Retour sur Sang pour sang Thriller


Retour sur Sang pour sang Thriller

by Ophélie

Après plusieurs mois de gestation, la première édition du salon sang pour sang thriller de Longperrier a ouvert ses portes ce dimanche 30 septembre 2018. Il nous était impossible de manquer cette naissance!

Surtout que Nadine Doyelle son instigatrice nous a raconté tout cela ICI

C’est donc à Longperrier, en Seine et marne, que Nadine et son équipe ont accueilli auteurs, lecteurs, blogueurs… pour ce nouveau rendez-vous polar.

Accompagnée de ma jumelle Maud et d’Estelle une fervente lectrice, chaussées de nos bottes de sept lieues, nous avons chevauché jusqu’à cette charmante petite commune.

Sur place, joie et bonheur ont rempli nos cœurs en retrouvant nos amis auteurs et blogueurs.

Il y avait là :

Cicéron Angledroit ; Chris Simon ; Sacha Erbel (tiens une flingueuses) ; Luc Doyelle ; Cécile Pellault ( Oh une autre super flingueuses) ; Isabelle Piraux ; Cédric Blondelot ; Tony Perraut ; Mickael Fenris ; Sandrine Destombes ; Sylvain Pavlowski ; Arnaud Codeville ; Sébastien Fritsch ; Lise Delukas ; Manuel Benetreau ; Nil Borny ; Olivier Kourilsky alias docteur K ; Madeleine Petitpantalon ; Christophe Dubourg  ; Lou Vernet ; Jean-baptiste Ferrero ; Corinne Martel ; Antoine Blocier ; Nick Gardel (héhé un Nervi chez les Flingueuse) ; Sébastien Theveny ; Laurence Tournay et Ludovic Zedole Metzker.

3 Flingueuses et 1 auteur. De gauche à droite : Sylvie K, Christophe Dubourg, Maud et Ophélie

Câlins, fous rires, bises à tout va, découvertes, nous voilà partis pour une journée placée sous le signe du thriller et de l’amitié.

Mais avant toute chose, un petit café. Nadine et son équipe ont eu la bonne idée de laisser un buffet en libre service: café, thé, viennoiseries et à leur côté, un petit cochon laissé libre à notre donation.

Nous avons ensuite déambulé le long des tables des auteurs. Je ne rentrerai pas dans le détail de nos blagues, fous rires et échanges divers et variés; ils ont été nombreux! Un salon doit se vivre pour en apprécier toute la saveur.

Sachez toutefois que, comme lors de chacun d’entre eux, c’est un bonheur de retrouver les amis, de découvrir des auteurs et notamment des auteurs peu distribués en librairie. Ces moments d’échanges et de partages sont précieux et le plus bel écrin pour les conserver est celui de nos souvenirs.

Nadine a clôturé ce salon par un beau gâteau , offrant le champagne à tous, sans distinction.

Une très belle réussite que cette première édition! Un salon qui va prendre sa place au fil du temps, parmi les incontournables je n’en doute pas.

D’ailleurs Nadine tous les membres du gang Collectif Polar présents à « Sang Pour Sang » tenaient à te remercier :

Sylvie Kowalski

Bravo à Nadine Denoyelle et toute l’équipe pour cette première édition prometteuse du salon Sang pour Sang à Longperrier une bien belle affiche et des lecteurs au rendez-vous Voici ce qui va agrandir ma PAL

Cécile Pellault

Une belle journée à Longperrier grâce à Nadine Doyelle, aux bénévoles d’une chouette assoc’ Livr’Echange, et à Monsieur Le Maire, et aux lecteurs passionnés pour le Salon Sang pour Sang!
Merci à Maud Vandenbyvanghe, je ne ferai plus jamais la faute sinon tu peux m’achever, d’avoir pris la collec’!
Et à tous les z’amis qui font d’un salon une belle récréation

Ophélie

Salon de Longperrier. Des retrouvailles, des fous rires, des câlins, de belles découvertes et des rencontres virtuelles qui deviennent réelles!
Un très bon salon, une organisation très soignée et des bénévoles souriants. Bravo à Nadine Doyelle et à son équipe.
Une très belle première édition pour ce sang pour sang thriller!

 Sacha Erbel

1ere édition du salon sang pour sang thriller de Longperrier! Une super réussite! 
Un grand bravo et mille mercis à Nadine et toute son équipe si sympathique! Très belle organisation!
Merci à Magalie et sa collègue de chez Cultura!
Merci à La commune de Longperrier! On s’est bien amusé!
Vivement le prochain!!!😍😘😘😘

Maud

Dimanche à Longperrier, nous avons fait notre rentrée à nous !!! Ravie de revoir les amis, Ophé Lit, Estelle, Delphine, Dahlia, Lou Valérie Vernet, Cécile Pellault, Sylvie, Sylvie Buttard, Nick Gardel, Michael Fenris, Sandrine Destombes, Luc Doyelle-auteur, Vero. C’est aussi l’occasion de faire de nouvelles rencontres, Sébastien Theveny , Helene Babouot, Sébastien Fritsch, Sylvain Pavlowski, Arnaud Codeville, Christophe Dubourg. (j’espère n’avoir oublié personne). Enfin, comme tout salon, il y a les emplettes, les prêts !! Bref une excellente journée !!! Tout cela n’aurait pas pu être possible sans Nadine Doyelle que je tiens à remercier, ainsi que toute son équipe de bénévoles !! BRAVO !!!! 🤩🤩🤩🤩🍾🍾🍾😍

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La violence dans le monde du polar et du roman noir : épisode 4


La violence dans le monde du polar et du roman noir : épisode 4

La violence dans le monde du polar et du roman noir : le clap de fin.

Un livre, des interrogations, une idée d’interview qui germe, des auteur(e)s plus que partant, des flingueuses, une Cheffe, une belle expérience avec de belles rencontres.

Vous l’aurez compris la violence, comme bien d’autres choses, n’est pas une science exacte. Elle est soumise au vécu, aux fréquentations, à la sensibilité. Elle peut avoir différentes formes et différents degrés dans son acceptation comme dans sa « réalisation ». Elle peut toucher tout un chacun, malheureusement. « Elle se cache dans tout la violence, et elle n’est pas réservée  à quelques « gens violents » », nous dit Niko.

L’auteur va distiller la violence dans ses romans comme il l’a ressent, l’a vécut, dans ce qu’il se sent capable d’écrire ou non. Barbara souligne « N’oublions pas que si le lecteur subit la violence décrite dans le livre, nous nous la maîtrisons en fonction de notre sensibilité. Je sais, par exemple, que je ne mettrai jamais en scène un pédophile ou un serial killer. J’en serais incapable. ».

Techniquement la violence psychologique est plus « facile » notamment pour nos auteures. Pour la violence physique « il me faut connaître les conséquences des actes. Pour faire vivre la scène il faut la visualiser. Pour embarquer le lecteur il faut être crédible » précise Corinne. Ajoutant « Au-delà de ces données, il faut surtout et avant tout respecter les VRAIS victimes ».

« Il y a mille violences, et il y a autant de façons de les raconter qu’il y a de romanciers » concluront-nous avec Jacques.

Nous sommes ravies d’avoir partagé cette interview particulière avec nos auteurs. Un très grand MERCI à Corinne Martel, Barbara Abel, Niko Tackian et Jacques Saussey pour le temps que vous nous avez gentiment et généreusement accordé.

Merci à Danièle d’avoir bien voulu me suivre sur cette idée. Merci pour son travail titanesque de retranscription des différentes discussions.

Merci à Geneviève d’avoir dit « oui, je vous suis les filles ».

