Affinités de Sarah Waters


Le livres : Affinités de Sarah Waters . Traduit de l’anglais par Erika Abrams. Paru le 6 janvier 2005 cher Denoël. 25,35€ ; (521 p.) ; 21 x 14 cm

 4e de couv :

La prison de Millbank et ses voleuses, criminelles et faussaires, ses avorteuses et mères maquerelles. C’est dans l’inquiétant climat de l’une des geôles les plus lugubres de l’ère victorienne que Margaret Prior, dame patronnesse, rencontre la charismatique médium spirite Selina Dawes qui, bien qu’incarcérée, ne cesse de clamer son innocence. Au fil des visites, Selina dévoile son étrange histoire, et Margaret est irrésistiblement entraînée dans un monde crépusculaire de séances de spiritisme et d’apparitions, d’esprits insoumis et de passions incontrôlables…Récit de fantômes et thriller historique, Affinités nous plonge dans l’univers fascinant qui a fait le succès des précédents romans de Sarah Waters. En héritière virtuose de Dickens et de Wilkie Collins, l’auteur nous offre un roman envoûtant où le suspense monte sans répit jusqu’à un dénouement final étonnant.

L’auteur :Sarah Waters est née au pays de Galles en 1966. Égérie des milieux gay, elle en est devenue, à l’instar d’Armistead Maupin, l’un des auteurs emblématiques. Après un doctorat en littérature anglaise, elle se consacre à l’écriture et rencontre rapidement un large succès avec son premier roman, Caresser le velours, paru chez Denoël. Du bout des doigts, son troisième roman, a été finaliste de tous les grands prix littéraires d’outre-Manche, dont le Booker Prize et le Orange Prize, et a remporté le Somerset Maugham Prize. En 2003, Sarah Waters a fait partie de la liste des «vingt meilleurs jeunes romanciers anglais» établie par la revue Granta.
Extrait : « J’ai vingt-neuf ans. Dans trois mois je passerai le cap de la trentaine […] qu’adviendra-t-il de moi ? Je me dessécherai, je deviendrai cassante, décolorée – telle la feuille qu’on garde, pressée entre les pages d’un triste livre noir, jusqu’à ce que l’oubli la réclame.

Le post-it de Ge

Affinités de Sarah Waters : une lecture mémorable.

1873, Londres. Prison de Millbank. Pour tromper son ennui, c’est ce lieu inquiétant que Margaret Prior, demoiselle de la bonne société anglaise, décide de visiter régulièrement. Car à 30 ans, au grand dam de sa bourgeoise de mère, Margaret est devenu « Dame patronnesse ». Dans cette bâtisse sinistre croupissent les parias de l’ère victorienne, avorteuses, voleuses et autres criminelles, à qui elle veut apporter un peu de réconfort. Au fils de ses visites se dessinent la réalité des lieux et les condition de vie des prisonnières. Margaret discute avec ses dernières dans l’espoir de partager avec elles quelques instants d’humanité. Elle se lie plus particulièrement avec Sélina Dawes, une captive qui se pose en victime et proclame à tout va son innocence. Selina raconte à Margaret sa bien curieuse histoire et elle va bientôt l’initier au spiritisme. Margaret va être entraînée dans un univers de passions incontrôlables. Et cette amitié, qui se noue entre les deux femmes, va aboutir à une tentative d’évasion. Si elle réussit, pour la prisonnière, le résultat sera le retour à la liberté tandis que pour la dame patronnesse, la conséquence sera l’affirmation de son identité.

Extrait : Je détournai les yeux. L’amertume du premier instant commençait à faire place à de l’appréhension. Je me souvenais du rire de Selina: elle n’avait jamais souri dans les premiers temps, je l’avais trouvée toujours triste et maussade. Je me souvenais de ce qu’elle avait dit de l’impatience avec laquelle elle attendait mes visites, au dépit qu’elle éprouvait lorsque je restais loin de Millbank où le temps paraissait tellement plus long qu’ailleurs. Je me disais: m’interdire de la voir maintenant, autant vaudrait l’enfermer à perpétuité dans le cachot obscur!

Sarah Waters nous propose ici un roman épistolaire. En effet deux journaux écrits à deux année d’intervalle se répondent et chacun d’eux apporte son propre éclairage sur cette histoire envoûtante. Affinités ménage un formidable suspense réservant au lecteur une chute pour le moins déroutante.

Un merveilleux roman magnifiquement écrit. Une auteure qui m’a marquée et donc je vous recommande vivement la lecture. Suspense, atmosphères étouffées, passions défendues et trahison, aucun des ingrédients qui font l’univers de Sarah Waters ne manque dans ce roman magistralement orchestré.

Extrait : « Je suis hantée au contraire par la banalité de l’endroit; par le fait même qu’il soit là où il est, à moins d’une lieue de Chelsea et de la maison, qu’il suffise d’une petite course en fiacre pour se rendre dans cet immense et sinistre séjour des ombres où des êtres humains ont enfermé quinze cents de leurs semblables, hommes et femmes, en leur imposant un régime de silence et de soumission perpétuels. C’est dans les gestes simples de la vie que mon esprit m’y ramène – en buvant une tasse de thé pour étancher ma soif; en prenant en main un livre pour me distraire ou un châle parce que j’ai froid; en récitant à haute voix quelques vers, pour la beauté des mots et le plaisir de les entendre. J’ai accompli ces choses, comme mille fois par le passé; et j’ai pensé aux prisonniers qui ne peuvent rien faire de tout cela. »
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Les fantômes du passé – Gaëlle Perrin-Guillet :


