Apéro Polar : La plume et le flingue


Salut les polardeux,

Le 25 novembre prochain, j’aurai la chance de recevoir 2 auteurs de polars.

Un apéro polar un peu particulier puisse son titre est La plume et le flingue.

Ce qui implique une petite explication.

Donc le 25 novembre prochain c’est :

Rencontre avec Sacha Erbel et Didier Fossey.

A l’occasion de ses fameux Apéros- Polar la bibliothèque Parmentier et moi même vous invitons à venir à la rencontre de deux auteurs de polars donc la particularité est d’être avant toute chose flics à la ville !

Ces policiers qui dégainent leur plume.

Jamais les policiers n’ont été aussi nombreux à écrire des polars.

Flic le jour, écrivain la nuit.

Personnages, intrigues: leur métier leur fournit une formidable matière. Mais pas que…

On va leur demander si leur quotidien fournit leur imaginaire. Où si au contraire leur imaginaire leur permet d’échapper à leur quotidien.

Bien sur ils nous parleront de leur métier de flic.

Ils auront j’en suis certaine, de nombreuses anecdotes à nous raconter.

Aussi cette rencontre avec Sacha Erbel et Didier Fossey est, sans doute, la première d’un cycle d’Apero Polar : Flics et auteurs. Car nombreux sont les flics passés du flingue à la plume.

Je sais qu’Olivier Norek viendra à la bibliothèque, il me l’a promis. J’espère aussi que Danièle Thiery passera en voisine. Je compte bien que ce grand flic, le commissaire Thiery vienne parler à mes lecteurs.
Et puis il y en a pleins d’autres que je cite pèle-mèle ici mais que j’aimerai faire venir à la bibliothèque :
Pierre Pouchairet, Hervé Jourdain, Laurent Guillaume, Emmanuel Varle, Christophe Molmy, Jean Soubira, Eric Dupuis, Patrick Nieto et j’en oublie surement…
Je crois que chacun de ces policiers auront de belles histoires à nous raconter.


Et…
Nos auteurs justement :

Sacha Erbel et Didier Fossey

SACHA ERBEL :

Sous le pseudo de Sacha ERBEL se cache une fonctionnaire de Police depuis 22 ans. Actuellement au SDLP, elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles.

Diplômée en Criminologie Appliquée à l’Expertise mentale, elle sait donner du relief à la psychologie de ses personnages.

L’étude du comportement des tueurs en série est un sujet qui la passionne depuis des années, tout comme l’écriture qui permet à son imaginaire de s’exprimer.

L’Emprise des sens est son premier roman. Un thriller maîtrisé, poignant et efficace.

DIDIER FOSSEY

Didier Fossey est né le 11 décembre 1954, son père est policier, il lui inoculera le virus, car en plus d’écrire des polars, Didier fait partie de la grande maison, et ça se sent dans ses écrits.

De 1986 à 2000 il œuvre au sein de la brigade anti criminalité de nuit en groupe d’investigation, puis en 2001 il est affecté au groupe de recherches et d’investigations – dans le 13è à Paris jusqu’en 2003 où il prend en charge le bureau de police administrative de cet arrondissement.

Les nuits de planque, de traque, la morsure du froid, ce monde de la nuit lui plaisent et lui fournissent quelques anecdotes croustillantes qui lui serviront quelques années plus tard. Il se lance dans l’écriture de son premier polar, « Tr@que sur le Web » publié dans une petite maison d’édition en 2010. Fort de cette expérience, il écrit un autre polar, « Ad Unum », en 2011, toujours dans la même maison d’édition. En 2014, sollicité par un nouvel éditeur, il écrit un roman d’action. Puis, en 2015, il renoue avec le polar et écrit « Burn-Out » aux Éditions Flamant Noir.

 

Les bouquins de Sacha Erbel et Didier Fossey

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici mon avis sur Burn Out de Didier Fossey

mon billet sur L’emprise des sens de Sacha Erbel

Vous pouvez aussi retrouver mes petits papotage avec Sacha ci dessous. Oui je sais nous avons été bavarde ! Mais… Sacha Erbel est mon gros coup de coeur de l’année.

