RECIDIVE – Sonja Delzongle


RECIDIVE – Sonja Delzongle

4ème de couv :


Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.

À New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?

La confrontation est inévitable.

Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux?

 

Le petit avis de Kris

Que de chemin parcouru depuis DUST, qui déjà, était une belle réussite ! Ici une belle Récidive où Sonja affûte ses crayons, affine et assoie son style.
L’intrigue nous prend dans ses filets (de pêche) et ne nous lâche plus, les mailles sont serrées et ne laissent passer les indices qu’au compte gouttes jusqu’à ce que se dessine un faisceau de signaux (rouge, vert …) qui vous titillent et maintiennent le suspense jusqu’au bout !
Bref mon avis est que l’auteure a pris de la hauteur et atteint sa vitesse de croisière, ce qui augure de grands moments à venir en compagnie d’Hanah !

 

Vous pouvez aussi allez voir ICI l’avis de Ge sur Récidive

 

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Le chouchou du Week End : Brève histoire de sept meurtres de Marlon James


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97822263240540-3342862   Le livre : Brève histoire de sept meurtres de Marlon James. Traduit de l’anglais (Jamaïque) par Valérie Malfoy. Paru le 17 août 2016 chez Albin Michel dans la collection Terre d’Amérique.  25€ ; (853 p.) ; 22 x 15 cm

 

4e de couv :

« Un roman époustouflant sur le pouvoir, la corruption et le mensonge. Le livre du siècle. » Irvine Welsh

« Brillant, intense, un roman à la fois profane et plein de grâce. »
Louise Erdrich

« Hypnotisant. »
The Guardian

« Ambitieux, mythique, hors norme, colossal, vertigineux : la preuve de l’ambition inouïe de Marlon James et de son talent prodigieux. »
The New York Times

« Une oeuvre littéraire audacieuse, inventive et exigeante. Un véritable tour de force. »
The Wall Street Journal

« Violent, bouillonnant, un roman énorme dans tous les sens du terme. Le projet de Marlon James pouvait sembler fou, mais il relève le défi. Extraordinaire. »
The Times

Kingston, 3 décembre 1976. Deux jours avant un concert en faveur de la paix organisé par le parti au pouvoir, dans un climat d’extrême tension politique, sept hommes armés font irruption au domicile de Bob Marley. Le chanteur est touché à la poitrine et au bras. Pourtant, à la date prévue, il réunira plus de 80 000 personnes lors d’un concert historique.

Construit comme une vaste fresque épique habitée par des dizaines de personnages, ce livre monumental, couronné par le Man Booker Prize 2015, nous entraîne en Jamaïque et aux États-Unis, des années 1970 à nos jours. Convoquant hommes politiques, journalistes, agents de la CIA, barons de la drogue et membres de gangs, il s’interroge avec force sur les éternelles questions du pouvoir, de l’argent, du racisme, des inégalités et de la violence du monde.

S’affirmant ici comme le fils spirituel de Toni Morrison et de James Ellroy, Marlon James signe un livre hors norme, tour à tour sombre, drôle, cru, et toujours passionnant, signe d’une rare ambition littéraire et d’un talent prodigieux.

« Un roman à la fois terrifiant, lyrique et magnifique, écrit par l’un des jeunes auteurs les plus talentueux d’aujourd’hui. »
Russell Banks

bobL’auteur : Marlon James, né en 1970 à Kingston, est le premier auteur jamaïcain à être distingué par le Man Booker Prize depuis sa création.Brève histoire de sept meurtres, son troisième roman, a également été élu parmi les meilleurs livres de l’année par The New York Times, The Washington Post, Time, ou encore Publishers Weekly et Library Journal.
Extrait :
Les bouquins sur l’art d’être tueur à gages, ça n’existe pas, mais si c’était le cas, je serai le premier schéma servant à illustrer le chapitre « Comment tout rater ». (…)
(…) Flinguer relax, non, flinguer froidement, adroitement et avec juste un brin de sociopathe en soi. Pas mon styl. Moi, je suis le gansgter maladroit de Chicago, susceptible et soupe au lait, qui s’est embringué par hasard dans un truc qui ne le regardait pas.

Résumé et petit avis :

Partant des événements et des personnages entourant la tentative d’assassinat de Bob Marley, chanteur reggae pacifiste, en décembre 1976, cette fresque épique dépeint les sombres pouvoirs qui régissent la société, en Jamaïque comme aux Etats-Unis.

