No Trace – Pierre-Jean Verhoye


Aujourd’hui, deux flingueuses nous parlent d’un même titre.

Et c’est sous forme de papote qu’elles nous livrent leur double ressenti.

Aussi je vous laisse découvrir non pas la double chronique mais…

La Chronique Duo

 

Le livre : No Trace de Pierre-jean Verhoye. Paru 6 Septembre 2018 aux Editions les Nouveaux Auteurs. 18.95 euros. 550 pages. 14 x  21 cm

4ème de couverture :

Paris, Mai 2015 : jeune maman d’une petite fille de cinq semaines, Raja vient d’apprendre par la police l’assassinat de son conjoint à Londres lorsqu’elle assiste à la défenestration de sa voisine. Elle décide de partir avec son bébé, escortée par Goran, un policier peu causant, embarqué contre son gré dans l’aventure et peu habitué aux rythmes particuliers imposés par un nourrisson.
Au même moment à New York, Elizabeth, la mère de Raja, perçoit la menace qui plane sur sa fille et envoie via la Schizosphère un message de S.O.S. Cet appel au secours est intercepté par les serveurs informatiques d’une association confidentielle, baptisée No Trace, qui a développé des talents impressionnants en matière de collecte de données numériques. Son responsable, Théau, se lance alors à la poursuite de la jeune femme et du policier, avec pour objectif de sauver Raja.

L’auteur : Pierre-Jean Verhoye vit à La Rochelle. Après avoir consacré dix années à un projet entrepreneurial, il revient à l’écriture avec pour ambition de raconter des histoires différentes, riches en émotions, où ses personnages s’épanouissent au fil des pages.

Né en 1964, il a beaucoup écrit entre trente et quarante ans. En 2004, il a confié trois textes complets à Manuscrit.com (auto-édition), et « Débloque » a reçu le Prix du premier Roman Le Manuscrit-Métro 2005.
Il se consacre depuis 2015 à l’écriture d’une trilogie dont le roman No Trace constitue la première porte d’entrée

 

Extraits :
« Et je pense que les religions sont des supercheries, que l’homme pourrait enfin vivre heureux s’il acceptait de ne plus avoir peur de la mort. »
 » – Nous sommes au XXIème siècle et l’homme en est encore à engrosser la femme, qui porte un enfant dans son prpore ventre et qui l’expulsera dans un climax de sang, de douleurs, de fluides organiques dégueulasses, avec un cordon ombilical qu’il faut couper, un placenta qu’on fout à la poubelle, des chairs qu’il faut recoudre. Ça fait mal, c’est moche, c’est tellement loin de l’image que l’homme veut donner de lui, lui qui va être gêné parce que son ventre gargouille ou que son cul le gratte. Franchement, moi, l’humanité me fait pitié, elle se perd dans ses délires de nouvelles technologies.Elle désire se simplifier la vie, mais elle ne fait que se rendre de plus en plus vulnérable, de plus en plus fragile. » 

La chronique duo de Oph et Maud

Nos jumelles ont l’habitude de se retrouver autour d’un verre. Si vous les connaissez un peu, vous savez que quand elles se retrouvent c’est autour d’un mojito et qu’elles adorent discuter de leurs lectures. Ayant toutes les deux lu No Trace, c’est donc autour de leur boisson fétiche qu’elles ont échangé leurs points de vue.

Si Oph a adoré, Maud est un peu plus mitigée. Mais je vous laisse découvrir leur échange:

« Maud: Je suis perplexe. J’ai aimé mais quand même, certaines choses m’ont dérangées. Si la première partie est très rythmée, j’ai trouvé que le soufflet retombait dans la seconde et malgré une tite reprise dans la troisième, je n’ai pas retrouvé l’engouement que j’ai eu en début de lecture. J’ai du mal à accepter que personnes ne s’occupe du tueur et de Juliette! Et même si les explications sur ce qu’est NoTrace sont intéressantes, le fait de les avoir plusieurs fois par des personnages différents m’a donné l’impression de tourner en rond dans ma lecture.

Oph: Je n’ai pas eu ce sentiment de baisse de rythme, pas de manière aussi franche en tous cas. Les parties ont certes des notions temporelles différentes mais ça ne m’a pas gêné. Dans la première partie on suit les personnages à la minute près, dans la seconde c’est plus en jours puis des mois après… J’ai justement beaucoup aimé ces variations de temps dans ce roman, de même que les boucles temporelles. Revenir en arrière pour revivre les même choses avec le regard d’un autre personnage est intéressant, ça permet de leur donner plus de « coffre », de mieux les comprendre, de visualiser leurs blessures et leurs fêlures. Une façon pour l’auteur de les construire pleinement je pense.

Maud: Ah mais sur ce point je suis d’accord, ils sont bien construits, mais cette perte d’intensité m’a rendu certains d’entre eux plus fades au fil des pages.

Oph: Décidément, une fois n’est pas coutume, nous ne serons pas d’accord sur ce roman. J’ai au contraire ressenti la même force chez chacun d’entre eux. J’ai analysé leurs émotions avec leurs évolutions personnelles. D’ailleurs j’ai aimé le fait que Pierre-Jean Verhoye se soit servi de ces personnages pour faire de sacrées analyses de notre société. Que ce soit Goran avec l’évolution de la société ou Théau quand il explique le pourquoi il ne veut pas d’enfants. Attends je te relis ce passage, je l’ai trouvé tellement juste:

« On nous fait croire qu’on a un devoir de reproduction, que c’est un instinct incontournable qui va nous permettre de nous réaliser, que la procréation prolonge notre vie, qu’elle nous permettra de transmettre quelque chose de nous-même dans le futur. Mais tout ça ne tiens pas la route. Au bout du compte, il ne restera rien de notre existence, aucune trace […] Dans notre culture, les gens qui n’ont pas d’enfants sont suspects. Je le sais, je le ressens souvent.[…] Alors il faudrait balayer les conneries sur la sauvegarde de l’espèce. Nous ne sommes plus à l’Antiquité ou l’homme était un animal fragile, obnubilé par sa survie. »

Maud: C’est vrai qu’il traite de sujets complexes et de société, je te rejoins sur ce point.

Oph: Oui, mais aussi et surtout de la vie et et de la mort; en tous cas je l’ai perçu comme ça.

Maintenant que tu m’as dit ce qui t’avait gêné, qu’as-tu pensé de l’écriture?

Maud: De ce côté je n’ai rien à dire. L’écriture est addictive, malgré mes réticences je ne cessais de tourner les pages. Et puis il faut aussi souligner les recherches scientifiques qu’a fait l’auteur. Sur cet aspect c’est vraiment très complet sans pour autant être incompréhensible. Traiter un tel sujet est original et assez inédit sous cette forme. Mais quand même, que personne ne s’occupe de Juliette, ça m’a vraiment dérangé. Pour moi il manque l’enquête dans ce roman.

Oph: J’ai trouvé comme toi l’écriture addictive, avec un vrai style. Sur l’aspect scientifique je te rejoins également, mais pas sur l’aspect enquête qui ne m’a pas manqué.

En tous cas il me tarde de lire la suite maintenant!

