Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : le choix de Jérôme


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Jérôme

Place à son TOP 10

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Top 10

Ce ne sont pas forcément mes 10 bouquins préférés mais 10 bouquins (ou un peu plus !) qui ont marqué et influencé ma vie de lecteur. Ma présentation n’est donc pas par ordre de préférence mais dans l’ordre chronologique de mes lectures.

Hergé, L’affaire Tournesol

J’aurais pu parler du Crabe aux pinces d’Or, le premier livre que j’ai acheté. Mais dans la même série (Tintin, je ne sais pas si vous connaissez), cette Affaire Tournesol a toujours été parmi mes préférés. Peut-être parce qu’il s’agit de la recherche d’un disparu et de l’enquête autour de ses activités récentes. Les points de vue changent sur le personnage, le Capitaine Haddock a toutes les difficultés du monde à se débarrasser d’un sparadrap et une poursuite en voiture et en hélicoptère nous tient en haleine.

Hergé, L_affaire TournesolIl se passe des choses étranges à Moulinsart : tous les objets en verre se brisent les uns après les autres. Des choses d’autant plus étranges que l’on semble être très intéressé par les recherches du professeur Tournesol et que son laboratoire contient des indices troublants.

 

 

 

 

Romain Gary, Clair de femme

L’un des premiers écrivains dont j’ai eu envie de lire plusieurs romans, conseillés par une prof de français. J’ai beaucoup aimé le lire pendant une période. Il y a eu Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable ou La promesse de l’aube ou Chien blanc. J’ai beaucoup aimé ce romancier pour ce qu’il livrait de lui-même dans ses romans. Clair de femme raconte l’errance d’un homme dans Paris alors que sa femme est en train de mourir. C’est poétique, nostalgique et émouvant. On y voit poindre une facette de l’auteur souvent en retrait jusque là et qui peut apparaître comme les prémisses d’Emile Ajar.

Clair de femme GaryCe roman est un chant d’amour à cette «troisième dimension» de l’homme et de la femme : le couple.

L’union de Yannik et Michel est rompue par un destin inéluctable. Mais un désespoir d’amour qui désespérerait de l’amour est pour eux une contradiction qu’ils ne peuvent admettre. Il faut donc triompher de la mort. Yannik dit à Michel : «Je vais disparaître, mais je veux rester femme. Je te serai une autre. Va vers elle. Va à la rencontre d’une autre patrie féminine. La plus cruelle façon de m’oublier, ce serait de ne plus aimer.» Et c’est ainsi qu’apparaît Lydia et que se reformera, dans une célébration passionnée, au-delà de l’éphémère, la patrie du couple, où «tout ce qui est féminin est homme, tout ce qui est masculin est femme».

 

Emile Zola, L’assommoir

Un livre que je devais lire pour le collège et que j’ai aimé, au point de me faire offrir tous les Rougon-Macquart ensuite. Un roman social, un roman noir, peut-être le premier que j’ai lu et qui, quelques temps plus tard, m’a fait revenir vers ce genre.

Le roman social, c’est tout un pan de cette série et la lente déchéance de Gervaise ne pouvant sortir de sa condition, sombrant dans l’alcool à la suite de Coupeau et Lantier, annonce notamment deux des romans les plus noirs de la série, Germinal puis La bête humaine, le roman judiciaire de l’ensemble.

Emile Zola, L_assommoirRécit de la vie et de la déchéance de Gervaise Macquart, jeune blanchisseuse, qui dans le Paris ouvrier du second Empire, sombre peu à peu dans l’alcoolisme. Avec un glossaire des termes argotiques, une liste des salaires et des prix de l’époque, et les grands textes polémiques de Zola qui défendit passionnément son oeuvre.

 

 

 

 

 

Philippe Djian, Echine

Au lycée, en dehors de ce que l’on nous obligeait à lire, j’ai découvert cet écrivain qui a accompagné toute ma vie de lecteur et qui l’accompagne encore. Echine a une place particulière pour moi dans son œuvre, une question m’a taraudé pendant toute sa lecture et la réponse est donné en fin de bouquin. J’ai découvert qu’un roman pouvait contenir deux lignes narratives (au moins), l’une évidente, celle qui constitue l’intrigue, et l’autre plus souterraine, cachée, celle qui donne peut-être la véritable motivation de l’écrivain, ce pourquoi il l’a écrit. Je ne vous dirai pas quelle était cette question mais juste que cette histoire m’a marqué, celle d’un écrivain et des relations avec son fils alors que la mère du garçon les a abandonnés. Un écrivain en mal d’inspiration, sec. Et tout cela dans un style dont Djian n’a pas dit que du bien ensuite mais que j’ai particulièrement savouré.

Pour ne rien gâcher, je l’ai lu alors que j’étais à Biarritz, ville où je me suis imaginé que se déroulait l’intrigue et où je pensais que l’écrivain vivait au moment de son écriture puis de ma lecture. Quelques fois, notre relation à un livre dépasse ses seules qualités, un contexte lui ajoute une importance que nous sommes les seuls à lui trouver.

 

Philippe Djian, EchineLa quarantaine finissante, Dan n’a plus rien à voir avec l’écrivain surdoué qu’il était. Retranché derrière la plume d’auteurs avariés et une bonne dose d’humour noir, il s’efforce d’oublier que sa femme et sa gloire l’ont quitté le même jour. Depuis, il se contente de peu : une nympho mélomane, ses voisins et Sarah, l’amie de toujours. Mais il y a aussi son fils Hermann.

Pierre Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses

Juste avant la fin du secondaire, j’ai découvert ce roman. Un roman incontournable, pour moi. L’un des romans importants dans ma vie de lecteur, un roman que j’ai lu et relu.

Un roman épistolaire qui voit s’affronter la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont. D’abord complices, il se livre ensuite une guerre sans merci, laissant leurs victimes derrière en apprenant à ne pas avoir de sentiments, à ne chercher qu’à être forts en jouant avec les sentiments des autres.

Un grand roman noir, sombre, qui s’enfonce loin dans les penchants les moins avouables de l’âme humaine.

Pierre Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereusesDeux aristocrates brillants et spirituels, la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont, signent un pacte d’inviolable amitié à la fin de leur liaison. C’est au nom de celui-ci que la marquise demande à Valmont de séduire la candide Cécile de Volanges, qui doit épouser son ex-favori, M. de Bastide. Mais Valmont entreprend de séduire la vertueuse Mme de Tourvel.

 

Vladimir Nabokov, Ada ou l’ardeur

Après le lycée, il a fallu que je me prenne en main pour les choix de lecture. Il n’y avait plus de prescription des profs. L’un des premiers vers lesquels je me suis tourné a été Nabokov. L’ensemble de son œuvre est remarquable et Ada pourrait en être la quintessence. L’histoire d’une famille vivant dans une Géorgie à la fois européenne et nord-américaine, d’une initiation et de Van Veen, narrateur et protagoniste principal. Une histoire à plusieurs niveaux, d’une richesse incroyable, l’un des livres qui m’ont le plus marqués.

Après Nabokov ou en même temps, j’ai découvert et savouré Modiano et Le Clezio. Et je suis devenu curieux pour continuer à lire.

Vladimir Nabokov, Ada ou l_ardeur« Le château d’Ardis (les ardeurs et les arbres d’Ardis), voila le leitmotiv qui revient en vagues perlées dans Ada, vaste et délicieuse chronique, dont la plus grande partie a pour décor une Amérique à la clarté de rêve », écrit l’auteur à propos de son ouvrage.

 

 

 

 

Jean-Patrick Manchette, Le petit bleu de la côte ouest

Ma curiosité m’a notamment mené du côté de la série noire et Manchette. Un roman qui n’est que dans l’action, les personnages n’existent que par leur comportement et la violence les entraîne toujours plus loin. Quand je dis les personnages, je parle surtout de Georges Gerfaut, cadre à la vie rangé et qui découvre soudain une autre vie, d’autres préoccupations, celle d’une société qui ne fait pas de cadeau. Froide. Comme ce roman court et d’un bloc que l’on prend comme une claque.

Jean-Patrick Manchette, Le petit bleu de la côte ouestGeorges Gerfaut, un cadre commercial, est témoin d’un accident automobile et emmène le conducteur blessé à l’hôpital. Ce dernier meurt. Un peu plus tard, lors de vacances en famille, deux hommes tentent d’assassiner Georges.

Didier Daeninckx, Les figurants

Après Manchette, ce fut Daeninckx. Meurtres pour mémoire, La mort n’oublie personne, sont des romans forts. Des romans qui racontent des moments que notre société préfère garder dans l’ombre, qu’elle a voulu cacher. Mais les romanciers noirs sont là pour exhumer ces événements peu reluisants, pour mettre en lumière ces aspects de notre société que certains ont cherché à masquer.

J’ai un faible pour ce court roman qui s’intitule Les figurants et qui raconte une découverte particulièrement nauséabonde par un habitué des festivals de cinéma, une bobine qui révèle des moments nauséabonds, glauques, où le côté noir de l’âme humaine est tellement présent.

Didier Daeninckx, Les figurantsValère Notermans est un cinéphile. Sa connaissance du septième art est passionnée, exhaustive, méticuleuse. Venu dans la région de Lille pour un banal festival, il découvre, un jour de braderie, des images fascinantes qui témoignent d’une grande maîtrise. Il ne se résoudra pas à rejoindre son domicile avant d’avoir identifié le réalisateur de cette troublante bobine, avec pour seul indice quelques lettres énigmatiques de la fin du générique…

La nouvelle, chez Didier Daeninckx, bat au rythme du monde. Elle se cherche en scrutant le regard des témoins, et se construit au présent sur la trame de l’Histoire. Les sept textes qui composent ce volume prouvent, s’il en était besoin, que Didier Daeninckx est bien l’observateur le plus intransigeant de la vie sociale et politique de son temps.

 

James Ellroy, Le grand nulle part

J’étais entré dans le roman noir. Et les grands de ce genre qui en contient tant, qui est l’une des composantes majeures de la littérature actuelle, m’ont bouleversé.

En commençant par Ellroy. Après quelques romans dont une trilogie autour du personnage de Lloyd Hopkins, il s’est attaqué à sa ville et ses aspects les plus sombres dans une trilogie, Le quatuor de Los Angeles. Un quatuor magistral dont Le grand nulle part est pour moi le plus réussi. Le plus marquant. Il bouscule, met K.O. le lecteur et recommence, encore et encore.

Les personnages sont torturés, chacun ayant son lot de tares à porter, la société est pourrie et la rédemption n’est pas à la portée de tous. Un grand roman malade dont on sort changé.

James Ellroy, Le grand nulle partLe grand nulle part commence la nuit du premier de l’an 1950 et met en scène trois destins parallèles de policiers. L’inspecteur adjoint Danny Upshaw enquête sur une série de meurtres sexuels avec mutilations. Le lieutenant de la criminelle, mal considine, accepte de servir l’ambition d’un aspirant-procureur en participant à un dossier sur l’influence communiste à Hollywood. Buzz Meeks, homme de main, ex-flic des narcotiques et pourvoyeur de chair fraîche pour Howard Hughes, se joint à la lutte contre «la menace rouge» pour l’argent et le pouvoir. Sans le savoir, les trois hommes ont acheté un billet pour l’enfer.