Et bien que dire de plus que toutes les merveilleuse critiques que l’on peut lire sur ce titre. Pas grand chose. Sauf peut-être qu’ado j’ai beaucoup écouté et joué Bob Marley. Il a été une idole pour moi, alors que je ne suis pas très idole en fait ! Alors ce livre a été une merveilleuse plongée dans mes jeunes années qui a éclairé mes croyances adolescentes et réveillé mes révoltes de l’époque.

Et puis encore que Bob Marley n’est pas le sujet du livre. C’est juste un fil rouge.

Et il y a aussi cette extraordinaire galerie de personnages que l’on va suivre tout au long de ce roman choral. Personnages que Marlon James fait vivre avec fureur qu’ils en sont parfaitement incarnés.

Ce premier roman, traduit en France, de Marlon James est une sacré découverte. Et il est certain que je n’en resterais pas là avec cet auteur !

bob

La menace Mercure de Cédric Bannel


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$$9782919066186,0-2492562 Le livre :  La menace Mercure de Cédric Bannel. Paru le 13 avril 2000 chez Robert Laffont dans la collection Best Seller. 20€ ; (296 p.) ; 24 x 16 cm.

Ce titre est malheureusement épuisé en format papier. Mais … Rééditer le le 6 février 2014 en ebook pour 9€99.

4e de couv :

Elle est surdouée, experte en art martiaux et blessée par la vie… Lieutenant de police à New York, elle a sept jours pour sauver la ville.
Mercure, un mystérieux maître chanteur, a réussi à prendre le contrôle d’un réseau de satellites qu’il menace de faire tomber sur Manhattan. Le FBI et la police disposent d’une semaine pour l’arrêter. Mais la demande de rançon est-elle la vraie motivation de Mercure, ou cache-t-elle une vérité plus terrible ?
Pour le lieutenant Reda Fatmi, tout doit se jouer au cours de ces sept jours : vaincre Mercure, retrouver la mémoire oubliée de son enfance, savoir, enfin, si la médecine pourra lui rendre le visage perdu au cours d’un catastrophique accident qui l’a laissée défigurée.
Dans un New York magnifique et insolite, commence alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trapes, de dangers et de retournements. Car autour de Reda, outre Mercure, rôde le traître qui lui a volé son visage.

a5d4781a2931343631363539393430373434343431L’auteur : Cédric Bannel est un homme d’affaires et écrivain français, né 26 décembre 1966 à Bordeaux. Il a vécu de multiples vies. Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), il a d’abord occupé des responsabilités à la Direction du Trésor du Ministère des Finances. Il a été attaché financier à l’Ambassade de France à Londres. Depuis mi 2009, Cédric Bannel a lancé ses propres activités d’investissements.

 

 

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Résumé et petit avis :

Lieutenant au New York Police Departement, Reda Fatmi vit dévorée d’angoisse depuis qu’un traître, infiltré au sein même de sa propre équipe, a provoqué l’accident qui l’a atrocement défigurée. Une angoisse qu’elle va devoir affronter le jour où, sous le nom de Mercure, un mystérieux terroriste prend le contrôle d’un réseau de satellites et menace Manhattan: pour communiquer ses exigences, Mercure exige d’avoir Reda pour seule interlocutrice.

De Wall Street aux bas-fonds de la ville, Reda entame alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trappes: tout près de Mercure, Reda sait que rôde le traître qui lui a volé son visage…

Mais attention La vie de Mercure doit être épargnée !

Je me souvient avoir lu le premier roman de cet auteur.  Le huitième fléau était déjà annonciateur du talent de Cédric Bannel. Ce titre ci est encore plus marqué. Si l’auteur utilise les recettes éprouvées des écrivains américains de thriller, il nous concocte une intrigues extrêmement maîtrisée de bout en bout. C’est construit au cordeau. Il soigne les détails et les personnages et  fait monter la tension crescendo tels un maître du suspense que peuvent être les Clancy, les Easterman, ou d’autres.

Oui ce petit français a tout d’un grand, ce deuxième polar en est la preuve. Un auteur à suivre assurément !

 

L’enfant invisible de Cornelia Read


Mes petites lectures
 41Rniug2tWL._SX195_Le livre : L’enfant invisible de Cornelia Read. Traduit de l’américain par Laurent Bury.Paru le 4 mai 2011 chez Actes Sud dans le collection Actes noirs. 23€40 ; (407 p.) ; 25 x 15 cm

+874Réédité en poche par Babel le 6 avril 2016. 9€90 ; (515 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Madeline Dare, la jeune héroïne délicieusement cynique de L’Ecole des dingues, accepte d’aider une cousine à nettoyer le cimetière familial laissé à l’abandon depuis des décennies. La végétation a tout envahi et recouvre indifféremment les tombes de ses ancêtres et les sépultures sans nom des esclaves enterrés auprès d’eux. Mais, en débroussaillant, la jeune femme fait une sinistre découverte : un tout petit squelette à la cage thoracique défoncée. L’autopsie révélera que l’enfant noir de trois ans a été tué à coups de poing. Bouleversée mais déterminée à ce que justice soit rendue, Madeline décide de suivre l’enquête de près. Elle ne se doute pas que l’écho de son propre passé va entrer en résonance avec la destinée macabre du pauvre enfant.

