Blackstone de Guillaume Richez


Aujourd’hui c’est double chronique.

On vous propose deux avis pour le prix d’une. Deux flingueuses ont lu le même livre et chacune leur tour elle vous délivrent leur avis. Et c’est Maud et Eppy Fanny qui s’y collent. Ce matin Maud s’est lancée, Eppy c’est maintenant

Allez c’est parti pour la Double Chronique de…:


Le livre :  de Guillaume Richez. Paru le 17 Mai 2017 aux éditions Fleur Sauvage. 22.00 euros. 552 pages. 22,5 x 4,1 x 14 cm

4ème de couverture :
Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kǒng bù xí jī, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin. Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine. Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

L’auteur : Vivant à La Penne sur Huveaune (06), Guillaume Richez a suivi des études de Lettres Modernes à Aix-en-Provence. Grand lecteur, il devient en 2011 membre du jury du 37ème Prix du Livre Inter présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs de Points, sous la présidence d’Antonin Varenne. Le prix est décerné au romancier américain Pete Dexter pour son roman Cotton Point. En 2012 paraît chez  » J’ai Lu  » son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un roman d’espionnage réservé à un public averti.
Extrait :
« 
Paxton attendit qu’elle quitte la terrasse pour s’approcher.
Elle avait laissé sur une table une coupe de champagne pleine, posée sur une serviette.
Paxton écarta la flûte, déplia la serviette et y lut un nombre – 126 – écrit au rouge à lèvres. Le numéro d’une chambre ou d’une suite de l’hôtel.
La serviette contenait une carte magnétique. La clé de la chambre.
Ingénieux, pensa Paxton en glissant la carte dans la poche de son pantalon. Il se dirigea ensuite vers les ascenseurs, d’une démarche ni trop lente, ni trop pressée. Ne jamais attirer l’attention, pas évident pour un Américain de type caucasien qui vivait en Chine. 

 

La Kronik d’Eppy Fanny

BLACKSTONE DE GUILLAUME RICHEZ – FLEUR SAUVAGE

En 1er lieu je tiens à préciser que la géopolitique n’est pas ma tasse de thé. Vraiment pas.

J’ai donc eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Cela ne retire rien à la qualité d’écriture qui est indéniable, de même que le travail de recherches énormes que Guillaume Richez a dû réaliser et qui rend son récit crédible et lui apporte la force nécessaire. Les personnages ont une vraie présence et Malone comme Rodriguez sont diablement attachants.

L’histoire :

Un avion s’écrase sur l’ambassade des Etats-Unis à Pékin. Accident ? Attentat ? Langley et la Maison Blanche sont en ébullition.

A Pékin depuis 2 ans, sous les ordres de Gordon Wade, le chef du Bureau Asie-Pacifique de la CIA, Jacques Malone, officier NOC (Non-official cover : officier clandestin) épie, grâce à une taupe, Qing Xiaotong, l’un des plus hauts responsables du tout puissant ministère de la Sureté de l’Etat. Son informatrice, la maîtresse attitrée de Qing, organise une rencontre avec un informaticien qui souhaite garder l’anonymat. Cet homme aurait en sa possession les preuves d’une opération visant les Etats-Unis. L’échange tourne mal, la NSA s’en mêle.

Un sacré bazar et une belle compétition de testostérone.

Extrait page 98 : « La mission Jack, reste concentré sur la mission. On traque les salopards qui ont crashé le 737 sur l’ambassade » – « Malone raccrocha. Oui, il avait bien compris le message. Pourquoi diable avait-il l’impression que Gordon Wade essayait de le baiser sur ce coup-là ? Dans quelle nouvelle combine trempait le chef du Bureau Asie-Pacifique ? »

Il faut dire que la loyauté de Gordon va toute à sa maîtresse du moment.

L’agent spécial Nina Rodrigues est envoyé à Pékin pour enquêter sur l’attentat. Nina qui a été l’un des meilleurs profileurs de l’unité des sciences du comportement avant que des soucis personnels ne la conduisent à se noyer dans l’alcool. Mais elle sait encore compter et la liste des victimes ne correspondait pas à celle des passagers. Il y a un survivant ! Hélas elle arrive trop tard. Le rescapé a été tué. Il gardera à tout jamais ses secrets.

En mer de chine le major Bennet a reçu l’ordre d’effectuer une attaque simulée au-dessus du groupe naval chinois qui se dirige vers Taiwan. Avec deux autres pilotes et leur F-22 Raptor ils passent en rase motte sur cible. Mais voilà que des intercepteurs chinois sont également dans les airs, les frôles et tire des missiles sur eux. Le Lieutenant Palazzo meurt sur le coup, Bennet est abattu et capturé. Un seul pilote rentrera indemne à la base. Bennet sera retenu prisonnier des chinois, malgré leurs démentis.

A l’ambassade des Etats-Unis, Malone fait la connaissance de Rodrigues. Ils se jaugent, s’observent et font équipe pour retrouver la taupe qui semble se cacher à l’ambassade

Malone découvrent avec effroi que les hommes qu’il a supprimés étaient comme lui de la CIA. Quelles informations Wade a-t-il encore gardé pour lui ?

