n’est qu’elle a eu « une enfance studieuse et qu’elle a aimé  l’école et les universités passionnément. »

On sait aussi que Laura Sadowski est avocat et qu’elle est une talentueuses auteure.

 

 

Pour cette nouvelle lecture commune nous nous sommes partagé simplement l’alphabet, une lettre sur deux. Anne Ju commençant par le A…

Voici donc mon Abécédaire de B à Z

 

12458966_426159310905953_1926235343_o (1)ABCdaire de deux nanas  fondues de Sadowski

 L’ABCdaire de Collectif polar

 

 

 

B comme : Barreau

GVL : En effet, notre auteure est avocate  au barreau de Paris, c’est à peu près tout ce que l’on sait d’elle. Mais qui mieux qu’une avocate pouvait nous offrir un roman de plaidoiries aussi abouti.

AJC : Clémence Lange se trouve derrière les barreaux. Comme quoi ce mot est bien choisi maitre Jedi pour ce livre.

  D comme Découverte

GVL : Pour moi ce titre a été une de mes plus belles découvertes de ces dernières années.

Découverte d’un nouveau genre à la française mais surtout découverte d’une auteure avec un talent immense. Une auteure qui n’hésite pas à chaque roman à ce mettre en danger en changeant de style, de genre et d’ambiance.

Mais Laura a un plus c’est une formidablement belle personne. Et ça, ça transpire sous sa plume.

AJC : C’est grâce à mon maitre Jedi que j’ai pu découvrir cette auteure que je ne connaissais pas du tout. Et je suis ravie de ce choix. J’ai vraiment aimé son style et ce huis clos (une atmosphère que j’apprécie beaucoup). J’ai hâte d’en lire d’autres.

  F : Fleury Merogis :

 GVL : C’est le cadre de notre roman. C’est dans cette maison d’arrêt que notre auteure à situer son action.

Le complexe pénitentiaire de Fleury-Mérogis, édifié entre 1964 et 1968, comprend :
– une maison d’arrêt pour hommes ;
– une maison d’arrêt pour femmes ;
– une maison d’arrêt pour jeunes détenus ;
– une caserne de gendarmerie et les logements du personnel.

En 2010, Fleury Merogis est le plus grand établissement pénitentiaire d’Europe avec 2 855 places. Et il a fait l’objet de travaux de réhabilitation entre 2008 et 2014.

 AJC : Merci Geneviève pour toutes ces infos…J’espère que l’on n’ira jamais y faire un tour !!!

 Mais de rien chère Anne JU

 H comme Huis-Clos

GVL : Laura Sadowski nous offre ici un parfait huit clos terrifiant et magistral.

Clémence Lange à séquestrer son avocat. Une détenue qui clame son innocence et lui reproche sa mauvaise défense.

Mais ce qui m’a paru intéressant dans ce contexte c’est le twist qui s’opère. L’avocat se retrouve accusé et la prisonnière devient son « procureur ».

Ce renversement de situation des plus cocasses est le nœud central de l’histoire. C’est à partir de là que le lecteur  peut entrer dans la tête des deux protagonistes et chercher à voir la vérité, leur vérité.

Rien à rajouter votre honneur.

AJC : Comme je le disais pour la lettre D, j’adore ce genre d’ambiance. Pour moi, c’est un exercice difficile car il faut retranscrire tellement de chose en peu de temps que c’est vraiment une performance. Et l’auteure a parfaitement réussi !
  

J comme Justice 

GVL : Avec ce roman, Laura Sadowski nous entraîne dans les arcanes de la justice française. Elle nous en montre les rouages, les tenants et les aboutissants. Et tout cela est parfaitement calibré et ne nuit en rien à l’intrigue. Bien au contraire.

AJC : Ah les rouages de la justice française, on pourrait en débattre pendant des années et des années. D’ailleurs, c’est ce qui se passe depuis la nuit des temps. Alors, on ne peut pas dire qu’elle n’a pas évolué mais hélàs pas aussi vite que la société. Mais j’en arrive à me poser la question : ce retard n’est-il pas un bien ?

 

L : Legal Thriller

GVL : Laura Sadowski invente le Legal Thriller à la française. C’est en voyant le succès d’un auteur comme Grisham auprès du public français qu’est née chez notre auteur l’idée d’écrire des thrillers judiciaires. Et avec ce titre elle réinvente le roman de prétoire et lui apporte une sacrée modernité.

