Naturalis de Franck Labat


 

Le livre : Naturalis  de Franck Labat. Paru le 2 juillet 2013 aux Nouveaux Auteurs. 19€95 ; (440 pages) ; 21 x 14 cm. Disponible en ebook 9€99

4e de couv :

« La nature ne fait rien en vain… « – Aristote

 

Résumé

Rêves prémonitoires ou imagination d’une lycéenne perturbée ?

Notre espèce est-elle vraiment menacée ?

Pandémies, allergies environnementales foudroyantes, dégénérescence cellulaire, stérilité… La nature a trouvé le moyen d’éliminer le parasite qui gangrène la planète depuis trop longtemps : l’homme. Au travers de ses rêves prémonitoires et apocalyptiques, Alexandra Rousseau, lycéenne, est le témoin involontaire et impuissant du sombre futur qui attend l’humanité. Elle sait qu’avant la fin du siècle les hommes feront face à leur extinction. Tous ? Peut-être pas…

La découverte du mystérieux marqueur génétique 26 pourrait bien donner à cet effondrement de l’hégémonie sapiens un aspect inattendu.

L’auteur :  Né le 17/12/1970, Franck Labat est un geek baroudeur invétéré franco-canadien. Cet auteur est fortement inspiré par les genres du fantastique et du thriller. Il a remporté plusieurs concours de nouvelles sous le pseudonyme de « Kanata Nash ». En 2009 il boucle l’écriture du techno-thriller « Forfait illimité », et en 2011 celle du thriller d’anticipation Marqueur 26 (qui deviendra plus tard Naturalis).  Franck Labat réside en région parisienne où il exerce sa profession de Directeur Technique des Systèmes de l’Information dans une grande fédération sportive et travail sur son troisième grand projet français, un thriller surnaturel répondant au nom de code « L’Envol ».

Extrait :
Au premier contact avec le feuillage, il se sentit à l’abri.
Les détonations cessèrent. Il doutait que la brigade le suive ici. Et s’ils s’aventuraient malgré tout dans la forêt, ils empiéteraient désormais sur son territoire.
Il ralentit l’allure, huma le parfum humide et lourd de la forêt.
J’ai réussi.
Le soleil était sur le point de se coucher. Sous la canopée, il faisait déjà sombre, mais ses pupilles dilatées capturaient la moindre lumière, lui renvoyant une image détaillée du sous-bois.
Il glissa ses doigts le long des écorces, caressa les branches et les troncs en pénétrant toujours plus avant sous le couvert sylvestre, laissant leur énergie recharger la sienne. Son flanc le lançait, mais ne saignait plus. Les entailles de ses mains piquaient sous l’effet de la sueur. Il prit la direction d’un ruisseau dans l’intention d’y nettoyer ses plaies. Il s’arrêta dans sa progression, haussa un sourcil, écouta les murmures de la forêt, le frémissement des feuilles.

 

Le post-it de Ge 

Naturalis de Franck Labat. Un avenir incertain.

 

Notre société contemporaine est à bout de souffle. Deux camps s’affrontent pour une issue inévitable. Avec un futur incertain au seuil de votre porte.

 Les politiques d’élevage et d’agriculture intensives, l’utilisation des énergies fossiles et nucléaire, n’ont fait qu’intensifier le réchauffement climatique et appauvrir la planète. L’homme à force de technologies avancées, à coup d’OGM et de clonage est devenu allergique à la moindre parcelle de nature. Il est obligé de vivre loin d’elle, reclus dans un monde totalement aseptisé. Plus du tout adapté à son environnement, homme est condamné à plus ou moins brève échéance à disparaître. La Nature est devenu l’ennemi de Homo Sapiens. Surtout depuis que l’on a découvert le gène 26.

Car les  porteurs du marqueur génétique 26, n’ont aucun problème avec mère Nature. Il s’intègre parfaitement à celle ci. Mieux ils sont carrément en phase avec elle. Ce petit groupe d’individu, appelé « les 26 » va devoir faire face à l’animosité grandissante du reste de l’humanité. Et l’affrontement entre les Homo Sapiens et ces Homo Naturalis va devenir inéluctable.

C’est donc à travers les yeux ( ou la conscience ) d’Alexandra, jeune lycéenne de notre époque, tenté par l’altermondialisme, que nous suivons cette histoire. Alexandra semble faire des rêve prémonitoire et perçoit cet avenir incertain. Et quelques années avant le début de l’extinction, elle rêve de Nathanaël. Ce jeune « 26 « au pouvoir surnaturel est traqué par les forces spéciales d’un état tout puissant qui a la mains mise sur une humanité agonisante.

Et l’on sent bien, en suivant leurs deux histoires, que celles ci vont finir par se croiser. Car Alexandra va tout faire pour tenter d’aider les Naturalis. Et par la même, essayer de sauver l’Humanité.

Ce thriller environnemental et d’anticipation se lit d’un traite.. L’auteur alterne les points de vue de son personnage principal entre présent et futur proche. Il arrive à bâtir une atmosphère particulièrement crédible et dérangeante.