Maud: Moi aussi, il me manque des réponses… Et j’ai besoin de les avoir. C’est une trilogie, il va nous falloir faire preuve de patience… Si on se buvait ce mojito en attendant 😉   » 

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Mad de Chloé Esposito


Le livre : Mad de Chloé Esposito, paru le 14/06/2018 aux éditions Fleuve Editions … Le prix broché 20,90 € – epub 14,90 €  (480 pages) ; format 21×14 cm

 4ème de couverture :

Alvie est une catastrophe ambulante sans avenir, virée de son boulot et même de son appartement par ses colocataires. Tout le contraire de sa sœur jumelle, Beth, qui réside dans une somptueuse villa de Taormine en Sicile avec son mari, un superbe Italien, et son adorable petit garçon. De quoi lui donner des envies de meurtre ! Alors, quand Alvie reçoit un appel de sa sœur qui lui propose un vol en première classe pour la rejoindre, elle ne saute pas immédiatement de joie… avant de céder à l’appel du luxe et du soleil. Mais la gentillesse n’est pas gratuite : Beth lui demande de se faire passer pour elle le temps d’un après-midi.
Cet échange d’identité va se révéler la première étape d’un tourbillon diabolique et irrésistible ! Entre faux-semblants et rebondissements, Alvie se découvre de nouvelles passions peu ordinaires et apprendra que la vie de rêve peut parfois avoir un goût de… sang..

 

L’auteur :  Britanique, Chloé Esposito est titulaire d’un BA et d’un MA d’anglais de l’Université d’Oxford.
Elle est également diplômée de la Faber Academy.
Elle a été consultant senior en management, professeur d’anglais dans deux des meilleures écoles privées du Royaume-Uni et styliste de mode à Condé Nast.
Mad (2017) est son premier roman et le premier tome d’une trilogie.
Originaire de Cheltenham, elle vit à Londres avec son mari et sa fille.

 

 

Extraits :
« Je m’extirpe péniblement du lit et pose le pied en plein sur ma pizza d’hier, dont je n’ai mangé que la moitié avant de m’écrouler vers quatre heures du matin. Me voilà avec de la sauce tomate partout sur le pied et une rondelle de salami entre les orteils. Je la prends et l’enfourne dans bouche avant d’essuyer la sauce avec une chaussette. Puis je m’habille avec ce que je trouve par terre ; une jupe en nylon ne nécessitant aucun repassage et un tee-shirt en coton qui en aurait eu besoin. Je me regarde dans le miroir et fronce les sourcils. Pas génial. Je me frotte les yeux pour effacer le mascara qui a coulé, j’ajoute une touche de rouge à lèvres prune, coiffe mes cheveux gras avec mes doigts. Çà suffira bien; je suis en retard. Encore une fois. Je pars au travail. Je relève le courrier à la porte et je l’ouvre tout en marchant, une Malboro au bec. Des factures, des factures, des factures, une carte d’une entreprise de VTC, une broche pour des pizzas à emporter.  » DERNIER APPEL », « AVIS D’HUISSIER », »RÈGLEMENT EN URGENCE ». Toujours le même refrain. Taylor Swift n’a pas à s’emmerder avec ça, elle. Je fourre les lettres dans les mains d’un sans-abri posté près de la bouche métro : maintenant, ce n’est plus mon problème. »

 La chronique jubilatoire de Dany

Mad de Chloé Esposito

 

« Les deux moments les plus importants d’une vie sont le jour oú on vient au monde et le jour oú on découvre pourquoi. »

Mais qu’est-ce qui est donc fou dans cette histoire … tout et assurément le grain de folie de l’auteure est contagieux pour le plus grand bonheur des lecteurs ! Rendez-vous compte c’est un premier roman étonnamment maîtrisé, bourré de citations cinématographiques et musicales !
L’auteure nous immerge dans la tête d’Alvie, sa narratrice, à moins que ça ne soit Beth sa jumelle … on peut parfois douter. Alvie : ange ou démon, victime ou manipulatrice, Alvie ou Beth ??? Tout l’entourage s’y trompe alors que nous quittons un quartier sordide de Londres pour la Sicile ensoleillée et mafieuse. Et comme en supplément il y a beaucoup de désirs et de fantasmes chez Alvie, avec un humour décapant et parfois hard, quelques scènes scabreuses et d’autres sanglantes, elle s’amuse à repousser ses limites pour assouvir ses désirs d’amour, d’argent, de voiture et de … maternité, pour enfin découvrir sa vocation… Un vrai suspense dont le lecteur est en droit de se demander comment va donc s’en sortir l’auteure … c’est pour ça que la fin peut sembler un peu abrupte mais quelle autre alternative y avait-il ?
Jubilatoire et coup de cœur. Je tiens à décerner une mention particulière à la traductrice qui a si bien rendu le ton et les émotions dans un langage très juste.

« Je repose le livre sur la table. Je stresse suffisamment comme ça, autant éviter de lire des tragédies. Je commanderai un recueil de recueil de poèmes […] demain matin ; un truc joyeux, Baudelaire par exemple.»

Là où tu te perdras


Le livre : Là où tu te perdras de Ena L.. Paru le 10 juillet 2018 aux Éditions, Sharon Kena Éditions. 13,50 € ; 228 p. ; 22,4 x 14 cm.

4ème de couverture :

Lane City, camps de formation des Marines Américains. La violence, la sueur et les humiliations. Un beau Lieutenant, sombre et impitoyable. Un jeune soldat fragile aux motivations mystérieuses.

À plusieurs centaines de kilomètres de là : l’université de Sudderland. Une arrogante jeune femme à la beauté glacée et au tempérament volcanique. Une vie confortable, un fiancé aimant, la gloire et les honneurs.

Deux univers opposés, que la disparition du jeune soldat va brusquement rassembler. Car Sharon n’hésitera pas à s’engager chez les Marines pour rechercher son jumeau, présumé déserteur. Confrontée à la fois au milieu machiste militaire, à un Lieutenant sans pitié, ainsi qu’aux dérangeantes et dangereuses vérités concernant son frère, Sharon sera-t-elle capable d’achever sa quête sans y laisser son âme ou sa vie ?

 

L’auteur : Ena L, 34 ans. Fan de running, du Japon, et des petits plaisirs simples de la vie. Passionnée d’écriture depuis l’adolescence, mais ce n’est que récemment, après un cycle d’études littéraires bien fourni, qu’elle a décidé de partager son univers avec les lecteurs. Un univers sombre. Malgré un (paradoxal) style enfantin, elle a choisi de ne jamais faire dans la demi-mesure et de mélanger les genres. Son premier roman, Là où tu te perdras, est un inclassable (drame-romance-suspense), sorti en juillet. Le tome 2 est prévu pour octobre. Le tome 3, le dernier, en janvier. Entre temps, d’autres romans sortiront : en septembre, Je ne serai plus jamais seul  (du dark fantastique, ou épouvante), puis un thriller, édité chez Harlequin, dont la date de publication n’est pas encore fixée. Et encore sûrement bien d’autres surprises à venir !

 

Extrait :
“Sharon, tu es une petite fille intelligente. Écoute bien ce que je vais te dire et n’oublie jamais : chez les jumeaux, il y a toujours le fort et le faible. Quoi que les gens en disent. Tu es la dominante du duo, ce qui signifie que ton frère aura toujours besoin de toi, toute sa vie peut-être. C’est une très lourde responsabilité, j’en ai conscience, mais c’est une chose que je n’ai jamais osé dire à ton père. Je crois que c’est en partie pour cette raison qu’il est aujourd’hui cet homme triste et aigri. Veille sur Stephen, ma chérie. Il n’y a personne de plus cher à ton cœur que ton double.”

 

Le ressenti de Jean-Paul

 

Bonjour à toutes et à tous…

 Agréablement surpris !