 

David Peace, 1974, 1977, 1980, 1983

L’un des grands du roman noir actuel. David a entamé son œuvre part un quartet coup de poing, The red riding quartet. Une série autour de l’étrangleur du Yorkshire qui, d’entrée, a tout bousculé.

La forme, le style, le fond, fracasse tout. Le lecteur est bousculé, étouffé, essoufflé, comme les personnages. Pas le temps de respirer, la narration emprunte différentes voies, utilise différentes formes, le style ne cherche pas à nous épargner, à nous mettre à l’aise. Peace ose tout et c’est pour moi, l’un des auteurs les plus marquants de ma vie de lecteur. Il a renouvelé un genre, l’a explosé, pour le remodeler, l’amener à lui. Un auteur inclassable, d’une grande noirceur incontestablement, d’un talent fou.

A ne pas mettre entre toute les mains mais qu’il faut lire (quoi, je me contredis ?) !

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« Tout est lié. Montrez-moi deux choses qui n’ont pas de rapport. »

Edward Dunford

Jeanette Garland : disparue à Castleford en juillet 1969.

Susan Ridyard : disparue à Rochdale en mars 1972.

Clare Kemplay : vient de disparaître à Morley. Elle revenait de l’école, elle n’est jamais rentrée chez elle. Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée sur un chantier de construction.

Nous sommes en 1974, dans la région de Leeds. Noël approche. Edward Dunford, reporter criminel à l’Evening Post, est encore un néophyte qui fait ses premières armes dans l’ombre du journaliste vedette de la rédaction, Jack Whitehead. Au volant de la vieille Viva de son père, qui vient de mourir, Edward Dunford sillonne les routes de l’ouest du Yorkshire à la recherche d’indices susceptibles d’éclairer ces trois disparitions d’enfants. Sont-elles liées ? Eddie en est persuadé. Au départ, il croit seulement chasser le scoop qui lui permettra de coiffer au poteau Jack Whitehead ; mais plus il enquête, plus il découvre que les ramifications de l’affaire sont multiples. Bien des choses sont pourries au royaume du Yorkshire : policiers corrompus, entrepreneurs véreux, élus complices… Partout, les hommes de pouvoir protègent leurs turpitudes et ce, à n’importe quel prix. Y compris celui de la vie humaine.

Ce premier roman a fait grand bruit en Angleterre lors de sa parution en 1999. La presse, britannique et américaine, a salué un romancier et un écrivain d’exception, s’inscrivant dans la tradition de Robin Cook, mais aussi de James Ellroy.

« On ne saurait échapper à la musique d’une telle douleur. »

Marilyn Stasio, le New York Times

Robin Cook, Quelque chose de pourri au Royaume d’Angleterre

Un grand roman et un grand auteur ! J’aurai pu en choisir d’autres, J’étais Dora Suarez, bien sûr, Il est mort les yeux ouverts, l’autre grand roman de sa série The Factory, mais j’aime aussi celui-ci, Quelque chose de pourri… Un grand roman dystopique. Un homme vit en Toscane, il a fui l’Angleterre après l’élection de celui qu’il avait dénoncé avec acharnement. Il a dû fuir parce qu’une dictature se mettait en place. Mais peut-on fuir son pays ? Peut-on fuir la violence faite à ses semblables ?

Robin Cook, Quelque chose de pourri au Royaume d_AngleterreRichard Watt, journaliste anglais engagé, s’est exilé dans un village d’Italie pour fuir une Angleterre qui a sombré dans la dictature. En effet, le nouveau premier ministre jobling se refuse à organiser des élections à expiration de son mandat et réprime férocement toute opposition politique.

La présence de Watt à Roccamarittima ayant été signalée aux autorités anglaises par un couple Britannique, le journaliste est extradé vers son pays d’origine, où il tombe entre les griffes de ses ennemis…

Publié en Grande-Bretagne en 1970, ce roman semble avoir été écrit hier, tant ses thèmes sont d’actualité. Salué par la presse britannique comme digne de succéder au 1984 de George Orwell, quelque chose de pourri est, avec son titre Shakespearien, un roman impressionnant, superbement écrit, poignant et visionnaire.

 

Hugues Pagan, La mort dans une voiture solitaire

Parce qu’il n’y a rien à jeter chez Pagan, il faut tout lire ! Le premier de ses romans est déjà un petit bijou. Un grand roman. Celui d’un auteur malade de ce monde dans lequel nous vivons et où l’humanité semble s’être perdue.

Il nous donne à voir, à travers les yeux de Schneider, flic désabusé, revenu de tout, un pan de notre société d’une grande noirceur. Un reflet de l’âme humaine peu attirant. C’est un roman désespéré, comme tous ceux du romancier mais avec une telle qualité d’écriture, un univers si personnel qu’il ne faut pas passer à côté, on ne peut passer d’un grand romancier quand on en croise un.

Hugues Pagan, La mort dans une voiture solitaire« A partir d’un argument conventionnel, la relation d’une enquête policière sur le meurtre d’un ponte, Hugues Pagan renoue, sur un mode typiquement français et selon une vision bien personnelle, avec certains des grands archétypes du roman noir américain. Par-delà la description exemplaire de la machinerie policière, il raconte l’histoire d’une vengeance et dresse le portrait d’un homme perdu, l’inspecteur principal Schneider, dont la vie est devenue un long suicide. Plus proche de David Goodis que d’Ed McBain, Hugues Pagan lance le lancinant lamento des vies naufragées dont le blues se répercute à l’infini sur les cercles maléfiques « faits de smogs et de volutes de brouillard à contretemps » de la ville.. » (Jean-Pierre Deloux, Polar)

Paru en 1982 dans la collection Engrenage, La mort dans une voiture solitaire est publié pour la première fois dans son intégralité.

 

David Goodis, Sans espoir de retour

L’un des maîtres du roman noir, l’un de ceux qui en ont fait un genre à prendre en considération, dont on ne peut contester la valeur littéraire.

Avec Sans espoir de retour, il ne offre le portrait d’un de ces personnages qui peuplent ses romans. Un homme qui a renoncé à tout, qui a cherché à se cacher, en devenant un marginal, un sans-grade. Un personnage qui va devoir sortir de l’oubli le temps d’un roman, s’approchant d’une certaine rédemption qu’il ne veut pourtant pas, quand son passé revient le hanter.

Goodis est un maître qu’il faut lire si l’on aime le roman noir. Un romancier qui, comme ses personnages, s’est mis en marge pour pouvoir écrire et vivre de ce qu’il écrivait. Il n’a pas voulu la reconnaissance mais a commis quelques romans particulièrement recommandables.

David Goodis, Sans espoir de retourGerardo reprit son sérieux. Les autres malfrats cessèrent de rire. Whitey se demandait : «Qu’est-ce que j’ai bien pu raconter de si drôle ?» Puis il entendit Gerardo déclarer :

– Pas mal, ton histoire, mon pote. Y a du vrai là-dedans. Mais y en a pas assez. Pas assez de vrai. Il s’en faut même de beaucoup.

Whitey retint sa respiration, cependant que Gerardo poursuivait, sans se presser :

– C’est pas toi qui as tué le flic, parce que je sais, moi, qui l’a fait. Tu veux savoir son nom, à l’assassin ? Il s’appelle Gerardo.

Voilà, pas facile de n’en prendre que dix (treize !). Il y aurait pu y avoir mes derniers très gros coups de cœur, John King et son Human Punk, Jack O’Connell et Et le verbe s’est fait cher, par exemple, ou encore James Sallis, Franz Bartelt, Emile Gaboriau, Jean Amila, Harry Crews, Jean Echenoz, ou encore Tim Dorsey, René Belletto, Jonathan Coe… C’est trop dur d’en éliminer autant ! Mais c’est le jeu.

 

Merci Jérôme, magnifique Top 10++

Il me parle mais ça tu dois t’en douter.

Je vous invite à retrouver Jérôme sur son blog

Moeurs Noires

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Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Stef


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de notre Stef

Place à son TOP 10

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Coucou,

Encore heureux que j’avais déjà un support avec ton tag 😉 Du coup hop premier concours fait !

– Le ventre de Paris, d’Emile Zola.

Parce que j’ai toujours aimé Zola. Qu’il est pour moi l’auteur d’une époque . Que d’un point de vu sociologique (un sujet qui me passionne et qui me pousse vers l’histoire, les diverses cultures et à voyager) je ne peux rêver mieux pour visualiser le monde du XIXe siècle . Et si je dois choisir 1 roman parmi les siens alors c’est celui-là car je me souviens encore des odeurs de ces Halles …

 

C’est dans les Halles centrales de Paris récemment construites par Baltard que Zola situe le troisième épisode des Rougon Macquart. Après «la course aux millions» décrite dans La Curée, ce sera la fête breughelienne du Ventre de Paris, sa foule fiévreuse, tourbillonnante et bigarrée, ses amoncellements de victuailles, ses flamboiements de couleurs, ses odeurs puissantes de fermes, de jardins et de marées.

Florent, arrêté par erreur après le coup d’Etat du 2-décembre 1851, s’est évadé du bagne de Cayenne après 7 ans d’épreuves. Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lïsa Macquart fait prospérer l’opulente charcuterie Quenu Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l’Empire a su procurer au «ventre boutiquier, au ventre de l’honnête moyenne,… le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier», il n’a guère contenté les affamés. Et la grande kermesse flamande va réveiller bientôt l’éternel affrontement des Maigres et des Gras.

Nulle part peut-être, mieux que dans Le Ventre de Paris, n’éclate ce don épique qui s’appuie sur le réel pour le déborder bientôt et le transfigurer dans une lumière nouvelle.

– Le Parfum de Patrick Süskind.

Un roman qui m’avait bouleversé à l’époque (un peu comme L’homme sans douleur de Andrew Miller que je conseille également pour sa rencontre avec le marquis de Sade ). Un livre que l’on m’avait conseillé de lire pour découvrir la chimie enfin comprendre la distillation, l’enfleurage etc…Cela me rappelle également que j’ai lu L’île mystérieuse car mon prof de Chimie m’avait dit : Lisez-le et vous comprendrez les bases de la chimie générale et organique! J’ai aimé le livre mais je n’ai jamais vu le rapport avec mes cours :p  

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le coeur des hommes ».

C’est son histoire, abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un best-seller mondial, porté à l’écran.


– L’Aliéniste de Calebb Carr.

Un roman prenant, terrifiant et qui est fabuleux pour sa découverte des techniques d’investigations. Non seulement l’intrigue est magistrale mais il y a une richesse de l’époque (on revient sur mon attrait pour l’histoire sociale 😉 ) l’immigration, le milieu de vie, les ghettos …L’auteur est historien et cela se sent ! Et puis toute il développe sans lourdeur les techniques et avancées d’investigations policières du monde entier. 

