«Elsa Marpeau» à l’honneur #2 – Aôut


Le deuxième « Auteur à l’honneur » sur collectif polar sera une auteure.

Et c’est Elsa Marpeau que j’ai choisi de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Elsa qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Elsa Marpeau

Sa biographie

Elsa Marpeau, née le 10 août 1975 à Ancenis (Loire-Atlantique), est une romancière et scénariste française.

Elsa Marpeau a grandi à Nantes. Ancienne élève de l’école normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris, elle est agrégée de lettres modernes et titulaire d’une thèse sur le théâtre du xviie siècle. Elle a vécu à Singapour, d’où elle a tiré son récit en forme d’autobiographie fictive « l’Expatriée » (Prix Transfuge 2015 ; 2013, Prix Plume de Cristal).

Quelques-un des scénarios, adaptations et dialogues auxquels Elsa à participé

  • L’Imposture, thriller unitaire pour France 2.  Elsa a fait l’adaptation et  les dialogues. 
  • J’ai épousé un inconnu, adaptation d’après P. McDonald, thriller pour France 2
  • Mystère à la tour Eiffel et Mystère à l’Opéra, deux thrillers historiques unitaires pour France 2 en co-écriture avec M. Missoffe
  • Le Secret d’Elise, minisérie fantastique 6 x 52 pour TF1, adaptée de la série anglaise Marchlands de S. Greenhorn, création avec M. Vinoy
  • Mystère au Moulin Rouge :  thriller historique unitaire pour FRANCE 2.
  • Entre vents et marées, policier 2 x 100, adaptation et dialogues pour Josée Dayan, où on fait , pour la première fois la connaissance du Capitaine Marleau.
  • Indiscrétions : thriller unitaire 90’ pour France 3, réalisé par Josée Dayan (Passions Films). Avec Murielle Robin, Christophe Bourseiller, Jérôme Kircher, J.-P. Marielle, Corinne Masiero…

Elsa est la créatrice de la série Capitaine Marleau avec Corinne Masiero.

Elle a aussi participé à de nombreuses autres séries telles que

Candice Renoir

Caïn 

Flics sur les docks« Une si jolie mort »  : série policière 90’ pour France 2 d’après l’œuvre de Graham Hurley

Candice Renoir

L’Odyssée 

Disparitions

Section de recherche,

Sa bibliographie

Mais d’abord pourquoi j’aime cette auteure, et bien c’est simple, elle se réinvente à chaque nouveau titre. Parce qu’elle a une écriture sans fioriture qui pourtant laisse affleurer un tas d’émotion.

Chez Elsa plus ça touche à l’intime plus l’écriture est froide et clinique.

Et puis Elsa comme Laura notre auteur à l’honneur en juillet a été un des premiers auteurs à me faire confiance et à venir gratuitement à un des mes apéros- polar. Ces dames ont lancé les rencontres polars dans ma bibliothèque. Je ne peux que les en remercier. Et cette mise à l’honneur est un juste retour des choses.

 

  • Les corps brisés, roman, Série Noire (Gallimard), mai 2017.

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho. Un jour, lors d’une « spéciale », elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma, avant de se réveiller paralysée des deux jambes. Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne, où rayonne un médecin que tout le monde surnomme le « docteur Lune ». Brisée physiquement et psychologiquement, Sarah développe une dépression paranoïaque, qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît. Pour le personnel, il ne s’agit que d’une fugue, mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien… Inspiré d’un fait divers réel, Les corps brisés est un thriller glaçant avec son lot d’angoisses et de rebondissements, qui se termine sur un huis clos étouffant. L’auteure y dresse un sombre constat sur la place des handicapés dans notre société moderne qui donne la priorité à l’efficacité et à la performance

Mon petit avis sur Les corps brisés ICI
  • Et ils oublieront la colère, roman, ( Folio, Gallimard), mai 2017.

  • Et ils oublieront la colère, roman, Série Noire (Gallimard), janvier 2015.

Été 1944. Une femme court dans la campagne icaunaise. Elle cherche à échapper à la foule qui veut la tondre. Été 2015. Un homme a été tué près d’un lac.

Garance, jeune gendarme, est appelée dans un hameau de l’Yonne où l’on a découvert un cadavre. Le défunt était un professeur d’histoire récemment installé qui rédigeait un livre sur l’épuration à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il s’intéressait de près à une famille du village dont l’une des filles aurait eu une aventure avec un Allemand.

La gendarme chargée de l’enquête soupçonne que son meurtre est lié à une tonte, qui a eu lieu soixante-dix ans plus tôt.

Entre aujourd’hui et hier, les destins s’entremêlent mais les protagonistes ne s’en souviennent plus – ils ont oublié la colère, les jours de liesse et la cruauté des vaincus contre ceux de leur camp, lors de la Libération. L’enquête va exhumer ce passé dont plus personne ne veut se rappeler.

Mon Billet sur Et ils oublieront la colère
  • L’Expatriée, roman, Série Noire (Folio/Gallimard), septembre 2014.

  • L’Expatriée, roman, Série Noire (Gallimard), février 2013.

Expatriée à Singapour avec son mari et son bébé, la narratrice recrute une aide domestique. L’arrivée d’un autre Français, Nassim, dont elle devient la maîtresse, lui donne l’occasion de remplir la vacuité de ses journées. Lorsqu’il est tué, soupçonnée, elle ne peut compter que sur sa domestique, qui promet, à certaines conditions, de lui fournir un alibi. Prix Plume de cristal 2013.

 

 

 

 

 

 

 

  • Black Blocs, roman, Série Noire (Gallimard), février 2012.

