Délation sur ordonnance de Bernard Prou


Délation sur ordonnance Bernard ProuLe livre : Délation sur ordonnance de Bernard Prou. Paru le 2 novembre 2017 chez Anne Carrière.18€50; (279 p.) ; illustrations en noir et blanc, cartes ; 21 x 14 cm.

4e de couv :

Délation sur ordonnance

Au cours des années 2010, Oreste Bramard est amené à expertiser la bibliothèque de feu Grégoire Saint-Marly, médecin à Pau, à la demande de la petite-fille et héritière du notable. Un jour, une étrange « ordonnance » s’échappe sous ses yeux d’une édition originale des Beaux Draps, de Céline. C’est une lettre de délation datée du 19 décembre 1942, dénonçant auprès de la préfecture quatre « mauvais Français » et signée : « Grégoire Saint-Marly, ancien combattant de 14-18, père de quatre enfants ».

Oreste comprend alors que la bibliothèque renferme des secrets. Conçue par le médecin bibliophile comme une « chasse au trésor », la découverte de documents cachés lui permettra de reconstituer fidèlement ce qui s’est réellement passé à Pau, durant les dernières années de la Seconde Guerre mondiale. Ironie de l’histoire, les enfants Saint-Marly eux-mêmes ont été pris dans la tourmente engendrée par la lettre de dénonciation de leur père.

Communistes, francs-maçons, Juifs, résistants, collaborateurs ou foule des anonymes… Bernard Prou n’omet aucune des factions en présence. Il brosse une fresque animée et jubilatoire de cette période trouble, où chacun s’était déterminé à agir selon son coeur et selon sa conscience.

 

bernard prouL’auteur : Né à Paris, ancien professeur de physique, Bernard Prou est l’auteur de Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant.

 

 

Extrait :
Vous avez lu comme moi, arrêtez-moi si je me trompe ! Si j’ai bien compris le contenu de cette ordonnance, le docteur Saint-Marly, mon grand-père maternel, y dénonce aux autorités de l’époque maître Lepayeur, mon grand-père paternel. C’est ahurissant ! J’ai connu un homme certes un peu renfermé – mais gentil et attentionné. Comment a-t-il pu écrire une lettre pareille ?

Le chouchou du week end

Le post-il de la bibliothécaire

Encore un fois Bernard Prou nous propose un livre bien malicieux. Il part d’un fait divers réel . Une lettre de dénonciation, comme il y a en eu tant malheureusement durant la seconde guerre mondiale. Une lettre qu’il a trouvé alors qu’il fouillait dans une boite de papiers anciens dont il avait fait l’acquisition. Et il brode autour.

Il réinvente la vie des personnages de l’époque, imaginant la vie de ce docteur Grégoire Saint-Marly, Bon père de famille avec ses 4 enfant, bon français puisqu’il a fait la guerre 14. Admirateur de Pétain en bon soldat de la grande guerre. Un français ordinaire quoi !

Il invente aussi la vie de ces pauvres types que ce bon docteur a cru bon de dénoncer aux autorités : un instituteur ; un fonctionnaire ; un avocat ; et un journaliste, ancien amant de Mme Saint-Marly. Tous de mauvais français, forcément, un gaulliste, un communiste et en plus sans doute résistant, un arriviste forcené, et bien sur un Juif. et comme si cela me suffisait pas, trois d’entre eux sont francs-maçons. Un sacrilège pire un blasphème pour le bon Docteur Saint Marly.

Avec Délectation sur ordonnance, on va suivre aussi le destin des 4 enfants de Saint Marly, Maurice, Laure, Marie et Charles. Chacun d’eux va vivre différemment la guerre et l’occupation. Tous ont la capacité de devenir des salauds ordinaires ou des héros de l’ombre.

Bernard Prou a cette capacité de nous faire éprouver les choses. Éprouver parfois physiquement. Les ressentir jusque dans notre propre corps. Il arrive à nous émouvoir aussi. J’avoue parfois avoir eu la nausée, parfois avoir ressenti de la colère, parfois peut-être même de la haine.