Le livre : Les fantômes du passé de Gaëlle Perrin-Guillet. Paru le 22 août 2018 aux éditions City. 18,90€ ; (320 p.) ; 14,5 x 22,5 cm.
4ème de couverture :
Londres, 1893 : une calèche explose, tuant sur le coup un notable. La police est désemparée, d’autant que le meilleur inspecteur de la ville, Henry Wilkes, a rendu son insigne. Aux prises avec ses démons intérieurs, il dépérit sous le regard inquiet de son fidèle Billy, le gamin des rues qu’il a recueilli.
Mais quand le « meurtre de la calèche » prend une autre dimension, Henry ne peut rien faire d’autre que reprendre du service. En effet, tous les indices désignent un coupable : Gareth, le propre frère d’Henry… mort des années plus tôt ! Est-ce une machination ? Ou bien son frère serait-il encore vivant ?
L’inspecteur déchu risque fort de réveiller les fantômes du passé dans cette ville où trahison et mensonges sont monnaie courante et où le danger est à chaque coin de rue..
L’auteur : Gaëlle Perrin-Guillet est l’auteure de plusieurs romans policiers distingués par des prix littéraires. Avec Les Fantômes du passé, elle signe un nouveau volet de la série d’enquêtes de Henry Wilkes et Billy Bennett, qui se situent dans le Londres du XIXe siècle.
Extrait :
« Le flic vif et déterminé qu’il avait connu était mort en rendant son insigne dans une taverne insalubre de Whitechapel.
Billy l’avait pourtant prévenu : sans son métier, le temps s’étirerait cruellement, sans saveur. Wilkes était fait pour enquêter, et pour rien d’autre.
Les premiers temps avaient pourtant été agréables. Profitant de l’hiver, Henry avait emmené son jeune protégé sur les plages qu’il affectionnait tant , loin du tumulte de la ville. Billy se rappelait la caresse des vagues sur ses pieds nus, le crissement du sable et l’odeur du vent venu du large. Henry était intarissable alors, sur les volatiles qui se posaient près d’eux.
Puis tout s’était arrêté. »

L’avis de Clémence, de la page « Les lectures de Clémence » :

Les fantômes du passé, de Gaëlle Perrin-Guillet :

Tout d’abord, je remercie les éditions City et Élise de m’avoir permis de lire ce livre. Ne connaissant pas du tout la plume de Gaëlle, j’ai préféré lire le premier opus des aventures de Henry Wilkes et de Billy Bennett dans Soul or London avant d’attaquer celui dont je vous parle aujourd’hui .

Il est important de savoir que dans le premier tome, la relation entre Henry et Billy m’a énormément émue. J’étais ravie de les retrouver même si les circonstances du début n’étaient pas reluisantes. Mais la force de l’amitié ne déplace t’elle pas des montagnes ?

L’histoire débute par l’explosion de la calèche d’un notable qui cause sa mort et celle de son cocher. Nous nous trouvons dans le Londres du 19 ème siècle. Habituellement, les polars avec une touche historique ne me plaisent vraiment pas. Gaëlle a su captiver mon esprit et titiller ma curiosité afin d’en faire une réelle belle découverte.

Ayant visité il y a peu Londres, je me suis rendue dans tous les lieux que l’auteur a magnifiquement décrits. Je me suis réellement sentie repartie en Angleterre dans les ruelles, au Regent’s Park, sur Pimrose Hill. Un merveilleux souvenir de voyage ravivé par ce livre.

Henry Wilkes, ayant rendu son insigne, au grand désespoir de son ami Billy, se voit rappelé par son collègue qui a clairement du mal à l’avouer mais a besoin de son aide.

Wilkes accepte uniquement car Thomson a évoqué la possibilité que son frère, décédé, soit impliqué. Wilkes décide de tout faire pour laver son honneur. A partir de là, les fantômes du passé se réveilleront …

L’énigme est ficelée d’une main de maître. Les rebondissements, intrigues, sont bien présents.

Au-delà de l’enquête policière, l’ambiance a toute son importance. Comme je le disais plus haut, on sent que l’auteur connaît les lieux et a envie de nous y plonger complètement. Les ruelles sombres, l’apparition de nouveautés telles que l’électricité, l’automobile, et le téléphone. Ah la découverte du téléphone chez le légiste, un réel moment de plaisir !

On sent également que l’auteur a fait des recherches car aucun détails ne viendra choquer dans cette ambiance victorienne.

J’ai adoré la façon dont l’auteur y laisse des messages. On ressent les prémices du féminisme avec le personnage d’Alice qui veut prouver qu’en étant femme elle est également quelqu’un et mérite d’être reconnue à sa juste valeur.

Un roman, une enquête, une plongée dans l’histoire, un voyage, et des messages importants… voilà comment je résumerai la lecture de ce livre. Merci Gaëlle !

Je vous invite à faire de même et à vous plonger dans cette ambiance 19 ème londonienne . Vous n’en serez pas déçus !

Et pour répondre à certains qui se demanderaient si le premier opus est indispensable, je dirai que non. Vous pouvez directement lire le second et vous comprendrez tout mais il serait dommage de louper les débuts de la relation liant nos 3 personnages principaux.

