La nuit de l’Ogre de Patrick Bauwen


Aujourd’hui c’est le lancement officiel de La nuit de l’Ogre le dernier né de Patrick Bauwen.

Et…

Ce soir Ophélie et Jean Paul oserons passer la nuit de l’ogre avec Patrick Bauwen

et

Ils plongeront dans l’univers du maître du thriller lors d’une soirée exceptionnelle à Paris ce 22 mai !

Au programme : rencontre avec l’auteur et dégustation de cocktails « médicaux »

Aussi pour la peine, aujourd’hui,

vous aurez droit à deux chroniques pour le prix d’une.

Le  dernier à tenir debout  ce soir c’est Jean Paul…

Attention ça va secouer !


Le livre : « La nuit de l’Ogre » de Patrick Bauwen , paru le 09 mai 2018,aux Éditions Albin Michel. 22 euros, 496 pages, 15,5 x 22,5 cm.

4ème de couverture:

La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.

Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit

sans fin.

 

……………………
L’auteur :
Patrick Bauwen dirige un service d’urgence dans un hôpital de la région parisienne. Il partage sa vie entre ses deux passions : l’écriture et la médecine d’urgence. L’Œil de Caine a obtenu le prix Polar des lecteurs du Livre de Poche et le Prix Carrefour du 1er roman, Monster, le prix Maison de la Presse, et Seul à savoir a reçu le prix Littré. Le jour du Chien a reçu le prix polar Babelio.
……………………
L’extrait 
“Il flotte une odeur de propre. L’hôpital est calme. En hauteur un téléviseur bourdonne.
Il n’y a plus que moi.
Je ne dors pas. Mes paupières ne sont pas lourdes. Je suis prêt. Quelque chose va se produire.
Qui sera le prochain ? Le classique infarctus de la fin de la nuit ? À cette heure-ci, l’organisme libère les hormones du stress qui favorise la coagulation sanguine. C’est le moment idéal pour boucher une artère. Douleur thoracique au petit matin égale branle-bas de combat, tous les urgentistes le savent.
À moins que je n’ai hérité d’un cas plus original. Un cambrioleur empalé sur une grille, traînant la grille avec lui, par exemple. Ou bien une possession démoniaque chez une jeune femme, qu’il faudra attacher sur un brancard tandis que son pou menace de se tordre à 180°, comme dans l’exorciste.
Vous ne me croyez pas ? Tout est authentique.
Je suis le docteur Kovac. Je vis pour ces instants. La surprise. L’action. L’adrénaline. Cela agit comme une drogue. Et cette nuit, je n’ai pas eu ma dose. Il m’en faut plus. Un événement, n’importe lequel”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

La Nuit de l’ogre
de Patrick Bauwen
Broché – 9 mai 2018

Avant toute chose, je tenais à remercier Babélio, Masse Critique qui par le biais de Pierre Krause, sans oublier les éditions Albin Michel, m’ont donné leur confiance pour découvrir «La nuit de l’ogre» en m’envoyant une édition «épreuves non corrigées”…

Fan de la première heure, j’ai découvert Patrick Bauwen en 2008 (dix ans déjà…) avec “L’œil de Caine”.

Et depuis, je prends un réel plaisir à lire tous ses romans au fur et à mesure, remarquant une monté en puissance dans le style et dans la forme, confirmant qu’il est pour moi l’un des meilleurs auteurs de thrillers de sa génération.

“La nuit de l’Ogre” est la suite de son roman précédent «Le Jour du Chien”.

On peut le lire indépendamment, mais on perdrait certaines informations qui pourraient être indispensables, En effet Patrick nous donne également de nouvelles informations sur Le Chien, cet être de l’ombre, à l’intelligence machiavélique.

Plus que la Police, c’est Chris Kovak qui devient le héros de ce récit où vont s’entrecroiser deux tueurs en série nous entraînant dans les bas fond de sociétés secrètes avec leurs rapports à la mort.

A certains moment même l’auteur se joue de nous par son expérience du milieu hospitalier et de diverses confréries d’étudiants. Est-ce Chris Kovak toujours identifié à la première personne du singulier, ou Patrick Bauwen qui nous fait des clins d’œils en partageant les éléments de sa vie ?

L’histoire commence très vite et monte ainsi crescendo jusqu’au dernier chapitre. L’écriture est très fluide et les chapitres courts donnent un bon rythme en facilitent la lecture. On ne s’ennuie pas un instant.

J’avais déjà lu un roman sur cette sombre et pourtant réelle thématique. La photographie “post-mortem” qui se développa dans les premières décennies de la photographie et devint très commune au XIXe siècle surtout chez les personnes de la haute société. Mais dans ce cas, la plume puissante de Patrick, mise à part de nous mener vers ce monde de cauchemar, nous laisse tout de même entrevoir entre les lignes une sensibilité cachée mais présente depuis ses tout premiers romans.