Il explore tous les comportement humain que cette putain de guerre à pu engendrer.

Mais la question que je me suis posée en lisant ces lignes, une question qui m’a un peu hantée il faut bien le dire, cette question qui me taraudait : de quelle coté de la barrière aurais-je été si j’avais vécu à cette époque. Aurai-je eu assez de crans pour entrar en résistance, me serai-je pas plutôt tenu à carreau ou alors n’aurai-je point succombé aux sirène de la facilité voire de l’amour !

Oui quelle française serai-je, une patriote, oui mais quel genre de patriote. Une fonctionnaire qui suit les ordre ou alors qui désobéit.

Aujourd’hui encore je ne sais répondre, alors oui j’ai jugé Saint Marly mais qui suis-je pour le juger et le condamner.

 

 

 

 

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Le bourreau de Gaudi de Aro Sáinz de la Maza


9782330034597,0-2248410 (1)Le livre : Le bourreau de Gaudi  de Aro Sáinz de la Maza. Traduit de l’espagnol par Serge Mestre. Paru le 3 septembre 2014 chez Actes sud dans la collection Actes Noirs.  23,80€ ;  (663 p.) ; 24 x 15 cm.

Le point de vue des éditeurs

Un corps en flammes est retrouvé pendu au balcon d’un des monuments les plus emblématiques de Barcelone, La Pedrera, d’Antonio Gaudí. Bien mauvaise publicité pour la ville à quelques semaines de la consécration par le pape de la Sagrada Familia.

Les services policiers sont aux abois et réintègrent l’électron libre Milo Malart, révoqué par mesure disciplinaire. Tandis qu’il enquête en binôme avec une jeune sous-inspectrice, qui semble tout droit sortie d’une série américaine à succès, les meurtres s’enchaînent selon un rituel immuable : toujours des membres de l’oligarchie barcelonaise, férocement mutilés au sein des édifices du célèbre architecte qui fait la gloire de la ville. Barcelone a vendu son âme au diable ; elle doit payer le prix de sa magnificence.

La chasse à l’homme est ouverte, mais qui cherche-t-on ? Un prédateur sadique assoiffé de vengeance ou la victime d’un système politique arrogant et corrompu, qui sacrifie les plus fragiles au faste tapageur de la ville et à sa manne touristique ? Pour répondre, il faut d’abord décrypter le symbolisme ésotérique des oeuvres de Gaudí, aux formes proprement hallucinantes.

$$9782919066186,0-2492562L’auteur : Aro Sáinz de la Maza est né à Barcelone en 1959. Il est éditeur et correcteur. Le Bourreau de Gaudí est sa première incursion dans le genre policier et a valu à son auteur le prix international RBA du roman noir.  il s’est lancé dans la série de romans noirs consacrés à l’inspecteur Milo Malart.

Extrait:
« Milo tenta de se souvenir. Un homme avait été découvert suspendu à la façade de la Casa Milà, plus connue sous le nom de La Pedrera, au beau milieu du paseo de Gracia. L’assassin avait utilisé du câble d’acier pour lier les poignets de la victime, il l’avait suspendue au balcon du premier étage, puis il lui avait mis le feu. Lorsque les pompiers étaient arrivés, le malheureux était déjà tout calciné.
– Si je me souviens bien, la victime est un haut responsable de la Caixa, un ex-conseiller municipal à la culture, je crois. Un type dont on a dit qu’il pouvait devenir le futur maire de la ville. Je me rappelle plus son nom. Il faut bien admettre que l’assassin a fait preuve d’un certain courage  (…) »

Résumé et avis :

Barcelone inspire, dernièrement j’ai eu la chance de lire pas mal de nouvelles plumes surtout des auteurs espagnols qui plante leur décor dans la capitale catalane. A chaque fois, la ville portuaire est le théâtre idéal pour jouer un drame social, une comédie dramatique, une pièce tragique, sombre voire noire. Barcelone est l’écrin parfait pour cacher et traquer la perversion humaine.