Papotage Sacha 1

Papotage Sacha 2

Papotage Sacha 3

Alors venez tous, on vous attend nombreux à ce nouvel Apéro Polar spécial Flic et Auteur

 

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Comme de longs échos de Eléna Piacentini


Le livre : Comme de longs échos de Eléna Piacentini. Paru le 24 août 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 19€90 ; (288 p.) ; 22 x 15 cm

Présentation de l’éditeur

 » L’histoire est un perpétuel recommencement.  » disait Thucydide. Les faits divers, aussi.
« Partout, les monstres sont chez eux… »
Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à DIPJ de Lille. Un marie en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elle, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

L’auteur : Auteur et scénariste, Elena Piacentini est née à Bastia et vit à Lillie, comme les héros de ses livres. Leoni, le commandant de police à la section homicide de la PJ, qu’elle a créé en 2008, a été finaliste des sélections du prix des lecteurs Quai du polar/20 minutes et du grand prix de littérature policière pour l’une de ses aventures (Des forêts et des âmes, Au-delà du raisonnable, 2014 ; Pocket, 2017). Inspiré d’un fait divers, Comme de longs échos met en selle une nouvelle héroïne : Mathilde Sénéchal à la DIPJ de Lille.

 

Extrait :
J’étais dans ma famille comme un voyageur dans un hôtel de longue escale, apprivoisant ses repères spatiaux, aimable avec le personnel, mais isolé des choses et des êtres par les ailleurs qui sont les semelles de sa vie, le sable de ses pensées.
Avec la conscience de ma différence s’est imposée la nécessité de paraître semblable.
En ce domaine, j’ai développé des compétences d’expert en close-up . Ce que j’étais incapable de produire de manière innée, je le fabriquais par mimétisme, avec cette touche créative qui tient du génie de l’illusion. Ainsi ai-je réussi à donner le change sans que cela me coûte d’effort. Avec le temps, j’y ai même pris du plaisir. Le jour, j’endossais les multiples rôles auxquels nous contraint le frottement avec ces autres dont j’avais pris le déguisement.
Les nuits étaient toutes miennes et j’étais à la nuit.

 

 

Le coup de coeur de votre bibliothéquaire

 

Une femme est retrouvée étranglée dans son propre lit par son mari. Ce dernier est en état de choc. De plus, leur fils de quelques mois est introuvable. Un ancien policier sort de sa retraite pour enquêter sur cette affaire qui lui semble bien trop similaire à une autre qu’il a menée plusieurs années auparavant. Cela l’amène à faire la rencontre la mystérieuse Mathilde Sénéchal.

Eléna Piacentini nous revient mais cette fois point de commandant Léoni. Non, pas cette fois car Elena publie chez un nouvelle éditeur. Et oui, Fleuve éditions a eu l’excellente idée de la recruter. Bon il y en mis le temps, il y a déjà quelques paires d’année que l’on connait le talent d’Elena ici. Et il nous paraissait étonnant qu’on ne lui fasse pas du pied plutôt du coté des grands groupe éditoriaux. Voilà c’est chose faîte.

Pour autant notre auteur étant une personne de coeur et surtout quelqu’un de fidèle les restera chez son éditrice de coeur, auprès de Véronique Ducros et les éditions Au-delà du raisonnable avec les prochaines aventures de la bande à Léoni.

Elena change d’éditeur mais ne chance en rien son style.

Quand on a en main un bouquin d’Elena Piacentini, on ne tourne pas seulement les pages, non ! On vit pleinement les émotions, on sens les atmosphères, on touche du doigt l’âme humaine. Car en effet notre auteur est de ceux qui savent décortiquer les diverses personnalités. Elle sait camper à merveilles ces personnages. Elle joue à merveille avec leur psychologie. Et avec ce titre Comme de longs échos, elle nous offre à nouveau de magnifiques héros. Auxquels on ne peut que s’attacher.

Il y a Mathilde Sénéchal, l’enquêtrice de ce polar dont l’intrigue démarre par un simple fait divers sanglant.

Mathilde qui a su mettre de coté ses émotions pour mettre en valeur son coté professionnel. Si elle parait cassante c’est pour mieux caché ses fêlures. Ainsi elle a fait des ses failles des forces, sa force. Et des fêlures elle en a c’est certain.

Il y a Pierre Orsalhièr, cet ancien gendarme qui est revenu à la vie civile hanté qu’il est par une vieille affaire.

Il y a le commandant Lazaret, le chef de Mathilde et un peu plus aussi et puis… Il y a Adèle cette jeune fille à laquelle vous ne pourrez pas rester insensible.

Oui, Elena Piacentini à travers son écriture et ses mots nous fait entrer en empathie avec ses protagonistes. Et à travers eux nous entraîne dans une histoire passionnante, complexe et haletante qui trouvera tout son sens à la fin.