Et merci à vous lecteurs-lectrices d’avoir suivi cette interview hors-normes.

Miss Aline

Vous pouvez retrouvez les 3 premiers épisodes de cette enquête ci-dessous :

La violence dans le monde du polar et du roman noir : épisode 1

La violence dans le monde du polar et du roman noir : épisode  2

La violence dans le monde du polar et du roman noir : épisode 3

La violence dans le monde du polar et du roman noir. Episode 3


La violence dans le monde du polar et du roman noir. Episode 3

La violence dans le monde du polar et du roman noir. Episode 3

Les interviews croisées 2e partie

Nous reprenons aujourd’hui la suite  de nos interviews croisées avec Barbara Abel, Corinne Martel. Jacques Saussey et Niko Tackian. 

Aline et Danièle ont passé à la question nos 4 auteurs.

Et ils se sont prêtés de bonnes grâces à ce jeu.

Pour connaitre la genèse de ce projet c’est Ici

Et pour avoir les premières questions/réponses c’est là.

Allez, place au second opus


 

Les Flingueuses : Pensez-vous que la violence fasse tourner le monde ?

 

Corinne : Elle n’est qu’un moyen déclencheur et non l’élément premier. Même la violence gratuite n’est pas si gratuite, elle exprime quelque chose.

Barbara : J’imagine que oui, d’une certaine manière. La violence, physique ou psychologique, est le résultat d’un rapport de force, donc à partir du moment où le pouvoir fait tourner le monde, la violence aussi, forcément.

Niko : La violence c’est toujours une solution de repli, quelque chose qui s’exerce car on est incapable de résoudre un conflit intérieur, car on a atteint ses propres limites, car on « lâche » la bride à nos pulsions animales. La violence nous rend toujours plus petit que l’on est.

Jacques : Les civilisations successives se sont bâties autour d’une escalade sans fin d’amours empoisonnés, de trahisons, de vols, de viols et d’assassinats. La mort de l’ennemi, de l’adversaire ou de l’être aimé, ou leur simple asservissement, nourrissent l’appétit insatiable d’un rapport de forces permanent entre les hommes. La violence est à la fois le carburant et le véhicule de l’humanité.

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Miss Aline et Niko Tackian

Danièle et Aline : Dans un polar la violence c’est un vecteur pour un message, une fin en soi, une figure de style incontournable ?

Corinne : Elle n’est pas pensée comme un scénario elle arrive parce que c’est l’évidence, mais pas pour une énigme mais pour une souffrance. Je ne commence pas un roman en me disant tiens lui je vais lui défoncer le crâne, c’est par la douleur intérieure des personnages, qu’ils partent en guerre ou pas, après il faut se donner la liberté de les laisser mener le combat.

Barbara : La violence dans un roman ne peut être qu’un vecteur pour faire avancer l’histoire. La violence gratuite n’a pas beaucoup d’intérêt, et certains auteurs qui se complaisent dans la violence passent souvent à côté de leur sujet.

Niko : La violence faisant partie de la vie et le polar étant un genre du réel, c’est un élément obligatoire de la palette, ce n’est jamais le moteur d’un récit pour moi, en tout cas pas consciemment.

Jacques : Je ne la programme pas, pas plus que mes scènes d’amour. Elle doit venir d’elle-même au fil du récit, comme dans la vraie vie. C’est en lui conservant cette fraîcheur que je peux la rendre vivante, palpable, crédible.

Aline et Danièle : Homme-femme, auteure-auteur, tous égaux devant/face à la violence ?

 

Corinne : La règle veut que l’homme frappe et la femme empoissonne.

Barbara : L’important, avant toute chose, est de justifier les actions des personnages, quelle que soit cette action et quel que soit le personnage. La violence doit donc être justifiée comme n’importe quelle autre action. L’écriture permet d’être subtile dans cette violence, plus qu’au cinéma, puisque c’est un art plus descriptif et qui autorise une plus grande introspection.

Niko : Dans la réalité les femmes sont les victimes de violences dans 80% des cas et la société est profondément injuste à leur égard sur bien des aspects. Ça se reflète forcément dans la fiction, ce n’est pas une figure de style. En ce qui me concerne, je ne réserve pas le monopole de la violence aux hommes, sur ce point comme sur tous les autres, nous sommes égaux.

Jacques : La violence fait au moins deux victimes à chaque fois qu’elle se manifeste. Celui ou celle qui la subit, et celui ou celle qui y a recours. Parce que l’emploi de la violence n’est pas anodin. Il laisse des traces. La culpabilité, le remords, la condamnation, le mépris, le rejet, la vengeance… Et si la force physique manque parfois aux dames, la nocivité de la pensée de destruction appartient bel et bien aux deux sexes.

Dany et Jacques Saussey

Danièle et Aline : Dans une scène de violence, vous êtes plutôt  victime ou agresseur ?

 

Corinne: Ils sont indissociables il n’y a pas de victime sans agresseur et inversement. Parfois on agresse à bon escient on rend la justice et le plaisir procuré est immense. Parfois la victime nous rappelle des souvenirs et on se perd en elle.

Barbara : Tout dépend des besoins de l’histoire. Là, c’est juste une question de mise en scène, suivant l’émotion que l’on veut susciter ou le point de vue par le biais duquel on veut raconter l’histoire.

Niko : Quand j’écris un criminel, je suis criminel dans ma tête, je résonne avec sa façon de voir le monde. Car lui ne se voit pas comme nous le voyons.

Jacques : Écrire la même scène selon les deux points de vue opposés. Cela apprend à se poser la bonne question quand on commence un chapitre. Par qui vais-je le faire raconter ? Tout dépend du sentiment dominant qu’on veut faire ressortir. La haine ? La peur ? La culpabilité ? La veulerie ? Choisir un thème d’ambiance, c’est ici choisir le narrateur…

Aline et Danièle : Le lecteur de polar,  vit-il par procuration une violence qui ne peut ou ne veut pas s’exprimer dans sa réalité ?

 

Corinne : Il s’agit peut-être tout simplement de plaisir, pas forcément de noirceur. Un lecteur qui aime lire un roman à l’eau de rose n’est pas forcément une âme en peine ou en manque.

Barbara : un lecteur m’a un jour dit qu’à la lecture de mes romans, qui sont toujours ancrés dans notre quotidien, il trouvait une certaine forme de satisfaction à assister à la déchéance des personnages car ça lui permettait de relativiser ses propres soucis. Est-ce du voyeurisme ? Je ne le pense pas.

Niko : Je n’en sais rien. Je suis déjà bien occupé à comprendre et définir les états émotionnels que me procure l’écriture, acte solitaire, pour réussir à analyser ceux des lecteurs ! Je pense qu’un livre est un voyage individuel pour chacun.

Jacques : Le voyeurisme est le regard d’une personne extérieure à une scène réelle qui la dérange et qui s’en repaît, consciemment ou non. Le lecteur, lui, est plutôt aspiré par une fascination morbide, à mon sens, hypnotique même parfois, quand le thème vient bousculer les repères moraux qui servent de rambarde contre l’innommable.

 

Voici la fin de ce 3e opus de notre série Violence dans le polar et le roman noir.

Nous retrouverons très vite Aline pour le clap de fin !

 

 

La violence dans le monde du polar et du roman noir. Episode 2


La violence dans le monde du polar et du roman noir.

La violence dans le monde du polar et du roman noir.