AJC : Alors là, je viens d’apprendre un nouveau terme. Comme quoi j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, merci Maître Jedi

  

N comme Nuit :

GVL : J’ai lu ce polar en une nuit. Je n’ai pas pu m’en décrocher. J’ai été en apnée tout le temps de la lecture. Je suis rentrée d’emblée en empathie avec les personnages. J’ai ressenti tour à tour les sentiments de Clémence, sa frustration, sa colère, ses espoirs…J’ai compris la surprise puis la terreur de maître Kleber, j’ai vu aussi son jeu de séduction, sa façon bien à lui qu’il avait de vouloir échapper à sa séquestration.

Oui il m’a fallu une nuit, simplement une nuit pour lire ce polar mais il reste depuis tout ce temps dans mon panthéon et je le recommande, je l’offre aussi dès que je le peux.

AJC : Maitre Kleber va se souvenir de la nuit qu’il va passer dans cette cellule. Tout se joue en 1 seule. Clémence Lange mise toute sur cette dernière nuit. Encore un élément qui rajoute de l’angoisse à ce huis clos.

 P comme Prison

GVL : A travers ce roman, Laura Sadowski dénonce les conditions d’incarcération des prisonniers dans les établissements pénitentiaires français.

Quand on lui pose la question : Quelle est votre vision sur l’état des prisons françaises ?

Elle répond :
« Épouvantable. Les observateurs internationaux des prisons ne cessent de dénoncer des conditions qui transforment des détenus en bêtes. Ils sortent pires que quand ils y sont entrés »

AJC : Il y a quelques mois, j’ai vu un téléfilm avec Mathilde Seigner, tiré du livre « Médecin chef à la prison de la Santé ». J’avais tellement été outrée pour certaines choses. Après, je ne suis pas d’accord pour tout mais ça, c’est un autre débat.

 R comme Rencontre

GVL : Si j’ai lu ce livre c’est avant tout parce que j’ai eu la chance de rencontrer cette auteure que je ne connaissais pas. Et vous savez comme moi comme j’aime lire les premiers romans. Alors forcément je suis allée rencontrer Laura Sadowski. J’ai voulu en savoir plus sur ce livre, comprendre sa genèse. Et j’ai passé un des plus beaux moments de ma vie.

C’était à Saint Maur en Poche (SMEP) il y a quelques années. En 2009 ne semble-t-il, ou 2010. J’étais là dès l’ouverture et Laura a été un des premiers auteurs que je suis allée voir. Nous avons discuté longuement, plusieurs heures. Laura n’a même pas pris le temps d’aller déjeuner avec ses condisciples. Nous avons parlé polar, romans, écriture et sans doute d’autres choses.

Bref la journée fut belle, le soir quand je suis rentrée chez moi, j’ai lu ce roman dans la nuit. Et le lendemain matin de retour à SMEP, j’en reparlais avec Laura.

Putain de week-end !

AJC : Waouh quelle belle rencontre….Bon bah maintenant, c’est à moi de la rencontrer 😉

Ah que j’aimerai Petit Padawan, rencontrer Laura c’est un moment inoubliable.

 

T : comme Tragédie

GVL : Tout le talent de Laura Sadowski c’est de nous plonger dans cette histoire et de nous faire vivre celle-ci comme on pourrait vivre un drame grec. L’héroïne de cette histoire a un peu de Médée, d’Antigone, de Phèdre. Comme dans la tragédie grecque, elle lutte en vain contre la fatalité du destin.

 Ici l’auteur respecte parfaitement les codes de la tragédie. L’intrigue est simple et se déroule dans un lieu unique, en une seule journée c’est la règle des trois unités. Et tout cela est mené de main de maître.

AJC : Que veux-tu que je rajoute à cette analyse ? Rien c’est juste parfait !

 Ben dis moi miss Anne Ju, je t’ai connue plus inspirée ! lol

 

V comme : Vérité

GVL : Ce roman n’est qu’une longue quête de la vérité.

Et chacun détient la sienne. Celle qui lui est propre. Celle qui lui va le mieux qui colle avec son point de vue, sa façon de penser, de voir les choses.

Clémence à sa propre vérité, maître Kleber a aussi la sienne.

