Principes mortels de Jacques Saussey


Jacques Saussey sera avec nous à Saint Maur en poche ce week-end

Alors rendez-vous est pris autour de son stand les 23 et 24 juin

 

Le livre : Principes mortels de Jacques Saussey. Paru le 16 mai 2018 aux éditions Bragelonne . 8.90€ (275 p.) ; 11 x 17.8 cm.

4ème de couverture :

La mort n’a jamais dit son dernier mot.

Été 1979. Franck Servin, 18 ans, fuit le naufrage du foyer familial pour réviser son bac. Il trouve refuge chez son oncle et sa tante, dans une ferme isolée de la Creuse où, quatre ans plus tôt, son cousin Paul, presque son sosie, a trouvé la mort sur une route qu’il connaissait depuis l’enfance. Cette tragédie ronge insidieusement le cœur de ses proches, attendant son heure pour frapper de nouveau. En cet été 2011, elle semble avoir sonné. Franck sait qu’il va mourir. Il a quelques heures, quelques jours peut-être, pour laver sa mémoire et raconter ce qui s’est réellement passé, l’été de ses 18 ans.

 

 L’auteur : Jacques Saussey est un écrivain et un auteur de romans policiers.
Il a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux nouvelles ont été primées dans des concours (« Quelques petites taches de sang » en 2002 aux Noires de Pau, et « Alfred Jarry est mort » en 2007) et une éditée en BD (« Le joyau du Pacifique », en 2007).
« La Mante Sauvage » est son premier polar. Son deuxième thriller « De Sinistre Mémoire » est paru en 2010 aux Éditions des Nouveaux Auteurs.

 

Extrait :
« Ferme de la Renardière, Armilliers-sur-Taurion
13 juillet 2011,14 heures
J’ai longtemps cru que je ne pourrais jamais raconter ce qui s’est réellement passé cette année-là, durant l’été 1979. Mais, aujourd’hui, je réalise qu’il est grand temps de le faire, peut-être simplement histoire de laver définitivement ma mémoire de ce qui la souille avant de mourir. Car, je le sais, aussi certainement que la nuit succède à la lumière, je vais mourir. Quelques jours encore, quelques heures…
La décision m’appartient, à présent. J’ai dépassé le temps de l’apitoiement sur moi-même, le temps des remords et de la culpabilité, le temps de la colère. Aujourd’hui est venu celui du renoncement, ou plutôt celui de l’acceptation, ce qui revient en fait à peu près au même…
J’ai choisi d’écrire l’histoire de ces événements tragiques afin qu’il en reste une trace après ma mort. Pour que quelqu’un puisse comprendre ce qui me ronge depuis bientôt trente ans. Pour que toute cette merde ne disparaisse pas totalement dans l’oubli. Pour que tous les miens ne soient pas morts pour rien.
Vous, qui trouverez ce manuscrit, faites-en ce que votre conscience vous dictera. Après tout, cette histoire ne concerne que ma famille et je doute que cela puisse éveiller l’intérêt de quelqu’un d’autre que moi.
Sachez tout de même qu’il m’a fallu avaler la trahison plutôt que l’admettre. Comme un poison insidieux, elle a infiltré toutes les cellules de mon corps avant de m’abandonner, épuisé, comme échoué sur un rivage aride d’où l’océan s’est retiré au loin, invisible entre la ligne d’horizon et le ciel.
Qu’y a-t-il de pire que la duplicité d’un être qui vous est cher ? Qu’y a-t-il déplus déstabilisant que la forfaiture d’une personne que l’on imagine au-dessus de tout soupçon juste parce qu’on l’aime ? Des semaines, des années durant, je me suis heurté à cette idée comme un papillon à une veilleuse, refusant de croire que cette lumière fascinante me brûlait les pattes, avant même que je prenne conscience que j’étais en train d’y carboniser mes ailes.
À présent, je sais qu’il est trop tard pour revenir en arrière, pour espérer pouvoir influer sur le cours des événements. Trop tard pour comprendre, pour réparer et pour éviter que le pire se produise.
Y a-t-il un bon âge pour mourir ? »

L’avis de clémence , de la page « Les lectures de Clémence »

 

Ce bouquin , je l’avais loupé lors de sa sortie en broché… Alors pensez-vous que lorsqu’il est sorti en poche je l’ai directement précommandé !

Ce roman se passe à la campagne , et le paysage nous fait ressentir de la mélancolie …Ce genre de lieu que l’on a tous connu …Ce qui enforce l’atmosphère rcherchée par l’auteur .On sent l’intensité des émotions ressenties par le personnage principal dans cette maison et la diffuclté de celui-ci à mettre de la distance avec ce qui l’attache à ce lieu .

L’auteur nous transporte entre deux époques entre l’été 1979 à celui de 2011. Cet écart de trnete ans , permet à l’intrigue de gagner en intensité et permet d’assurer le suspens .

Le personnage principal est notre narrateur et il distribue habilement les détails au fur et à mesure comme le petit poucet sème ses cailloux …

Ce n’est pour le coup pas vraiment le style auquel nous a habitué Jacques Saussey puisqu’à mon sens ce n’est ni du thriller ni du polar mais plutôt du roman noir .