L’auteur comme à son habitude maintient une maîtrise magistrale des éléments importants qu’il distille au compte goute, pour entretenir mystères et angoisses afin de rendre le roman d’autant plus addictif, en nous donnant finalement une ouverture vers une suite qui risque d’être attendue impatiemment !!!

Je n’ai plus qu’une chose à dire… Lisez-le !

 

Publicités

La nuit de l’Ogre – Patrick Bauwen


Aujourd’hui c’est le lancement officiel de La nuit de l’Ogre le dernier né de Patrick Bauwen.

Et…

Ce soir Ophélie et Jean Paul oserons passer la nuit de l’ogre avec Patrick Bauwen

et

Ils plongeront dans l’univers du maître du thriller lors d’une soirée exceptionnelle à Paris ce 22 mai !

Au programme : rencontre avec l’auteur et dégustation de cocktails « médicaux »

Aussi pour la peine, aujourd’hui,

vous aurez droit à deux chroniques pour le prix d’une.

La première à ouvrir le bal  ce matin c’est Oph….

Allez préparez vous au pire


 

Le livre : « La nuit de l’Ogre » de Patrick Bauwen , paru le 09 mai 2018,aux Éditions Albin Michel. 22 euros, 496 pages, 15,5 x 22,5 cm.

4ème de couverture:

La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.

Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.

L’auteur: Patrick Bauwen dirige un service d’urgence dans un hôpital de la région parisienne. Il partage sa vie entre ses deux passions : l’écriture et la médecine d’urgence. L’OEil de Caine (2007, 40.000 exemplaires vendus en librairie) a obtenu le prix Polar des lecteurs du Livre de Poche et le Prix Carrefour du 1er roman, Monster (2009), le prix Maison de la Presse, et Seul à savoir (2010) a reçu le prix Littré. Le jour du Chien (2017) a reçu le prix polar Babelio.
Patrick fait parti de la prestigieuse Ligue de l’Imaginaire.

Extrait:
 » Audrey le dévisage. Ce gamin n’a pas la trentaine. Cheveux blonds coiffés à la mode, courts sur les côtés, longs sur le dessus. Elle trouve qu’il ressemble à Ken, le copain de Barbie.Enfin un Ken qui aurait avalé des stéroïdes, découpé son gilet à fleurs dans les rideaux de sa grand-mère, et qui la prendrait de haut depuis le début. »

 

Le Off de OPH:

 

 » Je poursuis des fantômes. Et les morts dansent autour de moi », Chris Kovak

Cette citation extraite du dernier roman de Patrick Bauwen donne le ton de cette plongée au cœur de « La Nuit de l’Ogre ».

Il y a tant à dire sur ce nouvel opus qui reprend les personnages de son roman précédent « Le Jour du Chien »… Comment ne rien oublier?

Quand une jeune autostoppeuse abandonne, dans la voiture de notre cher Docteur, une tête dans un bocal de formol, elle ne sait pas qu’elle va entraîner Chris Kovak à la poursuite de l’Ogre, de l’Orcus, de l’Homme au Chapon Melon.

Dès les premières pages l’angoisse et le malaise m’ont pris dans leurs bras pour m’entraîner dans une lecture aussi palpitante que cauchemardesque… Du Bauwen comme on l’aime!

Outre les éléments indispensables à un bon thriller (rythme, intrigue chiadée, rebondissements…), Patrick a intégré des passages poétiques que j’ai particulièrement apprécié:

« Je suis un danseur. Je danse avec la Mort, je virevolte autour d’elle. Ma blouse blanche, sa cape noire, nous évoluons dans le même ballet. Le Médecin et la Mort ont toujours formé un joli couple, n’est ce pas? »

Il évoque également l’humour cynique comme arme de défense face à ce que rencontrent quotidiennement les médecins, infirmiers et autres personnels soignants travaillant aux urgences. Cet humour indispensable quand on côtoie l’antichambre des horreurs.

Au travers de cette enquête qui sera davantage menée par Kovak que par les flics de l’Evangile, Patrick nous emmène au cœur des associations étudiantes, des fraternités, mais aussi du monde des photos mortuaires, son origine historique, son évolution.

Il nous en apprend également aussi un peu plus sur Le Chien dont nous allons à nouveau croiser le chemin..

Les pointes d’humour dans les dialogues et au cours du récit permettent de relâcher habilement les tensions narratives pour nous laisser y replonger avec délectation.

On ne peut que saluer le travail de recherche et d’immersion effectués en amont qui ont permis de donner vie à ce thriller puissant. D’ailleurs il me faut donner une mention spéciale pour avoir évoqué le magasine « liaisons », magasine édité par la Préfecture de Police!