Swann retrouve son compagnon, un prof de fac bien sous tous rapports, avec une balle dans le dos. L’enquête sur son assassinat lui ouvre les portes d’un nouveau monde, inconnu et hostile, celui que les flics nomment ‘l’ultragauche’. Pour comprendre, pour venger la mort de Samuel, Swann s’immerge. Et découvre les ‘Black Blocs’, ces casseurs qui, en fin de manif, le visage caché sous un foulard noir, balancent des pierres dans les vitrines du capitalisme. Mais très vite, Swann met la main dans un engrenage qui menace de la broyer. Alors qu’une vaste opération clandestine semble se préparer chez les anarchistes et que la police la surveille de près, la santé mentale de la jeune femme vacille. Pour le meilleur et pour le pire…

 

 

  • Les yeux des morts, roman, Série Noire (Gallimard). 2010

    (Prix Sang d’encre des Lycéens 2011 ; Prix du Roman noir Nouvel Obs Bibliobs 2011). Sortie en poche Folio Policier, mai 2012.

 

« Une grille, trois marches – l’entrée des urgences. Entassés dans le hall, des gens assis sur des bancs en fer attendent leur admission. À l’intérieur, les tumeurs qui dévorent, les virus qui s’étendent, les artères bouchées. »

Et puis, les meurtres. Que représentent deux morts de plus dans cette guerre quotidienne, dissimulée derrière les murs de l’hôpital ? Rien, sauf pour Gabriel Ilinski, le technicien de scènes de crime appelé sur les lieux. Il est le seul à ne plus pouvoir les oublier. Tout, y compris son amour pour Louise, un médecin, le ramène à l’hôpital Lariboisière. Jusqu’à se faire admettre lui-même aux urgences pour mener son enquête à l’intérieur du coeur souffrant de la ville…

 

 

  • En pièces, roman, Ed. du Panama avril 2006

Sarah meurt dans un accident de voiture, et pour Julien, tout commence.

Directeur du Théâtre de Petite-Vertu et auteur de vaudevilles, il refuse le coup du sort et entreprend une enquête post mortem sur sa femme.

Au gré des rencontres, des doutes de la mémoire, les facettes de Sarah se multiplient. Et son corps, en pièces, n’en finit pas d’échapper à Julien…

Pour résoudre l’énigme, il utilise sa seule arme: mettre en scène les différentes pièces du puzzle.

 

 

  • Recherche au sang, roman, éditions du Félin

    (Prix du premier roman Carrefour Savoirs 2003).

Dans un hameau du Loiret, Philippe vit en vase clos avec sa femme, son fils et ses voisins chasseurs.

L’arrivée de Julien Langlois, dans un hameau du Loiret, bouleverse la vie de la communauté des habitants, à commencer par celle de Philippe.  

Le jeune parisien, va rapidement conduire cette micro-société à l’implosion.

La « recherche au sang » désigne la piste sanglante laissée par l’animal blessé. Ce premier roman écrit dans un style à la fois cru et littéraire est un récit violent, ambigu, subversif, dans la lignée des écrivains du sud des Etats-Unis.

 

 

Voilà, vous savez tout, j’espère juste vous avoir donné envie de découvrir Elsa et ces bouquins !

Et… Si je dois vous donner mon avis, commencez par l’expatriée

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Les corps brisés de Elsa Marpeau


 

Le livre : Les corps brisés d’Elsa Marpeau. Paru le 11 mai 2017 chez Gallimard dans la collection Série Noire. 19€ ; (240 p.) ; 23 x 16 cm.

Mot de l’éditeur :

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho. Un jour, lors d’une « spéciale », elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma, avant de se réveiller paralysée des deux jambes. Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne, où rayonne un médecin que tout le monde surnomme le « docteur Lune ». Brisée physiquement et psychologiquement, Sarah développe une dépression paranoïaque, qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît. Pour le personnel, il ne s’agit que d’une fugue, mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien… Inspiré d’un fait divers réel, Les corps brisés est un thriller glaçant avec son lot d’angoisses et de rebondissements, qui se termine sur un huis clos étouffant. L’auteure y dresse un sombre constat sur la place des handicapés dans notre société moderne qui donne la priorité à l’efficacité et à la performance.

 

L’auteur : Elsa Marpeau est née le 10 août 1975 à Ancenis (Loire-Atlantique). Elle a grandi à Nantes, s’est installée a Paris et a vécu à Singapour. Ancienne élève de l’école normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris, elle est agrégée de lettres modernes et titulaire d’une thèse sur le théâtre du xviie siècle.Elsa est romancière mais elle est aussi scénariste. Elle est notamment la créatrice de la série « Capitaine Marleau ».Après Les yeux des morts, prix Nouvel Obs – BibliObs du roman noir 2011, elle a publié Black Blocs et L’expatriée (prix Plume de Cristal 2013), Ils oublieront la colère (2015) à la Série Noire. Elle a été le Prix l’an dernier Le Prix Transfuge 2016  du polar au Festival Polar en Poche de Saint-Maur

 

Extrait :
 L’accident lui a ouvert les yeux sur la réalité de l’organisme : un assemblage temporaire de pièces mécaniques. Elle l’a compris le jour où un chirurgien lui a expliqué quels organismes étrangers elle avait désormais sous la peau : vis, clous, boulons, tiges d’acier. Ils ont sorti la trousse à outils pour réparer sa vieille carlingue. L’illusion de solidité et de fermeture a volé en éclats. Maintenant, elle ne voit plus en elle qu’un amas de cellules qui n’arrêtent pas de naître et de crever. De l’épiderme toujours sur le point de se déchirer. Des liquides prêts à se répandre au-dehors. Des chairs à brûler, à percer, à défaire, à dévorer, à pourrir.