Je ne peux pas dire que j’ai été pris directement par l’histoire tellement l’héroïne m’a parue désagréable dès le début…

Mais petit à petit et l’écriture aidant (jeune dynamique et pas de faux semblant),force m’est d’avouer que ce “petit” bout de femme à fini par me conquérir voire à me faire sourire à plusieurs reprises. Je n’ai pas de souvenirs de romans où l’univers des Marines américains soit développé à ce point. j’ai été plongé dans l’enfer des camps de formation et je n’enviaient pas du tout toutes les jeunes recrues ! Milieu très éprouvant, mais surtout où c’est le machisme qui domine redoutablement, et les femmes n’ont qu’a bien se tenir !

C’est précisément ce que se refuse Sharon.

Dès le début le ton est donné. Elle s’est donnée une mission, et telle une boule de billard, tous ceux qui se mettront en travers de son chemin ne sont que de simples quilles, qu’elles balayera allègrement, sans pitié aucune.

Beaucoup de rythme, aucun temps mort et style direct. Les personnages sont charismatiques avec de très fortes personnalités qui montreront aussi leurs fêlures, la fatigue et les rapprochements divers aidant.

 Roman inclassable, Je m’attendais à une romance, non !

Une sorte de drame, non plus… Un thriller, pas plus !!!

 Là où tu te perdras, c’est un peu tout ça à la fois au gré des envies de l’auteur. Et elle m’a vraiment mené par le bout du nez dans ce jeu de piste qui monte petit à petit vers un final qui m’a laissé sur ma faim, pour la simple et bonne raison qu’il y a une suite à ce roman !!!

Je me suis bien fais avoir !

 Je découvre Ena L. Bien que l’on sente une réelle jeunesse dans l’écriture et une fraicheur dans le style, derrière tout ça, j’ai ressenti une volonté redoutable, c’est sûr, de casser certains codes de l’écriture et j’avoue en avoir été surpris…

Ana L. ou l’art de m’avoir rendue sympathique une Sharon vraiment détestable !!!

Une belle découverte à suivre…

Pas le choix, je dois me procurer le 2ème tome pour savoir si Sharon parviendra ou non, à retrouver son frère…

 

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Là où tu te perdras

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Camps de formation

Marines américains

Machisme

Jumeaux

Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes


Attention aujourd’hui c’est « Double Chronique »

Attention aussi car…

Vous allez bientôt pouvoir gagner le dernier livre de Sandrine Destombes sur Collectif Polar avec Hugo Thriller.
3 exemplaires de  » Les Jumeaux de Piolenc » seront en jeu.


Le livre : Les jumeaux de Piolenc, Sandrine Destombes.    Paru le 3 mai 2018 aux Editions Hugo Thriller.   19,95 € ; 400 pages ; 14 x 21

 4ème de couverture :

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs. 

 

L’auteur : Née en 1971, Sandrine Destombes a toujours vécu à Paris.
Après avoir suivi des études à l’Ecole pour les Métiers du Cinéma et de la Télévision de Paris, elle travaille dans la production d’événements et profite de son temps libre pour écrire des polars, son domaine de prédilection.
Les jumeaux de Piolenc est sont cinquième thriller. .
Sandrine Destombes a décidé de participer au concours en ligne Fyctia sous pseudonyme pour se lancer un nouveau challenge. Remporté haut la main. 
 
Extrait :
 « Le gendarme n’aimait pas ce qu’il venait d’entendre. Sans en comprendre le sens, il savait que cette phrase était annonciatrice de mauvaises nouvelles. Il n’eut d’ailleurs pas le temps d’approfondir le sujet que ses doutes furent confirmés. 
La tête basse et les mains nouées, mademoiselle Gauthier se tenait sur le pas de la porte. Fabregas comprit aussitôt qu’il y avait un problème. Il se dirigea vers elle d’un pas rapide et l’encouragea à parler. 
– Ce n’est peut-être rien, commença l’institutrice à voix basse, mais une autre de mes élèves ne s’est pas présentée à la cantine. »

 

Ophélie et Aline nous offre aujourd’hui leur regard croisé sur la prix VSD RTL du meilleur thriller 2018.

Avis croisés:

L’accroche de Miss Aline:

La 4ème de couverture ne nous dit pas quel  jumeau est mort, ni comment l’autre a survécut. On ignore si les nouvelles disparitions concernent également des jumeaux. On ne nous parle pas non plus de Jean Wimez en charge de l’enquête il y a trente ans. Jean que Fabregas va intégrer (un peu par la force des choses) à l’enquête d’aujourd’hui. 

Les faits se passent dans la même école que celle de Solène et Raphaël, les nouveaux disparus ont le même âge. Coïncidences ? Pourquoi trente ans plus tard ? 

Fabregas va se faire des cheveux blancs sur cette enquête. Des rebondissements, des impasses, des doutes, des sixièmes sensignorés. Il avance doucement, il a le sentiment d’être dépassé. Il ne veut pas que cette enquête le hante jusqu’à son dernier souffle. Et pourtant il a souvent l’impression de passer à côté. Avec lui, Jean Wimez va revivre la disparition des jumeaux de 1989. Qu’a-t-il raté ? Que lui a-t-on caché ? Il faut comprendre hier pour retrouver les enfants d’aujourd’hui. La vérité peut avoir mille visages, elle n’est pas celle que l’on croit.

L’auteur nous emmène dans un tourbillon de doutes, d’accusations, d’interrogations. Ses personnages sont profonds et complexes. La nature humaine y est dépeinte avec réalisme (rien n’est jamais tout blanc ou tout noir). La vérité dépasse l’entendement. On va s’en approcher avec méfiance. Tout comme Fabregas on va se demander comment cela est possible. Et pourtant… 

La gémellité  thème fascinant poussé à son paroxysme. Tour de force de l’auteur qui nous entraine bien malgré nous de l’autre côté du miroir. 

La 4ème de couverture ne nous dit pas non plus que ce Prix VSD 2018 du Meilleur Thriller Français est amplement mérité. Félicitations. 

Un très grand merci aux Editions Hugo Thriller et à Sandrine Destombes (pour la dédicace !) de m’avoir permis d’entrer dans cette enquête et d’en faire un de mes coups de cœur de l’année.

 

 Le OFF DE OPH

Il est vrai que l’on utilise souvent des expressions récurrentes pour qualifier un bon thriller: page Turner, addictif, claque… mais que voulez-vous, même si la langue française regorge d’adjectifs, il est parfois difficile de trouver les bons mots pour qualifier une lecture. Alors je vais tenter de ne pas tomber dans les lieux communs pour vous faire comprendre à quel point ce thriller est une réussite et qu’il est indispensable de le lire…

« les jumeaux de Piolenc » s’ouvre sur un prologue original, le récit de la disparition de jumeaux, vu au travers des médias. Sandrine Destombes y évoque les évolutions scientifiques et notamment le travail autour de l’ADN.L’utilisation de ce procédé met tout de suite le lecteur en conditions, le climat est posé. Qui ne s’émeut pas de la disparition d’enfants? Sujet qui a inspiré Sandrine. Mais ne vous y trompez pas, ce petit bijou de littérature noire ne peut pas se résumer à la disparition de Solène et Raphaël…

Le pitch: Solène et Raphaël disparaissent en août 1989. Quelque mois plus tard, le corps de l’un d’entre eux est retrouvé. Le second, jamais.
Juin 2018, de nouveaux enfants disparaissent dans la même commune.

Dès les premiers chapitres, Sandrine passe au crible les mécanismes de la machine judiciaire et certains passages ne sont pas sans rappeler « l’affaire Grégory », notamment par le fait que l’enquête sur la disparition des jumeaux est confiée à un jeune enquêteur.

Tout au long du roman, Sandrine évoque la fragilité émotionnelle des enfants, ces adultes en devenir, l’importance de la construction de leur personnalité, les dangers des réseaux sociaux et des rencontres virtuelles « fun »…

Le combat du papa des jumeaux, Victor, renvoie à celui du papa de la petite Estelle, similitude troublante qui renforce la charge émotionnelle à la lecture.