Puis pour corser encore le récit, en plus de toutes ces tensions internationales, de la guerre inéluctable qui semble se dessiner dans un avenir proche, il y a ce tueur en série qui rôde à Pékin. Le tueur « 207 » qui massacre ses victimes. Rodriguez qui devrait rentrer à Amérique, accepte d’aider Qiao Daxing, vice-secrétaire du parti au sein du Gonganbu.

Puis Rodriguez et Qio sont convaincus qu’un lien existe entre le tueur en série et l’attentat.

Extrait page 248 : « Et les femmes ? Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plait tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. »

Il est dangereux de poursuivre un tueur en série.

Aux Etats-Unis, la Directrice du Service national clandestin, Sanders, et la Sénatrice Mc Govern, malgré leur haine et leur méfiance, vont s’unir pour tenter de découvrir la vérité.

Une vérité fuyante et volatile. D’ailleurs où est la vérité dans tout ça ?

Bennet deviendra un héros national, un objectif, une mission. Wade aura son heure de gloire, tant rêvée, et Malone fera, une fois de plus le sale boulot et deviendra lui aussi un héros.

L’histoire que nous offre l’auteur se déroule en pleine campagne électorale.

Obama est sur la sellette et l’ombre de Trump plane déjà sur la Maison Blanche.

Les guerres de pouvoir et les manipulations vont bon train.

Encore plus que nous, pauvres lecteurs également manipulés, n’aurions pu l’imaginer.

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Blackstone – Guillaume Richez


Aujourd’hui c’est double chronique.

On vous propose deux avis pour le prix d’une. Deux flingueuses ont lu le même livre et chacune leur tour elles vous délivrent leur avis. Et c’est Maud et Eppy Fanny qui s’y collent. Maud ce matin, Eppy cet aprem

Allez c’est parti pour la Double Chronique de…:

Le livre :  Blackstone de Guillaume Richez. Paru le 17 Mai 2017 aux éditions Fleur Sauvage. 22.00 euros. 552 pages. 22,5 x 4,1 x 14 cm

4ème de couverture :
Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kǒng bù xí jī, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin. Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine. Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

L’auteur : Vivant à La Penne sur Huveaune (06), Guillaume Richez a suivi des études de Lettres Modernes à Aix-en-Provence. Grand lecteur, il devient en 2011 membre du jury du 37ème Prix du Livre Inter présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs de Points, sous la présidence d’Antonin Varenne. Le prix est décerné au romancier américain Pete Dexter pour son roman Cotton Point. En 2012 paraît chez  » J’ai Lu  » son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un roman d’espionnage réservé à un public averti.
Extrait :
« Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plaît tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. Rien qu’à cette idée, tu bandes, mais te branler en pensant à tout ça ne suffit plus à te calmer.»

Les Lectures de Maud :


Un thriller remplit de panache, un rythme très entraînant. Il est destiné à toutes les personnes qui aiment les théories du complot et bien sûr également à tous les autres. Très documenté et illustré, ce livre se lit comme le journal, l’impression d’immersion est totale. Nous suivons Rodriguez et Malone, pas à pas, jusqu’au dénouement, très inattendu.
Les personnages, nombreux dans cet œuvre, vous entraînent dans leurs aventures très périlleuses, le danger est partout, à chaque coin de rue, à chaque rencontre. Nous vivons leurs déboires, leurs revirements avec beaucoup d’empressement, que va-t-il leur arriver ? A qui vont-ils pouvoir se fier et faire confiance ?
L’auteur, avec beaucoup de fluidité, nous dépeint avec réalisme, une situation qui à tout moment risque de basculer et entraîner le monde dans une guerre internationale. La documentation très riche donne à ce récit un réalisme déroutant. Très addictif, les pages de ce livre se tournent naturellement. Les nombreux rebondissements et trahisons donnent à cette œuvre un rythme très soutenu !! J’ai beaucoup aimé le livre, j’espère qu’il en sera de même pour vous

 

 

 

 

 

Blackstone – Guillaume Richez

Enragés de Pierre Gaulon


Le livre : Enragés de Pierre Gaulon. Paru le 14 mai 2015 chez Fleurs sauvage. 16€80 ; (235p.) ; 13×20 cm

4 eme de couv :

Et si les histoires de zombies n’étaient que des jeux de miroirs ? Et si le plus effrayant se révélait être au fond de nous ? Jouant avec les codes du récit horrifique, le talentueux Pierre Gaulon (La mort en rouge, Blizzard…) nous livre ici un ouvrage haletant, misant aussi bien sur la psychologie de ses personnages que sur la probabilité des faits. Un grand thriller, doublé d’un excellent roman.