 

J’irai brûler en enfer – Julie C. Combe


J’irai brûler en enfer de Julie C. Combe. Paru le 6 juin 2013 aux Editions Velours. 23€99 ;  219 pages ; 21x 14,5 cm.
4e de couv :
 
Londres, 1888. Derrière la voilette de son chapeau noir, Nellie Hoffman scrute la foule à la recherche de son amant. Au loin, dans la brume de l’époque victorienne, elle n’aperçoit que d’indistinctes silhouettes. Où est-il ? Où est cet homme dont la tête est mise à prix par Scotland Yard ? Se serait-il fait surprendre par les forces de l’ordre ? Des bras enserrent soudain sa taille, des lèvres effleurent son cou avec passion. Le voilà enfin. Son seul complice, l’amour de sa vie. Elle sourit, frissonne un peu. Dissimulée dans la doublure de son corset, une lame de rasoir. Elle ne va pas tarder à faire couler le sang. Tel un second souffle, la vengeance l’incite à recommencer. Encore et encore… Frapper ne suffit plus, entendre les supplications de ses victimes est un besoin désormais vital. Son amant aussi, aveuglé par l’amour et ses envies de sang, cache de longs couteaux aiguisés sous son manteau. Il ne sait pas encore qu’elle va faire de lui le plus grand tueur en série du pays ni que son nom résonnera comme une légende pour des siècles à venir…
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@nathaniel-adamczewski

L’auteur : Julie C. Combe est née au début des années 90, une décennie marquée par les meilleures productions Disney. Depuis, elle a grandi (un peu !) et mène une carrière professionnelle dans le domaine de la Communication. Dans sa petite vie bien remplie, elle partage également son temps entre la danse, l’écriture, la vidéo, quelques accords de guitare et bien sûr, son entourage. Même si son casier judiciaire demeure vierge, nos sources indiquent quelques événements troublants au cours des vingt dernières années.  Très tôt, elle s’initie au crime auprès d’Agatha Christie. Sa première lecture polar : Les dix petits nègres. Elle commet son premier meurtre sur papier à l’âge de 15 ans. Quelques années plus tard, elle remporte un concours d’écriture et publie sa première nouvelle dans un recueil chez Imperial Dreams. Son premier roman, J’irai brûler en Enfer, est publié l’année de ses 20 ans aux Éditions Velours.  En 2014, elle remporte le prix Espoir Féminin Dora-Suarez.  En 2017,elle signe chez Fleur Sauvage pour son 2ème roman : Pour que tu me reviennes.

Signe distinctif : un tatouage sanskrit au poignet droit.

A éviter : la lancer sur des airs de Broadway, les séances de spiritisme, lui servir des aubergines. L’individu est en apparence inoffensive, mais ses romans disent le contraire. A appréhender avec précaution.

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Extrait 
“Me voici au bord du vide en cette froide nuit d’hiver. À présent, peu importe l’opinion de Dieu, le remord m’envahit et je ne sais quelle solution choisir. Il est vrai que toutes les bonnes actions que j’ai réalisées me valent l’estime de tous, mais quelles sont-elles face aux atrocités d’autrefois ? J’avoue, la foi m’avait envahi au point de devenir fou en ce temps là, et ma faute n’a rien de pardonnable. Accompagné de six autres hommes, j’ai lâchement participé à la torture et au meurtre d’une petite fille de onze ans. La folie avait pris possession de son esprit, aussi nous crûmes qu’il s’agissait là de l’œuvre de Démon et c’est pourquoi nous avons fait à ce point preuve de barbarie. Je suis conscient que rien ni personne ne saura m’excuser, mais je tiens cependant à préciser une chose : si d’autres l’ont déshabillée, je me suis abstenu de participer aux obscénités qu’ils se sont permises”
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Le “ressenti” de Jean-Paul

Premier roman de Julie C. Combe, et malgré quelques petites faiblesses au tout début du roman, bien vite oubliées, j’ai ressentis déjà sa force littéraire.

C’est très fluide. Le sujet est très bien travaillé en amont, les recherches afin que le roman s’entrecroise parfaitement à une période l’Histoire que j’affectionne tout particulièrement.

Des personnages dignes de Conan Doyle… Tout est sombre, humide et tortueux.
On va de surprises en surprises, des policiers dépassés, des tueurs qui tiennent à se venger suite à des actes du passé…

Julie m’a fais voyager dans le Londres de 1888… Les couleurs, les odeurs, les personnages déchus, hommes, femmes et enfants qui ne recherchent qu’à survivre dans un monde où cruauté et méchanceté sont leur quotidien.

L’épilogue surprise est vraiment excellent !!! (malgré une petite erreur de date…)

Mais qu’importe, j’ai beaucoup aimé ce roman ou la fraîcheur d’une jeune auteure m’a transmis ses émotions et c’est tout ce qui compte pour moi… de ressentir et prendre du plaisir !

Malheureusement ce roman est devenu introuvable… Sans la gentillesse de Julie je n’aurais pas pu le lire.

J’espère qu’il y aura une réédition, il le mérite !

Le cercle et la fraternité de Christophe Lunetto


9782903533373Le livre : Le cercle et la fraternité, de Christophe Lunetto. Paru le 17 novembre 2014 chez Chemin Vert dans la collection polar. 23€ ; (254p) ; 13,4 x 19,7

4e de couv :

 » Le bébé allait bientôt fêter son deuxième anniversaire. En attendant, il était confortablement installé sur les genoux de sa mère profondément assoupie et ne lâchait pas des yeux l’homme vêtu d’une longue redingote qui se trouvait avec eux dans le compartiment de seconde classe. « 
Londres, hiver 1886. Quelques jours avant Noël, le cadavre horriblement mutilé d’une prostituée est retrouvé sur les bords de la Tamise.
Les jeunes et pas encore célèbres James M. Barrie, Arthur Conan Doyle et Bram Stoker se lancent sur la piste des tueurs. Des bas-fonds de la ville au plus profond de la lande écossaise, ils vont devoir dénouer les fils d’une intrigue périlleuse, percer des secrets séculaires et affronter un adversaire redoutable : la Fraternité.
Bien des années plus tard, ils se souviendront de cette aventure horrifique pour leurs créations respectives de Peter Pan, Sherlock Holmes et Dracula.