New York 1896… Un meurtrier auprès duquel Jack l’Eventreur fait piètre figure sème aux quatre coins du Lower East Side les cadavres d’adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics…

Révolté par tant d’indifférence, Théodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à ses amis John Schuyler Moore, chroniqueur criminel et Laszlo Kreizler, aliéniste – spécialiste des maladies mentales – pour élucider cette énigme terrifiante.

Leurs procédés sont révolutionnaires ! En étudiant les crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l’assassin, l’identifier et l’arrêter. Ils ont peu de temps. Le meurtrier continue à frapper. Les obstacles se multiplient mais rien ne pourra les arrêter…

New-yorkais de naissance et d’esprit, fils de Lucien Carr, qui faisait partie du cercle de Jack Kerouac, avec William Burroughs et Allen Ginsberg, Caleb Carr, 38 ans, signe ici un chef-d’œuvre brillant, plein d’humour et de fantaisie.


– Ensemble c’est Tout d’Anna Gavalda.

Le seul roman de cette auteure qui m’ai transporté mais puté qu’il était chouette. Mon côté midinette enfin :p Mais j’ai adoré ces trois personnages cabossés, totalement différent. Ce regard aussi sur la vieillesse avec pudeur et poésie. 

Camille dessine. Dessinait plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l’existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l’idée de mourir loin de son jardin.

Ces quatre-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés… Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l’amour – appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu.

Ce livre ne raconte rien d’autre qu’une histoire d’amour. Une histoire d’amour entre quatre éclopés de la vie. Camille, Franck, Philibert et Paulette. Des bons à rien, des cabossés, des coeurs purs. Quatre allumettes placées ensemble au-dessus d’une flamme. Et, pfiou… Tout s’embrase.


– Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg.

Pour sa légèreté et son message beaucoup plus sérieux. Autre époque, autre lieu .. Mais encore un regard sur les autres ! Ici la différence, les blancs et les noirs, l’homosexualité .. Des personnes qui ne rentrent pas dans des cases et qui font un bien fou !

«Un sacré numéro, Idgie ! La première fois qu’elle a vu Ruth, elle a piqué un fard et elle a filé à l’étage pour se laver et se mettre de la gomina. Par la suite, elles ont ouvert le café et ne se sont plus jamais quittées. Ah ! les beignets de tomates vertes du Whistle Stop Café… J’en salive encore !»

Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn, qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer…

Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d’humour. Un baume au coeur, chaud et sucré.

– Mauriac (avec une préférence pour Génitrix ).

Parce que j’ai tout lu de cet auteur et que cela ne s’explique pas …Il y a des auteurs que je ne peux pas lire Giono, Sartre … Mais Mauriac et sa Génitrix en particulier ma parle.

Mathilde Cazenave morte, sa belle-mère jubile ; elle va pouvoir reconquérir totalement son fils bien-aimé. Félicité a tort de se réjouir trop vite car sur le visage apaisé de la jeune morte, Fernand entrevoit ce qu’aurait pu être le bonheur avec Mathilde. Qui l’a empêché de s’entendre avec elle sinon sa mère ? Vieil enfant égoïste et gâté, il se retourne alors contre cette «genitrix» coupable de l’avoir trop choyé. Défaite temporaire dont François Mauriac analyse les phases avec une lucidité sans complaisance dans ce roman âpre et poignant, une de ses œuvres les plus célèbres.

 

 


– Dix petits nègres d’Agatha Christie …

Un de mes premiers romans policier. Il est indémodable. 

Ils sont dix à avoir reçu l’invitation : des vacances d’été sur l’île du Nègre ! Voilà une proposition à laquelle personne ne saurait résister. Non seulement c’est gratuit, mais l’île a tant fait parler d’elle ! Chacun se demande qui est son nouveau propriétaire – une star d’Hollywood, un milliardaire américain, ou l’Amirauté britannique qui s’y livrerait à des expériences ultrasecrètes ? Aussi, sans vraiment connaître leur hôte, ils accourent volontiers : le médecin, le play-boy, la jeune prof de gym, le juge à la retraite, le général bardé de décorations, la vieille fille grincheuse, le sémillant capitaine, le majordome et sa femme, et M. Davis qui ne s’appelle pas Davis… Qu’ont-ils donc en commun ?

 


– Les temps maudits de Jack London

parce que London quoi ! Le cri contre le capitalisme …Un peu de politique pour changer un peu, en cette période :p 

les-temps-maudits-102808-264-432Situées en des temps et lieux aussi divers que l’époque du quaternaire et un avenir lointain, en Amérique, à Tahiti ou au Mexique, ces huit nouvelles portent l’écho d’une seule et même plainte. Celle de l’homme écrasé par un système économique implacable.
Hommes préhistoriques déjà victimes de ce qui sera le capitalisme, chinois guillotiné par erreur et pour l’exemple, vieux boxeur en quête d’un bifteck avant un match décisif, jeune mexicain offrant la douleur de son corps à la révolution, vengeurs fantômes exterminant les maîtres de la finance, ouvriers de San Francisco proclamant la grève générale. Autant de portraits vigoureux et traumatisants, révélateurs d’un aspect inconnu de l’oeuvre de Jack London.


– Arrive un vagabond de Robert Goolrick.

La plume de cet auteur est juste une merveille. je viens de le comparer à Franck Bouysse. D’une simple phrase, ils vous décrivent un monde ! 

97822640682620-3024487C’est au cours de l’été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises – l’une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l’autre une importante somme d’argent. Charlie y tomba deux fois amoureux. D’abord, il s’éprit de cette ville paisible de Virginie dont les habitants semblaient vivre dignement, dans la crainte supportable d’un Dieu qu’ils avaient toutes les raisons de trouver plutôt bienveillant à leur égard. Une preuve parmi d’autres : il n’y avait encore jamais eu de crime à Brownsburg. La deuxième fois que Charlie tomba amoureux fut le jour où il rencontra la belle Sylvan Glass.

Après Féroces et Une femme simple et honnête, Robert Goolrick nous offre un roman d’une intensité surprenante tant la part de fiction semble se dissoudre en chacun de ces hommes et femmes simples, emplis de bonté mais aussi de désirs et de peurs, ce pays de terre et de rêves, et cette histoire sortie tout droit des contes de notre enfance, lorsque les songes se mêlent encore à la réalité. Arrive un vagabond a reçu le Prix Virgin Megastore 2012.

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Nathalie


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Nathalie

Place à son TOP 10

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Bonjour et joyeux Blog’Anniversaire !

Voici mon top 10 :

  • Les 4 filles du Dr March, un livre que j’ai lu à de nombreuses reprises ! J’étais « Jo » bien sûr…

    Meg, Jo, Beth et Amy sont quatre soeurs qui s’entendent bien. En pleine guerre de Sécession, leur père part sur le front. Alors tout le monde doit se mettre au travail. Entre Meg la raisonnable, Jo l’impétueuse, Amy la raffinée et Beth la délicate, les discussions sont passionnées et la maison rarement silencieuse !

 

 

 

  • La série des « Alice », lue et relue à l’époque où il n’y avait pas autant de variété en littérature jeunesse.

 

Jeune détective de choc, Alice se lance dans des enquêtes toujours trépidantes… quitte à affronter des adversaires malhonnêtes et dangereux ! Sa passion ? Eclaircir les mystères !

« Un, deux, trois… Action ! » Voilà Alice et ses amies actrices dans un film d’horreur réalisé par Ned ! Mais le tournage tourne court quand un drame survient dans le ranch voisin : Étoile Filante, le pur-sang le plus rapide de la région, a été enlevé à son éleveur… Pour éclaircir ce mystère, Alice n’hésite pas à endosser son rôle de prédilection : celui de détective

 

 

  • La série des « Soeurs Parker » pour changer des « Alice » !!

 

Les Soeurs Parker (Les Dana girls en anglais) sont comme leur nom l’indique deux soeurs. Liz (Louise) Parker une jolie brunette a 17 ans, Ann (Jean) , sa soeur cadette, a 16 ans et est blonde. Orphelines, elles vivent avec leur oncle Dick (Ned), commandant d’un bateau (le Balaska), et leur tante Harriet à Rockville, mais c’est au collège de Starhurst où elles sont pensionnaires qu’elles passent la plupart de leur temps, même si de nombreux voyages sont à leur actif ! De même qu’Alice sort de façon platonique avec Ned Nickerson,  Liz et Ann sortent avec Kenneth Scott (Ken Scott ) et Christopher Barton (Jim Barton), deux étudiants d’un collège aux alentours de Starhurst. A leur coté de nombreuses amies dont notamment Evelyne Starr, mais aussi une « ennemie » acharnée à leur jouer de mauvais tours Letty Barclay (Lettie Briggs).

 

  • Les romans d’Arsène Lupin, premiers livres « adulte » que j’ai lu, empruntés dans la bibliothèque de mes parents

 

« Vous allez pouvoir découvrir une oeuvre sensationnelle, appelée à un retentissement énorme : les surprenantes, mystérieuses, inattendues, originales et passionnantes aventures du génial escroc Arsène Lupin, dont l’habileté et la chance infernales dépassent tout ce que nous savons jusqu’ici des tours de force les plus extravagants des grands aventuriers. »

Recueil des aventures d’Arsène Lupin parues dans Je sais tout entre 1905 et 1913, avec 130 illustrations d’origine peu connues.

 

 

  • avec les « Agatha Christie »

Recueil des cinq premiers romans, parus entre 1920 et 1927, mettant en scène l’enquêteur belge Hercule Poirot.

Silhouette ronde et joviale, moustaches cirées, œil vif et cellules grises en activité constante, Hercule Poirot, réfugié en Angleterre pendant la guerre, décide de s’y établir et devient détective privé. Né de l’imagination d’Agatha Christie, il apparaît dès son premier roman en 1920 : La mystérieuse affaire de Styles, et traverse l’œuvre de l’auteur pour mourir dans le dernier : Poirot quitte la scène. Réunis dans ce volume, voici les cinq premiers romans et recueils de nouvelles qui permettent d’apprécier le talent et l’esprit d’analyse d’un détective pour lequel la meilleure façon de résoudre une énigme est de s’asseoir dans un fauteuil pour utiliser au mieux ses célèbres petites cellules grises. Maniaque, toujours tiré à quatre épingles et soucieux autant de la morale que de son confort, il apparaît souvent ridicule aux yeux de ses adversaires qui le sous-estiment. Il n’en déjoue pourtant pas moins, et avec quelle maestria, les mécaniques criminelles les plus subtiles.

  • « Bilbo le Hobbit » mon premier livre de Fantasy, prêté par mon oncle, grand fan de SFFF et de bandes dessinées

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug…

 

 

 

 

 

  • « Dune » mon premier livre de SF

Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse: l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers achète à n’importe quel prix.