Imaginez Barcelone : la Rambla qui descend vers le port, l’architecture de Gaudi, les joueurs du Barça et cette formidable énergie qui se dégage de la ville et de ses habitants. Cette atmosphère si singulière en explorant les endroits inconnus du touriste, que les Barcelonais eux-mêmes ignorent…

Découvrez  la Barcelone du quotidien, si vivante, cosmopolite et changeante, en perpétuel mouvement. Des promenades qui nous emmènent des hauteurs de Montjüic et du Tibidabo au bord de mer de la Barceloneta, écoutez les habitants racontant leurs quartiers et les transformations des lieux qui leur sont chers.

Découvrez un autre visage de la capitale catalane.

Dans une intrigue magistralement tenue jusqu’à la dernière page, orchestrant pressions politiques, énigmes maçonniques, moeurs dissolues et presse à sensation, Aro Sáinz de la Maza nous propose une enquête dans Barcelone sur les traces de Gaudi, du symbolisme maçonnique et des ravages de la spéculation immobilière contemporaine.

Le Bourreau de Gaudí plante l’envers du décor d’une cité unanimement saluée pour sa beauté et sa prouesse architecturale.

Barcelonne a tout pour être une des grandes Villes du Noir.

Elle est sans contexte la capitale espagnole du polar.

Cette ville enclavée entre son port et entre les fleuves le Besos , le Llobregat et  la Sierra de Collserola , est un endroit idéal pour placer une intrigue policière ou noire.

Une « Ville des prodiges » terriblement moderne et effroyablement archaïque.

Lire ICI le début

Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant de Bernard Prou


BP  Le livre :  Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant de Bernard Prou Paru le 20 mai 2014 chez Brouette Editions . Postface de Fernando Arrabal. 18€ ; (362p) ; 148,5 x 210 mm

BP££Réédité en poche  le 11 mai 2016 par Le Livre de Poche. 7€60 ; (424 p.) ; 18 x 11 cm

Le Résumé du livre par un de mes libraire :

À la veille de sa mort, Guy de Maupassant connaît une ultime idylle avec la peintre Lioubov Andréievna Vassilkova. Les tribulations d’Alexis, leur fils irrévélé, le conduisent dans la Russie révolutionnaire. Bientôt le jeune médecin fait partie de l’entourage proche de Staline et se retrouve déporté au goulag de Mirny, en Sibérie, où il est initié à la franc-maçonnerie dans une loge clandestine. Ses engagements, sa bonne fortune, l’appui occulte d’un chamane yakoute et l’amour de la belle Ayami, lui rendent la liberté et la France de son enfance. En 1940, Alexis rejoint la Résistance dans le maquis de Haute-Loire.

Les aventures d’Alexis Vassilkov, personnage hors du commun que le dramaturge Fernando Arrabal a qualifié de héros strogoffien, épousent les turbulences du XXème siècle jusque bien après-guerre dans un même souffle épique et picaresque. Un livre qui vous emporte dans un tourbillon de sentiments et qui arrive avec une alchimie rare à mélanger ma passion pour la littérature, l’histoire et les grands espaces désertiques de la Sibérie. Maupassant et Tolstoï chez Sylvain Tesson.

Jean-Edgar Casel – La Griffe Noire

BP£L’auteur : Bernard Prou est diplômé à l’Ecole Nationale de Chimie Physique Biologie à Paris (1963-1967) et à l’Université de la Sorbonne Nouvelle : Paris III (1966-1969).
Il a enseigné les mathématiques et la physique à Vincennes et à Alfortville de 1972 à 2005. Marié et père de cinq enfants, il vit à Paris.
Extraits: 
« Sur cette terre de nulle part, sur cette île de naufragés médusés dans un océan de solitude, les corps abdiquaient et les esprits divaguaient, au cours des jours inachevés et des nuits avortées »
« Près du feu, sur un grand poteau sculpté, des chevaux étaient attachés. De ces petits chevaux trapus, sobres et robustes, à l’épaisse fourrure, animal totem des Yakoutes. Ils servaient à la monte, au bât et au trait et fournissaient aussi la nourriture et les vêtements. Centre de leur exsitence matérielle et spirituelle, ils vivaient en troupeaux de plus en plus clairsemés, dont les hommes prenaient le plus grand soin : il en allait de leur survie.
Tuspüt se pencha vers Alexis :
– écoute! Ecoute! répéta-t-il, tu vas entendre les chevaux qui chantent, depuis le pays de nos ancêtres. »

 

Résumé et petit avis :

Que voilà une belle découverte. Mais pourquoi je n’ai pas écouté plutôt mon ami Fredo qui n’en disait que du bien. Peut-être parce que ce n’était pas un polar. Peut-être aussi parce j’avais trop de romans policiers à lire à ce moment là !

