Un cri sous la glace – Camilla Grebe


Le livre : Un cri sous la glace de Camilla Grebe. Traduit du suédois par Anna Postel.  Paru le 1er février 2017 chez Calmann Levy. 21€90 ; (445 p.) ; 23 x 15 cm.

Rééditer en poche le 21 février 2018 chez Le Livre de Poche dans la collection Thriller. 7€70 ; (504 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Avez-vous déjà perdu la tête par amour ?

Emma, jeune Suédoise, cache un secret : son patron Jesper, qui dirige un empire de mode, lui a demandé sa main.
Mais il ne veut surtout pas qu’elle ébruite la nouvelle. Deux mois plus tard, Jesper disparaît sans laisser de traces et l’on retrouve dans sa superbe maison le cadavre d’une femme, la tête tranchée. Personne ne parvient à l’identifier.

Peter, policier émérite, et Hanne, profileuse de talent, sont mis en tandem pour enquêter. Seul problème, ils ne se sont pas reparlé depuis leur rupture amoureuse dix ans plus tôt. Et Hanne a aussi un secret : elle vient d’apprendre que ses jours sont comptés.

Dans un Stockholm envahi par la neige, un double récit étourdissant prend forme. Chaque personnage s’avère cacher des zones d’ombre.

À qui donc se fier pour résoudre l’enquête ?

L’auteur : Née en 1968, Camilla Grebe est diplômée de la Stockholm School of Economics. Elle est cofondatrice de Storyside, une maison d’édition suédoise de livres audio. Camilla Grebe est déjà célèbre en Suède pour sa série de polars écrite avec sa soeur et finaliste du prix Best Swedish Crime Novel of the Year. Un cri sous la glace, son premier livre en solo paru en 2015 en Suède, fut un bestseller dès sa sortie. Thriller captivant dans la veine des Apparences de Gillian Flynn, il est sur le point de devenir un phénomène mondial.
Extrait :
Il fait nuit lorsque j’arrive au commissariat central à Kungsholmen. J’ai aussi l’impression qu’il fait plus froid, car au lieu d’une neige pluvieuse, il tombe à présent sur la rue Polhemsgatan de gros flocons duveteux. Si le commissariat n’avait pas été aussi hideux, la scène aurait pu être belle, mais le paysage est dominé par ces gigantesques immeubles qui rappellent la brutale architecture postindustrielle très en vogue dans les années soixante. Le réseau de lumières qui se dessine sur la façade témoigne que les collègues travaillent derrière ces murs, que la lutte contre les 26voyous ne s’arrête jamais, pas même en soirée juste avant Noël. Et surtout pas lorsqu’une jeune femme vient d’être sauvagement assassinée.

 

Le billet de Syvie K

UN CRI SOUS LA GLACE Camilla GREBE

Lors d’une rencontre avec l’auteure suédoise et j’ai choisi ce livre. J’ai tout de suite aimé l’écriture de Camilla, ses descriptions imagées, la face cachée de chacun des personnages, un style fluide qui se lit bien.

Découverte d’un meurtre; celui d’une femme qui a eu la tête tranchée, non identifiée et retrouvée dans la maison du beau Jesper Orre grand patron de magasin de mode. Trois personnages font l’histoire autour de ce crime. Emma, employée dans un des magasins de Jesper et qui entretient une relation cachée avec lui. Or celui-ci disparaît au soir de ses fiançailles et la police est à sa recherche. Hanne, profileuse reconnue qui décide malgré ses problèmes personnels d’aider la police dans cette affaire. Elle retrouve Peter policier avec qui elle a eu une relation qui ne s’est pas bien terminée. Chacun de ces personnages à son histoire personnelle voir familiale, ses démons et il leur faudra faire un cheminement pour aller au bout de cette histoire.

Au travers de ce récit à trois voix on passe par émotion et sentiments divers pour une chute pour le moins inattendue.

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Oublier nos promesses – Elsa Roch


Le livre :  Oublier nos promesses de Elsa Roch. Paru le 7 février 2018 chez Calmann-Levy dans la collection Calmann-Levy Noir. 18€90 ;  (347 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv :

Dans Paris, la nuit, un flic et des vies brisées.