 

4967L’auteur Née à Cornelia Read est issue d’une vieille famille américaine qui a connu des jours meilleurs. Elle grandit dans un milieu hippie, en Californie.
Elle se définit comme une « rescapée » de son milieu social WASP.

Après l’université, elle devient journaliste. Une période de chômage la voit atterrir plus ou moins par hasard dans un atelier d’écriture de polars où elle commence à écrire en reprenant un fait divers réel dont son entourage lui a parlé et qui n’a jamais été résolu : cela donnera Champs d’ombres.

Cornélia Read a connu un jolie succès avec son premier roman «Champs d’ombre» (Actes noirs, 2007) roman finaliste de nombreux prix, dont l’Edgar Award. Deux ans plus tard, elle récidive avec «L’école des dingues» paru chez Actes Sud.

Extrait :
« Les gamins des villes savent que les terrains vagues envahis par les broussailles abritent toutes sortes de bêtes dangereuses : des chiens féroces, des rats gros comme des blaireaux, avec de longues dents jaunes et tordues.
Et un grand terrain comme celui-ci devait également héberger toutes sortes de gens dangereux. »

Résumé et petit avis :

Madeline Dare, rejeton sans fortune d’une vieille famille de Long Island, éduquée dans un milieu snob et privilégié, végète comme rédactrice pour le journal local et, d’une manière générale, déteste Syracuse, trou perdu où elle doit vivre souvent seule puisque son mari s’absente régulièrement sur des chantiers au Canada.

Par la suite elle deviendra professeure dans un étrange collège privé. Son mari adoré ayant perdu son boulot, elle doit accepter un poste de professeur d’histoire dans un établissement privé pour adolescents à problèmes. Madeline a quitter son trou de Syracuse et la voilà dans les monts Berkshire, Massachusetts, après quelques ennuis avec la justice (elle a quand même abattu un homme) !

  Dans ce troisième volet en retrouve notre héroïne à New York où elle est journaliste. Madeline Dare découvre par hasard le cadavre d’un très jeune enfant, Tony. Rapidement, les soupçons se tournent vers la mère et son compagnon, et le procès de l’horreur s’ouvre. Dans l’atmosphère fiévreuse du New York du début des années 1990, sur fond de tensions sociales, de lutte antidrogue et de violence interraciale, Madeline va devoir affronter des vérités douloureuses. Quel que soit le prix à payer pour cela.

La mort de Tony et le procès des parents sert de fil conducteur au roman.

 Cornelia Read  dresse ici un tableau sans concession du New York jeune et intellectuel dans les années 90. Une jeunesse désenchantée, à la recherche d’un emploi stable, dans une société en crise.

Elle en profite pour égratigner les milieux conservateurs et bourgeois où  souvent le manque de culture est remplacé par l’argent parfois facilement gagné.

Avec Madeline Dare, son héroïne sympathique, curieuse et dynamique, Cornélia Read nous propose une intrigue parfaitement maîtrisée. Elle manie avec brio un humour ravageur qui mettent en relief ces fait divers sordides qu’elle explore.

Une auteur à découvrir ou à redécouvrir.

Lire ICI le début

Le Livre des Baltimore de Joël Dicker


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Pour cette nouvelle chronique de lecteur je suis ravie d’accueillir une nouvelle chroniqueuse en la personne de Julie.

Julie m’avait promis un avis, le voilà.

Je vous le laisse découvrir

9782877069472,0-2728862
Le livre : Le Livre des Baltimore de Joël Dicker. Paru le 30 septembre 2015 aux Edition De Fallois. 22€ ; (475 p.) ; 23 x 16 cm

Quatrième de couverture

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.

Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.

Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.

Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman- de-Baltimore ?

4671L’auteur !: Joël Dicker est né à Genève en 1985.
Son premier roman, Les Derniers Jours de nos pères, a reçu le Prix des écrivains genevois en 2010.
Il a publié en 2012 La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, qui a obtenu successivement le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l’Académie française et le 25e Prix Goncourt des Lycéens.