Alors je suis passée à coté de la vie inventée du fils caché que Maupassant aurait eu à la fin de sa vie avec la peintre Lioubov Adréievna Vassilkova. Les aventures d’Alexis le conduisent dans la Russie révolutionnaire, où il fait partie de l’entourage de Staline, puis au goulag, où il est initié à la franc-maçonnerie, et enfin en France où il s’engage dans la Résistance.

Mais c’était inévitable, nous étions fait pour nous rencontrer Alexis et moi. Et ça a été encore mieux que ça… Et toujours grâce à mon ami Fredo.

Me voilà partie pour la Griffe Noire comme souvent un lundi, mais là c’est un peu spécial, je dois rejoindre Fredéric Fontes. Il a rendez-vous avec Jean Edgard Cassel, un des patrons de ma librairie. Nous sommes à quelques semaines de Saint Maur en Poche, et Jean et Fredo ont une table ronde à préparer ensemble. Monsieur Fontes, profite de sa venu (et comme les occasions sont rares)  pour passer l’aprem. avec moi ( oui, j’ai de la chance). Je sais qu’on va parler bouquins, entre autre, alors ça me va.

Ce qu’il ne m’avait as dit c’est qu’il avait rendez vous aussi avec Bernard Prou. Et effectivement, très vite je me retrouve comme une petite souris, à écouter ces trois bonhommes parler littérature. Bon, c’est vrai, je n’ai pas été que passive dans la discussion, je ne suis pas vraiment rester qu’ à écouter. Non je ne suis pas une femme potiche…vous me connaissez maintenant ! lol !

Forcément, j’avais l’auteur sous la main et j’étais à la Griffe Noire, je ne pouvais pas repartir sans son livre et une petite dédicace.

Alors nous sommes allés boire un verre ou deux avec Fredo et l’auteur d’Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant. Et là j’ai voulu qu’il me raconte son bouquin, son parcours, la genèse, tout quoi. Et vous savez quoi ? Je suis tombée sous le charme de cet homme. Non seulement il est adorable mais il est passionnant et en plus passionné.

C’était plus un bel après-midi c’était un feu d’artifice.

Bernard Prou est parti, je lui promettais de lire son livre mais pas tout de suite car j’avais encore quelques polars à lire et à chroniquer avant Saint Maur en poche.

Et plus le salon approchait, plus j’avais envie de mettre le nez dans ce bouquin. Déjà le titre, vous avouerez que c’est un appel au voyage. Alors j’ai fait comme d’hab, j’ai lu une bonne cinquantaine de pages pour me faire une première petite idée. Et là j’ai été conquise et je savais que j’y reviendrai très vite.

J’ai revu Bernard Prou le soir de l’inauguration du Festival du livre de poche de Saint Maur. Je lui ai dit tout cela., ça a semblé lui faire plaisir.

Et puis ça a été 48 heures de folie, je n’ai qu’un seul regret, c’est de ne pas être aller voir Bernard sur son stand. Oh, je l’ai aperçu, j’ai même assister à son tête à tête avec Gérard Collard, le dimanche matin. Surtout que dans la nuit du samedi ou dimanche, n’arrivant pas à dormir, j’ai avalé Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant, entre autre. Alors le lendemain matin, je le conseillais à tout le monde. J’avais l’air fine dans le coin polar de renvoyer les lecteurs vers la littérature blanche. Cela fait tellement d’années que je fais le contraire !