Je lis Patrick depuis ses débuts, je suis chaque fois surprise par la modernité de l’écriture, des intrigues, des éléments utilisés et/ou du vocabulaire employé, des romans ancrés dans notre époque. Non seulement « la Nuit de l’Ogre » n’y déroge pas, mais la plume de Patrick s’est encore aiguisée pour nous livrer un thriller ô combien cauchemardesque.

« Ni le Soleil ni la Mort ne peuvent se regarder en face », laissez donc « la Nuit de l’Ogre » vous en faire la démonstration!

Une bonne intention – Soléne Bakowski.


Le livre : Une bonne intention de  Soléne Bakowski. Paru 14 mars 2018 aux Editions Bragelonne, sous la direction de Lilas Seewald dans la 8€90 ; (368 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires.

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce , à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Et le pire se produit. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?
Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.   

Notre petit avis  sur le sac ICI

Auteur : Née à Paris en 1981, Solène Bakowski a partagé sa vie entre la France et la Chine, avant de s’adonner au roman noir avec « Un sac », qui a séduit des dizaines de milliers de lecteurs. D’abord auto-publiée sur Amazon, elle est aujourd’hui considérée comme une nouvelle voix d’une littérature française sensible et émotionnelle. Elle a l’art de raconter des histoires qui laissent une marque indélébile et nous volent un petit morceau de coeur. 
Extrait : 
Un courant d’air froid frôle sa nuque ; aussitôt, Éliane se raidit. Elle n’est pas seule dans cette maison qui s’entête dans le sordide. Elle se sent observée. C’est une gamine à présent, qui refuse de jeter un œil sous son lit et dans les placards, terrorisée par ses propres frayeurs. Dans l’obscurité, par un regard coulé de biais, elle croit percevoir un être évanescent, une nitescence bleutée qu’elle imagine danser en volutes. Appeler, elle doit parler à quelqu’un. Mais qui ? Les flics ? Nicolas ?
Son fils d’abord.
Ses doigts tremblent sur l’écran digital. Elle attend. Pas de sonnerie, seulement la voix dont elle connaît chaque nuance, sa messagerie, une calamité au vu des circonstances : « Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Nicolas, je ne suis pas disponible pour le moment. Vous pouvez me laisser un message…
L’accroche de Miss Aline

Dévoré en quelques heures. Style parfait.

Une bonne intention, Soléne BAKOWSKI

Editions Bragelonne, paru 14 mars 2018

Dans la première partie du roman on fait la connaissance de Mati et de son père. Ils sont dans la douleur d’avoir perdu Karine respectivement mère et épouse. Mati essaie de surnager. Sa souffrance est palpable. Un soir Mati ne rentre pas de l’école. Pour sa grand-mère c’est le début d’une interrogation sur la santé mentale de son fils.
Dans la deuxième partie on rencontre Rémi employé au tri postal. Rémi est un être particulier. Il ne perçoit et ne ressent pas les choses comme tout le monde. Via une lettre il fait la « connaissance » de Mati. Commence alors une attirance qu’il ne peut expliquer. Il la vit, la ressent. Cela le dépasse mais il ne peut s’empêcher de vouloir se rapprocher de la petite fille. Il va lui offrir une parenthèse, un rêve inaccessible.

On ne parle que d’amour dans ce roman. L’amour d’une enfant pour sa mère. L’amour d’une mère pour son enfant. L’amour absolu qui te fait tout vouloir réaliser. L’amour pure, simple, innocent.
Aimer peut-il tout transcender ? Aimer peut-il tout justifier ?

 

Ici …Notre petit avis  sur son premier roman Le sac

Les Limbes de Olivier Bal


Les Limbes de Olivier Bal. Paru le 1 mars 2018 chez De Saxus. 19€90 ; (402 p.) ; 23 x 15 cm
4e de couv :
Un thriller vertigineux, haletant et angoissant !
Vietnam, 1970. James Hawkins est une jeune recrue. Durant un assaut, il prend une balle dans la tête et croit mourir. Après un mois de coma, et tandis qu’il essaie de se rétablir dans un hôpital de Saigon, il découvre que quelque chose s’est éveillé en lui. Ses nuits deviennent des épreuves, son sommeil et ses rêves ne lui appartiennent plus. Désormais, lorsqu’il dort, il visite les songes des autres… Seuls les médicaments l’empêchent de rêver. Un an plus tard, un ancien frère d’armes, Nate Irving, vient frapper à sa porte. Il est venu le chercher pour participer à un projet secret sous la supervision de la CIA : Les Limbes. Direction une base perdue au fin fond de l’Alaska où James, accompagné d’autres individus dotés des mêmes capacités, va commencer à maîtriser ses aptitudes. Il découvrira ainsi qu’il peut non seulement explorer les rêves d’inconnus mais surtout en prendre le contrôle et les modifier. Mais certaines portes devraient rester fermées à jamais…
 » Nous sommes des pionniers, des aventuriers d’un genre nouveau. Le rêve, c’est la dernière frontière. L’homme a conquis la mer, la terre, l’espace… et maintenant, enfin, il conquiert son propre esprit. Il lui aura fallu des milliers d’années pour comprendre que les plus grands mystères ne se cachaient pas dans les profondeurs des océans, ou aux confins de l’univers mais bien au cœur de son être.  » 
……………………
L’auteur : Olivier Bal est journaliste depuis une quinzaine d’années. Il a travaillé dans différents titres de la presse généraliste, rédacteur en chef de Jeux Vidéo Magazine, magazine leader dans le domaine du jeu vidéo. Il est également en charge de l’animation d’un événement culturel à grand succès en France : Les Masterclass Jeux vidéo. « Les Limbes » (2015) est son premier roman.