Extraits :
« Ecrire un livre, c’est comme ouvrir une colonie de vacances. Votre vie, d’ordinaire solitaire et tranquille, est soudain chahutée par une multitude de personnages qui arrivent un jour sans crier gare et viennent chambouler votre existence. »
« Il y a eu une époque où les vedettes en Amérique étaient des cosmonautes et des scientifiques. Aujourd’hui, nos vedettes sont des gens qui ne font rien et passent leur temps à se photographier, eux-mêmes ou leur assiette ».
« Beaucoup d’entre nous cherchons à donner un sens à nos vies, mais nos vies n’ont de sens que si nous sommes capables d’accomplir ces trois destinées : aimer, être aimer et savoir pardonner. Le reste n’est que du temps perdu. »
« Pourquoi j’écris ? Parce que les livres sont plus forts que la vie. Ils en sont la plus belle des revanches. Ils sont les témoins de l’inviolable muraille de notre esprit, de l’imprenable forteresse de notre mémoire. »
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Le résumé et le petit avis de Julie

 J’ai découvert l’auteur avec « La vérité sur l’affaire Harry Québert : Plaisant !! », que j’avais trouvé très bon. J’attendais donc beaucoup du « Livre des Baltimore ».

On retrouve le personnage principal du premier roman, l’écrivain Marcus Goldman, qui nous raconte les bonheurs, les secrets, les jalousies, le désespoir, de deux branches de sa famille : les Goldman de Baltimore (famille nantie, installée dans la banlieue chic de Baltimore, son oncle est un avocat reconnu, sa tante est médecin ) et les Goldman de Montclaire, dont Marcus fait partie, (famille modeste, appartenant à la classe moyenne et habitant dans une petite maison de la banlieue de New York).

On comprend très vite que ces 2 familles ont vécu un « Drame » dont on découvre les détails au fur et à mesure.

La construction est travaillée, l’écriture est fluide, le suspens est présent du début à la fin. Une lecture agréable qui fait du bien, après un livre d’horreur, une bonne dystopie ou un bon thriller bien noir.

Une saga familiale bien dépeinte,  émouvante, tragique. On passe un bon moment mais l’auteur aura du mal à s’affranchir de l’histoire surprenante de « La vérité sur l’affaire Harry Québert » dont je n’ai pas retrouvé la fraîcheur.

Notre nouvelle chroniqueuse

  Julie suit son fils

678678+85Il parait que je dois me présenter : je m’appelle Julie, j’ai décidé d’avoir toujours 28 ans, même si j’ai dépassé la quarantaine… On pourrait dire que je ne suis jamais sans un livre à porté de main! J’aime les thrillers, les livres d’horreur et ces dernières années j’ai découvert le style dystopique et la littérature young adulte et je dois dire que ça me plait! Il m’arrive de flasher sur une couverture ou un titre. J’aime e tricot et le crochet (et non ça ne fait pas grand mère).

Retrouvez  Julie suit son fils sur son blog Les fils de Ju

La foire aux serpents de Harry Crews


chronique-de-lecteurs

product_9782070493586_195x320Le livre : La foire aux serpents de Harry Crews.  Paru à la série Noire. Traduit de l’américain par Nicolas Richard. 208 pages, 117 x 180 mm  Achevé d’imprimer : 26-09-1994

Réédité en poche en Folio en 2000. Et avec une nouvelle présentation  le 7 mai 2010.9782070437610,0-574871
 6,40 € ; (256 p.) ; 18 x 11 cm

 

4e de couv :

La foire aux serpents

Joe Lon est un sale type qui a grandi aux côtés d’une soeur folle et d’un père brutalisant ses chiens. La mère a disparu. Les potes se défoncent, attendent le soir et cherchent dans les excès un espoir d’ailleurs qui ne vient pas. Joe Lon est leur meneur égaré qui, un jour, pour écrabouiller l’ennui, noya dans le fleuve un voyageur perdu. Il habite désormais le camping avec ses deux gosses et tabasse sa femme. Joe Lon attend comme une bombe, caresse ses crotales et maudit l’univers. Un jour, il le sait, Berenice reviendra. Ce jour sera celui de la foire aux serpents. De purs déjantés arriveront de partout. La fête sera folle et ce sera la mort, l’hystérie et le sang. Berenice, alors, le capturera de nouveau de son regard d’absinthe et tout redeviendra possible : le pire, la passion brute, ce qui n’arrive qu’avec elle et fascine pourtant…

L’auteur : Harry Crews, né le 7 juin 1935 à Alma (comté de Bacon) en Géorgie aux États-Unis et mort le 28 mars 2012 à Gainesville en Floride, est un romancier américain. Il a été élevé à la dure et s’est engagé à dix-sept ans dans les Marines. Au retour de l’armée, il a décidé de voir du pays et enfourché sa moto pour faire un tour à l’Ouest. .Il fera de la prison, sera tabassé par un Indien unijambiste et croisera des destins hors du commun.  Après de nombreuses aventures, il est revenu dans l’Est pour commencer à écrire. Totalement atypique, souvent féroce avec les gens normaux et tendre avec les monstres, il s’est imposé comme l’un des plus grands écrivains américains de romans noirs.