L’auteur : Christophe Lunetto est né en 1971 et, aussi loin qu’il se souvienne, il a le sentiment d’avoir toujours écrit. Passionné de cinéma, se destinant à l’origine à une carrière de scénariste, il participe au prestigieux concours de scénario du Tribeca Film Institute de New York. Finaliste du prix 2013 « Nos Lecteurs ont du talent © », Le Cercle et la fraternité est son premier roman.
Extrait :
C’est Conan Doyle qui s’est chargé d’aller récupérer Emma Combs dans la serre avec l’aide des deux employés de la morgue appelés en renfort. Ils agirent promptement, avec le souci de ne pas attirer l’attention du voisinage. Dans sa précipitation, Arthur fut même obligé de prendre à pleines mains le tas d’intestins et de le jeter dans un vieux pot de fleurs pour pouvoir le transporter plus vite avec le reste du corps.(…)
(…)Quoi qu il en soit, toujours est il que, dès qu il fut mis au courant, sir Henry fit tout ce qui était en son pouvoir pour imposer le secret absolu autour du cas Emma Combs, pour éviter, je le cite, «un inutile vent de panique parmi la population à l approche des fêtes de Noël». Pour commencer, car il faut bien commencer par quelque chose, il tua dans l oeuf toute idée d enquête officielle (à la grande consternation d Abberline) en nous annonçant, sur un ton qui ne souffrait aucune contestation, que les causes du décès étaient dues à… une noyade accidentelle!

 

Chronique de lectrices

Londres, hiver 1886. Les jeunes James M. Barrie, Arthur Conan Doyle et Bram Stoker enquêtent sur le meurtre d’une prostituée retrouvée mutilée sur les bords de la Tamise. Un adversaire redoutable se dresse contre eux : la Fraternité. Cette aventure horrifique les inspirera pour leurs créations respectives futures : Peter Pan, Sherlock Holmes et Dracula.

Nous avons aimé :

La fraîcheur de ce sympathique polar. La période et le décor. Le Londres Victorien, une époque qui porte à la rêverie et l’onirisme.et l’écosse et ses paysages grandioses servent de décor.

On a aimé le suspense entretenu et parfaitement distillé. Un petit polar que se dévore avec délectation. On entre dans ‘histoire et on ne la lâche plus.

Et le petit plus c’est un coup de génie de l’auteur de faire se retrouver des personnages connus. De les associer avant leur notoriété et de leur inventer des aventures communes.

Outre le « Cercle » formait par nos trois futur auteurs, on fait dans ce livre d’autres rencontres intéressantes. Des personnages de roman comme des personnes réelles tel Frédérik Abberline  ou encore Moriarti.

Lire le début ICI

Mör de Johana Gustawsson, le chouchou du week-end


Le livre : Mör,  une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells de Johana Gustawsson.  Paru le 15 mars 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  21€50 ;  (356 p.) ; 24 x 16 cm.

Présentation de l’éditeur :

Le nouveau roman de Johana Gustawsson va vous couper l’appétit

« Un écrivain audacieux et bourré de talent. » RJ Ellory
« Johana Gustawsson fait entrer le thriller dans une nouvelle dimension. Surprenants et subtils, ses romans sont le fruit d’un immense talent. » Karen Sullivan, Orenda Books
« Fascinant et terriblement efficace. » Nicolas Lefort, « Télématin », sur France 2, à propos de Block 46

Après Block 46, le duo d’enquêtrices Emily Roy (profileuse de renom) et Alexis Castells (écrivaine de true crime) revient pour une enquête terrifiante qui explore, cette fois encore, l’histoire et les liens familiaux.

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans.

Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches…

Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Le nouveau roman de Johana Gustawsson plonge cette fois encore ses racines dans l’histoire : au cœur du Londres du XIXe siècle, dans les ruelles sillonnées par Jack L’Éventreur.

L’auteur :  Johana Gustawsson est née en 1978 à Marseille. Elle est diplômée de Sciences Politiques, Johana Gustawsson a été journaliste pour la télévision et la presse françaises. Elle vit aujourd’hui à Londres, en Angleterre. Elle est aussi Suédoise en herbe.

 

Extrait :
Le légiste offrit une poignée de main et un sourire hésitants au détective, qui serra sa paume osseuse, leurs gants en latex couinant au contact l’un de l’autre.
— C’est parti, lança Hansen en ouvrant la marche.
Ils longèrent la berge en file indienne, cernés d’un côté par des arbustes touffus, de l’autre par des galets glissants léchés par le lac, jusqu’à un tronc vacillant qui tenait miraculeusement debout. Un arbre décapité dont les racines noueuses s’accrochaient comme les doigts d’une moribonde à sa jupe verte d’herbes folles. C’était là que le tueur avait abandonné sa victime.
— Ça va, Nyman ? s’inquiéta sa consœur.
Hector acquiesça d’un signe de tête prudent, sans lâcher des yeux le cadavre.
Une fille nue était assise par terre, adossée au tronc mort, les jambes écartées, les bras de part et d’autre de son corps, paumes vers le ciel. Sa tête était penchée en avant et son menton, plissé par la pose, touchait presque sa poitrine. Séparés par une raie médiane, ses longs cheveux blonds maculés de boue étaient ramenés derrière les épaules, dégageant ainsi son buste où deux cratères rouge sombre remplaçaient les seins. Le tueur avait également découpé de larges morceaux de chair au niveau des hanches et des cuisses.
Hector déglutit à plusieurs reprises pour repousser la bile qui lui remontait dans la gorge.
— Attends, ce n’est pas tout, expliqua Hansen en s’accroupissant près du cadavre.
La détective fit signe à Nordin, qui se plaça de l’autre côté du corps pour le maintenir par la tête et le bras, puis elle bascula le cadavre vers le légiste.
Un juron se glissa entre les mâchoires serrées de Nyman.
Karla avait raison, ce n’était pas tout : deux crevasses remplaçaient les fesses.