Le lecteur lui va se faire sa propre opinion afin de trouver sa part de vérité dans cette histoire. Mais où se cache-t-elle cette vérité tant souhaitée ?

AJC : Comme tu dis, c’est une longue quête. Au final, j’ai eu du mal à me demander quelle vérité était la bonne ? La vérité côté Kleber, Lange, Sadowski et la mienne…tellement de choix, de possibilités et d’erreurs

  

X comme : Exponentiel

GVL : L’intrigue de ce roman est exponentielle. Elle augmente en effet de façon rapide et continue. Elle est  galopante et véloce. Bref tout ici est mis en marche pour nous tenir en haleine.

AJC : Waouh bien joué pour le mot car je séchais aussi. Tu as trouvé le bon mot pour décrire le rythme de cette intrigue…

  

Z comme : Zélote

GVL : Vous l’aurez compris, je suis une fan inconditionnelle de ce roman mais aussi de cette auteure. Et c’est avec acharnement que je veux vous faire découvrir ce titre. Et sans relâche je ferai reconnaître le talent de Laura afin d’un jour ses polars soient lus par le plus grands nombres d’entre vous.

De plus Laura ne se contente pas de faire ce qu’elle sait faire de mieux, elle explore tour à tour tous les genres du roman policier. Du judiciaire, du thriller, du thriller fantastique, du roman psychologique, rien ne lui résiste. Elle aime les défis.

Je viens de finir son tous dernier «  Si loin, si proche de toi », j’ai été scotchée, Laura Sadowski nous offre là roman psychologique de toute beauté qui m’a décontenancée du début à la fin.

Alors je vous le dis comme une supplique, foncez sur ces polars….

AJC : Alors là tu termines en apothéose car ce mot conclut bien notre nouvelle lecture commune. Encore une découverte pour moi que je conseille à tous les amoureux de ce genre. Bon, ma carte bleue est prête pour devenir une fan aussi.
Bonne lecture à tous.

Pour voir la suite et retrouver l’Abécédaire d’Anne JU c’est ICI

Affaire CL&&& Extrait : 

Ainsi, tous les témoins acquis aux débats étaient présents. Cependant ces derniers n’étant pas autorisés à assister aux échanges qui précèdent leur déposition, ils doivent, après l’appel, se retirer dans la pièce qui leur est réservée et dont ils ne devront sortir que pour déposer séparément. Aussi, sur invitation de l’huissier, les sept individus quittèrent la salle d’audience par la porte devant laquelle ils s’étaient regroupés.

La géométrie du tueur / Laura Sadowski


Mes petites lectures

$$&& Le livre : La géométrie du tueur de Laura Sadowski. Paru en 2011 chez Odile Jaboc dans la collection Thriller. 19€30 ; (380 p.) ; 22 x 15 cm

4e  de couv

La Géométrie du tueur

Voilà deux ans que la fille unique de Mathis Clay’h, avocat, a disparu une nuit sans laisser de traces. Depuis, divorcé, dépressif et insomniaque, il tente de surmonter sa douleur en assurant des permanences pénales qui le font errer des parloirs des commissariats aux couloirs des tribunaux.

L’apparition soudaine d’un tueur en série et maître chanteur, dont le procès est imminent, va le plonger dans un effroyable dilemme : réussira-t-il à faire acquitter ce psychopathe criminel pour obtenir la vérité sur la disparition de sa fille ? Et si elle était toujours en vie ?

Saisissant et haletant, le nouveau roman judiciaire de Laura Sadowski nous entraîne dans une enquête terrifiante doublée d’une quête bouleversante.

AVT_Laura-Sadowski_3283L’auteur : Laura Sadowski est avocate, elle a a publié plusieurs thrillers et romans policiers à succès : L’Affaire Clémence Lange, La Peur elle-même, L’Origine du sexe, La Géométrie du tueur, Sanglante sera ta fin et Si loin, si proche de moi

Auteur également de fantasy fantastique, elle a publié La Guerrière de Shanghai.

 

Résumé et avis :

La géométrie du tueur / Laura Sadowski

Maître Clay’h, depuis que sa fille unique a disparu il y a sept ans, enchaîne sans conviction les dossiers mineurs pour lesquels il est commis d’office. Alors que le procès aux assises d’un criminel médiatique débute, celui-ci renvoie son avocat et contraint Clay’h à se charger de sa défense, en échange d’informations sur sa fille.

