Résistants de Thierry Crouzet


 

Le livre : Résistants  de Thierry Crouzet. Avant-propos Didier Pittet. Paru le 19 avril 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  16€90  ;  (374 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv:

Tout dans ce livre, même le plus effroyable, relève de la science.

Les passagers d’un yacht sont soudain terrassés par une superbactérie, résistante aux antibiotiques. Sauf Katelyn, une étudiante. Pourquoi est-elle la seule survivante ?

Recrutée par l’Anti-Bioterrorism Center, elle est chargée de retrouver l’infecteur, quitte à entrer dans son intimité. Mais l’homme qu’elle pourchasse éveille en elle des sentiments contradictoires. Il ne tue peut-être pas aveuglément…

« Les bactéries résistantes aux antibiotiques gagnent du terrain partout dans le monde. Si rien n’est fait, elles tueront plus que le réchauffement climatique. » Professeur Didier Pittet, directeur du programme du contrôle des infections et de la sécurité des patients à l’OMS

L’auteur : Blogueur, essayiste et romancier, Thierry Crouzet est né en 1963. C’est un auteur inclassable, il a notamment publié J’ai débranché, le récit d’un burn-out numérique, La Quatrième Théorie, un thriller politique, Le Geste qui sauve, l’histoire d’un médecin qui sauve 8 millions de vies chaque année.

 

Emile délivre son avis

 

💕💕 RÉSISTANTS de Thierry Crouzet 💕💕

💕Coup de cœur pour ce thriller médical 💕

C’est avec plaisir que j’ai appris avoir été sélectionnée pour lire ce thriller médical avant tout le monde et je l’ai lu avec un plaisir encore plus grand.

Dans ce livre, tout est clair, fluide. Il n’y a pas de lourdeurs. Les chapitres et les paragraphes sont courts et donc très lisibles.
L’histoire est très claire malgré l’aspect médical pas simple à traiter et à faire comprendre à des novices en la matière.
Une très très bonne intrigue, bien développée, réaliste.
Un travail de recherche monumental.

Un très bon livre.
Un livre important.
Un livre qui peut et doit faire réagir les gens sur l’utilisation excessive des antibiotiques.
Un livre pour marquer les gens et les consciences.

A mettre entre toutes les mains.

SORTIE LE 21 AVRIL. N’HÉSITEZ PAS PLUS LONGTEMPS 😃

Merci à Lilas Seewald, responsable de la section thrillers chez Bragelonne et à l’auteur, Thierry Crouzet, pour leur confiance.

 

 

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Mör de Johana Gustawsson, le chouchou du week-end


Le livre : Mör,  une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells de Johana Gustawsson.  Paru le 15 mars 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  21€50 ;  (356 p.) ; 24 x 16 cm.

Présentation de l’éditeur :

Le nouveau roman de Johana Gustawsson va vous couper l’appétit

« Un écrivain audacieux et bourré de talent. » RJ Ellory
« Johana Gustawsson fait entrer le thriller dans une nouvelle dimension. Surprenants et subtils, ses romans sont le fruit d’un immense talent. » Karen Sullivan, Orenda Books
« Fascinant et terriblement efficace. » Nicolas Lefort, « Télématin », sur France 2, à propos de Block 46

Après Block 46, le duo d’enquêtrices Emily Roy (profileuse de renom) et Alexis Castells (écrivaine de true crime) revient pour une enquête terrifiante qui explore, cette fois encore, l’histoire et les liens familiaux.

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans.

Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches…

Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Le nouveau roman de Johana Gustawsson plonge cette fois encore ses racines dans l’histoire : au cœur du Londres du XIXe siècle, dans les ruelles sillonnées par Jack L’Éventreur.

L’auteur :  Johana Gustawsson est née en 1978 à Marseille. Elle est diplômée de Sciences Politiques, Johana Gustawsson a été journaliste pour la télévision et la presse françaises. Elle vit aujourd’hui à Londres, en Angleterre. Elle est aussi Suédoise en herbe.

 

Extrait :
Le légiste offrit une poignée de main et un sourire hésitants au détective, qui serra sa paume osseuse, leurs gants en latex couinant au contact l’un de l’autre.
— C’est parti, lança Hansen en ouvrant la marche.
Ils longèrent la berge en file indienne, cernés d’un côté par des arbustes touffus, de l’autre par des galets glissants léchés par le lac, jusqu’à un tronc vacillant qui tenait miraculeusement debout. Un arbre décapité dont les racines noueuses s’accrochaient comme les doigts d’une moribonde à sa jupe verte d’herbes folles. C’était là que le tueur avait abandonné sa victime.
— Ça va, Nyman ? s’inquiéta sa consœur.
Hector acquiesça d’un signe de tête prudent, sans lâcher des yeux le cadavre.
Une fille nue était assise par terre, adossée au tronc mort, les jambes écartées, les bras de part et d’autre de son corps, paumes vers le ciel. Sa tête était penchée en avant et son menton, plissé par la pose, touchait presque sa poitrine. Séparés par une raie médiane, ses longs cheveux blonds maculés de boue étaient ramenés derrière les épaules, dégageant ainsi son buste où deux cratères rouge sombre remplaçaient les seins. Le tueur avait également découpé de larges morceaux de chair au niveau des hanches et des cuisses.
Hector déglutit à plusieurs reprises pour repousser la bile qui lui remontait dans la gorge.
— Attends, ce n’est pas tout, expliqua Hansen en s’accroupissant près du cadavre.
La détective fit signe à Nordin, qui se plaça de l’autre côté du corps pour le maintenir par la tête et le bras, puis elle bascula le cadavre vers le légiste.
Un juron se glissa entre les mâchoires serrées de Nyman.
Karla avait raison, ce n’était pas tout : deux crevasses remplaçaient les fesses.