Emma Loury aimait les causes perdues et dangereuses. Emma vient d’être découverte, sauvagement assassinée, dans son appartement du IVe arrondissement. Son amant, un officier français de retour d’Afghanistan, s’est enfui. Le coupable idéal.

Le commissaire Marsac se plonge dans cette enquête avec rage : de l’avis de tous, Emma était une personnalité solaire et une excellente journaliste indépendante, qui se battait pour les femmes et contre la traite des êtres humains. Marsac se demande si la vraie raison de sa mort ne serait pas là. Mais alors pourquoi son compagnon a-t-il fui ?

Jérôme a fui parce qu’Emma était toute sa vie, son dernier lien avec ce monde qu’il ne comprend plus. Il a fui parce qu’il est malade, plongé dans un syndrome post-traumatique, flirtant avec la folie. Il veut massacrer l’assassin comme Emma a été massacrée.

S’engage alors une double chasse à l’homme dans un Paris insoupçonné, en proie aux trafiquants. Jérôme combat le mal par le mal et Marsac par la loi. Qui retrouvera le meurtrier d’Emma ?

« Une équipe de flics aux abois, une enquête qui piétine, des gueules cassées, traumatismes de guerre et blessures d’amour… la plume poétique d’Elsa Roch emporte tout sur son passage et nous dépose, exténués, au bord de la folie des hommes »
Michale Corbat, libraire, Espace culturel Leclerc, Belfort

L’auteur :  Elsa Roch écrit depuis son enfance, de la poésie d’abord. A l’adolescence, une rencontre  change sa vie, celle d’une petite fille autiste dont elle s’occupe pendant son temps libre. C’est ainsi que naît sa première vocation, et qu’elle devient  psy, avec pour spécialisation les troubles autistiques, ceux de l’adolescence, et les addictions.  Parallèlement elle écrit toujours, et la découverte de Lehane, James Lee Burke, Fred Vargas… est un déclic.  Désormais elle écrira des polars. « Ce monde est le mien. Il concentre tout. La vie, l’amour, la mort. » Elle vit près de Grenoble

 

Extrait :
« Un salon aux murs blancs, parqueté de bois blond patiné par le temps. Des bibliothèques ouvertes sur trois murs. Un canapé de cuir brun, au centre de la pièce, recouvert de coussins multicolores, face à une imposante malle en bois d’usage qui devait servir de bar à en juger par les bouteilles d’alcool jonchant le sol, à côté de cadavres d’ordinateur et de portable. Et la vision insensée qui les paralysait  : le corps dénudé d’une jeune femme massacrée, recroquevillé dans le coffre. Sur son ventre lacéré semblait s’agripper une petite masse noircie et desséchée. »

 

Le post-it de Ge

J’ai lu le premier roman d’Elsa Roch, Ce qui se dit à la nuit. J’ai aimé ce premier roman à la voix originale et finement maîtrisée. Et puis j’ai zappé et oublié de vous en parler. Heureusement Ophélie a réparé mon erreur. Elle nous en donne son ressenti de Ce qui se dit à la nuit, ICI. En plus elle vous le dit mieux que je ne l’aurai fait, alors….

Mais revenons à notre sujet, quoique nous ne l’ayant pas vraiment quitté, revenons à ce second roman.  , un titre qui somme comme un ultimatum.

Oui, Oublier nos promesses et retournons à Paris durant été 2010. La journaliste Emma Loury est retrouvée sauvagement assassinée. Jérôme Pieaud, son amant, un militaire de carrière n’est pas revenu cabossé de sa dernière mission, non, pire il a totalement perdu pied depuis l’Afghanistan. Aussi fuit-t-il la police dés qu’il apprend le drame, se sachant le coupable idéal. 

Jérôme déjà broyé par les guerres successives qu’il a enduré souffre d’un grave syndrome post-traumatique qui lui embrouille l’esprit et l’a plongé dans l’alcool ! La perte d’Emma le fait basculer dans une sorte de folie sourde. Il n’y a plus rien qui le retienne à la vie ! Aussi veut-il a tout pris connaitre la vérité et venger la mort de son amour perdu.