Mon petit ressenti :

Voilà quelques semaines que j’ai fini la lecture des corps brisés. Je me suis jetée dessus dès que je l’ai eu entre les mains. Je voulais être la première à en parler. Et puis…

J’ai tellement été bouleversée par cette lecture que je n’ai pas su mettre des mots pour vous dire combien j’avais aimé ce titre. Pourquoi j’avais aimé ce livre.

Alors je l’ai relu et là la magie a opéré à nouveau. L’écriture tour à tour froides et solaire d’Elsa Marpeau m’a happée et tenu en haleine d’un bout à l’autre de l’intrigue. Elle instille un climat trouble angoissant qui du début à la fin de l’histoire vous déstabilise. Un peu, sans doute, pour vous mettre sur un pied d’égalité avec ces estropiés dont parle le livre, justement !

Mais il n’y a pas eu que ça !

Il y a aussi cette façon qu’a l’auteur de nous parler de ces corps brisés. Cette façon clinique de les décrire, de les disséquer, de nous les laisse voir. Et l’empathie que nous ressentons à travers ces mots parfois crus qui nous montre au-delà de cette pure mécanique des corps, la souffrance psychique que cela peut engendrer.

Comment peut-on  se résigner à la vie dans un fauteuil. Comment alors que la vie nous sourit, peut-on envisager de vivre en totale dépendance. Sarah est une sportive de haut niveau, qui connait les exigence du corps, du sien en particulier. Alors quand ce corps n’est plus qu’un objet de dégoût, comment réapprendre à vivre avec.

Aussi quand le réel vous échappe il reste l’imagination. L’imagination pour s’échapper de ce corps inerte, pour sortir de son morne quotidien. L’imagination aussi parfois trop débordante qui vous fait penser des choses terribles et percevoir au-delà des apparences. Celle qui vous raccroche aussi à la vie, vous offre un horizon moins prosaïque et maussade que les quatre murs d’un établissement de soins et de réadaptation.

Car chez Sarah son nouvel handicap n’est pas d’une douleur physique, ce n’est pas qu’une déchéance, ce n’est pas qu’une peur du lendemain. C’est aussi une détresse psychologique de se sentir inutile et incapable.

Et en choisissant une héroïne qui vit dans un monde d’homme, une femme qui vit pour sa passion de la vitesse, Elsa Marpeau fait un parallèle avec notre société où tout doit aller plus vite sous peine de devenir obsolète. Où la performance est érigée en modèle et où le handicap m’a sans doute plus sa place.

Notre auteur nous offre, en plus d’un huit clos angoissants où la perversité des hommes n’a pas de limite,  une belle réflexion sur le handicap et au-delà sur la forme que doit prendre la société que nous voulons pour demain !

Merci madame Marpeau de m’avoir une nouvelle fois bousculée dans mon petit confort quotidien et personnel !

 

Café littéraire spécial roman policier.


kf

Il y a quelques  petites semaines, je participais à un café littéraire spécial polar. Alors forcément celui-là je ne pouvais pas le louper.

Résultat de recherche d'images pour "café littéraire"Une douzaine de convives autour des petites tables basses qui regorgeaient de chouquette et de bugnes. Tout le monde attends son petit café, c’est l’hiver nos lecteur ne sont pas encore bien réveillé. Une petite collation leur fera le plus grand bien avant de nous raconter quelques histoire bien noires elles aussi. Pour ma part, ce sera plutôt un thé et je suis déjà au taquet.

Je sens bien que dans l’auditoire, il y a quelques personnes réfractaires. Certaines sont même venue sans bouquins. Visiblement, elle n’en pas lu de romans policiers. Mais l’essentiel c’est qu’elles soient là ! Je vais tout faire pour leur donner envie de lire du polar, moi madame !!! Ou monsieur d’ailleurs !!!

Bon maintenant que l’on a bu un café, que l’on a mangé quelques chouquettes, pourrions nous passer au choses sérieuses.

AU CLP par exemple, pardon au Café Littéraire Polar

Bon alors, dans l’assistance qui lit du polars ? Pourquoi oui, pourquoi non ?

Je me rends compte effectivement que la moitié des participant ne lise pas de romans policiers ou très peu.

-Moi je n’aime pas ! Non ça me fait peur. On voit assez d’horreur comme cela dans les journaux.
-Moi ça ne m’intéresse pas, c’est pas ma tasse de thé !
-Franchement c’est pas de la littérature, il ne faut pas tout confondre, tout de même !

Bon ok, la partie n’est pas gagné. C’est pas grave, j’aime les challenge.

Attention, le monsieur qui intellectualise tout prend la parole.

– Un bon polar c’est un roman qui se lit en 2 heures et qui se lit d’une traite. On l’ouvre, on est pris dans l’enquête et on va jusqu’au bout. Point !

Bon là, je crois que tout est dit.

– Un bon polar ça doit pas faire plus de 300 pages !

Cette fois je crois qu’il va falloir que l’on définisse un peu ce qu’est un roman policier et qu’est ce que nos lecteurs mettent sous cette appellation.

-Le roman à énigme. Ok,  donc « Le roman policier est le récit rationnel d’une enquête menée sur un problème dont le ressort principal est un crime »  Anthologie de la littérature policière / Georges Sadoul

-Allons un peu plus loin.  Existe-t-il un seul type de roman policier ? Non, il en existe plusieurs variantes qui s’adressent parfois à des cibles bien différentes et en fonction du sujet et de la thématique abordé.

kf3Le terme français de roman policier est un terme générique qui, par extension, recouvre beaucoup de catégories de romans. Il est réducteur de la diversité du genre, et sur ce point, la langue anglaise est beaucoup plus expressive.