 

 

 

……………………
Extrait : 
Le spectacle qui s’offre à mes yeux est assez dérangeant. Ce lieu qui d’ordinaire, dans la réalité, devrait bouillonner de vie, être plein de bruits, d’animation, est ici absolument silencieux. Pire, tout semble immobile, comme pétrifié. Les feuillage des arbres ne bruissent pas, les parterres de fleurs sont figés comme s’il s’agissait de jouets en plastique. Rien ne bouge. Cette sensation se confirme lorsque je m’approche d’une voiture. Alors que j’essaie d’en ouvrir la poignée, rien ne se passe, je remarque que la portière est en réalité juste dessinée sur la carrosserie, comme s’il s’agissait d’un jouet d’enfant. Je regarde à l’intérieur du véhicule. L’engin est vide pas de tableau de bord, de volant, ni de sièges avant, de banquette à l’arrière. Rien.
C’est comme si la voiture n’était qu’une coquille vide…
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul 

Les Limbes  de Olivier Bal

En 1970, au Vietnam, le soldat James Hawkins découvre, en sortant du coma, que sa blessure à la tête lui permet pendant son sommeil de circuler dans les rêves des autres. Un an plus tard, Nate Irving, qui a servi avec lui, le contacte pour le compte de la CIA. En acceptant de participer au projet Les limbes, James découvre qu’il peut aussi manipuler les rêves. Premier roman.

Dès le premier chapitre j’ai été happé par le récit !

C’est un subtile et étrange mélange de genres. On commence par un récit de guerre qui vient s’étoffer par des références historiques de tous les coins du monde (j’ai vérifié sur internet !!!), puis le roman flirte avec le fantastique, l’occultisme avant de glisser vicieusement vers l’horreur…

Véritable “page turner” l’auteur nous plonge dans certains mystères de la vie qui nous entraînent dans les ténèbres d’un monde de rêves et de cauchemars.

Ambiances sombres à la H. P. Lovecraft, histoire riche à la Graham Masterton, psychologie digne d’un Stephen King.

Pour un premier roman Olivier Bal se hisse pour moi parmi les meilleurs écrivains français de thrillers fantastiques…

Ce livre est une très belle découverte, celle d’un auteur talentueux, et d’un “Monsieur” très ouvert et fort agréable.

Dit “Monsieur“ Olivier, on pourrait pas avoir une suite ???

Troupe 52 de Nick Cutter


A l’occasion de la sortie en poche de

Troupe 52 de Nick Cutter

Marie Hélène, notre bibliothécaire

Vous propose son petit avis


 

Le livre : Troupe 52 de Nick Cutter.  Traduit de l’anglais (Canada) par Eric Fontaine. Réédité en poche le 10 janvier 2018 chez J’ai lu dans l collection J’ai lu Thriller. 8€ ; (448 p.) ; 18 x 11 cm.

Quatrième de couverture

« Le meilleur roman que j’aie lu depuis longtemps. » Bret Easton Ellis

Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça.

Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.

 

L’auteur Nick Cutter est le pseudonyme d’un célèbre écrivain qui vit à Toronto. Troupe 52 a remporté le James Herbert Award for Horror Writing.

Craig Davidson est né et a grandi à Toronto, en Ontario. Craig Davidson est diplômé de l’Iowa Writers’ Workshop (programme d’écriture littéraire de l’Université de l’Iowa). Il a publié de nombreux articles dans la presse, notamment dans le National Post, Esquire, GQ, The Walrus et le Washington Post. Il vit à Toronto, au Canada, avec sa conjointe et leur enfant. Et… Il écrit également sous les pseudonymes Patrick Lestewka.  

 

 Le post-it de la Bibliothécaire : Marie Hélène

 

Le chef Tim Riggs et sa troupe de scouts débarquent sur Falstaff Island pour un camp de trois jours en pleine nature canadienne. Alors que les adolescents s’amusent à se faire peur avec des histoires de fantômes autour du feu de camp, un homme à l’apparence effrayante s’approche du campement et leur réclame de la nourriture.