Richesse très convoitée: quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l’histoire.

Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l’espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances.

Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire?

L’auteur a brossé une immense fresque, qui, par l’intensité dramatique, le foisonnement des personnages, la précision des détails, est digne des grands chefs-d’oeuvre du roman historique classique.

 

  • « Germinal » lu en une après-midi quand j’étais en 4ème ou en 3ème (c’était à lire pour le collège, beaucoup ont détesté, j’ai adoré !)

 

Dans la mine de charbon de Voreux dans le nord de la France, à la fin du XIXe siècle, Etienne Lantier trouve un travail après avoir été renvoyé des chemins de fer pour activité syndicale. Logé chez les Maheu, une famille de mineurs, il tombe amoureux de leur fille Catherine. Le travail est rude et mal payé, les payes sont misérables. Les conditions de travail effroyables : chaleur étouffante, obscurité, risques d’éboulement… les conditions de sécurité ne sont pas respectées . Quand la Compagnie décide de réduire encore les salaires, la colère gronde dans les corons. Lantier prend la tête de la révolte.

Germinal est la grande fresque de Zola sur le monde de la mine au XIXe siècle.

 

 

  • « Les raisins de la colère » lu à la même époque

 

Années 1930, Oklahoma. Tom Joad est libéré de prison suite à un homicide involontaire. Il retourne à la ferme familiale mais une mauvaise surprise l’attend : la ferme a été saisie par une banque et sa famille, totalement ruinée, est sur le départ. Elle s’apprête à partir en Californie, avec l’espoir de trouver un emploi et de vivre dignement.
La famille Joad, partagée entre la peine de devoir quitter « la terre de ses pères » et l’espoir d’une vie meilleure, entame donc un long périple sur la route 66, à travers les grandes plaines de l’ouest, en direction d’une Californie mythifiée. Mais le voyage ne se fait pas sans difficulté. La dislocation de la famille commence.
La famille Joad arrive finalement en Californie et réalise rapidement que, non seulement il n’ y a pas assez de travail pour tous les immigrants et qu’elle devra vivre dans des conditions de vie effroyables, mais également que les « Okies » sont craints et haïs par les autochtones qui ne voient en eux que des marginaux et des agitateurs potentiels.
Malgré les difficultés, la famille Joad ne perd pas espoir et, malgré la faim, la pauvreté et l’injustice, mobilise toute son énergie pour essayer de s’en sortir…

 

 

  • « L’oeuvre de Dieu, la part du Diable » ma découverte d’Irving !

«Ici à Saint Cloud’s, nous n’avons qu’un seul problème. Il se nomme Homer Wells. Nous sommes parvenus à faire de l’orphelinat son foyer, et c’est cela le problème.» Dans l’orphelinat de Saint Cloud’s, l’excentrique Dr Larch officie de manière très spéciale. Il assure «l’oeuvre de Dieu» en mettant au monde des enfants non désirés et réalise «la part du Diable» en pratiquant des avortements clandestins. Homer Wells, jeune orphelin et protégé de Wilbur Larch, ne se voit pas vivre ailleurs qu’à Saint Cloud’s. Auprès de ce dernier, il va apprendre le «métier», et peu à peu tracer son chemin en s’éloignant avec audace des plans du docteur.

 

Merci pour ce concours et bonne soirée !

Nathalie (Nath56)

 Merci à toi Nathalie d’avoir répondu à ce jeu et ainsi participer notre concours « 2 ans du blog ».

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Marion


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Marion

Place à son TOP 10

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Bonjour!!

Voici mon top 10 (ou 11..) . 

Merci et bon week-end!

  • American Tabloid – James Ellroy

Mon premier Ellroy… acheté un peu par hasard (ah.. les couvertures de la collection RIVAGES/NOIR) … après ça j’ai tout lu et même relu… Une vraie rencontre!!

Malgré son poids, American Tabloid tient de l’épure tant il semble que l’auteur ait taillé à la serpe dans un manuscrit que l’on imagine colossal. Plein comme un oeuf, American Tabloid requiert une attention de tous les instants : une simple ligne parcourue d’un oeil distrait, et c’est une conspiration, un retournement de veste ou un cadavre qui risquent d’échapper au lecteur. Il n’en fallait pas moins pour passer au scalpel les mille jours de l’administration Kennedy et dresser le tableau dantesque des cinq ans qui courent de novembre 1958 au 22 novembre 1963 à Dallas.

Thriller explosif, dont les protagonistes sont John et Robert Kennedy, Jimmy Hoffa, J. Edgar Hoover, Howard Hughes et Fidel Castro. Premier volet d’une nouvelle trilogie qui commence l’immense saga épique sur le crime en Amérique.

  • De sang froid – Truman Capote

Quand le fait divers rencontre la littérature.. que dire de plus…

 

Il était midi au coeur du désert de Mojave. Assis sur une valise de paille, Perry jouait de l’harmonica. Dick était debout au bord d’une grande route noire, la Route 66, les yeux fixés sur le vide immaculé comme si l’intensité de son regard pouvait forcer des automobilistes à se montrer. Il en passait très peu, et nul d’entre eux ne s’arrêtait pour les auto-stoppeurs… Ils attendaient un voyageur solitaire dans une voiture convenable et avec de l’argent dans son porte-billets : un étranger à voler, étrangler et abandonner dans le désert.

Un roman inspiré à un grand écrivain américain par un terrible fait divers.Deux bandits se font passer pour d’inoffensifs auto-stoppeurs, en quête d’un voyageur à détrousser, étrangler et abandonner dans le désert. Huit millions d’exemplaires et un triomphe à l’écran.

 

  • La série Harry Potter . J.K. Rowling

Acheté pour ma petite soeur qui avait 10-11 ans à l’époque… toute la famille a été emportée par la vague.. la petite soeur, moi, ma mère, mon grand-père… et ça continue!

 

Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l’attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naissance et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ?

Ainsi commence la saga et les aventures d’Harry Potter;, le sorcier le plus connu de l’univers !

  • Gone Baby Gone – Dennis Lehane

J’aime beaucoup la série Kenzie et Gennaro, mais Gone Baby Gone a une place à part. Lehane arrive très bien, via le polar, à nous faire nous questionner … De quel coté je pencherai? qui a raison, qui a tort… les gentils ne sont jamais vraiment gentils (ou l’inverse) chez Lehane

 

Patrick Kenzie et Angela Gennaro, les deux héros de Dennis Lehane, sont chargés de retrouver une petite fille de quatre ans, Amanda, mystérieusement disparue un soir d’automne. Curieusement, la mère d’Amanda paraît peu concernée par ce qui est arrivé à sa fille, qu’elle avait laissée seule le soir du drame pour aller dans un bar. Sa vie semble régie par la télévision, l’alcool et la drogue. Patrick et Angie découvrent d’ailleurs que la jeune femme Dealait pour le compte d’un dénommé Cheddar Olamon et qu’elle aurait détourné les deux cent mille dollars de sa dernière livraison. Olamon se serait-il vengé en kidnappant la fille de son « employée » ?

Cette quatrième aventure de Kenzie et Gennaro distille une petite musique déchirante et se termine par une chute aussi inattendue que bouleversante.

Gone, Baby, Gone vient d’être porté à l’écran par Ben Affleck avec Casey Affleck, Michelle Monaghan, Morgan Freeman et Ed. Harris.

  • Le quatuor du Yorkshire – David Peace

Mon chouchou avec James Ellroy. Il a une écriture très précise (bravo au traducteur d’ailleurs) très musicale. J’ai assisté à Lyon à une lecture de Rouge ou Mort par le maitre.. c’était magique!

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« Tout est lié. Montrez-moi deux choses qui n’ont pas de rapport. »

Edward Dunford

Jeanette Garland : disparue à Castleford en juillet 1969.

Susan Ridyard : disparue à Rochdale en mars 1972.

Clare Kemplay : vient de disparaître à Morley. Elle revenait de l’école, elle n’est jamais rentrée chez elle. Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée sur un chantier de construction.

Nous sommes en 1974, dans la région de Leeds. Noël approche. Edward Dunford, reporter criminel à l’Evening Post, est encore un néophyte qui fait ses premières armes dans l’ombre du journaliste vedette de la rédaction, Jack Whitehead. Au volant de la vieille Viva de son père, qui vient de mourir, Edward Dunford sillonne les routes de l’ouest du Yorkshire à la recherche d’indices susceptibles d’éclairer ces trois disparitions d’enfants. Sont-elles liées ? Eddie en est persuadé. Au départ, il croit seulement chasser le scoop qui lui permettra de coiffer au poteau Jack Whitehead ; mais plus il enquête, plus il découvre que les ramifications de l’affaire sont multiples. Bien des choses sont pourries au royaume du Yorkshire : policiers corrompus, entrepreneurs véreux, élus complices… Partout, les hommes de pouvoir protègent leurs turpitudes et ce, à n’importe quel prix. Y compris celui de la vie humaine.

Ce premier roman a fait grand bruit en Angleterre lors de sa parution en 1999. La presse, britannique et américaine, a salué un romancier et un écrivain d’exception, s’inscrivant dans la tradition de Robin Cook, mais aussi de James Ellroy.

« On ne saurait échapper à la musique d’une telle douleur. »

Marilyn Stasio, le New York Times

  • Les rois Maudits – Maurice Druon

Encore une série (décidément) découverte au lycée celle-là.. Ma mère était fan… Elle avait un gros pavé rassemblant tous les tomes.. pas pratique à transporter dans le bus…. :

 

Au début du XIVe siècle s’ouvre, contre les Templiers, le plus vaste procès dont l’Histoire ait gardé le souvenir. Philippe Le Bel règne sur le royaume de France, puissant mais désargenté. Or l’ordre du Temple est à la fois riche et influent. Le roi va éradiquer ce contre-pouvoir qui le menace. Au moment de passer sur le bûcher, Jacques de Molay, le grand-maître de l’Ordre, lance sa terrible malédiction « Maudits, tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! »

Jacques de Molay, meurt donc sur le bûcher mais il a maudit le pape, le roi et ses héritiers, les grands du royaume jusqu’à la treizième génération. Dès lors, le malheur s’abat sur la France. Les quatre derniers Capétiens directs meurent en moins de quinze années : adultères, meurtres, procès, trahisons ébranlent la dynastie, et mènent à la guerre de Cent Ans.

Cette extraordinaire saga a conquis des générations de lecteurs à travers le monde et a donné naissance à de formidables créations audiovisuelles.

Réunit
Le roi de fer
La reine étranglée
Les poisons de la couronne
La loi des mâles
La louve de France
Le lis et le lion
Quand un roi perd la France
  • Germinal Emile ZOLA

Lu au lycée..  Je ne sais pas vraiment comment ça marche mais le texte de Zola, même s’il semble assez austère à de nombreux lecteurs marche sur moi comme un projecteur de film. Je voyais la mine, je voyais les mineurs j’étais dans le roman…ce livre, j’en faisais des cauchemars.