On peut distinguer :

  • Le roman de détection ou d’énigme ou de mystère (variante anglo-saxonne : le whodunit) ;

  • Le roman d’enquête (enquête pouvant être menée par un policier, un détective privé, un journaliste ou autre) qui relève souvent du roman de détection, du roman noir ou du roman à suspense ;

  • Le roman noir : aujourd’hui un roman policier inscrit dans une réalité sociale précise, porteur d’un discours critique, voire contestataire. ;

  • Le roman à suspense ou thriller ;

  • Le roman d’espionnage ;

  • Le roman policier historique ;

  • Le roman policier humoristique ou parodique.

  • Le roman psychologique

  • Le roman policier ‘ethnique’, qui se déroule dans un contexte socio-culturel différent du nôtre et où la trame du récit et/ou la méthodologie de l’enquêteur prennent en compte des références différentes : police Navajo aux États-Unis, enquêteur chinois au Tibet, policier aborigène en Australie…..;

  • Le roman rural type nature writing ;

  • Le polar fantastique et/ou de science fiction.

  • Etc…

Voilà pour les grands genres et sous genres.

Nous allons donc parler de romans policiers au sens large.

Pour ma part, j’ai décidé de présenter des polars français. Et qui plus est, écrits par des femmes.

Je suis donc arrivée avec une dizaine de bouquins sous le bras. Enfin dans le sac à dos. Quelques poches aussi pour les offrir  au lecteurs zé lectrices que j’aurais su convaincre.

J’ai parlé de Sandrine Collette,

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9782207132562,0-2997964Il reste la poussière

Denoël, sueurs froides

En Argentine, sur les plateaux de la Patagonie, Raphaël grandit dans un climat de haine. Ses frères le détestent et sa mère a été endurcie par le meurtre de son mari ivrogne qu’elle a réussi à dissimuler. Il ne trouve de l’affection qu’auprès de son cheval et de son chien, jusqu’à ce qu’un événement terrible vienne bouleverser sa vie.

Notre billet sur Il reste la poussière

 

kfDes noeuds d’acier

Le Livre de poche

En 2001, Théo croupit au fond de la cave d’une maison isolée. Alors qu’il sortait de prison, il a été enlevé par deux vieillards qui veulent en faire leur esclave. Privé d’eau et de nourriture, il résiste et se jure de leur échapper. Grand prix de littérature policière 2013 (roman français).

Petit avis sur Des noeuds d’acier

J’ai fait découvrir Sonja  Delzongle

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téléchargement (12)Dust  

Folio

Hanah Baxter, 43 ans, est une profileuse française installée à New York. Un jour, elle reçoit un appel de Collins, le chef de la police kenyane, au sujet d’une série de meurtres et de croix tracées avec le sang des victimes. Peu après son arrivée à Nairobi, Aka Merengue, fondatrice de la Ligue de défense des albinos, est assassinée.

Ma chronique sur Dust

9782207132845,0-3184173Quand la neige danse

Denoël, sueurs froides

Février 2014, Crystal Lake, près de Chicago. Quatre fillettes ont disparu en un mois et leurs familles reçoivent une poupée vêtue comme leur fille au moment de sa disparition. La profileuse Hanah Baxter est appelée en renfort par le père de l’une d’entre elles. Elle découvre que les enlèvements d’enfants remontent à des années. De plus, elle est persuadée que la police fait fausse route.

Notre Abécedaire sur Quand la neige danse

J’ai présenté Johana Gustawsson

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kfBlock 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells

Milady

Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald.

Mon article sur Block 46

 

J’ai forcément évoqué Elsa Marpeau :

 Elsa Marpeau

 

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Gallimard, Série Noire

Garance, jeune gendarme, est appelée dans un hameau de l’Yonne dans lequel on a découvert un cadavre. Le défunt était un professeur d’histoire récemment installé, qui rédigeait un livre sur l’épuration à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il s’intéressait de près à la famille du village dont l’une des filles aurait eu une aventure avec un Allemand.

Mon avis sur   Et ils oublieront la colère

 

kfL’expatriée

Folio

Expatriée à Singapour avec son mari et son bébé, la narratrice recrute une aide domestique. L’arrivée d’un autre Français, Nassim, dont elle devient la maîtresse, lui donne l’occasion de remplir la vacuité de ses journées. Lorsqu’il est tué, soupçonnée, elle ne peut compter que sur sa domestique, qui promet, à certaines conditions, de lui fournir un alibi. Prix Plume de cristal 2013.

Mon billet sur L’expatriée

 

Je ne pouvais pas ne pas parler de Maud Mayeras

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kfHématome

Le Livre de poche

Une jeune femme se réveille amnésique dans une chambre d’hôpital. Karter, un jeune homme, lui explique qu’elle s’appelle Emma, qu’elle a été agressée et violée, qu’il est son compagnon et va tout faire pour l’aider et lui redonner goût à la vie. Mais la réalité, qu’Emma parvient à reconstituer bribe par bribe, est bien différente.

 

 kfLux

Anne Carrière

Vingt ans après des vacances à Ceduna, Antoine Harelde y retourne. Il n’a rien oublié, ni pardonné de ces trois mois si particuliers. La justice résonne de manière apocalyptique.

