Comme un chien de Jack Ketchum


comme un chien JackLe livre : Comme un chien  de Jack Ketchum, Lucky McKee. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nicolas Jaillet. Paru le 20 septembre 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  21€50 ; (275 p.) ; 24 x 16 cm.

 

4e de couv :

Bienvenue chez les Cross, une famille aisée de Los Angeles. Une famille heureuse… en apparence. Delia, onze ans, est une star en train d’éclore. Tout le monde dépend d’elle : sa mère, qui gère d’une main de fer ses auditions ; son père et ses voitures de collection ; son frère que la jalousie ronge. Heureusement que Caity, le chien de la famille, est là. Auprès d’elle, Delia se sent aimée, en sécurité.

Une nuit, un incendie se déclare dans la chambre de la petite. Sauvée in extremis par son chien, Delia survit, défigurée. Mais sa mère y voit une opportunité. L’argent, voilà ce qui compte chez les Cross. Quitte, pour l’obtenir, à vendre la souffrance d’une enfant…

 

L’auteur : Jack Ketchum, né en 1946, est considéré comme l’un des plus importants auteurs américains vivants. Derrière ce pseudonyme (emprunté à un hors-la-loi américain qui finit pendu) se cache un écrivain qui fut le secrétaire de Henry Miller. Son premier roman, Morte saison, incita la revue Village Voice à réclamer publiquement la condamnation de son éditeur pour « violente pornographie ». Ketchum a depuis publié onze romans et pas moins de trois films viennent tout juste d’être tirés de ses œuvres.Jack Ketchum est l’auteur, notamment, de Une fille comme les autres et Fils unique. Aux côtés du réalisateur Lucky McKee, il livre le récit terrifiant, implacable, d’une famille au bord de la désintégration. Lucky McKee est réalisateur, acteur et écrivain, célèbre notamment pour son film May. Il a collaboré avec Jack Ketchum sur The Woman et sur I’m not Sam.

 

Extrait :
Ce matin-là, elle est allée d’abord vers Delia, puis vers lui. Robbie n’avait jamais vu sa sœur sourire comme ça, et jamais plus depuis.
Il sent encore la tiédeur de sa langue. Il se rappelle l’odeur de son haleine de chiot. Cette petite masse qu’elle formait entre ses mains.
Cette merveilleuse créature, toute neuve, parmi eux.
Un chien, c’est magique.
Et, au fond, ça ne fait rien qu’elle soit à Delia d’abord et à lui ensuite. Il a lu des choses à propos des chiens. Il sait qu’il y a celui qui reçoit les ordres et les transmet, et la meute. Robbie, c’est la meute. Par définition, maman et papa sont des chiens dominants – des alpha, comme on dit. Ils sont plus grands, ils parlent plus fort. Ils donnent les ordres.
Mais Caity n’a pas l’air très concernée. Elle a sa propre vision des choses. Elle bouscule les idées reçues. La voix qu’elle écoute en second dans l’ordre de fréquence et d’attention, c’est la sienne, pas celle des parents. Robbie s’en satisfait et, même, il lui en est reconnaissant. Sa place dans la meute est confortable.

 

Chronique de Lecteur

 

Le tuyau de Nico

A 11 ans, Delia Cross est une jeune actrice talentueuse. Elle vit avec ses parents et son frère jumeau, qui organisent leur vie en fonction d’elle. A la veille d’un contrat déterminant pour sa carrière, la jeune fille est victime d’un terrible accident dont elle sort défigurée. Sa mère, pour qui seul l’argent compte, met en scène sa souffrance. Seule Cathy, sa fidèle chienne, peut la protéger.

Jack Ketchum est un auteur qui avance masqué. Alors que tous ses collègues en font des caisses pour faire croire, au moyen d’un style boursoufflé, que leur histoire est bien plus horrible, terrifiante et pertinente qu’elle ne l’est réellement, Ketchum joue la carte de l’anodin. Il avance des faits qui n’ont l’air de rien et qui, en s’accumulant, forment un monstre. Une réalité intime, qui est aussi un fait de société admis de tous et qui, pourtant, est inadmissible. Il en donne un exemple ici avec l’histoire d’une famille américaine aisée, mais dont l’économie entière repose sur les épaules d’une petite fille de onze ans. C’est une réalité courante aux Etats Unis et ailleurs. Ça ne choque personne. Et pourtant, quand on prend le temps de s’y pencher…

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Les Crocs de la Corrèze – Frank Klarczyk : Les petits avis de Kris


Collectif Kris

FKLes Crocs de la Corrèze – Frank Klarczyk. Paru le 28 août 2015 aux Editions Geste dans la collection Le geste noir. 14€90 ;  (454 p.) ; 18 x 11 cm.