 Son univers mêle science, recherche génétique, évolution, nouvelles technologies et écologie et magies et croyances ancestrales. Entre les catastrophes écologiques et la phylogénie, il y a un petit coté Bradbury dans ce texte, mais en plus contemporain. Cette dystopie, tout en décrivant un avenir sombre n’est toutefois pas sans espoir. Les personnage sont percutants, l’écriture est nerveuse, il faut le dire, Naturalis est un roman bien pensé et bien écrit.

Alors venez découvrir ce thriller sans concession. Et découvrez, par la même occasion, si vous aussi faites partie des mystérieux « Naturalis ».

Préface :
En moyenne 100 espèces — animales et végétales confondues — disparaissent chaque jour sur Terre (entre 72 et 137 selon les études les plus opposées). Des recherches récentes sur les fossiles indiquent que c’est un rythme 1000 fois plus rapide que le taux d’extinction naturel de l’évolution des espèces dans le passé.
Il y a toujours des doutes sur les causes de cette accélération, même si la main de l’homme semble y être pour beaucoup.
Là où il n’y a aucun doute par contre, c’est que la Nature n’a pas dit son dernier mot, n’en déplaise à Homo sapiens.

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Sous surveillance de Dorothée Lizion


Comme en ce lundi nous n’avons pas d’Avis d’Expert a vous proposer. Et oui il faudra attendre une semaine de plus.

Alors nous avons décidé de poursuivre notre long week-end spécial « Journée de la Femme ».

Du coup ça nous fera une semaine spéciale.

Et aujourd’hui c’est miss Aline qui donne le la


 Le livre : Sous surveillance de Dorothée Lizion. Paru le 20 mars 2014 chez les Nouveaux Auteurs.  19€95 ; (513 p.) ; 21 x 14 cm.

Rééditer en poche le 12 janvier 2017 chez Pocket. 8€ ;  (478 p.) ; 18 x 11 cm

 4e de couv : 

Et si vos migraines cachaient un lourd secret sur votre propre identité…

Valène Daran, 20 ans, intelligente, promise à une grande carrière de journalisme, doit se faire régulièrement des injections d’héroïne pour supporter d’atroces céphalées. Les plus grands spécialistes restent démunis face à son mal.

Elle s’interroge, tiraillée entre l’envie d’en finir et celle de vivre à tout prix.

Pourquoi son comportement, parfois, apparait-il si étrange aux yeux de ses amis ? Pourquoi voit-elle des choses que les autres ne voient pas ? Pourquoi tout à coup un grand ponte de la chirurgie s’intéresse-t-il à son cas ? Pourquoi ce capitaine de gendarmerie, Yahmose Boileau, qui enquête sur des suicides aussi cruels qu’absurdes, croise-t-il si souvent son chemin ?

Au fond, que cache cette douleur ?

La vérité, avec son lot d’électrochocs, tombera fatalement…

 L’auteur : Dorothée Lizion est née en 1973. Elle habite dans le Calvados. Docteur en Etiopathie, elle est passionnée de films d’horreur, thrillers et… de médecine-légale.   Dorothée Lizion est professeur en neurologie vasculaire à la faculté de Rennes et intervenante lors de formations professionnelles en dissection et victimologie.
Extrait : 
Allongée sur le dos, elle fixa quelques secondes le plafond blanc, quand… le mal revint à la charge, déchirant à petit feu les membranes qui recouvraient le fond de ses globes oculaires. Elle savait par habitude qu’elle ne pourrait pas dormir, et aussi, qu’elle ne supporterait pas davantage cette douleur. Sur ces pensées, elle se releva en gémissant, ouvrit le premier tiroir de sa commode, en sortit une petite boîte métallique…
Elle s’assit, retira le couvercle, prit une bande élastique qu’elle noua fermement autour de son bras après avoir remonté sa manche. Puis elle plongea de nouveau la main dans l’écrin de fer pour en sortir une seringue… quand, tout à coup, une autre attaque, comme un coup de fleuret dans l’occiput qui ressortirait par-devant, au-dessus des sourcils. Elle lâcha la seringue pour appuyer son front avec la paume de sa main. Ses yeux, plissés par le mal, fixaient les veines au pli de son coude, des veines qui saillaient sous une peau bardée de piqûres violacées.
Une larme coula sur sa joue tendue.

L’accroche de Miss Aline

Deux Flingueuse pour une auteure. De gauche à droite : miss Aline, Oph et Dorothée Lizion

Sous surveillance, Dorothée Lizion
Éditions Pocket.

 

Valène Daran, étudiante en journalisme, est décidée, brillante et téméraire. Quelqu’un à qui tout semble sourire. En apparence du moins, car sous la surface Valène sait depuis longtemps que ces maux de tête inouïs – dont les crises la terrassent – n’ont rien d’anodin, qu’une chose terrible se trame quelque part dans son cerveau. Une chose malsaine, une douleur à laquelle personne ne trouve ni cause ni remède et que seules des injections d’héroïne parviennent à calmer. Et qui peut-être explique ses comportements parfois étranges et ces choses qu’elle seule voit.