 

 

 

L’auteur : Né en 1983 et demeurant à Pélissanne (dans les Bouches du Rhône), Pierre Gaulon auto-publie d’abord, en 2006, un écrit dérangeant sous fond de crise existentielle : Tendres Tortures. La mort en rouge, publié chez City, constitue son deuxième roman. L’ouvrage est un tel succès qu’il sera repris en collection Pocket. Noir Ego, toujours chez City, confirme le talent de cet auteur dont l’année 2015 s’avère riche de sorties, telles que sa participation au recueil Silencieuse Et Perfide (Fleur Sauvage), le premier tome de la saga Blizzard (Mnémos) « ou le mordant Enragés (Fleur sauvage)

 

Extrait :
« L’originalité de l’habitat l’avait tout de suite séduit. Sa superficie de quarante mètres carrés fractionnés en une petite chambre, une salle d’eau et salon / cuisine était largement suffisante pour lui… et pour Bingo bien sûr qui s’était appropriée une petite place dans un angle de la pièce principale. Près du radiateur évidemment. La maison possédait une cour intérieure enclavée par les murs de trois maisons. Certes, on n’aurait pas pu y installer une chaise longue en été tant les murs des voisins cachaient le soleil, mais le jardinet demeurait indispensable pour donner un peu d’air à Bingo. Souvent, ses amis lui demandaient comment il parvenait à vivre six pieds sous terre. Un copain lui avait même déclaré qu’il aurait eu l’impression de s’enfermer dans un caveau. Louis répondait alors en plaisantant : « C’est la version moderne de la chambre de bonne, à part que la pièce ne se situe pas sous les toits mais dans la cave ! ». »

La petit avis de Kris

ENRAGÉS – Pierre Gaulon

« Premier jour de l’avent. La canicule frappe le sud de la France. Louis passe une vie paisible dans son studio avec sa chienne Bingo. Un emploi stable, des projets de vie de famille, rien ne semble pouvoir troubler son bonheur. Pas même la tentative de morsure de « Freddy », le mendiant aux ongles longs sur le parking d’un supermarché, ni même l’horrible vision de l’accident de voiture sur son trajet quotidien.
Mais les coups frappés à sa porte au milieu de la nuit vont bouleverser ses convictions et le propulser au sein même de l’horreur.
Epidémie ? Arme chimique ? Pourquoi les hommes deviennent-ils… enragés ? »

Matiné de Walking Dead , ce roman est surtout axé sur les réactions que le citoyen lambda peut avoir face à une pandémie. Il éclaire bien, aussi, sur ce qui se cache au fond de chacun de nous .

Plus qu’un roman, ce récit force à se poser la question « Et nous, comment réagirions nous ?

Une lueur d’espoir se dessine à la fin et tout comme les deux précédents romans de Pierre que j’avais dévoré (Noir Ego et La mort en rouge) on retrouve bien la « patte » de l’auteur.

 La version papier d’Enragés n’est plus disponible vous pouvez vous rabattre sur la version e-book

Série B de Stan Kurtz


Stan Kurtz serie B 1-6Le livre : Série B, Volume 1  de Stan Kurtz. Paru le 4 septembre 2015 chez Fleur Sauvage. Epub :5€99; (208 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Stan Kurtz

Le jour où Miss Boxer m’engage pour retrouver son crooner de mari, à priori mort, les ennuis se mettent à tomber sur moi plus vite qu’une vieille peau sur la glace.

Au fur et à mesure de l’enquête, je me heurte au pire et plus ça va, plus mon âme de privé s’enfonce dans la vase d’une bien étrange histoire, palpitante, rocambolesque et surtout à suivre, apte à vous réjouir mes loulous, et vous faire raquer pour le tome deux…

C’est pas comme si la vie était discount ou mon loyer gratos.

 

Par définition, une série B ne se prend pas trop au sérieux. Petit budjet, débrouilardise… quand l’affaire est maîtrisée, ou quand on a du bol, on en arrive parfois à quelque chose de culte.
Bizarrement, c’est ce qui est en train de se produire avec les aventures de Stan Kurtz.

Stan Kurtz est détective, il « travaille » à l’ancienne bien qu’il ait à peine trente ans.
Plutôt à la ramasse, pas très courageux, ses nombreux défauts seront mis à mal, obligeant notre homme à payer son loyer, se confronter à un ersatz de Frankenstein ou pire, nous émouvoir.

Marc FalvoL’auteur : Marc Falvo vit à Lille (59), et de sa plume.  Il a préféré l’écriture au football parce que les mots lui vont mieux que les crampons. Cinéma d’abord puis théâtre, il aime brouiller les pistes, mélanger les genres et cultiver le jardin de ses rêves. On lui doit trois romans noirs parus au Riffle, des récits horrifiques pour L’atelier Mosésu et, chez Fleur Sauvage, un thriller atmosphérique ( Le cri ), un roman remarquable sur le métier d’auteur (D’occase ) et déjà, sous le nom de Stan Kurtz, l’étonnante et détonante  (Série B) .