L’auteur lorgne sur les classiques de Stephen King (Carrie, Simetierre…) qu’il admire. Il construit une intrigue à mi-chemin entre « Sa Majesté des mouches » et « 28 jours plus tard ». Un thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au coeur des ténèbres, à la frontière de la folie.

Premier roman horrifique de Nick Cutter (pseudonyme derrière lequel se cache l’auteur de De rouille et d’os, Craig Davidson).

D’une redoutable efficacité. Il faut avoir le cœur bien accroché pour suivre ce « Dix petits nègres » revisités avec une expérience scientifique démente.

Il nous transporte dans un récit venimeux jouant sur des changements de rythme narratifs, (affaire relatée dans la presse, interrogatoires des protagonistes…)

Cette construction du récit laisse le lecteur dans un état d’effroi quasi permanent. « Effroi » titre de la collection dans laquelle ce titre est publié ! MHF

AUSTERLITZ 10.5 de Anne-Laure Beatrix et François-Xavier Dillard


CM16

14022159_1186563588069621_8932566037653992466_nLe livre : Austerlitz 10.5 de Anne-Laure Beatrix et François-Xavier Dillard. Paru le 17 mars 2016 chez Belfond. 19€ ; (269 p.) ; 23 x 14 cm

4ème de couv
En 1910 la Seine avait atteint lors de la grande crue de Paris son niveau maximal : 8.62 mètres sur l’échelle hydrométrique du pont d’Austerlitz.
Aujourd’hui, la pluie tombe depuis trois jours dans la capitale. Les trois premiers jours les habitants de la grande ville ont râlé. Et puis, le soir du quatrième jour, l’alimentation électrique a été coupée. La plupart des arrondissements ont alors connu un black-out total faisant souffler un vent de panique sans précédent dans la population. Le métro a été fermé. L’ensemble du vaste réseau sous-terrain des transports publics s’étant retrouvé noyé par des hectolitres d’eau sombre et glacée. Lorsque les premiers immeubles se sont effondrés et que la grande vague de boue a déferlé sur la ville, une véritable hystérie collective s’est emparée des parisiens et les pires exactions ont été commises. Au nom de la survie… La peur, puis la violence ont déferlé sur la ville.
Paris est dévastée et la plupart des habitants, du moins ceux qui ont la chance d’avoir encore un toit, se terrent chez eux en attendant que cette pluie démentielle cesse enfin…
Sous le pont d’Austerlitz l’eau a atteint son record : 10.5.

Un an plus tard, on sait que Paris ne sera plus jamais la même. Pour François Mallarmé qui a tout perdu dans cette catastrophe, sa femme et son enfant, la vie n’est qu’un long cauchemar. Il continue tant bien que mal à faire son boulot de flic dans une ville où plus rien n’a de sens. Jusqu’au jour où une affaire de meurtres sordides le ramène à son cauchemar, au cœur même du Louvre, dans ce musée qui pour le monde entier était le symbole de ce qui fut la plus belle ville du monde, et où même la Joconde a disparu….

sdl2Les auteurs :


Né à Paris en 1971, François-Xavier Dillard est directeur de la communication dans un grand groupe énergétique français. Après
Un vrai jeu d’enfant et Fais-le pour maman (Fleuve noir, 2012, 2014), tous deux nommés pour le prix Polar de Cognac, Austerlitz 10.5 est son premier roman à paraître chez Belfond.
Née à Paris en 1974, Anne-Laure Béatrix est directrice des relations extérieures du musée du Louvre. Professeur agrégé d’histoire, elle signe avec Austerlitz 10.5 son premier roman.

 Collectif Kris

Le petit avis de Kris :

Dans un Paris apocalyptique, le policier François Mallarmé voit sa vie basculer quand il perd sa femme et sa fille lors de la submersion d’une rame de métro. Ecrasé par le chagrin il doit cependant faire face à une affaire de meurtres troublants et son enquête l’amène dans l’un des lieux les plus emblématiques de la capitale, le musée du Louvres.

Entre manipulations, chantage, rituels barbares et fêtes décadentes, Mallarmé va être plongé dans un univers sans règles ni morale, confronté à nouveau à la souffrance, à la folie et à la mort…

Sur fond de crue du siècle dans la capitale française, les 2 auteurs nous entraînent dans une course effrénée pour démasquer un sérial killer mais pas que … Et c’est là tout l’intérêt de ce livre qui nous fait découvrir les coulisses du Louvre où se livrent de bien drôles de soirées privées ainsi que dans les couloirs du métro abandonnés après la crue et où se déroulent de bien drôles de choses.
Au passage, quelques petits coups de griffes envers certains Hauts Fonctionnaires et soi-disant serviteurs de l’Etat sont finement assénés.
Bref une anticipation plutôt crédible qu’on ne souhaiterait pas voir se réaliser.
A nouveau une belle réussite pour FX Dillard et son acolyte du moment.