Mais qui n’explique pas pourquoi ce ponte de la chirurgie s’intéresse tout à coup à son cas. Tout comme ce flic qui enquête sur une série de suicides spectaculaires de jeunes sans histoire… mais tous drogués à l’héroïne.

Prix VSD du polar

Comment parler de ce livre sans rien révéler et garder le suspens entier ? En fait la 4éme de couverture ne te laisse même pas envisager le déroulement. Ou si mais erroné. Mauvaise piste délibérée ou pas.

Sur une petite première moitié du Livre , une question : bon ben où on va ? Parce que tu vois pas. Valène borderline, un flic,  trop curieux. Elle un peu agaçante, lui qui porte je ne sais quoi qui le rend attachant.
Leurs chemins vont se croiser là où ils ne s’y attendaient pas.

Et d’un coup tout s’accélère. Chacun menant sa propre quête d’une vérité qui dépasse l’entendement. Toi aussi lecteur tu vas rester bouche béé. Et t’as pas tout vu/lu. Tu crois avoir touché le fond ou atteins des sommets ( à chacun sa façon de voir) et là…. ça valait le coup de persévérer dans la lecture.
La fin est pour moi une fin ouverte…une suite ?

N’hésitez pas : lisez le !

 

Avis d’expert : Dossier n° 5 : L’ADN


Avis d'expert

Dossier n° 5: L’ADN

La chronique de Cathie

  1. L’ADN préféré des experts:

L’ADN préféré des policiers est celui qui est niché au cœur de nos cellules réparti dans 23 paires de chromosomes et que l’on appelle ADN nucléaire. Dans chaque paire, deux chromosomes quasi identiques: l’un hérité du père ( via le spermatozoïde), et l’autre de la mère ( par son ovule).

adnL’ADN s’y présente en une double hélice formée de deux longs brins en vis-à-vis. Si l’on détorsade la double hélice, elle prend la forme d’une échelle dont les barreaux résultent de l’association deux à deux de motifs chimiques: les bases azotées A,T,G et C, les quatre lettres du code génétique. A ne peut se trouver qu’en face de T, et G à C. Cela permet aux cellules ( ou aux machine s des chercheurs) de faire des copies de l’ADN: il suffit de séparer les deux brins puis de suivre la règle pour reconstruire en face le brin complémentaire.

Sur moins de 10% de la longueur totale de notre ADN, les lettres forment des « phrases » que la cellule peut comprendre. Ce sont des gènes : des recettes pour fabriquer les molécules les plus indispensables du vivant, les protéines. Certaines permettent aux réactions chimiques vitales de se produire, d’autres participent au transport du dioxygène, à la fabrication des pigments, etc…Nous avons tous les mêmes gènes aux mêmes endroits, mais parfois dans des versions un peu différentes, raison pour laquelle nous ne sommes pas tous identiques.

En plus de cet ADN nucléaire, nos cellules hébergent, dans des structures biologiques indispensables à leur fonctionnement appelées mitochondries, de courts ADN mitochondriaux (ADNmt). Ils nous viennent de notre mère, car les mitochondries sont livrées avec l’ovule, et ne font ensuite que se multiplier à l’identique. Tous les individus d’une même lignée maternelle partagent donc le même ADNmt.

2. L’analyse idéale: de la trace à l’identification.

  • adn0Un téléphone portable a été découvert sur une scène de crime. L’officier de police chargé de l’enquête signe une demande d’analyse des traces par l’Institut National de Police Scientifique.
  • L’Institut vérifie que la demande est en règle et lui attribue un code-barres. Ensuite, un technicien frotte de grands cotons-tiges imbibés de liquide stérile sur le clavier, la batterie, la carte sim, etc…, puis il les place dans des tubes marqués du code-barre correspondant.
  • La suite de l’opération consiste à établir le profil génétique unique de celui qui aurait laissé son ADN sur l’objet. Dans les premières machines, l’ADN est sorti de ses cellules et ses parties utiles sont photocopiées en milliards d’exemplaires afin qu’une autre machine, l’analyseur, ait assez de « matière » pour lire ces morceaux d’ADN qui définissent le profil génétique.
  • Si plusieurs personnes ont laissé leur ADN sur le téléphone, leurs profils s’entremêlent. A l’expert de décider s’il est possible de repérer les portions d’ADN venues d’un donneur principal. Si oui, il enverra son profil au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Si le résultat est positif, le logiciel le détecte et donne l’identité du propriétaire.

3. Comment dresse-t-on un profil génétique:

  • Pour ce type d’analyse, les segments intéressants, copiés en grand nombre, se trouvent dans l’ADN non codant, celui qui ne porte pas de gène. Ces marqueurs sont des STR : des séquences de quatre lettres, les mêmes chez tout le monde, mais répétées les unes derrière les autres un nombre de fois variable d’un individu à un autre. Et, en général, sur les deux chromosomes d’une paire.

  • adn1Sur la paire de chromosomes 11, on trouve le STR THO1, dont la séquence est  » ATCT ». Il peut être répété, par exemple, 5 fois sur le chromosome d’origine maternelle et seulement trois fois sur celui d’origine paternelle. L’analyseur reconnaît tous les fragments THO1 ayant été copiés, et, d’après leur masse, il détermine combien de répétitions les composent. Dans le même temps, il réalise cette recherche pour 14, voire 16 autres marqueurs présents sur les autres paires de chromosomes.