J’ai également été émue du lien tissé entre Victor et Jean, premier officier a avoir enquêté sur les jumeaux. Cette enquête qui a été son graal, le combat de sa vie au point de tout lui sacrifier:

« Il y avait quelque chose de triste et beau à la fois dans ce lien qui unissait ces deux hommes. A les observer dans ce cadre plus intime, Fabregas se demanda à quel moment leur relation s’était éloignée du cadre professionnel pour devenir cette amitié à la fois pudique et sincère ».

Sandrine décrit d’ailleurs de manière remarquable le sentiment d’impuissance de l’enquêteur qui, malgré tous les moyens mis en œuvre, n’avance pas d’un pas.

Enfin, au delà de tous les sujets traités, du travail remarquable autour de la psychologie tant de l’enfant que de l’adulte; au delà de la construction précise et admirable des personnages qui vous hanteront un petit moment, il y a l’intrigue.
Le rythme et la tension montent crescendo au fil des éléments que Sandrine distille habilement, nous renvoyant d’une piste à l’autre, bousculant nos soupçons pour en faire naître d’autres, multipliant les possibilités pour nous amener vers un final surprenant.

Dans la catégorie thriller, « Les jumeaux de Piolenc » flirte avec la perfection.

Sandrine je disais qu’un jour tu serais l’une des grandes dames du noir… Force est de constater que tu l’es aujourd’hui! (Tu n’as rien à envier à certains « maîtres » du genre).

Ainsi, nos deux flingueuses ont eu un coup de cœur  pour ce 5ème roman de Sandrine Destombes qui la fait entrer dans la catégories des maîtres du genre. »tourbillons de doutes et d’accusation », « rythme qui monte crescendo »…  nos deux flingueuses ont donc ressenti cette même frénésie à la lecture de ce thriller, ne voulant ni l’une ni l’autre lâcher « les jumeaux » avant d’avoir été au bout de leur histoire.
Toutes deux soulignent le sujet sous des aspects différents la gémellité poussée à son paroxysme pour l’une, la construction de l’enfant pour l’autre, elles évoquent la profondeur et la puissance des personnages.
Ce roman fait l’unanimité quant à sa qualité, la tension narrative, l’originalité du sujet et un final ô combien déstabilisant.

Sandrine va marquer les esprits un moment avec Solène et Raphaël!

 

 

 

Le Fruit de ma colère – Mehdy Brunet


 Coucou les polardeux,

Aujourd’hui je suis heureuse de vous présenter la toute première chronique de notre toute nouvelle Flingueuse Fanny.

Vous pouvez faire connaissance avec Fanny ICI.

Ou encore avec le gang des Flingueuses là

Allez c’est parti pour le petit billet de Fanny


Le livre : Le Fruit de ma colère de Mehdy Brunet. Paru le 15 mars 2018 chez Taurnada dans la collection Le tourbillon des mots. 9€99  ; (240 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Le jour où Ackerman vient demander de l’aide à Josey Kowalsky, le compte à rebours a déjà commencé.

Il faut faire vite, agir rapidement.

Josey n’hésite pas un seul instant à venir au secours de cet homme qui, par le passé, a su le comprendre.

Ensemble, ils vont découvrir que la colère et la vengeance peuvent prendre bien des visages.

Et s’il était déjà trop tard ?

 

L’auteur : Né en 1974 à Bressuire dans les Deux-Sèvres, Mehdy Brunet aime le changement : Gironde, Haute-Savoie, Genève, île de la Réunion, Lozère, la Manche, un sentiment de liberté anime sa vie. Agent de maîtrise dans l’industrie technologique, ce n’est que très tard qu’il découvre sa passion pour l’écriture. Au fil des mots, une facette méconnue de sa personnalité va poindre à l’ombre de sa plume.

 

 

Extrait page 9 :
« L’humidité ambiante mêlée à l’odeur de moisissure lui saturent les narines.
Il parcourt de ses mains les murs de son cachot, car tout ce qui lui reste de ses yeux, c’est un liquide poisseux et du sang séché sur ses joues.
La douleur a maintenant laissé place à la peur, et celle-ci atteint son point culminant lorsqu’il entend ses bourreaux revenir. »

 

Le billet de Fanny

Le Fruit de ma colère, Mehdy BRUNET, Editions Taurnada,

ISBN 978-2-37258-040-3 ;  9.99€

Voilà, j’ai entre les mains une nouvelle promesse d’aventure avec un petit livre à la couverture sombre, qui présage d’une histoire qui doit l’être tout autant… et je ne me trompe pas. Dès les premières lignes, le lecteur est plongé dans le bain. C’est brutal, c’est sans pitié, le ton est donné. L’histoire est lancée.

Cependant, je dois reconnaitre que j’ai eu un peu de mal à me faire au rythme, au découpage de l’histoire dans sa première moitié. Les chapitres se déroulent en plusieurs lieux à la fois, on y suit plusieurs personnages, parfois sans lien apparent. De plus, le récit se réfère beaucoup au précédent livre de l’auteur (que je n’ai pas lu), ce qui bien que l’histoire soit distincte, peut parfois mettre le lecteur à distance. Les héros font beaucoup référence à leur passé commun et on a parfois l’impression d’assister à une conversation entre deux personnes qui se parlent en faisant allusion à leurs souvenirs communs et dont on ignore tout. J’ai été un peu déroutée au début donc mais pas rebutée. Loin de là !

L’histoire, que je ne veux pas spoiler, fait écho à des thèmes d’actualités sensibles dont nous avons beaucoup entendus parler ces derniers mois et qui méritent cette lumière. La femme y a un rôle central, essentiel et on sent chez l’auteur une vraie préoccupation concernant la place de la femme dans nos sociétés.

Nous voici donc spectateur de la folle course qui mène le héros, Paul Ackerman, un ancien flic, jusqu’en Espagne où il vient demander à un vieil ami de l’aider à retrouver son frère jumeau, Eric, disparu depuis quelques semaines. Aucune trace de lui, aucune nouvelle, pas même une demande de rançon. Alors Paul Ackermann et son ami Josey vont remonter jusqu’au soir de la disparition d’Éric. Et lors de cette quête, leur chemin va croiser celui de plusieurs femmes. Des femmes qui semblent prêtes à tout pour préserver un secret. Quel est-il ? On découvrira au fil de l’histoire pourquoi, elles sont prêtes au pire pour faire taire les témoins de leurs exactions.

On voyage tout au long de ce récit, et pour la Normande que je suis voir évoquer Cherbourg et les tumultes du raz Blanchard (un site magnifique dont la beauté est à couper le souffle) fut un petit plus sympathique en regard à cette histoire de course après la montre intense et angoissante à souhait.

C’est bien écrit, c’est rythmé, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Rien que ces éléments devraient pousser à la curiosité les passionnés de polar en recherche d’une lecture rapide (le livre fait 224 pages). Mais c’est également sombre et cela porte à réfléchir sur les rapports hommes-femmes tels qu’ils sont depuis des siècles et tels qu’ils devraient être pour les générations futures.

Pour résumer, même si j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, car déstabilisée par le découpage des chapitres, j’ai aimé ce roman. Il comporte les éléments qui sont pour moi essentiels pour un polar : rythme, action, personnages complexes et attachants, réflexion sur notre société…

S’il devait y avoir une suite aux aventures de Paul Ackerman et Josey Kowalsky, je replongerais avec grand plaisir.

Deux gouttes d’eau de Jacques Expert.