 

 

 

 

Extrait:
J’avais à peine fermé l’œil quelques heures quand le téléphone sonna. J’hésitai entre laisser vivre ou foutre l’appareil par la fenêtre, mais dans les deux cas mon espérance de pioncer se trouvait réduite à peau de zob. Ma conscience professionnelle reprit le dessus.
– Monsieur Kurtz ?
Mon proprio. Une voix que je détestais. De toute façon, la voix et le tas de graisse autour ne pouvaient pas me blairer non plus.
– Émile… Quel bon vent vous amène dans mon oreille ?
– Arrêtez vos conneries, Kurtz. Vous savez quel jour nous sommes.
Silence au bout du fil. Juste un reniflement dégueu qui cadrait avec le personnage.
– Vous êtes malade, Émile ?
– Écoutez Kurtz, j’en ai assez de batailler chaque mois, je vous préviens… Nous sommes le dix, si je n’ai pas votre
loyer aujourd’hui je vous colle un huissier au cul.
– Collez-le au vôtre, il aura plus de place pour bosser.
– Pardon ?
C’est fou comme le fait d’avoir du fric peut vous rendre arrogant. Je finis par éclater de rire manquant de laisser tomber le combiné.

Les Sach’Avis

L’OVNI du jour,
mais quel plaisir!!! 😁

Je me suis régalée à entrer dans l’univers de Stan Kurtz, et derrière lui, l’excellent et vachement talentueux Marc Falvo !!!
Entre roman noir des années 50, Sin City, Georges Chesbro (Mongo le magnifique), Stan nous emmène dans une enquête très bien ficelée et rocambolesque à souhait! Voire même un peu barrée! J’ai adoré! On va de surprises en surprises bien glauques! Et surtout, quel style! Des dialogues à l’humour bien caustique!

À lire absolument et dans le détail pour ne pas manquer les subtilités de langage de ce cher Stan!!!
Pour moi un bonbon!!!😍

Quelqu’un comme elle de Magali Le Maître


Le livre : Quelqu’un comme elle de Magali Le Maître. Paru le 10 novembre 2015 aux Editions Fleur sauvage. 16€80 ; (233 p.) ; 20 x 13 cm. Ebooh :  5€99 .
4e de couv :
Deux femmes, deux manipulatrices. Près de Perpignan, la première est jetée d’une falaise. A Lille, la seconde est poignardée. Deux enquêteurs, deux amis qui se retrouvent. Rien ne semble relier leurs affaires. Et pourtant… Pour son premier roman policier, Magali Le Maître frappe très fort, plongeant le lecteur dans les eaux noires du harcèlement et de la perversité.
……………………
L’auteure : Magali Le Maître originaire de Lille, s’est d’abord bâti une solide expérience poétique via deux superbes recueils parus aux éditions Cénacle de Douayeul, avant de se lancer dans la presse culturelle, l’écriture scénaristique et dans les légendes pour ouvrages photographiques. Aujourd’hui, elle nous plonge avec ardeur et réussite dans cet intriguant et premier polar… « Quelqu’un comme elle ». …

 

 

 

……………………
Extrait : 
“Elle est en retard. Le froid et l’impatience me gagnent. J’ai hâte d’en finir. J’ai attendu la nuit tombante pour pénétrer dans le parking mais cela fait maintenant presque deux heures que j’épile les allées et venues derrière mon volant. Vers 18 heures, quelques employés sont sortis du centre de rééducation, regagnant leur voiture, la journée terminée provoquant chaque fois une montée d’adrénaline : est-ce que c’est elle ? Pourvu qu’on ne me repère pas… mais l’obscurité est mon amie. Et me poster sur le bord de la route risquait bien plus d’attirer l’attention. De ma place, je peux observer l’entrée du bâtiment sans qu’on me voit de l’intérieur.
…/…
Enfin, les portes du centre s’ouvrent à nouveau : c’est elle. La lumière du perron éclaire un instant son visage crispé, affichant cette expression fermée et anxieuse qu’on souvent les gens malheureux. Il y a deux sortes de gens malheureux : les apathique et les agressifs. Stéphanie appartient à la deuxième catégorie. Elle empoisonne l’existence de ses proches, les tenants pour responsables de son mal-être. Il en résulte un mal plus grand encore et une solitude insupportable.”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Encore une petite perle pour les éditions Fleur Sauvage…

Un lien entre deux meurtres de femmes, perpétrés l’un près de Perpignan l’autre à Lille, est réalisé par le hasard de l’amitié entre les capitaines Laurent Pujadas et Benoît Demazure, chargés des enquêtes. Pourtant les preuves sont difficiles à établir.

Ce très bon roman premier roman résonne comme un moustique qui tourne autour de la tête. Impossible de s’en débarrasser !

J’avais l’impression d’être au cœur de l’enquête.

Ecriture fluide, personnages charismatiques, sympathiques (mais pas tous…) et un vrai suspens, à un point où j’ai peiné avec nos héros à dénouer le vrai du faut jusqu’à l’avant dernière page, et là tout s’éclaire !

Bravo Magali !

Où comment promener un lecteur jusqu’au bout de son récit.