J’avoue que le final ne m’a pas surprise mais ce n’est pas le genre recherché dans ce récit  mais je vous assure que cet endroit dans la Creuse ne vous laissera pas indéfférent …

 

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu voici quelques autres avis

«  Un décor champêtre, une ferme bucolique, un drame familial qui a laissé un foyer brisé et un engrenage infernal qui se met en marche. Jacques Saussey nous emmène à la campagne pour mieux nous montrer le chemin des enfers. Et nous, lecteurs captivés, nous l’y suivons avec enthousiasme.  » Claire Favan

«  Une ferme idyllique et chaleureuse, de beaux souvenirs d’enfance… Jacques Saussey décrit dans ce thriller haletant un monde idéal avant de le déchirer en petits morceaux entre les secrets et les mensonges d’une famille complètement tordue. Une fois que je l’ai eu commencé, je n’ai pas pu le refermer.  » Patricia MacDonald

«  Dans un récit d’une rare noirceur, Jacques Saussey offre une fine analyse de l’âme humaine, un huis clos étouffant où les découvertes sordides se multiplient jusqu’au dénouement… près de trente ans plus tard. L’écriture d’une grande justesse dépeint tout aussi bien l’ambiance néfaste d’une maison endeuillée que la quête d’un jeune homme qui cherche à comprendre un drame dont il ne se remet pas. Comme dans ses autres romans, l’auteur subjugue par l’élégance et la précision de son style.  » Chrystine Brouillet

  «  Subtilement écrit, plongeant au cœur de la noirceur humaine, Principes mortels raconte la vie d’un jeune homme ordinaire à qui il arrive des choses bien peu ordinaires. Morceau par morceau, il débusque la vérité, tapie dans les zones d’ombre du passé. Je l’ai dévoré en deux soirées  : un véritable coup de cœur.  » Argali

«  Un excellent one-shot, différent des autres polars de Jacques Saussey. L’histoire m’a engloutie sans que je me rende compte que les pages filaient. J’ai juste une chose à dire : lisez-le  ! lisez-le  ! lisez-le  !  » Loley

«  Je suis Jacques Saussey depuis ses débuts, je ne peux pas rater un seul de ses ouvrages  ! Avec Principes mortels, il a su une fois de plus me surprendre et m’accrocher. Avec une plume toujours aussi exquise, il manipule son lecteur.  » Boulimielivresque

«  Une histoire machiavélique, un roman noir exceptionnel.  » Marilire

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Une bonne intention de Soléne Bakowski


 

Solène Bakowski sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez la rencontrer

 

Le livre : Une bonne intention de  Soléne Bakowski. Paru 14 mars 2018 aux Editions Bragelonne, sous la direction de Lilas Seewald dans la 8€90 ; (368 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :
« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue,
car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres,
cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »
Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?
Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.
……………………
L’auteure : Solène Bakowski est née en 1981 à Paris. Auteur de « Parfois on tombe » (éditions Favre, janvier 2014), lauréat du Prix de la Chapelle-Montreuil 2015, d’ « Un sac » (auto-édition, janvier 2015) et de « Chaînes » (auto-édition, juin 2015), mon but est avant tout de raconter des histoires et d’essayer de faire ressentir des émotions à travers la fiction. elle aime créer des personnages alambiqués animés d’une « folie normale » et mettre en scène les points de rupture, ces moments où tout bascule. Roman noir, histoire paranormale, voyage initiatique et très bientôt roman d’anticipation…
……………………
Extraits : 
« Aujourd’hui, c’est l’enterrement. Une assemblée de chapeaux et de costumes gris s’est massée dans l’église. La voix du prêtre déclame, lancinante, sa mélopée, ce prêtre qui ne l’a pas connue et qui pourtant retrace, sans pudeur, les grandes étapes de son existences. Mais sans doute faut-il poser des jalons pour mesurer le chemin parcouru et provoquer l’empathie. »
« – Ça y est ! J’ai terminé mon vœux ! 
– Et c’est quoi ? demande-t-elle timidement avec un sourire en coin.
– Bah non, ça se réalisera pas. C’est toi qui viens de le dire.
– Oui, mais…
Ah, la curiosité.
– Si je te dis le mien, tu me dis le tien ?
– Bon d’accord. On les dit en même temps ?
– OK, 1, 2, 3…
– Faites que ça s’arrête jamais.
– Faites que ça dure toujours.»
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

La perfection existe-t-elle en littérature ?

Je ne sais pas, mais Solène n’en est pas loin du tout pour moi…

Chaque phrase, chaque mot telle une pierre précieuse ciselée se trouve à sa place, c’est un roman noir étincelant !

Le mariage parfait de la noirceur qui nous entraîne lentement dans une abîme ou chaque personnage n’est pas ce qu’il semble être et de la beauté intérieure en toute simplicité de Mathilde, le tout en émotion… Superbe.

Certains passages sont bouleversants !

Cette nuit je n’arrivais pas à dormir. A 4h30 je suis allé voir ma PAL… Et il était là, au dessus !

Quelle richesse, quelle belle plume… C’est un roman exceptionnel qui m’a littéralement happé.