 Lire ICI le début d’Austerlitz 10.5

En proie au temps / Sandrine Monfort


Mes petites lectures

en-proie-au-tempsLe livre : En proie au temps / Sandrine Monfort. Paru le 19 mai 2011 chez les Nouveaux Auteurs. 18,15 EUR ; (308 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv :

Un thriller humaniste qui ne laisse pas indifférent !

Alisson Ackensil, jeune pédiatre cancérologue, s’introduit illégalement dans un laboratoire nucléaire pour y dérober de l’astate-211 et tenter l’injection de la dernière chance auprès d’un de ses jeunes patients. Mais du jour au lendemain sa vie bascule dans l’horreur. Ses nuits sont peuplées de cauchemars des plus terrifiants et autour d’elle des meurtres aux mises en scène inquiétantes se multiplient. Tout semble désigner la jeune femme comme suspect numéro un.

Délires ? Folie ? Hallucinations ? Non, bien pire que cela…

$zL’auteur : Sandrine Monfort est née en 1966 Elle est Ingénieur. Ses références littéraires sont Zola, Flaubert, Stendhal, Jules Verne… Et récemment, la littérature anglaise de Noah Gordon, Michael Crichton. Très sensible au style d’écriture d’un livre qu’elle découvre, Sandrine recherche avant tout à étancher sa soif de connaissances. Elle apprécie particulièrement les Techno-thrillers de M. Crichton qui suscitent la réflexion sur des futurs possibles et font prendre conscience des dérives à éviter. Portée par les challenges et en recherche d’adrénaline, Sandrine a attrapé le virus de l’écriture de Techno-thrillers.

Lecture d’avant

Résumé et petit avis :

En cinq jours, la vie du docteur Alisson Ackensil, brillant médecin en oncologie pédiatrique, bascule dans l’horreur. Autour d’elle, des meurtres aux mises en scène étranges se multiplient…

L’auteur nous propose ici un « Thrillosophie », un genre dans lequel extrapolation scientifique flirte avec fiction, questionnement technique avec réflexion philosophique. Elle y crée des personnages évoluant dans un monde troublant de réalisme.

Des personnages fouillés, une intrigue bien menée . On se sent de suite en empathie avec Alisson, et le flic est très attachant également.

L’écriture est fluide.

Un polar original alliant suspense, aventure et action, c’est vif et efficace. Nous sommes tenus en haleine tout au long de cette lecture agréable.

De plus au delà du thriller scientifique, ce roman policier est un prétexte à un questionnement spirituel, à une réflexion plus profonde sur le temps, le destin, le sens de la vie, le hasard…Ainsi, ce titre aborde des thèmes comme  l’éthique, le dualisme et le déterminisme scientifique.

Un premier roman très prometteur.

Un thriller qui ne laisse pas indifférent parce qu’il est empreint d’un humanisme sincère.

Le tueur de l’ombre de Claire Favan


Chronique de lecteurs
Pour compléter la Chronique de Bruno sur le premier roman de Claire Favan  ICI, voici l’avis d’un lecteur un peu particulier puisqu’il s’agit d’un comité de lecture de bibliothécaires.
9782819500742,0-11723519782266250016,0-1992179Le livre : Le tueur de l’ombre de Claire Favan. Paru le 3 mars 2011 aux Nouveaux Auteurs.   20€20 ; (535 p.) ; 22 x 14 cm
Réedité en poche le 12 juin 2014 e chez Pocket.  7,90€ ; (550 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :

Aux limites de l’insoutenable, une plongée dans les profondeurs abyssales de l’esprit du plus terrible des assassins où même le lecteur est manipulé !

Will Edwards, tueur en série de la pire espèce, parvient à s’évader grâce à un mystérieux complice. RJ Scanlon, profiler et chef d’une équipe d’enquêteurs du FBI qui l’avait lui-même mis sous les verrous, part à nouveau sur les traces de son ennemi le plus intime. Intime au point que cette évasion perturbe le couple que l’enquêteur forme désormais avec Samantha, qui n’est rien moins que… l’ex-épouse du criminel qu’elle a livré à la police. Nul doute que Will Edwards veut sa vengeance. Inexplicablement, l’assassin reste inactif et les mois s’écoulent. RJ Scanlon est dans l’impasse. Mais, lorsque les meurtres reprennent, plus cruels que jamais, Edwards frappe au plus juste avec une telle évidence que le doute s’installe. De subtiles variations dans la signature du dément sont perceptibles. Ont-ils affaire à un imitateur ? Non, bien pire…

Un thriller glaçant plébiscité par un comité de lecture grand public*

*Comité composé de lectrices et lecteurs indépendants.