Un sujet grave “le harcèlement”, traité avec doigté et délicatesse, j’ai compati bien sûr, mais ce n’est pas le plus important du récit. Le développement psychologique est admirable de finesse. Pièces par pièces Magali construit une trame telle une toile d’araignée où le moustique n’a pas été pris et s’est envolé…

J’ai passé un très bon moment et recommande vivement !

Nouvelle donne de Stan Kurtz  


Le livre : Stan Kurtz , Nouvelle donne  de Marc Falvo. Paru le 7 novembre 2017 chez Fleur Sauvage.  9€ ; (216 p.) ; 18 x 11 cm.
4e de couv :
J’ai jamais cru aux amnésies foudroyantes…
Jusqu’à ce que ça m’arrive.
Le jour où on s’éveille en pleine nuit sans plus se rappeler ni quoi ni qu’est-ce, entouré d’hôtes peu avenants et avec une seule pompe, ça commence à sentir le cramé.
J’ai raison ou j’ai raison ?
Stan Kurtz. Trente-trois ans. Détective. Gueule d’ange. Une main de fer dans un gant de plomb, coincée sous un chapeau mou. J’en ai vu des affaires bigleuses – voire louches – mais celle-ci décroche la palme… De quoi enchaîner les sueurs froides. Quand on court après sa mémoire, les loulous, il y a pas à chiquer. Faut espérer le meilleur et s’attendre au pire.
Après la cultissime Série B, Stan Kurtz est de retour avec une aventure haute en couleurs qui ravira ses fans… et ses nouveaux adeptes.
……………………
Marc FalvoL’auteur : Marc Falvo vit à Lille (59), et de sa plume.  Il a préféré l’écriture au football parce que les mots lui vont mieux que les crampons. Cinéma d’abord puis théâtre, il aime brouiller les pistes, mélanger les genres et cultiver le jardin de ses rêves. On lui doit trois romans noirs parus au Riffle, des récits horrifiques pour L’atelier Mosésu et, chez Fleur Sauvage, un thriller atmosphérique ( Le cri ), un roman remarquable sur le métier d’auteur (D’occase ) et déjà, sous le nom de Stan Kurtz, l’étonnante et détonante  (Série B) .

 

 

 

 

 

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Extrait :
 
“Je parallélais du verbe paralléler, penser à deux choses en même temps pour leur trouver un lien – tout en jouant avec mon porte-clés palmiers, idéale pour s’occuper les mains lorsqu’on cogite, quand quelqu’un frappa à ma porte. Mais avant de savoir qui se tenais derrière, laissez moi donc finir ce parallèle. Entre Nils le fils du patron du bar, et la fille de mon proprio, Élise. J’avais déjà été trois fois engagé par Émile en tant que chasseur de primes, ou plutôt garde-chiourme, sa fille vivant une puberté qu’on peut qualifier de difficile. Trois fois, donc, j’avais dû aller récupérer cette fier graines de rebelle, la tirer de situations inextricables. Aujourd’hui, c’était l’enfant d’un autre que ma philanthropie légendaire devait sauver Et ça me donnait une impression de looping… Bouclage de boucle, en quelque sorte. D’un serpent qui se mordait la queue.
L’Homme ne ferait jamais rien d’autre que répéter ses erreurs. Les enfants se mettaient dans la merde et les parents leur couraient après, les enfants devenant eux-mêmes des parents courant un jour après leurs gosses et la roue tournait. Immuable.
Suite à ces fadaises, que je vous remercie d’avoir lues, on peut enchaîner sur cette fameuse porte et mon mystérieux visiteur.”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

 

Il était 16h12 sur l’horloge murale de Stan quand j’ai terminer le roman de Marc Falvo !!!

Que dire de ce roman qui part dans tout les sens…

D’abord mes loulous il faut s’accrocher. Car très vite Stan Kurtz est entré dans “ma tête” directement en s’adressant à moi et ça ce n’est pas banal, du coup j’étais à fond dans cette drôle d’aventure où un anti-héros, sûr de lui et attachant nous en fait voir des vertes et des pas mûres !

Mais heureusement de belles jeunes femmes vont l’aider dans ses quêtes et pas n’importe lesquelles (je parle des jeunes femmes, les quêtes viennent au second plan !).

Je me suis bien amusé et j’ai même ri à de nombreuse réparties bien placées, jeux de mots et autres cocasseries verbales…

Un petit soupçon de Stanislas Petrosky, une pointe de Colombo et me voilà avec un pseudo Bruce Willis complètement paumé !

En tout cas moment de détente assuré.

Merci Marc…

Un cri silencieux d’Amélie Lamiée


Le livre : Un cri silencieux d’Amélie Lamiée.  Paru le 9 juin 2016 Aux Editions Fleur Sauvage.  16€40 ; (186 p.) ; 20 x 13 cm.

4e de couv :

Des gouttes d’eau perlant à travers le mur d’une salle de bains, la chose pourrait sembler banale.

Ce phénomène va pourtant conduire Mathilde à s’interroger sur sa santé mentale.