 

Au XIXe siècle, la descente aux enfers d’Etienne Lantier, ouvrier chassé des ateliers des chemins de fer de Lille pour avoir giflé son chef, et qui devient mineur à Montsou.

Germinal est le récit d’une grève de mineurs sous le Second Empire, mais également de leurs souffrances et de leurs amours, de leurs révoltes et de leurs espoirs, de leur fraternité et de leurs dissensions. Et si, dans ce treizième volume des Rougon-Macquart, Zola n’hésite pas à peindre au plus noir cette vie ouvrière, c’est qu’il souhaite conduire ses lecteurs de 1885 au sursaut nécessaire pour qu’advienne un avenir moins sombre. C’est ainsi l’espérance qui éclaire la fin du livre et que son titre annonce : dans le calendrier révolutionnaire, Germinal était le mois du printemps – celui du renouveau.

  • Notre Dame de Paris – Victor Hugo

Il y a tout dans ce roman. l’amour sincère, la convoitise, la jalousie, des scènes grandioses, des victoires, des défaites.. tout quoi!

Paris au Moyen Age. La jeune et ravissante Esméralda, accusée de meurtre et de sorcellerie, doit être pendue. Mais dans l’ombre, un amoureux veille.

Paris, 1482. Quasimodo, le sonneur bossu de Notre-Dame, voue à la belle Esmeralda un amour sans espoir. Comment la bohémienne s’intéresserait-elle à ce monstre, elle qui fascine tous les hommes ? Accusée d’un meurtre qu’elle n’a pas commis, elle est arrêtée et promise au supplice. Mais du haut des tours de la cathédrale, Quasimodo est prêt à intervenir pour la sauver des griffes de ses bourreaux… Un monument littéraire

Esmeralda, Quasimodo, Fleur de Lys, Frolo, autant de noms qui résonnent au-delà des siècles. Sans cesse incarnés sous toutes les formes possibles, les personnages de Victor Hugo appartiennent au patrimoine littéraire mondial.

  • Après la Guerre – Hervé Le Corre

J’avais beaucoup aimé les précédents livres mais celui là… un « décor » historique passionnant et un méchant fantastique, Darlac.. un peu le Dudley Smith de Ellroy à la sauce française… ET l’écriture est superbe!

 

Bordeaux dans les années cinquante. Une ville qui porte encore les stigmates de la seconde guerre mondiale et où rôde l’inquiétante silhouette du commissaire Darlac, un flic pourri qui a fait son beurre pendant l’occupation. Pourtant, déjà, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a commencé : de jeunes appelés partent pour l’Algérie.

Daniel sait que c’est le sort qui l’attend. Il a perdu ses parents dans les camps et travaille dans un garage. Un jour, un inconnu vient faire réparer sa moto. L’homme ne se trouve pas à Bordeaux par hasard. Sa présence va déclencher une onde de choc dans toute la ville…

Prix Le Point du polar européen 2014, Prix Landerneau polar 2014.

  • Le Pape l’Iroquois et le Bourbon kid – Anonyme

 Des vampires, des zombies, des héros stupides et un sosie de Elvis super cool… Cet ovni (et toute la série qui va avec) est hyper réjouissant!

 

D’un côté, le Bourbon Kid, tenant du titre de tueur en série le plus impitoyable et le plus mystérieux que la terre ait jamais porté.

De l’autre, avec plus d’une centaine de victimes à son actif, l’Iroquois, blouson de cuir rouge, masque d’Halloween surmonté d’une crête, challenger et sérieux prétendant au titre.

Le combat s’annonce terrible. Dans les coulisses : une organisation gouvernementale américaine spécialisée dans les opérations fantômes, une nonne, un sosie d’Elvis, quelques Hells Angels et une cible de choix pour nos psychopathes frénétiques – le pape, en voyage secret aux États-Unis. Sur la musique de Grease, nous vous convions au spectacle littéraire le plus déjanté de la décennie.

La rencontre explosive entre le Bourbon Kid, tueur en série impitoyable, et l’Iroquois, qui porte un masque d’Halloween surmonté d’une crête et compte d’une centaine de victimes à son actif. Le pape, effectuant une visite secrète aux Etats-Unis, se révèle une proie de choix pour ces deux psychopathes. Par l’auteur de Psycho killer et de la tétralogie du Bourbon Kid.

  • L’homme qui n’aimait pas les femmes – Stieg Larsson

Evidemment, ce n’est pas très original. Mais Larsson a su par ses 3 livres installer un style et des personnages extrèmement marquant. C’est fort!!

Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d’une île, la petite-nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.

Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.

Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.

À la fin de ce volume, le lecteur se doute qu’il rencontrera à nouveau les personnages et la revue Millénium. Des fils ont été noués, des portes ouvertes. Impatient, haletant, on retrouvera Mikael et sa hargne sous une allure débonnaire, et Lisbeth avec les zones d’ombre qui l’entourent.

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée.

Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes menaient des investigations pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.

Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un bidon d’essence et d’une allumette ?

S’agissait-il d’une des filles des pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C’est dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.

 

Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s’ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d’une série rapidement devenue culte.

Le lecteur du deuxième tome l’espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n’est pas morte. Ce n’est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l’hôpital, dans l’incapacité physique de bouger et d’agir. Coincée, elle l’est d’autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu’elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu’elle…

Il n’existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l’ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent.

Côté forces du bien, on peut compter sur Mikael Blomkvist, qui, d’une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d’autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d’État qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l’aide d’Armanskij, reste à savoir s’il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d’une publication concurrente.

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Cécile


 

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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Aussi je vous ai demandé quels étaient les 10 livres qui, d’une façon ou d’une autre, vous ont marqué(e)s !

Vous avez accepté de jouer le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Cécile

Place à son TOP 10

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Bonjour Geneviève,

Ma petite participation à ce concours pour le plaisir de partager « mes » livres avec toi !

A bientôt,

Et encore un Bel Anniversaire,

Il était une fois … …mes livres-doudous qui m’ont réconfortés, ébranlés, accompagnés, forgés :

1 – Fantômette et le Secret du désert de Georges Chaulet :

Le Girl Power ! Ou comment les histoires d’une fille qui résout des enquêtes peuvent vous faire croire que tout est possible : Go Girl Go!

cvt_fantomette-et-le-secret-du-desert-collection-b_4132FANTÔMETTE demande :
« Dites-moi, cette explosion de tout à l’heure, croyez-vous que ce soit un accident ?
— Oh ! non. J’ai dit ça pour rassurer vos jeunes amies mais, en réalité, c’est vous qui étiez visée ! »
En plein désert, la jeune justicière doit déjouer les pièges d’un ennemi rusé entre tous : Taleb Saïed, le Seigneur Renard. Un adversaire redoutable qui peut s’amuser à vous laisser en plein soleil, attaché à un rocher…
Mais il en faut plus pour décourager Fantômette ! Bravant tous les dangers, elle se lance sur les pistes du sable, bien décidée à percer le secret du désert…

 

2- Germinal de Zola :

Le Survivant ! Ou comment le seul et unique classique qui ait survécu à l’interminable machine à décortiquer de l’Education Nationale ne vous fait pas abandonner la littérature française : May Zola be with You !

Au XIXe siècle, Etienne Lantier trouve un travail dans la mine de charbon du Voreux, dans le nord de la France. Logé chez les Maheu, une famille de mineurs, il tombe amoureux de leur fille Catherine. Le travail est rude, mal payé, et les conditions de sécurité ne sont pas respectées. Refusant de subir plus longtemps leurs conditions de travail et d’existence épouvantables, les mineurs du Nord se mettent en grève : c’est le début d’une lutte féroce de la classe ouvrière pour sa survie. Cette révolte désespérée permettra-t-elle d’ébranler l’ordre établi et d’installer un état social meilleur ?

Appliquant la rigueur scientifique à l’écriture romanesque, Germinal apporte un regard neuf sur une partie de la société jusque-là oubliée et révèle les ambitions littéraires, politiques et sociales de son auteur.

 

3- La ligne verte de Stephen King :

L ‘Emotion ! Ou comment le maître de l’horreur vous fait pleurer comme une madeleine et vous forge une conviction: La peine de mort ne passera pas par vous !

Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d’un pénitencier dans les années 1930, entreprend d’écrire ses mémoires. Il revient sur l’affaire John Caffey – ce grand Noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes – qui défraya la chronique en 1932.

La Ligne verte décrit un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisée par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore, et Caffey, prisonnier sans problème. Assez rapidement convaincu de l’innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique.

Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est aussi une brillante réflexion sur la peine de mort. Un livre de Stephen King très différent de ses habituelles incursions dans l’horreur, terriblement efficace et dérangeant.

4 – Racines d’Alex Haley :

L’Eveil Politique ! Ou comment une histoire de l’esclavage américaine confirme où le racisme, et l’ostracisme justifiée par une religion mène l’humanité : Kunta Kinté soit notre guide !

Alors qu’il ramassait du bois pour en faire un tambour, le fier Kinté est capturé par des toubabs qui l’envoient récolter le coton de l’autre côté de l’océan, en Virginie. Le destin de sa race est scellé : ses descendants seront esclaves de père en fils, humiliés, battus, vendus, séparés de ceux qu’ils aiment.

 

 

 

 

 

5- Entretien avec un vampire d’Anne Rice :

L’Amour ! Ou comment une discussion littéraire peut vous faire changer d’avis sur ce jeune homme un peu arrogant : Les livres 1- Meetic 0 !

 » Je ne peux pas mourir, je suis immortel et damné, comme les anges que Dieu a envoyés en enfer. Je suis un vampire.  »

De nos jours, à La Nouvelle-Orléans, un jeune homme a été convoqué dans l’obscurité d’une chambre d’hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Son mystérieux interlocuteur raconte sa vie de vampire.

Reine incontestée d’un genre qu’elle a révolutionné en lui apportant sensualité et démesure, Anne Rice est née en 1941 à La Nouvelle-Orléans. Entretien avec un vampire est devenu une référence du genre. Plon et Pocket ressortent aujourd’hui les livres cultes d’Anne Rice, les amateurs l’attendaient, le grand public va la redécouvrir.

 » Merveilleux, érotique, sensuel. « Sting

 » Passant au filtre de sa sensibilité gothique ce qu’il faut de mythes fondateurs, Anne Rice parvient à écrire sa propre légende. « New York Times

 

6 – Le Dahlia Noir de James Ellroy :

La Mère ! Ou comment l’obsession de la mère vous fait revisiter avec maestria l’une des meurtres non-élucidés les plus passionnants des années 40 : Oh Sainte Marie, mère de tous les polars !