De son coté le commissaire Marsac se voit confier l’affaire.  (petite parenthèse, quel plaisir de retrouvé Marsac, ce flic tellement attachant qui poursuit sa quête personnelle, celle de comprendre ce qu’il est advenu de sa petite sœur Solène disparue alors qu’ils étaient enfants) Lui aussi est cabossé, usé par la violence qu’il côtoie au quotidien dans son métier.  Aussi va-t-il se plonger dans l’histoire de cette journaliste indépendante et engagée qui se battait contre les violences faites aux les femme. 

Avec sa nouvelle équipe de flic parisienne, il va tout faire pour retrouver lui aussi l’assassin d’Emma avant Piaud? Il va tenter de comprendre cette jeune journaliste d’investigation, elle aussi engagée dans un combat singulier contre les mafias qui gangrène la capital française.

Entre Marsac, Jérôme et le meurtrier une  terrible chasse à l’homme s’engage. Une chasse à l’homme que  va vivre intensément. Elsa Roch va nous emporter avec elle. Elle va nous ouvrir les porte des âmes meurtris, des esprits torturés. Elle qui sonde si bien la personnalité de chacun de ses personnages. Elle qui les a ciselés pour nous. Elle qui connait si bien les ressorts des esprits retords.

On va vivre nous aussi une immersion total dans un Paris insoupçonné, entre les différents trafics qui empoissonnent et emprisonnent les plus faibles et enrichissent les plus pervers. Les plus détraqués et manipulateurs d’entre nous. Et on ressortira de cette course poursuite, éreinté, fourbu totalement groggy. Exténué par la folie des uns qui les poussent à exploiter la faiblesse des autres. 

Bravo madame Elsa Roch, votre écriture m’a submergée d’émotions dingues et de sensations folles. Vous m’avez totalement bluffée une nouvelle fois !

Retenez ce nom amis polardeux : Elsa Roch. A n’en pas douter voici une nouvelle voix du polar français avec laquelle il va falloir compter ! Foi de Porte Flingue

 Voilà une auteure que je passerai bien à la question. Ou mieux qui mériterai une garde à vue afin d’être soumise au feu des questions des flingueuses. A réfléchir …

 

Toxique de Niko Tackian : Histoire d’une LC, Chapitre 3


Echange de bons sorts entre une Magicienne Bibliothécaire et une Fée Lectrice…

Quand une Fée et une Magicienne discute polar et magie…

  • La potion Toxique de ce polar, t’a t-elle atteinte?

    Stelphique notre Fée

    J’ai trouvé qu’on ne voyait pas venir, cette personne toxique, et c’est tout le danger à se préparer à une telle confrontation. Elle s’insinue dans la porosité des lignes et d’un coup, on ne peut plus l’ignorer, car elle prend soudain tout l’espace, mais il est souvent trop tard…
    La fée en moi, a senti que ça sentait un peu le roussi, j’aurai donc bien créer un carré magique pour déceler le Mal…
    Sort n°1: Le carré Magique.

 

Ge la magicienne

Rhaaaa, ma Fée Lectrice, me voilà empêtrée dans mes sortilèges ! Je ne me suis pas rendue compte de la toxicité de cette lecture commune. Non pas que je n’ai pas pu entrer dans celle-ci. C’est vrai que j’ai mis du temps à appréhender l’objet. Mais une fois en main, je n’arrivais plus à le lâcher ! Prise dans ses filets. Et je n’ai pas vu le poisson s’insinuer en moi !

Aussi j’ai du préparer quelques potion pour me protéger de cette toxicité.
Et pourquoi pas à base de datura stramonium (trompette des ange, herbe aux sorcières, herbe du Diable, herbe des fous…). C’est la plante de la magie noire !  Une plante utilisée comme hypnotique par les faiseurs de zombis à Haïti. Elle contient pas moins de 64 alcanoïdes, tous des poisons potentiels, pas mal , toxique aussi si, là je vais être. Accélération cardiaque, transpiration excessive, amnésie, perte de connaissance, délire, hallucinations.  Pas mal pour mettre à mal notre adversaire, non ?