« Magnétique, envoûtant ! J’ai apprécié le suspense permanent, les retournements de situation inattendus, l’approfondissement psychologique des personnages, le souffle du livre. L’auteure sait lier monstruosité et tendresse : on est sur un fil tout du long du roman ! Ecriture parfaite, rythme fantastique alliant moments de calme et moments explosifs : c’est tumultueux et tendre à la fois ! Merci Claire Favan ! » Jean, 65 ans, Paris.

« Un revirement bluffant, aux deux tiers du livre, laisse le lecteur pantois. » Nicolas, 47 ans, Tarn.

« Intrigue très prenante, j’aime beaucoup ce thème «dans la tête du tueur» qui n’est pas souvent abordé dans les thrillers. » Hélène, 29 ans, Oise.

Un deuxième roman magistral qui vous mène par le bout du nez.

téléchargement (6)L’auteur : Claire Favan : 34 ans, mère de famille, parisienne, Claire travaille dans la finance. Son premier livre, Le Tueur intime, a remporté le Grand Prix VSD du polar 2010.

Extrait
Avec un brusque sursaut de lucidité orgueilleuse, il réalisa que RJ le comprendrait. Il lui était encore pénible d’admettre que le profiler avait lu les coprs de Deby Mc Dermott et Mona Esteves comme des livres. Il avait compris à travers son changement infime de méthode, qu’il avait traversé un passage à vide.
Résumé et avis du comité des bibliothèques de la ville de Paris.
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$

Le comité de lecture de Littératures policières est composé de bibliothécaires du réseau des bibliothèques de prêt de la Ville de Paris, tous aussi férus de polars, thrillers, et autres romans noirs ou à suspense. J’en suis la coordinatrice et l’animatrice.

Le tueur en série Will Edwards est parvenu à s’évader grâce à un complice. L’enquêteur RJ Scanlon part une nouvelle fois sur les traces de son ennemi, qui n’est rien moins que l’ex-époux de sa femme, Samantha. Le criminel souhaite plus que tout se venger, pourtant il se fait silencieux jusqu’à ce que les meurtres reprennent.

Un de nos 10 coups de coeur 2011

.Un coup de téléphone, en pleine nuit. Et le cauchemar qui recommence…

R.J. Scanlon, profiler au FBI, croyait en avoir fini avec Will Edwards. Mais en quittant la route, le fourgon qui transportait le plus terrible serial killer de ces dernières années a libéré la bête…

R.J. en est certain : Samantha – qui partageait jadis la vie de Will – et lui seront les prochains sur la liste. Mais quand les meurtres reprennent, plus cruels que jamais, de subtiles variations dans la signature du dément sont perceptibles.

Ont-ils affaire à un imitateur ? Non, bien pire...

Ce deuxième roman d’une jeune auteure française fait suite « au tueur intime« . Pour autant il peut se lire sans que vous ayez besoin de lire le premier. Mais nous vous recommandons de lire ce diptyque, vous on aurait encore plus froid dans le dos.

Il faut savoir que ce second opus est beaucoup moins sanglant que le premier. Il est aussi très bien construit et parfaitement abouti. Sa force repose sur l’art de l’auteur de ménager les coups de théâtre et donc le suspense. Elle parvient à surprendre son lecteur voire à le manipuler. Magnétique, envoûtante, la tension est permanente. Les retournements inattendus de situation ainsi que l’approfondissement de la psychologies des personnes sont autant d’atouts majeurs qui servent l’intrigue de cet excellent polar.

Une auteure à découvrir et à suivre.

Lire le début du  le tueur de l’ombre

Lecture d’avant&

Reflex de Maud Mayeras : un roman qui m’a mise KO.


 imagesLe livre : Reflex de Maud Mayeras. Paru le 05/10/2013 chez Anne Carrière. 21€

4e de couv : Iris, photographe de l’Identité Judiciaire, shoote comme d’autres boivent. Pour apaiser la douleur. Pour oublier la mort de son fils, Swan, sauvagement assassiné onze ans auparavant. Lorsque la canicule assèche la ville, lorsqu’elle détrempe les corps et échauffe les esprits, alors, les monstres se révèlent.

Extrait :
« Perdre un enfant est une maladie que l’on a peur de contracter. C’est une contagion dont on évite soigneusement les infectés. On change de trottoir, on les fuit à toutes jambes. De ces gens-là, je suis la peste et le choléra. Je suis leur faucheuse, leur cancer, leur 22 long rifle. »

images&L’auteur : Maud Mayeras vit à Limoges.Elle est née le 6 octobre 1981. Hématome, son premier roman écrit avant ses 25 ans, fut très remarqué par la critique(Prix Polars des Limbes Pourpres 2006, finaliste du Prix SNCF du Polar 2007…).

