Woorara de Sébastien Vidal


Collectif polar.biblio
97828488656380-3750008Le livre : Woorara  de Sébastien Vidal. Paru le 13 janvier 2017 chez Lucien Souny éditions dans la collection Plumes noires. 7€90 ; (315 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Woorara

Un homme criblé de trois balles est découvert dans un hameau isolé, sur le plateau de Millevaches. Tout porte à croire que le travail est l’oeuvre d’un professionnel. Pilotée par l’intraitable juge Laîné et le colonel Tognotti, l’enquête est confiée à un groupe de gendarmes. Parmi eux, l’adjudant Walter Brewski, une forte tête spécialiste de l’intervention. L’équipe n’a que très peu de choses à se mettre sous la dent. La victime semble tombée du ciel ; le tueur n’a laissé aucune trace. Pas de mobile apparent ni d’arme du crime. Seule la course-poursuite engagée avec une mystérieuse berline la nuit du meurtre donne un peu d’espoir aux limiers de la gendarmerie, le nez collé à la piste poussiéreuse d’un assassin insaisissable et invisible. Sous une chaleur caniculaire, un deuxième cadavre apparaît, présentant le même modus operandi… Parce que le présent se noue ici dans les méandres d’un passé, où couvent encore les braises de la haine et de la vengeance, l’affaire entre dans un tourbillon survolté et diabolique.

L’auteur :

vidalSébastien Vidal est né le 11/07/1971 en Corrèze. S’il n’écrit pas, Sébastien Vidal lit. Il ne peut envisager de passer une seule journée sans l’une ou/et l’autre de ces activités. Fin connaisseur de la littérature américaine, il se délecte aussi avec Claude Michelet et Antoine de SaintExupéry. Il écrit beaucoup mais publie très peu. Woorara est son premier polar. Il tient un blog littéraire, de très bonne facture, Le Souffle des mots, qui attire un public toujours plus nombreux.

 

« Ce salaud avait vraiment cru s’en sortir. Il pensait que tout était fini depuis longtemps, que le monde l’avait oublié. Le monde l’avait certainement oublié, mais il suffisait qu’une seule personne se souvienne pour que l’addition ne soit pas effacée. »

Le post-it du bibliothécaire

Le post-it de la bibliothécaire

Le corps d’un homme tué par balle a été retrouvé dans un hameau du plateau de Millevaches. L’adjudant Walter Brewski fait partie de l’équipe de recherches. Les enquêteurs ne retrouvent aucune trace du tueur, et il n’y a pas de mobile ni d’arme du crime. Le seul indice est une course-poursuite entre les gendarmes et une berline noire la nuit du meurtre. Bientôt, un deuxième cadavre apparaît.

Une nouvelle collection polar ça s’essaie et je m’y suis essayée en lisant ce titre, Woorara  de Sébastien Vidal. Grand bien m’en a pris.

Comment vous dire, voici un petit roman, un premier polar qui a su suscité mon intérêt. Des personnage bien campé. Un décor auquel on s’accroche et qui participe à l’ambiance du livre. Un crime crapuleux au milieux du plateau de Millevaches, du jamais vu, il fallait osé. Une brigade de gendarmerie et un juge que l’on suit pas à pas dans leur enquête. Bref tout et là pour nous donner un vrai bon polar mâtiné d’un soupçon de roman noir rural.

Un joli coup d’essai je dois dire. Un presque coup de cœur ! ?

Un auteur que je vais surveiller de près. GVL

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La voie du loup de Beth Lewis, le chouchou du week end


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97910281023640-4030377La voie du loup de Beth Lewis.Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Benoît Domis. Paru le 18 janvier 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller. 21€50 ; (376 p.) ; 24 x 16 cm
Quatrième de couverture

Elka n’a aucun souvenir de sa vie d’avant. Avant le Grand Basculement qui a renvoyé le monde à la vie sauvage et restauré la loi du plus fort. Recueillie à l’âge de sept ans par Trappeur, un chasseur solitaire, alors qu’elle errait affamée, elle a appris à survivre dans la forêt.Mais Trappeur dissimule un horrible secret. Trappeur est un tueur. Un monstre qui n’a jamais laissé aucune proie s’échapper.Maintenant qu’elle le sait, Elka décide de s’enfuir. Armée de son seul couteau, traquée par le prédateur qui l’a élevée, elle part vers le Nord, à la recherche de ses vrais parents.