La menant dans une quête d’explications au dénouement insoupçonné.

Et à l’histoire d’une petite fille, Camille…

Un premier roman intime et étonnant, révélateur d’une belle plume.

 

L’auteur : Amelie Lamiée vit dans le Pas-de-Calais avec son mari et ses trois enfants.
« Un cri silencieux » (2016) est son premier roman.

 

Un cri silencieux

d’Amélie LAMIEE Editions Fleur Sauvage

Ce roman m’a permis de découvrir l’auteure que je ne connaissais pas encore.

Cette histoire est bouleversante de justesse.

Amélie Lamiée a choisi de coucher par écrit Son Cri Silencieux car il est des douleurs que l’on doit évacuer pour se construire enfin.

L’histoire :

Un couple amoureux, heureux parents de 3 jeunes enfants.

L’arrivée de la petite dernière, Juliette, nécessite de trouver un nid plus grand à cette famille.

Mathilde et Olivier trouvent la maison de leurs rêves.

Tout est donc pour le mieux…

Mais Mathilde n’arrive pas à être pleinement heureuse. Une fuite dans une des salles de bain suffit-elle à expliquer son anxiété grandissante ? Ou est-ce l’invasion des puces de parquet qu’il a été compliqué d’éradiquer et dont-elle craint le retour ?

Puis une nuit les pas de Mathilde la conduisent quasi automatiquement dans cette salle de bain délaissée où règne un froid glacial. Un endroit où l’eau a été coupée et dans lequel un bruit d’eau persiste et où les murs pleurent.

Ces phénomènes perdurent, s’amplifient. D’où provient cette eau qui ruisselle des murs ? Mathilde devient-elle folle ?

Puis la découverte de ces cahiers d’enfant. De ce journal intime dont la lecture happe Mathilde.

Elle est fascinée et dérangée par le destin de Camille, cette fillette qui se confie à travers ces pages et qui peu à peu bascule. Ce récit de plus en plus dérangeant pour Mathilde qu’il renvoie à son propre passé. A ses failles et à sa souffrance jamais exprimées.

Extrait p.157 – Journal de Camille
« Je ne parviens pas à expliquer pourquoi j’en suis arrivée là, pourquoi je souffre autant. Un soir après le bain, mon père m’a prise sur ses genoux, dans l’escalier. Pour une fois, il m’a parlé doucement, sans menaces, sans agressivité. Il m’a parlé comme si j’étais une toute petite fille et il m’a demandé « pourquoi es-tu devenue comme ça hein ? » »

Ces deux destins croisés, ces enfances brisées.

Deux fillettes obligées de grandir sans l’affection et la protection d’une mère.

Ces similitudes qui finissent par se faire jour dans l’esprit de Mathilde et qui expliquent tant de choses. Et qui vont lui permettre, enfin, de mettre des mots sur ses maux.

Extrait p.187
« Elle souffrait effectivement de cette prise de conscience tardive mais n’était-ce pas nécessaire ? Indispensable pour qu’elle puisse enfin comprendre et avancer ? Lucidité vient de Lux, la lumière. »

Il est impossible de rester insensible à ce récit.

Un livre fort. Comme un cri trop longtemps retenu et enfin exprimé. Avec vigueur.

A lire absolument !

Majestic Murder de Armelle Carbonel


Le livre : Majestic Murder d’ Armelle Carbonnel.  Paru le 19 janvier 2017 aux Editions Fleur Sauvage. 18€ ;  (226 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv :

Une écorchée vive qui rêve de brûler les planches.
Un squat à fuir, un homme secret et tourmenté.
Et une audition menée par une troupe étrange dans un théâtre abandonné… Le Majestic.
Serez-vous prêts pour la première ?

Après un « Criminal Loft » encensé par la critique, « Majestic Murder » est un thriller sombre et original, asseyant définitivement son auteure parmi les plumes majeures de la littérature noire.

Résumé :
 Dans l’Illinois, Seamus, un jeune homme introverti, aide Lillian à fuir le squat où elle vivait. Ils se rendent ensemble à une audition au Majestic, un théâtre abandonné, où une étrange troupe les accueille. Les répétitions s’enchaînent au moyen de tortures psychologiques et physiques, en attendant la première et unique représentation.
L’auteur :  Armelle Carbonel est une jeune auteure née le 16 juillet 1975 à Paris. C’est dès l’âge de huit ans qu’elle commence par écrire des poèmes, puis viendra roman fantastique et pièce de théâtre. Le thriller va suivre rapidement, exutoire de ses propres démons et blessures d’enfance. La Nécromancière était née…

 

 

Extrait : 
Je brillerai bientôt dans le Tout Hollywood ! Les producteurs s’arracheront mon talent et je figurerai parmi les plus grandes distributions ! Je vous ai parlé du rôle que m’a offert David Selznick ? J’ai interprété Hazel Clay Cousins dans Treize femmes, vous connaissez ? Celle qui assassine son amant avant d’être emprisonnée, eh bien… C’était moi ! La critique est impitoyable parfois. Hollywood est impitoyable ! Et tellement imprévisible… Vous pensez que je m’abaisse à me dénuder devant vous parce que je doute de mon talent d’actrice ? Méfiez-vous des apparences… Elles sont trompeuses, monsieur ! Il faut bien gagner sa croûte…