Il faut dire que ce roman m’a totalement emportée. C’est de la vraie, de la pure littérature populaire comme je l’aime. C’est un livre avec un souffle épique comme j’aimais en lire adolescente. C’est Michel Strogoff, c’est 2 ans de vacances c’est Jules Verne, C’est Robinson Crusoé, c’est Daniel Defoe. C’est une invitation au voyage, au rêve, à l’imaginaire. C’est une exaltation de l’esprit. C’est irrévérencieux, non conformiste, impertinent et audacieux, j’adore

Et puis quelle formidable idée de raconter cette vie tumultueuse du fils illégitime de Maupassant. Maupassant justement, un de mes auteurs préférés. Une vraie vie dans une vraie fiction. Un mélange savoureux entre réalité historique et inventions littéraires. Une allégorie en somme !

Bernard Prou nous fait traverser la fin du XIXe et le début du XXe siècle.  Il nous plonge dans l’histoire de l’Europe avant l’Europe. Nous parcourons un monde en plein bouleversement. Sillonner une Europe dévastée par des idées totalitaires. Nous allons être des explorateurs de notre histoire passée.  Nous allons devenir un des protagonistes de cette histoire .

Et justement, je ne vous ai même pas parlé de la galerie de personnages qu’il nous propose de rencontrer. Des hommes et quelques femmes de toutes acabits, des hommes fait de chairs et de sang. Du  pire des salauds au héros malgré lui.

Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant c’est un hymne à la vie, à l’amitié, à l’engagement. C’est un plaidoyer au bonheur d’être sur cette terre, d’être dans ce pays qui prône quelques valeurs humanistes, fraternelles pour ne pas dire universelles.

Et ce Bernard Prou quel conteur !

Bon voilà, vous l’aurez compris c’est un putain de coup de coeur.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai ma petite idée…, je sens que mon aventure avec cet auteur ne fais que commencer ! Je ne vois bien l’inviter à venir nous parler de tout cela à ma bibliothèque…

Il faut qu’il nous raconte aussi l’histoire de ce livre, son épopée. Car après le refus de nombreuse maisons d’édition, piqué au vif il a décidé d’éditer son ouvrage lui-même. Aujourd’hui, il en a vendu près de 8 000 exemplaires ! Et je ne parle que du « grand format ».

Un petit apéro polar autour de Bernard et d’Alexis ça vous tente ?

 

Le Rituel de l’ombre de Giacometti et Ravenne


   $ritLe livre : Le Rituel de l’ombre de Eric Giacometti et Jacques Ravenne. Paru le 15 avril 2005 chez Fleuve noir. 18€ ; (384 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 22 x 14 cm.

$rit$&Réédité en poche le 11 mai 2006 puis le 15 septembre 2011 chez Pocket dans la collection Pocket Thriller. 7€80 ;  (523 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Le rituel de l’ombre

ILS TUENT DES FRÈRES POUR POSSÉDER L’ÂME DU MONDE.

Mai 2005, Rome. Une archiviste du Grand Orient de France est assassinée au Palais Farnèse, suivant un rituel qui évoque la mort d’Hiram, fondateur légendaire de la franc – maçonnerie. A Jérusalem, un archéologue en possession d’une énigmatique pierre gravée subit un sort similaire.
Le commissaire Antoine Marcas, maître maçon et son équipière, Jade Zewinski, qui abhorre les « frères », se trouvent confrontés aux tueurs implacables d’une confrérie occulte nazie, la société Thulé, adversaire ancestrale de la maçonnerie.
Soixante ans après la chute du IIIe Reich, les archives des francs – maçons, dérobées par les Allemands en 1940, continuent de faire couler le sang.
Quel secret immémorial se dissimule entre leurs pages jaunies ? Un secret pour lequel on tue sans scrupules…