  • Le Lieu labyrinthique a t-il eu raison de tes pouvoirs magiques?

 

  Il y a eu plusieurs fausses pistes, beaucoup de chemins de traverses, et les allées très sombres, où le danger a élu domicile…On aurait pu se perdre dans les méandres de ses allées, mais grâce au talentTackian, il n’en a rien été…

Dans ses ténèbres, rien ne vaut un peu de lumière …

J’invoque donc toute la puissance magique de mes ailes scintillantes, pour créer un Cercle de Lumière, afin que l’on ne se perde plus dans ce labyrinthe obscur…

Sort n°2: Le cercle de lumière.

 

Oui l’auteur a tenter de me perdre, il m’a emmener sur des chemin de travers. Osant les fausses pistes. Essayant de me faire entrée dans le labyrinthe complexe de son cerveau. Il est fort, très fort. Il maîtrise son sujet. Il nous trimbale, nous ballade, nous bouscule. Il sait nous mettre mal à laisse. C’est un être angoissant. Il joue avec nos peur. Il connais parfaitement son potentiel de toxicité et mes prends au piège dans son histoire qu’on arrive pas à oublier.

Là aussi pour m’en sortir il va me falloir une potion puissante, sinon je vais rester coincée dans son labyrinthe.
Mais je maîtrise moi aussi parfaitement l’herbe d’égarement, comme l’écrivait  Ismaël Mérindol dans son  traité de Faërie  : « Si tu veux voyager longtemps, prends garde de ne pas fouler l’herbe d’égarement ». Oui je sais aussi utilisé l’herbe de Mélusine, herbe d’or, herbe folle, l’herbe d’engaire, la Tourmentine

 

  • As-tu crains, par moment, la force maléfique du Minotaure?

On pressent l’atmosphère maléfique que ce monstre veut absolument instaurer. D’ailleurs, j’ai trouvé que sa présence ressemblait plus à une ombre… J’aurai préféré qu’il prenne plus de prestance dans ce thriller, que la touche fantastique, est une plus grosse empreinte…
Malgré tout, rien ne vaut une bonne protection. Il reste quand même, une figure emblématique du Mal…
J’essaierai donc de faire un double sort qui allie, le Pentacle de protection et l’Arc-en-ciel. On n’ai jamais assez protégé, et rien n’empêche un peu de chance de nos portails féeriques…
Sort n°3: Le Pentacle de protection.

 

Oui, on ne peux résister à la force brute de ce monstre ! Dante fait du minotaure le gardien de la septième porte des Enfers. Dans la mythologie grecque, le Minotaure était une créature hybride, anthropomorphe et anthropophage, mais il n’avait rien à voir avec les anthropoïdes. Il vivait dans le labyrinthe. Le mythe du Minotaure illustrerait le combat éternel de l’homme contre son propre inconscient ; pour ne pas se perdre dans le dédale de sa pensée, l’homme moderne peut retrouver son chemin à l’aide d’un fil d’Ariane, et se libérer.

Nous avons tous un minotaure en nous qui nous torture. Ce minotaure est enfin la représentation de la dualité entre notre part humaine et celle de l’animal qui sommeille en nous.

Là il va me falloir préparer deux potions.
Du Polynectar : Cette potion permet à celui qui le boit de prendre durant 1h l’apparence d’un individu de son choix. Pour la fabriquer, il faut : des chrysopes(doivent cuire durant 21 jours), des sangsues, du sisymbre(doit être cueilli à la pleine lune) , du polygonum, de la corne de bicorne en poudre, de la peau de serpent d’arbre du Cap et bien sûr, un petit morceau de celui ou celle dont on veut prendre l’apparence
Une potion tue loups : Cette potion empêche la démence et permet à l’humain qui se transforme en loup-garou ou tout autre métamorphe de pouvoir rester lucide durant toute la durée de sa transformation.

