Apero Polar : Rencontre avec Laura Sadowski.


Apero Polar : Rencontre avec Laura Sadowski.

Samedi 29 juin avait lieu à la bibliothèque Parmentier dans le onzième arrondissement de Paris, une grande première.

La bibliothèque proposait une rencontre avec un auteur pendant ses heures d’ouverture au public.

Jusque là, les rares rencontres programmées avaient eu lieu après la fermeture de la bibliothèque.

Ce pari risqué, je voulais le réaliser à tout prix. Faire cohabiter une animation en direct avec les services habituels de notre bibliothèque.

Même si j’ai eu un peu de mal à convaincre ma direction, j’étais sûre de mon coup.

Surtout que pour le réaliser, j’ai fait appel à Laura Sadowky.

Laura c’était mon joker, mon atout. Je savais que si cela se faisait, avec Laura j’avais toutes les cartes en main pour tenter la quinte flush.

Et cela est arrivé, la rencontre a eu lieu et la quinte flush a été royale.

Laura Sadowsky a donc accepté ,malgré la programmation tardive.

Ce 29 juin ce n’était vraiment pas la bonne date.

Le premier week-end des départs en vacances des parisiens.

Le premier week-end des soldes.

Un samedi forcément plus calme dans notre bibliothèque.

Laura Sadowsky a fait 300 km pour venir à notre, à votre rencontre. Et quand elle est arrivée force était de constater que le public manquait au rendez vous.

Je ne sais pas qui de l’auteur ou de la bibliothécaire était la plus déçue.

Puis la rencontre a débuté, et notre petite salle improvisée c’est remplie.

Tous se sont mis à écouter religieusement la conférencière.

Mais de conférence il n’en était point question, enfin point au sens où nous l’entendons.

Non, Laura a appelé le public à elle. Elle pose la problématique et interroge les personnes présentes dans la salle.

Le polar, une littérature populaire mais bien plus qu’un simple genre littéraire.

Elle expose des faits, raconte des anecdotes, remonte ainsi le temps. Du 17e à nos jours nous visitons la littérature qu’elle soit blanche ou noire. Pas de différence.

Tout y passe, qu’est-ce que le polar? Que met-on derrière ce mot?

On appelle récit policier, un texte narratif (un roman ou une nouvelle) dans lequel une énigme (meurtre, vol, etc.) doit être résolue. Dans le cadre de cette énigme, une enquête est ouverte et est menée par un détective ou un inspecteur qui doit l’élucider.Un récit policier a du succès s’il réussit à maintenir le lecteur en haleine. Pour cela, l’auteur utilise ce qu’on appelle le suspense. On parle de suspense quand un péril grave menace un héros ou une population.

Ex. : Un tueur en série se livre à de nombreux crimes et il faut absolument trouver le coupable avant que d’autres crimes ne soient commis.

 De The Murders in the Rue Morgue d’Edgar Poe (1841),à Une ténébreuse affaire de Balzac.

D’Émile Gaboriau aux feuilletonistes du 19e siècle, nous esquissons les prémices du genre.

Où nous allons voir émerger le figure de l’enquêteur, le personnage de pur enquêteur dans une logique scientifique devient la référence en la matière.

De Sherlock Holmes à Routabille, de Conan Doyle à Gaston Leroux ou encore Maurice Leblanc le roman de détection ou d’énigme ou de mystère (variante anglo-saxonne : le whodunit) ; le roman d’enquête (enquête pouvant être menée par un policier, un détective privé ou autre) Le roman policier a trouvé ses héros.

 

Biensûr Le célèbre commissaire Maigret et sa fameuse pipe ainsi que son créateur ont été évoqués. Simenon propose une intrigue simple, mais un décor et des personnages forts, un héros attachant d’humanité, obligé d’aller au bout de lui-même, de sa logique. N’est-il point précurseur du roman noir?

Roman policier donnant une vision réaliste des conditions sociales et de la criminalité. Il est en plein essor aux Etats-Unis dans les années 1950. Il faut lire Dashiell Hammett, mais aussi Raymond Chandler, Howard Fast, Chester Himes, mais aussi quelques britanniques comme James Hadley Chase, ou des français Jean Amila, Léo Mallet

Sans oublier Ross Macdonald, Jim Thompson, James Ellroy….

Le néo-polar né en France, désigne un renouveau du roman noir dans les années 70. Jean-Patrick Manchette en est sans doute le précurseur.

Dans les années 80-90 – on voit apparaitre une nouvelle génération d’écrivains Jean-Bernard Pouy, Didier Daeninckx, Tonino Benacquista ,Frédéric H. Fajardie, Marc Villar ou encore Maurice Georges Dantec.

L’ambiance du néo-polar est souvent violente et macabre et dénonce la société contemporaine, les scandales politiques et affectionne le monde des marginaux et des exclus.

Le roman noir devient parfois une œuvre hybride. Les thèmes abordés, leurs traitements, les styles sont différents. Il n’y a pas nécessairement d’enquête, mais la mort y est présente sous une forme souvent dure. Elle est souvent l’œuvre de psychopathes et de tueurs en séries effrayants.

C’est en 1966 avec Truman Capote est la publication de son chef d’oeuvre De sang-froid (In Cold Blood), un roman de « non-fiction » où il suit le trajet de deux assassins.

Un nouveau genre va voir le jour.

Laura Sadowski nous raconte le fait divers que Truman Capote découvre dans le New York Times du 16 novembre 1959 et qui, tout de suite, le passionne : un quadruple meurtre frappant une famille de fermiers du Kansas.

Elle nous décrit le Kansas des année 50, ces meurs, ces habitudes, la mentalité de ses habitants…

Elle nous narre les longs mois qu’a passé Truman à interroger d’innombrables témoins, à étudier les rapports de police et, après l’arrestation des deux assassins, à les rencontrer en prison grâce à la confiance d’Alvin Dewey le policier chargé de l’enquête. Il gagne l’amitié de Perry Smith et de Dick Hickock au cours de ses visites.

Elle insiste sur la difficulté qu’a Capote à finir son livre, comment cela le ronge, l’obséde. Quand enfin vient l’exécution par pendaison, « car au Kansas on tue par pendaison, et encore de nos jour ».

Elle nous explique comment Truman Capote ne s’est pas contenté de décrire les faits. Il utilise l’énigme que représentent ces quatre meurtres sauvages et gratuits pour s’approcher du mystère de l’homme doué de raison et pourtant capable du pire. Il explique, il comprend et replace dans son contexte cet acte de barbarie pur .

Elle parle de l’écriture ciselée de Truman Capote, de son verbe facile, les phrases, les mots choisis à la perfection, rien de trop. Juste pour nous toucher ou alors provoquer le frisson.

Laura nous fait vivre le drame, intensément. Elle nous scotche à nos chaises.

Elle nous fascine. 

Et surtout, surtout… elle nous donne envie de lire ou de relire De sang-froid.

Au milieu des année 70, Thomas Harris crée le personnage Hannibal Lecter. Il s’inspire du travail de l’agent du FBI Robert Ressler.

On va voir apparaître la figure emblématique de l’assassin, du vengeur, du criminel, incarnation absolu du mal.

Et c’est ainsi que le 21e siècle va faire la part belle au Thriller. Au thriller sous toutes ses formes.

Mais en plus de nous emmener dans le temps, Laura nous a emmenés dans l’espace.