Voilà donc un magnifique roman qui aura marqué ma rentrèe littéraire et qui aura su me redonner goût à la lecture.

Merci pour tout cela madame Piacentini !

Brutale de Jacques Olivier Bosco


Collectif Kris

Brutale de Jacques Olivier BoscoLe livre : Brutale de Jacques Olivier Bosco. Paru le 19 janvier 2017 chez Robert Laffont dans la collection La Bête Noire. 20€ ; (403 p.) ; 23 x 15 cm


4eme de couv

Elle est jeune. Elle est belle. Elle est flic. Elle est brutale. Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris. Que veulent-ils ? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent ? Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

L’auteur : Avec Brutale, Jacques-Olivier Bosco, dit JOB, a probablement écrit son meilleur roman. Né en 1967, vivant à Nice, il est l’auteur de cinq polars plusieurs fois primés.

Extrait :
Elle se concentra. Pour que cela passe, pour évacuer la frustration, le sentiment de déception, la rage au cœur qui la prenaient dans ces moments-là. Comme si son cerveau se découpait en deux parties. Dans l’une, soufflaient, grondaient et tremblaient la violence, le goût du sang et l’envie de frapper; dans l’autre, le calme plat de la concentration sur une tâche professionnelle qui arrivait à masquer, sinon à calmer, les pics de douleur qu’elle ressentait dans sa chair. Son cerveau émettait des signaux d’alerte et sa conscience prenait le relais en appliquant la procédure de secours.

 

chronique-de-lecteurs

Le petit avis de Kris

BRUTALE – Jacques Olivier Bosco

Jamais déçue par JOB. Les différentes facettes de son héroïne m’ont bien plues.
La mise en place des personnages est savamment orchestrée (comme à son habitude)

Les liens forts de la famille sont mis en exergue et La pugnacité de Lise et son côté Tête brûlée font de ce thriller une totale réussite dans le genre.
Et, soudain, on voit réapparaître une figure bien connue des précédents volumes de JOB
Une réjouissance de suivre les aventures rocambolesques de cette nana au caractère à l’emporte pièce. Elle est brutale certes mais sexy, décalée tantôt gothique tantôt fleur bleue, bref un délice !

Rien à jeter !!

Les ravagé(e)s de Louise Mey


 

ravagé(e)sLe livre : Les ravagé(e)s de Louise Mey. Paru le 12 mai 2016 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir.  19,€90 ; (432 p.) ; 21 x 14 cm

Andréa est une silhouette chancelante après un énième samedi soir alcoolisé. Ses amies ont prolongé la fête, les taxis ont déserté la place, le vide a empli l’espace et on a qu’une envie, ici et maintenant : faire passer le temps plus vite. Mais pas le choix. Il s’agit d’être pragmatique : mettre un pied devant l’autre, entendre le bruit de ses pas en triple exemplaire et trouver ça normal, fixer la lumière, un point de civilisation. Ne pas tomber.

Pourtant, cette nuit-là ne ressemble pas aux autres. La tête collée au bitume, dans l’urine et la poussière, Andréa a mal.

Alex est flic et mère célibataire. Elle officie aux crimes et délits sexuels d’un commissariat du nord de Paris. Chaque jour, elle voit défiler les plaintes pour viol, harcèlement, atteinte à la pudeur. L’ambiance est à l’anesthésie générale et il faut parfois lutter pour continuer à compatir. Ses parades pour éviter de sombrer : la bière, sa fille et les statistiques.

Sauf quand deux affaires viennent perturber la donne.

L’auteur : De Louise Mey on ne sait pas grand chose sauf que cette jeune femme de 33 ans vit et travaille à Paris.
Extraits :
« Je ne comprends pas, je ne comprendrai jamais. Comment tu peux voir une femme et te dire qu’au lieu de lui parler, de la faire rire, de lui donner envie de toi, tu te dises tiens, je vais juste prendre, juste y aller, je m’en fous de ce qu’elle veut, je ne comprends pas comment tu peux entendre « non » et comprendre « oui », comment tu peux vouloir forcer quelqu’un à se donner à toi alors que ce qui vaut la peine c’est d’être désiré. »
« – Ah non mais non putain…
Ils tournèrent à peine la tête vers Polaski, qui venait de récupérer le journal froissé et raturé sur un bureau.
Favier et Audain avaient pour plaisir de corriger les faits divers. Parfois seulement les titres : les « crimes passionnels » redevenaient des assassinats. Les « drames de la passion » redevenaient des meurtres. Et bien sûr, les « différends familiaux, des violences conjugales. « Deux ans ferme pour le mari trompé : dans un moment de folie, il avait poussé la femme adultère par la fenêtre ». « Seulement deux ans pour meurtre », rectifiait Favier, à grandes lettres rondes. « Il était très demandeur, amoureux ; elle, fatiguée par les petits et le quotidien, commençaient souvent par lui refuser ses faveurs ». « Viol conjugal », barrait simplement Alain. »