Episode 2, les interview croisées partie 1

Au printemps dernier, deux Flingueuses sont venues me trouver avec un projet un peu fou. Aline par qui tout est arrivé a d’abord tenu à me  présenter sommairement ce projet. J’avoue sur l’instant je n’ai pas compris grand chose. J’ai quand même noté dans un coin de ma mémoire que quelque chose se préparait sur le thème de la « violence dans le polar ».

Aline ayant aiguisé ma curiosité, j’ai dit:

– Banco, bien sur que je suis preneuse pour Collectif Polar. Belle idée, Miss Aline, mais je ne vois pas comment tu vas procéder.

– Ne t’inquiète pas Cheffe, je suis sur le coup avec Mamie Danièle

Et nos deux Flingueuses de revenir vers moi en me proposant une série de questions et des interviews croisés de différents auteurs de polar.

C’est seulement à se moment là que j’ai compris que l’idée avait germé suite à leurs échanges autour de la lecture commune du roman Les voleurs du temps de Corinne Martel

Alors je les ai laissait faire, intervenant le moins possible sauf si demande express.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la genèse de ce beau projet c’est ICI « La violence dans le monde du polar et du roman noir. Episode 1″  Nos 2 Flingueuses vous en parlent mieux que moi ! Et en plus elles vous proposent une petite biographie de chacun de nos 4 auteurs

 Car… Au final, quatre auteurs donneront leur consentement pour ces interviews au long-court : Corrine Martel, il va de soi mais aussi Barbara Abel ainsi que Niko Tackian et Jacques Saussey.

La parité est respectée que les interrogatoires commencent :


Les interviews croisées

1ère partie.

Les Flingueuses : Pouvez-vous nous donner votre définition de la violence physique et/ou psychologique?

Corinne : La violence physique est peut-être la moins « lâche ». L’auteur  « assume » en laissant des traces. La violence psychologique est plus pernicieuse.  Il faut une espèce d’intelligence pour la pratiquer.

Barbara : La violence naît à partir du moment où quelqu’un se sent agressé. C’est ce qui provoque une blessure physique ou psychologique.

Niko : La violence est le moment où la réalité vous rattrape. Nous sommes tous équipés pour l’exercer. La violence des mots est bien plus répandue et souvent bien plus radicale.

Jacques : C’est le fait de se retrouver dans une situation où est menacée notre intégrité Peu importe son origine, la violence brise l’équilibre précaire de la sécurité. Elle est la porte d’entrée de l’angoisse, le déclic premier du roman noir.

Danièle et Aline : Pensez-vous que la violence provienne d’une société, d’un entourage qui l’engendre ou est-elle innée chacun la maintenant bridée ou non ?

Corinne : Comme le cancer, nous serions tous porteurs. Nous sommes tous le noir et la lumière, après il y a le parcours personnel qui amène d’un côté ou d’un autre, qui fait ressortir les couleurs dans le cœur.

Barbara : Je pense qu’elle provient du vécu du personnage, donc de la société ou de son entourage. Je n’ai pas vraiment de légitimité pour répondre à cette question, mais me dire qu’elle est innée me semble terriblement déprimant.

Niko : Elle provient principalement, pour moi, de notre entourage depuis nos premiers jours d’existence. Notre enfance, notre éducation, notre milieu, les rencontres que nous avons, ou pas, la chance de faire. Nous sommes le fruit de nos actions mais aussi des actions des autres. Mais il y a toujours moyen de changer…

Jacques : Je pense que la violence est l’un des premiers mécanismes automatiques de l’instant de survie, et qu’à ce titre nous en portons tous l’étincelle noire soigneusement enfermée au fond de nous. Si la société génère des situations conflictuelles entre les hommes, elle n’en est que le catalyseur. La vraie matière organique de la haine et du désir de nuire repose en nous, comme un terreau qui attend patiemment la petite graine de la colère pour lui insuffler la vie.

Aline et Danièle :  Vous est-il arrivé de faire l’expérience de la violence : la voir ou la subir ?

 

Corinne : la voir oui, la subir aussi, mon second roman est comme « un testament » pour moi, mais aussi pour tous ceux qui m’ont confié leurs maux. Un peu de violence physique, très peu, mais saupoudré d’énormément de violences psychologiques. Écorché vif depuis le premier jour. C’est comme un jeu de cartes, à la base nous avons tous des jeux différents et on n’y peut rien, après on pioche…Bonne ou mauvaise pioche et après on joue. Tapis ? Pour savoir mon jeu il faudra me le demander les yeux dans les yeux

Barbara : J’ai été agressée une fois dans la rue, par une femme complètement bourrée. Comme je refusais de répondre à ses provocations, elle s’en est prise physiquement à moi. Au début, je me suis sentie démunie, je n’ai pas l’habitude de me battre. J’ai fini par lui en coller une, je ne dis pas que je lui ai fait grand mal, mais du moins ma réaction l’a surprise et elle m’a foutu la paix. A la suite de cet épisode qui m’a tout de même chamboulée, j’ai pensé à prendre des cours de self défense. Et puis, finalement, j’ai peu à peu repris confiance en moi et je n’ai plus, à ce jour, pensé suivre de cours.

Niko : Avec mes parents et la manière déplorable dont ils ont géré leur divorce. Avec l’école et la manière dont elle cherche à vous déformer pour que vous puissiez rentrer dans le moule. Avec le monde du travail et la manière dont il érige des règles visant à vous rendre plus productif au dépit de vos propres aspirations. Avec la société dans laquelle je vis et ses innombrables conflits, inégalités, injustices.

Jacques : Lorsque l’étincelle noire s’allume, tout devient possible. Et pour chacun de nous. Les arts martiaux, notamment le Karaté, m’ont aidé à canaliser cette énergie destructrice et à l’apprivoiser.

Danièle et Aline : Avez-vous déjà eu du mal à écrire une scène de violence ? Laquelle et pourquoi ?

Corinne : Même si je ne devrais pas le dire : non, c’est me retenir qui est compliqué, parce qu’à bien regarder les informations, nos mots sont tellement en dessous de la réalité.

Barbara : En fait, en ne racontant rien, je sollicite leur (les lecteurs) propre imagination qui est souvent plus terrible que les mots que j’aurais pu utiliser pour décrire la scène

Niko : Pas du tout. Pour ce qui est de la violence physique, mes années de pratique sur les tatamis m’ont donné le sens de la douleur, des os qui se brisent, du goût du sang dans la bouche, de la peur, de la souffrance, du sentiment de domination ou au contraire d’être la victime… ça me sert énormément à rendre réel cette violence là. Pour ce qui est de la violence psychologique, elle se construit autour des personnages avec la nécessité de leur avoir donné une psychologie juste. C’est une violence plus technique.

Jacques : je n’aime pas particulièrement décrire l’acte en lui-même au moment où il se déroule. C’est la raison pour laquelle je me débrouille le plus souvent pour que le lecteur y assiste par procuration, soit en arrivant trop tard, soit parce que je coupe la narration à l’instant où cette scène va se déclencher

Aline et Danièle : Les garçons, vous avez des héros récurrents ce qui induit un « happy end » même s’ils sont bien abîmés. Avez-vous l’intention de tuer un héros ? Il n’est pas nécessaire de nous dire quand !

 

Corinne : Ah mais je n’ai pas de héros récurrents c’est justement en partant de ce constat qu’est né l’idée de Bébé 3.

Barbara : Je ne suis pas un garçon !

Niko : Je pourrais absolument tuer un personnage important mais il faudrait que ça ait un sens par rapport à l’histoire et surtout par rapport à la ligne de mes personnages.

Jacques: Ha ha ! Même sous la torture, je ne révélerai rien !

Voici pour les premières questions-réponses entre nos flingueuses et nos auteurs.