Le premier roman de Solène “Un Sac” m’avais déjà énormément touché, mais là… Je ne suis pas prêt d’oublier Mati et Rémi, d’ailleurs je n’en ai aucunement envie.

Vrai coup de coeur, à lire absolument !!!

Il me tarde de découvrir ses autres romans.

Une bonne intention – Soléne Bakowski.


Le livre : Une bonne intention de  Soléne Bakowski. Paru 14 mars 2018 aux Editions Bragelonne, sous la direction de Lilas Seewald dans la 8€90 ; (368 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires.

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce , à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Et le pire se produit. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?
Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.   

Notre petit avis  sur le sac ICI

Auteur : Née à Paris en 1981, Solène Bakowski a partagé sa vie entre la France et la Chine, avant de s’adonner au roman noir avec « Un sac », qui a séduit des dizaines de milliers de lecteurs. D’abord auto-publiée sur Amazon, elle est aujourd’hui considérée comme une nouvelle voix d’une littérature française sensible et émotionnelle. Elle a l’art de raconter des histoires qui laissent une marque indélébile et nous volent un petit morceau de coeur. 
Extrait : 
Un courant d’air froid frôle sa nuque ; aussitôt, Éliane se raidit. Elle n’est pas seule dans cette maison qui s’entête dans le sordide. Elle se sent observée. C’est une gamine à présent, qui refuse de jeter un œil sous son lit et dans les placards, terrorisée par ses propres frayeurs. Dans l’obscurité, par un regard coulé de biais, elle croit percevoir un être évanescent, une nitescence bleutée qu’elle imagine danser en volutes. Appeler, elle doit parler à quelqu’un. Mais qui ? Les flics ? Nicolas ?
Son fils d’abord.
Ses doigts tremblent sur l’écran digital. Elle attend. Pas de sonnerie, seulement la voix dont elle connaît chaque nuance, sa messagerie, une calamité au vu des circonstances : « Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Nicolas, je ne suis pas disponible pour le moment. Vous pouvez me laisser un message…
L’accroche de Miss Aline

Dévoré en quelques heures. Style parfait.

Une bonne intention, Soléne BAKOWSKI

Editions Bragelonne, paru 14 mars 2018

Dans la première partie du roman on fait la connaissance de Mati et de son père. Ils sont dans la douleur d’avoir perdu Karine respectivement mère et épouse. Mati essaie de surnager. Sa souffrance est palpable. Un soir Mati ne rentre pas de l’école. Pour sa grand-mère c’est le début d’une interrogation sur la santé mentale de son fils.
Dans la deuxième partie on rencontre Rémi employé au tri postal. Rémi est un être particulier. Il ne perçoit et ne ressent pas les choses comme tout le monde. Via une lettre il fait la « connaissance » de Mati. Commence alors une attirance qu’il ne peut expliquer. Il la vit, la ressent. Cela le dépasse mais il ne peut s’empêcher de vouloir se rapprocher de la petite fille. Il va lui offrir une parenthèse, un rêve inaccessible.

On ne parle que d’amour dans ce roman. L’amour d’une enfant pour sa mère. L’amour d’une mère pour son enfant. L’amour absolu qui te fait tout vouloir réaliser. L’amour pure, simple, innocent.
Aimer peut-il tout transcender ? Aimer peut-il tout justifier ?

 

Ici …Notre petit avis  sur son premier roman Le sac

Résistants de Thierry Crouzet


 

Le livre : Résistants  de Thierry Crouzet. Avant-propos Didier Pittet. Paru le 19 avril 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  16€90  ;  (374 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv:

Tout dans ce livre, même le plus effroyable, relève de la science.

Les passagers d’un yacht sont soudain terrassés par une superbactérie, résistante aux antibiotiques. Sauf Katelyn, une étudiante. Pourquoi est-elle la seule survivante ?

Recrutée par l’Anti-Bioterrorism Center, elle est chargée de retrouver l’infecteur, quitte à entrer dans son intimité. Mais l’homme qu’elle pourchasse éveille en elle des sentiments contradictoires. Il ne tue peut-être pas aveuglément…

« Les bactéries résistantes aux antibiotiques gagnent du terrain partout dans le monde. Si rien n’est fait, elles tueront plus que le réchauffement climatique. » Professeur Didier Pittet, directeur du programme du contrôle des infections et de la sécurité des patients à l’OMS

L’auteur : Blogueur, essayiste et romancier, Thierry Crouzet est né en 1963. C’est un auteur inclassable, il a notamment publié J’ai débranché, le récit d’un burn-out numérique, La Quatrième Théorie, un thriller politique, Le Geste qui sauve, l’histoire d’un médecin qui sauve 8 millions de vies chaque année.

 

Emile délivre son avis

 

💕💕 RÉSISTANTS de Thierry Crouzet 💕💕

💕Coup de cœur pour ce thriller médical 💕

C’est avec plaisir que j’ai appris avoir été sélectionnée pour lire ce thriller médical avant tout le monde et je l’ai lu avec un plaisir encore plus grand.

Dans ce livre, tout est clair, fluide. Il n’y a pas de lourdeurs. Les chapitres et les paragraphes sont courts et donc très lisibles.
L’histoire est très claire malgré l’aspect médical pas simple à traiter et à faire comprendre à des novices en la matière.
Une très très bonne intrigue, bien développée, réaliste.
Un travail de recherche monumental.