Du roman noir nord américain, à la déferlante scandinave et ses romans lents à l’ambiance glauque jusqu’à l’émergence du genre dans de nouveaux pays. Pays souvent émergents, du continent asiatique, Chine en tête, à l’Afrique ou en passant continent sud américain. Le polar est partout présent.

On y entraperçoit Jorge Luis Borges ou Henning Mankell. et d’autres encore.

Pour sûr le polar est un genre qui se renouvelle constamment.

Pour en savoir plus sur Laura Sadowski :

C’est Ici, rappelez-vous je mettez Laura à l’honneur l’an dernier

 

 

 

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L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski


L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski :

Un premier roman magistral, un coup de foudre inévitable.

 

 Le livre :L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowsky . Paru le 15 mai 2008 chez Odile Jacob. 19,90 € ; (286 p.) ; 22 x 15 cm.

L’edition en poche chez le même éditeur est parue le 4 juin 2009. 7,90 € ;  (281 p.) ; 18 x 11 cm

 

 

4e de couv

L’affaire Clémence Lange

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An.

Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente.

Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers…

 

L’auteur :  On ne sait pas grand chose de Laura Sadowski, si ce n’est qu’elle est avocate, elle habite Paris et qu’elle a écrit 6 romans policiers, 1 roman SFFF et 1 recueil de 3 nouvelles policières elles aussi.

Elle dit aussi en parlant de son enfance : « J’ai eu une enfance studieuse. J’ai aimé l’école et les universités passionnément » .

Elle se définit comme un écrivain-sculpteur qui, à partir d’une matière, façonne, modifie, transforme… Elle part d’une idée directrice, forte. Ensuite, elle s’attache au début et à la fin. Son travail d’écriture va consister à tramer entre ces deux pôles.

 

Ma petite lecture

Avant de partir à Chamonix rejoindre sa fiancée, Nicolas Kléber doit se rendre à Fleury-Mérogis où Clémence Lange, une détenue dont il a perdu le procès aux assises trois ans auparavant, est accusée d’insubordination et doit comparaître devant le conseil de discipline. Rongée par la rancœur depuis son incarcération, elle veut punir son avocat de l’incompétence qui l’a privée de 15 ans de liberté.

L’écriture de ce livre est parti d’un fait divers. Il aura fallu à l’auteur broder autour de celui-ci pour nous proposer un des premier legal thriller français. Cette catégorie de polar est plutôt l’apanage des auteurs made in USA. On connaît Michael Connelly, John Grisham, Scott Turow. Et bien maintenant il faut compter avec Laura Sadowski.

Laura SADOWSKI est avocate de formation. A travers ce titre elle nous fait revivre et découvrir tous les aspects procéduriers et juridiques d’un procès aux assises. Cet exercice est périlleux mais grâce à sa plume fluide et son style concis, elle rend tout cela attrayant. Et jamais ces aspects techniques de la justice française ne nous paraissent ennuyeux. Bien au contraire, c’est eux qui créent la tension dramatique.

 

Extrait : « Ainsi, tous les témoins acquis aux débats étaient présents. Cependant ces derniers n’étant pas autorisés à assister aux échanges qui précèdent leur déposition, ils doivent, après l’appel, se retirer dans la pièce qui leur est réservée et dont ils ne devront sortir que pour déposer séparément. Aussi, sur invitation de l’huissier, les sept individus quittèrent la salle d’audience par la porte devant laquelle ils s’étaient regroupés. » 

 

Laura nous livre aussi un plaidoyer contre les conditions de détention dans les prisons françaises. Leurs états de délabrement. A Fleury Mérogis, la majorité des cellules sont prévues pour être individuelles avec une superficie de 11 m², équipées d’un lavabo et de toilettes mais elles comportent deux lits superposés. Allez comprendre.

Mais surtout l’auteur nous entraîne dans un huit clos glaçant, où les deux protagonistes vont devoir jouer leur partition avec minutie. Où chacun va devoir tenir ou revoir ces positions. Ici le lieu devient un élément essentiel, un personnage à part entière de la pièce qui se joue. Cette cellule participe à la dramaturgie qui se noue. Elle oblige à la proximité, à l’empathie.

 

Extrait 2 : « Voilà. A présent, il connaissait les raisons de sa captivité. Clémence Lange n’était ni folle à lier, ni de mauvaise foi, ni ignorante de la réalité : elle était un bras vengeur qui réclamait justice. Et elle désignait son défenseur, son principal accusé »

Un huis clos terrifiant, où Laura Sadowski réinvente le thriller judiciaire en y incluant une pointe de roman noir.

Laura nous ravit par son talent, malheureusement pas encore assez reconnu. Mais c’est surtout par son humanité qu’elle nous séduit.

Lisez les romans de Laura Sadowsky mais surtout n’hésitez pas à aller à sa rencontre.

On repart toujours heureux d’une rencontre avec Laura Sadowsky. Elle sait nous mettre en avant, et nous reprenons confiance. Avant même de nous parler de ses romans, elle nous parle de nous. Elle ravive chaque fois la part d’humanité qu’il reste en nous. On ressort toujours bienveillant d’une lecture d’un livre de Laura Sadowsky. Bref. Il faut lire Laura et surtout la faire connaitre.

 Extrait 3 – 4 et 5:
 «Cette pièce est mon royaume, Maître, rétorqua-t-elle en désignant la pièce d’un geste large des bras. Ici, j’ai tous les droits. Je suis votre geôlière, votre juge, votre avocat, votre infirmière, votre pire ennemie ou votre meilleure amie. C’est à vous de décider.»
«C’était à présent l’épouvante qui dominait en lui, la terreur de devoir payer son incompétence. »
«Tant de sentiments le submergeaient en ce moment, le remords, la stupéfaction, la peur, la colère… C’était à peine s’il parvenait à respirer »
 

 En savoir plus:

 Une autre lecture de L’affaire Clémence Lange avec mon ABCdaire

Pour mieux connaitre  notre auteure et surtout pour écoutez Laura Sadowski :

http://blogs.paris.fr/alairlivre/2012/09/04/paris-est-la-ville-du-crime/

 


 

 

« Laura Sadowski» à l’honneur #1 – Juillet


Le premier « Auteur à l’honneur » sur collectif polar sera une auteure.

Et c’est Laura Sadowski que j’ai choisi de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Laura qui ouvre cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Laura Sadowski

Sa biographie

De Laura Sadowski on ne sait presque rien.  On sait qu’elle est avocate ! Que c’est une écrivain français de romans policier.

Laura Sadowski.  se défini elle même en 4 mots, un verbe, un subtentif, un lieux et un adjectif qualificatif 

Laura Sadowski. 
— (se) passionner : j’aime être captivée et m’éprendre.
— nuit : parce que mes « nuits sont plus belles que [mes] jours ». J’écris la nuit.
— Paris : cette ville m’inspire plus qu’aucun autre lieu.
— idéaliste : c’est ainsi qu’on me voit.

En 2007, Notre auteur a l’opportunité de pouvoir écrire sans avoir à travailler. Elle l’a saisie. Et écrit « L’Affaire Clémence Lange ».

Le désir d’écrire a toujours été là. Il est dans ses souvenirs indissociables de ses premières lectures. Elle se souviens que petite, elle réécrivait ce que la maîtresse d’école leur faisait apprendre (conte, fable, etc.). Elle en faisait d’autres versions, « bien plus maladroites que les originales », nous précise-elle ! Le goût des mots, leur musique, leurs mystérieuses alliances, leurs polysémies… sont chez elle aussi forts que les autres sens. Ce qui me fascine le plus c’est leur capacité à créer un monde et pas seulement à représenter celui où nous sommes.