$rir$&&Les auteurs : Eric Giacometti, journaliste, a enquêté sur la franc-maçonnerie dans le volet des affaires sur la côte d’Azur. Il n’est pas maçon. Jacques Ravenne est le pseudonyme d’un franc-maçon élevé au grade de maître au rite français. Ensemble, ils ont écrit de nombreux romans, tous parus au Fleuve Noir.
Extrait : 
« A la vérité, il n’y avait aucun secret dans la description de ce rite, tous les profanes pouvaient s’acheter en librairie l’un des milliers d’ouvrages recensés sur la maçonnerie et qui décrivaient en long, en large et en travers ce rituel.
Mais Marcas avait compris ce soir-là que le fait de vivre cette initiation lui avait procuré une sorte de supplément d’âme.
Il avait ressenti un sentiment indicible, l’impression d’avoir été figé dans un moment d’éternité ; quelque chose de difficile à comprendre si on ne l’avait pas vécu, en tout cas d’intransmissible par le seul biais de la lecture d’ouvrages érudits. Rien de magique, plutôt un état de conscience alterné. »

Résumé et avis :

Je me souviens avoir découvert ce livre sur le chariot de la BILIPO (Bibliothèque des Littératures Policières) à l’époque où je faisais parti d’un groupe de bibliothécaire, lecteur pour les bibliothèques de Paris mais aussi pour les crimes de l’année. C’était il y a déjà plus de 10 ans.

La couverture de ce livre m’a tout de suite happée, et je dois dire que j’ai été intrigué par un polar qui parlait de franc-maçonnerie. Je voulais voir et savoir de quoi il retournait.

J’ai donc pris ce livre à lire sur le chariot de bouquins mis à notre disposition et j’en ai fait la petite chronique suivante.

En avril 1945, alors que l’armée allemande est en pleine déroute et que les Russes atteignent Berlin, un groupe de dignitaires SS tente de mettre à l’abri une cargaison de vieux documents.

En mai 2005, une jeune femme archiviste au Grand-Orient de France est assassinée au Palais Farnèse, siège de l’ambassade de France à Rome. Elle était porteuse de documents anciens qu’on a voulu lui subtiliser.

Le même jour à Jérusalem, un vieil archéologue juif est victime d’un crime comparable.

Ces deux meurtres rituels évoquent la mort de Hiram, l’architecte du Temple de Salomon et fondateur légendaire de la maçonnerie.

Le commissaire Antoine Marcas, présent à l’ambassade le soir du crime, et Jade Zewinski, un agent de la DGSE qui déteste les frères, responsable de la sécurité du palais Farnèse, devront taire leur divergences et unir leurs compétences pour mener à bien une enquête qui s’annonce difficile et éprouvante.

$rit$Oeuvre de fiction écrite par Eric Giacometti, journaliste – non maçon – et Jacques Ravenne, maître maçon au rite français, Le rituel de l’ombre nous introduit dans les coulisses d’une société réputée secrète et apporte un éclairage étonnant sur le IIIe Reich.

Ce thriller ésotérique écrit à quatre mains a l’intêret d’envisager toutes les facettes de la franc-maçonnerie. Les pires (arrivisme et corruption) comme les meilleurs (engagement sincère et humanisme). Il tente de combattre les idées reçues et de démystifier une organisation trop souvent tenue pour une sorte de secte.

De plus cette incursion au coeur des loges s’accompagne d’un suspense parfaitement maîtriser.

Et il me tarde de retrouver Antoine Marcas , commissaire et maître franc-maçon à la loge du Triangle d’Orient. Initié jeune, il croit en l’idéal maçonnique mais ne supporte pas les abus de certains frères. Et de suivre ses enquêtes,où il  va se retrouver plongé dans des affaires liées à des secrets ésotériques immémoriaux.

Le Cœur Noir : Le grand Oeuvre – Tome 1 d’Axelle Fersen


Le coeur noir, le premier opus d’une série à suivre.

 Le livre : Le coeur noir d’Axelle Fersen aux Éditions Ex Aequo . Paru le 18 février 2013. 25€ ; (336 p.) ; 22 x 14 cm

 Résumé :

Un mystérieux inconnu est assassiné dans les rues de Rome. Un journaliste, témoin de la scène, mais également de la résurrection de la victime, découvre une étrange plume qu’il croit être une clef magique, responsable du miracle. Peu à peu, les différents protagonistes de l’affaire décèdent d’une mort violente.