Un très bon livre.
Un livre important.
Un livre qui peut et doit faire réagir les gens sur l’utilisation excessive des antibiotiques.
Un livre pour marquer les gens et les consciences.

A mettre entre toutes les mains.

SORTIE LE 21 AVRIL. N’HÉSITEZ PAS PLUS LONGTEMPS 😃

Merci à Lilas Seewald, responsable de la section thrillers chez Bragelonne et à l’auteur, Thierry Crouzet, pour leur confiance.

 

 

Mör de Johana Gustawsson, le chouchou du week-end


Le livre : Mör,  une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells de Johana Gustawsson.  Paru le 15 mars 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  21€50 ;  (356 p.) ; 24 x 16 cm.

Présentation de l’éditeur :

Le nouveau roman de Johana Gustawsson va vous couper l’appétit

« Un écrivain audacieux et bourré de talent. » RJ Ellory
« Johana Gustawsson fait entrer le thriller dans une nouvelle dimension. Surprenants et subtils, ses romans sont le fruit d’un immense talent. » Karen Sullivan, Orenda Books
« Fascinant et terriblement efficace. » Nicolas Lefort, « Télématin », sur France 2, à propos de Block 46

Après Block 46, le duo d’enquêtrices Emily Roy (profileuse de renom) et Alexis Castells (écrivaine de true crime) revient pour une enquête terrifiante qui explore, cette fois encore, l’histoire et les liens familiaux.

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans.

Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches…

Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Le nouveau roman de Johana Gustawsson plonge cette fois encore ses racines dans l’histoire : au cœur du Londres du XIXe siècle, dans les ruelles sillonnées par Jack L’Éventreur.

L’auteur :  Johana Gustawsson est née en 1978 à Marseille. Elle est diplômée de Sciences Politiques, Johana Gustawsson a été journaliste pour la télévision et la presse françaises. Elle vit aujourd’hui à Londres, en Angleterre. Elle est aussi Suédoise en herbe.

 

Extrait :
Le légiste offrit une poignée de main et un sourire hésitants au détective, qui serra sa paume osseuse, leurs gants en latex couinant au contact l’un de l’autre.
— C’est parti, lança Hansen en ouvrant la marche.
Ils longèrent la berge en file indienne, cernés d’un côté par des arbustes touffus, de l’autre par des galets glissants léchés par le lac, jusqu’à un tronc vacillant qui tenait miraculeusement debout. Un arbre décapité dont les racines noueuses s’accrochaient comme les doigts d’une moribonde à sa jupe verte d’herbes folles. C’était là que le tueur avait abandonné sa victime.
— Ça va, Nyman ? s’inquiéta sa consœur.
Hector acquiesça d’un signe de tête prudent, sans lâcher des yeux le cadavre.
Une fille nue était assise par terre, adossée au tronc mort, les jambes écartées, les bras de part et d’autre de son corps, paumes vers le ciel. Sa tête était penchée en avant et son menton, plissé par la pose, touchait presque sa poitrine. Séparés par une raie médiane, ses longs cheveux blonds maculés de boue étaient ramenés derrière les épaules, dégageant ainsi son buste où deux cratères rouge sombre remplaçaient les seins. Le tueur avait également découpé de larges morceaux de chair au niveau des hanches et des cuisses.
Hector déglutit à plusieurs reprises pour repousser la bile qui lui remontait dans la gorge.
— Attends, ce n’est pas tout, expliqua Hansen en s’accroupissant près du cadavre.
La détective fit signe à Nordin, qui se plaça de l’autre côté du corps pour le maintenir par la tête et le bras, puis elle bascula le cadavre vers le légiste.
Un juron se glissa entre les mâchoires serrées de Nyman.
Karla avait raison, ce n’était pas tout : deux crevasses remplaçaient les fesses.

 

Résumé et avis :

Alexis Castells croit avoir de nouveau affaire à Richard Hemfield, le tueur en série meurtrier de son ancien compagnon : un cadavre amputé de ses seins, hanches, cuisses et fesses est retrouvé en Suède, tandis qu’à Londres Emily Roy enquête sur l’enlèvement d’une actrice. Les deux scènes de crime portent la marque d’Hemfield, qui, enfermé depuis dix ans en prison, ne peut en être l’auteur.

Block 46, le précédent roman de Johana Gustawsson a été pour moi unes des révélations de l’année 2015, si ce n’est la révélation. Alors inutile de vous dire combien j’attendais ce nouveau roman.

Mais surtout quand on a autant aimé un premier roman, on est très curieux de découvrir le suivant.

Un deuxième roman et l’auteur est attendu au tournant. On veut savoir s’il confirme son talent. Le deuxième roman est  souvent scruté avec encore plus d’attention. Et si on peut-être indulgent avec une première oeuvre, plus, la suivante est décortiquée et on recherche la petite bête qui ferait trébucher l’auteur. Je le sais je viens d’être terriblement déçue par le second bouquin d’un auteur anglo-saxon et pourtant j’ai beaucoup aimé son premier.

Mais ici il n’est point question de ça. Non Johana passe le test avec brio. Et ça tombe bien car j’avais très envie de retrouver notre duo d’enquêtrice.