 Extrait :
Le whisky avait rendu Joe Lon amer. Enfin, il supposait que sa mauvaise humeur était due au whisky. Il rota et fixa Willard. « Bon, et pis d’abord comment on y joue à ce truc de débat ? »
Willard cessa immédiatement de rire, il prit d’abord une mine sérieuse puis dit sur un ton mauvais : « Tu serais malade si tu voyais ça, Joe Lon. Ils jouent ça avec une petite bague en caoutchouc.
– Une bague en caoutchouc ? répéta Joe Lon, sentant immédiatement la charge de bile outragée que lui pompait son coeur.
– C’est avec ça qu’on y joue. Ces deux types ont des petits chaussons blancs et … »
La voix de Joe Lon monta d’un cran, incrédule.
 » Chaussons blancs !
– Des petites saloperies pointues. Ils s’envoient les petits anneaux de caoutchouc, et le but du jeu c’est de l’attraper avec la bouche.
– Dans la bouche ? brailla Joe Lon en quittant brusquement la table. Dans la bouche !
– En plein dans les dents », confirma Willard.
Joe Lon leva la main, les doigts épais bien écartés, et la contempla un moment.  » Bérénice a fait venir ce connard jusqu’à Mystic pour qu’y me serre la main.
– On dirait bien, fit Willard.
– Cette nana est tarée.
– Si je me souviens bien, elle était déjà tarée en partant. »

 

L’avis de JEAN-LUC

Noir, cette fois-ci, c’est vraiment noir !

Je ne connaissais pas cet auteur américain, mais un petit aperçu sur sa vie m’a donne envie de lire « La Foire aux serpents »

Il faut savoir que Harry Crews durant sa vie, fera la guerre de Corée, de la prison, croisera des personnes hors normes et pour finir quittera femme et enfant pour s’installer tout seul dans une cabane pour écrire…

9782070414888,0-28165La Foire aux serpents est peut être ce qu il y a de mieux dans le roman noir américain, je ne suis pas un expert mais quoiqu’ il en soit, j ai adoré et dévoré ce livre en 2 jours. J’ai aime et déteste ces personnages bizarres au bord de la folie, et aussi cette ambiance vraiment glauque, tout y est. Il y est question entre autre, de sexe, de folie, de combat de chiens et bien sur de serpents

Le roman est construit très simplement en deux parties.

On pose d’abord les personnages, tous plus fous les uns que les autres et puis dans un second temps, la réaction en chaine est lancée !

J ai aussi beaucoup aime la plume de l’auteur, crue , précise mais presque poétique par moment

Un très bon roman, mais âmes fragiles s’abstenir…

Origine de Diana Abu-Jaber


Mes petites lectures9782355840371,0-5684339782757821114,0-1178929

Origine de Diana Abu-Jaber ; traduit de l’anglais (États-Unis) par Édith Ochs.Paru le 22 avril 2010 chez Sonatine éditions.22€ ; (500 p.) ; 22 x 14 cm

Réédité en poche le 18 mars 2011 aux Points dans la collection Thriller.
 8€,20 ; (541 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :

Syracuse, État de New York. L’hiver est terrible, la ville est sous la neige, battue par des vents glacés. Lena, experte en empreintes digitales, travaille à l’unité scientifique de la police. C’est une jeune femme renfermée, à l’équilibre fragile, qui, en dépit de compétences exceptionnelles, préfère rester dans l’ombre et se consacrer aux cas de violences faites aux enfants, conséquence peut-être d’un passé tourmenté. Orpheline trouvée dans d’étranges circonstances à l’âge de 2 ans, Lena ignore en effet tout de ses origines.

Son parcours croise un jour celui d’Erin Cogan, dont le bébé vient de décéder. Les médecins ont diagnostiqué une mort subite du nourrisson, la mère ne les croit pas. On a tué son fils, elle en est sûre. Bien vite, le doute s’insinue aussi dans l’esprit de Lena, qui découvre un nombre anormal de cas similaires dans la région. Y aurait-il vraiment un serial killer qui s’attaque aux bébés ? Plus étrange encore, Lena sent confusément que l’énigme de ses origines est liée à Erin et aux meurtres des enfants. Parviendra-t-elle à reconstituer son histoire et à percer le sombre secret de ses origines ? Malgré la pression de la presse qui s’empare de l’affaire, malgré les menaces qui pèsent sur sa vie, Lena ira jusqu’au bout d’une enquête passionnante.