Résumé et avis :

51pApnQivRL__AA160_J’ai eu la chance de rencontrer Maud Mayéras, il y a quelques années lors de la sortie de son premier bouquin. Elle avait fait une très brève apparition au Salon Saint Maur en poche. C’est une autre auteur, Laura Sadowski, pour ne pas la citer, qui m’a alors conseillé Hématome. « Toi qui aime les nouvelles plumes, les premiers romans, il faut que tu découvres Maud Mayéras. Elle est hallucinante et son polar est tout aussi poignant. »

J’ai donc suivi le conseille et effectivement, ce premier polar était déjà choc. (d’ailleurs, il faudra qu’un jour je vous en parle…je sais pas où je vais trouver le temps mais il va falloir) Alors pensez , j’attendais avec anxiété le deuxième. Et il m’a fallu être patiente, 7ans 1/2, avant de pouvoir lire à nouveau Maud Mayeras. Et puis Reflex est sorti, je me suis précipitée dessus.

Iris Baudry est photographe de l’identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des
scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafale des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné, onze ans auparavant.Mais une nouvelle affaire va la ramener au cœur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croquemitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d’écorcher ses victimes en imagesLJT1XSVDrappelle une autre.La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

Et je l’ai dévoré. Et puis plus rien. Ce roman m’a mise KO.

Du coup voici un livre que je n’arrive pas à chroniquer. Et pourtant je l’ai adoré.

Je me suis dit, attends un peu…Que le choc soit passé….prends un peu de recul. Tout cela va se décanter. Et, si cela se trouve, tu le trouveras moins génial dans quelques semaines. Mais bon, il faut se rendre à l’évidence, cela fait 3 mois que je l’ai lu et il est toujours bien là, toujours aussi présent. Presque, me hantant.

Pour autant je n’arrive pas à trouver de mots pour le décrire. et surtout pour vous parler de mon ressenti. C’est trop puissant pour moi. Ou peut être que c’est un « Reflex », un reflex de conservation. imagesUQK14BOAJ’ai sans doute peur de vous révéler trop de choses, de dévoiler trop d’intime, tellement ce titre m’a chavirée. Peur de me mettre à nu. Je repousse le moment où je vais vous laisser rentrer dans mon cerveau et dans mon être le plus profond. Ce polar m’a pris aux entrailles. C’est, comment dire?  Viscéral. Venimeux. Sombre bien sur. Mais alors c’est bon, oui c’est bon et on se demande pourquoi toute cette noirceur nous fait « triper ».

Car c’est un pur moment de lecture que m’a offert, que nous offre, Maud Mayeras. Les phrases sont courtes, simples, précises, concises je dirais même. Le style est direct, fort, brut voir brutal.

Les personnages sont bouleversants de vérité . Pas forcément attachants. D’ailleurs je ne me suis pas identifiée à Iris, elle m’était même étrangère. C’est là aussi, que l’auteur est douée, car même sans empathie; je me suis laissée malmenée par le bouquin. C’est avec énergie que ce titre vous renverse, vous jette à terre. Maud Mayeras mêle les différentes histoires de ses héros de façon à ce qu’elles s’entrechoquent, que le passé et le présent se bousculent puis se rejoignent. Tout cela pour encore et encore dénoncer les violences qui sont faites aux femmes.

Fred_Coiffe2Car c’est bien là qu’est le sujet du livre. C’est là qu’est le nœud du problème. L’auteur se place du coté des victimes même si celles ci parfois deviennent bourreaux. Elles restent des victimes au yeux de leur créatrice. Car aujourd’hui, comme hier, les femmes ont toujours été et sont encore malheureusement victime de violences.

Alors merci Maud pour ce magnifique roman noir qui restera pour moi un formidable plaidoyer.

Citations, extraits – Reflex – Maud Mayeras 
  • (…) »Je n’aime pas l’autorité. Cette forme de toute-puissance qu’une voix seule peut exercer sur vous. Ces mots simples qui vous tordent le ventre et que vous n’avez pas envie d’écouter. Ces ordres que vous suivez malgré vous, parce que vous n’avez jamais su faire autrement. « (…)
  • (…) »Je n’aime pas les retrouvailles. Ces moments de silence que vous avez toujours fantasmés, gâchés par la gêne et la promiscuité. Ces instants que vous avez tant attendus et qui, lorsqu’ils arrivent enfin, vous font l’effet d’une bière tiède que vous n’avez plus vraiment envie de boire, ni de partager »(…)
  • (…) »Je n’aime pas les surprises, votre quotidien rôdé qu’on décide de sortir des rails. Ce que l’on n’attend pas n’arrive jamais au bon moment. Je n’aime pas les surprises, et dans le fond, vous non plus.(…)
  • (…) »Je n’aime pas le souffle des fantômes. Souvent prisonniers des murs que je visite, ils caressent mes épaules. Ils m’invitent à rester. Ils tirent sur mes manches et mendient mon temps. »(…)