Le livre : Deux gouttes d’eau de Jacques Expert. Paru le 22 janvier 2015 chez Sonatine. 19€ ; (330 p.) ; 22 x 14

 4e de couv :

Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s’appelle Élodie et l’enregistrement d’une caméra de surveillance permet d’identifier son ami, Antoine Deloye, sortant de chez elle, l’arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s’obstine, malgré les évidences, à nier les faits. Il accuse son frère jumeau, Franck, d’avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d’eau… Le divisionnaire de la PJ en charge de l’enquête, Robert Laforge, un homme réputé pour sa compétence mais aussi son intransigeance et ses éclats incontrôlés, va devoir résoudre cette incroyable énigme. Lequel des deux frères ment, lequel est le bourreau, lequel la victime ?

Après Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils, Adieu et Qui ?, on retrouve dans son nouveau roman tout ce qui fait le talent de Jacques Expert : la description brute et quasi documentaire du quotidien, l’intimité de personnalités troublées, abîmées, enfin une construction machiavélique qui joue avec les nerfs du lecteur jusqu’à la dernière ligne.

À propos de Qui ? :

«315 pages de suspense et de rebondissements, de fausses pistes et de chausse-trapes, pour un roman de 350 pages, c’est une réussite qu’il faut saluer !»

François Busnel – L’Express

Extrait :
« -Emporte ça au labo, qu’ils bossent en urgence sur l’ADN, je suis sûr qu’ils ont le même…
-Putain, même gueule, même ADN et pas d’empreintes… On est …
-Dans la merde, Etienne ! conclut Laforge. »
L’auteur : Après avoir été grand reporter à France Info et France Inter pendant quinze ans, Jacques Expert a été producteur et rédacteur en chef pour TF1, directeur des magazines de M6 et directeur général adjoint de Paris Première. Il est aujourd’hui directeur des programmes de RTL. Après Adieu (2012) et Qui ? (2013), Deux gouttes d’eau est son troisième roman à paraître chez Sonatine Éditions.

 

L’accroche de Miss Aline

Deux gouttes d’eau , Jacques Expert
Éditions : le Livre de poche.

Paru le 8 juin 2016. 7€60 ; (378 p.) ; 18 x 11 cm

Étrange ce thriller. Il n’a pas vraiment d’action à proprement parlé. C’est un huis clos entre les enquêteurs et les deux frères, le huis clos entre Antoine et son frère Franck et enfin le huis clos entre le Livre et le lecteur.
qui est Franck qui est Antoine ? Deux psychopathes ou un seul ?

Les jumeaux c’est fascinant. D’une symbiose totale ou on peut aussi y voir un dominant et un dominé. Ça se joue en vue intra utérine.

Tout au long de ta lecture tu vas avoir l’intime conviction mais c’est sans compté sur l’auteur qui va venir tout chambouler.
Accroche toi lecteur et aide Laforge à inculper le bon meurtrier.

Bon…Je laisse la conclusion à Ge notre boss.

« On pourrait croire que tout a été écrit sur la gémellité , pourtant avec son intrigue parfaite, Jacques Expert nous surprend à renouveler encore le genre. »

Voilà tout est dit !

Il reste la poussière de Sandrine Collette : L’ABCdaire de deux nanas fondues de Collette


L'ABCdaire de deux nanas fondues de Colette

Bonjour à tous,

Nous sommes de retour !! Les motordus d’Anne-Ju et Collectif Polar sont heureuses de vous retrouver pour cette nouvelle lecture commune. Le choix s’est porté sur :

Il reste la poussière de Sandrine Collette

 

Le principe est simple, avec Anne Ju, on se partage les 26 lettres de l’alphabet. Chacune met un mot sur chacune des  13 lettres qui lui ont été attribuées. Ces mots définissent, un sentiment, un ressenti, une impression que nous a laissé cette lecture. Ensuite, chaque mot sera expliqué par nous deux.

Ainsi vous retrouverez l’alphabet complet à travers nos deux blog.

Le challenge c’est aussi de parler du livre à travers des mots qui ne sont pas de notre propre ressenti.

$$$&&&SColLe livre  Il reste la poussière de Sandrine Collette. Paru le 25 janvier 2016 chez Denoël dans la collection Sueurs Froides.  19,90 euro ; (301 p.) ; 23 x 16 cm.

4e de couv : 

Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.

Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l’a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.

Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ?

Depuis son premier roman, Des noeuds d’acier, Grand Prix de littérature policière, Sandrine Collette «confirme avec éclat qu’elle a tout d’une romancière accomplie». (François Busnel, L’Express.)

$$$&&&collettes2016ph.matsasL’auteur : Sandrine Collette est née en 1970 à Paris. Elle passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. Elle devient chargée de cours à l’université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan.

Elle décide de composer une fiction et sur les conseils d’une amie, elle adresse son manuscrit aux éditions Denoël, décidées à relancer, après de longues années de silence, la collection « Sueurs froides » Des noeuds d’acier, son premier roman, paru  en 2013, a rencontré un vif succès critique et public. Il a reçu le Grand Prix de Littérature policière. Aujourd’hui, elle partage sa vie entre l’écriture et ses chevaux dans le Morvan.

Pour cette nouvelle lecture commune nous nous sommes partagé simplement l’alphabet, une lettre sur deux. Anne Ju commençant par le B…

Voici donc mon Abécédaire de A à Y

Acomme  Apreté :

GVL : C’est vraiment le premier mot qui m’est venu dès les premières pages de ce livre. Dès la vue de la couverture, même sans doute.

Apreté des sentiments, animosité des sentiments. Austérité du décor, cette steppe patagonienne, rudesse de cette terre. Dureté de ces espaces désertiques.

Rigueur du climat.

AJC : Ton mot est bien choisi car il peut avoir deux significations : celle que tu décris et aussi celle de quelqu’un qui poursuit quelque chose avec acharnement.  Je te rejoins totalement sur la 1ère définition. Ce livre assèche ! J’en avais presque du mal à déglutir.
Si on prend la seconde définition,  elle colle aussi parfaitement au roman. Les personnages ont tous une quête. Mais l’auteure aussi. Mais je pense que nous allons développer tout cela dans les autres lettres.

Ccomme Climat :

GVL : Oui, le climat est rude. Un climat qui vous forge un homme. Qui lui donne du caractère. Chaleur torride l’été, froidure extrême l’hiver. L’amplitude thermale ne laisse pas de place aux faibles. Pas plus aux hommes, qu’aux animaux. Les bêtes les plus résistantes passeront l’hiver. Ou mourront ! Leurs carcasses viendront se fondre dans le décor.

AJC : Il est vrai que le climat n’est pas tendre. Mais c’est un phénomène récurrent dans les romans de Sandrine Collette. Souviens-toi dans 6 fourmis blanches, le climat montagnard n’est pas des plus accueillant. Pour moi, c’est une des marques de l’auteure. A travers ce climat, elle nous fait passer des sensations allant souvent à l’extrême ! A la lecture de ce roman, j’avais le sentiment de sentir ce vent chaud balayant la poussière venant se coller sur moi.

Ecomme espace :

GVL : La Patagonie comme décor.

La Patagonie des steppes, celle des hauts plateaux. Des espaces désertiques et pelés à vue d’œil.  Des grands espaces que l’on voudrait synonyme de liberté mais qui souvent enferme les hommes à cause de la rudesse qui s’en dégage.

Des paysages à couper le souffle, des images qui évoquent l’évasion. Cette steppe qui court, qui s’allonge, qui s’élance jusqu’à la montagne pour horizon.