  • Le résultat de l’analyse est une série de pics, deux par marqueurs, sauf si le nombre de répétitions est identique. Sous les pics, le logiciel indique le nombre de répétitions. S’il y a plus de deux pics, c’est que l’échantillon contient l’ADN de plusieurs personnes.

4. Comment dresse-t-on un portrait-robot génétique.

  • Cette fois, on s’intéresse aux gènes qui interviennent dans la couleur des cheveux et des yeux. On ne copie pas les gènes entiers avec leurs centaines de milliers de lettres, mais juste les courts segments où l’on sait que l’une des lettres varie d’une personne à l’autre. Car ce sont ces lettres différentes ( appelées SNP) qui font que tout le monde n’a pas la même couleur d’yeux ou de cheveux.
  • Prenons le gène HERC2 impliqué dans la couleur des yeux, sur le chromosome 15. Sur la position « Rs1291383 », on trouve soit la base azotée C, soit la base T. Un T sur chacun des deux chromosomes 15 prédit avec une forte probabilité des yeux bleus. En revanche, deux C ou un couple C/T font pencher la balance vers le marron. En une analyse identique, la machine identifie quelles lettres se trouvent sur ce SNP, ainsi que sur 5 autres contribuant fortement à la couleur des yeux et sur 18 comptant pour la couleur des cheveux.adn2
  • A partir de l’analyse de ces 24 positions, le logiciel définit quelles couleurs peuvent afficher les cheveux C et les yeux D du propriétaire de l’ADN. Une autre analyse menée sur 46 autres SNP permet de préciser son origine biogéographique. Une 3e, sur 23 autres marqueurs, prévoit la couleur de sa peau, sa prédisposition à la calvitie et aux taches de rousseur. => Contrairement au profil génétique qui sert à identifier formellement une personne et peut servir d’élément de preuve scientifique au cours d’un procès, le portrait-robot génétique n’est qu’un outil pour orienter une enquête, car il n’indique que des probabilités.

5. D’où s’échappe l’ADN?

  • Les fluides: le plus riche en ADN est le sperme, ce qui n’a rien d’étonnant puisque sa vocation est justement de véhiculer de l’ADN via les spermatozoïdes. Mais également le sang dont toutes les cellules, à l’exception des globules rouges qui n’ont pas de noyau, contiennent de l’ADN nucléaire. On en trouve également dans la salive, les larmes, l’urine, la sueur et les sécrétions vaginales car ces liquides renferment, en plus ou moins grande quantité, des cellules mortes qui se sont détachées de la surface des organes ou des muqueuses.adn3
  • Les cheveux: le mieux est le cheveu arraché avec son bulbe, la partie fichée dans la peau, car c’est dans le bulbe que se trouvent les chromosomes, donc l’ADN nucléaire. A défaut, les experts peuvent utiliser des cheveux sans racine car la tige contient l’ADNmt, moins précis car son frère, sa mère ou encore sa grand-mère maternelle ont le même. Certains ADNmt sont même partagés par 2% de la population française. Et aucun fichier national ADNmt n’existe en France.
  • La peau: Laissées sous les ongles d’une victime qui s’est débattue, les cellules de l’épiderme peuvent trahir le criminel puisqu’elles renferment son ADN. Même chose pour les peaux mortes, telles que les pellicules. En fait, la peau est une vraie plaie pour le délinquant qui veut rester anonyme car un simple contact avec un objet suffit à y déposer de l’ADN. C’est ce qu’on appelle une trace par transfert.

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Dérapage de Danielle Thiery


  dt&Le livre :Dérapages : une enquête du commissaire Edwige Marion  de Danielle Thiéry. Paru le 21 mai 2015 chez Versilio.19€; (370 p.) ; 23 x 16 cm
DTRéédité en poche  le 9 mars 2016 chez J’ai lu dans la collection Thriller.  8€ ; (509 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Un corps d’enfant est découvert sur une plage du Nord de la France. Un cas troublant qui laisse perplexes les médecins légistes. Même le commissaire Edwige Marion, de la PJ parisienne, n’a jamais rien vu de tel. Simultanément, elle récupère sa fille, choquée et couverte de sang : la jeune Nina a fui Londres et sa soeur Angèle. Elle est mutique. Angèle et son mari, un scientifique renommé, ont disparu. Quels peuvent être les liens entre cet enfant mort noyé, une adolescente traumatisée, et un scientifique spécialiste du génome humain… Le commissaire Marion s’engage dans une enquête périlleuse, où il lui faudra frayer avec l’effroi.

daniel10L’auteur : Danielle Thiéry est née à Viévigne en Côte d’Or le 15 octobre 1947. Elle fut la première femme commissaire divisionnaire en France en 1967. Elle a entre autres dirigé la sécurité d’Air France. Mauvaise graine, son premier polar a paru en 1997. Beaucoup d’autres ont suivi, dont certains ont été traduits. Elle est également l’auteur de la série télévisée Quai n°1 diffusée sur France 2.