Laura Sadowski est un auteur discret qui malheureusement n’est pas médiatisé. Avec ce magnifique « roman judiciaire », cet excellent legal thriller , elle va vous surprendre. Comme pour ses ouvrages précédents, l’auteur nous épate toujours par son style, son scénario et la qualité de son écriture. C’est fort, prenant, palpitant, passionnant. Mais aussi intelligent, sensible et déstabilisant. A lire absolument, d’urgence : l’histoire va vous poursuivre longtemps après avoir refermé le livre.

Verdict / Justin Peacock


Mes petites lectures

9782355840449,0-5685519782266207508,0-2866376Le livre : Verdict / Justin Peacock. Paru le 4 novembre 2010 chez Sonatine. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Johan-Frédérik Hel Guedj.  22€  ; (368 p.) ; 23 x 15 cm

 

Rééditeur en poche chez Pocket  12 novembre 2015.  7€30 ;  (448 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

«Lorsqu’on se demandera quels ont été les meilleurs thrillers de l’année, nul doute que Verdict figurera à la toute première place. C’est dans son genre un roman exceptionnel. Méfiez-vous tout de même, une fois que vous aurez ouvert ce livre, vous ne pourrez plus le refermer !» The Washington Post

Joel Deveraux est à l’orée d’une brillante carrière dans un cabinet réputé d’avocats d’affaires new-yorkais. Mais celle-ci est brisée net par une sinistre histoire de drogue, et Joel se retrouve du jour au lendemain avocat commis d’office dans de minables affaires de délinquance. Lui qui ne fréquentait que les hautes sphères de la société se retrouve ainsi dans les rouages les plus misérables du système juridique, parmi les pauvres et les déshérités.

Vient enfin le jour où il est affecté à une affaire plus importante, aux côtés d’une autre avocate, Myra Goldstein. Un dealer notoire est accusé du meurtre d’un jeune étudiant. Le suspect est noir, la victime juive et blanche. Lors d’un procès passionnant, aux rebondissements multiples, Joel va vite comprendre qu’en matière criminelle la culpabilité ou l’innocence d’un prévenu importe moins que la force de persuasion de son avocat. Et que le verdict dépend bien souvent de celui qui aura su raconter l’histoire la plus convaincante.

Servi par une écriture magnifique, Justin Peacock, salué par une critique unanime, se hisse d’emblée à la hauteur des grands maîtres du genre, de John Grisham à Scott Turow. Sa connaissance parfaite du milieu judiciaire américain et de ses dérives donne à cet ouvrage, fourmillant de détails sur les procédures et la vie quotidienne des avocats, un aspect brut et quasi documentaire qui le rend plus terrifiant encore.

«Peacock conjugue ici le meilleur du thriller judiciaire avec un réalisme digne de la série Sur écoute. On ne peut rêver mieux.» Entertainment Weekly

may4338L’auteur :

Diplômé de Columbia et de Yale, Justin Peacock est avocat. Il a plaidé de nombreux cas criminels, où la peine de mort était requise. Il vit à Brooklyn. Verdict est son premier roman.

Citation :
Un procès criminel, c’est une forme de sauvetage de la vérité, mais l’avocat de la défense ne fait pas partie de l’équipe de sauvetage.

 

Résumé et avis :

 Licencié d’un grand cabinet d’avocats d’affaires à la suite d’une sordide histoire de drogue, Joël Deveraux use sa robe sur les bancs des comparutions immédiates. Commis d’office à Brooklyn, il enchaîne les dossiers les plus minables de délinquance jusqu’au jour où il est affecté à une affaire plus importante… jusqu’à sa première affaire de meurtre. Suspect noir, victime blanche : le procès s’annonce compliqué pour la défense. Associé à Myra Goldstein, une avocate talentueuse et cassante, Joël va vite apprendre que la vérité, au tribunal, importe moins que la vraisemblance. Il prend conscience que la force de persuasion de l’avocat prime sur la culpabilité ou l’innocence du prévenu et sur le procès. Après tout, seul compte le verdict…

Justin Peacock, avec sa connaissance du système judicaire américain, tient son lecteur en haleine tout au long de ce très bon roman « legal thriller ». Il dépeint parfaitement ici les arcanes et les rouages de ce système. Il propose une critique fine et une réflexion authentique du milieu judiciaire. De plus son personnage principal est magnifiquement décrit, entre déchéance et rédemption…

Une très belle découverte.