AJC : C’est vraiment une marque de fabrique de Sandrine Collette. Le Morvan doit l’inspirer ;-). On a connu la ferme, les vignes, la montagne et là la steppe. C’est grand étendue à perte de vue. Je ne connais pas la Patagonie. Je sais juste que  Florent Pagny y vit mais bon il ne m’a encore jamais invité. Le saligaud ! Je serai curieuse de savoir pourquoi elle a choisi ce décor si lointain.

GVL : Pour les grands espace très certainement petit padawan. Justement parce que cette terre de Patagonie offre des espace vierge de toute vie humaine. Pour permettre le huis clos et le roman initiatique à la fois. Mais…Je le lui demanderai, fais-moi confiance.

Gcomme Garçon :

GVL : Joaquin et Mauro les jumeaux. Steban le cadet un peu simplet et Rafael le petit dernier. Il ne reste que la poussière, c’est l’histoire de 4 garçons dans le vent. Oui dans le vent car du vent, il y en a sur ces grands plateaux patagoniens. Et le vent, ça les rends fous ces 4 garçons.

4 frères qui bossent comme des forcenés pour leur mère, la mère et son  l’Estancia. Ils vivent au rythme des saisons, s’occupant des terres, de bêtes, vaches et moutons. Ils réparent les dégâts de l’hiver, ils n’ont que peu de temps à eux. Et pourtant…

AJC : 4 garçons plein d’avenir ? On le souhaite car au début on se dit que la reprise de l’exploitation est logique. Mais non rien n’est logique dans tous les romans de Sandrine Collette. Elle nous surprend. J’avais envie de détester cette affreuse mère et au final, elle me touche. J’avais envie de câliner Rafael, mais maintenant, je veux lui mettre des claques.  Les personnages masculins sont souvent des personnages très complexes et piliers.

Icomme Intrigue :

GVL : L’intrigue chez Sandrine Collette tient souvent en un seul mot : l’atmosphère. Elle installe tranquillement son histoire, dans un décor, dans un contexte. Elle nous place savamment ses personnages. Et elle utilise tous les ingrédients séparément un peu comme un cuisinier qui cuit tous ses légumes à part pour qu’ils gardent toutes leurs saveurs. Rien n’est laissé au hasard. Chacun est à sa place. Et puis, tout s’imbrique parfaitement pour nous raconter une histoire que l’on ne pourra plus lâcher avant d’en connaître le dénouement.

Il reste la poussière, c’est tout cela. C’est la terre, le soleil, la chaleur écrasante, l’hiver rigoureux. La lenteur de la vie qui passe. Une tranche de vie en somme. C’est un roman psychologique, c’est un roman noir c’est un polar rural. C’est un roman initiatique et un huis clos comme l’auteur les affectionne. Il reste la poussière, c’est tout cela à la fois !

AJC : Je suis une fan inconditionnelle de Sandrine Collette. Tous lus, tous dévorés. Je rejoins totalement ce que tu dis. Sa force, ceux sont ces atmosphères toutes surprenantes les unes que les autres. Quand on commence, on n’arrive pas à le laisser de côté. Au fond de moi, tous ses romans m’ont interpellé : colère pour Nœuds d’Acier, survie pour 6 fourmis blanches. Mes sentiments étaient clairs. Pour celui-ci, l’intrigue m’a perturbé. J’étais un peu comme Steban perdu dans le vent poussiéreux de la steppe. Mais ça m’a fait du bien de ne pas trouver ma route tout de suite, comme tous ses personnages au final ! L’intrigue a déteint sur moi 😉 .

Kcomme KO :

GVL : A ce moment-là de mon Abécédaire, je suis déjà KO, comme je l’ai été dès le début du livre. Et je suis restée groggy tout au long de la lecture. Cette lecture  m’a tellement sonné que  les sentiments, qui en ressortaient, étaient puissants, terrifiants.

J’ai été sous l’emprise des mots de l’auteure. Je n’ai pas honte de le dire. Ils m’ont captivé, subjugué. Prise au piège à mon tour dans cette pièce qui se jouait sous mes yeux. J’aurai voulu être actrice, pouvoir intervenir, changer le cours des choses, mais j’étais paralyser par l’écriture tellement maîtrisée de l’auteure. Spectatrice, je suis restée. Et à la fin, j’ai applaudi des deux mains à en faire tout exploser.

AJC : Encore une fois, elle laisse une marque dans nos esprits quand on referme ses livres. On ne peut pas rester indifférente à ses écrits. Il y a une telle intensité dans le choix des mots, que je suis bluffée à chaque fois. Quand je commence un livre, je me dis toujours que je ne m’attends à rien. Et avec elle, c’est l’effet surprise garanti. Mais il y a souvent un second effet (Kiss Cool ;-)) qui m’arrive dessus. Je suis comme toi, Geneviève, je suis KO de chez KO. Et c’est rare car ça fait 4/4 !

GVL : Pareil ma Juju, et ce n’est pas le cas avec tous  les auteurs. Mais Sandrine Collette est de ceux-là. Ceux de qui on attend avec impatience, gourmandise et curiosité leur prochain roman.

Mcomme Mère :

GVL : Et oui, si, il y a un personnage central dans ce roman, c’est la Mère.

C’est par la mère que tout arrive. C’est elle qui tient les rênes de la ferme. C’est elle qui dirige cette exploitation agricole. C’est elle qui décide des bêtes que l’on va élever, ovni, bovin ? Ceux que l’on va vendre, ceux qui seront tués.

C’est elle qui nourrit, qui distribue les tâches journalières. C’est elle encore qui tient les cordons de la bourse.

C’est la Mère, une mère castratrice. Forcément avec ces 4 garçons. C’est elle qui divise pour mieux régner.

Elle a quelque chose de la Folcoche de Bazin. Dans vipère au poing, Paule Pluvignec se montre dénuée de tout sentiment maternel et de toute preuve d’amour pour ses enfants.

« La mère » ici est ainsi !

« La mère, c’est la mère. Ancrée et solide, d’une constance terrifiante, ils sont capables d’en rejouer les intonations, les menaces, les phrases qui vont suivre. Mais s’ils cherchent à en dessiner les traits, elle s’efface comme dans un rêve, floutée tel un fantôme, une silhouette sans contours, sans limites. La mère s’étend au-dessus de l’univers. »

AJC : Très bon choix pour cette lettre. Je ne voyais pas autre chose. La mère ! Tu as remarqué qu’elle n’a pas de prénom ? Cela peut paraître surprenant mais pas tant que cela. Ca la rend encore moins humaine. Elle devient un su statut et non un personnage physique. De toute façon, je ne voyais pas ses garçons l’appeler « ma petite maman d’amour » ou lui souhaiter sa fête. C’est la mère nourricière aussi bien pour ses enfants que pour sa terre. Elle nourrit le livre ;-). Oui je sais je ne suis pas allée loin pour la trouver celle-là !

Ocomme Oppressant : 

Oui je sais c’est original, O comme oppressant pour un polar ! Mais après tout ce que je vous ai déjà dit…Oppressant est un qualificatif qui va bien à ce titre.

La chaleur étouffante, l’air irrespirable parce que surchauffait par le soleil écrasant. L’atmosphère pesante. Un décor splendide mais suffocant. Une mère opprimante.

Oui cette lecture est oppressante. Elle est aussi accablante car très noire, stressante car il y a comme un sentiment d’enferment malgré les grands espace. Tout ici est poignant et angoissant à la fois.

Je vous l’ai dit elle m‘a laissé exsangue et KO.

AJC : C’est le but du huis clos, que l’on se sente opprimé. C’est tordu tout ça quand j’y repense. Une si petite chose, le livre, qui nous oppresse autant voir même plus qu’enfermé dans un caisson. Je file prendre l’air ;-).