Ma chronique de Lux

 

 

imagesReflex

Pocket

Envoyée sur une scène de crime dans sa ville natale, Iris Baudry, photographe de l’identité judiciaire, renoue avec le souvenir de son fils Swan, assassiné onze ans auparavant dans des circonstances identiques.

Mon ressenti sur Reflex

 

 

J’ai proposé Elena Piacentini

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elenaaaaLe cimetière des chimères

Pocket

A Lille, Leoni enquête sur la fusillade qui a fait un mort et un blessé lors de l’enterrement de l’influent Franck Bracco, qui se serait immolé.

 

 

elenaaaCarrières noires : une enquête de Pierre-Arsène Leoni

Pocket

Alors qu’Arsène Leoni a quitté la police judiciaire depuis la mort brutale de sa compagne, il découvre à Lille le cadavre d’une ancienne sénatrice influente, tante d’un futur candidat à la présidentielle. Devant le refus de son remplaçant d’ouvrir une enquête qui pourrait s’avérer gênante, Leoni et la légiste Eliane Ducatel tentent d’élucider l’affaire.

Nos billets sur deux autres titres d’Elena Piacentini.
Le petit avis de Kris sur Des Forêts et des âmes d’Elena.
Ma chronique de Aux vents Mauvais

 

Je ne pouvais faire autrement que de  finir par Laura Sadowski

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affaire-clemence-lnageL’affaire Clémence Lange

Odile Jacob Poche

Avant de partir à Chamonix rejoindre sa fiancée, N. Kléber doit se rendre à Fleury-Mérogis où Clémence Lange, une détenue dont il a perdu le procès aux assises trois ans plus tôt, est accusée d’insubordination et doit comparaître devant le conseil de discipline. Rongée par la rancœur depuis son incarcération, elle veut punir son avocat de son incompétence qui la prive de quinze ans de liberté.

Mon abcdaire sur L’affaire Clémence Lange

 

Bon j’ai réussi visiblement à captiver mon auditoire. Il semblerait, d’après les commentaires des lecteurs présents à la bibliothèque que je puisse me lancer seule pour animer mon propre café littéraire. C’est un magnifique compliment qu’il m’en fait là. Alors…. mes petits poches ont changé de main ! Et toc !!!

Voilà vous savez tout ou presque tout. Car nous avons papoter pendant près de deux heures

Nous avons aussi parler de tous ces autres romans policiers et quelques autres livresque vous trouverez ci dessus en cliquant sur l’illustration.

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Tout les bouquins sont Ici  ou en cliquant sur la photo.

 

 

 

 

Black blocs de Elsa Marpeau


 

$$$&9782070135677,0-1307509Le livre : Black blocs de Elsa Marpeau. Paru le 2 février 2012 chez Gallimard dans la collection Série Noire.  18,50 ;  (322 p.) ; 23 x 16 cm

Black Blocs

Roman noir

« Elle lance le projectile de toutes ses forces. Le verre se brise. Devant le trou, Swann sent se libérer en elle une joie irréfléchie, immédiate.

La fuite devient possible. On peut fissurer le monde et se sauver par une des brèches que l’on a ouvertes.

Elle fait un avec les corps noirs autour d’elle. »

Swann retrouve son compagnon, un prof de fac bien sous tous rapports, avec une balle dans le dos. L’enquête sur son assassinat lui ouvre les portes d’un nouveau monde, inconnu et hostile, celui que les flics nomment « l’ultragauche ».

Pour comprendre, pour venger la mort de Samuel, Swann s’immerge. Et découvre les « Black Blocs », ces casseurs qui, en fin de manif, le visage caché sous un foulard noir, balancent des pierres dans les vitrines du capitalisme. Mais très vite, Swann met la main dans un engrenage qui menace de la broyer. Alors qu’une vaste opération clandestine semble se préparer chez les anarchistes et que la police la surveille de près, la santé mentale de la jeune femme vacille. Pour le meilleur et pour le pire…

674L’auteur :  Elsa Marpeau est née 10 août 1975 à Ancenis. Elle a grandi à Nantes.

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, elle est agrégée de lettres modernes et titulaire d’une thèse sur les mondes imaginaires dans le théâtre du XVIIe siècle et a enseigné les arts du spectacle cinq ans à l’université de Nanterre. 

Elle est romancière et scénariste.

 

 

 

Extrait : 
« Elle observe la position du corps. La main droite de Samuel est posée au-dessus de sa tête, presque à plat. Ses longs doigts. Swann chasse les pensées érotiques qui l’assaillent chaque fois qu’elle contemple une main d’homme. Contrairement à elle, Samuel ne s’est jamais rongé les ongles. Elle admire les lunule blanches. Même quand on l’aura enterré, elles continueront à pousser, de même que ses cheveux. Elle se demande si elles vont se salir malgré le bois du cercueil.
Elle se dit que son monde s’est probablement effondré, mais elle ne ressent rien. »

Résumé et petit avis :

Swann est une trentenaire parisienne, post-doctorante en physique  moléculaire, technicienne dans un labo de la fac. Une vie tranquille, teintée d’une légère crainte du dehors  Son existence bascule le jour où elle retrouve son conjoint assassiné, Samuel, qu’elle croyait n’être qu’un simple professeur de sociologie. Elle découvre alors que l’homme qu’elle aimait était un inconnu – il appartenait à un Black Blocs En se rendant à la petite maison de Montreuil, propriété de son ami que lui révèle le notaire, elle rencontre un groupe d’anarchistes autonomistes dont Samuel semble avoir été le leader A moins qu’il n’ait été un indic des flics. Commence alors pour Swann une enquête sur son amour perdu, dans une réalité qui lui échappe.