Diana Abu-Jaber nous livre avec ce thriller, qui transcende les limites du genre, un chef-d’oeuvre d’écriture et d’intrigue à l’intensité quasi hallucinatoire. Elle nous offre également une exploration fascinante et pleine de compassion de thèmes aussi universels que la maternité, le deuil, l’identité et la mémoire. Indispensable.

 

dianaL’auteur : Après une enfance passée entre les États-Unis et la Jordanie, Diana Abu-Jaber, née en 1960, est aujourd’hui professeur à l’université de Portland. Origine est son premier roman publié en France.

 

 

Mes petites lectures

Résumé et avis :

 Enfant trouvée à l’âge de 2 ans dans de mystérieuses circonstances, Lena ignore tout de ses origines. Elle n’a gardé aucun souvenir de son enfance si ce n’est un don étrange, une sensibilité quasi animale… Lena, qui travaille pour la police scientifique de Syracuse, état de New York, elle est experte en empreintes digitales, refuse d’exercer ce don sur le terrain.  Elle rencontre Erin Cogan, jeune mère d’un bébé décédé, persuadée que son enfant a été assassiné. Lena découvre des cas anormaux de décès dans la région.  Cette série de décès de bébés va l’y contraindre : elle seule peut pressentir l’existence d’un assassin d’enfants.

 Diana Abu Jaber nous propose un roman proprement novateur, un roman sur le thème universel de la quête d’identité. Une écriture magnétique qui vous envoute. C’est intelligent et fascinant. Un livre pour tous les publics car très littéraire.

Romans Policiers de Sébastien Japrisot


Lecture d’avant&
Lecture d’avant
Lecture d’avant

Je profite de la sortie du film de Joann Sfar pour vous présenter quelques uns des textes que j’ai aimé de Sébastien Japrisot.

Le rapport ? Et bien  La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil , le film de Sfar est tiré du livre éponyme de Japrisot !

Le voilà le rapport

9782070129195,0-1183257 (1)9782207254332,0-134918Le livre : Romans policiers de Sébastien Japrisot. .Paru le 21 avril 2011 chez Gallimard dans la collection Quarto.  25€40 ; (1026 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 21 x 14 cm. Edition établie et annotée par Jean-Marie David-Lebret.
En 2003 Dénoël publié déjà dans un recueil ses mêmes titres. 
Réunit
Compartiments tueurs
Piège pour Cendrillon
La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil
Adieu l’ami
Le passager de la pluie
La course du lièvre à travers les champs
L’été meurtrier
 

 4e de Couv :

¤ Vie & oeuvre illustré ¤

Ce volume contient :

Compartiment tueurs (1962) ¤ Piège pour Cendrillon (1963) ¤ La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil (1966) ¤ Adieu l’ami (1968) ¤ Le Passager de la pluie (1969) ¤ La Course du lièvre à travers les champs (1972) ¤ L’Été meurtrier (1977) ¤

« J’aime beaucoup qu’il y ait un mécanisme policier. Je ne suis pas du tout humble en cela. Je crois que cela demande beaucoup de courage, beaucoup d’astuce. On peut être très fier. Ce n’est pas un genre mineur. Sûrement pas. Vous connaissez la phrase de Chesterton ? Elle est un peu exagérée mais révèle quelque chose de vrai comme toutes les choses exagérées :  » L’essence du roman policier consiste en la présence de phénomènes visibles dont l’explication est cachée.  » Et c’est là, si l’on y réfléchit, l’essence de toutes les philosophies. »
Sébastien Japrisot, Ellery Queen Mystère Magazine, janvier 1972

Lire le début 
 L’auteur :

téléchargement (1)Né à Marseille  le 04 Juillet 1931 , Jean-Baptiste Rossi, plus connu sous le pseudonyme de Sébastien Japrisot, Il a fait ses études chez les Jésuites, puis en Sorbonne