Emily et Alexis, la profileuse et la journaliste…. Elle sont un peu chacune à leur façon, une version fantasmée de notre l’auteur elle même ayant été journaliste. Ce qui est intéressant aussi c’est qu’on en apprend un peu plus sur nos héroïnes dans cette opus. Et qu’en plus Johana enrichi sa palette de personnages, ainsi nous découvrons de nouvelles voix féminines à travers ces pages.

Et puis il y a histoire. Une histoire comme on aime en retrouver dans les meilleurs romans policiers. Je parle d’histoire, je devrais dire les histoires, car une nouvelle fois, Johana joue sur plusieurs intrigues. Elle joue avec le passé et le présent. Elle joue sur les lieux, les endroits, les distances, les pays. On navigue à nouveau de Londres à la Suéde. Et nous voyageons dans le temps pour nous retrouver fin du 19e, début du 20 en pleine Angleterre victorienne.

Et… il a les sujets abordés. Un sujet cru, un thème parfaitement adapté à un excellent thriller. L’éditeur nous donne une indication en nous expliquons le mot du titre : Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.  Miam !!! ça promet !

Alors…Oui Johana a parfaitement réussi son essai et sa transformation. Oui c’est un nouveau coup de coeur. Oui j’ai adoré retrouver nos deux héroïnes mais aussi toutes les nouvelles protagonistes qu’elle met en scènes. Et… Oui les femmes sont au coeur de ce roman. Et quel roman!

Merci madame Gustawsson.

Cependant,  j’ai juste une chose à vous reprocher. Maintenant je suis juste frustrée car il va me falloir attendre le prochain opus. Et je suis toute haletante comme à la fin du dernier épisode de ma série préférée. ‘Il va me falloir attendre une année avant de connaître la suite. Je piétine et piaffe déjà d’impatience. Je veux déjà retrouver Emily et Alexis dans leurs nouvelles aventures.

Vite Johana, c’etait tellement bon que j’en redemande.

 

La voie du loup de Beth Lewis, le chouchou du week end


chouchous-du-week-end
97910281023640-4030377La voie du loup de Beth Lewis.Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Benoît Domis. Paru le 18 janvier 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller. 21€50 ; (376 p.) ; 24 x 16 cm
Quatrième de couverture

Elka n’a aucun souvenir de sa vie d’avant. Avant le Grand Basculement qui a renvoyé le monde à la vie sauvage et restauré la loi du plus fort. Recueillie à l’âge de sept ans par Trappeur, un chasseur solitaire, alors qu’elle errait affamée, elle a appris à survivre dans la forêt.Mais Trappeur dissimule un horrible secret. Trappeur est un tueur. Un monstre qui n’a jamais laissé aucune proie s’échapper.Maintenant qu’elle le sait, Elka décide de s’enfuir. Armée de son seul couteau, traquée par le prédateur qui l’a élevée, elle part vers le Nord, à la recherche de ses vrais parents.

Son voyage au coeur des ténèbres commence, hanté par les souvenirs qui lui reviennent peu à peu. Féroce et vulnérable à la fois, indomptable et sensible, Elka n’est peut-être pas celle qu’elle croit.

La Voie du loup est le premier roman de Beth Lewis. Une chasse à l’homme dont l’inoubliable héroïne, accompagnée d’un loup, se bat pour rejoindre l’humanité.

 
avt_beth-lewis_4188L’auteur :

Grande voyageuse, Beth K. Lewis aime s’isoler en pleine nature, au contact des ours, des loups et des grands mammifères marins.

Extrait :
 Ce n’est pas un monstre. Les monstres, ça n’existe que dans l’imagination des gamins, sous les lits ou dans les armoires. On vit dans un monde d’hommes, et ça ne sert à rien de les appeler des monstres, à part les encourager à croire qu’ils n’ont rien fait de mal, que c’est dans leur nature et qu’ils ne peuvent rien y changer. En les traitant de monstres, on en fait quelque chose de différent de nous, alors que ce sont juste des hommes – de la chair, des os et du sang. Ils font le mal, ça ne change pas ce qu’ils sont.
 Collectif polar.biblio

Le post-it de la bibliothécaire

 Elka a été recueillie par Trappeur à l’âge de 7 ans alors qu’elle errait abandonnée et affamée en pleine nature. Des années plus tard, elle apprend qu’il est en fait un meurtrier. La découverte de cette vérité fait d’elle sa prochaine victime.

 Un thriller ? Oui même si l’ambiance post-apocalyptique plante le décor, un tueur est bien à l’oeuvre

 Voici un fort joli roman, à la fois thriller écologique, la nature tient une grande place et sert de décor à ce titre mais aussi roman initiatique.

Nous allons suivre les pérégrinations d’une( enfin 2 )adolescentes dans un monde ou règne le chaos.