 

Extrait :
Je suis né il y a longtemps, en 1950 pour être précis, dans les steppes de Russie, au fond d’un vieux hangar au milieu de rien. Dans la forêt de la toundra, pullulaient les renards et les loups. (…)
 (…) J’aurais pu rester enfermé à jamais, ne jamais réapparaître. J’aurais pu mourir aussi, bien sûr, parce que le climat est rude entre Novossibrisk et Akademgorodok. Pourtant, je suis là. Bien vivant. Et les secrets les mieux gardés finissent par sortir de l’ombre, j’en suis la preuve éclatante. Je suis en pleine forme, heureux de montrer de quoi je suis capable.
L’humanité m’attendait depuis toujours. Elle ne sera pas déçue.

 

Résumé et l’avis de Marie Noëlle:

 – Paris, 9h, le bébé de 4 mois de Jennifer est enlevé et échangé contre une fillette bizarre.

– Berck plage, le corps d’un enfant, très déconcertant, est découvert sur la plage . Un cas troublant qui laisse perplexes tant les forces de police que le médecin légiste.

– Au même moment, la fille d’E.Marion, Nina est retrouvée en état de choc et couverte de sang dans l’Eurostar à Paris. Nina a quitté Londres et sa sœur Angèle, clandestinement. Elle est murée dans son silence. Angèle et son mari, un scientifique renommé, ont disparu.

Une enquête complexe et sordide va commencer pour la commissaire Marion.

Pour la petite histoire, j’avais « quelques » (je dis quelques car une petite dizaine !) D.THIERY dans ma PAL, et puis BIM……

Quand on entre dans le monde d’E.Marion, on devient addict, c’est mon cas et je dois avouer ne pas m’en lasser.

Voilà encore une histoire qui décoiffe, j’ai nommé : DÉREPAGES, le dernier né de D.THIERY.

371 pages menées de main de maître, on plonge direct dans cette histoire, fictive, certes, mais tellement bien écrite et criante de vérité.

Comme à son habitude E.Marion mène la danse avec son caractère bien trempé mais tellement attachante.

Le rythme est sans concession tant est si bien qu’on ne décroche pas comme ça.

Je ne peux rien dire de plus car vous l’avez compris, j’ai A D O R É !

Alors ne vous posez pas de questions, direction votre librairie préférée….

Un dernier mot pour finir : MERCI MADAME pour ces moments passés à vous lire, j’en redemande !

 

Lire le début de dérapage

 

 

 

 

 

 

Black Man de Richard Morgan


$bm$ Le livre : Black Man de Richard Morgan. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Cédric Perdereau. Paru le 25 octobre 2008 chez Bragelonne dans la collection Bragelonne SF. 25 euro ; (571 p.) 24 x 16 cm
$bm$$$Réédité en poche le 18 mars 2011 chez Milady dans la collection poche science-fiction.
Disponible, Broché 9 euro ;  (768 p.) ; 18 x 11 cm
Nouvelle édition le 17 juin 2015 chez Bragelonne
 10euro ; (571 p.) ; 23 x 14 cm

 

4e de couv :

Black Man

Prix Arthur C. Clarke 2008

« Intelligent, captivant et absolument indispensable :vous avez trouvé le meilleur thriller SF de l’année. »
SFX

Dans un siècle à peine, l’humanité se sera débarrassée de la guerre.

Mais des vestiges embarrassants subsistent encore comme les Variantes, des humains génétiquement modifiés, cordialement détestes par toute la population. Les plus inquiétants sont les Variantes 13 ces hyper mâles cultives exclusivement pour la guerre.

Carl Marsalis est un de ces ex-soldats génémodifiés. Il pourchasse désormais ses anciens frères d’arme pour le compte des Nations unies. Ce n’est pas un boulot facile, car il est haï aussi bien par les gens normaux que par ses semblables : il est, dans tous les sens du terme l’Homme Noir. Et pour le moment même ses employeurs ne peuvent le sortir de sa prison de Floride.

Alors recevant la visite d’une ancienne détective aux prises avec des Variantes 13 particulièrement retorses, Carl est plus que dispose à conclure un accord.

S’engage ainsi une frénétique chasse à l’homme avec a la clé peut être, la vérité sur ce que sont devenus les derniers soldats du monde.

 

Extrait :
Il paraît que c’est un jardin, d’ailleurs marmonna-t-elle.
Le paradis, je veux dire. Un jardin plein de fruits et du bruit de l’eau.
Et de vierges, non ? Soixante-dix vierges chacun, un truc comme ça ?
Pas pour les femmes. Et puis, ce n’est que pour les martyrs. (Elle fit la grimace.) Et puis, c’est surtout des conneries. De la propagande islamiste post-coranique pour abrutis du désert. Aucune personne douée d’intelligence dans le monde musulman moderne ne croit plus à ces conneries. En plus, les vierges, c’est très surfait. Il faut tout leur apprendre. c’est comme coucher avec un mannequin de vitrine dont les circuits ont grillé.