 

Résumé et avis :

Alexis Castells croit avoir de nouveau affaire à Richard Hemfield, le tueur en série meurtrier de son ancien compagnon : un cadavre amputé de ses seins, hanches, cuisses et fesses est retrouvé en Suède, tandis qu’à Londres Emily Roy enquête sur l’enlèvement d’une actrice. Les deux scènes de crime portent la marque d’Hemfield, qui, enfermé depuis dix ans en prison, ne peut en être l’auteur.

Block 46, le précédent roman de Johana Gustawsson a été pour moi unes des révélations de l’année 2015, si ce n’est la révélation. Alors inutile de vous dire combien j’attendais ce nouveau roman.

Mais surtout quand on a autant aimé un premier roman, on est très curieux de découvrir le suivant.

Un deuxième roman et l’auteur est attendu au tournant. On veut savoir s’il confirme son talent. Le deuxième roman est  souvent scruté avec encore plus d’attention. Et si on peut-être indulgent avec une première oeuvre, plus, la suivante est décortiquée et on recherche la petite bête qui ferait trébucher l’auteur. Je le sais je viens d’être terriblement déçue par le second bouquin d’un auteur anglo-saxon et pourtant j’ai beaucoup aimé son premier.

Mais ici il n’est point question de ça. Non Johana passe le test avec brio. Et ça tombe bien car j’avais très envie de retrouver notre duo d’enquêtrice.

Emily et Alexis, la profileuse et la journaliste…. Elle sont un peu chacune à leur façon, une version fantasmée de notre l’auteur elle même ayant été journaliste. Ce qui est intéressant aussi c’est qu’on en apprend un peu plus sur nos héroïnes dans cette opus. Et qu’en plus Johana enrichi sa palette de personnages, ainsi nous découvrons de nouvelles voix féminines à travers ces pages.

Et puis il y a histoire. Une histoire comme on aime en retrouver dans les meilleurs romans policiers. Je parle d’histoire, je devrais dire les histoires, car une nouvelle fois, Johana joue sur plusieurs intrigues. Elle joue avec le passé et le présent. Elle joue sur les lieux, les endroits, les distances, les pays. On navigue à nouveau de Londres à la Suéde. Et nous voyageons dans le temps pour nous retrouver fin du 19e, début du 20 en pleine Angleterre victorienne.

Et… il a les sujets abordés. Un sujet cru, un thème parfaitement adapté à un excellent thriller. L’éditeur nous donne une indication en nous expliquons le mot du titre : Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.  Miam !!! ça promet !

Alors…Oui Johana a parfaitement réussi son essai et sa transformation. Oui c’est un nouveau coup de coeur. Oui j’ai adoré retrouver nos deux héroïnes mais aussi toutes les nouvelles protagonistes qu’elle met en scènes. Et… Oui les femmes sont au coeur de ce roman. Et quel roman!

Merci madame Gustawsson.

Cependant,  j’ai juste une chose à vous reprocher. Maintenant je suis juste frustrée car il va me falloir attendre le prochain opus. Et je suis toute haletante comme à la fin du dernier épisode de ma série préférée. ‘Il va me falloir attendre une année avant de connaître la suite. Je piétine et piaffe déjà d’impatience. Je veux déjà retrouver Emily et Alexis dans leurs nouvelles aventures.

Vite Johana, c’etait tellement bon que j’en redemande.

 

Sans âme de Gail Carriger


9782360510269,0-1155118Le livre : Le protectorat de l’ombrelle,Volume 1, Sans âme : une aventure d’Alexia Tarabotti de Gail Carriger.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sylvie Denis.Paru le 12 janvier 2011 aux Editions Orbit.. 16€75 ; (312 p.) ; 22 x 14 cm

9782253134886,0-1319788Réédité en poche le 18 avril 2012 au Livre de Poche dans la collection Fantastique.. 7€30 ; (424 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

 

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté !

Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l’affaire.

Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

« Un premier roman impressionnant. »
Romantic Times

« Sans âme possède le charme délicat d’une ombrelle victorienne, et la force étrange d’une ombrelle victorienne qui serait secrètement lestée de balles en acier trempé. Un ravissement. »
New York Times (Lev Grossman)

 

37509910L’auteur : Madame Carriger réside dans les Colonies et exige que son thé soit importé directement de Londres. Empruntant aussi bien à Jane Austen qu’à Charlaine Harris, la série du Protectorat de l’ombrelle connaît outre-Atlantique un immense succès.