 

Résumé et avis :

Alexis Castells croit avoir de nouveau affaire à Richard Hemfield, le tueur en série meurtrier de son ancien compagnon : un cadavre amputé de ses seins, hanches, cuisses et fesses est retrouvé en Suède, tandis qu’à Londres Emily Roy enquête sur l’enlèvement d’une actrice. Les deux scènes de crime portent la marque d’Hemfield, qui, enfermé depuis dix ans en prison, ne peut en être l’auteur.

Block 46, le précédent roman de Johana Gustawsson a été pour moi unes des révélations de l’année 2015, si ce n’est la révélation. Alors inutile de vous dire combien j’attendais ce nouveau roman.

Mais surtout quand on a autant aimé un premier roman, on est très curieux de découvrir le suivant.

Un deuxième roman et l’auteur est attendu au tournant. On veut savoir s’il confirme son talent. Le deuxième roman est  souvent scruté avec encore plus d’attention. Et si on peut-être indulgent avec une première oeuvre, plus, la suivante est décortiquée et on recherche la petite bête qui ferait trébucher l’auteur. Je le sais je viens d’être terriblement déçue par le second bouquin d’un auteur anglo-saxon et pourtant j’ai beaucoup aimé son premier.

Mais ici il n’est point question de ça. Non Johana passe le test avec brio. Et ça tombe bien car j’avais très envie de retrouver notre duo d’enquêtrice.

Emily et Alexis, la profileuse et la journaliste…. Elle sont un peu chacune à leur façon, une version fantasmée de notre l’auteur elle même ayant été journaliste. Ce qui est intéressant aussi c’est qu’on en apprend un peu plus sur nos héroïnes dans cette opus. Et qu’en plus Johana enrichi sa palette de personnages, ainsi nous découvrons de nouvelles voix féminines à travers ces pages.

Et puis il y a histoire. Une histoire comme on aime en retrouver dans les meilleurs romans policiers. Je parle d’histoire, je devrais dire les histoires, car une nouvelle fois, Johana joue sur plusieurs intrigues. Elle joue avec le passé et le présent. Elle joue sur les lieux, les endroits, les distances, les pays. On navigue à nouveau de Londres à la Suéde. Et nous voyageons dans le temps pour nous retrouver fin du 19e, début du 20 en pleine Angleterre victorienne.

Et… il a les sujets abordés. Un sujet cru, un thème parfaitement adapté à un excellent thriller. L’éditeur nous donne une indication en nous expliquons le mot du titre : Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.  Miam !!! ça promet !

Alors…Oui Johana a parfaitement réussi son essai et sa transformation. Oui c’est un nouveau coup de coeur. Oui j’ai adoré retrouver nos deux héroïnes mais aussi toutes les nouvelles protagonistes qu’elle met en scènes. Et… Oui les femmes sont au coeur de ce roman. Et quel roman!

Merci madame Gustawsson.

Cependant,  j’ai juste une chose à vous reprocher. Maintenant je suis juste frustrée car il va me falloir attendre le prochain opus. Et je suis toute haletante comme à la fin du dernier épisode de ma série préférée. ‘Il va me falloir attendre une année avant de connaître la suite. Je piétine et piaffe déjà d’impatience. Je veux déjà retrouver Emily et Alexis dans leurs nouvelles aventures.

Vite Johana, c’etait tellement bon que j’en redemande.

 

La voie du loup de Beth Lewis, le chouchou du week end


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97910281023640-4030377La voie du loup de Beth Lewis.Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Benoît Domis. Paru le 18 janvier 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller. 21€50 ; (376 p.) ; 24 x 16 cm
Quatrième de couverture

Elka n’a aucun souvenir de sa vie d’avant. Avant le Grand Basculement qui a renvoyé le monde à la vie sauvage et restauré la loi du plus fort. Recueillie à l’âge de sept ans par Trappeur, un chasseur solitaire, alors qu’elle errait affamée, elle a appris à survivre dans la forêt.Mais Trappeur dissimule un horrible secret. Trappeur est un tueur. Un monstre qui n’a jamais laissé aucune proie s’échapper.Maintenant qu’elle le sait, Elka décide de s’enfuir. Armée de son seul couteau, traquée par le prédateur qui l’a élevée, elle part vers le Nord, à la recherche de ses vrais parents.