Des échanges assurément passionnants.

Je suis certaine que comme moi vous souhaitez connaitre la suite. Alors je vous donnes, nos protagonistes vous donnent rendez-vous après demain.

La violence dans le monde du polar et du roman noir. Episode 1


La violence dans le monde du polar et du roman noir.

 Episode 1 : Le projet et ses protagonistes

A 800 kms de distance un livre : Les voleurs du temps de Corinne Martel et deux flingueuses : Danièle et Miss Aline.  Nous pouvons lire notamment ceci : « Il y a deux ans maintenant, je lui ai posé la question : « Tu me donnes tes yeux ? ». Je n’ai pas eu de réponse… Je me suis servie ! J’ai fait de petites et délicates incisions sur le contour. Ils me regardaient encore, c’était un moment absolument magique ! Nous n’avions pas besoin de parler, il suffisait de plonger. Après quelques intenses minutes, je les ai arrachés d’un coup sec ».

 S’en suit une discussion sur le « comment on peut écrire ça ? ». Qu’à cela ne tienne : demandons-leur ! Chiche…

Ce qui va suivre est un article hors normes sur un thème présent dans tout bon polar qui se respecte : la violence. Emballées nous soumettons l’idée à Geneviève, notre porte-flingue, qui valide le projet et l’article à venir pour le blog.

On se lance… Il nous faut des auteur(e)s. Qui va participer à cette enquête ? L’auteure de la lecture commune cela va de soi. Ensuite on voulait une parité. Au final, ils sont quatre à avoir accepté de nous consacrer du temps, de répondre avec sincérité à notre questionnaire de flingueuses et d’échanger entre eux. Ils ont eut la gentillesse de nous insérer dans leur emploi du temps bien chargé : salons, corrections, interviews, lancements, sans oublier  leur vie personnelle. Ils ont su se rendre disponible pour partager avec « Le Collectif Polar » leur vision, leur rapport à la violence.

Nous avons prit contact avec chacun(e) d’entre eux/elles en leur soumettant le projet et son déroulement. En attendant leur réponse, le questionnaire commun s’élabore en coulisse. 11 questions pour faire le tour de la question ! S’ils acceptent leurs missions, le questionnaire va leur être adressé individuellement. Les réponses peuvent être aussi argumentées/développées que nécessaire.

Nous flingueuses, nous allons recueillir les réponses, les analyser, déterminer les points de convergences et de divergences. Si besoin, nous demanderons à l’auteur(e) des précisions.

Bien sur nous n’allons pas nous arrêter là. Nous allons ouvrir une discussion en live (merci Messenger !) avec nos quatre auteurs, nous flingueuses et notre Cheffe en la personne de Geneviève. Nous voulons un échange entre eux sur le thème, des précisions sur certains points.

Miss Aline et Barbara Abel

Ont répondu présents :

Corinne Martel : la plus jeune dans le circuit et l’instigatrice (à son insu) de cet article.

Née à Paris fin des années soixante, Corinne Martel est passionnée par l’écriture. Avec Les voleurs du temps, elle nous livre son deuxième roman : « Mes mots sont des histoires, des émotions. Le thrilleur psychologique mon terrain d’expression ».

Les voleurs du temps « le marteau s’échoue sur son crâne à l’endroit exact prévu. Le choc est d’une violence inouïe. La frappe brise l’os frontal et le pénètre jusqu’au manche avec un bruit sourd. Une gerbe de sang macule le plafond et une multitude de gouttelettes rouge  vif asperge son visage et ses cheveux. Elle voudrait bien s’essuyer mais elle ne peut pas. Ses yeux sont complètement fous. Sa tête bascule en avant. Le marteau est planté si profondément qu’il me faut plusieurs secondes pour parvenir à le retirer. »

 

Niko Takian : un auteur sur tous les supports : de la télé au papier.

Né à Paris en 1973, Niko Tackian fait des études de droits, d’Histoire de l’art avant de devenir journaliste et rédacteur en chef. Scénariste, réalisateur, romancier Niko Tackian est un touche à tout. Il se définit lui-même comme « un raconteur d’histoire ». Il reçoit en 2015 le prix des lecteurs au Festival Polar de Cognac pour Quelque part avant l’enfer avec un thème minutieusement étudié : le phénomène de la mort imminente. En 2016 suivra La nuit n’est jamais complète puis Toxique. Ce premier volet, paru aux Editions Calmann Lévy, nous amène à suivre le commandant Tomar Khan, que l’on retrouve dans Fantazmë en ce début 2018.

Toxique : « Ubak avait troqué ses aboiements hargneux contre un couinement inquiet à mesure que son collier l’étranglait, le forçant à suivre sa nouvelle maîtresse en freinant des quatre pattes dans la boue. Marie-Thomas grimpait maintenant les marches de la passerelle qui passait au-dessus de l’A4. Lorsqu’elle arriva au milieu, elle se tourna vers le chien et souleva la laisse à hauteur d’épaule. Ubak décolla du sol pour se retrouver pendu à son collier. Il se débattait devant Marie-Thomas et couinait en essayant de respirer. Elle pivota légèrement pour le laisser pendre au-dessus du vide, les yeux braqués vers la nuée de voitures lancées à pleine vitesse.

–          Bonne balade, dit-elle en le regardant s’écraser contre le bitume de l’autoroute. »

 

Jacques Saussey : le motard presque franco-canadien qui a son bureau vraiment partout.

Né en 1961, Jacques Saussey écrit ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux d’entre elles ont été primées dans des concours et une éditée en BD.

La Mante Sauvage son premier polar, sera suivi par beaucoup d’autres : Le loup peint, L’enfant aux yeux d’émeraudes … Il est désormais repéré par les critiques et les libraires comme l’un des « talents qui montent » dans le polar.  

: « Je me penche sur le détonateur, enclenche le système de commande Wifi. Le décompte est lancé. Si je me fais descendre et ne peux appuyer sur le bouton d’appel de mon téléphone, le réseau secondaire prendra le relais. Dans une demi-heure, très exactement, il ne restera plus un boulon entier de cette carcasse de métal. Plus rien, à présent, ne pourra arrêter mon processus de destruction massive »

 

Barbara Abel : qui représente notre ouverture à l’international et à la Belgique réunis.

Née en 1969 à Bruxelles en Belgique, d’abord comédienne, elle écrit sa première pièce de théâtre, L’Esquimau qui jardinait, qui est montée avec succès sur des scènes bruxelloises et au Festival de théâtre de Spa.
Son premier roman policier publié, L’Instinct maternel, lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac, elle assure également des chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique.

Son roman Un bel âge pour mourir paru en 2003 a été adapté pour France 2. S’ensuivent Duelle en 2005, La mort en écho  en 2006, Illustre inconnu en 2007, Le Bonheur sur ordonnance en 2009, La brûlure du chocolat en 2010, Derrière la haine en 2012 (Prix des lycéens de littérature belge 2015), Après la fin en 2013, L’innocence des bourreaux en 2015 et Je sais pas en 2016. 2018 est l’année de Je t’aime.

Duelle : « Je sais que tout cela peut paraître fou. Qu’on ne peut imaginer pouvoir subir de telles humiliations sans se révolter. Mais le cercle infernal s’est refermé sur moi sans que je prenne conscience de sa force et de sa tyrannie. Au début, on accepte […]. On espère, on vit, on rêve, on se dit qu’il y a pire. On trouve la force de continuer, de trouver des excuses, en se créant d’autres limites, en remettant la révolte au lendemain,[…] . Chaque jour qui passe est un pas de plus dans l’abîme. Et quand on s’en aperçoit enfin, il est trop tard. »

De gauche à droite : Dany, Jacques, Corinne et Niko

Les échanges vont avoir lieu en mai, dans la bonne humeur ! Nous n’instaurons pas de timing chacun faisant selon ses disponibilités. Une fois tous les éléments rassemblés, nous voilà avec 25 pages de notes à synthétiser.