Son voyage au coeur des ténèbres commence, hanté par les souvenirs qui lui reviennent peu à peu. Féroce et vulnérable à la fois, indomptable et sensible, Elka n’est peut-être pas celle qu’elle croit.

La Voie du loup est le premier roman de Beth Lewis. Une chasse à l’homme dont l’inoubliable héroïne, accompagnée d’un loup, se bat pour rejoindre l’humanité.

 
avt_beth-lewis_4188L’auteur :

Grande voyageuse, Beth K. Lewis aime s’isoler en pleine nature, au contact des ours, des loups et des grands mammifères marins.

Extrait :
 Ce n’est pas un monstre. Les monstres, ça n’existe que dans l’imagination des gamins, sous les lits ou dans les armoires. On vit dans un monde d’hommes, et ça ne sert à rien de les appeler des monstres, à part les encourager à croire qu’ils n’ont rien fait de mal, que c’est dans leur nature et qu’ils ne peuvent rien y changer. En les traitant de monstres, on en fait quelque chose de différent de nous, alors que ce sont juste des hommes – de la chair, des os et du sang. Ils font le mal, ça ne change pas ce qu’ils sont.
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Le post-it de la bibliothécaire

 Elka a été recueillie par Trappeur à l’âge de 7 ans alors qu’elle errait abandonnée et affamée en pleine nature. Des années plus tard, elle apprend qu’il est en fait un meurtrier. La découverte de cette vérité fait d’elle sa prochaine victime.

 Un thriller ? Oui même si l’ambiance post-apocalyptique plante le décor, un tueur est bien à l’oeuvre

 Voici un fort joli roman, à la fois thriller écologique, la nature tient une grande place et sert de décor à ce titre mais aussi roman initiatique.

Nous allons suivre les pérégrinations d’une( enfin 2 )adolescentes dans un monde ou règne le chaos.

Servi par une narration simple, directe, et percutante, ce récit est touchant, émouvant même si parfois drôle,  mais il est aussi saisissant et efficace. Bref une belle découverte et un vrai coup de cœur ! GVL

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L’emprise des sens de Sacha Erbel


Pageflex Persona [document: PRS0000038_00072]Le livre : L’emprise des sens de Sacha Erbel. Paru le 24 novembre 2016 chez les éditions La Liseuse. 17€99 ;  (244p) ; 23 x 15 cm.

4e de couv :

 
Lorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend.

Dès le lendemain, elle se retrouve mêlée à un crime, exécuté selon un rituel macabre et violent.

Rites vaudous ou crimes en série, la frontière entre les deux semble floue pour Louis Lafontaine, policier chargé de l’enquête, et lui-même confronté à des troubles obsessionnels.

Avec sa coéquipière il est prêt à tout pour remonter à la source de l’horreur.

Face à l’emprise du mal, Talia saura-t-elle affronter ses démons et le don terrifiant qui lui est révélé ?

Le soutien d’Azaia, prêtresse excentrique et à l’amour de Basile seront-ils suffisant pour l’y aider ?

Dans la chaleur mordante de ce voyage en pays cajun, les esprits tourmentés se révèlent, les traumatismes refont surface et les peurs inavouables s’entrechoquent jusqu’à la révélation finale.

L’Emprise des sens, est un thriller indispensable pour tous les amateurs du genre.

safe_imageL’auteur :  Sous le pseudo de Sacha Erbel se cache une fonctionnaire de police depuis 22 ans. Actuellement au SDLP, elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles. Diplomée en Criminologie Appliquée à l’Expertise mentale, elle sait donner du relief à la psychologie de ses personnages.L’étude du comportement des tueurs en série est un sujet qui la assionne depuis des années, tout comme l’écriture qui parmet à son imaginaire de s’exprimer.
L’emprise des sens est son premier roman.

 

Mon petit avis :

J’ai bien failli ne jamais lire ce titre.