Servi par une narration simple, directe, et percutante, ce récit est touchant, émouvant même si parfois drôle,  mais il est aussi saisissant et efficace. Bref une belle découverte et un vrai coup de cœur ! GVL

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Le dernier vampire de Jeanne Faivre d’Arcier


9782352945451,0-1306708Le livre : Le dernier vampire de Jeanne Faivre d’Arcier. Paru le 20 janvier 2012 chez Bragelonne. 20€ ; (380 p.) ; 24 x 16 cm

Quatrième de couverture

Une série de meurtres étranges frappe les laboratoires de l’Inserm à Paris. Les victimes, de brillants hématologues et cancérologues, ont toutes été vidées de leur sang…

Le capitaine Christine Deroche est chargée de l’affaire et pense tout d’abord mener une enquête de routine, mais elle reçoit bientôt des bouquets de fleurs et des messages mystérieux qui font le lien entre son passé et celui de l’assassin. Puis ses proches disparaissent un à un et la mission tourne au cauchemar.

Commence alors, pour Christine et son équipe, un voyage dangereux et palpitant, à Paris, Bordeaux et le long de la Garonne, sur la piste d’un meurtrier à la fois victime et bourreau, inquiétant et flamboyant.

jeanne-faivre-d-arcierL’auteur : Lauréate du grand prix de l’Imaginaire, Jeanne Faivre d’Arcier, que l’on a surnommée à ses débuts «la Anne Rice française», a écrit une douzaine de romans noirs et fantastiques. Elle partage sa vie entre Paris, Bordeaux et le Cap-Ferret, où elle trouve son inspiration face à l’océan. Avec Le Dernier Vampire, elle signe un roman où se nouent les fils du polar, de l’histoire et du roman fantastique.
Extrait :
Non, non se cabre le voyeur qui se perd dans les lambeaux de sa mémoire, ce n’est pas la même femme, la morte était plus jeune que cette empotée qui joue comme un sabot. Et puis sa victime n’a pas survécu à sa rage, sa barbarie, sa folie sanguinaire. »

 

Petit résumé et avis :

On a beau être vampire, on n’en est pas moins femme…

Des maisons closes d’Alger aux dédales de Bombay, des ruelles sombres de Séville aux bûchers funéraires de Bénarès, les créatures de la nuit ne cessent d’envoûter les humains qui croisent leur route. Mais aujourd’hui comme hier, Carmilla, la sublime danseuse de flamenco vampire, ou Mâra, la Déesse écarlate, qui fut l’amante du Prince des Démons avant de devenir la favorite de nombreux maharadjahs, restent femmes jusqu’au bout des ongles : leurs passions et leurs vengeances sont implacables, surtout lorsqu’elles se piquent d’aimer des tueurs de vampires ou d’exterminer les buveurs de sang assez fous pour les combattre.

Carmilla lance un programme de recherches consacré à la purification du sang, dans la perspective de créer un réseau de l’or rouge. Mais les Anciens vampires fondamentalistes, férus de magie noire, comptent bien lui mettre des bâtons dans les roues.

Entre l’or rouge et la magie noire, la crasse des théâtres et les sortilèges des palais indiens, la guerre du sang s’annonce plus funeste que jamais…

Jeanne Faivre d’Arcier nous propose une enquête torride. Et elle nous entraîne dans un Paris sordide et glauque à souhait. Ensuite nous partirons  à Bordeaux, traversant les siècles.  On va suivre avec délice et crainte la quête de nos deux héros enfin plus exactement nos deux héroïne. En effet l’une est policière ancrée dans notre réalité et l’autre voyageuse immortelle assoiffée de sang et de vengeance.

Coup de cœur pour ce récit, servi par une écriture ciselée et souvent teintée d’humour noir. Un roman aux frontières du polar noir, du thriller fantastique et du roman historique.

Attention vous risquez fort en vous aventurant dans ses pages de glisser jusqu’à la dernière ligne et de connaître l’errance.

Lire le début du Dernier Vampire

Le baiser du rasoir de Daniel Polansky


Mes petites lectures
9782352945444,0-1306707Le livre : Basse-Fosse,Volume 1, Le baiser du rasoir  de Daniel Polansky. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Patrick Marcel. Paru le 20 janvier 2012 chez Bragelonne.20€ ; (376 p.) ; 24 x 16 cm

 9782070449231,0-1904090Rééditer le 2 janvier 2014 en poche chez Gallimard dans la collection Folio SF. 8€70 ; (465 p.) ; 18 x 11 cm

 

Quatrième de couverture

Basse-Fosse. La ville du crime.

Les hors-la-loi sont rois, les femmes, fatales. Disparaissez, et les gardes s’assureront que personne ne vous retrouvera jamais.

Prévôt est dealer. Il a été soldat. Il a été agent de la Couronne. Il a tout vu, et même pire. Difficile de trouver âme plus tourmentée.

Il est aussi le plus à même de traquer l’assassin qui sème derrière lui les corps d’enfants horriblement mutilés.

Un sinistre jeu de piste, où le chasseur pourrait devenir proie.

Extrait :
Il tendit une bourse dodue d’une façon terriblement élégante, étant donné que nous étions en train de conclure une vente de drogue. Il y en avait plus qu’assez, beaucoup plus.
– Le duc est trop aimable.
– Sa Seigneurie achète votre silence et votre loyauté.
– Dites-lui que le premier est gratuit, mais que la seconde n’est pas à vendre.
daniel-polansky_thumb2 L’auteur :

Daniel Polansky est un jeune écrivain né à Baltimore (États-Unis). Le Baiser du rasoir est un premier roman percutant. Cet habile mélange de Fantasy et de polar noir vous entraîne dans un univers sombre et violent.