Dans le même temps, Andréa de Saint Germain, jeune haut fonctionnaire du Quai d’Orsay, reçoit des messages anonymes tentant de la pousser à enquêter sur la disparition d’une pierre sacrée- le Cœur noir – en la mettant sur la piste des francs-maçons. Elle et ses amis découvrent très rapidement que la réalité est plus compliquée et surtout, bien plus effrayante

L’auteur

Axelle Fersen est le nom de plume d’un haut fonctionnaire qui travaille depuis près de dix ans dans un ministère régalien. Elle occupe depuis plusieurs années des fonctions de direction dans le domaine financier. Férue de romans policiers, en particulier ésotériques, elle signe avec le Cœur noir son premier thriller, dont l’intrigue, à l’atmosphère occulte et surnaturelle, proche des sociétés secrètes, des rites et de la magie, met en scène un groupe d’amis confrontés à certains grands mystères qui ont agrémenté l’histoire de France et d’ailleurs. Naissance à Saint-Étienne le 06 janvier 1970.

 Extrait :
« Un immense cri déchira la nuit. Foulques leva la tête, vaguement inquiet. Le regard de ses condisciples le rassura et il comprit qu’il y avait eu Renaissance. La campagne se réveilla, comme en écho. Il était temps de partir, car l’aube ne tarderait pas à se lever.
L’assemblée se dispersa, chacun reprenant son précieux artefact. Foulques vit le grand maître ramasser cadran et cristaux, et les envelopper dans un épais tissu de velours noir. Sans un mot, il attendit que ses confrères soient remontés et jeta un bref coup d’œil en arrière, satisfait. Son père serait certainement fier de lui. Remontant les marches, il entendit les chevaux s’impatienter, puis se disperser aux quatre coins de la campagne, sous la pression des talons sur leurs flancs vigoureux. Foulques referma le passage, se félicitant de l’esprit astucieux de son aïeul : nul n’avait jamais découvert cette cavité. Le secret du lieu de rencontre devait être préservé, même si Foulques se doutait que la prochaine assemblée se déroulerait, dans cinq cents ans, dans un emplacement probablement fort différent. Ce site serait également préservé du regard des hommes, lesquels ne devraient jamais savoir. Non, jamais. Sinon… »

Mon avis 

Ce que j’ai aimé en entrant dans ce roman c’est le fait de me retrouver dans un état semblable à un état passé.

En effet j’ai eu la sensation de remonter le temps. J’ai retrouvé l’adolescente, l’étudiante qui sommeillait encore en moi.

C’est sans doute grâce de cette bande d’amis inséparables qui va chercher  la vérité.

Elle n’était pas sans me rappeler la bande de potes que nous étions à l’époque de mes jeunes années. A la vie, à la mort.

Plus que des amis, une famille.

Je ne sais pas si l’auteur tout comme moi à aimer le série Friend’s ou encore Buffy.

Mais ce polar ésotérique y fait à coup sûr référence.

&&Une bande d’amis en collocation, une chef de bande « élue », l’amies portée sur la sorcellerie et la magie, un historien, un informaticien, une meilleure amie lesbienne. Ce roman va plaire au plus jeune d’entre nous ou au nostalgique comme moi. Et il est vrai que ce premier polar à tout du roman initiatique pour jeunes adultes. La plongé dans le monde des sociétés secrètes et de l’occultisme ne fait que rajouter un touche supplémentaire de mystère.

L’intrigue, bien ficelée, ne manque jamais de souffle, c’est rythmé

L’écriture est contemporaine, dynamique, jeune, enthousiaste et renouvelle le style.

C’est très visuel et très frais.

th (21)Le Coeur noir, premier tome de la série du Grand OEuvre : une enquête menée tambour battant par une bande d’amis inséparables, dans les milieux des sociétés secrètes et des hautes sphères du pouvoir, avec des méthodes inhabituelles, mêlant techniques policières et scientifiques, rituels magiques et piraterie informatique. L’occasion d’un voyage au cœur des grandes énigmes de l’histoire de l’occultisme.

Très bon thriller,  une agréable lecture plaisir .

Et j’attends avec impatience le second opus, maintenant que l’histoire est mise en place.