Nous allons donc tout (ou presque) vous dire sur la violence vue par nos quatre auteur(e)s, leurs facilités à l’appréhender, leurs interdits, leur goût à nous la faire partager … c’est bien de cela dont il s’agit : ils ont du plaisir à nous raconter des horreurs et nous tant de plaisir à les lire !

Alors suivez-nous dans le monde magique de la fiction polardesque …

Dans l’épisode 2 nos auteurs répondront à nos premières questions !

Le choix : Sommes-nous prêts à en assumer le prix ? – Corinne Martel et Marine Destombes


Le livre : Le choix : Sommes-nous prêts à en assumer le prix ? Roman graphique de Marine Destombes d’après un roman de Corinne Martel . Paru le 5 avril 2018 aux Éditions, Independently published. 18,98€ ; 164 p. ; 15 x 23 cm.

4ème de couverture :

A-B-C. Trois lettres. Trois plans. Un seul choix possible !

A l’heure où la littérature se consomme comme des kleenex et que la date d’expiration s’approche de celle d’une bouteille de lait, “Le Choix” nous prouve qu’après une première vie, il peut y en avoir une autre.

Cette fois, le texte qui a ému un grand nombre de lectrices et de lecteurs est accompagné du dessin.

Et pas n’importe lequel.

Je suis un grand fan du 9ème art. Le Choix m’a interpellé, intrigué. La grande variété et l’enchaînement des planches sont un plaisir sucré pour mes papilles de Bédévore. Tous les codes sont utilisés pour être mieux brisés. Les traits se mélangent pour donner une fresque bigarrée selon les envies des auteurs. Parfois enfantins ou simplement maîtrisés, ils constituent un en- semble subtil jouant avec nos émotions.

La plongée en apnée dans cet ouvrage est un délice délicat.

Le Choix…

Laurent Loison

 

L’auteur : de Corinne Martel est  née le 8 octobre 1969 à Paris. Passionnée par l’écriture, Corinne Martel est rapidement remarquée puis récompensée de nombreuses fois pour ses essais en poésie et littérature.
Après avoir réalisé ses études et obtenu ses diplômes dans un institut supérieur de gestion et de commerce, Corinne Martel embrasse une carrière orientée dans les jeux vidéos et activités pour enfants qu’elle exerce toujours à l’heure actuelle.
Fascinée par la littérature imaginaire, elle décide de s’inspirer de ses expériences ludiques pour écrire son premier roman, « Et tu vis encore » (IS Édition, collection « Sueurs glaciales », 2016), un thriller énigmatique doté d’un suspense et scénario à couper le souffle qui laisse entrevoir une carrière prometteuse. 
Écrivain ou auteur ? Ses mots sont des histoires, des émotions. Le thriller psychologique son terrain d’expression.

 

Extrait :
“Mon corps se révolte
Mon dos, mes épaules, mon ventre, mes jambes,
Tout me fait mal, j’ai perdu le contrôle.
 
Mon corps se révolte contre les choix de mon esprit.
Comme quand j’ai tué Nathan.
Parce que je vais recommencer.
Sauf que cette fois il s’appelle Paul.
 
Mais il le veut. Il m’a suppliée.
Ce n’est peut-être plus un meurtre ?
Juste une euthanasie ?
 
C’est , dans tous les cas, la fin d’une vie.
Je serai récidiviste.
 
Respecter le jugement de la famille,
Respecter l’envie de Paul
Ne me soulage absolument pas, en Fait.
 
Seule la finalité importe.

 

Le ressenti de Jean-Paul

 

Bonjour à toutes et à tous…

 Après l’émotion reçue lors de ma précédente lecture, j’ai décidé de chambouler l’ordre de ma PAL et de passer “Le choix” au premier plan !

J’étais encore sous l’emprise de cette auteure atypique autant continuer, savoir jusqu’où elle pourrait encore me mener…

 J’ai retrouvé de nouveau son style incisif, pointu mais toujours aussi poétique. De ses mots il se dégage même parfois une petite musique un peu comme une comptine pour les enfants.

Dans ce livre pour mon plus grand bonheur les dessins (de Marine Destombes) ont autant d’importances que les mots.

J’ai pris mon temps pour découvrir cet ouvrage hors norme.

Ce n’est plus un roman, mais bien plus qu’une simple BD.

Chaque planche retranscrit les lignes d’écritures d’une Corinne au style sans concessions.

Les visuels – certains sont magnifiques – évoluent le long de l’histoire, caressants le papier, tantôt légers et évanescents, tantôt durs, voire cruels, accompagnant comme une ombre des dialogues tissés à la perfection !

Le choix ?

Comment faire le bon ?

A, B, C ?

Je ne vous en dirai pas plus… A vous de trouver “la” Solution !

Corinne en déesse-mère va vous hypnotiser comme moi et vous n’aurez de “Choix” que de succomber à son prochain ouvrage… 

 

Les voleurs du temps de Corinne Martel


Aujourd’hui c’est un roman qui vient tout juste de sortit que nous vous présentons dans le cadre de « la semaine de la femme ».


Le livre : Les voleurs du temps de Corinne Martel Paru le 12 février 2018 en autoédition. 17 € et e-pub 4.99 € ; ( 336 p.) 

4ème de couverture ou ce qui en tient lieu …

Un thriller hors norme, jouissif et brillant dans sa construction !!!

Delphine : « Magistral »

Sophie : « Terrible »

Céline : «  Percutant »

Natacha : « Un raz de marèe »

La frontière entre la vie et la mort est ténue, la folie vous guette, la schizophrénie n’est pas loin

L’auteur : « Ecrivain ou auteur ? Mes mots sont des histoires, des émotions. Le thriller psychologique mon terrain d’expression. Je suis née le 8 octobre 1969 à Paris. » Un peu court ? … Collectif Polar aura la chance de faire connaissance avec elle en mai, lors de son passage en Gironde au salon des Psychopathes du Polar à Fargues
Extraits :
“La petite vieille, c’est aussi un peu comme la Castafiore : elle a une voix de crécelle à vous faire péter les tympans dès qu’elle ouvre sa bouche. Et sa grande gueule, Valentin m’a dit qu’elle l’ouvrait souvent. À croire que chez certains humains, c’est comme pour les chiens : plus ils sont petits, plus ils l’ouvrent grand. Moi, je vais le lui fermer, son putain de clapet !”
« — Vous savez, mes parents étaient entrepreneurs de pompes funèbres, j’ai grandi parmi les morts. Pour ma carrière, j’ai choisi de travailler avec les vivants, de célébrer le plus beau jour de leur vie, plutôt que le dernier. Je vais me permettre une pointe d’humour qui, je l’espère, ne heurtera pas vos lecteurs : c’est quand même bien plus agréable de faire sauter des bouchons de champagne que de procéder aux mises en bière. =) »

 

La chronique Jubilatoire de Dany

Toujours aussi inclassable Corinne Martel avec ce deuxième roman. Alors que le lecteur se jette dans l’aventure aux côtés de Chloé et Valentin, qui doivent se marier samedi prochain, les rapports ambigus de la jeune femme et de sa sœur Manon déroutent à souhait.