Il y a deux types d’écrivains : les écrivains-architectes qui, avant de se lancer, bâtissent un plan très élaboré et détaillé, et les écrivains-sculpteurs qui, à partir d’une matière, façonnent, modifient, transforment… Laura appartient à la seconde catégorie. Elle part d’une idée directrice, forte. Ensuite, elle s’attache au début et à la fin. Son travail d’écriture va consister à tramer entre ces deux pôles.

Pour Laura Sadowski. Un écrivain n’existe que parce qu’il y a des lecteurs. Un écrivain orphelin est un être malheureux. Aussi aime-t-elle dialoguer avec ceux qui l’ont lue, appréciée ou non. C’est ce dialogue qu’elle veux partager. 

J’ai eu la chance de rencontrer Laura Sadowski. Je crois que je n’ai jamais fait plus belle rencontre. J’ai eu un véritable coup de foudre pour cette auteure.

Je vous le disais…. On ne sait pas grand chose de Laura Sadowski, si ce n’est qu’elle est avocate, qu’elle habite Paris et qu’elle a écrit 6 romans policiers, 1 roman de SFFF et 1 recueil de 3 nouvelles, policières elle aussi.

Mais si j’ai choisi de vous présenter Laura Sadowski aujourd’hui c’est parce que c’est grâce à elle si aujourd’hui je suis blogueuse. Elle a été la toute première à m’encourager à partager mes petits avis. Elle m’a encouragé à créer une page et un profil facebook pour Collectif Polar. Elle était encore là quand il a été question de mettre sur pied mes apéros polar. Elle a accouru quand j’ai eu besoin de quelqu’un pour convaincre ma directrice de l’époque. Elle a fait un formidable réquisitoire devant un public et ma direction conquis. Elle aurait pu se contenter de nous parler de ses livres, mais non ! Elle nous a présenter une formidable conférence sur la littérature policières, sur ses précurseurs, sur ses différents genres. Elle a fait participer le public, l’a séduit. Bref à assurer de façon magistrale le job. Et tout cela rien que pour mes beaux yeux, qui ne sont pas beaux d’ailleurs. Oui simplement par simple amitié.

Voilà pourquoi mon tout premier « Auteur à l’honneur lui est consacré !

 Sa bibliographie

Et pourquoi j’aime cette auteure, et bien c’est simple, elle se réinvente à chaque nouveau titre.

 

L’Affaire Clémence Lange paru en 2008

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An. Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente. Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers… Un huis clos angoissant, où Laura Sadowski réinvente le thriller judiciaire.

Pourquoi j’ai aimé ce titre par ICI

 

L’Origine du sexe paru en 2009

Dans un Paris sombre et gris, un meurtre va rapprocher deux univers que tout sépare.

Le corps de Daphné Jenken, grande bourgeoise de l’Ouest parisien et épouse modèle d’un éminent chirurgien spécialiste des greffes, est retrouvé sans vie dans un hôtel miteux du 18e arrondissement. Déterminée à découvrir la vérité sur sa mort, sa sœur s’attache les services d’un ancien policier devenu journaliste.

Qui pouvait bien en vouloir à cette jeune femme bien sous tout rapport ? Qui est le mystérieux Somaly dont le nom surgit de nulle part ? Et que cache l’énigmatique professeur Cassan ?
Dans un Paris sombre et gris, un meurtre va rapprocher deux univers que tout sépare.

Le corps de Daphné Jenken, grande bourgeoise de l’Ouest parisien et épouse modèle d’un éminent chirurgien spécialiste des greffes, est retrouvé sans vie dans un hôtel miteux du 18e arrondissement. Déterminée à découvrir la vérité sur sa mort, sa sœur s’attache les services d’un ancien policier devenu journaliste.

Qui pouvait bien en vouloir à cette jeune femme bien sous tout rapport ? Qui est le mystérieux Somaly dont le nom surgit de nulle part ? Et que cache l’énigmatique professeur Cassan ?

La Peur elle-même paru en 2010

La peur elle-même LSAux côtés de la capitaine de police chargée de l’enquête, ils vont peu à peu mettre au jour une réalité effrayante. Daphné Jenken ne menait pas une vie aussi lisse qu’on pouvait le croire…

Ariane, étudiante en médecine, vient d’emménager dans le 16e arrondissement de Paris, dans un immeuble peuplé d’étranges locataires. Alors qu’elle effectue son stage à l’Institut médico-légal, elle doit autopsier le cadavre d’un jeune homme tué à coups de couteau. Elle découvre qu’il s’agit de son ami Jérémie. Il a été assassiné dans l’immeuble d’Ariane qui devient la suspecte numéro 1.
Après L’Affaire Clémence Lange et L’Origine du sexe, le nouveau thriller psychologique de Laura Sadowski nous plonge dans une inquiétante étrangeté…

La Géométrie du tueur paru en 2011

La géométrie du tueurVoilà deux ans que la fille unique de Mathis Clay’h, avocat, a disparu une nuit sans laisser de traces. Depuis, divorcé, dépressif et insomniaque, il tente de surmonter sa douleur en assurant des permanences pénales qui le font errer des parloirs des commissariats aux couloirs des tribunaux.

L’apparition soudaine d’un tueur en série et maître chanteur, dont le procès est imminent, va le plonger dans un effroyable dilemme : réussira-t-il à faire acquitter ce psychopathe criminel pour obtenir la vérité sur la disparition de sa fille ? Et si elle était toujours en vie ?

Saisissant et haletant, le nouveau roman judiciaire de Laura Sadowski nous entraîne dans une enquête terrifiante doublée d’une quête bouleversante.

 

 

Sanglante, sera ta fin publié en 2012

Sanglante, sera ta finUn procureur américain demande l’extradition vers le Texas de Teddy Lamar, un jeune franco-américain, accusé de hold-up sanglants à Dallas et qui s’est réfugié à Paris. Il risque la peine de mort. Un procureur français désigne maître Franck Farraud, un avocat obscur mais ambitieux, pour empêcher que l’exécution ait lieu. Celui-ci voit dans cette affaire la chance de sa vie. Ce que l’avocat et le fugitif ignorent c’est qu’ils sont chacun le jouet d’une machination diabolique. Mais lorsqu’ils finiront par l’apprendre ?… Quand la machine judiciaire est le meilleur des alibis. Un thriller qui entretient le suspense jusqu’à la dernière page !

 

« Cela fait des années que je vante le talent de cet auteur. Il faut tout lire d’elle. » Marina Carrère d’Encausse

« Un thriller judiciaire passionnant au suspense grandissant. » Polars Actuels

ICI… Pourquoi j’ai aimé Sanglante, sera ta fin 

Si loin, si proche de moi paru en 2015

Si loin, si proche de moiVirginia a dix-sept ans lorsque sa mère, Christine, appartenant à la bourgeoisie de Tours et menant en apparence une vie sans histoires, disparaît lors de la fête annuelle. Malgré d’intenses recherches, elle n’est pas retrouvée. La police penche pour un crime. Qui l’a commis ? Le mari ? Une autre personne ? Finalement, on découvre la voiture abandonnée dans une forêt et une scène de crime qui raconte une histoire effroyable. Mais la police ne retrouve pas son corps. Cinq ans plus tard, sur la base d’une preuve matérielle, un homme est condamné. Après dix ans de prison, celui-ci obtient l’annulation de sa condamnation à perpétuité. Virginia, devenue psychiatre, mariée et mère de famille, met alors sur pied un plan afin de piéger le meurtrier et de se venger… Les choses se dérouleront-elles comme elle l’avait prévu ?