Commis d’office de Hannelore Cayre


Lecture d’avant&

 9782757811597,0-490419 9782864245087,0-214647Le livre : Commis d’office de Hannelore Cayre. Paru le 8 septembre 2004 chez Metailier dans la collection Suite Française, Suite, Noir; 7€ ;  (124 p.) ; 19 x 13 cm
 Réédité en poche au Point , le 8 janvier 2009.  Disponible Broché 7€60 ; (411 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :     

Comment Christophe Leibowitz, avocat revenu de tout, loin des belles affaires d’Assises dont tout le monde parle, éternel commis d’office à la défense de délits minables, est-il enfin parvenu à être satisfait de son sort?

Est-ce parce qu’il occupe ses journées à convertir avec une patience extrême un proxénète albanais à la lecture de L’Éducation sentimentale derrière les barreaux de la prison de Fresnes? Ou est-ce parce que son nom s’étale en première page aux côtés de celui de l’ennemi public numéro un?

téléchargement (48)L’auteur : Hannelore Cayre est une romancière, scénariste et réalisatrice française, née le 24 février 1963 à Neuilly-sur-Seine. Elle est également avocate à la cour d’appel de Paris en tant que pénaliste et collabore à la Revue XXI.

« Je m’appelle Christophe Leibowitz, je suis avocat pénaliste. Commis d’office, je défends les frappes de banlieue et les truands à la petite semaine, les dealers qui n’ont pas le sens du commerce. Je ne pensais pas pouvoir intéresser un proxénète cogneur en lui racontant Flaubert, ni même un jour faire évader de Fresnes l’ennemi public numéro un, et pourtant… »

Extrait :
S’il y avait un confrère désigné, il l’était obligatoirement par un des escrocs qui risquaient d’aller en prison car pour faire sortit un pénaliste de son lit un jour de fête, il fallait aligner au moins trois mille euros sur la table de son petit-déjeuner. Restait un dossier potentiellement payant qui passerait devant le juge des libertés. Potentiellement, car si par extraordinaire, ce magistrat décidait de le laisser repartir sous contrôle judiciaire, j’avais fait une journée pour rien. Seule l’incarcération du prévenu fait manger l’avocat. Si le prévenu sort, l’avocat retourne à la case départ, il ne gagne pas ses trois cents euros. Cela allait à l’encontre de mon intérêt de débusquer des nullités dans le dossier de ce pauvre type, de tenter de le maintenir en liberté.

Résumé et avis :

A 40 ans révolu, Christophe Leitbowitz-Berthier est un avocat pénaliste enthousiaste mais déçu par son milieu professionnel. Il traîne son âme de bon samaritain de commissions d’office en dossiers minables. C’est là, à l’occasion d’une plaidoirie, qu’il est « remarqué » par un avocat à la réputation sulfureuse. Ce dernier l’engage à ses côtés dans la défense des gros truands et le fait goûter aux fruits de sa prospérité. Leitbowitz ne mettra pas longtemps à comprendre que l’engouement soudain qu’il suscite chez son confrère est loin d’être désintéressé et qu’il le conduira… derrière les barreaux.

La justice au quotidien, des personnages surprenants, une intrigue solide, des situations cocasses pour un premier roman qui s’impose immédiatement par son rythme et un ton original et rapide.

6a00e5517d7b728833014e8a0c1cae970dCe premier roman est une satire. Une histoire d’hommes écrite par une auteure politiquement incorrecte et un portrait hilarant de la scène judiciaire. On pourrait croire se livre noir et désabusée mais c’est sans compter sur le plume légère et le style réjouissant de l’auteur. Ici l’humour est distillé de façon subtile et il est parfaitement dosé.

 Hannelore Cayre est avocat pénaliste, elle défend le même type de clients que son héros et fait ici le portrait d’un milieu professionnel qu’elle connaît bien. Commis d’office, prix Polar derrière les murs 2005, a été adapté au cinéma par l’auteur, avec Roschdy Zem dans le rôle principal.

Ecoutez le début :