4ème de couv.
Le corps d’un notable est retrouvé égorgé en plein centre de Brive. Tout laisse à penser qu’un animal dangereux erre dans les rues de la ville.
À la suite de son affectation au commissariat de la cité gaillarde, le lieutenant Gabriel Marcini est chargé de l’enquête. Après une longue période de soins, il reprend du service dans un climat tendu, d’autant qu’une seconde victime est bientôt découverte, déchiquetée, sur les bords de la Corrèze.
L’animal serait-il dressé pour tuer ?
Tiraillé entre une affaire difficile, la garde de sa fille et la suspicion de ses nouveaux collègues, Marcini doit aussi faire face à ses démons… qui ne sont pas si vieux.
La bête est-elle réellement celle que l’on croit ?

L’auteur :

70722Depuis plus de vingt ans, Frank Klarczyk est un ‘policier de la rue’. Après avoir fait ses premières armes en région parisienne, il a exercé dans le Pas de Calais où sont ses racines. Puis, tombé sous le charme du Sud-Ouest, il a aujourd’hui obtenu sa mutation en Corrèze.

Cinéphile et passionné de littérature policière, il apprécie les auteurs américains Harris, Connelly, King, Lehane comme les auteurs français Grangé, Chattam et, surtout, Thilliez.

Utilisant sa profession comme source d’inspiration, il nous entraîne dans une enquête rythmée et nous plonge dans le monde, méconnu, de la Police.

Le petit avis de Kris :

A Brive, deux corps égorgés et déchiquetés sont découverts et les soupçons se portent sur un animal sauvage qui hanterait les rues de la ville. Le lieutenant Gabriel Marcini est chargé de l’enquête et s’interroge sur les motivations qui se cachent derrière ces actes car la bête semble avoir été dressée pour tuer. Parallèlement, le policier doit faire à une situation personnelle difficile.

Fait pas bon résider en Corrèze moi je vous dis … Plusieurs victimes d’un chien semble-t-il … un vrai massacre … et au milieu le Lieutenant Marcini qui se débat pour prouver qu’il n’est pour rien dans ces assassinats. Mais l’est-il, vraiment innocent ? Lui-même en doute …
Un polar de bonne facture dont l’intrigue se situe à Brive … Attention les amis, soyez prudents lors de la prochaine édition de la Foire du Livre !!
L’enquête bien sur figure au premier plan mais pas que … C’est aussi la vie d’un commissariat avec ses contraintes, ses rivalités mais aussi la solidarité qui soude cette corporation et puis aussi, en toile de fond Brive et sa région Périgueux et Limoges. Polar régional donc, mais sans tomber dans l’excès.

Le club de Michel Pagel


 

Mes petites lectures

 $$$&&&z9782361832421,0-3155590Le livre : Le club  de Michel Pagel. Paru le 3 mars 2016 chez Les moutons électriques dans la collection Bibliothèque Voltaïque. 15€ ; (170 p.) ; 18 x 15 cm.

Mot de l »éditeur :

Longtemps, ils avaient été CINQ. François, Claude, Mick, Annie et Dagobert, quatre enfants et un chien, ont autrefois formé un Club et vécu bien des aventures extraordinaires. Trente ans plus tard, le chien est mort depuis longtemps quand trois membres du Club, devenus adultes, séparés par la vie, sont invités par le quatrième à l’endroit même où ils passaient leurs vacances dans leur enfance. Bientôt, alors que la maison est isolée par d’importantes chutes de neige, la vieille mère de Claude est assassinée… Mick est-il le responsable, comme semble le penser François ? À moins qu’un assassin se dissimule dans les environs enneigés ? Et pourquoi Claude se retrouve-t-elle régulièrement projetée sur un rivage anglais, à la rencontre d’enfants et d’un chien ressemblant singulièrement à ceux qu’ils étaient autrefois, elle et ses cousins ?
Dans un huis clos étouffant, écrit comme un thriller, une fable magistrale sur l’imaginaire de l’enfance, nos peurs, nos doutes.