Installé à Paris, Jean-Baptiste Rossi publie d’abord en 1950, à dix-neuf ans, un roman sulfureux Les Mal Partis qui relate une liaison amoureuse entre un jeune homme et une religieuse dans la débâcle de 1940.. Si le roman est ignoré en France, il est bien accueilli dans sa traduction aux États-Unis. Introduit dans le milieu cinématographique et littéraire, J.B. Rossi traduit en 1953 L’Attrape-cœurs de J. D. Salinger qui ne rencontre pas le succès : il travaille alors dans la publicité pour gagner sa vie. Ce roman, Les Mal Partis, fini par obtenir en 1966 le prix de l’Unanimité (décerné par un jury qui comprend Sartre, Aragon, Elsa Triolet, Adamov, J.-L. Bory, Robert Merle)

Poussé par son ami Robert Kanters, il écrit sous le pseudonyme de Sébastien Japrisot son premier roman policier Compartiment tueurs en 1962. Le succès est grand et le roman est adapté au cinéma. Il en ira de même pour les romans suivants comme Piège pour Cendrillon (1963) ou L’Été meurtrier (1978). Il travaille aussi comme scénariste sur Adieu l’ami (1968 ), La Course du lièvre à travers les champs (1972) ou Le Passager de la pluie (1992) dont il publie les réécritures romanesques.

Cherchant à revenir à la littérature, il publie en 1991 Un long dimanche de fiançailles, histoire d’amour durant la guerre de 14-18 qui se transforme en une véritable enquête policière et que couronne le Prix Interallié et que Jean-Pierre Jeunet adaptera au cinéma en 2003.

Cette même année, Japrisot s’éteindra dans la ville de  Vichy , le 04 Mars 2003 précisément.

 Résumé et avis :

Quelle merveilleuse idées de regrouper quelques uns des titres de Sébastien Japrisot car quelques uns, malheureusement, étaient depuis un certain temps plus disponible en librairie.

J’ai découvert Japrisot en 1983 avec l’été meurtrier,. J’avais 17 ans et le film venait de sortir, çà a été pour moi une révélation. Une vraie onde de choc. J’ai tout de suite voulu lire le roman. J’ai eu du mal à le trouver dans la bibliothèque de mon lycée. Du coup j’ai fait une demande à la documentaliste qui l’a gentiment acheté.

Je me suis ruée dessus et j’ai découvert les mots de Japrisot. J’avais encore en tête les images du film de Becker. Mais là, l’écriture de Japrisot a tout effacé.A la place c’est mes propres images qui se sont imposées. même si je l’avoue, Eliane a gardé les trait d’Adjani. Je crois me souvenir que l’émotion m’a submergée. L’auteur a l’art de l’amener tranquillement, ses mots sont pesés, son style est simple, précis. Le ton est toujours d’une justesse époustouflante qu’elle que soit le personnage qui intervient dans ces pages.

Et puis j’ai enchaîné avec deux autres titres de cet auteur que j’ai réussi à dégoter. Compartiment tueurs et Piège pour Cendrillon. Dans ce derniers Japrisot renoue avec les héroïne malmenées par la vie. Des jeunes femmes qui glisse lentement le désespoir ou la folie. C’est deux titres sont mais préférés, pas de doute. Il y a une rigueur de la construction et une telle poésie dans les mots de Japrisot.

Et puis j’ai attendu quelques années pour renouer avec l’auteur. J’ai attendu la sortie d’Un long dimanche de fiançailles en 1991 pour relire Japrisot. Une nouvelle fois la magie a opéré et au début des années 2000, en 2003 ou 4 j’ai lu la suite de ses romans policiers car Denoël nous offrait une sélection regroupant 7 de ses titres. Et ma surprise à été total quand je ne suis aperçu que je connaissais déjà ces histoire mais à travers le grand écran, une fois encore. la boucle était bouclée.

 Compartiment tueurs

9782070455997,0-1968043

Compartiment tueurs Sébastien Japrisot présenté par Paul Colize Paru le 13 mars 2014 ; 8€

Une femme est retrouvée étranglée dans un compartiment de train. Ses voisins sont tous assassinés les uns après les autres.

Quand vous prenez une couchette dans un train de nuit, méfiez- vous des rencontres. Quand on retrouve une femme étranglée dans votre compartiment, méfiez-vous de vos voisins. Quand on supprime un à un tous vos voisins, méfiez-vous tout court. Si vous n’êtes pas vous-même l’assassin, c’est embêtant !

Un voyage au bout de l’angoisse.

Ce titre a longtemps été épuisé. Puis l’an dernier Folio l’a réédité avec en plus une présentation de Paul Colize pour ne rien gâcher à l’affaire.

Piège pour Cendrillon

9782070408160,0-621818Mon nom est Michèle Isola. J’ai vingt ans. L’histoire que je raconte est l’histoire d’un meurtre.Je suis l’enquêteur. Je suis le témoin. Je suis la victime. Je suis l’assassin. Je suis les quatre ensemble, mais qui suis-je ? Un piège inattendu pour le lecteur. Dans ce titre la narration est au service du suspens. Japrisot fait ici un travail digne d’un orfèvre. Son livre est juste parfait.