 

 

 

Lecture d’avant

Petits résumé et avis :

II y a eu la vie dans la rue. Il y a eu la peste. Il y a eu la guerre. Il y a eu la magie… Prévôt a survécu.

Il règne désormais sur le quartier de Basse-Fosse, dealant pour les faibles comme pour les puissants, rappelant à l’ordre de manière définitive les inconscients qui viendraient empiéter sur son territoire. Pourtant, plusieurs enfants sont retrouvés morts. Pas question pour Prévôt de laisser ces crimes impunis, d’autant que les agents de la Couronne ne semblent pas pressés de résoudre l’affaire. Mais qui, du meurtrier ou de Prévôt, connaîtra le baiser du rasoir ?

Et pour ces  enfants mutilés et découverts dans la mystérieuse ville de Basse-Fosse, seul Prévôt, l’ancien soldat au passé trouble, a pouvoir arrêter l’assassin.

La nouvelle perle de Bragelonne prend en cette année 2012, la forme d’un excellent polar de fantasy. Ambiance sombre, récit d’une ville crépusculaire et personnages truculents servent une intrigue bien menée et des dialogues ciselés.

Avec Le baiser du rasoir. Daniel Polansky mêle habilement les codes de la fantasy et du roman noir, se plaçant d’emblée parmi les auteurs du genre à suivre. Il a d’ailleurs été récompensé par le prix Imaginales 2012 du meilleur roman étranger de fantasy.

Lire ici le début de : Le baiser du Rasoir

Les Chants de la terre de Elspeth Cooper


  mes-petites-lectures (1)
  9782352945321,0-1290608La chasse sauvage, Volume 1, Les chants de la Terre de Elspeth Cooper.Traduit de l’anglais par Caroline Nicolas.Paru le 18 novembre 2011 chez Bragelonne dans la collection Fantasy. 28€ ; (476 p.) ; 25 x 17 cm

 

4e de couv :

Les Chants de la terreLa chasse sauvage

Tome I

Gair est condamné à mort.

Il est le seul à entendre le Chant, une terrible magie qui le déchirera de l’intérieur s’il n’apprend pas à la maîtriser.

Pourchassé par les Chevaliers de l’Église qui veulent le jeter au bûcher, Gair a pour seul espoir un ordre secret que des siècles de persécution ont presque anéanti : les Protecteurs du Voile, l’unique rempart contre les démons du Royaume Caché.

Mais le Voile entre les mondes est en train de faiblir.

Bien avant d’y être prêt, Gair devra combattre pour sa propre vie, pour l’Ordre du Voile et pour la femme dont il est tombé amoureux…

Laissez-vous conter l’ancienne légende du monde.

Écoutez la musique secrète de la magie.

 

1111-cooper_3L’auteur : Elspeth Cooper est née en 1968 à Newcastle (Grande-Bretagne). Les Chants de la Terre est son premier roman, le début d’une saga qu’elle a passé dix ans à élaborer tout en luttant contre une grave maladie.

 

 

Extrait :
— Ces livres ne sont-ils pas hé­ré­tiques ?
— Qu’est-ce que l’hé­ré­sie, si ce n’est un point de vue dif­fé­rent ? Les livres sont faits pour être par­ta­gés, Gair. Ils de­vraient être ou­verts à tout le monde, non conser­vés à l’abri des re­gards parce qu’ils risquent, le ciel nous en pré­serve, d’en­cou­ra­ger la li­berté de pen­sée.
Gair fronça les sour­cils.
— Mais l’In­dex a été créé pour nous pro­té­ger du péché.
— Et quel péché est-ce là ? ré­pli­qua le vieil homme. Le péché de phi­lo­so­phie, d’as­tro­no­mie, de mé­de­cine ? Non ; l’In­dex a été créé pour contrô­ler les connais­sances et main­te­nir les gens dans l’igno­rance, les lais­ser croire que la fièvre est due à un dés­équi­libre des hu­meurs, plu­tôt qu’au fait d’avoir creusé les la­trines trop près du puits.
lecture-d_avant

 

Petits résumé et avis :

Depuis 1.000 ans, les chevaliers de l’Eglise poursuivent quiconque pratique la magie, même s’il est l’un des leurs. Pour échapper à la mort par le feu, le chevalier Gair est contraint de fuir. Novice, il ne maîtrise pas encore la force qui grandit en lui et doit apprendre à la contrôler. La mystérieuse société des Protecteurs du Voile reste son unique espoir.

467hgdigh« Rares sont les écrivains qui, depuis J.R.R. Tolkien, ont su nous rendre l’âme du monde à travers le merveilleux.

Elspeth Cooper est de ces enchanteurs. Elle renoue avec la grandeur et le plaisir qiu ont fait les plus grands succès de l’aventure initiatique.

Les Chants de la Terre est un superbe récit d’apprentissage de la magie, du combat, de l’amour, raconté avec une aisance et une foi vibrante qui le rendent parfaitement accessible à tous les publics.