$$$&&&zL’auteur : 

Michel Pagel, né en 1961, a débuté l’écriture assez rapidement. Après plusieurs années qui lui ont apporté de l’expérience, il publie ses premiers textes dans des fanzines. En 1984, son premier roman est publié dans la collection Fleuve Noir : il s’agit de Demain matin au chant du tueur. C’est ainsi que, employé au CEA (Commissariat à l’Energie Atomique), il décide quelques années plus tard d’en démissionner pour se consacrer à l’écriture et à la traduction de romans, activité qui lui a par ailleurs permis d’obtenir le prix 2000 de l’Imaginaire pour ses traductions de Joe Haldeman (La paix éternelle) et Graham Joyce (L’intercepteur de cauchemars). Il y a obtenu de nombreux autres prix donc Le Grand Prix de l’Imaginaire en 2003 pour son roman Le Roi d’Août.

Extrait : 
Dagobert est mort depuis longtemps, bien sûr.
Ils l’ont enterré dans le jardin de la villa des Mouettes, à Kernach, entre le vieux pommier et le mur de clôture dévoré par le lierre.
Ensuite, plus jamais ils ne se sont tous réunis. Mick, alors, commençait à mal tourner : trois mois plus tard, il quittait la maison.
Le Club avait cessé d’exister

Mon petit avis :

Il y avait une vingtaine d’année que je n’avais pas lu un livre de Michel Pagel. Pourtant j’en ai dévoré quelques-uns du milieu des année 80 à la fin des année 90.  A l’époque je lisais autant de polar et de roman noir que de roman d’anticipation et de science fiction. Car en effet, notre auteur est avant tous un auteur de SFFF. Ils a été un auteur français phare de chez Fleuve noir SF. Et puis j’ai arrêté de le lire, le retrouvant seulement comme traducteur de Dean Ray Koontz ou Peter Straub et Michael Moorcock ; et dernièrement de David Wingrove et Sarah Lotz.

Alors qu’elle ne fût pas ma surprise de le retrouver avec un polar dans une maison d’édition habituellement dédié à la SF. Mais surtout de le retrouver  avec un roman policier qui a un vrai goût d’enfance.

Car le club de Michel Pagel c’est simplement le club des cinq. Celui que nous lisions gamin(e)s avec les bibliothèques rose chez Hachette. On retrouve ici François, Claude, Mick et Annie, il ne manque que Dagobert. Quoique ! C’est le club des cinq, mais 30 ans après.

Les gamins sont devenus des adultes. Et nos jeunes ados ont bien changé. La vie ne les a visiblement pas épargnés. Tous ont des problèmes de comportements. Claude est devenue une femme tyrannique à la sexualité débridée et souffre de grave hallucination. Mick semble totalement replié sur lui même. Annie a un vrai problème avec l’alcool. Quand à François il n’est pas épargné non plus. Lui aussi semble avoir quelques flash hallucinatoire et c’est pas facile à admettre pour le psycho rigide qu’il est devenu.

Les héros de Enid Blyton ont du plomb dans l’aille. Pourtant dès que le premier crime va être commis à la Villa des Mouettes, l’ex joyeuse bande va retrouver ses automatismes et elle va redevenir cette équipe d’enquêteurs qui a enchanté les lectures de notre enfance. 

Mais attention, le club est bel et bien un livre pour adulte. Oui, c’est une fable cruelle et trouble. Un huit clos effroyable où chaque pièce du puzzle imaginée par l’auteur va se mettre en place de façon remarquable.

Vous risquez d’être surpris !!!

 

 

 

Crime à l’heure du Tay de John-Erich Nielsen


81ea9f_fbf70ff58c5f4622b0408df9b480fc4c.jpg_srb_p_400_400_75_22_0.50_1.20_0.00_jpg_srb Le livre : Crime à l’heure du Tay de John-Erich Nielsen . Paru le 02 juillet  2012 chez Scottish day & Head over hills publishing. 6,95€ ; (246p) 18 x 11.
4e de couv :
Confronté au souvenir de l’une des heures les plus sombres de l’histoire d’Écosse, Sweeney va devoir démêler, d’une rive à l’autre du Firth of Tay, un suspense… plus haletant que jamais !