 

 

  • Faut-il prévoir une future collaboration pour combattre le pouvoir Tackian?

    Je serai évidemment partante pour une autre folle aventure dans le futur univers que cet auteur saura nous concocter, et j’aimerai beaucoup partager encore cette expérience de lecture avec ma chère Magicienne Ge. J’ai adoré cette collaboration fantastique, et j’ai hâte de pouvoir partager un peu différemment la lecture de polar!
    Je porte donc cet espoir comme un talisman.
    Sort n°4: Le Talisman d’espoir.

Après de tels envoûtements, nul doute qu’il nous faudra à nouveau nous associer pour combattre les pouvoirs d’ensorceleur de ce Tackian et de son âme damné Tomar Khan, qui je n’en doute pas devrait à nouveau réapparaître dans un prochain opus

Oui et je sais qu’avec toi Ma Fée Stelphique, toutes mes potions devraient être réussi, surtout si c’est toi qui fait bouillir la marmite ou plutôt le chaudron, magique le chaudron.

 

Et si vous n’avez pas lu les chapitres précédents, rien n’est perdu. Vous pouvez encore rattraper le coups :

ICI le prologue d’une LC

Là le chapitre 1 de cette LC

Là encore le chapitre 2 

Toxique de Niko Tackian. L’Histoire d’une LC… : prologue


histoire-dune-lc

Histoire d’une LC…

La fée Stelphique

Ge la magicienne

Il était une fois …deux filles de l’hiver.

Une fée et une magicienne. A force de magie de mots, elles finissent par se lier en lecture noire, malgré l’éloignement de leurs contrées. Et puis l’Hiver arrivant, et de ce fait leur anniversaire, elles voulurent réchauffer leur chaumière car c’est bien connu, les filles de l’hiver ont le cœur plus chaud que d’autres…

La magicienne Ge a donc surprise la fée, en lui envoyant le tout dernier livre de Niko Tackian: Toxique. Et quoi de mieux pour brûler de plaisir, qu’un thriller asphyxiant??!!!Et quel magique cadeau d’anniversaire!!!!

Affichage de en cours...

Mais vous le savez, les sorciers de ce monde ont voulu empêcher cette association, (la jalousie sans doute, ou l’incompétence de certains), et le Précieux s’est perdu…Ni une ni deux, deuxième envoi magique, avec un sort de traçage, et enfin, la Fée Stelphique tient entre ses mains, ce pavé rougeoyant…

Nous procéderons donc à cette Lecture Commune, avec pour Top départ, l’anniversaire de la Magicienne Ge, qui voit cet échange comme le plus précieux des cadeaux…

Et elles commencèrent ce roman…

La suite au prochain épisode….

J de Howard Jacobson


9782702157220,0-2476742Le livre : J de Howard Jacobson.Traduit de l’anglais par Pascal Loubet. Paru le 2 janvier 2015 chez Calmann Levy. 21,90€ ; (502 p.) ; 23 x 15 cm

Quatrième de couverture 

Dans un monde post-apocalyptique où le passé est un territoire dangereux, un homme et une femme tombent amoureux. Ni l’un ni l’autre ne savent d’où ils viennent, pas plus qu’ils ne savent où ils vont. Kevern ignore pourquoi son père plaçait toujours deux doigts devant ses lèvres pour prononcer un mot qui commençait par la lettre j. Ailinn a grandi dans un orphelinat et, privée d’ascendance, cherche un point d’ancrage. D’autres, en revanche, ont parfaitement conscience de leur importance à tous les deux et les observent, les étudient, en font les héros d’une vie que Kevern et Ailinn ne contrôlent plus tout à fait. Sont-ils tombés amoureux de leur propre chef ou bien les a-t-on poussés dans les bras l’un de l’autre ? Mais qui aurait pu les pousser, et pourquoi ? Quel héritage ce monde transformé par une catastrophe historique, événement passé enveloppé de suspicion, de déni et de contrition, laisse-t-il à Kevern et à Ailinn ?

J est un roman ambitieux, inquiétant, bouleversant qui remet en cause toutes nos certitudes.