 

 

 

 

Extrait :
Elle fit une pause. « Un vampire m’a attaquée la nuit dernière. »
Ivy fit semblant de s’évanouir.
Alexia maintint son amie debout par la force en raidissant le bras sur lequel elle s’appuyait. « Inutile de tituber, il n’y a personne d’important pour te rattraper dans les environs. »
Ivy se redressa et dit sur un ton plein de véhémence: « Dieu du ciel, Alexia, mais comment fais-tu pour te fourrer dans ce genre de situation? »
Alexia haussa les épaules et se mit à marcher plus vite, si bien qu’Ivy dut trotter sur quelques pas pour rester à sa hauteur.
« Qu’as-tu fait? » Elle n’allait pas se laisser dissuader.
« Je l’ai frappé avec mon ombrelle, bien entendu.
– Non!
– En plein sur la tête. Je ferais la même chose à quiconque m’attaquerait, être surnaturel ou pas. Il est venu me voir comme ça, sans qu’on ait été présentés ni rien! »

Petits résumé et avis

Lors d’un bal, alors qu’elle s’était éclipsée dans la bibliothèque, Alexia Tarabotti, célibataire endurcie dont la particularité et de ne pas avoir d’âme, est attaquée par un vampire. Elle le tue d’un coup d’ombrelle et Lord Maccon, bel Ecossais et loup-garou, est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire…

« Sans âme », c’est la rencontre de la bonne société victorienne et du surnaturel (vampires, loup-garous).

Une héroïne au caractère affirmé, des situations rocambolesques et un côté pince sans rire dans l’écriture font de la lecture de ce roman une succession d’éclats de rire rafraichissante.

Une bouffée d’air frais sans prétention dont on peut se réjouir.

Seule contre la loi de de W. Wilkie Collins


Mes petites lectures
9782752907998,0-1484948Le livre : Seule contre la loi de William. Wilkie Collins. Traduit de l’anglais par Éric Chédaille. Réédité le 22 mai 2012 chez Libretto. .12€80 ; (499 p.) ; 19 x 12 cm
4e de couv : 

Que faire lorsque l’homme que vous aimez et qui vient de vous épouser se révèle porter un autre nom ? Comment réagir, bien qu’unie pour le meilleur et pour le pire, à la découverte que tout l’accuse du meurtre de sa première épouse ? Si l’amour rend aveugle, il donne également des forces insoupçonnées ! Intimement persuadée de l’innocence de son mari, Valeria va remonter l’écheveau d’une histoire bien différente de celle souhaitée par toute la bonne société mortellement sournoise…

« À Wilkie Collins revient le mérite d’avoir introduit dans l’espace romanesque les plus mystérieux des mystères : ceux qui se cachent derrière nos propres portes. »
Henry James

AVT_William-Wilkie-Collins_9580L’auteur : Né à Londres en 1824 et mort en 1889,William Wilkie Collins (1824-1889) n’est pas seulement l’auteur de somptueux romans victoriens et le père du roman policier britannique. Nouvelliste de talent, il est aussi journaliste à ses heures. Et fin observateur de ses contemporains. Inventeur du thriller contemporain, William Wilkie Collins influença jusqu’à Borges qui voyait dans ses romans la première expression de la fiction moderne. 

Extrait : 
« Le ciel, déjà couvert ce matin-là, s’est encore assombri pendant que nous étions dans l’église et une forte pluie se met à tomber. Les badauds, abrités sous une forêt de parapluies, l’air maussade, nous regardent passer entre les rangs pour nous engouffrer dans la voiture. Point d’acclamations ni de rayon de soleil, pas de fleurs lancées sur notre passage, de banquet suivi de discours chaleureux, pas de demoiselles d’honneur, pas de voeux de bonheur adressés par nos pères et mères respectifs. Un bien triste mariage – force est de le reconnaître – , doublé, si ma tante Starkweather a dit vrai, d’un mauvais départ ! »

Lecture d’avant

Lecture d’avant :

Au lendemain de ses noces avec Eustace Woodville, Valeria découvre qu’elle a épousé un homme riche en mystère. Tout d’abord, son vrai nom est Macallan. Cette révélation pique la curiosité de la jeune mariée… qui n’est pas au bout de ses surprises. Il s’avère que le nom de Macallan est entaché de scandales, l’homme ayant été soupçonné d’avoir assassiné sa première épouse. Les poursuites abandonnées faute de preuves, Eustace a tenté de se faire oublier.

Convaincue de l’innocence de son mari, l’impétueuse  décide de mener l’enquête. Contre l’avis de tous, et bientôt en opposition violente avec son entourage, elle va s’employer, dans une angoissante solitude, à lever l’un après l’autre les masques supposés protéger la bonne société victorienne. Soucieuse de dissimuler ses propres turpitudes – meurtre, chantage, extorsion -, cette dernière semble avoir fait main basse sur la Loi.

Thriller labyrinthique, âpre réflexion sur les faux-semblants, vibrant portrait d’une héroïne libre et intraitable, Seule contre la loi passe pour le premier roman policier dont le détective est une femme. A la lecture de cet opus, on comprend l’admiration sans borne que Borges et Hitchcock vouèrent au maître W. W. Collins (1824-1889), ami et rival de Dickens en son temps.

Révélé aux lecteurs de langue française en 1999 – (soit plus d’un siècle après sa parution en anglais)  Seule contre la loi montre clairement qu’il reste encore, parmi les inédits de Wilkie Collins, quelques grands livres à découvrir.

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Soul of London de Gaëlle Perrin-Guillet.


 

Gaelle Le livre : Soul of London  de Gaëlle Perrin-Guillet. Paru le 1er avril 2016 chez Fleur Sauvage. 16€80 ; (248 p.) ; 20 x 13 cm

4e de couv : 

Londres, 1892. Un climat de peur. Un flic qui boîte et un jeune orphelin. Tous deux face à un meurtre… … dont il ne fallait plus parler.