«Le 28 décembre 1879, peu après dix-sept heures, le pont enjambant le Firth of Tay s’effondra, précipitant dans les flots de l’estuaire les soixante-quinze passagers du train reliant Édimbourg à Dundee. Il n’y eut aucun survivant. Vingt-neuf victimes ne furent jamais retrouvées…
À priori, rien à voir avec l’assassinat de Sue Cunningham, huit ans, et la disparition de son camarade David Sharp… Si ce n’est l’étrange similitude des lieux : le corps de la petite vient d’être découvert au pied du Tay Rail Bridge, à l’endroit même de la pire catastrophe ferroviaire du XIXème siècle.
Mais ce n’est pas tout… En Écosse, les fantômes, c’est comme le monstre du loch Ness : tout le monde en parle, mais chacun sait que ça n’existe pas.
Toutefois, depuis trois semaines — c’est stupide, j’en conviens — mais j’ai fini par trouver cette idée beaucoup moins amusante…»
Inspecteur Sweeney – Police criminelle d’Édimbourg.

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John-Erich Nielsen est né le 21 juin 1966 en France.

Professeur d’allemand dans un premier temps, il devient ensuite officier (capitaine) pendant douze ans, dans des unités de combat et de renseignement. Conseiller Principal d’Education de 2001 à 2012, il est désormais éditeur et auteur à Carnac, en Bretagne.

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Résumé et avis :

Catastrophe_du_pont_sur_le_Tay_-_1879_-_StructureLe meurtre d’une petite fille de 8 ans, Sue Cunningham, et la disparition de son camarade David Sharp rappellent une catastrophe ferroviaire de 1879. Les victimes de ce drame n’avaient jamais été retrouvées. L’inspecteur Sweeney commence à enquêter.

C’est mon libraire qui m’a fait découvrir cette série. Et j’ai même eu le plaisir de rencontrer l’auteur à Saint Maur en poche par 2 fois. Alors j’ai lu ,4 aventures de l’inspecteur Sweeney, à la suite, pour me faire une idée. C’est rafraîchissant, même si l’inspecteur Sweeney n’est pas sans nous rappeler les héros d’Agatha Christie.

Les enquêtes de l’inspecteur Archibald Sweeney – jeune Ecossais dégingandé muni d’un club de golf improbable, mal rasé, pas toujours très motivé, trainant son dictaphone à bande .  – s’inscrivent dans la tradition du polar britannique : sont privilégiés la qualité de l’intrigue, le rythme, l’humour et le suspense.

A la recherche du coupable, le lecteur évoluera dans les plus beaux paysages d’Ecosse (Highlands, île de Skye, Edimbourg, îles Hébrides) mais aussi, parfois, dans des cadres plus « exotiques » (Australie, Canaries, Nouvelle-Zélande, Irlande).

Ici c’est la neuvième qui vous est présentée

Une bonne intrigue,mais surtout le personnage de l’inspecteur  est original et  ô combien attachant . Il y a aussi tante Midge qui joue les faire valoir du genre Watson. Ah, j’ai failli oublié, il y a aussi le chien Berthie.

On passe vraiment un agréable moment en leur compagnie. Et c’est vraiment pas prise de tête. Distrayant oui et rafraichissant.

Grossir le ciel de Franck Bouysse


téléchargement (32)Le livre : Grossir le ciel de Franck Bouysse. Paru le 9 octobre 2014 à la Manufacture de livres. 16,90€ ; (198 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv : 

Abel but son verre d’un trait et se leva. Il se tenait face à Gus, tout raide, comme une espèce de bestiole qui ne voudrait pas être repérée dans un décor hostile, puis il planta ses yeux dans ceux de Gus après un silence qui ne rendait service à personne et il dit :

– Tu veux que je te dise vraiment le fond de ma pensée ?

– Je t’écoute.

– Le diable, il habite pas les enfers, c’est au paradis qu’il habite.

Entre Alès et Mende, au milieu des Cévennes, un lieu-dit appelé Les Doges, deux fermes éloignées de quelques centaines de mètres, de grands espaces, des montagnes, des forêts, de la neige une partie de l’année, deux hommes, un chien, un fusil, quelques mots, des silences et de la roche pour poser le tout.