Pour organiser la cérémonie, le couple fait appel à un organisateur de mariage et sa coéquipière couguar, deux personnages atypiques eux-aussi et, il se passera ce qui doit se passer … ou pas.

La narration véhicule une angoisse grandissante et interpelle chacun d’entre nous sur les limites que nous sommes prêts à franchir par amour et c’est en fait au cœur de la folie que nous plongeons … Poétique et fou, entre « l’écume des jours » de Boris Vian et « Régis » de James Osmont, addictif et savamment dosé.

Impossible d’en dire d’avantage sans spolier, mais sachez que Corinne Martel a superbement assuré et comblé les espoirs que l’on pouvait mettre en elle avec « et tu vis encore ». A noter la ponctuation du récit par de superbes illustrations qui confortent le lecteur dans ses errements … beau boulot !

Très prochainement dans Collectif Polar – Chroniques de nuit, des révélations sur les projets -2018-2019 de l’auteure

Et tu vis encore de Corinne Martel


Le livre : Et tu vis encore de Corinne Martel. Paru le 10 décembre 2016 chez  Is Edition dans la collection « Sueurs glaciales ». 17€ ; (172p.) 15X 22,9 cm

4ème de couv : 

Alice, une jeune star de la chanson, a de mystérieux secrets qu’elle nomme le « Plan A ». Marc, un écrivain de polars, appelle les siens le « Plan B ». En panne d’inspiration, il passe son temps à visiter des sites monstrueux qui troublent son équilibre mental. Quant à Pierre, il réussit à obtenir la direction d’une nouvelle prison composée de trente-huit détenus très spéciaux : des tueurs en série enfermés à vie. Sur son bureau, une chemise grise, nommée le « plan C ». L’atmosphère est bien trop angoissante pour ce si petit village du Vercors. L’heure des choix ne serait-elle pas prématurée ? Ils le savent bien, la mise en place de leurs plans va bouleverser le cours de leurs vies et les conséquences seront irréparables. Et vous, à leur place, qu’auriez-vous fait..? Meurtres, secrets de famille, suspense. L’énigmatique thriller de Corinne Martel est un bijou de ruses et double sens qui ne laissera aucun lecteur indemne.

L’auteur : Corinne Martel est née à Pris en 1969. Passionnée par l’écriture, Corinne Martel est rapidement remarquée puis récompensée de nombreuses fois pour ses essais en poésie et littérature.

Après avoir réalisé ses études et obtenu ses diplômes dans un institut supérieur de gestion et de commerce, Corinne Martel embrasse une carrière orientée dans les jeux vidéos et activités pour enfants qu’elle exerce toujours à l’heure actuelle.

Fascinée par la littérature imaginaire, elle décide de s’inspirer de ses expériences ludiques pour écrire son premier roman, « Et tu vis encore » (IS Édition, collection « Sueurs glaciales », 2016), un thriller énigmatique doté d’un suspense et scénario à couper le souffle qui laisse entrevoir une carrière prometteuse.

 

Extrait : 
Toutes les familles ont des secrets.
La mienne ne fait pas exception.
Ma famille a donné un nom de code au secret : « LE PLAN C ».
Je n’ai jamais su pourquoi ; ils n’ont pas voulu me le dire. D’ailleurs, je ne suis pas censée être au courant de ce secret.
Mais je ne me suis pas présentée ; pardon, c’est incorrect…
Je m’appelle Alice Garmant. J’ai seize ans et je vais vous révéler toute l’histoire.

Le petit avis de Kris

Et tu vis encore – Corinne Martel
Hors des sentiers battus ! Voilà ce à quoi me fait penser ce thriller, qui, en fait, est plus un livre orienté vers l’amour des siens, les questions qui peuvent se poser face à l’irréversible.
Prenant car on se demande où et vers quoi veulent nous mener les premiers chapitres, désarçonnant dans la manière dont il est écrit, on est déstabilisé quand on commence à comprendre de quoi il retourne.
Corinne Martel nous entraîne bien malgré nous dans une course contre la montre dont on se demande bien comment sera l’issue.
Excellent !

 

 

Premiers roman : Décembre 2016 mais surtout Janvier 2017


premier-roman

Quelques premiers romans ou premières parutions en France de roman policiers et de SFFF du mois de décembre et Janvier

En ce dernier mois de l’année 2016 mais surtout en ce premier mois de 2017, plus d’une vingtaine de premiers romans nous étaient proposés, au Comité de lecture polar des bibliothèques.

Beaucoup, nous ont tentés, d’autres un peu moins. Et oui notre temps de lecture n’est pas extensible. Et puis, nous avons aussi chacun nos propres goûts qui souvent conditionnent nos choix.

Aussi malgré notre curiosité maladive, certains resteront sur le carreau. Pour autant, je vous en ferais une petite présentation ici.

Allez je vous les laisse découvrir. Il y a vraiment de belles découvertes et de sacrées surprises.

Je vous ai déjà fait découvrir ceux de septembre  ICI et d’octobre Là. Les 1ers romans de novembre là aussi et là encore

 

Ceux que j’ai lu ou que je vais lire

 

97822651145620-3721572La veuve

Barton, Fiona

Fleuve éditions

Jane Taylor vit paisiblement avec son mari, Glen, dans une jolie maison. Tout bascule le jour où Glen devient le suspect principal du meurtre d’une petite fille. Le couple vit alors une descente aux enfers. Après la mort de Glen, fauché par un bus, tout le monde attend des réponses de la part de Jane, désormais veuve. Premier roman.

Fiona Barton est journaliste et formatrice internationale dans les médias.
Elle a notamment écrit pour le Daily Mail, a été rédactrice en chef du Mail on Sunday et a par ailleurs gagné le prix du reporter de l’année.
Née à Cambridge, elle vit aujourd’hui dans le Sud-Ouest de la France.
La Veuve est son premier roman. Il l’a immédiatement propulsée sur le devant de la scène du thriller avec des traductions en cours dans une trentaine de pays.

 

Mon petit avis sur la Veuve ICI

 

2dLa maison des brouillards

Berg, Eric

Slatkine & Cie

Timo, Philipp, Yasmin et Leonie, anciens activistes écologistes, se retrouvent quinze ans après s’être perdus de vue pour passer un week-end dans la maison de Philipp. Dans la nuit, trois personnes sont assassinées tandis que la meurtrière présumée, gravement blessée, tombe dans le coma. Deux ans après les faits, la journaliste Doro Kagel reconstitue l’affaire.

 

 

 

 

97910245013900-3738571La faiseuse d’anges

Destombes, Sandrine

Nouvelles plumes

Belle et indépendante, Max est parvenue à s’imposer dans un monde d’hommes en devenant inspectrice de police. Mais elle reste secrètement hantée par le meurtre de sa mère quand elle avait 8 ans. C’est alors qu’une révélation lui donne l’occasion de prendre son destin en main. Premier roman.

Un personnage attachant, une intrigue originale, une tension psychologique qui ne faiblit jamais, un polar qui vaut le détour

 

 

 

8dLes filles des autres

Gentry, Amy

R. Laffont

Une nuit, Julie Whitaker, 13 ans, est kidnappée dans sa chambre. Sa famille garde l’espoir qu’elle soit toujours vivante. Dix ans plus tard, une jeune femme sonne à la porte et déclare être Julie. Mais Anna, la mère, est assaillie de doutes. Elle demande à un détective privé de mener une enquête sur cette jeune femme.

Êtes-vous bien certaine de connaître votre fille ? D’ailleurs, est-ce vraiment la vôtre ?

Amy Gentry est chroniqueuse littéraire pour le Chicago Tribune, Salon et la L.A. Review of Books. Elle vit avec son mari à Austin, Texas.