 

Résumé et petits avis :

Le livre de Louise Mey a quelque chose de cinématographique. Un peu comme dans Polisse de Maiwen où l’on suivait le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs). Ici nous allons découvrir celle de la Brigade « des crimes et délits sexuels ».  Une Brigade que Louise Mey invente de toute pièce pour mieux illustrer son propos. Une brigade qui ressemble à ce que l’on peut voir dans New York Police Blues . Des enquêteurs tout à leur boulot, totalement immergés dans un quotidien brutal.

Ce sont les gardes à vue de violeurs, de pervers en tous genres, les arrestations de présumés coupables et innocents au yeux de la loi. Mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes.  Ce sont les auditions des bourreaux,  les dépositions des victimes, les dérives de la sexualité dans notre société, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables . C’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours.

Louise Mey nous immerge totalement, nous mettant la tête sous l’eau avec à l’appuie les chiffres de la délinquances sexuelle qui font froid au yeux.

L’auteur ne se facilite pas la tache en s’attaquant à des thèmes tel que les relation homme-femme, le pouvoir de l’argent, la place des victimes dans notre société. Elle ne se facilite pas la tâche car à travers ces crimes sexuels elle nous pousse à revoir notre point de vue sur les fondements de notre société.

L’autre force de ce livre ce sont ses protagonistes. Des personnages à la psychologie parfaitement décrite avec une finesse rare. Des flics de chairs et de sang qui traînent leurs angoisses et leur faille mais qui sont infaillibles dans l’exercice de leur profession. Cela donne une intensité et une véracité particulières à ce titre.

Mais attention l’éditeur présente ce titre comme un thriller et nous sommes là un un vrai roman noir.

Nous allons plongé dans des enquêtes glauques, nous allons vivre des scènes insoutenables. Mais Louise Mey nous ménage des bulles de respiration en nous proposant une intrigue lente dans laquelle l’humour noir est omniprésent.

Elle joue une partition difficile et l’exécute à la perfection.

 Un premier roman d’une rare profondeur qui nous dérange, nous trouble, nous met mal à l’aise voire nous fascine.

Une auteure que je vais suivre avec une intention toute particulière à n’en pas douter !

Lire le début des Ravagé(e)s ICI

Poulets grillés de Sophie Hénaff


Mes petites lectures
9782226314710,0-2539876
Le livre : Poulets grillés de Sophie Hénaff.Paru le 8 avril 2015 chez Abin Michel dans la collection Thriller.18€50; (346 p.) ; 21 x 14 cm
9782253095248,0-3157600

Réédité en poche le 30 mars 2016 au Livre de poche dans la collection Policier. 7€30 ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Poulets grillés

Le 36 quai des Orfèvres s’offre un nouveau patron. Faire briller les statistiques en placardisant tous ceux qu’on ne peut pas virer et qui encombrent les services : tel est le but de la manoeuvre.

Nommée à la tête de ce ramassis d’alcoolos, de porte-poisse, d’homos, d’écrivains et autres crétins, Anne Capestan, étoile déchue de la Judiciaire, a bien compris que sa mission était de se taire. Mais voilà, elle déteste obéir et puis… il ne faut jamais vendre la peau des poulets grillés avant de les avoir plumés !

Un polar original, nerveux, et désopilant.

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L’auteur : Figure emblématique du journal Cosmopolitan, Sophie Hénaff est responsable de la rubrique humoristique « la Cosmoliste ». Elle a fait ses armes dans un café-théatre lyonnais (L’Accessoire) avant d’ouvrir avec une amie un « bar à cartes et jeux de sociétés », le Coincoinche, puis, finalement, de se lancer dans le journalisme.

« Poulets grillés » est son premier roman.

 

Extrait :

La très brillante commissaire Capestan, étoile de sa génération, championne toutes catégories des ascensions fulgurantes, avait tiré une balle de trop. Depuis, elle avait été traduite devant le conseil de discipline, avait écopé de divers blâmes et de six mois de suspension administrative. Puis silence radio, jusqu’au coup de téléphone de Buron. Son mentor, devenu patron du 36, était enfin sorti de sa réserve. Capestan était convoquée. Un 9 août. C’était bien dans les manières de l’homme. Une façon subtile de signifier qu’elle n’était pas en vacances, mais inemployée.