Los Angeles Police Department, 1946. Dwight «Bucky» Bleichert fête son premier jour aux Mandats, le prestigieux service où rêvent de travailler la plupart des flics de la Cité des Anges. Il fera équipe avec Leland «Lee» Blanchard, un collègue qui comme lui a été boxeur, et qu’il a déjà affronté sur le ring. Malgré les non-dits, les deux hommes sympathisent. Ils ne savent pas encore qu’ils vont enquêter ensemble sur un crime qui va à la fois les rapprocher et bouleverser leur existence : la mort atroce d’une jeune femme, Elizabeth «Betty» Short, surnommée le Dahlia Noir, dont on retrouve le corps mutilé dans un terrain vague, en janvier 1947…

Premier opus du quatuor de Los Angeles .Une saga du crime et de la corruption, qui nous révèle la face cachée de l’Amérique. Récit de l’enquête policière menée autour du meurtre d’une jeune fille surnommée Le Dahlia noir, car toujours vêtue de noir.

7 – La bête au ventre d’Edward Bunker :

Le sadomasochisme littéraire ! Ou comment un écrivain vous prend pour un punching-ball avec votre consentement : Pardonnez-moi parce que j’aime être frappée par les mots !

Résultat de recherche d'images pour "La bête au ventre d’Edward Bunker"Alex est né sous une mauvaise étoile. Sa mère l’a abandonné et son père a dû le confier à des foyers d’adoption, écoles militaires et autres pensionnats. Commence alors pour lui le cycle des laideurs, des tumultes et des larmes », qui l’amènera, de révoltes en évasions, à connaître la répression sous toutes ses formes. Encore adolescent, Alex est déjà un un taulard « endurci qui vit la bête au ventre et la rage au coeur ». La Bête au ventre conclut la trilogie commencée avec Aucune bête aussi féroce et La Bête contre les murs. Edward Bunker y analyse le processus qui conduit la société à se fabriquer les criminels qu’elle mérite. « La Bête au ventre est le plus beau livre d’Edward Bunker. Un authentique chef-d’oeuvre de notre littérature. »

Dernier volet d’une trilogie commencée avec Aucune bête aussi féroce et La Bête contre les murs. Bunker évoque à travers ces trois romans son passé de taulard, dont il s’est sorti grâce à l’écriture.

8 – L’œuvre de Dieu, la part du Diable de John Irving :

Les vrais nuances de gris ! Ou comment des hommes bons se fourvoient dans le mal en restant bons : John Irving rocks !

Le docteur Wilbur Larch est investi d’une double mission. À l’orphelinat de Saint Cloud’s, il réalise «l’oeuvre de Dieu» en mettant au monde des enfants non désirés, mais assure également «la part du Diable», en pratiquant des avortements clandestins. Désireux de transmettre son savoir, il prend sous son aile un jeune orphelin qu’il va initier au métier. Une fresque à la Dickens, drôle et émouvante.

L’OEuvre de Dieu, la Part du Diable a été adapté au cinéma en 2000 par Lasse Hallström et a obtenu deux Oscars.

 

 

 

9 – La petite voix du cœur de Billie Letts :

L’Amérique ! Ou comment un supermarché et une bibliothèque sauvent une vie dans l’Amérique que j’aime : My sweet America !

Abondonnée par son compagnon à dix-sept ans, enceinte de sept mois avec quelques sous en poche, Novalee Nation se bat, attentive à la vie qu’elle porte en elle. Au cours de ses deux derniers mois de grossesse, elle va faire connaissance de personnages aussi originaux qu’attachants.

10 – Retour sur la lande de Rosamund Pilcher :

Sucreries ! Ou comment supporter un régime draconien d’écriture de roman noir, en s’accordant des pauses sucrées salvatrices : Vive les pots de Nutella littéraires !

L’amour d’enfance d’Emma a-t-il irrémédiablement jalonné les destinées de son cœur ? Virginia doit-elle céder à un coup de foudre, alors que les préparatifs de son mariage vont bon train ? Laura a-t-elle su construire avec Alec, son époux, une intimité propre à les rendre heureux ? Lorsque, pour des raisons différentes, ces trois femmes se retrouvent sur la lande de Cornouailles, c’est comme une parenthèse qui s’ouvre dans leur vie. Entre terre et mer, réalité et légendes, une occasion unique de se retrouver face à soi-même, de balayer ses certitudes et de réapprendre à découvrir les ressorts de son âme.

« Trois vies, trois milieux mais la même lande pour trois histoires de cœur captivantes. »

11 – Un tout petit monde de David Lodge :

Le style ! Ou comment un écrivain arrive à faire passer un exercice stylistique littéraire pour de l’humour british : Master of the scribe !

Où sont les campus d’antan où des profs besogneux erraient comme des âmes en peine entre deux cours, l’intelligence en jachère, la libido en sommeil ? Les médias ont changé tout cela, les arrachant à leur solitude, les amenant à communiquer avec leurs collèges à l’autre bout du monde. L’ère du campus global est arrivée et ses liturgies favorites sont les congrès. D’universités en colloques, de cocktails en salles d’embarquement, étudiants, érudits, écrivains en herbe, grands manitous de la fac, universitaires ratés, têtes pensantes, parfois rêveuses ou volontiers dévergondées, virevoltent, une valise à la main, une coupe de champagne dans l’autre, dans une quête éperdue de reconnaissance internationale, d’amour et de fantaisie. « Un tout petit monde est un des livres les plus amusants et les plus férocement hilares publiés au cours du siècle dernier. Lisez Lodge. Vous aurez conquis un monde et vous vous serez amusés comme cela ne vous était jamais arrivé. » (Umberto Eco)

12 – Les Puissants de Rodman Philbrick :

La transmission ! Ou comment être fière de faire pleurer son fils de 13 ans avec ce premier livre partagé : Bad, Bad Mum!

Au début, j’ai dit non. J’étais sûr que je n’y arriverais pas. C’est toi, la grosse tête, je lui ai fait remarquer. Moi, je suis les grandes jambes, et je n’ai rien dans la tronche. En plus, j’ai toujours fait un blocage avec le passé, je veux pas m’en souvenir. Et puis je me suis rendu compte que justement, notre histoire, j’avais pas envie de l’oublier. Faut dire que Freak et moi, cette année-là, on a connu des aventures qu’on aurait jamais pu rêver de vivre chacun de son côté, lui à cause de son corps qui n’a pas voulu grandir, et moi parce que je n’étais qu’un pauvre débile replié sur lui-même. Alors j’ai écrit ce livre. D’une traite. Il y a tout là-dedans. Nos quêtes, les dragons, les monstres, les châteaux. Il y a pas à dire, cette année-là, elle a largement compensé les autres, toutes celles de ma vie… Avant Freak.

Max est un colosse de 14 ans, gentil mais un peu simplet. Kevin, un jeune Einstein coincé dans un corps qui ne lui obéit pas. Tous deux rejetés, ils décident de s’associer pour devenir le preux chevalier, celui qui défend les faibles et combat l’injustice.

 

Et en bonus, le numéro

13 – Le Manuel de Latin pour les 4ème : en le refusant, m’attirer les foudres de mon professeur de français qui décréta mon illettrisme et conseilla à mes parents incrédules de la lecture à haute dose alors qu’ils avaient déjà du mal à me faire lever mes lunettes de mes bouquins !! La clairvoyance d’un professeur !

 

 

 

Il me reste à remercier Cécile Pellault et à vous conseiller d’aller découvrir son premier roman : Le brouillard d’une vie

Résultat de recherche d'images pour "Cécile Pellault le brouillard d'une vie"

Après n’avoir connu que déménagement sur déménagement, la famille Rodier pense trouver un foyer dans cette charmante maison de banlieue de Boston. Lilly s’épanouit dans cette vie de lycéenne américaine malgré les problèmes de Romain, son frère. Le soir de son bal de promo, un meurtre fait voler sa vie en éclat. Lilly plonge alors dans les affres d’un deuil impossible. La culpabilité et l’incrédulité sur sa vie d’autan se mêlent pour l’asphyxier.

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Julie


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient les 10 livres qui, d’une façon ou d’une autre, vous ont marqué(e)s !

Vous avez accepté de jouer le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Julie

Place à son TOP 10

top-10

Ahhhh !!! Tu es une sacrée tentatrice 😍 bravo pour tes 2 ans! L’aventure fait de ton blog un blog référence et c’est génial 😁
Difficile de lister 10 livres comme ça mais si je parle de livres qui m’ont marqué ce serait à brûle pourpoint ceux là :

 

–      Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra

Ce que le jour doit à la nuit: les phrases sont tout en poésie, la vie entre français et algériens est tellement bien décrites qu’on comprend la guerre d’Algerie…. et l’homme et ses actes imposent des conséquences. …

juCe que le jour doit à la nuit

Khadra, Yasmina

Pocket

Des années 1930 à aujourd’hui, l’itinéraire chaotique de Jonas, un garçon algérien marqué dans l’enfance par une tragédie familiale. Un roman sur l’Algérie coloniale et la dislocation entre deux communautés amoureuses d’un même pays. Prix roman France Télévisions 2008.

 

 

–      l’attentat du même auteur

juL’attentat / Khadra, Yasmina

Pocket

Amine, chirurgien israélien d’origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d’origine à son peuple d’adoption et s’est consacré à son métier et à sa femme Sihem. Jusqu’au jour où un attentat se produit à Tel-Aviv. Son ami Naveed, policier, lui annonce alors que Sihem a été tuée et qu’elle est soupçonnée d’être la kamikaze. Prix des libraires 2006.

 

 

–       Christine de Stephen King

Lu à 16 ans et les sensations ressenties sont encore présentent ! Christine parce que je me souviens de ma lecture avec lampe torche sous la couette tellement j’ai vécu ce livre et la peur qu’il me foutait!

Ce roman légendaire de Stephen King, rythmé par la musique de Chuck Berry et de Janis Joplin, a pris place parmi les classiques de l’épouvante.

ju1Christine

King, Stephen

Le Livre de poche

Christine est le nom d’une voiture, une Plymouth Fury de 1958. Arnie, jeune amateur de modèles rétro, est sous son emprise. Le précédent propriétaire n’est plus en vie pour le mettre en garde. Christine est possédée par le diable. Elle connaît son pouvoir. Elle s’éprend de son nouveau propriétaire et identifie aussitôt sa rivale : Leigh, la petite amie d’Arnie.

 

–      la trilogie du mal de Maxime Chattam

Pour la trilogie du mal de Maxime Chattam ce livre a marqué ma découverte des thrillers ! Même si je n’ai rien lu d’autres de lui…

Des gouffres de l’Oregon aux ruelles sordides de Brooklyn, le mal n’a qu’un seul visage, celui des tueurs en série les plus improbables. La trilogie mythique réunie en un volume.

ju2La trilogie du mal / Chattam, Maxime

Pocket

Le mal est partout. De Portland, Oregon, aux rues enneigées de Manhattan…Le mal est immortel. Quand l’un de ses serviteurs s’éteint, un autre s’éveille déjà…Le mal est insatiable, aveugle et protéiforme. Voilà l’unique certitude de Josh Brolin, profileur au FBI. Pour l’avoir frôlé, il le connaît mieux que personne. Il en porte la marque, les blessures, les stigmates. Il en connaît l’odeur de soufre, il a plongé dans ses flammes.L’enfer commence ici. Suivez le guide.