« Ce premier roman de Gentry est plus que digne d’être comparé à Gone Girl, le best-seller de Gillian Flynn… Il vous entraînera tellement loin que vous pourriez bien remettre en question tout ce que vous savez de votre propre famille. » Entertainment Weekly

Mon petit billet sur Les filles des autres

10dCanicule

Harper, Jane

Kero

En Australie, Luke Hadler a tué sa femme et leur fils avant de se suicider. Gerry Hadler, le père de Luke, contacte Aaron Falk et le contraint à revenir à Kiewarra. Vingt ans avant, Aaron avait fui la petite ville après la mort d’une jeune fille dont lui et Luke étaient proches. L’enquête que Gerry mène sur Luke accentue les tensions en ville, alors que la canicule sévit.

Journaliste, Jane Harper travaille depuis de nombreuses années pour la presse écrite, en Australie et au Royaume-Uni. Elle vit à Melbourne. Canicule, en cours d’adaptation pour le cinéma, est son premier roman.

 

 

11dDrone land

Hillenbrand, Tom

Piranha

Les citoyens de l’Union européenne sont désormais placés sous étroite surveillance grâce à l’ordinateur omniscient d’Europol, ce qui facilite les enquêtes de police. Lorsqu’un membre du Parlement est exécuté, le commissaire Westerhuizen pense confondre le coupable rapidement. Mais des failles dans le système apparaissent, dévoilant un scandale européen.

Né à Hambourg en 1972, Tom Hillenbrand a étudié les institutions et la politique européennes. Il est depuis 2010 chef de rubrique pour le Spiegel en ligne et vit à Munich. Il a reçu le prestigieux prix Friedrich-Glauser du meilleur roman policier pour Drone Land.

 

 

14dCavale

Jouannet, Virginie

XO

Pendant deux heures, Jeanne a perdu la mémoire. Elle se réveille au côté de son mari, poignardé à mort. Ignorant l’identité de l’assassin, rapidement épiée et traquée, elle décide de fuir dans l’espoir de retrouver la mémoire. Elle trouve refuge au Singe, petit hôtel d’une station balnéaire de l’Atlantique. C’est alors que ses souvenirs d’enfance viennent la hanter. Premier roman.

Avec Cavale, Virginie Jouannet nous entraîne dans la fuite éperdue d’une femme vers la liberté ; une femme épiée, traquée et victime de ses propres cauchemars. Un roman qui exprime, dans une langue lumineuse, la force cruelle des secrets.

Depuis des années, Virginie Jouannet se consacre à l’écriture. Elle est l’auteure de pièces de théâtre, de poésies, de nouvelles. Elle vit actuellement à Bayonne. Cavale est son premier polar.

 

15dEt tu vis encore

Martel, Corinne

IS Edition

A Balbeck, un petit village du Vercors, chacun a ses secrets. Alice, une starlette, les nomme le Plan A. Marc, un auteur de romans policiers déséquilibré en panne d’inspiration, les appelle son Plan B, tandis que Pierre, directeur d’une prison pour tueurs en série, les classe dans une chemise notée Plan C. La réalisation de ces plans se révèle lourde de conséquences pour la petite communauté.

Meurtres, secrets de famille, suspense… L’énigmatique thriller de Corinne Martel est un bijou de ruses et double sens qui ne laissera aucun lecteur indemne.

Fascinée par la littérature imaginaire, Corinne Martel décide non sans talent de s’inspirer de ses expériences professionnelles et ludiques pour écrire son premier roman, « Et tu vis encore », un thriller énigmatique.

 

 

18dDerrière les portes

Paris, B.A.

Hugo Roman

Jack et Grace forment un couple en apparence parfait. Charmants et amoureux, ils possèdent une superbe demeure. Mais Grace ne répond jamais au téléphone et les fenêtres de la chambre sont pourvues de barreaux. Leur mariage pourrait dissimuler un sombre secret.
D’origine franco-irlandaise, B. A. Paris a été élevée en Angleterre avant de partir en France, où elle vit aujourd’hui.
Derrière les portes est son premier roman.

 

 

 

Ceux que j’aimerai lire

 

3dLa suite de Shanghai
Le music-hall des espions

Birolli, Bruno

Tohu-Bohu éditions

A Shanghai, dans les années 1930, c’est la guerre larvée entre les espions venus d’Occident. Chaque quartier a ses règles et ses lois et seuls les plus chanceux survivent. Une intrigue policière se déroulant dans une chaleur moite sur fond de jazz américain.

 

 

4dLa balade électrique d’Emily Archer

Brigandet, Jof

Ed. du Caïman

Sam Scott est un assassin aux modes opératoires multiples. Alors que M. Archer et sa fille Emily le devancent pour un appartement, il décide de tuer cette dernière, gravement handicapée et clouée dans un fauteuil roulant.

L’auteur n’est pas un inconnu dans le monde de l’écriture puisqu’il à été déjà publié à plusieurs reprises et sur deux continents. Discret, il aime cependant à dire qu’il ne revendique pas ce parcours « Léautaud disait que le métier d’écrivain c’est d’apprendre à écrire, je fais mienne cette réflexion, mon avant ne m’intéresse pas, ce qui compte c’est le lendemain et les coups de gueules que l’écriture permet de pousser. J’ai mis quelques temps à appréhender l’indécence qu’il y a à être lu sans en profiter pour défendre ceux qui en ont besoin. Je veux oublier cette période où je n’en était pas encore conscient. ».

 

5dJeremy Cobhan

Della Croce, Filippo

Slatkine

Dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre, un homme décède dans un accident de voiture et son fils de 9 ans disparaît sur le parking d’un restaurant. L’oncle de l’enfant, avocat, se lance dans une enquête qui mêle trafic de drogue, homophobie et piratage informatique.

 

 

 

 

9dSolovki

Giunta, Claudio

Ed. du Masque

Trois amis florentins, envoyés aux îles Solovki afin de restaurer l’ancien goulag soviétique, sont portés disparus. Alors que l’enquête privilégie la thèse de l’accident, il est demandé au journaliste Alessandro Capace d’écrire des articles pour alimenter l’attention des lecteurs. Au fil de ses recherches, il plonge dans les mystères de ce lieu et découvre de sinistres secrets. Premier roman.

Un thriller aux accents de roman générationnel, qui surfe avec virtuosité entre humour noir et désespoir.

Claudio Giunta est professeur de littérature italienne à l’université de Trento. Il est l’auteur de nombreux essais et collabore à l’hebdomadaire Internazionale et au quotidien Il Sole 24 Ore. Solovki est son premier roman, pour lequel il a reçu le Prix Kihlgren.

 

 

12dMateriia

Houry, Jérôme

les Presses littéraires

Pour son vingtième anniversaire, Noam se voit remettre par sa mère un carton ayant appartenu à son père, disparu sans laisser de traces. Son contenu lui donne des indices pour le retrouver. Sa quête le conduit sur la planète Matériia, univers gouverné par la magie et la science.

Cette aventure ne vous laissera aucun répit. Entre science, fantasy, critique d’une société actuelle et la vision d’une autre vérité, vous vous laisserez surprendre à penser : « Et si c’était possible ».

Jerôme Houry est né en 1974. Très tôt, le plaisir de raconter des histoires se fera sentir. Après avoir griffonné des dizaines d’idées sur un coin de table, il se lance en 2005 à l’écriture de son premier roman. Attiré par l’infini de l’univers et les multiples théories qui entourent sa création et son évolution, il fixe aussi son oeil critique sur notre société. Il est à la fois acteur et spectateur du monde dans lequel il vit. Cette dualité offre à ses romans deux pistes de lecture : l’une flatte l’irrationnel, l’autre questionne notre monde. Pour votre plus grand plaisir.