Résumé et petit avis :

Buron, nouveau patron de la police judiciaire, réunit dans un même service une quarantaine de fonctionnaires mis au placard et les charge de toutes les affaires classées de la région. Il confie le commandement de cette brigade à son ex-protégée la commissaire Anne Capestan, reine de la bavure aimant contrarier sa hiérarchie.

 Une comédie policière pétillante et jubilatoire

Sophie Hénaff crée un univers burlesque, rempli  de bonne humeur et surtout d’humour. Pour autant les intrigues sont très travaillées car justement la farce force la qualité des enquêtes.

Avec sa galerie de personnages hauts en couleur, très bien campés de surcroit, ce titre nous surprends. Autant de pieds nickelés dans une même brigade, c’est presque improbable, et pourtant…l’idée est formidable et surtout très efficace.

La plume de l’auteur est alerte et ça ne gâche rien à l’affaire.

Si vous n’en pouvait plus du gore et du noir, ce polar est pour vous. C’est une véritable bouffée d’air dans le genre. Et c’est enlevé,divertissant, réjouissant voire jouissif.

Autant dire que j’ai adoré.

Les belges reconnaissants de Martine Nougué


les-belges-reconnaissantsLe livre : Les belges reconnaissants de Martine Nougué. Paru en janvier 2015 aux éditions du Caïman.

4e de couv :

Castellac était un village apparemment tranquille jusqu’au jour où son maire est retrouvé raide mort dans la garrigue. Pénélope Cissé, officier de police du commissariat de Sète, va devoir fouiller dans le passé trouble du village pour retrouver l’assassin de Monsieur le Maire.
Elle va être confrontée à quelques habitants pittoresques mais pas toujours très coopérants, protégeant leurs petits secrets et peu amènes à l’égard de ces « étrangers », les nouveaux habitants venus du nord, ou cette flic Africaine qui fouine dans leurs histoires.

téléchargement (17)L’auteur : Martine Nougué a vécu ses premières années en Afrique, au Cameroun et, depuis, n’a plus cessé de voyager, à la découverte des cultures du monde…
Après des études de sciences politiques et de sociologie, elle a mené sa carrière en entreprise, dans le conseil et la communication.
Passionnée par l’observation de ses contemporains et celle de l’évolution des sociétés, Martine Nougué voyage, rencontre, écrit…
Elle vit aujourd’hui entre Paris et son village du Languedoc où elle s’investit dans la promotion du livre et de la lecture. Les Belges reconnaissants est son premier roman publié.
Extrait :
« Le clan Gallieni tenait les affaires municipales d’une main ferme, n’hésitant pas à user de méthodes musclées à l’encontre des indociles et des éventuels opposants, pressions d’autant plus fortes que les récalcitrants avaient été marqués du sceau de « l’étranger » ou pire, du « néo ». Marianne Grangé, l’étrangère en terre castellacoise, avait subi les foudres de Gallieni lorsqu’elle avait oser le défier, lui et son système, lors des dernières élections. Elle s’était épanchée sur l’épaule de la policière, légitimant la violence de son combat par la colère et le dégoût que lui inspirait cette république bananière locale qu’avec ses amis elle avait entrepris de dénoncer en réveillant les consciences villageoises. Pénélope avait été impressionnée par l’idéalisme de la jeune militante. »

Résumé et avis :

Pénélope Cissé, officier de police au commissariat de Sète, est chargée d’enquêter sur l’assassinat du maire de Castellac. En s’intéressant au passé du village, elle se confronte à des habitants peu coopérants, enclins au racisme et à la xénophobie. Au fil de son enquête, elle croise des chasseurs, un noyau de militants écologistes et une journaliste qui, tous, épiaient les moeurs de la victime.

Martine Nougué , avec une dose parcimonieuse d’humour, insuffle un nouvel élan au roman policier. Mieux, elle le dépoussière.

Elle nous dresse un portrait sans concession d’un village français soumis à l’hégémonie d’une famille, d’un clan. Un bastion où l’élu local se comporte en seigneur des lieux ; distribuant ses faveurs ou faisant régner la terreur.

Tout en subtilité, l’auteur dénonce les fléaux de notre société. L’intolérance, la xénophobie, la cupidité, la bêtise humaine, le racisme ordinaire sont autant de thème qui font la richesse de cette intrigue.