Le off de OPH

« Majestic Murder » d’Armelle Carbonel

Une écorchée vive qui rêve de brûler les planches… un squat à fuir… un homme providentiel et une audition qui changera sa vie…

c’est l’histoire de Lillian, c’est Shakespeare en fil rouge, c’est une pièce en rouge et noir avec une intrigue surprenante et un dernier acte magistral…

Majestic Murder est particulier, singulier… J’avoue avoir eu du mal au démarrage parce que je sortais de « Nous rêvions juste de liberté » et qu’il s’agit de deux styles totalement différents!
Après l’écriture « naïve », j’ai découvert une écriture que je qualifierais de « lyrique ». Comme le métal symphonique que j’aime tant, on retrouve dans ce roman la force et la puissance du métal au travers de l’intrigue, noire, percutante, dure aussi, et la douceur, la symphonie dans la mise en musique des mots et des phrases, leur poésie. L’équilibre parfait entre la force et la douceur, un ying et yang en rouge et noir.

Armelle nous livre un thriller très métaphorique et très sombre. Passé la surprise et après un temps d’adaptation j’ai été happée dans ce monde et me suis régalée de ce style aussi théâtral que l’intrigue.

Je suis passée par plusieurs émotions mais j’avoue que la dominante a été le malaise… Malaise face à « no name », sa personnalité, son histoire, sa présence rampante et furtive, malaise face à la « crasse », la puanteur du squat dans lequel vit Lilian au début du roman.

Enfin, j’ai retrouvé dans ce roman en rouge et noir, outre Shakespeare, une ambiance proche des films de Baz Lurhmann (Moulin Rouge, Gatsby le magnifique, Roméo + Juliet ), réalisateur que j’admire et dont je suis fan.

C’est une oeuvre d’un genre vraiment particulier et pour lequel je pense qu’il faut avoir une « expérience littéraire » pour accrocher, un novice risquerait de se perdre ou être trop surpris au risque d’abandonner sa lecture.

Si vous aimez la poésie, le noir, les nouvelles expériences et la langue française (largement mise en valeur dans toutes les nuances dont a usé Armelle), je vous recommande de tenter l’expérience « Majestic Murder » et de ne pas lâcher ce roman du lever au tomber de rideau, une fois la surprise passée, vous vous régalerez!

Notre auteure et notre chroniqueuse à Saint Maur en poche le 25 juin 2017

Avril Solidaire : 2 petites mais belles maisons d’éditions ont besoin de vous


Les éditions du Caïman et les éditions Fleur sauvage sont dans la mouise.

Nous pouvons les aidez.

Même avec 5€, enfin 10 puisque 5€ pour chacune.

Aussi aujourd’hui, vu que c’est jour de solidarité sur Collectif Polar, je vous demande de venir en aide à la fois aux éditions Caïman et aux éditions Fleur sauvage.

Ou à l’un

Ou à l’autre


Je me souviens qu’à l’automne 2015, les éditions du Caïman,  petite maison d’édition de qualité qui nous a fait découvrir de belles pépites avait tiré la sonnette d’alarme et avait eu recours à la solidarité pour faire face à l’urgence. Des échéances à payer alors que le diffuseur était en redressement judiciaire et ne reversait plus le produit de la vente.

Le caiman se rebiffe

L e Caïman se rebiffe est un recueil de nouvelles rédigé par 11 auteurs de polar déjà publiés aux éditions Du Caïman, en remerciement à tous ceux qui les ont soutenus durant la crise de l’autamne 2015

Et aujourd’hui encore le Caïman à besoin de vous. Ne laissons pas Coulez le Caïman.

Ne chantant  pas le réquiem du Caïman

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Pour venir en aide au Caïman la cagnotte est Là

Ne laissons pas non plus faner cette Fleur Sauvage. Ne laissons pas mourir cette jeune maison d’édition qui pourtant a déjà fait émerger tant de beaux et nouveaux bourgeons.

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Une fleur sauvage pousse où elle veut. Très souvent, elle charme les passants, les invite à la prendre avant de leur piquer les doigts.Ainsi se veut la ligne éditoriale des éditions Fleur Sauvage. Des récits attirants, séducteurs, mais dont la nature rebelle est prompte à vous griffer.

Elle est belle la devise de Fleur sauvage mais pour combien de temps encore.

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Pour sauver Fleur Sauvage la cagnotte est ICI

Merci d’avance à vous.

Et puis vous allez voir nos éditeurs sont généreux. Pour chaque contributions il y a une sympathique contrepartie.

Un polar au format numérique dés 5€ chez Caïman à un livre format papier dès  15€ ou encore 3 livres grand format dédicacés pour 55€ chez Fleur Sauvage.