Jouant avec un côté «Sidekick», Soul Of London nous plonge dans une atmosphère londonienne fort bien documentée. Ce nouveau thriller se révèle être aussi distrayant qu’angoissant.

 

 

 

gaelle-perrin-guillet-6899L’auteur : Née en 1975, Gaëlle PERRIN-GUILLET est secrétaire de mairie le jour et auteur de thriller la nuit. Depuis toujours amatrice de romans noirs, elle s’essaie à l’écriture en 2000. Après deux romans auto-publiés (« Le Sourire du diable » en 2010 et « Au fil des morts »en 2011), elle participe à deux recueils des « Auteurs du noir face à la différence » (en 2012 aux éditions JIGAL puis en 2013 à L’atelier Mosesu). Gaëlle Perrin-Guillet a publié « Haut le chœur » chez Rouge Sang en 2013 mais aussi un polar pour enfant en 2015 chez Rouge Safran, La nuit du chat noir.

Extrait :
 » L’air du soir était chargé de fumée et sentait le charbon. Le vent ramenait les nuages pleins de suie en provenance des usines plus au nord sur le quartier de Marylebone, saupoudrant au passage les murs et le chaussée d’une pellicule noirâtre qui persisterait jusqu’au lendemain. L’air de Londres n’avait que faire des frontières entre quartiers. Les docks pouvaient empester jusqu’aux confins de Mayfair et empuantir aussi bien les robes de dentelles que les tenues des ouvriers, tandis que le charbon recouvrait les toits des demeures les plus luxueuses au cœur même de la City. Londres partageait ses atouts avec tout son peuple, sans discernement, sans retenue. « 

Résumé et avis :

Londres, 1892. Dans une atmosphère angoissante, un policier boiteux et un jeune orphelin affrontent un meurtrier.

Voilà le décor dans lequel nous plonge Gaëlle Perrin. Un Londres en plein changement, l’industrialisation est à son comble. L’exploitations de l’homme par l’homme est de retour. La misère sociale aussi . Et les pauvres sont rejetés vers les marges. Un Londres pluvieux, froid, il neige, sombre, sale. Les démunis dorment dans la rue. Il plane l’ombre inquiétante de Jack l’éventreur, ces crimes affreux sont dans tous les esprits. Le peuple est inquiets de l’échec de la police. Cette police qui pourtant est le meilleur du monde. La défiance vis à vis de l’institution est à son comble, elle aussi. Oui le petit peuple commence à se poser des questions, il gronde. La fracture et les inégalités sociales sont ici palpables.

Et c’est dans ce décor parfaitement réaliste que Gaëlle Perrin nous entraîne.

Elle nous convoque une histoire digne d’un Conan Doyle. Son héros n’est-il pas un fervent lecteur des aventures de son détective de choc. D’ailleurs à l’instar de Sherlock Holmes, notre policier boiteux est un adepte de la logique et des méthodes d’investigations scientifiques. Et c’est affublé de son jeune compagnons qu’il va tenter de faire sortir la vérité des deux affaires sordides qui lui sont confier.

Henry Wilkes, notre policier écloper et Billy un jeune orphelin qu’il a recueilli et sorti de la misère vont se charger de retrouver le monstre qui tue les chiens dans les rue de Londres et qui les abandonne dans les sous-sols glauque du  métropolitains. Mais tel Batman et Robin, ils viendront aussi à la rescousse d’un jeune femme, Alice Pickman, qui veut ré-ouvrir l’enquête sur la mort de sa sœur.

Et c’est avec délectation que nous allons suivre le périple et les aventures de ces trois là. D’une part parce qu’ils sont attachants, parce qu’ils sont eux aussi quelques peu mis en marges de la société. Parce qu’ils sont différents, irrévérencieux et pourtant épris de vérité.

Alors si vous aimé les enquêtes bien ficelé, que vous aimé les ambiancse à la fois gothique et romantique, les histoires classiques avec un zeste d’excentricité. Que vous adoré l’atmosphère irréelle que peut faire naître La Londres victoriennes.  Alors vous allez vraiment passer un excellent moment avec cette lecture que je vous recommande vivement !

Et personnellement, je ne sais pas pourquoi, mais je pense et surtout j’aimerai retrouver ce trio dans de prochaines aventures. C’est trois là ne nous ont pas révélé tous leur secrets…

 

La liste des sept de Mark Frost


$$$&&&$z9782749118161,0-2084040    Le livre : La liste des sept de Mark Frost. Traduit de l’américain par Jean-Michel Dulac. Paru le 3 juillet 2014 chez le Cherche Midi dans la collection Néo. 22€ ; (484 p.) ; 22 x 14 cm.

$$$&&&$z9782264066411,0-3028155Rééditer en poche  le 18 février 2016 chez 10/18 dans la collection Grands Détectives. 9€10 ; (542 p.) ; 18 x 11 cm.

Imaginez Conan Doyle dans l’univers déstabilisant de Twin Peaks.
Par le cocréateur, avec David Lynch, de la série mythique.