 

 

Richard K. MorganL’auteur : Richard Morgan a obtenu un succès critique et public retentissant dès son premier roman, salue comme le polar du futur, Carbone modifié, qui lui a valu le prix Philip K. Dick 2003 et l’intérêt du producteur de Matrix Black Man est sa dernière livraison, couronnée cette fois par le prix Arthur C. Clarke. Un techno thriller bourre ultra efficace et riche de questions sur les préjuges et les ramifications des manipulations génétiques.

 

Résumé et petit avis :

Un siècle après l’ère actuelle, l’humanité s’est débarrassée de la guerre. Subsistent encore les Variantes, des êtres humains génétiquement modifiés, haïs de tous. L’ancien détective Segvi Ertekin fait sortir de prison Carl Marsalis, un Variante 13, un hyper mâle cultivé exclusivement pour la guerre qui s’engage dans la chasse frénétique de ses anciens frères d’armes.

J’ai fait la connaissance de Richard Morgan lors de la parution de son premier roman Carbone modifié. qui a été salué par la critique de polar du futur. Il faudra un jour que je vous parle de ce titre. Et je n’avais rien lu depuis de Richard Morgan qui a publie par la suite une série d’ouvrage SF.

$BMEt puis, l’an dernier, au début de l’été,   Bragelonne lance une opération de livre en grand format à 10euro. Et je tombe sur  Black Man avec sa couverture jaune et noir. Et  ses couleur et le flingue dessus, ne sont pas sans me rappeler les couleurs et les codes du polar.

Alors je me suis lancée. Et j’ai découvert un titre qui m’a emballée.

J’en ai parlé avec mes potes du Comité SFFF. Et là ils m’ont parlé de biopunk (variante du cyberpunk plutôt orientée génétique, drogues et biotechnologies).

Holà, ils sont super pointus pire que moi et mes polars.

Moi le coté biotechnologie, nanotechnologie, la biogénétique et autres ne me gène pas. Nous somme au 22é siècles, rien de dérangeant. Surtout que l’auteur nous propose une fiction qui tient plus du polar version techno-thriller.

L’histoire va crescendo, tout se met en place tranquillement, enfin tranquillement c’est vite dit. Car la première scène est assez choc et vous happe tout de suite. Les intrigues s’entremêlent, l’auteur construit sa toile. Il  la tisse , nous prend dans ses filets. Il nous fait entrer dans son univers. Et puis tout s’enchaine soudain très vite.

Et puis on retrouve dans ce roman tous les thèmes sociétaux qui chahutent le roman noir. Les extrémismes religieux, les problèmes de génome humain modifié, et au delà toutes les formes de discrimination du sexisme au racisme.

Bref une vrai bel découverte, un peu tardive, certes mais une excellente lecture qui a ensoleillé mon été.

Prix Arthur C. Clarke 2008.

 

Lire ICI le début

L’assassinat d’Hicabi Bey de Alper Canigüz


Mes petites lectures

9791092145236,0-2088266L’assassinat d’Hicabi Bey : Alper Kamu, cinq ans, détective  de Alper Canigüz. Traduit du turc par Célin Vuraler. Paru le 22 mai 2014 chez Mirobole éditions dans la collection Horizons noirs.  20€ ;  (248 p.) ; 20 x 15 cm.

 

9782253163916,0-2651231Réédité en poche chez Le Livre de Poche Policier le 3 juin 2015. 6€90 ; (283 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Alper Kamu est un curieux petit garçon qui s’est promis de résoudre un meurtre commis dans son quartier à Istanbul. Il a trouvé Ertan le Timbré à côté du cadavre encore chaud d’Hicabi Bey, policier à la retraite, la télévision allumée à plein volume, mais le cinglé du voisinage était plutôt là pour regarder l’équipe du Besiktas perdre en Ligue des champions. Déjà tête à claques d’existentialiste, Alper le désormais détective va sécher la maternelle et balader son revolver en plastique Dallas Gold dans une mégapole bigarrée, pleine d’amantes fatales, d’épiciers lyriques et de directeurs sournois…

L’Assassinat d’Hicabi Bey n’est peut-être pas une énigme métaphysique, mais ça y ressemble. Sauf qu’on rit beaucoup et que, à la fin, on a la réponse.

 

$$$AlperL’auteur : Né à Istanbul en 1969, Alper Canigüz y a passé une enfance remplie de bagarres et de livres. Après des études de psychologie à l’université du Bosphore, il a se lance dans l’écriture de roman.L’Assassinat d’Hicabi Bey a remporté un large succès populaire.

Résumé et petit avis :

Du haut de ses 5 ans, Alper Kamu, apprenti détective et philosophe malgré son jeune âge, tente d’élucider le meurtre d’un policier à la retraite qui a été commis dans son quartier, à Istanbul.

  Quelle merveilleuse idée a eu Alper Canigüz  de prendre un si jeune héros pour nous faire parcourir les rue d’Istanbul. Son Alper Kamu est vraiment un sacré petit bonhomme.

« À cinq ans, on est au cœur de l’âge mûr. Ensuite commence la chute. » C’est ainsi que débute ce polar.