Je sais que vous êtes de sacrés lecteurs en série.

Alors à vos cartes bleues, c’est gagnant-gagnant comme on dit.

Belle solidarité et bonne lecture à vous

Soul of London de Gaëlle Perrin-Guillet.


 

Gaelle Le livre : Soul of London  de Gaëlle Perrin-Guillet. Paru le 1er avril 2016 chez Fleur Sauvage. 16€80 ; (248 p.) ; 20 x 13 cm

4e de couv : 

Londres, 1892. Un climat de peur. Un flic qui boîte et un jeune orphelin. Tous deux face à un meurtre… … dont il ne fallait plus parler.

Jouant avec un côté «Sidekick», Soul Of London nous plonge dans une atmosphère londonienne fort bien documentée. Ce nouveau thriller se révèle être aussi distrayant qu’angoissant.

 

 

 

gaelle-perrin-guillet-6899L’auteur : Née en 1975, Gaëlle PERRIN-GUILLET est secrétaire de mairie le jour et auteur de thriller la nuit. Depuis toujours amatrice de romans noirs, elle s’essaie à l’écriture en 2000. Après deux romans auto-publiés (« Le Sourire du diable » en 2010 et « Au fil des morts »en 2011), elle participe à deux recueils des « Auteurs du noir face à la différence » (en 2012 aux éditions JIGAL puis en 2013 à L’atelier Mosesu). Gaëlle Perrin-Guillet a publié « Haut le chœur » chez Rouge Sang en 2013 mais aussi un polar pour enfant en 2015 chez Rouge Safran, La nuit du chat noir.

Extrait :
 » L’air du soir était chargé de fumée et sentait le charbon. Le vent ramenait les nuages pleins de suie en provenance des usines plus au nord sur le quartier de Marylebone, saupoudrant au passage les murs et le chaussée d’une pellicule noirâtre qui persisterait jusqu’au lendemain. L’air de Londres n’avait que faire des frontières entre quartiers. Les docks pouvaient empester jusqu’aux confins de Mayfair et empuantir aussi bien les robes de dentelles que les tenues des ouvriers, tandis que le charbon recouvrait les toits des demeures les plus luxueuses au cœur même de la City. Londres partageait ses atouts avec tout son peuple, sans discernement, sans retenue. « 

Résumé et avis :

Londres, 1892. Dans une atmosphère angoissante, un policier boiteux et un jeune orphelin affrontent un meurtrier.

Voilà le décor dans lequel nous plonge Gaëlle Perrin. Un Londres en plein changement, l’industrialisation est à son comble. L’exploitations de l’homme par l’homme est de retour. La misère sociale aussi . Et les pauvres sont rejetés vers les marges. Un Londres pluvieux, froid, il neige, sombre, sale. Les démunis dorment dans la rue. Il plane l’ombre inquiétante de Jack l’éventreur, ces crimes affreux sont dans tous les esprits. Le peuple est inquiets de l’échec de la police. Cette police qui pourtant est le meilleur du monde. La défiance vis à vis de l’institution est à son comble, elle aussi. Oui le petit peuple commence à se poser des questions, il gronde. La fracture et les inégalités sociales sont ici palpables.

Et c’est dans ce décor parfaitement réaliste que Gaëlle Perrin nous entraîne.

Elle nous convoque une histoire digne d’un Conan Doyle. Son héros n’est-il pas un fervent lecteur des aventures de son détective de choc. D’ailleurs à l’instar de Sherlock Holmes, notre policier boiteux est un adepte de la logique et des méthodes d’investigations scientifiques. Et c’est affublé de son jeune compagnons qu’il va tenter de faire sortir la vérité des deux affaires sordides qui lui sont confier.

Henry Wilkes, notre policier écloper et Billy un jeune orphelin qu’il a recueilli et sorti de la misère vont se charger de retrouver le monstre qui tue les chiens dans les rue de Londres et qui les abandonne dans les sous-sols glauque du  métropolitains. Mais tel Batman et Robin, ils viendront aussi à la rescousse d’un jeune femme, Alice Pickman, qui veut ré-ouvrir l’enquête sur la mort de sa sœur.

Et c’est avec délectation que nous allons suivre le périple et les aventures de ces trois là. D’une part parce qu’ils sont attachants, parce qu’ils sont eux aussi quelques peu mis en marges de la société. Parce qu’ils sont différents, irrévérencieux et pourtant épris de vérité.

Alors si vous aimé les enquêtes bien ficelé, que vous aimé les ambiancse à la fois gothique et romantique, les histoires classiques avec un zeste d’excentricité. Que vous adoré l’atmosphère irréelle que peut faire naître La Londres victoriennes.  Alors vous allez vraiment passer un excellent moment avec cette lecture que je vous recommande vivement !

Et personnellement, je ne sais pas pourquoi, mais je pense et surtout j’aimerai retrouver ce trio dans de prochaines aventures. C’est trois là ne nous ont pas révélé tous leur secrets…