Pourquoi j’ai aimé Si loin Si proche de moi

 

Les enquêtes de Mathew Leuck

Les enquêtes de Mathew Leuck

Publié en 2013 uniquement en ebook

4 nouvelles à faire frémir !

Dans un comté reculé du Texas, Mathew Leuck, lieutenant de police rattaché au bureau du sheriff, enquête. Entre crimes horribles, crimes passionnels et crimes d’intolérance, sa tâche est rude.
Voici ses histoires…

 

 

 

La Guerrière de Shanghai

La Guerrière de Shanghai« SURVIVRE A TOUT PRIX, DOMINER SA PEUR, tel pourrait être le credo de l’héroïne. A lire sans aucune hésitation ! »

 

Présentation  :

Une nuit, Ni Hao, une jeune fille timide et illettrée, secrètement amoureuse d’un jeune artiste peintre, est agressée par trois hommes dans une rue sombre des entrepôts du port de Shanghai. Ils la laissent pour morte. Or, ces hommes n’avaient pas choisi Ni Hao au hasard. Ils voulaient détruire en elle une guerrière Shaolin aux aptitudes occultes, venue du Passé pour empêcher une prophétie de se réaliser. C’est en voulant se venger de ses agresseurs que Ni Hao découvre qui elle est en réalité et quel est son destin.
Lorsqu’elle revient 3 ans plus tard à Shanghai, sa ville a changé, mais ses ennemis sont toujours là. Entre elle et eux, ce sera alors le Commencement…

Extrait :

« Soudain, j’ai eu la sensation d’un frôlement, puis d’une respiration contre ma nuque. J’ai tressailli, et me suis retournée. Personne. Il faisait nuit. La rue était déserte, j’étais seule. L’impression était étrange, elle m’a glacé le sang. J’ai pensé : c’est la nuit et c’est la peur. J’ai regardé autour de moi, il n’y avait rien. Rien que des feuilles de papier et des sacs de plastique que le vent faisait voler. Toutes les maisons étaient éteintes, la rue n’était éclairée que par la faible lumière de deux ou trois lampadaires et par la lune, pleine et blanche. Mon cœur s’est mis à battre dans ma gorge. J’ai serré les épaules et je suis repartie. De nouveau, j’ai senti qu’on m’effleurait et qu’on respirait contre ma joue. Je me suis figée sur place. J’ai fouillé des yeux la pénombre sans rien distinguer. Les gens disent qu’ils ont ressenti quelque chose de comparable juste avant que ça leur arrive. »

 

Voilà, vous savez tout, j’espère juste vous avoir donné envie de découvrir Laura et ces bouquins !

Car en plus d’être une auteur de talent c’est avant tout une femme de coeur, d’une humanité folle.

Foncez, lisez là, commencer par l’affaire Clémence lange, vous ne serez pas déçus.

Parole de Collectif Polar

Café littéraire spécial roman policier.


kf

Il y a quelques  petites semaines, je participais à un café littéraire spécial polar. Alors forcément celui-là je ne pouvais pas le louper.

Résultat de recherche d'images pour "café littéraire"Une douzaine de convives autour des petites tables basses qui regorgeaient de chouquette et de bugnes. Tout le monde attends son petit café, c’est l’hiver nos lecteur ne sont pas encore bien réveillé. Une petite collation leur fera le plus grand bien avant de nous raconter quelques histoire bien noires elles aussi. Pour ma part, ce sera plutôt un thé et je suis déjà au taquet.

Je sens bien que dans l’auditoire, il y a quelques personnes réfractaires. Certaines sont même venue sans bouquins. Visiblement, elle n’en pas lu de romans policiers. Mais l’essentiel c’est qu’elles soient là ! Je vais tout faire pour leur donner envie de lire du polar, moi madame !!! Ou monsieur d’ailleurs !!!

Bon maintenant que l’on a bu un café, que l’on a mangé quelques chouquettes, pourrions nous passer au choses sérieuses.

AU CLP par exemple, pardon au Café Littéraire Polar

Bon alors, dans l’assistance qui lit du polars ? Pourquoi oui, pourquoi non ?

Je me rends compte effectivement que la moitié des participant ne lise pas de romans policiers ou très peu.

-Moi je n’aime pas ! Non ça me fait peur. On voit assez d’horreur comme cela dans les journaux.
-Moi ça ne m’intéresse pas, c’est pas ma tasse de thé !
-Franchement c’est pas de la littérature, il ne faut pas tout confondre, tout de même !

Bon ok, la partie n’est pas gagné. C’est pas grave, j’aime les challenge.

Attention, le monsieur qui intellectualise tout prend la parole.

– Un bon polar c’est un roman qui se lit en 2 heures et qui se lit d’une traite. On l’ouvre, on est pris dans l’enquête et on va jusqu’au bout. Point !

Bon là, je crois que tout est dit.

– Un bon polar ça doit pas faire plus de 300 pages !

Cette fois je crois qu’il va falloir que l’on définisse un peu ce qu’est un roman policier et qu’est ce que nos lecteurs mettent sous cette appellation.

-Le roman à énigme. Ok,  donc « Le roman policier est le récit rationnel d’une enquête menée sur un problème dont le ressort principal est un crime »  Anthologie de la littérature policière / Georges Sadoul

-Allons un peu plus loin.  Existe-t-il un seul type de roman policier ? Non, il en existe plusieurs variantes qui s’adressent parfois à des cibles bien différentes et en fonction du sujet et de la thématique abordé.

kf3Le terme français de roman policier est un terme générique qui, par extension, recouvre beaucoup de catégories de romans. Il est réducteur de la diversité du genre, et sur ce point, la langue anglaise est beaucoup plus expressive.

On peut distinguer :

  • Le roman de détection ou d’énigme ou de mystère (variante anglo-saxonne : le whodunit) ;

  • Le roman d’enquête (enquête pouvant être menée par un policier, un détective privé, un journaliste ou autre) qui relève souvent du roman de détection, du roman noir ou du roman à suspense ;

  • Le roman noir : aujourd’hui un roman policier inscrit dans une réalité sociale précise, porteur d’un discours critique, voire contestataire. ;

  • Le roman à suspense ou thriller ;

  • Le roman d’espionnage ;

  • Le roman policier historique ;

  • Le roman policier humoristique ou parodique.

  • Le roman psychologique

  • Le roman policier ‘ethnique’, qui se déroule dans un contexte socio-culturel différent du nôtre et où la trame du récit et/ou la méthodologie de l’enquêteur prennent en compte des références différentes : police Navajo aux États-Unis, enquêteur chinois au Tibet, policier aborigène en Australie…..;

  • Le roman rural type nature writing ;

  • Le polar fantastique et/ou de science fiction.

  • Etc…

Voilà pour les grands genres et sous genres.

Nous allons donc parler de romans policiers au sens large.

Pour ma part, j’ai décidé de présenter des polars français. Et qui plus est, écrits par des femmes.

Je suis donc arrivée avec une dizaine de bouquins sous le bras. Enfin dans le sac à dos. Quelques poches aussi pour les offrir  au lecteurs zé lectrices que j’aurais su convaincre.