C’était une drôle de journée, une de celles qui vous font quitter l’endroit où vous étiez assis depuis toujours sans vous demander votre avis. Si vous aviez pris le temps d’attraper une carte, puis de tracer une ligne droite entre Alès et Mende, vous seriez à coup sûr passés par ce coin paumé des Cévennes. Un lieu-dit appelé Les Doges, avec deux fermes éloignées de quelques centaines de mètres, de grands espaces, des montagnes, des forêts, quelques prairies, de la neige une partie de l’année, et de la roche pour poser le tout. Il y avait aussi des couleurs qui disaient les saisons, des animaux, et puis des humains, qui tour à tour espéraient et désespéraient, comme des enfants battant le fer de leurs rêves, avec la même révolte enchâssée dans le cœur, les mêmes luttes à mener, qui font les victoires éphémères et les défaites éternelles.”

L’abbé Pierre vient de mourir. Gus ne saurait dire pourquoi la nouvelle le remue de la sorte. Il ne l’avait pourtant jamais connu, cet homme-là, catholique de surcroît, alors que Gus est protestant. Mais sans savoir pourquoi, c’était un peu comme si l’abbé faisait partie de sa famille, et elle n’est pas bien grande, la famille de Gus. En fait, il n’en a plus vraiment, à part Abel et Mars. Mais qui aurait pu raisonnablement affirmer qu’un voisin et un chien représentaient une vraie famille ? Juste mieux que rien. C’est justement près de la ferme de son voisin Abel que Gus se poste en ce froid matin de janvier avec son calibre seize à canons superposés. Il a repéré du gibier. Mais au moment de tirer, un coup de feu. Abel sans doute a eu la même idée ? Non.

Longtemps après, Gus se dira qu’il n’aurait jamais dû baisser les yeux. Il y avait cette grosse tache dans la neige. Gus va rester immobile, incapable de comprendre. La neige se colore en rouge, au fur et à mesure de sa chute. Que s’est-il passé chez Abel ?

téléchargement (34)L’auteur : Franck Bouysse, né en 1967, vit à Limoges. Il a publié Vagabond et Pur sang chez Écorce.

Franck Bouysse vit à Limoges. Il aime marcher dans les villes, s’arrêter dans un bar, écrire en écoutant Antony and the Johnsons, Billie Holiday et fumer d’immondes cigares italiens.

Il publie un roman noir (L’Entomologiste), puis ensuite sa trilogie H. (Le Mystère H., Lhondres ou les ruelles sans étoiles et La Huitième lettre). Il réalise également les dossiers introductifs de l’intégrale BD de Théodore Poussin(par Frank Le Gall) et participe ça et là à divers projets collectifs.

Extrait :
Que Gus aimait ce pays serait beaucoup dire, mais comme il n’avait rien connu d’autre, il s’était fait à l’idée d’y finir ses jours. Pas malheureux, pas vraiment heureux non plus. Sa place dans le vaste ordonnancement de l’univers étant donné qu’il était incapable d’en imaginer une autre.

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Avis et résumé

images (15)Gus est installé près de la ferme de son voisin, Abel, pour chasser. Il a repéré du gibier, mais au moment de tirer, il entend un coup de feu.
Franck Bouysse installe tranquillement les choses, comme s’il voulait que le lecteur vivent au rythme des saisons comme vivent ses protagoniste. Une vie plutôt tranquille, même si elle est rude.
La nature et le climat guident les hommes dans ce coin reculé des Cévennes. Les gens sont taiseux par ici. Et si la solidarité reste de mise, forcément il faut faire front commun contre les coups durs, sinon point de salut, les amitiés, elles sont quasi inexistantes.
images (18)Il y a Gus, il y a Abel, il y a aussi le chien de Gus, Mars.
Et si Gus et Abel ne sont pas proche il leur arrive de se filer un coup de main, une vache qui a du mal à mettre bas, les moissons qu’il faut finir avant l’arrivés des gros orages…Alors qu’est qui c’est passé entre ces deux là par un petit matin frileux?
images (16)Franck Bouysse va nous le raconter dans ce récit qui met en scène la nature des Cévennes, la solitude des paysans des montagnes, les secrets de famille, l’irruption de l’inconnu et de la violence.
C’est beau, c’est dur, c’est noir, ça nous secoue et nous bouleverse tout à la fois.
Un exceptionnel roman noir, Un superbe « nature writing » ou l’homme , la nature, le silence et la solitudes sont prétextes au perpétuel questionnement de la condition humain.
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L’hiver peut être rude et marque à tout jamais cette nature cévenole

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La nature cévenole au file des saisons. Ici l’automne