1946731258L’auteur : Né en 1942 à Manchester, Howard Jacobson est l’auteur d’une dizaine de romans, dont La Question Finkler, couronné par le Man Booker Prize en 2010. J, également sélectionné pour ce prix en 2014, est le quatrième roman de l’auteur publié aux éditions Calmann-Lévy.

Extrait :
« – Qu’est-ce qui ne brûle pas ?
– L’amour et la haine, dit-elle. Mais je me trompe peut-être pour l’amour.
– Comment peut-on brûler l’amour ? demanda Sibella.
– En brûlant les gens qui l’éprouvent.
– Alors pourquoi ne peut-on pas brûler la haine ?
– Parce que la haine existe en dehors des gens. Comme un virus. Les gens l’attrapent »

Résumé et avis :

Kevern et Ailinn vivent dans un monde post apocalyptique, où le passé est un territoire dangereux et où la violence est devenue normale. Ils ne savent pas d’où ils viennent et où ils vont. Ils tombent amoureux, sans savoir si cela se passe de leur propre chef ou s’ils ont été poussés dans les bras l’un de l’autre.

J et un drôle de roman. D’ailleurs on ne peut pas résumé celui-ci que par le prisme de cette histoire d’amour étonnante, détonante dans cette réalité déformée.  J est une dystopie parfois cruelle, parfois dérangeante, quelques fois, mais trop rarement drôle.

J’ai du mal à me faire une opinion. Tantôt j’ai adoré, trouvant les idées développées supers bonnes, tantôt je ne suis presque dit, tout ça pour ça. Parfois j’ai eu la sensation que l’auteur était juste, son ton était juste, son propos était juste, ces personnages étaient réels. D’autres fois, j’ai trouvé les dialogues creux, le ton fade.

L’auteur n’est pas un coutumier du genre, ces autres publications sont beaucoup plus légères et l’humour en fait partie intégrante. Là sur un thème si « catastrophique » et noir, difficile de prendre de la distance. C’est peut-être justement ça qu’il m’a manquée.

C’est un sentiment bizarre au sortir de cette lecture, des choses m’ont dérangées, d’autres beaucoup plu et au final j’ai plus tôt aimé l’ensemble.

Ce qui est certain c’est que les première critiques de la presse sont très bonnes.

Alors allez comprendre…

Pourquoi ce sentiment si mitigé ?

Extrait 2:
Pour Kevern et Ailinn, le spectacle de ces hommes en kieffieh était nouveau. Ils arboraient des bagues e or, un teit plus p^le que celui e leurs grands parents, mais toujours avec cet austère profil d guerrier tant idéalisé. La noble générosité de ‘arabe était toute autant une évidence dans les cours de citoyenneté que Kevern avait suivi que la spontanéité libre de l’Afo-Antillais et l’honnêteté industrieuse de l’Asiatique. Quand à la chaste obéissance des femme, elle était encore manifeste dans leur pudique tenues.

Le zoo du pendu de Pascal Basset-Chercot


Lecture d’avant&

9782702118672,0-797050 (1) 9782266141130,0-265261 (1)Le livre :  Le Zoo du pendu  de Pascal Basset-Chercot.  Paru le 1er avril 1990 chez Calmann Levy. 17€50 ; (253 p.) ; 21 x 14 cm. 