Son voyage au coeur des ténèbres commence, hanté par les souvenirs qui lui reviennent peu à peu. Féroce et vulnérable à la fois, indomptable et sensible, Elka n’est peut-être pas celle qu’elle croit.

La Voie du loup est le premier roman de Beth Lewis. Une chasse à l’homme dont l’inoubliable héroïne, accompagnée d’un loup, se bat pour rejoindre l’humanité.

 
avt_beth-lewis_4188L’auteur :

Grande voyageuse, Beth K. Lewis aime s’isoler en pleine nature, au contact des ours, des loups et des grands mammifères marins.

Extrait :
 Ce n’est pas un monstre. Les monstres, ça n’existe que dans l’imagination des gamins, sous les lits ou dans les armoires. On vit dans un monde d’hommes, et ça ne sert à rien de les appeler des monstres, à part les encourager à croire qu’ils n’ont rien fait de mal, que c’est dans leur nature et qu’ils ne peuvent rien y changer. En les traitant de monstres, on en fait quelque chose de différent de nous, alors que ce sont juste des hommes – de la chair, des os et du sang. Ils font le mal, ça ne change pas ce qu’ils sont.
 Collectif polar.biblio

Le post-it de la bibliothécaire

 Elka a été recueillie par Trappeur à l’âge de 7 ans alors qu’elle errait abandonnée et affamée en pleine nature. Des années plus tard, elle apprend qu’il est en fait un meurtrier. La découverte de cette vérité fait d’elle sa prochaine victime.

 Un thriller ? Oui même si l’ambiance post-apocalyptique plante le décor, un tueur est bien à l’oeuvre

 Voici un fort joli roman, à la fois thriller écologique, la nature tient une grande place et sert de décor à ce titre mais aussi roman initiatique.

Nous allons suivre les pérégrinations d’une( enfin 2 )adolescentes dans un monde ou règne le chaos.

Servi par une narration simple, directe, et percutante, ce récit est touchant, émouvant même si parfois drôle,  mais il est aussi saisissant et efficace. Bref une belle découverte et un vrai coup de cœur ! GVL

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Le dernier vampire de Jeanne Faivre d’Arcier


9782352945451,0-1306708Le livre : Le dernier vampire de Jeanne Faivre d’Arcier. Paru le 20 janvier 2012 chez Bragelonne. 20€ ; (380 p.) ; 24 x 16 cm

Quatrième de couverture

Une série de meurtres étranges frappe les laboratoires de l’Inserm à Paris. Les victimes, de brillants hématologues et cancérologues, ont toutes été vidées de leur sang…

Le capitaine Christine Deroche est chargée de l’affaire et pense tout d’abord mener une enquête de routine, mais elle reçoit bientôt des bouquets de fleurs et des messages mystérieux qui font le lien entre son passé et celui de l’assassin. Puis ses proches disparaissent un à un et la mission tourne au cauchemar.

Commence alors, pour Christine et son équipe, un voyage dangereux et palpitant, à Paris, Bordeaux et le long de la Garonne, sur la piste d’un meurtrier à la fois victime et bourreau, inquiétant et flamboyant.

jeanne-faivre-d-arcierL’auteur : Lauréate du grand prix de l’Imaginaire, Jeanne Faivre d’Arcier, que l’on a surnommée à ses débuts «la Anne Rice française», a écrit une douzaine de romans noirs et fantastiques. Elle partage sa vie entre Paris, Bordeaux et le Cap-Ferret, où elle trouve son inspiration face à l’océan. Avec Le Dernier Vampire, elle signe un roman où se nouent les fils du polar, de l’histoire et du roman fantastique.
Extrait :
Non, non se cabre le voyeur qui se perd dans les lambeaux de sa mémoire, ce n’est pas la même femme, la morte était plus jeune que cette empotée qui joue comme un sabot. Et puis sa victime n’a pas survécu à sa rage, sa barbarie, sa folie sanguinaire. »

 

Petit résumé et avis :

On a beau être vampire, on n’en est pas moins femme…

Des maisons closes d’Alger aux dédales de Bombay, des ruelles sombres de Séville aux bûchers funéraires de Bénarès, les créatures de la nuit ne cessent d’envoûter les humains qui croisent leur route. Mais aujourd’hui comme hier, Carmilla, la sublime danseuse de flamenco vampire, ou Mâra, la Déesse écarlate, qui fut l’amante du Prince des Démons avant de devenir la favorite de nombreux maharadjahs, restent femmes jusqu’au bout des ongles : leurs passions et leurs vengeances sont implacables, surtout lorsqu’elles se piquent d’aimer des tueurs de vampires ou d’exterminer les buveurs de sang assez fous pour les combattre.

Carmilla lance un programme de recherches consacré à la purification du sang, dans la perspective de créer un réseau de l’or rouge. Mais les Anciens vampires fondamentalistes, férus de magie noire, comptent bien lui mettre des bâtons dans les roues.