Black Blocs c’est une écriture clinique qui décortique l’âme humaine.

Elsa Marpeau a une façon bien a elle de campé ses personnages. Elle en dresse des portraits simples, aigus et marquants à la fois. Elle reste à distance de ces personnages. Elle n’y met point d’empathie. Ce qui rend la lecture exigeante, c’est au lecteur d’incarner et de donner chair à ces protagonistes qui vont évoluer sous ses yeux.

Black Blocs. C’est une écriture factuelle qui nous plonge dans l’univers des mouvements autonomes.

blackblocG20_Black_Bloc_by_emerica84« Le mouvement autonome se définit comme une lutte pour l’autonomie du prolétariat par rapport au capitalisme et à l’État, mais aussi par rapport aux partis et aux syndicats Il est classé à gauche de l’extrême gauche. Il est fortement inspiré par le courant libertaire, et par le marxisme luxemburgiste et/ouconseilliste. » (source: Wikipédia).

Les Black Blocs pour les journalistes : ce sont les casseurs qui, en fin de manif, mettent un foulard noir sur leur visage, prennent une batte de baseball et cassent les vitrines (et les CRS).

Les Black Blocs pour eux-mêmes : des individus isolés qui, parfois, sans règle prédéfinie, sans mot d’ordre d’un chef, s’agrègent momentanément pour lutter contre la violence du capitalisme.

Mais avant tout Black Blocks est un roman sur le deuil et la résilience. C’est un parcourt initiatique, celle d’une jeune femme qui perd pied. Une jeune femme en déliquescence qui trouve une résonance dans le combat pour la destruction du monde qui l’entoure, dans le désordre que prône cette ultra gauche. Un effet miroir entre sa propre dislocation et la désagrégation des valeurs de la république que piétine parfois l’Etat sous prétexte d’intérêts supérieurs

Enfin Black Blocs trouve un nouvel échos dans notre actualité quotidienne, même si à l’époque de son écriture, l’auteur pensait à l’affaire Julien Coupat et du groupe Tarmac.  Avec ses nombreuses grèves, les nombreux défilés contre la loi « travail » et leur cortèges d’affrontements entre les forces de l’ordre et les groupuscules anarchistes., les Black Blocs sont à la unes.

Lire ICI le début de Black blocs

Pour compléter votre voyage, je vous conseille la lecture de la bible sur le sujet qui vient d’être rééditer au Québec dans une édition actualisé et augmenter.

 

black-blocs-2016-site-217x400Les Black Blocs : la liberté et l’égalité se manifestent  de Francis Dupuis-Déri. Parution en Amérique du Nord : 12 mai 2016 ; Parution en Europe : en octobre 2016

Apparue à Berlin-Ouest au début des années 1980, fréquemment employée après le Sommet de l’OMC à Seattle en 1999, la tactique du black bloc connaît un nouvel essor depuis 2010. Des black blocs ont pris la rue lors des manifestations contre le G20 à Toronto, lors du Printemps arabe, pendant le mouvement Occupy et celui des Indignés, lors des récentes grèves étudiantes au Québec, de la campagne contre la vie chère au Brésil, etc.

Cagoulés, vêtus de noir et s’attaquant souvent aux symboles du capitalisme et de l’État, les black blocs sont présentés par les voix dominantes au mieux comme des « casseurs » apolitiques s’adonnant à la destruction par pure jouissance du chaos, au pire comme de dangereux « terroristes ».

Ce livre, paru pour la première fois en 2003 et dont la présente édition offre une mise à jour, sera utile à qui veut comprendre l’origine de ce phénomène, sa dynamique et ses objectifs. Alliant observations de terrain, entretiens avec des militants et réflexion éthique et politique, Francis Dupuis-Déri inscrit les black blocs dans la tradition anarchiste de l’action directe.

Francis Dupuis-Déri est né à Montréal en 1966. IFrancis Dupuis-Déri est professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Spécialiste des idées politiques et des mouve­ments sociaux, il est l’auteur de nombreux ouvrages. Il est membre de l’Observatoire sur les profilages racial, social et politique dans l’espace public. Il a collaboré avec le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) et la Ligue des droits et libertés. Francis Dupuis-Déri a milité dans des collectifs de sensibilité anarchiste au Québec et en France. Il est chercheur en science politique à Montréal. Il collabore au Monde libértaire, et il a signé des articles dans diverses revues (Agone, Réfractions, etc.) ainsi que deux romans à saveur politique.

« 

PETITE SERIE SUR MONTIGNY 2


Je vous ai promis un aperçu de mon salon à Montigny le 8 décembre 2012

Voici le deuxième épisode.

 

Enfin les choses sérieuses peuvent débuter.

Je m’étais fixé comme objectif, comme souvent sur les salons où je me rends d’aller à la rencontre des jeunes et nouveaux auteurs. Mais aussi de prospecter auprès des auteures féminines une future interview pour notre futur blog.

Toujours aussi charmant mon chevalier servant du jour, mon concierge masqué préféré me propose de me présenter Elsa Marpeau. Et voilà la journée commence vraiment.

 

$7SUPER RENCONTRE.

Elsa Marpeau, nouvelle plume de la grande série noire de Gallimard, comment ne pas être impressionnée.

 

 

 

Mais Elsa, qui a du sentir ma timidité du moment, est très sympa.  Et tout de suite elle est rentrée dans le vif du sujet.

Agrégée de lettres, Elsa Marpeau   a grandi à Nantes, avant de venir s’installer à Paris pour ses 18 ans après avoir répondu à une petite annonce matrimoniale du Nouvel Observateur. Pour y occuper ses journées, elle signe une thèse sur les mondes imaginaires dans le théâtre du XVIIe siècle et enseigne les arts du spectacle cinq ans à Nanterre.