J’ai parlé de Sandrine Collette,

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9782207132562,0-2997964Il reste la poussière

Denoël, sueurs froides

En Argentine, sur les plateaux de la Patagonie, Raphaël grandit dans un climat de haine. Ses frères le détestent et sa mère a été endurcie par le meurtre de son mari ivrogne qu’elle a réussi à dissimuler. Il ne trouve de l’affection qu’auprès de son cheval et de son chien, jusqu’à ce qu’un événement terrible vienne bouleverser sa vie.

Notre billet sur Il reste la poussière

 

kfDes noeuds d’acier

Le Livre de poche

En 2001, Théo croupit au fond de la cave d’une maison isolée. Alors qu’il sortait de prison, il a été enlevé par deux vieillards qui veulent en faire leur esclave. Privé d’eau et de nourriture, il résiste et se jure de leur échapper. Grand prix de littérature policière 2013 (roman français).

Petit avis sur Des noeuds d’acier

J’ai fait découvrir Sonja  Delzongle

sonja

 

téléchargement (12)Dust  

Folio

Hanah Baxter, 43 ans, est une profileuse française installée à New York. Un jour, elle reçoit un appel de Collins, le chef de la police kenyane, au sujet d’une série de meurtres et de croix tracées avec le sang des victimes. Peu après son arrivée à Nairobi, Aka Merengue, fondatrice de la Ligue de défense des albinos, est assassinée.

Ma chronique sur Dust

9782207132845,0-3184173Quand la neige danse

Denoël, sueurs froides

Février 2014, Crystal Lake, près de Chicago. Quatre fillettes ont disparu en un mois et leurs familles reçoivent une poupée vêtue comme leur fille au moment de sa disparition. La profileuse Hanah Baxter est appelée en renfort par le père de l’une d’entre elles. Elle découvre que les enlèvements d’enfants remontent à des années. De plus, elle est persuadée que la police fait fausse route.

Notre Abécedaire sur Quand la neige danse

J’ai présenté Johana Gustawsson

gustawsson

 

kfBlock 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells

Milady

Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald.

Mon article sur Block 46

 

J’ai forcément évoqué Elsa Marpeau :

 Elsa Marpeau

 

 $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$  Et ils oublieront la colère

Gallimard, Série Noire

Garance, jeune gendarme, est appelée dans un hameau de l’Yonne dans lequel on a découvert un cadavre. Le défunt était un professeur d’histoire récemment installé, qui rédigeait un livre sur l’épuration à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il s’intéressait de près à la famille du village dont l’une des filles aurait eu une aventure avec un Allemand.

Mon avis sur   Et ils oublieront la colère

 

kfL’expatriée

Folio

Expatriée à Singapour avec son mari et son bébé, la narratrice recrute une aide domestique. L’arrivée d’un autre Français, Nassim, dont elle devient la maîtresse, lui donne l’occasion de remplir la vacuité de ses journées. Lorsqu’il est tué, soupçonnée, elle ne peut compter que sur sa domestique, qui promet, à certaines conditions, de lui fournir un alibi. Prix Plume de cristal 2013.

Mon billet sur L’expatriée

 

Je ne pouvais pas ne pas parler de Maud Mayeras

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kfHématome

Le Livre de poche

Une jeune femme se réveille amnésique dans une chambre d’hôpital. Karter, un jeune homme, lui explique qu’elle s’appelle Emma, qu’elle a été agressée et violée, qu’il est son compagnon et va tout faire pour l’aider et lui redonner goût à la vie. Mais la réalité, qu’Emma parvient à reconstituer bribe par bribe, est bien différente.

 

 kfLux

Anne Carrière

Vingt ans après des vacances à Ceduna, Antoine Harelde y retourne. Il n’a rien oublié, ni pardonné de ces trois mois si particuliers. La justice résonne de manière apocalyptique.

Ma chronique de Lux

 

 

imagesReflex

Pocket

Envoyée sur une scène de crime dans sa ville natale, Iris Baudry, photographe de l’identité judiciaire, renoue avec le souvenir de son fils Swan, assassiné onze ans auparavant dans des circonstances identiques.

Mon ressenti sur Reflex

 

 

J’ai proposé Elena Piacentini

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elenaaaaLe cimetière des chimères

Pocket

A Lille, Leoni enquête sur la fusillade qui a fait un mort et un blessé lors de l’enterrement de l’influent Franck Bracco, qui se serait immolé.

 

 

elenaaaCarrières noires : une enquête de Pierre-Arsène Leoni

Pocket

Alors qu’Arsène Leoni a quitté la police judiciaire depuis la mort brutale de sa compagne, il découvre à Lille le cadavre d’une ancienne sénatrice influente, tante d’un futur candidat à la présidentielle. Devant le refus de son remplaçant d’ouvrir une enquête qui pourrait s’avérer gênante, Leoni et la légiste Eliane Ducatel tentent d’élucider l’affaire.

Nos billets sur deux autres titres d’Elena Piacentini.
Le petit avis de Kris sur Des Forêts et des âmes d’Elena.
Ma chronique de Aux vents Mauvais

 

Je ne pouvais faire autrement que de  finir par Laura Sadowski

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affaire-clemence-lnageL’affaire Clémence Lange

Odile Jacob Poche

Avant de partir à Chamonix rejoindre sa fiancée, N. Kléber doit se rendre à Fleury-Mérogis où Clémence Lange, une détenue dont il a perdu le procès aux assises trois ans plus tôt, est accusée d’insubordination et doit comparaître devant le conseil de discipline. Rongée par la rancœur depuis son incarcération, elle veut punir son avocat de son incompétence qui la prive de quinze ans de liberté.

Mon abcdaire sur L’affaire Clémence Lange

 

Bon j’ai réussi visiblement à captiver mon auditoire. Il semblerait, d’après les commentaires des lecteurs présents à la bibliothèque que je puisse me lancer seule pour animer mon propre café littéraire. C’est un magnifique compliment qu’il m’en fait là. Alors…. mes petits poches ont changé de main ! Et toc !!!

Voilà vous savez tout ou presque tout. Car nous avons papoter pendant près de deux heures

Nous avons aussi parler de tous ces autres romans policiers et quelques autres livresque vous trouverez ci dessus en cliquant sur l’illustration.

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Tout les bouquins sont Ici  ou en cliquant sur la photo.

 

 

 

 

Si loin, si proche de moi de Laura Sadowski


Mes petites lectures
 LSLe livre : Si loin, si proche de moi de Laura Sadowski. Paru en avril 2015. 8€96 ; 324 pages ; 12,7 x  20,3 cm.
Présentation de l’éditeur
Virginia a dix-sept ans lorsque sa mère, Christine, appartenant à la bourgeoisie de Tours et menant en apparence une vie sans histoires, disparaît lors de la fête annuelle. Malgré d’intenses recherches, elle n’est pas retrouvée. La police penche pour un crime. Qui l’a commis ? Le mari ? Une autre personne ?
Finalement, on découvre la voiture abandonnée dans une forêt et une scène de crime qui raconte une histoire effroyable. Mais la police ne retrouve pas son corps.
Cinq ans plus tard, sur la base d’une preuve matérielle, un homme est condamné. Après dix ans de prison, celui-ci obtient l’annulation de sa condamnation à perpétuité.
Virginia, devenue psychiatre, mariée et mère de famille, met alors sur pied un plan afin de piéger le meurtrier et de se venger…
Les choses se dérouleront-elles comme elle l’avait prévu ?
AVT_Laura-Sadowski_8549L’auteur : Laura Sadowski est avocate de formation. Elle a publié plusieurs thrillers et romans policiers à succès :
  • L’Affaire Clémence Lange, La Peur elle-même, L’Origine du sexe, La Géométrie du tueur, Sanglante sera ta fin.