Entre l’or rouge et la magie noire, la crasse des théâtres et les sortilèges des palais indiens, la guerre du sang s’annonce plus funeste que jamais…

Jeanne Faivre d’Arcier nous propose une enquête torride. Et elle nous entraîne dans un Paris sordide et glauque à souhait. Ensuite nous partirons  à Bordeaux, traversant les siècles.  On va suivre avec délice et crainte la quête de nos deux héros enfin plus exactement nos deux héroïne. En effet l’une est policière ancrée dans notre réalité et l’autre voyageuse immortelle assoiffée de sang et de vengeance.

Coup de cœur pour ce récit, servi par une écriture ciselée et souvent teintée d’humour noir. Un roman aux frontières du polar noir, du thriller fantastique et du roman historique.

Attention vous risquez fort en vous aventurant dans ses pages de glisser jusqu’à la dernière ligne et de connaître l’errance.

Lire le début du Dernier Vampire

Le baiser du rasoir de Daniel Polansky


Mes petites lectures
9782352945444,0-1306707Le livre : Basse-Fosse,Volume 1, Le baiser du rasoir  de Daniel Polansky. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Patrick Marcel. Paru le 20 janvier 2012 chez Bragelonne.20€ ; (376 p.) ; 24 x 16 cm

 9782070449231,0-1904090Rééditer le 2 janvier 2014 en poche chez Gallimard dans la collection Folio SF. 8€70 ; (465 p.) ; 18 x 11 cm

 

Quatrième de couverture

Basse-Fosse. La ville du crime.

Les hors-la-loi sont rois, les femmes, fatales. Disparaissez, et les gardes s’assureront que personne ne vous retrouvera jamais.

Prévôt est dealer. Il a été soldat. Il a été agent de la Couronne. Il a tout vu, et même pire. Difficile de trouver âme plus tourmentée.

Il est aussi le plus à même de traquer l’assassin qui sème derrière lui les corps d’enfants horriblement mutilés.

Un sinistre jeu de piste, où le chasseur pourrait devenir proie.

Extrait :
Il tendit une bourse dodue d’une façon terriblement élégante, étant donné que nous étions en train de conclure une vente de drogue. Il y en avait plus qu’assez, beaucoup plus.
– Le duc est trop aimable.
– Sa Seigneurie achète votre silence et votre loyauté.
– Dites-lui que le premier est gratuit, mais que la seconde n’est pas à vendre.
daniel-polansky_thumb2 L’auteur :

Daniel Polansky est un jeune écrivain né à Baltimore (États-Unis). Le Baiser du rasoir est un premier roman percutant. Cet habile mélange de Fantasy et de polar noir vous entraîne dans un univers sombre et violent.

 

 

 

Lecture d’avant

Petits résumé et avis :

II y a eu la vie dans la rue. Il y a eu la peste. Il y a eu la guerre. Il y a eu la magie… Prévôt a survécu.

Il règne désormais sur le quartier de Basse-Fosse, dealant pour les faibles comme pour les puissants, rappelant à l’ordre de manière définitive les inconscients qui viendraient empiéter sur son territoire. Pourtant, plusieurs enfants sont retrouvés morts. Pas question pour Prévôt de laisser ces crimes impunis, d’autant que les agents de la Couronne ne semblent pas pressés de résoudre l’affaire. Mais qui, du meurtrier ou de Prévôt, connaîtra le baiser du rasoir ?

Et pour ces  enfants mutilés et découverts dans la mystérieuse ville de Basse-Fosse, seul Prévôt, l’ancien soldat au passé trouble, a pouvoir arrêter l’assassin.

La nouvelle perle de Bragelonne prend en cette année 2012, la forme d’un excellent polar de fantasy. Ambiance sombre, récit d’une ville crépusculaire et personnages truculents servent une intrigue bien menée et des dialogues ciselés.

Avec Le baiser du rasoir. Daniel Polansky mêle habilement les codes de la fantasy et du roman noir, se plaçant d’emblée parmi les auteurs du genre à suivre. Il a d’ailleurs été récompensé par le prix Imaginales 2012 du meilleur roman étranger de fantasy.

Lire ici le début de : Le baiser du Rasoir

Les Chants de la terre de Elspeth Cooper


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  9782352945321,0-1290608La chasse sauvage, Volume 1, Les chants de la Terre de Elspeth Cooper.Traduit de l’anglais par Caroline Nicolas.Paru le 18 novembre 2011 chez Bragelonne dans la collection Fantasy. 28€ ; (476 p.) ; 25 x 17 cm

 

4e de couv :

Les Chants de la terreLa chasse sauvage

Tome I

Gair est condamné à mort.

Il est le seul à entendre le Chant, une terrible magie qui le déchirera de l’intérieur s’il n’apprend pas à la maîtriser.

Pourchassé par les Chevaliers de l’Église qui veulent le jeter au bûcher, Gair a pour seul espoir un ordre secret que des siècles de persécution ont presque anéanti : les Protecteurs du Voile, l’unique rempart contre les démons du Royaume Caché.

Mais le Voile entre les mondes est en train de faiblir.