Mais pour autant la lecture de ce titre reste jubilatoire. Et que dire de son personnage de flic , la belle Pénélope Cissé! Iconoclaste cette jeune lieutenant d’origine sénégalaise croque la vie à pleines dents et ne s’en laisse pas compter.

On n’en redemande.

 

 

 

Psychose au 36 / Hervé Jourdain


Mes petites lectures

9782819500544,0-11514689782266222990,0-2084258Le livre : Psychose au 36 de Hervé Jourdain. Paru le 10 février 2011 aux Nouveaux Auteurs. 19€20 ;  (400 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche chez Pocket le 12 juin 2014. 7€70 ; (427 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Une plongée dans l’univers de la brigade des mineurs, de la Crim’ et de l’IGS, par Hervé Jourdain, capitaine de police au 36, quai des Orfèvres !

Hiver 2006, brigade des mineurs de Paris. Après deux années éprouvantes à traquer la pédophilie et la maltraitance des enfants, Nora Belhali est enfin mutée à la Crim’. Printemps 2010, rongée par la colère et le souvenir, une femme exécute enfin sa vengeance.

Meurtre du compagnon de Nora, puis d’une magistrate parisienne… Tout accuse la jeune enquêtrice. Au coeur de la machination diabolique qui se referme sur elle, Nora entraîne malgré elle ses collègues de la brigade criminelle. Que cache-t-elle ? Qui fuit-elle ? Nul ne le sait, pas même le commandant Duhamel, son mentor et chef de groupe du 36.

images (8)L’auteur :

 Hervé Jourdain est né en 1972. Il est capitaine de police au 36, quai des Orfèvres, Hervé cultive de nombreuses passions, aussi diverses que l’écriture et la course à pied. Sang d’encre au 36, son premier roman, a remporté le Grand Prix des lecteurs VSD du polar 2009. Et avec Le sang de la trahison il obtient le prix 2014 du quai des Orfèvres.

Résumé et avis :

Nora Belhali, flic, passée de la brigade des mineurs au mythique Quai des Orfèvres, abîmée, peut-être, par les faits-divers sordides, les enfants maltraités et la traque des pédophiles…  doit prendre la fuite lorsqu’elle se retrouve accusée du meurtre de son compagnon. Les autres membres du groupe à commencer par le commandant Duhamel sont persuadés de son innocence et veulent mettre au jour le complot monté contre leur collègue. Au risque de la suivre dans sa chute.

Hervé Jourdain réussit un polar avec trois très beaux portraits de femmes. «Trois femmes courageuses, perspicaces et rigoureuses, belles et respectueuses. » Elles sont l’essence même de ce polar réaliste. On peut saluer l’audace d’Hervé Jourdain pour la construction de son roman et ce pari réussi. Psychose au 36 est un polar vrai, reflétant à merveille l’univers quotidien de la brigade des moeurs et de la Criminelle.

Lire le début ICI

Trottoirs du crépuscule de Karen Campbell


9782213661933,0-1563469Trottoirs du crépuscule de Karen Campbell. Traduit de l’anglais9782757838266,0-2625952(Ecosse) par Stéphane Carn et Catherine Cheva. Paru le 10 avril 2013 chez Fayard dans la collection Fayard Noir. 20,00€ ; (543 p.) ; 22 x 14 cm
Paru en poche le 28 mai 2015 aux Point policier 8,60€ ;18 x 11 cm
Quatrième de couverture
Anna Cameron prend la direction de la Flexi, la brigade d’intervention rapide sur le Drag, les quartiers chauds de Glasgow. Crédits en berne, équipe réduite et fortes têtes, sa mission n’est pas facile. D’autant qu’elle a Jamie Worth sous ses ordres. Jamie, son ex, qui a épousé Cath et lui a fait un enfant.Ces trois-là ne se sont pas revus depuis dix ans. Cath a quitté la police pour s’occuper du bébé et, pour elle, la maternité n’a pas que du bon.Sur le Drag, royaume des dealers, des putes et des clubbers, un inconnu balafre les filles à coups de tesson. Un vieil homme est brutalement assassiné et les crimes racistes sont légion. Au repos forcé après avoir été agressée au cours d’une ronde, mais convaincue que la Criminelle fait fausse route, Anna doit accepter l’aide que Cath lui propose. Tour à tour rivales et complices, les deux femmes ne mesurent pas les conséquences de leur nouveau duo…

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L’auteur :Ancienne flic et titulaire d’un master of Art & Literature, Karen Campbell inaugure avec Trottoirs du crépuscule, son premier roman, une série policière exceptionnelle dont l’ampleur, l’humanité et l’authenticité ne sont pas sans rappeler The Wire. Au féminin. À Glasgow.