Alper Kamu vit donc à Istanbul. À 5 ans, il ne veut plus aller à la maternelle ni faire la sieste. Il préfère Chostakovitch à Il était une bergère. Il lit Dostoïevski et cite Jean Paul Sartre. Je vous l’avez dit …Un drôle de petit bonhomme ! Jusqu’au jour où il découvre Hicabi Bey, policier à la retraite, égorgé dans son appartement. Et à côté du cadavre, devant la télévision allumée, Ertan le Timbré, les mains couvertes de sang, pousse des cris de joie : l’équipe de Besiktas vient de marquer un but.

Désormais détective, à la recherche du vrai meurtrier, Alper promène son revolver en plastique bleu dans une sa ville multicolore et multiculturelle.Et nous le suivons avec attention. Il nous donne à découvrir une ville tentaculaire et interlope. A travers les pas d’Alper, l’auteur restitue une Istanbul loin des clichés et des cartes postales.

Ce roman est aussi une critique de la société turque. On n’y retrouve la corruption à tous les étages, jusque dans les plus grandes instance du gouvernement.

Et pour clore l’affaire, la plume onirique de l’auteur est un vrai régal.

Voilà donc…

Un polar atypique, drôle, inclassable et désopilant .

Et comme un bonheur ne vient jamais seul un deuxième tome des aventure Alper Kamu est sorti en poche dernièrement. On va retrouver notre jeune héros avec délectation.

La chronique des ombres de Pierre Bordage: l’avis de Jean Luc


Chronique de lecteurs

Aujourd’hui Jean Luc nous présente un grand roman de SF post-apocalyptique d’un auteur classique français : Pierre Bordage. Excellent comme d’habitude ! Oui, personnellement j’adore…Mais je laisse la parole à notre chroniqueur.

PBPB&Le livre : La chronique des ombres de Pierre Bordage. Paru le 24 octobre 2013 Au Diable Vauvert. 23€ ; (750 p.) ; 20 x 14 cm.

Réédité en poche le 11 mars 2015 par J’ai Lu dans sa collection Science-fiction. 10€40 ; (861 p.) ; 18 x 11 cm

 

4e de couv :

Après la guerre nucléaire, une pollution mortifère a confiné la partie privilégiée de la population mondiale dans des mégapoles équipées de filtres purificateurs d’air. La plupart des capitales sont désormais regroupées en Cités Unifiées. NyLoPa, la plus importante et stable des CU, réunit New York, Londres et Paris et compte 114 millions d’habitants. Les citoyens sont équipés d’une puce d’identité et la sécurité est assurée par une armée suréquipée qui fait office de police, les fouineurs, sorte de super détectives, un corps spécial composé d’individus sélectionnés pour leurs capacités analytiques.
Dans ce monde en survie à l’équilibre plus que précaire, des centaines de meurtres sont soudain perpétrés, dans toutes les villes et en quelques minutes, par d’invisibles assassins. On soupçonne une secte d’en être à l’origine, mais l’enquête menée par les fouineurs va les plonger dans un enchevêtrement de complots et de luttes de pouvoir, tandis que les Ombres continuent de frapper de plus belle.
Remontant la piste, les fouineurs vont être entraînés hors des cités, dans le ‘pays vague’, à l’extérieur du monde civilisé, le lieu inconnu de tous les dangers…

 

PB&&L’auteur : Pierre Bordage
Né en 1955, cet extraordinaire conteur a su conquérir les faveurs du grand public avec ses épopées mythologiques et profondément humanistes, récompensées par de nombreux prix littéraires. Chroniques des ombres s’inscrit dans la veine de ses anticipations dystopiques, comme Wang ou Les fables de l’Humpur.

Résumé et l’avis de Jean Luc :

PB&&&&Fin du XXIe siècle. Après la guerre nucléaire qui a ravagé la Terre, l’humanité s’est réfugiée dans d’immenses méga-poles isolées des retombées radioactives par un dôme hermétique, les Cités Unifiées. NyLoPa, peuplée de plus de cent millions d’âmes, est aujourd’hui le théâtre d’une série de meurtres de masse sans précédent, à laquelle les fouineurs, ces policiers aux talents d’investigation infaillibles grâce à leur biopuce, peinent à mettre un terme. Leur enquête va les conduire à l’extérieur, en pays Horcite, un territoire violent où survivent tant bien que mal les exclus du système.

Avec « La chronique des ombres », Pierre Bordage renoue avec un de ses thèmes de prédilection, des destins croisés dans un environnement post apocalyptique.

Une fois encore, dans ce roman de 750 pages, Pierre Bordage est un conteur génial avec une imagination débordante, ce qui fait tout le charme de chacun de ses romans.

Dans cette histoire, Pierre Bordage, alterne les passages avec des personnages dans un environnement ultra-sécurisé et ultra-technologique, et de l’autre côté des exclus qui vivent en pleine barbarie, face à une nature devenue folle.

Les personnages sont attachants, parfois un peu surfaits, mais cela est largement compensé par une intrigue passionnante.