Elspeth Cooper a le pouvoir de rendre au lecteur son innocence. Elle sait la féerie et le mystère… les forêts profondes, les monts embrumés, les ruines surplombant la lande… Elle chante le vol de l’aigle, la clameur des épées, l’amitié complice, les amours fiévreuses et le goût amer de la trahison. Elle nous rappelle un temps mythique, celui d’avant l’époque moderne et d’avant l’âge adulte, où le spectacle de la nature, la parole des gens et la tradition des histoires livraient la vérité de l’existence.

Lorsque la légende enseignait la vie, et que la magie était authentique. »

Bragelonne vante ainsi les mérites du premier roman traduit d’Elspeth Cooper.

Et ils ont bien raison. Voici un excellent roman de fantasy à mettre entre toutes les mains. Une aventure flamboyante, une écriture soignée, un plaisir qu’on n’arrive pas à lâcher.

Ce livre est un enchantement.

Vite la suite…

 

Lire le début de la Chasse Sauvage

De mort naturelle de James Oswald


9782811216870,0-3095590 9782352948605,0-2671190 Le livre :De mort naturelle  de James Oswald. Traduit de l’anglais (Ecosse) par Jean-Claude Mallé.Paru le 17 juin 2015 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  20€ ; (449 p.) ; 24 x 16 cm.

Réédité en poche chez Milady le 18 mars 2016 dans la collection Milady Thriller. 8€90 ; (576 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Tony McLean vient d’être nommé inspecteur. En plus des affaires courantes qui font son quotidien au commissariat – suicides, meurtres, cambriolages et autres accidents -, il hérite d’un cold case dont personne ne veut se charger. Le corps d’une jeune femme, crucifiée et atrocement mutilée, a été découvert au sous-sol d’une maison abandonnée. Tout porte à croire qu’elle a été victime d’un meurtre rituel. Au siècle dernier.

Le présent est nourri du passé et certains démons ne demandent qu’à se réveiller. Lorsqu’une série de meurtres sanglants s’abat sur la ville d’Édimbourg, McLean et son équipe – l’inspecteur Robert Laird, dit Bob la Grogne, et le «bleu» Stuart MacBride -, ne savent plus où donner de la tête. Pour un peu, ils dormiraient tous à la morgue, où le médecin légiste voit les cadavres s’empiler…

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James Oswald est un auteur pas comme les autres. Fermier le jour, écrivain la nuit, il élève des vaches et des moutons en Écosse. D’abord autopublié, il a connu un succès fulgurant dès ses débuts. De mort naturelle est la première enquête de l’inspecteur McLean.

Extrait :
McLean passa à l’examen des murs. Le principe de base : commencer par le cadavre, puis s’intéresser à ce qu’il y a autour. Après avoir touché le plâtre glacé du bout de ses doigts gantés, il retourna la main et tapota le mur de la pointe d’une phalange. Ça sonnait plein, comme un honnête mur de pierre. Même chose un peu plus loin. Regardant par-dessus son épaule, McLean continua son inspection jusqu’à ce qu’il se retrouve dans l’alignement de la tête de la morte. Là, ça sonnait creux.
Tapant de nouveau, McLean eut le sentiment que le mur s’était incurvé sous la pression. Mais avec la lueur aveuglante du flash et les ombres générées par les projecteurs, ça pouvait être une illusion. Plaquant une paume sur le plâtre, il poussa doucement et sentit la cloison céder. Soudain avec un craquement sinistre d’os brisés, un panneau d’environ trente centimètres de large pour quinze de haut se sépara du mur et tomba sur le parquet, révélant une niche dans laquelle brillait un petit objet.
McLean éclaira la niche avec sa lampe, sur un morceau de parchemin plié, il repéra un mince étui à cigarettes en argent. Derrière, conservé dans un bocal comme un spécimen dans une classe de sciences naturelles, il y avait un cœur humain.

Résumé et petit avis :

Plusieurs citoyens respectés d’Edimbourg sont assassinés. A chaque fois, le meurtrier est identifié mais se suicide dans la foulée. De son côté, l’inspecteur Anthony McLean enquête sur la découverte du cadavre d’une jeune fille, emmurée dans la cave d’un vieux manoir après avoir été brutalement assassinée. McLean suspecte un lien entre les meurtres, les suicides et la jeune fille.

Voici une belle découverte. James Olwald nous propose un enquête policière somme toute classique mais il y ajoute un petite touche très écossaise qui n’est pas pour me déplaire. Un peu à l’instar  de John Rebus, Anthony McLean aurait pu dire « La vie est une comédie noire ». Et comme chez Ian Rankin, Edimbourg tient une grande place dans ce roman. Le décor est un personnage à part entière, il imprime aussi l’ambiance de ce roman. La ville bat au rythme de ce roman, elle en donne le ton.

Une autre qualité de l’auteur c’est aussi ses personnage qu’il dépeint avec minutie. Surtout son flic McLean, qui nous semble un héros familier alors que nous découvrons seulement sa première enquête. Pour autant il soigne autant ses personnages secondaires.

Et puis il y a l’histoire, prenante à souhait et juste assez tordu pour nous tenir en haleine.

Bref tous les ingrédients d’un très bon roman sont réuni ici pour me faire dire que ce premier roman est un sacre bon polar.

Lire Ici le début