Bien avant d’y être prêt, Gair devra combattre pour sa propre vie, pour l’Ordre du Voile et pour la femme dont il est tombé amoureux…

Laissez-vous conter l’ancienne légende du monde.

Écoutez la musique secrète de la magie.

 

1111-cooper_3L’auteur : Elspeth Cooper est née en 1968 à Newcastle (Grande-Bretagne). Les Chants de la Terre est son premier roman, le début d’une saga qu’elle a passé dix ans à élaborer tout en luttant contre une grave maladie.

 

 

Extrait :
— Ces livres ne sont-ils pas hé­ré­tiques ?
— Qu’est-ce que l’hé­ré­sie, si ce n’est un point de vue dif­fé­rent ? Les livres sont faits pour être par­ta­gés, Gair. Ils de­vraient être ou­verts à tout le monde, non conser­vés à l’abri des re­gards parce qu’ils risquent, le ciel nous en pré­serve, d’en­cou­ra­ger la li­berté de pen­sée.
Gair fronça les sour­cils.
— Mais l’In­dex a été créé pour nous pro­té­ger du péché.
— Et quel péché est-ce là ? ré­pli­qua le vieil homme. Le péché de phi­lo­so­phie, d’as­tro­no­mie, de mé­de­cine ? Non ; l’In­dex a été créé pour contrô­ler les connais­sances et main­te­nir les gens dans l’igno­rance, les lais­ser croire que la fièvre est due à un dés­équi­libre des hu­meurs, plu­tôt qu’au fait d’avoir creusé les la­trines trop près du puits.
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Petits résumé et avis :

Depuis 1.000 ans, les chevaliers de l’Eglise poursuivent quiconque pratique la magie, même s’il est l’un des leurs. Pour échapper à la mort par le feu, le chevalier Gair est contraint de fuir. Novice, il ne maîtrise pas encore la force qui grandit en lui et doit apprendre à la contrôler. La mystérieuse société des Protecteurs du Voile reste son unique espoir.

467hgdigh« Rares sont les écrivains qui, depuis J.R.R. Tolkien, ont su nous rendre l’âme du monde à travers le merveilleux.

Elspeth Cooper est de ces enchanteurs. Elle renoue avec la grandeur et le plaisir qiu ont fait les plus grands succès de l’aventure initiatique.

Les Chants de la Terre est un superbe récit d’apprentissage de la magie, du combat, de l’amour, raconté avec une aisance et une foi vibrante qui le rendent parfaitement accessible à tous les publics.

Elspeth Cooper a le pouvoir de rendre au lecteur son innocence. Elle sait la féerie et le mystère… les forêts profondes, les monts embrumés, les ruines surplombant la lande… Elle chante le vol de l’aigle, la clameur des épées, l’amitié complice, les amours fiévreuses et le goût amer de la trahison. Elle nous rappelle un temps mythique, celui d’avant l’époque moderne et d’avant l’âge adulte, où le spectacle de la nature, la parole des gens et la tradition des histoires livraient la vérité de l’existence.

Lorsque la légende enseignait la vie, et que la magie était authentique. »

Bragelonne vante ainsi les mérites du premier roman traduit d’Elspeth Cooper.

Et ils ont bien raison. Voici un excellent roman de fantasy à mettre entre toutes les mains. Une aventure flamboyante, une écriture soignée, un plaisir qu’on n’arrive pas à lâcher.

Ce livre est un enchantement.

Vite la suite…

 

Lire le début de la Chasse Sauvage

De mort naturelle de James Oswald


9782811216870,0-3095590 9782352948605,0-2671190 Le livre :De mort naturelle  de James Oswald. Traduit de l’anglais (Ecosse) par Jean-Claude Mallé.Paru le 17 juin 2015 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  20€ ; (449 p.) ; 24 x 16 cm.

Réédité en poche chez Milady le 18 mars 2016 dans la collection Milady Thriller. 8€90 ; (576 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Tony McLean vient d’être nommé inspecteur. En plus des affaires courantes qui font son quotidien au commissariat – suicides, meurtres, cambriolages et autres accidents -, il hérite d’un cold case dont personne ne veut se charger. Le corps d’une jeune femme, crucifiée et atrocement mutilée, a été découvert au sous-sol d’une maison abandonnée. Tout porte à croire qu’elle a été victime d’un meurtre rituel. Au siècle dernier.

Le présent est nourri du passé et certains démons ne demandent qu’à se réveiller. Lorsqu’une série de meurtres sanglants s’abat sur la ville d’Édimbourg, McLean et son équipe – l’inspecteur Robert Laird, dit Bob la Grogne, et le «bleu» Stuart MacBride -, ne savent plus où donner de la tête. Pour un peu, ils dormiraient tous à la morgue, où le médecin légiste voit les cadavres s’empiler…

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James Oswald est un auteur pas comme les autres. Fermier le jour, écrivain la nuit, il élève des vaches et des moutons en Écosse. D’abord autopublié, il a connu un succès fulgurant dès ses débuts. De mort naturelle est la première enquête de l’inspecteur McLean.