GVL : Tu as une nouvelle fois raison, on peut en effet parler de Huis clos. Décidément, petit padawan, tu as bien cerné cette lecture commune. Wouah, impressionnée, je suis ! Quelle chance que de t’avoir en binôme.

Qcomme Qualité :

GVL : Tout ici est qualité.

La qualité de l’écriture, du style de l’auteur, du ton qu’elle impulse à son récit.

Du récit et de l’histoire même.

Sandrine Collette a cette qualité rare de se renouveler à chacun de ses livres. Les 4 romans qu’elle nous a présentés ces dernières années ne se ressemblent pas dans leur construction. Ils ne se ressemblent pas non plus par leur style ou leur rythme. Mais à chaque fois, l’écriture sobre et épurée de l’auteure colle parfaitement au ton que celle-ci veut donner à son récit.

Je sais que ça déconcerte le lecteur, que ça peut le perdre. Il s’attend à un thriller et tombe sur un roman noir. Il cherche à frissonner et il est juste surpris par d’autres sentiments plus intimes.

Quoiqu’il en soit, à chaque fois la qualité est là !

AJC : Pfff qu’est-ce que tu veux que je rajoute à cela ? J’ai fait aussi éloge de son talent dans les autres lettres. Je pense que si maintenant les lecteurs ont encore des doutes, je suis désespérée. Il est clair que ce n’est pas du thriller. Il faut s’attendre à plonger dans les abysses de l’être humain. Jusqu’où est-il capable d’aller pour survivre ? Où va-t-il chercher cette force ?
Pour tout savoir, lisez TOUS ses romans !!

Scomme Sentiments :

GVL : Ici tous les sentiments sont exacerbés.

On oscille  entre haine et répulsion.

Pas de demi-mesure.

Pas de politiquement correct, pas de place pour les bons sentiments. Insensibilité, sécheresse des cœurs. Pas la place pour la compassion, l’attachement, l’émoi. L’affectivité n’est pas de mise.

Non ici tout est violence, cruauté, bestialité, hostilité. Inhumanité sans doute aussi. Humanité aussi du coup.

Oui, tous ici ne sont que sentiments contraires et contrariés.

AJC : Je trouve qu’il y a aussi un peu d’amour. Certes, ce n’est pas dégoulinant et débordant. L’amour fraternel est quand même présent. Regardes les jumeaux. Ils sont soudés et s’aiment aussi. C’est peut-être le seul lien clairement visible dans les sentiments.  Après, on ne peut pas dire que ça soit pareil avec les autres frères. Mais mine de rien, ils pensant quand même aux uns et aux autres. Alors oui, tous les sentiments que tu décris, sont les premiers à nous exploser en pleine tronche à la lecture de ce 4ème roman.

GVL : Tu n’as pas tort, il y a effectivement quelque chose qui les relie tous. Mais de là à dire que c’est de l’amour. Je n’y crois pas trop. Peut-être juste pensent-ils que l’un sans l’autre, ils seront moins forts. Je vois ça plus comme une association de complémentarité que comme un véritable amour fraternel.

Ucomme Urgence :

GVL : Ce roman se déroule sous nos yeux dans une espèce d’urgence qui nous entraîne vers une fin que l’on devine inéducable.

Ce roman est impétueux. Il dégage une fougue sans retenu. Une force frénétique ravageuse.

AJC : Je pense que là où ils vivent, ils peuvent toujours attendre pour voir débarquer une ambulance 😉 ! Humour humour ! Bref, oui comme tu dis, on sent que cette famille est sur le point de partir en lambeau, même si elle est déjà pas mal amochée, et que nous sommes les spectateurs impuissants face à cette urgence.

GVL : Et oui, Anne Ju, nous sommes ici dans un roman noir. Une espèce de constat amère d’impuissance face au drame qui se joue sous nos yeux.

Comme le dit si bien Dominique Manoti en parlant de roman noir :

« Tous les personnages, et le lecteur avec eux, sont engagés « en un combat douteux ». La littérature noire n’est pas manichéenne. Et si, d’aventure, l’ordre est rétabli à la fin d’un roman noir, l’auteur et les lecteurs sont conscients qu’il ne s’agit que du rétablissement provisoire des apparences.  »

Le roman noir nous met dans un état d’urgence permanent puisqu’il n’est autre que le roman du désordre. Donc de l’urgence !

Wcomme Western :

GVL : Il reste la poussière pourrait être un Western. Un western transposé en Amérique du sud avec le  ranch remplacé par une estancia, les cowboys par des gauchos, les mustangs et autres quarters horses changés en criollos. Ces petits chevaux argentins sont réputés particulièrement frugaux, sains, robustes et endurants. Capables de supporter de très lourdes charges sur de longues distances et tous types de terrain. Que serait le gaucho sans son criollo ? Comment pourrait-il rassembler ses troupeaux éparpillés dans la steppe pour se nourrir ?  Monter sur son criollo, le cowboy argentin va conduire ses vaches ou ses moutons à travers la Meseta, ces vastes plateaux de la steppe argentine, aux paysages uniques et désertiques.

AJC : Pour une fois que c’est facile et flagrant de trouver le mot correspondant  à cette lettre ! Chapeau car c’est exactement ce que j’ai ressenti. Je me suis souvenue de ces films que je regardai A la conquête de l’ouest par exemple. Tout est hostile, aride. Tu mets ton chapeau et tu montes ton cheval. Bon moi, je te laisse le cheval et je prends un criollo. Bha oui, je suis petite donc petit cheval. C’est encore là que je tire mon chapeau (trop facile, je sais) à Sandrine Collette car niveau documentation, c’est juste bluffant. On s’y croit tellement ! Allez partons pour de nouvelles chevauchées.

Ycomme Yapuka :

GVL : J’espère avoir réussi à vous convaincre de vous précipiter sur ce quatrième roman de Sandrine Collette qui est un de mes grands coups de cœur 2016.

C’est un grand roman noir. Il reste la poussière met en scène Rafael, un petit garçon, poursuivi dans la steppe de Patagonie par trois cavaliers, qui ne sont rien d’autre que ses frères.

Ce titre vient d’être récompensé par le prix Landerneau du polar. Il ne reste que la poussière a devancé Ce qu’il nous faut, c’est un mort, d’Hervé Commère (Fleuve éditions), Trois jours et une vie, de Pierre Lemaitre (Albin Michel), Surtensions, d’Olivier Norek (Michel Lafon) et Le Français de Roseville, d’Ahmed Tiab (L’Aube), figurant dans la sélection établie par le jury présidé par Bernard Minier et composé de dix libraires.

Une sacrée sélection !

Sandrine Collette succède à Fred Vargas, lauréate du prix 2015 avec Temps glaciaires (Flammarion), Hervé Le Corre, lauréat 2014 avec Après la guerre (Rivages), Paul Colize, lauréat 2013 avec Un long moment de silence (La manufacture de livres) et Caryl Ferey, gagnant 2012 avec Mapuche (Gallimard, «Série noire»).

Un sacré palmarès

D’ailleurs Bernard Minier dit de ce roman « « Un tour de force littéraire, Giono et Faulker au pays des gauchos ».

C’est dire la qualité de ce texte.

Alors yapuka…. Le découvrir et le lire rapidement !

AJC : Je ne vois vraiment pas qui rajouter à cela. Je reconnais ton côté pro avec toutes ses précisions. Merci d’ailleurs.
Donc vous avez compris….Yapuka !
PS : Geneviève, gardes le au chaud ce mot, il va pouvoir nous resservir pour d’autres ABCdaires ;-).