 

–       le serment des Limbes de Grangé

Le serment des Limbes m’a marqué par sa construction son opposition entre le bien et le mal, lu à la suite de Chattam et autant dire que je lisais en apnée !

ju3Le serment des limbes

Grangé, Jean-Christophe

Le Livre de poche

Quand Mathieu Durey, flic à la brigade criminelle de Paris, apprend que Luc, son meilleur ami et policier lui aussi, a tenté de se suicider, il n’a de cesse de vouloir comprendre ce geste. Il découvre que Luc travaillait en secret sur une série de meurtres aux quatre coins de l’Europe dont les auteurs orchestrent la décomposition des corps des victimes et s’appuient sur la symbolique satanique.

 

–       au bonheur des dames d’Emile Zola

que j’ai dû lire 3 fois tellement j’aime ce livre!

Au bonheur des dames est Le livre à lire quand tu veux comprendre l’amorce des grands magasins, la mort lente du petit commerce et avoir une étude sur la société de l’époque ! Doublé d’un bon roman 🙂

isaAu bonheur des dames / Zola, Émile

Le Livre de poche

Un grand magasin parisien en 1883, Au Bonheur des Dames, connaît un immense succès mais provoque la fermeture des petits commerces du quartier.

–       le portrait Dorian Gray

Le portrait de Dorian Gray parce que l’être humain y est décrit avec tellement de vérité !

ju4Le portrait de Dorian Gray / Wilde, Oscar

Gallimard

Devant son portrait, Dorian Gray a fait le voeu de ne pas vieillir et de laisser le tableau vieillir à sa place. Le portrait devient le miroir de son âme. Perverti par l’immoral lord Heny Wotton, Gray enchaîne les méfaits, conservant sa beauté, tandis que son portrait s’altère. Avec l’analyse du tableau Autoportrait de L. Freud.

–      Julie ou la Nouvelle Héloïse de J.J. Rousseau

J.J. Rousseau dont j’ai lu quasiment tous les livres tellement j’aimais sa plume et il a marqué min entrée dans la lecture de réflexion

ju6Julie ou La Nouvelle Héloïse : lettres de deux amants, habitants d’une petite ville au pied des Alpes recueillies et publiées par J.-J. Rousseau / Rousseau, Jean-Jacques

Le Livre de poche

Roman épistolaire sur le thème de l’amour et de l’amitié paru pour la première fois en 1761.

Un jeune précepteur, Saint-Preux, tombe amoureux de son élève, mais leur passion est rapidement contrariée par le père de Julie, qui impose à sa fille d’épouser M. de Wolmar. D’abord désespéré au point de songer au suicide, Saint-Preux voyage, puis revient bien plus tard à Clarens, sur les bords du Léman, auprès de M. et Mme de Wolmar et de leurs enfants dont il devient le précepteur. Comme celui de Julie, son amour passé semble dominé – mais il va resurgir.

–      un sac de Solène Bakowski

dernièrement  m’a retourné et je pense qu’il restera gravé en moi!

juUn sac

Bakowski, Solène

Milady

L’histoire d’Anne-Marie Caravelle, fille d’un suicidé et d’une folle à lier, recueillie par Monique Bonneuil, qui ignore encore le monstre qu’elle s’apprête à devenir.

 

 

 

–       les nouvelles que Hitchcock présentait

je les dévorais et mes préférées ce sont celles qui font froid dans le dos. J’avais pas mal de livres mais j’ai tout perdu…. et plus de 20 ans après j’en suis encore malade..

ju5Alfred Hitchcock présente : Cinq crimes à vous coller au fauteuil / Alter, Robert Edmund ;
Brittain, William ; Matheson, Richard

Pocket jeunesse

Un tueur à gages bourré de tics embarqué sur un cargo, un homme coincé sous une poutrelle attendant du secours tandis que la marée monte, un vieillard pris en otage sur une péniche au milieu des marais : voici quelques-uns des personnages rencontrés dans ces histoires au bord de l’eau. Quelques histoires choisies, présentées par le maître du suspense.

 

–      Enfant 44 de Tom Rob Smith

qui m’a appris et chamboulé par son histoire et sa construction !

Un suspense inouï qui vous prend à la gorge, le portrait d’un homme en quête de vérité, au péril de sa vie et de celle des siens, la restitution magistrale de cette implacable machine à broyer les hommes que fut le système soviétique. Le premier roman d’un jeune auteur qui fait une entrée fracassante sur la scène littéraire internationale.

Pocketju7Enfant 44 /  Smith, Tom Rob

Dans la Russie stalinienne des années 1950, un officier sans états d’âme croit participer à la bonne marche du pays. Pourtant la belle machine va s’enrayer quand il voudra découvrir la vérité. Premier roman.

 

 

 

 

 

–       Sac d’os de Stephen King

Ce bouquin est très vivace encore en moi alors que lu il y a plus de 20 ans !

Les pages enfiévrées de ce roman ont été salué par la critique mondiale comme Le chef-d’oeuvre de Stephen King.

ju8Sac d’os / King, Stephen

Le Livre de poche

Reclus à Sara Laughs, Mike Noonan, romancier à succès, n’écrit plus depuis la mort de sa femme. La rencontre de la petite Kyra, puis de sa mère Mattie, amorce-t-elle pour Mike un nouveau départ ? Il le croit, mais c’est sans compter sans les ombres qui hantent Sara Laughs…

 

 

 

–      les Hauts de Hurlevent

 je trouve ce roman tellement noir et tellement bien construit

L’unique roman d’Emily Brontë, publié sous pseudonyme un an avant sa mort précoce, en 1847, se présente comme la chronique d’un amour contrarié entre Heathcliff, un orphelin, et Catherine, sa soeur adoptive.

Au climat passionnel qui ravage ses personnages, répondent les paysages de lande balayés par les vents, emblématiques de ce chef-d’oeuvre de la littérature anglaise.

jucLes hauts de Hurlevent / Brontë, Emily

Archipoche

Depuis son arrivée chez les Earnshaw, qui l’ont adopté, Heathcliff, enfant abandonné, semble attirer le malheur sur la maisonnée. Hindley, l’aîné, l’a pris spontanément en grippe. Et tandis que l’orphelin s’est épris de sa soeur adoptive Catherine, celle-ci décide de quitter les hauts de Hurlevent pour se marier.

 

 

 

 

–      un livre dont le titre m’échappe sur les camps de concentration. Il me semble que c’est les camps de la mort dont je possède un exemplaire d’époque 😉

Pour moi c ₩’est une pépite que je conserve religieusement 😉

J’ai retrouvé Les mannequins nus

juLes mannequins nus : femmes en déportation /  Bernadac, Christian

Michel Lafon

Reconstitue, à l’aide de témoignages et de documents, l’univers des femmes qui vivaient  dans le camp de concentration nazi d’Auschwitz : leur entraide, leurs tentatives d’organisation et de résistance, leur refus quotidien de l’horreur.

 

 

 

Bref je crois que j’ai les 10 livres, je m’aperçois en listant que je suis quand même marquée par pal mal de classique….
Bisous ma Ge 😍

 

Maintenant c’est à moi de te remercier Julie.

Et je vous recommande aussi son excellent blog c’est ici et c’est Julit les mots

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le top 10 d’Isabelle


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient les 10 livres qui, d’une façon ou d’une autre, vous ont marqué(e)s !

Vous avez accepté de jouer le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celles d’Isabelle

Place à son TOP 10

top-10

Présenter une dizaine de livres qui ont marqué notre vie : c’est un exercice très personnel que tu nous demandes là, Geneviève.

Non sans crainte, je me lance dans l’introspection. On verra bien où tout cela nous mène.

 

–          20000 lieux sous les mers, de Jules Verne.

je ne te ferai pas l’injure de te résumer ce célébrissime roman.  Ce livre, je l’ai découvert à l’école primaire. A l’époque, un peu avant la seconde guerre mondiale (je plaisante !), on recevait des prix sous forme de livres à choisir dans une liste. J’ai choisi celui-là parce que j’étais attirée par les sciences, et aussi parce que l’intrigue se passait au fond de l’océan. Je n’ai pas été déçue. Jules Verne n’a pas dû être un auteur facile à lire pour la petite fille que j’étais mais je me souviens juste d’avoir été embarquée dans une grande aventure romanesque, et d’avoir été confortée dans mes choix. Et si plus tard j’ai suivi des études d’océanographie, ce n’est pas par hasard (merci aussi au Commandant Cousteau, bien que je n’aie pas lu Le monde du silence…)

10iVingt mille lieues sous les mers /  Verne, Jules

Le Livre de poche.  Avec les illustrations de l’édition Hetzel

Des bateaux disparaissent mystérieusement, d’autres rentrent au port la coque défoncée. Quel est le monstre qui fait régner la terreur sur toutes les mers du monde ? Le professeur Aronnax et son domestique Conseil embarquent sur la frégate Abraham Lincoln. La mer était une passion pour Jules Verne ; c’est elle l’héroïne de Vingt mille lieues sous les mers, l’un de ses meilleurs et plus célèbres romans.

 

 

–          Le marchand de Venise, de Shakespeare.

Il y avait chez mes grands-parents un gros livre à la couverture rouge qui racontait les pièces de Shakespeare aux enfants. A chaque visite, je dévorais cet ouvrage. Il est d’ailleurs toujours dans la bibliothèque de ma grand-mère. Je ne me rappelle plus du titre mais il m’a donnée envie, plus tard, de lire l’œuvre originale. J’ai une préférence pour le Marchand de Venise et sa livre de chair (là encore, je te fais grâce du résumé), dont l’intensité dramatique provoquait chez moi un frisson de répulsion tout à fait délicieux.

isa-jpgLe marchand de Venise , The merchant of Venice / Shakespeare, William

Gallimard

A Venise, Bassiano s’efforce d’obtenir la main de Portia, riche héritière dont il est amoureux. Pour ce faire, il doit se rendre à Belmont. Pour l’aider, son ami Antonio emprunte 3.000 ducats à l’usurier juif Shylock, qui lui demande en cas de non-remboursement de la dette une livre de sa chair.

 

 

 

–          Au bonheur des dames, d’Emile Zola.

Pour rappel (pardon, Geneviève, mais je me plie jusqu’au bout à l’exercice) il s’agit du récit très réaliste de l’ascension d’une jeune vendeuse dans un grand magasin parisien. Je l’ai lu à la fin de ma 6e. A l’époque, je lisais déjà tout ce qui passait à ma portée. Et voilà comment j’ai découvert en même temps Zola et le journal de Mickey. Bon, Mickey n’a pas changé ma vie, mais Zola m’a bien prise aux tripes. Avec Au bonheur…,  je fais la connaissance du roman naturaliste et de sa peinture bien sombre des inégalités sociale. Une initiation à la politique peut-être, à la vie sûrement.

isaAu bonheur des dames / Zola, Émile

Le Livre de poche

Un grand magasin parisien en 1883, Au Bonheur des Dames, connaît un immense succès mais provoque la fermeture des petits commerces du quartier.