PB&&&Seul bémol, je pense que l’auteur aurait pu faire un peu plus court dans certains passages, je me suis même demandé si par moment il ne s’agissait pas de prolonger ce roman à succès compte tenu de son morcellement en format numérique (35 parties différentes !)

 Cela dit ce gros roman est passionnant et soulèvent beaucoup de questions telles que les risques liés à l’intelligence artificielle au main d’une minorité et aussi l’éloignement de notre civilisation technologique par rapport aux valeurs humaines.

Dernière critique, la fin est peu trop prévisible mais contre toute attente, je n’ai pas été déçu, un grand livre que je conseille aux amateurs de Sf, et pour ma part Pierre Bordage est incontournable !

Pour lire le début c’est ICI

Le zoo du pendu de Pascal Basset-Chercot


Lecture d’avant&

9782702118672,0-797050 (1) 9782266141130,0-265261 (1)Le livre :  Le Zoo du pendu  de Pascal Basset-Chercot.  Paru le 1er avril 1990 chez Calmann Levy. 17€50 ; (253 p.) ; 21 x 14 cm. 

Réediter en poche chez pocket le 7 juillet 2005.  (243 p.) ; 18 x 11 cm, 6€

Impression à la demande  Ce titre est toujours disponible en « Impression à la demande » , en format numérique ou en occasion.
Mot de l’éditeur :
L’inspecteur Déveure, que nous avons connu dans Baby Blues (prix Patricia Highsmith, 1987), est en disgrâce avec ses chefs. Il a été envoyé dans une réserve naturelle pour animaux sauvages. Là, il doit surveiller Didi, jeune mongolien de quatorze ans, fils illégitime d’un politicien ambitieux qui a été victime d’un attentat. Dans cet endroit étrange. Déveure fait la connaissance de personnages hauts en couleur, protagonistes miteux, en fin de carrière, ratés un peu fous, jeunes femmes très disponibles…, qui prennent brusquement une autre apparence lorsqu’un homme est découvert à moitié dévoré dans la cage de Ombure, le crocodile. A la suite de quoi, Didi disparaît…
L’inspecteur part en chasse, aidé de son adjoint Granier venu le rejoindre, afin de retrouver l’adolescent et d’éclairer l’atmosphère plus que brumeuse de ce Zoo du pendu. Action, humour, fausses pistes, rebondissements jalonnent le parcours de Déveure qui mène son enquête avec des méthodes qui feraient souvent bondir ses supérieurs.
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basset-chercot-pascal-catalis (1)L’auteur : Pascal Basset-Chercot a publié sous un pseudonyme trois romans policiers Tout d’abord journaliste à Paris, Pascal Basset-Chercot s’installe en Touraine en 1993 pour se consacrer à l’écriture. Auteur de plusieurs romans aux éditions Fleuve noir, il écrit Baby Blues (Calmann-Lévy), qui obtient le prix Patricia Highsmith en 1988. Ce livre, premier titre de la série «Le Boiteux», sera adapté à la télévision, tout comme Le Zoo du pendu et Le Baptême du Boiteux,avec Audrey Tautou, François Berléand, Tom Novembre et Vincent Winterhalter dans le rôle du Boiteux.

Résumé et avis :

Vous connaissez « le Boiteux » ?
Un flic qui furète partout afin de déterrer les cadavres et les secrets de tout à chacun. Un peu comme un Maigret ou un Columbo. Au flair et à l’instinct…
Ce flic, magnifiquement humain, porte un regard son complaisance sur les dérives de notre société.

Jacques Léger-Boiron, un député en vue, est la cible d’un attentat. Suite à cet épisode inquiétant, l’inspecteur Déveure, dit le Boiteux,  est expédié dans un zoo miteux de province pour surveiller Didi, un petit mongolien de quatorze ans, fils illégitime du député en question.

téléchargement (30) Dans la réserve, il fait très chaud. L’odeur des fauves, des singes et des hyènes est insupportable. L’établissement tourne au ralenti et le personnel n’est guère qualifié. C’est dans ce climat pessant que Didi, qui passe son temps devant la cage aux lions, disparaît le jour même où le gardien africain se fait dévorer par un crocodile.

Le directeur du zoo – grand amateur de boissons alcoolisées – s’en lave les mains. La mission de Déveure commence mal. Les humains en liberté sont plus inquiétants que les bêtes enfermées. Au milieu de cette débandade provinciale et animale, l’inspecteur garde difficilement son flegme… Mais le Boiteux va tout faire pour retrouver son petit protégé malgré les pressions qu’il subit de la part de sa hiérarchie et du propre père de l’enfant. Et tout au contraire ses pressions vont le stimuler car notre héros n’est jamais plus obstiné et perspicace que lorsqu’il est malmené.

Cette nouvelle enquête du Boiteux , toujours en délicatesse avec ses chefs,dévoile les dessous plutôt sombres de la politique. L’auteur joue habillement de l’humanité de son personnage pour porter un regard extrêmement critique sur la société contemporaine. Et grâce à une écriture très personnelle, P. Basset-Chercot renouvelle le genre du roman policier, tout en nous rappelant certains ouvrages de Simenon dans ses descriptions des mentalités de la province française.