GVL : Yapuka, là aussi. Mais avant, il va me falloir trouver du temps, car faire un abécédaire demande du temps, de l’énergie et aussi une bonne dose de dinguerie.

Et puis il va falloir laisser aussi un peu de temps à nos lecteurs pour qu’ils découvrent ce magnifique roman qu’est Il ne reste que la poussière.

Alors YAPUKA

Je ne sais pas si nous avons réussi à vous convaincre, mais si vous souhaitez en savoir plus…La suite de cette ABécédaire est chez Anne Ju et ses Modordus

L’Abécédaire d’Anne JU c’est ICI

Et retrouvez nos premiers ABCdaires ICI :

Nicolas Lebel ; Marie Vindy ; Laura Sadowski ; Sarah Waters et Philippe Cavalier

Ainsi que notre Lecture commune de Gipsy Paladini.

A vous de jouer maintenant, laisser nous vos impressions. Parlez nous de vos ressentis sur ce 4e roman de Sandrine Collette, sur ses autres roman aussi, sur l’auteur bien sur. Mais aussi sur cet Abécédaire. Donnez nous, donnez moi vos avis, vos critiques, vos remarques.

On peut en parler !

Lire ICI le début

 

 

Moriarty : le chien des d’Urberville de Kim Newman


Mes petites lectures

9782352949022,0-2815197

Moriarty : le chien des d’Urberville de Kim Newman.
Traduit par Leslie Damant-Jeandel. Paru le 18 novembre 2015 chez Bragelonne dans la collection Fantasy, Steampunk 28€ ; (452 p.) ; 24 x 16 cm.

4e de couv :

Imaginez les jumeaux maléfiques de Sherlock Holmes et du docteur Watson, et vous obtiendrez le redoutable duo formé par le professeur James Moriarty, serpent rusé d’une intelligence remarquable aussi cruel qu’imprévisible, et le colonel Moran, violent, libertin et politiquement incorrect. Ensemble, ils règnent sur Londres en maîtres du crime, tenant dans leur poing police et hors-la-loi. Quelle que soit leur mission, du meurtre au cambriolage de haut vol, Moriarty et Moran accueillent un flot de visiteurs malfaisants : membres du Si-Fan assoiffés de sang, Vampires de Paris, et même une certaine Irène Adler…

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L’auteur :

Kim Newman est un dandy anglais et un ancien artiste de cabaret. Auteur prolifique, il est aussi l’un des plus grands spécialistes du cinéma fantastique. Après la série Anno Dracula, dont le premier tome a remporté l’International Horror Guild Award.,
Extrait :
Friedrich Nietzsche n’a de cesse de radoter sur le « rire terrible des Surhommes » – oui, j’ai lu autre chose que des livres avec des femmes à poil ou du gros gibier – et affirme que le plus infime gloussement de ces êtres supérieurs contient du sang et de la glace. Si cet abruti de Fritz avait entendu le rire du professeur Moriarty, il aurait chié du sang, de la glace et de la saucisse dans sa culotte bavaroise.

Résumé et avis :

Le professeur James Moriarty et le colonel Sebastian Moran se sont associés pour régner sur Londres en maîtres du crime. Dans l’ambiance victorienne des aventures de Sherlock Holmes, ils croisent Irène Adler.

Attention ce titre est dans une collection Steampunk mais ce n’est pas du vraiment du Steampunk. C’est un recueil de 7 aventures (avec une petite apparition Sherlock) par un auteur de SF et Fantasy bien connu du grand public pour sa super série Anno Dracula.

 Les six nouvelles qui composent le recueil nous offrent une version dévoyée et déjantée des aventures de Sherlock Holmes, ne serait-ce que dans leurs intitulés et se paye d’élargir son univers en faisant intervenir des personnages issus d’autres auteurs.

Kim Newman revisite ici l’œuvre culte d’Arthur Conan Doyle avec un talent hors pair.

Bonne pioche !

Lire le début ICI

 

 

13 À TABLE ! 2016 / LES RESTOS DU COEUR


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1507-1Le livre : 13 À TABLE ! 2016 / LES RESTOS DU COEUR. Paru le 4 Novembre 2015 chez Pocket. 5€ ; (288p) ; 108 x 177 mm.
Pour la deuxième année consécutive, Pocket et 13 auteurs prestigieux s’engagent aux côtés des RESTOS DU CŒUR !
C’est une opération exceptionnelle qui a réussi à mobiliser l’ensemble de la chaîne du livre, des auteurs aux imprimeurs en passant par les libraires, pour proposer un projet entièrement bénévole  dont les profits seront reversés à cette association. Le but est d’atteindre 300 000 exemplaires vendus et ainsi distribuer 1,2 million de repas.
13atable_Restosducoeur_PocketL’an dernier, chaque livre acheté en librairie a permis de distribuer trois repas, et ce sont plus de 1.450.000 repas qui ont été distribués grâce à cette opération.
Cette année, ils font encore plus fort. C’est 4 repas qui seront proposé pour chache exemplaire vendu.
Alors franchement pour 5 euros, même si je sais que pour certains c’est une sommes, ça vaut le coup de s’engager, non ?

 

En plus, ce recueil vous fait passer un sacré bon, de sacrés bons moments de lecture.
Et en bonne compagnie qui plus est !

Françoise Bourdin – Michel Bussi – Maxime Chattam – Stéphane De Groodt –
François d’Epenoux – Karine Giébel – Douglas Kennedy – Alexandra Lapierre –
Agnès Ledig – Nadine Monfils – Romain Puértolas – Bernard Werber

Ces 12 grands auteurs de la littérature contemporaine ont pris cette année encore leur plus belle plume pour vous concocter un délicieux recueil de nouvelles autour d’un thème : frère et soeur.

13 table restos coeur pocketEn effet, le recueil de nouvelles à thématique imposée donne aux auteurs l’occasion de sortir de leurs périmètres habituels. Dans 13 à table !, version 2016, Les Restos du cœur ont fait plancher à nouveau des plumes célèbres autour de la notion de famille. Au résultat, on apprécie l’originalité des moyens narratifs mis en place par les écrivains pour traiter du sujet. Évitant de transformer l’exercice de style en écriture scolaire sous contrainte, les Romain Puertolas, Michel Bussi et autre Douglas Kennedy nous livrent, pour la bonne cause, un bel éventail de leurs talents respectifs.

 Ceux qui s’aiment, ceux qui se détestent… Souvenirs d’enfance, vie commune, haine larvée ou avouée. Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues… De le complicité, des rires, du partage, de la convivialité…mais aussi des disputes, des meurtres, de la jalousie, des tensions… Bref, du noir, de la tendresse, de l’humour, de l’absurde, à chacun sa recette.

Douze fratries à découvrir sans modération.

Alors à votre bon coeur messieurs dames.

 Ah oui, j’oubliais, 5€ c’est pour certain une somme… Alors si vous aussi vous voulez participer et que vous n’en avez pas les moyens, je vous propose de gagner 2 ou 3 de ces recueils de nouvelles que j’ai achetés pour vous.

Vous l’avez deviné, je vous prépare un petit jeu concours….

A suivre donc.

 

Et si vous voulez faire un don c’est possible :

téléchargement (12)L’association, créée en 1985 par Coluche, a pour but « d’aider et d’apporter assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l’accès à des repas gratuits et par la participation à leur insertion sociale et économique ».

L’année dernière 130 millions de repas ont été distribués à plus de 1 million de personnes, et ces chiffres croissent d’année en année. Tout cela n’est possible que grâce à l’action de 67 600 bénévoles.