Auteur également de fantasy fantastique, elle a publié La Guerrière de Shanghai.

 

Extrait :

« Il est derrière les barreaux. Il respire. D’autres seraient contents de savoir qu’il ne respire plus le même air qu’eux, mais pas moi. Pas moi. Depuis quinze ans il continue de respirer alors que moi j’étouffe, je suffoque, je vis avec une oppression qui, le jour, m’oblige à m’asseoir subitement la main sur la poitrine, et, la nuit, me réveille en sursaut la bouche ouverte comme si j’étais en train de me noyer.
Il ne m’a pas touchée. Il ne m’a pas brutalisée ou violentée, ni contrainte à agir contre ma volonté. Je veux pourtant qu’il cesse de respirer même si je sais que rien au monde, – rien !, ne pourra réparer le mal qu’il m’a fait. C’est comme si je sentais sa respiration contre ma joue, comme s’il mêlait son souffle au mien. Comment décrire cette impression atroce d’être maintenue contre lui et de ne pas pouvoir me délivrer ? J’ai beau me débattre, je reste prisonnière de ses bras. »

Mon petit avis :

Enfin un nouveau polar de Laura Sadowski. Je l’attendais depuis si longtemps. Et j’ai bien fait d’être patiente. Une nouvelle fois Laura m’a bluffée.

On la retrouve ici dans un autre genre que le thriller judiciaire,  genre dans lequel elle excelle. Et c’est ce qui me plait chez cette auteure, elle se met en danger en s’essayant à un autre style. Ici, elle nous propose un remarquable roman psychologique.

Oui bien entendu dans ce roman nous assistons aux différents procès du supposé coupable qui lui, bien entendu, clame son innocence même si tout l’accuse. Mais là n’est pas l’essentiel du propos du livre.

Toute l’histoire repose sur Virginia, la fille de la victime, qui va voir sa petite vie bien rangée, bien tranquille dans une famille bourgeoise apparemment sans histoire se disloquer et exploser littéralement. La disparition incompréhensive et soudaine de sa mère va plonger tous les membres de ce foyer dans un chaos absolu.

Car bien entendu, c’est d’abord autour des proche de la victime que l’enquête va être menée. On le sait, souvent, le coupable fait parti de l’entourage.

Et la jeune fille de 17 ans va être amené à regarder de plus prêt sa vie, sa famille, les relations entre son père et sa mère. Elle va être confronter à une réalité qui ne reflète pas du tout l’image qu’elle se faisait de sa petit famille idéale et idéalisé. son monde va littéralement explosé.

Pourtant cette jeune femme va tout faire pour s’en sortir, pour réussir sa vie. Même si au fonds d’elle une blessure reste béante. Aussi pour la cicatriser et aussi pour faire enfin le deuil de sa mère, elle va tout mettre en oeuvre pour retrouver le corps de sa mère. L’assassin n’ai jamais passé au aveux.

Elle va mettre sur pied, 15 ans après les faits, un plan machiavélique pour enfin apprendre la vérité. Quitte à se mettre réellement en danger. Cette quête de vérité est devenu son obsession.

Et c’est là que Laura Sadowski est forte, elle imagine un tel scénario digne des meilleurs films du genre. Bien entendu pour arriver à ses fins, elle ne s’encombre pas de la procédure pénale. Elle prend même quelques libertés avec celle-ci. Mais elle n’ai pas la seule auteure dans le polar français à faire fit de cette procédure. D’ailleurs Fred Vargas, la première, le revendique, là n’est pas son propos. Et si il y a quelques  invraisemblances au niveau procédural c’est pour mieux servir l’histoire.

Et cette histoire est mené de main de maître. Le suspense est total et plus on avance dans l’histoire plus la tension monte crescendo. On tremble pour Virginia, on lui souffle de tout arrêter. Et dans le même temps, nous voulons aussi savoir la vérité. Nous sommes pris en tenaille dans ce jeu de dupe qui se déroule sous nos yeux.

L’auteur nous prends au piège, on subit, impuissant. On tourne les pages et pris par le flots des mots, les rebondissements qui font cette intrigue, on ne peut interrompre cet imbroglio dans lequel nous sommes plongés.

Tout ici est machiavélique. Même la fin.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller cette lecture.

Laura, juste un mot je t’adore…

Lire le début ICI

L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski : L’ABCdaire de deux nanas fondues de…Sadowski.


Laura

Bonjour à tous,

Nous sommes de retour !! Les motordus d’Anne-Ju et Collectif Polar sont heureuses de vous retrouver pour cette nouvelle lecture commune. Le choix s’est porté sur :

L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski.

J’ai voulu faire découvrir ce titre à mon petit padawan et je vais découvrir avec vous son avis à travers cet abécédaire, notre troisième…Et le premier de 2016

L'ABCdaire de deux nanas fondues de sadowskiLe principe est simple, avec Anne Ju, on se partage les 26 lettres de l’alphabet. Chacune met un mot sur chacune des  13 lettres qui lui ont été attribuées. Ces mots définissent, un sentiment, un ressenti, une impression que nous a laissé cette lecture. Ensuite, chaque mot sera expliqué par nous deux.

Le challenge c’est aussi de parler du livre à travers des mots qui ne sont pas de notre propre ressenti.

Affaire CL&Affaire CLLe livre : L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski . Paru le 15 mai 2008 chez Odile Jacob dans la collection Thriller.  19€90 ; (286 p.) ; 22 x 15 cm
Réédité en poche  le 4 juin 2009 toujours chez Odile Jacob. 7€90 ; (281 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

L’affaire Clémence Lange

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An.

Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente.

Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers…

Un huis clos angoissant, où Laura Sadowski réinvente le thriller judiciaire.

Affaire CL&&L’auteur :

De Laura Sadowski, on ne sait presque rien si ce n’est qu’elle a eu « une enfance studieuse et qu’elle a aimé  l’école et les universités passionnément. »

On sait aussi que Laura Sadowski est avocat et qu’elle est une talentueuses auteure.

 

 

Pour cette nouvelle lecture commune nous nous sommes partagé simplement l’alphabet, une lettre sur deux. Anne Ju commençant par le A…

Voici donc mon Abécédaire de B à Z

 

12458966_426159310905953_1926235343_o (1)ABCdaire de deux nanas  fondues de Sadowski

 L’ABCdaire de Collectif polar

 

 

 

B comme : Barreau

GVL : En effet, notre auteure est avocate  au barreau de Paris, c’est à peu près tout ce que l’on sait d’elle. Mais qui mieux qu’une avocate pouvait nous offrir un roman de plaidoiries aussi abouti.

AJC : Clémence Lange se trouve derrière les barreaux. Comme quoi ce mot est bien choisi maitre Jedi pour ce livre.

  D comme Découverte

GVL : Pour moi ce titre a été une de mes plus belles découvertes de ces dernières années.

Découverte d’un nouveau genre à la française mais surtout découverte d’une auteure avec un talent immense. Une auteure qui n’hésite pas à chaque roman à ce mettre en danger en changeant de style, de genre et d’ambiance.

Mais Laura a un plus c’est une formidablement belle personne. Et ça, ça transpire sous sa plume.

AJC : C’est grâce à mon maitre Jedi que j’ai pu découvrir cette auteure que je ne connaissais pas du tout. Et je suis ravie de ce choix. J’ai vraiment aimé son style et ce huis clos (une atmosphère que j’apprécie beaucoup). J’ai hâte d’en lire d’autres.