Qui en veut à Conan Doyle ? En ce jour de Noël 1884, le jeune médecin participe, en tant que spécialiste des forces occultes, à une séance de spiritisme qui tourne mal. Il échappe de justesse à l’assassinat grâce à un mystérieux individu, Jack Sparks. De retour chez lui, Doyle retrouve son appartement incendié, sa voisine russe assassinée. Autant de faits qui dépassent l’entendement de Scotland Yard. C’est finalement Jack Sparks, à qui ces événements semblent très clairs,  » élémentaires  » même, qui va mettre Doyle sur la piste d’une conspiration qui menace le trône d’Angleterre. Leur seul indice : une liste de sept noms, les sept piliers d’une fraternité secrète aux desseins maléfiques. Mais Doyle peut-il vraiment faire confiance à Sparks, un individu qui sort d’un asile d’aliénés, consomme de la cocaïne et affirme recevoir ses ordres de la reine Victoria ?

 

$$$&&&téléchargement (5)L’auteur : Mark Frost est né en 1953 à New York. Il est romancier, producteur et scénariste. Publié une première fois par Plon en 1995, son premier roman, La Liste des Sept, est immédiatement devenu culte. On lui doit également Les Six Messies (Plon, 1997) et Le Second Objectif (First, 2008).

 

Citation :
« Avant de se replonger dans les élucubrations d’Elena Blavatsky, le docteur Doyle nota mentalement de nettoyer et recharger son revolver. »

Résumé et petit avis :

$$$&&&$zplon00331-1995Un jour de Noël 1884, à Londres, un jeune médecin nommé Arthur Conan Doyle est convoqué à une séance de spiritisme. Il est lui-même un spécialiste de l’occulte, ayant écrit un roman sur le sujet, inspiré des écrits très mystiques de Madame Blavatsky. A la suite de cette séance, Doyle est en danger de mort, son appartement est incendié, sa voisine russe assassinée !… Un agent très spécial de la Reine vient à son secours et lui explique que son propre frère, qui a tué père et mère, s’est ligué avec quelques personnages éminents pour placer sur le trône d’Angleterre une réincarnation du diable. Or ces 7 conjurés sont les membres du conseil d’administration de la maison d’édition qui doit publier le roman de Doyle.

Le cherche midi, et 10/18 ont eu l’excellente idée de republier 20 ans après sa première parution française chez Plon, ce sympathique polar qui nous plonge dans à l’atmosphère sombre et gothique mais qui pourtant n’est pas dénué d’humour.

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Un récit haletant dans l’atmosphère fantastique du Londres victorien. Une intrigue que l’auteur, scénariste de la série Twin Peaks., émaille de nombreuses allusions à l’oeuvre et à la vie de Conan Doyle.  Une histoire ébouriffante, pleine de violence, de visions effrayantes, de suspense, de rebondissements où l’auteur introduit le lecteur dans l’univers sombre du crime de l’Angleterre victorienne.

De plus,  Les fans de Twin Peaks y retrouveront aussi l’univers déjanté et surréel de la série.

 

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Le club Vesuvius de Mark Gatiss


 
 Mes petites lectures
9782352948247,0-2496648Le club Vesuvius : Une aventure de Lucifer Box de Mark Gatiss .
Traduit de l’anglais par Laurence Boischot. Illustrations Ian Bass.
Paru le 18 février 2015 chez Bragelonne dans la collection Fantasy Speampunk. 25€ ; (305 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 24 x 16 cm
Quatrième de couverture
Portraitiste de talent, dandy, bel esprit, mauvais garçon… et le plus irrésistible des agents secrets de Sa Majesté. Lorsque les meilleurs scientifiques du royaume sont mystérieusement assassinés, Lucifer se lance dans une enquête trépidante, des clubs de gentlemen londoniens aux bas-fonds volcaniques de Naples, tout en déterminant la façon la plus seyante de porter un oeillet blanc à sa boutonnière. Une immersion étourdissante dans les arcanes d’un ordre occulte aux pratiques décadentes – et de ses secrets les plus sulfureux.

 

Citation :

J’ai toujours fait preuve d’un manque de discernement affligeant quand il s’agissait de juger du caractère des autres. C’est, paraît-il, la plus charmante de mes vertus.

 

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L’auteur
Mark Gatiss est l’un des principaux auteurs de Doctor Who et surtout de Sherlock, où il est mondialement connu pour son interprétation de Myeroft Holmes, le frère du célèbre détective. Mark Gatiss vit dans un laboratoire du nord de Londres et absorbe, chaque jour, une solution de thé infusé à 7 %.

 Mes petites lectures

Résumé et petit avis :

Lucifer Box, dandy, artiste et surtout agent secret de Sa Majesté, mène l’enquête dans les salons et les bas-fonds de la société edwardienne pour découvrir l’assassin des meilleurs scientifiques du royaume, tout en réfléchissant à la meilleure manière de porter un oeillet blanc à sa boutonnière

Ce n’est pas du steampunk, l’intrigue est située au début du XXe siècle à Londres mais sans aucune invention, technologique ou autre. Et surtout, il n’y a rien de surnaturel !!! Prenez un James Bond ouvertement bisexuel, octroyez-lui le caractère et la répartie des meilleures interprétations d’un Sherlock, le génie et l’humour caustique d’un Mycroft (celui de Gatiss, of course) ainsi que la garde-robe et l’excentricité (oui, rajoutons- en un peu) d’un Oscar Wilde… et vous obtenez l’extraordinaire Lucifer Box. Un personnage charismatique et arrogant s’il en est, mais tellement british que l’on ne peut que aimer.

L’écriture et fluide et agréable. Le scénario regorge de nombreux rebondissements pour nous tenir en haleine et nous faire croire à quelques fausses pistes. Bref tout ici, dans cette première aventure de Lucifer Fox, nous fait passer un excellent moment de lecture. C’est divertissent et c’est parfait entre deux romans noirs.

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