Extrait :
C’était le temps idéal pour ça. Le vent avait retourné le ciel comme un gant et, par là-dessus, une petite averse avait fini de tout nettoyer. La journée s’annonçait belle.
A toi de jouer ! Anna aurait pu voir son sourire se refléter dans ses chaussures qui slalomaient entre les flaques. Quel éclat… Elle était si absorbée qu’elle ne vit rien venir. La fanfare stridente d’un klaxon à l’italienne la força à regagner précipitamment le trottoir. Le conducteur, presque couché dans sa Sinclair C5, secoua la tête et passa en trombe. 

Résumé et avis

PowerAnna Cameron a été nommée à la tête de la nouvelle brigade d’intervention chargée de la petite délinquance à Glasgow. Sa mission est difficile, d’autant plus que son ex, Jamie, est sous ses ordres. La femme de ce dernier, Cath, est au bord de la dépression depuis qu’elle a quitté la police pour s’occuper de leur enfant. Tour à tour rivales et complices, les deux femmes s’allient. Premier roman.

 Twin_PeaksKaren Campbell nous introduit dans le quotidien de la brigade d’un commissariat de quartier. Cette unité d’intervention est dirigé depuis peu par une femme . Et à Glasgow comme ailleurs, le milieux des flic est un milieu machiste et c’est rien de la dire. Mais Anna est une femme de ressources et des ressources il va lui en falloir pour mener à bien son enquête.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUne enquête qui va nous embarquer dans les quartiers crasseux de Glasgow. Les quartiers populaires laissés à l’abandon par la municipalité. L’une des plus grandes villes du Royaume-Uni qui a perdu de sa superbe et où le chômage va galopant. La ville la plus peuplé d’Écosse qui s’enfonce dans la pauvreté et qui voit ses vieux démon réapparaitre. Criminalité, corruption, trafics, prostitution, mais aussi racisme, délation, homophobie, tous les fléaux que la misère peut engendrer, ressurgissent.

Un premier roman prometteur noir à souhait. Deux beaux portraits de femmes. Une plume attachante. A découvrir.

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Flic ou caillera de Rachid Santaki


9782702438398,0-1559144Le livre : Flic ou caillera de  Rachid Santaki.  Paru le 6 mars 2013 aux éditions du Masque collection Grand Format. 16,00€ ; (274 p.) ; 21 x 13 cm 9782253177715,0-1993117

Paru le 5 mars 2014 au Livre de poche.   5,90€  ;  (258 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Octobre 2005, deux adolesce    nts trouvent la mort accidentellement alors qu’ils sont poursuivis par la police. Aussitôt, les cités s’enflamment et la colère de toute une génération explose. Mehdi Bassi vit à Saint-Denis, ville exsangue sous la coupe du clan Bensama, les caïds locaux de la drogue. Artiste-graffeur, il connaît la cité comme sa poche et travaille comme coursier à l’Agence du médicament pour aider sa famille. Alors que la cité s’embrase, Mehdi va croiser la route de Najet Iker. Cette jeune femme flic et beurette qui semble perpétuellement en colère n’en finit pas de se battre avec ses origines.

Et tandis que l’un essaie d’échapper au puissant clan Bensama, l’autre voudrait les faire tomber une bonne fois pour toutes.

Un polar plein de rage et d’énergie, qui aborde sans angélisme les thèmes de la montée des communautarismes, de la solidarité et de la débrouille. Aussi nerveux que mélodieux, Flic ou caillera renouvelle les codes du roman policier avec brio.