En 2010 sort , Les yeux des morts est son premier roman dans la Série Noire. Mais pas son premier polar. Avec ce titre elle a obtenu le prix Nouvel Obs – BibliObs du roman noir 2011.

9782070128389,0-5989879782070135677,0-1307509Un second roman est paru en ce début d’année 2012, il s’agit de Black blocs. Les « Black Blocs », ces casseurs qui, en fin de manif, le visage caché sous un foulard noir, balancent des pierres dans les vitrines du capitalisme.

  Nous parlons polar bien sur, mais aussi nous dérivons sur les femmes auteur de polar. Et Elsa me donne son accord de principe pour une interview et pourquoi pas une rencontre future  au sein de la bibliothèque où je travaille. Nous allons nous revoir donc très vite.  Rendez vous est pris pour un petit coucou dès le samedi suivant.

Je sais que la journée cette fois a pris une tournure qui va m’être favorable

$9

Tant d’auteurs bienveillants à rencontrer.

$8Voilà où je travaille, la bibliothèque Parmentier dans le 11ème à Paris.

Et ils oublieront la colère d’Elsa Marpeau


$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$Et ils oublieront la colère d’Elsa Marpeau

Paru le 8 janvier 2015 chez Gallimard collection Série Noire.
19,50 € ; (232 p.) ; 23 x 16 cm
‪#‎polar2015çacommencefort‬
Et ils oublieront la colèreimages
Été 1944. Une femme court dans la campagne icaunaise . Elle cherche à échapper à la foule qui veut la tondre.
Été 2015. Un homme a été tué près d’un lac. La gendarme chargée de l’enquête soupçonne que son tondues-liberation_1hk6s_3h89k4meurtre est lié à une tonte, qui a eu lieu soixante-dix ans plus tôt.
Entre aujourd’hui et hier, les destins s’entremêlent mais les protagonistes ne s’en souviennent plus – ils ont oublié la colère, les jours de liesse et la cruauté des vaincus contre ceux de leur camp, lors de la
Libération. L’enquête va exhumer ce passé que plus personne ne veut se rappeler.


Elsa MarpeauL’auteur
: Elsa Marpeau a grandi à Nantes, s’est installée à Paris et a vécu à Singapour. Après Les yeux des morts, prix Nouvel Obs – BibliObs du roman noir 2011, elle a publié dans la Série Noire Black Blocs et L’expatriée, prix Plume de Cristal 2013.

Extrait : 

Quand elle voit une victime pour la première fois, il s’agit généralement d’un petit tas de chair décomposée. Tant qu’on ne sait pas ce qui s’est passé, elle reste de la bouffe pour les mouches et les asticots. Garance devient ainsi son dernier biographe.

Mon petit avis : Je ne sais pas pourquoi mais ce titre était l’un des premiers que je voulais lire en 2015. Je l’attendais depuis un moment et dès qu’il est sortie je me suis précipitée à la librairie pour l’avoir entre les mains. D’ailleurs ma libraire, merci Agnès, ne l’avais mis de coté sans même que j’ai à lui demander. Comme quoi, elle commence à bien me connaitre.
Mais bon, revenant au livre. J’attendais donc ce nouveau titre d’Elsa Marpeau car le précédent avait été un énorme coup de coeur pour moi. Aussi cela impliquait que j’allais être plus exigeante avec celui-ci. Donc au moment de la lecture il y avait à la fois un mélange d’envie et d’appréhension. Mais cette dernière a très vite laisser la place à d’autres sentiments. La colère, l’envie de tuer…. si, si, la révolte ont envahi mon être. Je me suis vite identifiée aux 2 héroïnes de ce polar. Et là où d’habitude, Elsa a une écriture sèche, froide, on retrouve une plume moins distancié, plus intime. Elle crée un véritable roman d’atmosphère. Une atmosphère lourde, gluante, sécrète. Elle restitue parfaitement l’ambiance d’un petit village de campagne, avec ses non-dit, ses secrets enfouis, son passé pas forcément glorieux. Elle fait vivre, sous nos yeux, ces familles qui souvent sont le ciment de ces petites bourgades où rien n’a vraiment changé depuis l’arrivée de l’eau potable.
Elle réussit là un pur roman rural avec ce récit vif, ce style qui allie finesse et rugosité, elle fait revivre a merveille le passé trouble d’une époque encore plus trouble. Je vous l’ai dit j’ai été sous tension avec des sentiments forts voire violents tout au long de cette lecture qui se dévore d’une traite. Il y a un besoin d’urgence dans ce texte, un besoin de souvenance, quand la mémoire devient le seul rempart contre la barbarie.

C’est noir, c’est beau, c’est une fantastique réussite.

Merci Elsa de ne pas m’avoir déçue 🙂

Mais lisez cet extrait, vous comprendrez surement mieux de quoi je veux parler, enfin je voudrais, si les mots ne me manquaient pas

http://flipbook.cantook.net/…

L’expatriée d’ Elsa Marpeau



Le livre 
: L’expatriée  d’ Elsa Marpeau. 9782070459032,0-2238714
Paru le 07/02/2013 chez Gallimard ; collection, série noire. 17,90 EUR;  (257 p.) ; 23 x 16 cm

Paru le 11 septembre 2014 en Folio. 8,00 € ; (285 p.) ; 18 x 11 cm

Résumé

Expatriée à Singapour avec son mari et son bébé, la narratrice recrute une aide domestique. L’arrivée d’un autre Français, Nassim, dont elle devient la maîtresse, lui procure l’occasion de remplir la vacuité de ses journées. Lorsqu’il est tué, soupçonnée, elle ne peut compter que sur sa domestique, qui promet, à certaines conditions, de lui fournir un alibi.