 

 

13dL’amour est rouge

Jaff, Sophie

Calmann-Lévy

New York. Katherine Emerson, trentenaire, voit sa vie perturbée par deux événements : sa rencontre avec deux prétendants séduisants mais très différents, David et Sael, et de mystérieuses visions qui l’assaillent, la faisant douter de sa santé mentale. De plus, un tueur en série surnommé le Faucheur a jeté son dévolu sur elle : il cherche la couleur rouge, l’amour de la femme idéale.

Récit de survie électrique et envoûtant mêlant suspense et fantastique, passé et présent, L’amour est rouge est le premier volet d’une trilogie qui redéfinit la notion de chasseur et de proie en cassant les codes du genre.

Originaire d’Afrique du Sud, Sophie Jaff est diplômée de la Tisch School of the Arts, où elle a étudié l’écriture de la comédie musicale. Membre de la Dramatists Guild of America, elle a vu ses oeuvres jouées au Symphony Space, au Lincoln Center et au Gershwin Theater de New York.

 

 

17dLes dossiers Thémis
Volume 1, Le sommeil des géants

Neuvel, Sylvain

Le Livre de poche éditions

Enfant, Rose Franklin se souvient avoir vu, alors qu’elle était tombée dans une cavité, une main de métal géante parcourue de réseaux lumineux. Désormais physicienne, elle dirige une équipe secrète chargée d’élucider cette mystérieuse présence qui semble faire se rejoindre le passé et le futur. Premier roman.

Un roman captivant, entre World War Z et Seul sur Mars, premier tome d’une trilogie dont les droits ont déjà été vendus dans quatorze pays et qui est en cours d’adaptation cinématographique par David Koepp (Jurassic Park, Spider-Man, Mission : Impossible).

 

21dMarquée à vie : thriller

Schepp, Emelie

HarperCollins

Un haut responsable de l’immigration en Suède a été assassiné dans sa maison. La procureure Jana Berzelius enquête sur le meurtrier, qui s’avère être un enfant. Ce dernier est à son tour retrouvé mort quelques jours plus tard. Jana est sous le choc lorsqu’elle découvre qu’il a sur le cou la même cicatrice qu’elle. Une marque qui depuis son enfance provoque en elle des réminiscences incontrôlables.

Dans l’univers d’Emelie Schepp, le Nord ressemble moins à un tableau mélancolique qu’à un conte cruel d’Andersen. Avec son héroïne aux deux visages qui émeut autant qu’elle surprend, Marquée à vie met progressivement à nu les différentes strates de la violence et les ressorts psychologiques de la survie, grâce à un suspense parfaitement maîtrisé.

Née en Suède, à Motala, Emelie Schepp appartient à la nouvelle génération d’écrivains nordiques, celle qui a succédé à des auteurs mondialement connus, comme Stieg Larsson. Après avoir remporté un prix d’Art dramatique et travaillé dans la publicité, Schepp fait des débuts très remarqués avec Marquée à vie, le premier volume de sa série « Jana Berzelius ». Déjà vendue dans 27 pays à ce jour, cette trilogie a conquis 200 000 lecteurs rien qu’en Suède.

 

Ceux que je n’aurai sans doute pas le temps de lire

 

1dLa disparue de Whitechapel : une aventure inédite de Sherlock Holmes

Bassi, D.G.

Ed. de l’Antre

Londres, 1894. Les clients se font rares et Sherlock Holmes s’ennuie, quand il reçoit la visite d’Anthony Davidson, un jeune homme sans nouvelles de sa fiancée, Elisa Scarborough, depuis deux jours. Il demande au détective d’élucider cette mystérieuse disparition.

L’auteur, professeur de sciences et écrivain à ses heures, a relevé le défi, moins par challenge que par passion pour le personnage et hommage à sa légendaire sagacité, de nous conter une aventure inédite du « Plus Grand des Détectives », au coeur d’un des quartiers de Londres autrement connu naguère pour de sanglants méfaits.
L’ombre de l’Éventreur règne, encore en ces lieux, mais le Grand Détective n’ira-t-il pas au devant de découvertes inattendues ?
Elémentaire ? Pas tant que cela…

 

6dL’orange sanguine

Fréour, Laurent

Incartade(s) éditions

A La Réunion, le capitaine Jean-Pierre Vidal, amateur de trails, enquête sur la mort de Landry Hammerer, directeur de FRTcom, qui semblait haï de tous. Premier roman.

 

 

 

 

 

7dAh, ces deux-là !

Geffroy, Yann

Découvertes de la Luciole

Le gendarme Pitois enquête sur la mort d’Arsène Duvalet, maire respecté d’une petite commune bretonne et propriétaire terrien. Il remonte dans le passé d’Angèle, femme méprisée par la communauté.

Dans ce roman qui traverse un quart de siècle (des années 30 aux années 60), Yann Geffroy nous transporte au coeur d’une charmante campagne bretonne où rien ne bouge – en apparence ! Il pose un regard empreint tout à la fois d’humanité et d’humour sur des personnages attachants.

 

 

 

16dChroniques I : des femmes

Minot, Jean-Louis

 

Il y a toutes ces femmes qui disparaissent, dont personne ne se préoccupe, cette mère qui cherche sa fille et qui en parle à son avocate. Cette dernière vient casser les pieds de Marc Sauron, commandant à la DRPJ, mais il a bien d’autres soucis en tête. Il se demande pourquoi Raf, son beau-frère, est revenu à Lyon à sa sortie anticipée de prison. Il a été incarcéré quelques années auparavant pour avoir assassiné son épouse. Pour fêter son retour, le principal témoin à charge meurt de façon peu naturelle. Raf n’a qu’une idée : comprendre à tout prix. Et puis voici Carole qui vient tout compliquer. Sans compter des armes, beaucoup d’armes qu’on suit à la trace sans mettre la main dessus.

 

 

 

 

 

19dEdwenn : le monde des Faës

Rose, Charline

Nouvelles plumes

Edwenn décide de quitter la terre des humains suite à sa rencontre avec Kadvael, un prince originaire d’un autre monde poursuivi par le seigneur des Chimères. Elle arrive dans le pays magique des Faës, où elle rencontre différentes créatures. Prix de l’imaginaire 2016. Premier roman.

Ancienne étudiante en cinéma, Charline Rose a toujours eu l’envie d’écrire des histoires, quelles soient photographiques ou littéraires. Avec ce premier roman, elle nous ouvre les portes de son univers féerique, où se mêlent sa passion pour les légendes celtes et son amour pour la nature.

 

 

 

20dLa salamandre

Schaub, Urs

Editions des Sauvages

De retour de voyage, le commissaire Simon Tanner rentre dans son village près du lac de Morat, en Suisse. A sa descente du train, il remarque un jeune homme qu’il ne connaît pas. Il apprend qu’il revient d’Espagne, où il était incarcéré par erreur. Intrigué, Tanner enquête et découvre des histoires troubles liées à des missions suisses en Afrique, ainsi que des secrets concernant le bourg.

Urs Schaub est né en 1951, il a travaillé comme metteur en scène et a été directeur de théâtre à Darmstadt et à Berne, il a également été critique pour la RTS. Il enseigne aux hautes écoles de théâtre de Zürich, Berlin et Salzbourg. De 2003 à 2008, il a dirigé le Theater- und Musikhaus Kaserne de Bâle, où il vit.