 

 

 

 

 

–          Le meurtre de Roger Ackroyd, d’Agatha Christie.

C’est avec cette grande dame que je découvre le roman policier. Ô joie, la lecture peut aussi nourrir mon goût pour la logique, exercer mon raisonnement et développer mon sens de l’observation très déficient. Je m’aperçois alors à quel point j’adore les énigmes à résoudre, les indices à décrypter, les hypothèses à échafauder… J’ai dévoré l’intégralité de l’œuvre d’Agatha Christie durant mes années de collège. Mention spéciale pour Le meurtre de… car sans le spoiler, c’est un de ceux (avec Les dix petits nègres) où son inventivité et son art de la manipulation s’expriment le mieux.

10i2Le meurtre de Roger Ackroyd  / Christie, Agatha 

Ed. du Masque

Le Dr Sheppard, médecin de King’s Abbott, sait tout ce qui se passe au village, sa pratique lui fournissant un poste d’observation idéal… Aussi pouvons-nous le croire sur parole quand il nous dit que Mme Ferrars est morte, un an après son mari, pour avoir avalé quelques comprimés de véronal de trop. Et quand Roger Ackroyd, avec qui la veuve entretenait une relation plus qu’amicale, est poignardé dans son manoir, que penser ? Le bon docteur devient une sorte d’assistant pour Hercule Poirot, le fameux détective belge aux petites moustaches qui, retiré depuis peu au village, prend l’enquête en main à la demande de la famille du défunt. Et le récit du Dr Sheppard mérite d’être observé à la loupe, car il est plein de trous, de contradictions et de chausse-trappes, jusqu’au dénouement fracassant !

 

–          Don du poème, de Stéphane Mallarmé.

C’est au lycée, en préparant l’épreuve de français au bac que je découvre la poésie, avec ce poème tiré du recueil Vers et Prose. Tu me diras, mieux vaut tard que jamais. Mon prof de français de l’époque nous révèle la richesse des émotions et des sensations, le sens caché des mots sous leur hermétisme ou sous leur apparente sobriété. Une révélation… Je ne suis pas une grande lectrice de poésie mais j’en lis parfois avec plaisir. Et j’ai le sentiment d’y avoir un jour été initiée. On ne fait pas que bachoter au lycée !

isa-jpgVers et proses : morceaux choisis : Mallarmé, Stéphane

Castor astral

Ce recueil composé par Mallarmé en 1893 regroupe ses oeuvres les plus marquantes : l’essentiel de ses poèmes, un choix de traductions des poèmes de Poe (dont Le corbeau), un court résumé de Vathek, ce conte oriental du XVIIIe siècle de William Beckford, un extrait de la conférence sur Villiers de l’Isle-Adam prononcée en Belgique, et deux « divagations » qui résument sa pensée esthétique.

–          Les racines du ciel, de Romain Gary.

Il raconte le combat d’un idéaliste contre la chasse aux éléphants, en Afrique. C’est le récit d’un engagement en faveur de la protection de la nature, mais aussi des conflits d’intérêt qui l’entravent. Il dépeint aussi avec une grande précision la complexité de la nature humaine. Ce livre a contribué à éveiller, à la fin de l’adolescence, ma conscience vis-à-vis de l’environnement. Et puis il y a l’écriture de Romain Gary, si forte, si puissante…

isaLes racines du ciel / Gary, Romain

Gallimard

Morel, le personnage principal du récit, parcourt le Tchad, à la rencontre des gouverneurs, des missionnaires, etc., pour les convaincre de prendre en compte la cause des éléphants. La chasse menée contre ces animaux, aussi bien par les Occidentaux que par la population Oulès menace la survie de l’espèce.

–          Le nom de la rose, d’Umberto Eco.

Je t’épargne une nouvelle fois le résumé, car je suis sûre que toi aussi tu l’as dévoré. C’est un feu d’artifice, un éblouissement. Imagine ma surprise de découvrir réunis dans un même livre plusieurs genres que j’adore: enquête policière, roman d’aventure, roman historique, sous-tendus par une grande érudition mise entièrement au service de la fiction. Sa lecture fut et est toujours jubilatoire. Ce livre restera à mes côtés.

isaLe nom de la rose / Eco, Umberto

Le Livre de poche

En 1327, des bandes d’hérétiques rebelles à toute autorité sillonnent les royaumes chrétiens et font à leur insu le jeu des pouvoirs. Parvenu à une abbaye entre Provence et Ligurie, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, est prié par l’abbé d’élucider la mort d’un des moines. En 7 jours, au rythme des heures canoniales, adviennent crimes, stupre, vice et hérésie.

 

 

–          Du côté de chez Swann, de Proust.

Résumé impossible à faire, même sous la torture. J’y suis venue sur le tard, à reculons, pour me faire ma propre opinion. Et ce fut un festin pour les sens : A la recherche du temps perdu me fait le même effet que déguster une liqueur très concentrée. Il faut la siroter à toute petites gorgées. Tremper d’abord le bout de sa langue, en laisser la saveur fleurir sur ses papilles, prélever d’autres infimes gouttelettes pour en napper son palais. Si l’on fonce tête baissée, le danger est de trouver l’œuvre trop sucrée, trop baroque, trop chargée et de se sentir vite écoeuré. Mais si on prend le temps de la savourer, cette dégustation est un pur moment de bonheur.


isaDu côté de chez Swann /  
Proust, Marcel

Gallimard

Premier tome de A la recherche du temps perdu, cycle romanesque inspiré par les souvenirs de l’auteur, dans lequel il fait le récit de ses années d’enfance à Combray, de la vie mondaine, de ses désillusions et de sa passion littéraire. Le dossier sur les thèmes de l’oeuvre met également le texte en perspective avec le tableau La terrasse de Vernon de Pierre Bonnard de 1928.

 

 

–          Comme un roman, de Daniel Pennac.

Ce n’est est justement pas un. Il s’agit en réalité d’une sorte de mode d’emploi pour mieux apprécier la lecture et pour inciter son entourage à lire. Ce livre est un ami. Il m’a donné des tas de précieux conseils pour encourager mes enfants à lire. Il m’a amenée à réfléchir sur l’acte en lui-même, sur la liberté et les droits des lecteurs. Un travail de désacralisation, de dédramatisation et en même temps un magnifique hommage à la lecture. Une œuvre salutaire qui m’a encouragée à partager les romans de mon fils et de ma fille. C’est ainsi que j’ai découvert Le Clan des Otori, de Lian Hearn, son atmosphère envoûtante, son écriture épurée, ou la série des Harry Potter, de J.K. Rowling. Que de souvenirs d’échanges d’avis, de commentaires… Et mine de rien j’ai réussi à caser trois livres pour le prix d’un.

isaComme un roman / Pennac, Daniel

Gallimard

Les jeunes n’aiment pas lire. Et si ce n’était pas vrai? S’il ne s’agissait que d’un amour égaré, facile à retrouver? Détendez-vous, ceci n’est pas une dissertation sur la lecture, mais un joyeux manifeste contre la peur de lire… et le roman du lecteur que nous sommes. Par l’auteur de La Petite marchande de prose.

 

 

 

 

–          Debout les morts, de Fred Vargas.

J’ai rarement eu un coup de cœur pour une œuvre entière. Mais c’est le cas avec Fred Vargas (et aussi dans un autre genre avec Tonino Benacquista). Quand je l’ai découverte avec Debout les morts, je commençais à écrire moi-même et j’ai été impressionnée par la sûreté de son trait, par son talent de conteuse et l’étoffe qu’elle donne à tous ses personnages. Pour moi, elle a renouvelé le genre policier en refusant d’emprunter les sentiers battus. Elle propose une alternative à la surenchère de violence, qu’elle soit physique ou psychologique, qui trouve son apogée dans le roman noir. Elle n’est pas tombée non plus dans le polar réaliste qui colle à la réalité policière jusqu’au numéro de casiers. Il y a de la magie dans ses histoires, et c’est ça qui me plaît.

isa-jpgDebout les morts / Vargas, Fred

J’ai lu

La cantatrice Sophia Siméonidis découvre un hêtre qu’elle ne connaissait pas au beau milieu de son jardin. Elle se renseigne auprès de son mari mais apparemment personne ne l’a planté. Trois chercheurs vont tenter de résoudre l’énigme : Mathias le préhistorien, Marc le médiéviste et Lucien le fou de la Grande Guerre, qui habitent chacun un étage d’une maison, rue Chasle.

 

 

 

–          Shutter Island, de Dennis Lehane.

Un policier mène l’enquête dans un hôpital psychiatrique pour patients ultra dangereux sur une île au large de Boston. Un putain de bouquin ! Bien contente de l’avoir lu avant d’avoir vu le film (leur fin diffère sensiblement). Un vrai électrochoc ! J’ai cogité longtemps après l’avoir refermé. Bien construit, bien écrit… mais surtout je crois qu’il entre en résonance avec mes peurs profondes liées à la folie, la part d’irrationnel qui est en chacun de nous et notre vision personnelle de la réalité.


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Shutter Island / 
Lehane, Dennis

Rivages

Au large de Boston se trouve l’île nommée Shutter Island. Dans les années 1950, on y trouve un hôpital psychiatrique qui accueille des pensionnaires au lourd passé de meurtrier sanguinaire. Le marshal Teddy Daniels et Chuck Aule, son coéquipier, ont été appelés là-bas car une dangereuse schizophrène a disparu… Prix Policier des lectrices de Elle 2004. Porté à l’écran en 2010.

 

 

–          Kafka sur le rivage, de Murakami.

Les parcours oniriques d’un adolescent et d’un vieillard. Parce que c’est à ma connaissance l’une des plus belles illustrations d’une fonction majeure de la lecture : nous faire rêver tout éveillé.

10i1Kafka sur le rivage

Murakami, Haruki

10-18

Au Japon, Kafka Tamura, un jeune Tokyoïte de 15 ans, s’enfuit de chez lui. Une nuit, il se réveille dans un bois couvert d’un sang qui n’est pas le sien. Il trouve refuge dans une bibliothèque. Parallèlement, un vieil homme simple d’esprit mais capable de deviser avec les chats, Nataka, rencontre un effroyable personnage. Il se met à la recherche de Kafka.

 

 

Et je n‘ai pas parlé de Marguerite Yourcenar ou de Stephen King, deux écrivains si proches qu’ils en seraient presque interchangeables, non ? Non. Bon d’accord…

Plein de bises et un joyeux anniversaire à ton blog!

Isabelle

 

9782370470669,0-3032266Je tiens à remercier Isabelle pour sa participation.  Mais,  j’aimerai que la découvriez aussi à travers son premier roman policier, Chasseurs d’Esprits de Isabelle Bourdial.

Ma petite chronique ICI