Réediter en poche chez pocket le 7 juillet 2005.  (243 p.) ; 18 x 11 cm, 6€

Impression à la demande  Ce titre est toujours disponible en « Impression à la demande » , en format numérique ou en occasion.
Mot de l’éditeur :
L’inspecteur Déveure, que nous avons connu dans Baby Blues (prix Patricia Highsmith, 1987), est en disgrâce avec ses chefs. Il a été envoyé dans une réserve naturelle pour animaux sauvages. Là, il doit surveiller Didi, jeune mongolien de quatorze ans, fils illégitime d’un politicien ambitieux qui a été victime d’un attentat. Dans cet endroit étrange. Déveure fait la connaissance de personnages hauts en couleur, protagonistes miteux, en fin de carrière, ratés un peu fous, jeunes femmes très disponibles…, qui prennent brusquement une autre apparence lorsqu’un homme est découvert à moitié dévoré dans la cage de Ombure, le crocodile. A la suite de quoi, Didi disparaît…
L’inspecteur part en chasse, aidé de son adjoint Granier venu le rejoindre, afin de retrouver l’adolescent et d’éclairer l’atmosphère plus que brumeuse de ce Zoo du pendu. Action, humour, fausses pistes, rebondissements jalonnent le parcours de Déveure qui mène son enquête avec des méthodes qui feraient souvent bondir ses supérieurs.
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basset-chercot-pascal-catalis (1)L’auteur : Pascal Basset-Chercot a publié sous un pseudonyme trois romans policiers Tout d’abord journaliste à Paris, Pascal Basset-Chercot s’installe en Touraine en 1993 pour se consacrer à l’écriture. Auteur de plusieurs romans aux éditions Fleuve noir, il écrit Baby Blues (Calmann-Lévy), qui obtient le prix Patricia Highsmith en 1988. Ce livre, premier titre de la série «Le Boiteux», sera adapté à la télévision, tout comme Le Zoo du pendu et Le Baptême du Boiteux,avec Audrey Tautou, François Berléand, Tom Novembre et Vincent Winterhalter dans le rôle du Boiteux.

Résumé et avis :

Vous connaissez « le Boiteux » ?
Un flic qui furète partout afin de déterrer les cadavres et les secrets de tout à chacun. Un peu comme un Maigret ou un Columbo. Au flair et à l’instinct…
Ce flic, magnifiquement humain, porte un regard son complaisance sur les dérives de notre société.

Jacques Léger-Boiron, un député en vue, est la cible d’un attentat. Suite à cet épisode inquiétant, l’inspecteur Déveure, dit le Boiteux,  est expédié dans un zoo miteux de province pour surveiller Didi, un petit mongolien de quatorze ans, fils illégitime du député en question.

téléchargement (30) Dans la réserve, il fait très chaud. L’odeur des fauves, des singes et des hyènes est insupportable. L’établissement tourne au ralenti et le personnel n’est guère qualifié. C’est dans ce climat pessant que Didi, qui passe son temps devant la cage aux lions, disparaît le jour même où le gardien africain se fait dévorer par un crocodile.

Le directeur du zoo – grand amateur de boissons alcoolisées – s’en lave les mains. La mission de Déveure commence mal. Les humains en liberté sont plus inquiétants que les bêtes enfermées. Au milieu de cette débandade provinciale et animale, l’inspecteur garde difficilement son flegme… Mais le Boiteux va tout faire pour retrouver son petit protégé malgré les pressions qu’il subit de la part de sa hiérarchie et du propre père de l’enfant. Et tout au contraire ses pressions vont le stimuler car notre héros n’est jamais plus obstiné et perspicace que lorsqu’il est malmené.

Cette nouvelle enquête du Boiteux , toujours en délicatesse avec ses chefs,dévoile les dessous plutôt sombres de la politique. L’auteur joue habillement de l’humanité de son personnage pour porter un regard extrêmement critique sur la société contemporaine. Et grâce à une écriture très personnelle, P. Basset-Chercot renouvelle le genre du roman policier, tout en nous rappelant certains ouvrages de Simenon dans ses descriptions des mentalités de la province française.

Cadre Noirs de Pierre Lemaître : l’avis de Jean Luc


Chronique de lecteurs

Jean Luc est notre troisième lecteur à nous proposer ses talents de chroniqueur.

Je lui en suis très reconnaissante.