Vous le savez maintenant , de part ma fonction de coordinatrice du comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris, je lis énormément de premier roman. Mais des premiers romans qui sont référencés sur la base de données bibliographiques Electre. Car oui mon employeur et du coup les bibliothèques de Paris sont abonnés à cet outils de travail donc forcément je dois faire avec.

Aussi L’emprise des sens de Sacha Erbel n’est pas répertorié dans cette base, ce qui fait que je ne l’ai pas eu à analyser et encore moins à lire.

Alors quand Hélène Babouot des éditions La liseuse m’a contactée, nous avons parlé de tout ça mais elle a proposé de venir me voir à la bibliothèque. Et là j’ai fait une belle rencontre, avec une passionnée comme je les aime.

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Du coup je lui ai promis de lire L’emprise des sens , mais pas promis autre chose sauf peut-être si j’aimais le livre.

Et j’ai aimé le livre, alors maintenant je vais tenter de vous en parler.

Que vous dire….

Que c’est un premier roman, un  court roman, que tous les ingrédients pour faire un bon thriller sont là.

Que l’écriture de l’auteur est franche, sans contour. Un style direct. L’emploi du présent de l’indicatif donne du punch au récit.

J’ai apprécier que ses personnages soient tout en contraste. J’ai eu peur que l’héroïne soit une pauvre jeune femme en détresse. Il n’en est rien.

Talia malgré ses blessures reste une femme déterminée. D’ailleurs les personnage féminins de ce romans sont des femmes de caractère. Les mecs aussi, rassurez-vous.

De plus en plaçant son récit à la Nouvelle Orléans en pays cajun, l’auteur profite de l’histoire de cette ville pour développer l’intrigue autour de celle-ci. Une grosse partie du roman se passe dans le quartier français de cette ville.

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« Cœur français battant en terre américaine, La Nouvelle-Orléans ne ressemble à aucune autre ville des États-Unis. Entre Quartier Français à l’architecture latino-créole, vieille cathédrale, antiquaires, boîtes de jazz et rues en fête, c’est à une tourbillonnante plongée dans l’Amérique Impertinente que convie cette ville à l’ambiance si attachante. »

La Nouvelle Orléans c’est aussi le berceau du jazz. Et dans  le roman de Sacha Erbel, la musique a aussi un rôle important. Entre Blues, Jazz et musique Cajun, le rythme du roman s’emballe.

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De plus la ville est marqué par l’histoire de l’esclavage, La Louisiane plonge le visiteur dans le faste de la période d’avant la guerre de Sécession sur les traces des très riches planteurs de canne à sucre et de coton des années 1850. On découvre l’histoire mouvementée de cet état du « Vieux Sud », le commerce triangulaire et la vie quotidienne dans les plantations.

arton149On ne peux pas non plus parler de La Nouvelle Orléans en passant sous silence la culture Vaudou et sa grande prêtresse Marie Laveau ( the voodoo queen). Et cette culture est elle aussi au centre de notre thriller.  Ce qui en fait un thriller fantastique.

Mais rassurez-vous, il y a aussi une vrai enquête et de vrais flics dans ce polar.

De plus la petite touche romance, apporte un petit plus à l’histoire qui devrait encore rajouter du plaisir de lecture au lectorat féminin. Car on le sais 70% des lecteurs sont des femmes.

Bref, L’emprise des sens est une belle découverte et j’avoue que ce titre n’a pas était sans me rappeler une jeune auteure découverte il y a quelques années, J’ai nommé Claire Favan.

Aussi vous vous doutez bien que du coup, j’attends avec impatience une nouvelle aventure de Talia qui je n’en doute pas doit déjà avoir germé dans le cerveau de notre auteur.

Alors si vous aimez le suspens saupoudré d’une touche de fantastique, alors foncez, ce roman est fait pour vous !

 

Lire ICI le début de L’emprise des sens .

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La Veuve de Fiona Barton


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97822651145620-3721572Le livre :La veuve Volume 1  de Fiona Barton.Traduit de l’anglais par Séverine Quelet.  le 12 janvier 2017 chez Fleuve Editions dans la collection Fleuve Noir Thriller. 19€90; (416 p.) ; 21 x 14 cm
 4e de couv :

Mari idéal ou parfait assassin ? Elle devait savoir… non ?

La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire.

Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque.

Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et que les médias désignent Glen, son époux, comme LE suspect principal de ce crime.

Depuis ce jour, plus rien n’a été pareil.

Jane devient la femme d’un monstre aux yeux de tous.

Les quatre années suivantes ressemblent à une descente aux enfers : accusée par la justice, assaillie par les médias, abandonnée par ses amis, elle ne connaît plus le bonheur ni la tranquilité, même après un acquittement.

Mais aujourd’hui, Glen est mort. Fauché par un bus.

Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n’est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupule, la veuve va-t-elle enfin délivrer sa version de l’histoire ?

fiona-bartonL’auteur : Fiona Barton est née en Angleterre, à Cambridge, mais vit aujourd’hui dans le sud de la France. Journaliste et formatrice internationale dans les médias, elle a notamment collaboré avec les rédactions du Daily Mail, du Daily Telegraph et du Mail on Sunday où elle a d’ailleurs gagné le prix de Reporter de l’année. The Widow, son premier roman
 Extrait :
« Voyez-vous, mon mari est décédé il y a trois semaines.
Renversé par un bus devant le supermarché Sainsbury’s.
Une minute il était là, à m’agacer à propos des céréalesque j’aurais dû acheter, l’instant d’après il était mort sur la chaussée. […]
Tout le monde s’est montré très gentil, on a cherché à me dissimuler son corps ; je ne pouvais tout de même pas leur avouer que j’étais heureuse qu’il soit mort.
C’en était fini de ses bêtises. »
 

 Le petit avis de la bibliothécaire : Geneviève

Jane Taylor vit paisiblement avec son mari, Glen, dans une jolie maison. Tout bascule le jour où Glen devient le suspect principal du meurtre d’une petite fille. Le couple vit une descente aux enfers. Après la mort de Glen, fauché par un bus, tout le monde attend des réponses de la part de Jane, désormais veuve.

Voici un excellent premier roman. Nous avons là  une fiction qui tient du roman d’enquête, du thriller soft et du polar psychologique.

L’auteur installe tranquillement son histoire. Elle plante le décor, campe ses personnages avec finesse.

Les critique anglo-saxon l’ont comparé à la Fille du Train ou encore aux Apparences de Gillian Flynn. J’avoue que j’adhère à ce constat.Mais… de mon coté, ce titre n’a fait penser à Prendre Lily de Marie Nauser car nous avons là un roman choral ou alterne le point de vue des 3 personnages principaux.

Un auteur à suivre immédiatement. GVL

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Ulan Bator de Richard TABBI


ulan_b10Ulan Bator de Richard Tabbi Paru en juin 2015 chez Riez éditions dans la Collection Sentiers Obscurs. 16€00 ; (330 pages) ; 20 cm x 14 cm 

4ème de couverture

« Solo Aggrigente est persuadé d’écrire des polars tout ce qu’il y a de classique, alors qu’obsédé par la tétralogie d’Alien il écrit en réalité des romans de SF. Il est marié avec Asako, artiste plasticienne de renommée internationale qui lui annonce qu’elle part en tournée mondiale à l’instar d’une rock star, lui laissant leur fils de 18 mois sur les bras. Ses ennuis commencent le jour où le chanteur des Kyoto Motel se fait décapiter, événement qu’il avait prédit dans l’un de ses romans. Peu après, deux faux flics mongols font irruption chez lui. Commence alors une course folle alcoolisée sur fond de chamanisme, de soviétisme, et d’invasion extraterrestre. La réponse à ses déboires se trouve – peut-être – à Ulan Bator. »

ulan-2015-glassesL’auteur : Richard Tabbi est né en 1967 dans le sud de la France. Après des études d’histoire religieuse médiévale, il a été successivement militaire, enseignant, documentaliste, rédacteur, journaliste, commercial, maçon, ouvrier agricole, bibliothécaire, peintre en bâtiment… Richard Tabbi vit au Havre. 
Son premier roman, Zombie planète, a été publié en 2003 aux éditions Mango. Il a aussi collaboré sous la forme d’essais et de nouvelles aux revues Twice, Bordel, Houelle. Il a signé les textes de l’album « La fiancée d’Uranus » du groupe Parisatori qu’il a fondé avec Patrick Jouanneau.
En 2012 il publie avec Ludovic Lavaissière Moi & ce diable de blues aux éditions du Riez, polar hallucinatoire au style vitriolique béni par Jean-Pierre Dionnet.
Ulan Bator est conçu comme une « suite mentale » à Zombie planète.
Extrait :
« La Volvo empruntait une descente interminable vers la vallée en direction de Saint-Etienne, les arbres du bord de la route, en ce début d’après-midi, ressemblaient à des golems paranoïaques. »