  F : Fleury Merogis :

 GVL : C’est le cadre de notre roman. C’est dans cette maison d’arrêt que notre auteure à situer son action.

Le complexe pénitentiaire de Fleury-Mérogis, édifié entre 1964 et 1968, comprend :
– une maison d’arrêt pour hommes ;
– une maison d’arrêt pour femmes ;
– une maison d’arrêt pour jeunes détenus ;
– une caserne de gendarmerie et les logements du personnel.

En 2010, Fleury Merogis est le plus grand établissement pénitentiaire d’Europe avec 2 855 places. Et il a fait l’objet de travaux de réhabilitation entre 2008 et 2014.

 AJC : Merci Geneviève pour toutes ces infos…J’espère que l’on n’ira jamais y faire un tour !!!

 Mais de rien chère Anne JU

 H comme Huis-Clos

GVL : Laura Sadowski nous offre ici un parfait huit clos terrifiant et magistral.

Clémence Lange à séquestrer son avocat. Une détenue qui clame son innocence et lui reproche sa mauvaise défense.

Mais ce qui m’a paru intéressant dans ce contexte c’est le twist qui s’opère. L’avocat se retrouve accusé et la prisonnière devient son « procureur ».

Ce renversement de situation des plus cocasses est le nœud central de l’histoire. C’est à partir de là que le lecteur  peut entrer dans la tête des deux protagonistes et chercher à voir la vérité, leur vérité.

Rien à rajouter votre honneur.

AJC : Comme je le disais pour la lettre D, j’adore ce genre d’ambiance. Pour moi, c’est un exercice difficile car il faut retranscrire tellement de chose en peu de temps que c’est vraiment une performance. Et l’auteure a parfaitement réussi !
  

J comme Justice 

GVL : Avec ce roman, Laura Sadowski nous entraîne dans les arcanes de la justice française. Elle nous en montre les rouages, les tenants et les aboutissants. Et tout cela est parfaitement calibré et ne nuit en rien à l’intrigue. Bien au contraire.

AJC : Ah les rouages de la justice française, on pourrait en débattre pendant des années et des années. D’ailleurs, c’est ce qui se passe depuis la nuit des temps. Alors, on ne peut pas dire qu’elle n’a pas évolué mais hélàs pas aussi vite que la société. Mais j’en arrive à me poser la question : ce retard n’est-il pas un bien ?

 

L : Legal Thriller

GVL : Laura Sadowski invente le Legal Thriller à la française. C’est en voyant le succès d’un auteur comme Grisham auprès du public français qu’est née chez notre auteur l’idée d’écrire des thrillers judiciaires. Et avec ce titre elle réinvente le roman de prétoire et lui apporte une sacrée modernité.

AJC : Alors là, je viens d’apprendre un nouveau terme. Comme quoi j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, merci Maître Jedi

  

N comme Nuit :

GVL : J’ai lu ce polar en une nuit. Je n’ai pas pu m’en décrocher. J’ai été en apnée tout le temps de la lecture. Je suis rentrée d’emblée en empathie avec les personnages. J’ai ressenti tour à tour les sentiments de Clémence, sa frustration, sa colère, ses espoirs…J’ai compris la surprise puis la terreur de maître Kleber, j’ai vu aussi son jeu de séduction, sa façon bien à lui qu’il avait de vouloir échapper à sa séquestration.

Oui il m’a fallu une nuit, simplement une nuit pour lire ce polar mais il reste depuis tout ce temps dans mon panthéon et je le recommande, je l’offre aussi dès que je le peux.

AJC : Maitre Kleber va se souvenir de la nuit qu’il va passer dans cette cellule. Tout se joue en 1 seule. Clémence Lange mise toute sur cette dernière nuit. Encore un élément qui rajoute de l’angoisse à ce huis clos.

 P comme Prison

GVL : A travers ce roman, Laura Sadowski dénonce les conditions d’incarcération des prisonniers dans les établissements pénitentiaires français.

Quand on lui pose la question : Quelle est votre vision sur l’état des prisons françaises ?

Elle répond :
« Épouvantable. Les observateurs internationaux des prisons ne cessent de dénoncer des conditions qui transforment des détenus en bêtes. Ils sortent pires que quand ils y sont entrés »

AJC : Il y a quelques mois, j’ai vu un téléfilm avec Mathilde Seigner, tiré du livre « Médecin chef à la prison de la Santé ». J’avais tellement été outrée pour certaines choses. Après, je ne suis pas d’accord pour tout mais ça, c’est un autre débat.

 R comme Rencontre

GVL : Si j’ai lu ce livre c’est avant tout parce que j’ai eu la chance de rencontrer cette auteure que je ne connaissais pas. Et vous savez comme moi comme j’aime lire les premiers romans. Alors forcément je suis allée rencontrer Laura Sadowski. J’ai voulu en savoir plus sur ce livre, comprendre sa genèse. Et j’ai passé un des plus beaux moments de ma vie.

C’était à Saint Maur en Poche (SMEP) il y a quelques années. En 2009 ne semble-t-il, ou 2010. J’étais là dès l’ouverture et Laura a été un des premiers auteurs que je suis allée voir. Nous avons discuté longuement, plusieurs heures. Laura n’a même pas pris le temps d’aller déjeuner avec ses condisciples. Nous avons parlé polar, romans, écriture et sans doute d’autres choses.

Bref la journée fut belle, le soir quand je suis rentrée chez moi, j’ai lu ce roman dans la nuit. Et le lendemain matin de retour à SMEP, j’en reparlais avec Laura.

Putain de week-end !

AJC : Waouh quelle belle rencontre….Bon bah maintenant, c’est à moi de la rencontrer 😉

Ah que j’aimerai Petit Padawan, rencontrer Laura c’est un moment inoubliable.

 

T : comme Tragédie

GVL : Tout le talent de Laura Sadowski c’est de nous plonger dans cette histoire et de nous faire vivre celle-ci comme on pourrait vivre un drame grec. L’héroïne de cette histoire a un peu de Médée, d’Antigone, de Phèdre. Comme dans la tragédie grecque, elle lutte en vain contre la fatalité du destin.

 Ici l’auteur respecte parfaitement les codes de la tragédie. L’intrigue est simple et se déroule dans un lieu unique, en une seule journée c’est la règle des trois unités. Et tout cela est mené de main de maître.

AJC : Que veux-tu que je rajoute à cette analyse ? Rien c’est juste parfait !

 Ben dis moi miss Anne Ju, je t’ai connue plus inspirée ! lol

 

V comme : Vérité

GVL : Ce roman n’est qu’une longue quête de la vérité.

Et chacun détient la sienne. Celle qui lui est propre. Celle qui lui va le mieux qui colle avec son point de vue, sa façon de penser, de voir les choses.

Clémence à sa propre vérité, maître Kleber a aussi la sienne.

Le lecteur lui va se faire sa propre opinion afin de trouver sa part de vérité dans cette histoire. Mais où se cache-t-elle cette vérité tant souhaitée ?

AJC : Comme tu dis, c’est une longue quête. Au final, j’ai eu du mal à me demander quelle vérité était la bonne ? La vérité côté Kleber, Lange, Sadowski et la mienne…tellement de choix, de possibilités et d’erreurs

  

X comme : Exponentiel

GVL : L’intrigue de ce roman est exponentielle. Elle augmente en effet de façon rapide et continue. Elle est  galopante et véloce. Bref tout ici est mis en marche pour nous tenir en haleine.