Grand Prix de la Littérature Policière – Français – 1963

La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil

téléchargementElle est la plus blonde, la plus belle, la plus myope, la plus sentimentale, la plus menteuse, la plus vraie, la plus déroutante, la plus obstinée, la plus inquiétante des héroïnes. La dame dans l’auto n’a jamais vu la mer, elle fuit la police et se répète sans cesse qu’elle n’est pas folle… Pourtant… Ce qui lui arrive est à n’y rien comprendre. On lui a cassé la main, dans une station-service. Juste la main, sans lui prendre l’argent. Comme pour lui dire que partout, où qu’elle soit, on pourra lui faire mal, par petits bouts, jusqu’à la fin, que jamais, quelle que soit la fuite, elle ne pourra être seule, libérée de ce qu’elle sait, du passé et de ce qu’elle cache…Ignorant ce qu’elle fuit, la jeune femme continue sa route.

 Ce titre a fait l’objet de plusieurs adaptations cinématographiques. La dernière par Joann Sfar vient juste de sortir sur nos écran. Retrouvez ICI la chronique de mon ami David sur ce film. Elle aura au moins le mérite de faire rééditer ce titre magnifique.

Adieu L’ami

9782070413942,0-14585Je ne suis pas seul. Il est avec moi. Lui est américain, moi français. Nous parlons la même langue : celle des rats. Nous sommes enfermés dans un labyrinthe. Sans eau, sans montre, sans lumière, sans rien d’autre que notre volonté de forcer un coffre-fort avec nos mains nues. Pas pour y prendre de l’argent : pour en mettre. De toute manière, si le coffre s’ouvre, nous nous entre-tuerons.

Adieu l’ami a lui aussi fait l’objet d’une adaptation cinématographique : Adieu l’ami est un film franco-italien réalisé par Jean Herman et sorti en 1968.

Le passager de la pluie

9782070406555,0-1044246Une petite station balnéaire en automne. Une jeune femme sage, mariée à un navigateur aérien : Mellie. Un soir de pluie, toute sa vie bascule : le passager d’un autocar qui n’amène plus personne la surprend chez elle, l’attache sur son lit et la violente. Le passager de la pluie a connu à l’écran un succès considérable dans le monde entier. Novellisation du scénario de Japrisot et du film, remarquablement mis en scène par René Clément, est interprété par Marlène Jobert et Charles Bronson.

Le duel sans merci d’un homme et d’une femme pour un impossible aveu.


La Course du lièvre à travers les champs  

9782070377817,0-717822« Ils ont trouvé un lit-cage et ils m’ont mis dedans. Ils m’ont attaché les mains, ils m’ont empêché de manger, ils ont creusé ma tombe pour me faire peur.
Mais je ne leur ai pas rendu leurs billes.
Alors, ils m’ont pris avec eux. Ils avaient des fusils et un canif et un camion de pompiers et même une poupée qui parle.
On était sur une île, en Amérique. On avait chacun notre nom. On voulait attaquer un gratte-ciel et tous les policiers du monde étaient contre nous.
Et on essayait de ne pas entendre nos mères qui nous appelaient. »

 

L’été meurtrier : 

9782070406548,0-1044243 Dans L’été meurtrier, Eliane s’installe dans le Sud de la France. Elle est le fruit du viol de sa mère par trois inconnus. Croyant que le père de Florimond, surnommé Pin-Pon, est l’un des violeurs, elle met au point une machination vengeresse et se fait épouser par Florimond. Lorsqu’elle apprend de son père adoptif qu’il a autrefois abattu les trois violeurs, elle sombre dans la folie.

Tout le monde se souvient aussi de l’interprétation magistral d’Isabelle Adjani dans le film éponyme de Jean Becker.

 Extrait : « Quand je suis né, notre mère voulait m’appeler Baptistin. C’était le nom de son frère, Baptistin Desrameaux, qui s’est noyé dans un canal en portant secours à quelqu’un. Elle dit toujours que quand on voit quelqu’un qui se noie, il faut regarder ailleurs. Quand je suis devenu pompier volontaire, elle était tellement furieuse qu’elle a donné des coups de pied à mon casque, elle s’est même fait mal. En tout cas, elle s’est laissé convaincre par notre père de m’appeler Fiorimondo. C’était le nom de son frère à lui et, au moins, il était mort dans son lit. »

9782070129195,0-1183257