Extrait :
McLean passa à l’examen des murs. Le principe de base : commencer par le cadavre, puis s’intéresser à ce qu’il y a autour. Après avoir touché le plâtre glacé du bout de ses doigts gantés, il retourna la main et tapota le mur de la pointe d’une phalange. Ça sonnait plein, comme un honnête mur de pierre. Même chose un peu plus loin. Regardant par-dessus son épaule, McLean continua son inspection jusqu’à ce qu’il se retrouve dans l’alignement de la tête de la morte. Là, ça sonnait creux.
Tapant de nouveau, McLean eut le sentiment que le mur s’était incurvé sous la pression. Mais avec la lueur aveuglante du flash et les ombres générées par les projecteurs, ça pouvait être une illusion. Plaquant une paume sur le plâtre, il poussa doucement et sentit la cloison céder. Soudain avec un craquement sinistre d’os brisés, un panneau d’environ trente centimètres de large pour quinze de haut se sépara du mur et tomba sur le parquet, révélant une niche dans laquelle brillait un petit objet.
McLean éclaira la niche avec sa lampe, sur un morceau de parchemin plié, il repéra un mince étui à cigarettes en argent. Derrière, conservé dans un bocal comme un spécimen dans une classe de sciences naturelles, il y avait un cœur humain.

Résumé et petit avis :

Plusieurs citoyens respectés d’Edimbourg sont assassinés. A chaque fois, le meurtrier est identifié mais se suicide dans la foulée. De son côté, l’inspecteur Anthony McLean enquête sur la découverte du cadavre d’une jeune fille, emmurée dans la cave d’un vieux manoir après avoir été brutalement assassinée. McLean suspecte un lien entre les meurtres, les suicides et la jeune fille.

Voici une belle découverte. James Olwald nous propose un enquête policière somme toute classique mais il y ajoute un petite touche très écossaise qui n’est pas pour me déplaire. Un peu à l’instar  de John Rebus, Anthony McLean aurait pu dire « La vie est une comédie noire ». Et comme chez Ian Rankin, Edimbourg tient une grande place dans ce roman. Le décor est un personnage à part entière, il imprime aussi l’ambiance de ce roman. La ville bat au rythme de ce roman, elle en donne le ton.

Une autre qualité de l’auteur c’est aussi ses personnage qu’il dépeint avec minutie. Surtout son flic McLean, qui nous semble un héros familier alors que nous découvrons seulement sa première enquête. Pour autant il soigne autant ses personnages secondaires.

Et puis il y a l’histoire, prenante à souhait et juste assez tordu pour nous tenir en haleine.

Bref tous les ingrédients d’un très bon roman sont réuni ici pour me faire dire que ce premier roman est un sacre bon polar.

Lire Ici le début

Black Man de Richard Morgan


$bm$ Le livre : Black Man de Richard Morgan. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Cédric Perdereau. Paru le 25 octobre 2008 chez Bragelonne dans la collection Bragelonne SF. 25 euro ; (571 p.) 24 x 16 cm
$bm$$$Réédité en poche le 18 mars 2011 chez Milady dans la collection poche science-fiction.
Disponible, Broché 9 euro ;  (768 p.) ; 18 x 11 cm
Nouvelle édition le 17 juin 2015 chez Bragelonne
 10euro ; (571 p.) ; 23 x 14 cm

 

4e de couv :

Black Man

Prix Arthur C. Clarke 2008

« Intelligent, captivant et absolument indispensable :vous avez trouvé le meilleur thriller SF de l’année. »
SFX

Dans un siècle à peine, l’humanité se sera débarrassée de la guerre.

Mais des vestiges embarrassants subsistent encore comme les Variantes, des humains génétiquement modifiés, cordialement détestes par toute la population. Les plus inquiétants sont les Variantes 13 ces hyper mâles cultives exclusivement pour la guerre.

Carl Marsalis est un de ces ex-soldats génémodifiés. Il pourchasse désormais ses anciens frères d’arme pour le compte des Nations unies. Ce n’est pas un boulot facile, car il est haï aussi bien par les gens normaux que par ses semblables : il est, dans tous les sens du terme l’Homme Noir. Et pour le moment même ses employeurs ne peuvent le sortir de sa prison de Floride.

Alors recevant la visite d’une ancienne détective aux prises avec des Variantes 13 particulièrement retorses, Carl est plus que dispose à conclure un accord.

S’engage ainsi une frénétique chasse à l’homme avec a la clé peut être, la vérité sur ce que sont devenus les derniers soldats du monde.

 

Extrait :
Il paraît que c’est un jardin, d’ailleurs marmonna-t-elle.
Le paradis, je veux dire. Un jardin plein de fruits et du bruit de l’eau.
Et de vierges, non ? Soixante-dix vierges chacun, un truc comme ça ?
Pas pour les femmes. Et puis, ce n’est que pour les martyrs. (Elle fit la grimace.) Et puis, c’est surtout des conneries. De la propagande islamiste post-coranique pour abrutis du désert. Aucune personne douée d’intelligence dans le monde musulman moderne ne croit plus à ces conneries. En plus, les vierges, c’est très surfait. Il faut tout leur apprendre. c’est comme coucher avec un mannequin de vitrine dont les circuits ont grillé.