Jean-Luc tu es ici chez toi, tu y reviens quand tu veux et le plus tôt sera le mieux. Non je rigole reviens vite c’est tout

Il nous donne son avis aujourd’hui sur l’excellent titre de Pierre Lemaitre, Cadre noirs.

téléchargement (5)téléchargement (4)Le livre : Cadre Noirs de Pierre Lemaître. Paru le 03 février 2010 chez Calmann Levy. 18€80 ; (352 p.) 150 x 230 mm.
Réedité au livre de poche le  02 mars 2011. 448 pages ; 7€60

Résumé :

Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans anéanti par quatre années de chômage sans espoir.Ancien DRH, il accepte des petits jobs démoralisants. À son sentiment de faillite personnelle s’ajoute bientôt l’humiliation de se faire botter le cul pour cinq cents euros par mois…

Aussi quand un employeur, divine surprise, accepte enfin d’étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout, à emprunter de l’argent, à se disqualifier aux yeux de sa femme, de ses filles et même à participer à l’ultime épreuve de recrutement : un jeu de rôle sous la forme d’une prise d’otages.

Alain Delambre s’engage corps et âme dans cette lutte pour regagner sa dignité.

S’il se rendait soudain compte que les dés sont pipés, sa fureur serait sans limite.

Et le jeu de rôle pourrait alors tourner au jeu de massacre.

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L’auteur : Né à Paris le 19 avril 1951, Pierre Lemaitre a beaucoup enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale.Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Il a rendu hommage à ses maîtres (James Ellroy, William McIlvanney, Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau…) dans son roman, Travail soigné (éditions du Masque, 2006) prix du premier roman du festival de Cognac, Robe de marié (Calmann-Lévy, 2008) prix du Meilleur polar francophone,Cadres noirs (Calmann-Lévy, 2009) prix du Polar européen du Point, Alex (Albin Michel, 2010), Dagger international (2012), Sacrifices (Albin Michel, 2012) et Rosy & John (Livre de Poche, 2013). Au revoir là-haut, son dernier roman paru aux éditions Albin Michel, a reçu le prix France-Télévisions et le prix Goncourt 2013. Ses romans sont traduits en trente langues et plusieurs sont en cours d’adaptation au cinéma et au théâtre.

Extrait :
 » Je mesure mon utilité sociale au nombre de mails que je reçois. Au début, d’anciens collègues de chez Bercaud m’envoyaient des petits mots auxquels je répondais tout de suite. On papotait. Et puis, je me suis rendu compte que les seuls qui m’écrivaient encore étaient ceux qui s’étaient fait virer. Des copains de promo en quelque sorte. J’ai arrêté de répondre. Ils ont arrêté d’écrire. D’ailleurs, globalement, tout s’est raréfié autour de nous. (…) Les gens se sont peut-être un peu fatigués de nous. Et nous d’eux. Quand on n’a pas les mêmes soucis, on n’a pas les mêmes plaisirs. »
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Jean Luc Groner. Depuis tout jeune, je suis un lecteur, ce petit défaut avec l’âge s’est encore affirmé, j’ai commencé par l’aventure, la SF (Le Club des cinq, Jules Vernes, John Brunner et d’autres encore) et maintenant à plus de 50 ans, salarié dans un grand groupe de télécommunication, sortir de la routine et participer à un blog pour partager mes coups de cœur est devenu l’une de mes marottes. Avec environ 70 romans lus dans une année dont un roman policier sur deux, j’ai décidé de donner mon avis de lecteur en toute indépendance et en toute impartialité, et donc voici mes avis…

L’avis de Jean Luc sur Cadre Noirs de Pierre Lemaître

Pour moi dans la catégorie thriller « Cadres Noirs » est de loin sa meilleure production.

Il s’agit de l’un de ses premiers polars et pourtant Pierre Lemaitre fait déjà preuve d’une très grande maîtrise

Ce roman est vraiment excellent, à aucun moment on ne s’ennuie et ce même si l’auteur se paie le luxe d’évoquer un problème de société pas folichon : le problème du chômage chez les cadres séniors.
Les différents personnages sont très bien imaginés, que ce soit par exemple l’ancien mercenaire ou le PDG d’un grand groupe industriel, tout y est.
Enfin ce qui est vraiment remarquable c’est l’intrigue en elle-même, et le rythme auquel elle est menée : tambour battant !

Au final, un très bon thriller et encore bien plus que ça ! Car en plus il y a une même une morale.

Lecture d’avant&