« Parce qu’ils décrivent les cités de Saint-Denis, avec leurs caïds sans gloire et leur langage hip-hop, les polars de Rachid Santaki font mouche. »
th (4)L’auteur : Surnommé le « Victor Hugo du Ghetto », Rachid Santaki est né en Seine-Saint-Denis où il vit toujours aujourd’hui. Ancien éducateur sportif de boxe thaïlandaise et fondateur de la revue5Styles, il est aussi entrepreneur et acteur associatif. Il a été lauréat du Prix Espoir de L’Économie avec la Chambre de commerce et d’industrie de Paris et le magazine TelQuel l’a élu parmi « Les 50 qui feront le Maroc de demain ». Il a publié Les Anges s’habillent en caillera et Des Chiffres et des litres aux Éditions Moisson Rouge.
Extrait : 

« La mort me pourchasse. Ses pas, légers et rapides, frappent le macadam. Face à moi, alignements d’arbres dévêtus, fleuve à ma droite, bordures de briques, parpaings recouverts de tags, de graffitis monochromes, colorés. Souffle saccadé, crainte grandissante, elle me talonne, veut me fumer pour un gros paquet de billets. Sa respiration titille mes tympans. La Faucheuse progresse dans sa course, j’ignore son esbroufe, accélère. J’en perds mon souffle. Je chute, me relève, fuis comme un gnou, à toute vitesse. Elle persiste, ne lâche rien. Craquements de branches. Tassement de terre. Flaque d’eau explosée. Le froid brûle ma poitrine, sa résolution à me finir m’assassine. La Faucheuse à la respiration ferroviaire ralentit.

– Arrête-toi ! Arrête-toi ou je tire ! Mehdi, arrête-toi, je t’ai dit ! »

Résumé et avis :

Saint Denis, mon amour.

Après la mort de deux adolescents poursuivis par la police, en octobre 2005, les cités s’enflamment. Mehdi Bassi vit à Saint-Denis, ville sous la coupe du clan Bensama. Alors que la cité s’embrase, il croise la route de Najet Iker, une jeune femme qui cherche à faire tomber les Bensama une bonne fois pour toutes.

th (3)Rachid Santaki, avec sa voix singulière et puissante, revient sur les événements d’octobre 2005, quand la mort de deux jeunes garçons des cités a fait exploser la colère de toute une génération. Un polar au rythme de la culture hip-hop, plein de rage et d’énergie.

L’auteur scande les mots, ils utilise plusieurs niveaux de langage, plusieurs langues, celle de la rue, celle des cités, celle des gitans. Il joue avec tous ses mots, toutes ses expressions, toute leur diversité pour nous bousculer dans nos convictions et nos certitudes. Il nous parle de la banlieux, il nous la donne à voir mais sous un angle dont en peu l’habitude de la regarder. Il se pose en observateur mais aussi en acteur de celle-ci.

Il nous embarque dans son histoire et fait naître, sous nos yeux, des personnages qui peuvent prendre leur destin en main à l’instar de Mehdi qui rêve de Tahiti ou encore de Najet qui revient à Saint Denis s’en doute mue par une quête impossible d’identité.

Il y décrit aussi les rivalités, les caïds, l’argent facile quand la galère vient se mêler à la misère. Les jeunes qui cherchent leur voie. La boxe, la musique, le rap, le street art, Le graffe tout participent à l’ambiance de ce roman noir.

Et puis, il y a Saint Denis, la ville de Rachid Santaki, celle qui l’a sauvé comme il dit. Et …

A l’instar de Pellecanos avec Washington ou de The Wire avec Baltimore, Rachid Santaki a fait de Saint-Denis un des personnages principaux de son polars. Il aime sa ville cela se ressent dans les descriptions qu’il en fait. De Saint-Denis je ne connais que le cœur historique, la basilique…. Rachid Santaki nous fait découvrir aussi son côté sombre, les cités, le bidonville, mais aussi sa gare centrale, son quartier d’affaires, où les boîtes et les industries fleurissent. Il nous promène à travers sa diversité, sa mixité ou ses ghettos. Il nous raconte ces populations qui se croisent ou s’entrechoquent. Un romans noirs, une fresque urbaine très sombre mais pas sans espoir.

Si vous ne connaissait pas cet auteur, découvrez le vite.

Rachid Santaki est un cum à suivre. Et j’avoue je Kiffe.

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Pour en savoir plus : Pour son édition 2014, le festival Sang d’Encre de Vienne, proposait une  table ronde sur le thème « Polar et banlieues ».

« Animée par Patricia Osganian, elle réunissait Didier Daeninckx, Dominique Manotti et Rachid Santaki.

L’idée  était de réfléchir, au-delà des visions stéréotypées sur la banlieue, à ses liens avec l’histoire de l’immigration, aux problèmes de la relégation urbaine et aux raisons pour lesquelles la littérature noire et policière s’y intéresse.

Les événements des 7, 8 et 9 janvier 2015, et la lame de fond qui a percuté la société française depuis l’attentat contre Charlie-Hebdo et les meurtres qui lui ont succédé, lui donnent une singulière résonance. » par fabrice fouquet