 

 

Richard K. MorganL’auteur : Richard Morgan a obtenu un succès critique et public retentissant dès son premier roman, salue comme le polar du futur, Carbone modifié, qui lui a valu le prix Philip K. Dick 2003 et l’intérêt du producteur de Matrix Black Man est sa dernière livraison, couronnée cette fois par le prix Arthur C. Clarke. Un techno thriller bourre ultra efficace et riche de questions sur les préjuges et les ramifications des manipulations génétiques.

 

Résumé et petit avis :

Un siècle après l’ère actuelle, l’humanité s’est débarrassée de la guerre. Subsistent encore les Variantes, des êtres humains génétiquement modifiés, haïs de tous. L’ancien détective Segvi Ertekin fait sortir de prison Carl Marsalis, un Variante 13, un hyper mâle cultivé exclusivement pour la guerre qui s’engage dans la chasse frénétique de ses anciens frères d’armes.

J’ai fait la connaissance de Richard Morgan lors de la parution de son premier roman Carbone modifié. qui a été salué par la critique de polar du futur. Il faudra un jour que je vous parle de ce titre. Et je n’avais rien lu depuis de Richard Morgan qui a publie par la suite une série d’ouvrage SF.

$BMEt puis, l’an dernier, au début de l’été,   Bragelonne lance une opération de livre en grand format à 10euro. Et je tombe sur  Black Man avec sa couverture jaune et noir. Et  ses couleur et le flingue dessus, ne sont pas sans me rappeler les couleurs et les codes du polar.

Alors je me suis lancée. Et j’ai découvert un titre qui m’a emballée.

J’en ai parlé avec mes potes du Comité SFFF. Et là ils m’ont parlé de biopunk (variante du cyberpunk plutôt orientée génétique, drogues et biotechnologies).

Holà, ils sont super pointus pire que moi et mes polars.

Moi le coté biotechnologie, nanotechnologie, la biogénétique et autres ne me gène pas. Nous somme au 22é siècles, rien de dérangeant. Surtout que l’auteur nous propose une fiction qui tient plus du polar version techno-thriller.

L’histoire va crescendo, tout se met en place tranquillement, enfin tranquillement c’est vite dit. Car la première scène est assez choc et vous happe tout de suite. Les intrigues s’entremêlent, l’auteur construit sa toile. Il  la tisse , nous prend dans ses filets. Il nous fait entrer dans son univers. Et puis tout s’enchaine soudain très vite.

Et puis on retrouve dans ce roman tous les thèmes sociétaux qui chahutent le roman noir. Les extrémismes religieux, les problèmes de génome humain modifié, et au delà toutes les formes de discrimination du sexisme au racisme.

Bref une vrai bel découverte, un peu tardive, certes mais une excellente lecture qui a ensoleillé mon été.

Prix Arthur C. Clarke 2008.

 

Lire ICI le début

Seul sur Mars de Andy Weir


Mes petites lectures

Seul sur mars  Seul_sur_MarsLe livre : Seul sur Mars de Andy Weir. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nenad Savic. Paru le 17 septembre 2014 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  20€ ; (403 p.) ; illustrations en noir et blanc, cartes ; 24 x 15 cm
4e de couv :

Mark Watney est l’un des premiers humains à poser le pied sur Mars. Il pourrait bien être le premier à y mourir.

Lorsqu’une tempête de sable mortelle force ses coéquipiers à évacuer la planète, Mark se retrouve seul et sans ressources, irrémédiablement coupé de toute communication avec la Terre.

Pourtant Mark n’est pas prêt à baisser les bras. Ingénieux, habile de ses mains et terriblement têtu, il affronte un par un des problèmes en apparence insurmontables. Isolé et aux abois, parviendra-t-il à défier le sort ? Le compte à rebours a déjà commencé…

Seul sur MarsaL’auteur :Andy Weir a été engagé comme programmeur informatique par un laboratoire national quand il avait quinze ans, et il n’a cessé de travailler dans l’informatique depuis.

Par ailleurs, il nourrit une passion pour l’espace, la physique quantique, la mécanique orbitale et l’histoire des vols habités.

Seul sur Mars (The Martian, 2012) est son premier roman.
En 2012 il achève l’écriture de Seul sur Mars, et le publie en ebook . Comme il l’explique lui-même sur son site, le succès ne vient pas immédiatement. Puis d’un seul coup, les ventes s’envolent et la même semaine, un éditeur et un producteur d’Hollywood lui proposent de lui racheter ses droits pour une publication « papier » et le tournage d’un film. Un vrai conte de fée, le rêve américain en quelque sorte.

Extrait : 
Laissez-moi vous résumer ma situation : je suis coincé sur Mars, je n’ai aucun moyen de communiquer avec Hermès ou la Terre, tout le monde me croit mort et je suis dans un Habitat censé pouvoir durer trente et un jours. Si l’oxygénateur tombe en panne, je suffoque. Si le recycleur d’eau me lâche, je meurs de soif. Si l’Habitat se fissure, j’explose ou un truc comme ça. Dans le meilleur des cas, je finirai par crever de faim. Ouais, je crois bien que je suis foutu.