AJC : Waouh bien joué pour le mot car je séchais aussi. Tu as trouvé le bon mot pour décrire le rythme de cette intrigue…

  

Z comme : Zélote

GVL : Vous l’aurez compris, je suis une fan inconditionnelle de ce roman mais aussi de cette auteure. Et c’est avec acharnement que je veux vous faire découvrir ce titre. Et sans relâche je ferai reconnaître le talent de Laura afin d’un jour ses polars soient lus par le plus grands nombres d’entre vous.

De plus Laura ne se contente pas de faire ce qu’elle sait faire de mieux, elle explore tour à tour tous les genres du roman policier. Du judiciaire, du thriller, du thriller fantastique, du roman psychologique, rien ne lui résiste. Elle aime les défis.

Je viens de finir son tous dernier «  Si loin, si proche de toi », j’ai été scotchée, Laura Sadowski nous offre là roman psychologique de toute beauté qui m’a décontenancée du début à la fin.

Alors je vous le dis comme une supplique, foncez sur ces polars….

AJC : Alors là tu termines en apothéose car ce mot conclut bien notre nouvelle lecture commune. Encore une découverte pour moi que je conseille à tous les amoureux de ce genre. Bon, ma carte bleue est prête pour devenir une fan aussi.
Bonne lecture à tous.

Pour voir la suite et retrouver l’Abécédaire d’Anne JU c’est ICI

Affaire CL&&& Extrait : 

Ainsi, tous les témoins acquis aux débats étaient présents. Cependant ces derniers n’étant pas autorisés à assister aux échanges qui précèdent leur déposition, ils doivent, après l’appel, se retirer dans la pièce qui leur est réservée et dont ils ne devront sortir que pour déposer séparément. Aussi, sur invitation de l’huissier, les sept individus quittèrent la salle d’audience par la porte devant laquelle ils s’étaient regroupés.

La géométrie du tueur / Laura Sadowski


Mes petites lectures

$$&& Le livre : La géométrie du tueur de Laura Sadowski. Paru en 2011 chez Odile Jaboc dans la collection Thriller. 19€30 ; (380 p.) ; 22 x 15 cm

4e  de couv

La Géométrie du tueur

Voilà deux ans que la fille unique de Mathis Clay’h, avocat, a disparu une nuit sans laisser de traces. Depuis, divorcé, dépressif et insomniaque, il tente de surmonter sa douleur en assurant des permanences pénales qui le font errer des parloirs des commissariats aux couloirs des tribunaux.

L’apparition soudaine d’un tueur en série et maître chanteur, dont le procès est imminent, va le plonger dans un effroyable dilemme : réussira-t-il à faire acquitter ce psychopathe criminel pour obtenir la vérité sur la disparition de sa fille ? Et si elle était toujours en vie ?

Saisissant et haletant, le nouveau roman judiciaire de Laura Sadowski nous entraîne dans une enquête terrifiante doublée d’une quête bouleversante.

AVT_Laura-Sadowski_3283L’auteur : Laura Sadowski est avocate, elle a a publié plusieurs thrillers et romans policiers à succès : L’Affaire Clémence Lange, La Peur elle-même, L’Origine du sexe, La Géométrie du tueur, Sanglante sera ta fin et Si loin, si proche de moi

Auteur également de fantasy fantastique, elle a publié La Guerrière de Shanghai.

 

Résumé et avis :

La géométrie du tueur / Laura Sadowski

Maître Clay’h, depuis que sa fille unique a disparu il y a sept ans, enchaîne sans conviction les dossiers mineurs pour lesquels il est commis d’office. Alors que le procès aux assises d’un criminel médiatique débute, celui-ci renvoie son avocat et contraint Clay’h à se charger de sa défense, en échange d’informations sur sa fille.

Laura Sadowski est un auteur discret qui malheureusement n’est pas médiatisé. Avec ce magnifique « roman judiciaire », cet excellent legal thriller , elle va vous surprendre. Comme pour ses ouvrages précédents, l’auteur nous épate toujours par son style, son scénario et la qualité de son écriture. C’est fort, prenant, palpitant, passionnant. Mais aussi intelligent, sensible et déstabilisant. A lire absolument, d’urgence : l’histoire va vous poursuivre longtemps après avoir refermé le livre.

Sanglante sera ta fin de Laura Sadowki : ma première lecture sur tablette.


Sanglante sera ta fin de Laura Sadowki : ma première lecture sur tablette.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais j’aime bien les premières fois.

Même si ce n’est pas toujours une réussite.

Je me souviens de la première fois où j’ai fait…du Ski. Je n’arrêtais pas de me ramasser. Je tombais pour un oui, pour un non. Je ressemblais à un gros hématome. J’étais couverte de bleus. Mais pas façon schtroumphette.

Exceptions faites, les première fois c’est plutôt top.

Mais revenons à mon propos. Ma première lecture sur tablette.

Comme dire, pas complètement convaincu. Le confort de lecture n’ai pas si terrible. Et puis le contacte avec le papier est tellement plus charnel, plus sensuel.

Et malgré toutes ses retenues, j’ai passé un merveilleux moment. Pas grâce au contenant, vous l’aurez compris mais belle est bien grâce au contenu.

Version numériqueVersion numérique Sanglante, sera ta fin . Le nouveau roman de Laura Sadowski m’a tout bonnement captivée.

Et oui j’ai été envoûtée par ce polar judiciaire.   

Scotchée à mon écran tel un gastéropode à son rocher.

Je sais l’image n’est pas très glamour, mais c’est vraiment cela. Je n’ai pas pu poser ma tablette avant d’avoir fini ma lecture.

Version papier.

La Version papier.

 

Résumé :

Un procureur américain demande l’extradition vers le Texas de Teddy Lamar, un jeune franco-américain, accusé de hold-up sanglants à Dallas et qui s’est réfugié à Paris. Il risque la peine de mort.

Un procureur français désigne maître Franck Farraud, un avocat obscur mais ambitieux, pour empêcher que  l’exécution ait lieu. Celui-ci voit dans cette affaire la chance de sa vie.

Ce que l’avocat et le fugitif ignorent c’est qu’ils sont chacun le jouet d’une machination diabolique.

Mais lorsqu’ils finiront par l’apprendre ?… Quand la machine judiciaire est le meilleur des alibis.

L’auteur :

Laura Sadowski est avocate.

Elle est l’auteur de L’Affaire Clémence Lange, de L’Origine du sexe et de La Peur elle-même publiés chez Odile Jacob.

Mon avis:

L’auteur nous plonge tout de suite dans l’action, on entre dans ce livre directement. Elle donne le ton et nous emporte dans son rythme.

Elle nous manipule. On comprend vite que les dés sont pipés pour nos héros. Et leur quête devient vite la notre.

Laura Sadowski n’a pas son équivalent en France dans le domaine du legal thrilleur. Une nouvelle fois elle nous décrit avec brio les mécanismes des systèmes judiciaires américain et français, elle nous en montre les failles.

De plus elle nous livre une intrigue et des personnages particulièrement retors. Son écriture sobre et précise participe à la tension qu’elle distille tout le long du roman et qui va crescendo.

L’auteur fait de nous le spectateur d’une machination diabolique et on reste scotché à la lecture de cet excellent polar judiciaire.

Je le répète, Laura Sadowski n’a décidément pas son équivalent et dépasse avec ce titre les maîtres américains du genre.