Bibliographie de l’auteur :

Elsa Marpeau a grandi à Nantes, avant de venir s’installer à Paris pour ses 18 ans après avoir répondu à une petite annonce matrimoniale du Nouvel Observateur. Pour y occuper ses journées, elle signe une thèse sur les mondes imaginaires dans le théâtre du XVIIe siècle et enseigne cinq ans à Nanterre les arts du spectacle (cinéma et théâtre), elle remporte le prix Carrefour Savoirs du premier roman en 2003 pour son livre Recherche au sang. Elle est auteure de scénarios et de romans où le noir est la couleur dominante. Ses 3 dernier roman sont parus  à la Série noire. Elsa Marpeau a vécu à Singapour. Elle est de retour à Paris.

Quatrième de couverture

L’expatriée

Récit

« Plus tard, je me souviendrai de la nuit d’encre de son regard.

Mais pour l’heure, en ce 1er juillet, l’impression s’estompe. Je suis happée tout entière par l’apparition qui, à l’autre bout de la piscine, vient de se matérialiser. »

Celle de l’Arabe blond. »

Expatriée à Singapour dans un condo chic peuplé de Français, Elsa voudrait commencer un nouveau livre mais elle tourne en rond, écrasée par la chaleur et le désœuvrement. Sa vie change radicalement lorsqu’ arrive Nessim, le nouveau Français de la résidence qu’elle baptise « l’Arabe blond ». Il devient son amant jusqu’à sa mort, deux mois plus tard. Assassiné de plusieurs coups de couteau. Parce qu’elle était sa maîtresse, Elsa devient vite aux yeux de tous, la principale suspecte. Elle ne doit son salut qu’à l’aide de Fely, sa maid philippine. Mais le prix à payer sera élevé…

Un mot de l’auteur

 

Ce livre est le fruit de mes deux années d’expatriation à Singapour. Il suit mes joies et mes désillusions, mon euphorie d’être ailleurs et mes désirs de meurtre… dans le monde clos, policé, ensoleillé et cruel, des expatriés.

Je te dédis ce livre à toi, lectrice, lecteur,

qui sais occuper ton temps sans blesser,

qui ne rougis pas d’être bon(ne),

qui sais que l’ailleurs se vit aussi bien au loin qu’enfermé(e) dans une chambre,

qui aimes la perversion quand elle est fictive

et les mauvais sentiments de papier.

Elsa.

Extrait :
« Des quarante millions de passagers sillonnant l’aéroport de Changi tous les ans, l’immense majorité ne traverse jamais la barrière de la douane. J’ai été comme eux. Une passagère en escale. Je ne devais ma connaissance de Singapour qu’à mon imagination. Je m’étais figuré des buildings en rangs serrés. Des rues immaculées, au tracé net, un quadrillage rationnel, des portions d’espace millimétré. Des visages innombrables, identiques.
Une cité sans crime, sans chewing-gum et sans âme. »

Mon Avis :

Elsa Marpeau nous surprend à nouveau avec son troisième roman publié dans la série noire. Effectivement après un roman noir, sombre puis un polar politique sur l’ultragauche, elle nous propose ici un polar quasi autobiographique. Comme elle l’explique « Ce livre est le fruit de mes deux années d’expatriation à Singapour. Il suit mes joies et mes désillusions, mon euphorie d’être ailleurs et mes désirs de meurtre… dans le monde clos, policé, ensoleillé et cruel, des expatriés. »Et elle réussit à merveille son pari de nous faire vivre son quotidien dans la vie faussement tranquille des condos chics de Singapour.

Elsa est ici à la fois auteure et narratrice, elle joue donc avec nous ,simple lecteur, et nous livre un roman noir cruel et pervers.. Avec une écriture impeccable et un style direct, elle nous rend addict et nous manipule. On reste collé à cette ambiance poisseuse, on ressent l’agressivité de ces femmes oisives, leur rancœur, leur jalousie. On s’indigne de cette société quasi coloniale qui régit la vie des expatriés et de leur domesticité. 

Elle nous fait aussi découvrir cette ville tentaculaire qu’est Singapour, une ville état, construite de toute pièce où la nature luxuriante n’est jamais très loin, toujours prompte à reprendre ses droits et qu’il faut domestiquer sans cesse. Cette ville, coincée entre mer et jungle, est une ville moite, humide et chaude. Et la moiteur de cette ville participe à l’ambiance oppressante qui règne sur cette histoire.

Elsa Marpeau m’a bluffée avec ce titre. Elle a réussi tour à tour à m’ensorceler et puis tout de suite après à m’irriter. Elle a su faire naître en moi tout un tas de sentiments contradictoires. Et avec son écriture précise , elle distille en vous tout un tas d’émotions qui se bousculent et s’entrechoquent. Qui vous bousculent et vous provoquent un choc.

C’est étouffant, angoissant et jouissif à loisir.

Une parfaite réussite.

Extraits :
 « Partout, la végétation enlace les buildings et le béton. Une
végétation dense, odorante, démesurée. »
« 1
L’Arabe blond
1er juillet. Les Français de la résidence se réunissent à la
piscine pour accueillir un nouvel expatrié. En attendant sa venue, on ouvre le champagne. Le bruit des bouchons fait s’envoler les oiseaux. »

Pour en savoir plus :

téléchargementhttp://elsamarpeau.net/