 

Résumé et petit avis :

Il y a quelques temps, plus d’un an déjà,  Richard Tabbi prenait contact avec moi via facebook. Il me proposait son roman à lire et à chroniquer.

Bonjour Geneviève, je lis avec intérêt vos chroniques, et je ne sais si mon éditeur vous a envoyé mon dernier polar, ULAN BATOR. Si ce n’est pas le cas et que cela vous intéresse, n’hésitez pas à me le faire savoir, ce sera avec plaisir.  
Belle journée à vous 😉

Bonsoir Richard,

Merci de votre sollicitude. Je ne me souviens pas avoir vu passer votre livre. Pour autant, je vous avoue que je n’aurais pas le temps de le lire dans les prochaines semaines voire les prochains mois. C’est fort dommage, j’en suis consciente, mais malheureusement mon travail de sélection pour les bibliothèques parisiennes, m’oblige à être dans l’actualité éditoriale immédiate.

Aussi, si vous le voulez bien, je vous propose une solution alternative. Vous m’envoyez votre roman, je le propose à un des chroniqueurs de mon blog et lui demande une petite lecture ainsi qu’un petit avis. Vous en dites quoi ?
Bien cordialement 

L’affaire fut ainsi faite, je recevait quelques semaine après le livre de Richard. Je demandais autour de moi qui voulait bien le lire et me donner leur avis. Deux lecteurs se proposèrent. De mon coté, j’oubliais ce titre, trop à mes propres lectures et mes autres occupations !

Puis l’auteur est revenu vers moi, je ne savais même plus qui étaient les lecteurs d’Ulan Bator. Alors je suis allée faire un petit tour d’horizon. Et là mes deux lascars m’avouaient soit n’avoir pas du tout accroché à l’histoire, soit avoir abandonné le livre. Ce livre est vraiment très atypique, pas franchement un polar comme je les aime. L’auteur mélange trop de genre, je m’y suis perdue.

Voilà quelles sont été les réponses. J’étais bien avancé. Aussi je me décidais enfin à trouver une place dans mon planning de lecture déjà surchargé pour lire ce titre. Mais avant il fallait que je le commande chez mon libraire.

Et voilà comment j’ai fini par lire Ulan Bator.

Et bien mes aïeux, ça réveille.

Punaise, en effet ce truc est un OVNI ou plutôt un OLNI, vous savez un Objet Littéraire Non Identifié.

Hallucinant, percutant et violent ! déstabilisant et survolté

C’est déjanté mais drôle, déstabilisant et jubilatoire à fois

Imagine un type plutôt doué pour écrire de polars noirs qui a connu son heure de gloire et qui fait mourir son héros.  Un mec qui épouse la femme dont il est follement amoureux suite à leur rencontre sur un plateau télé. Un mec qui veut écrire son chef d’oeuvre, mais qui visiblement rame sec pour le mettre en forme. Un mec qui cherche la vie parfaite, chez lui en bord de mer avec sa petite famille. Et comme son roman SF ne voit pas le jour, l’ancien alcoolique mondain devient un alcoolique tout court. Aussi le jour où sa femme lui annonce qu’elle part en tournée mondiale, la vie de notre bonhomme part à la dérive. Surtout qu’il se retrouve à devoir gérer seul leur fils de 18 mois.

En plus les extraterrestres qui lui font défaut dans son roman viennent s’inviter dans sa vie quotidienne.

Bref, tout dérape et ça part dans tout les sens. On va vivre un road tripe démentiel.

Couses poursuite, situations rocambolesques et paysages étourdissants.

Tout est en place pour nous faire vivre une expérience hors du commun.

Ah oui, et que dire de l’illustration de couverture de  Philippe JOZELON !!!

Découvrez les premiers chapitres sur Ici !

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