Résumé et avis :

Au cours d’une mission spatiale habitée sur Mars, et à la suite d’un violent orage, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort et abandonné sur place par son équipage. Mais Watney a survécu et se retrouve seul sur cette planète hostile. Avec de maigres provisions, il ne doit compter que sur son ingéniosité, son bon sens et son intelligence pour survivre et trouver un moyen d’alerter la Terre qu’il est encore vivant.

Seul sur Mars décrit la survie d’un astronaute laissé pour mort sur cette planète, il dépeint le comportement humain et l’instinct de survie qui lui est propre.  Mark Watney persévère et s’accroche à l’espoir d’être secouru. Tel un Robinson Crusoë de l’espace il va tout mettre en oeuvre pour favoriser sa survie.

On s’attache très vite à ce Mac Gyver des temps modernes qui doit réssoudre sans cesse des aléas techniques. Problèmes qu’il doit solutionner très vite s’il veut s’en sortir. De plus se pose la question de la nourriture. Mais notre petit débrouillard sait qu’avec quelques plans de pommes de terre, l’homme peut aller très loin. Et tout au long du récit, notre astronaute va faire montre d’ingéniosité et de dextérité pour parer à toutes les petits soucis du quotidiens. Seul sur une planète hostile, il garde espoir et  il force notre respect.

La situation est tout sauf viable. Pourtant notre héros veut y croire jusqu’au bout. Même s’il sait la fin inéductable, il va tout mettre en oeuvre pour changer celle-ci. Sa force de caractère ou son bel optimisme, allez savoir, apporte un vrai plus au roman qui de coup n’est pas seulemment une succession de rebondissements. Le récit en devient même plus crédible.

Bref, Seul sur mars est un thriller survivaliste captivant qui nous présente un héros moderne et attachant.

C’est haletant, intense, drôle et intelligent. C’est même parfois poignant.

Ah oui, j’allais oublier, ce livre a été adapté à l’écran par Ridley Scott. Il est sortie le 21 octobre dernier avec Matt Damon dans le rôle de Mark Watney.

Lire le début ICI

House of card de Michael Dobbs


1408-house-cards_3Le livre :

House of card de Michael Dobbs. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Frédéric Le Berre
Paru le 20 août 2014 chez Bragelonne.  20€ ;(406 p.) ; 24 x 16 cm
4e de couv :
Francis Urquhart est au fait de tous les secrets des partis politiques – et il est bien décidé à s’en servir pour devenir Premier Ministre.
Mattie Storin, elle, est une jeune journaliste d’investigation aux dents longues, qui relève le défi le plus excitant de sa vie en découvrant un scandale financier impliquant les plus hautes sphères. Pour révéler la vérité, elle aussi est prête à tout…
Un monde secret de vénalité, de corruption et d’insatiable ambition dans les coulisses du pouvoir.
Extrait :
La vérité est comme une bouteille de bon vin. C’est souvent dans le coin le plus sombre et reculé d’une cave qu’on la trouve. Il faut la tourner un peu à l’occasion. Et puis, avant de l’exposer à la lumière et de la servir, il peut également être utile de la dépoussiérer un peu.

L’auteur :1408-dobbs_3Michael DOBBS Né en Angleterre en 1948, Michael Dobbs a été journaliste politique pour le Mail on Sunday comme pour la BBC, avant de rejoindre la sphère politique aux côtés de Tatcher et Major. Il est également l’auteur à succès de nombreux romans politico-historiques. House of Cards a inspiré la série américaine à succès du même nom, produite par David Fincher.

Résumé et avis :

p01l7hx1Francis Urquhart, chef de la majorité parlementaire, s’apprête à trahir des secrets politiques pour devenir Premier ministre, alors que l’ambitieuse Mattie Storin, journaliste, vient de découvrir un scandale financier majeur.

Roman anglais datant des années 80 (détail qui a son importance : pas de smartphone, de hackers, de gadgets technologiques) qui a servi de modèle à la désormais célèbre série House of Cards diffusée par Netflix avec Kevin Spacey. L’histoire se passe donc à Londres et non pas à Washington. Michael Dobbs, à été le conseiller de Margaret Thatcher à son arrivée au 10, Downing Street. C’est bel et bien Margaret Thatcher qui lui a inspiré l’écriture de se roman de politique fiction. Il dévoile un monde d’intrigues et de complots. C’est noir, cynique, et presque drôle si on en oubliait combien c’est vrai.

Extrait 2 :
Il est toujours bon pour un homme politique d’avoir une vision. Oui, la fameuse « vision ». Avec elle, à tous les coups on gagne. Bien pratique, n’est-ce pas ? Et pourquoi cela, me direz-vous ? Et bien, parce que par temps clair et dégagé, la plupart des politiciens voient loin, très loin… Pour tout dire, j’en connais qui arrivent presque à voir jusque de l’autre côté de la Tamise.