La COOP’S vous connaissez ?


La COOP’S vous connaissez ?

 

La Coop’  c’est :

 La Bibliothèque municipale à Lorrez-le-Bocage-Préaux

14 Rue des Fontaines,

77710 Lorrez-le-Bocage-Préaux

Mais pas seulement….

 

C’est un lieu culturel et social qui favorise le lien social, convivial et idéal pour lutter contre l’isolement.

C’est une médiathèque et MSAP (Maison des Services Aux Public).

Une offre culturelle riche avec consultation et prêt de livres mais aussi de ressources numériques. Mais aussi une mise en valeur du patrimoine, des œuvres et des créateurs…

Un service à la population avec accès à la formation, conseil et accompagnement dans le cadre d’un projet spécifique.

La MSAP proposera une aide aux administrés pour leur démarche, une aide à l’inscription à pôle emploi ou pour faire valoir ses droit à la retraire…Ecrire une lettre de motivation ou rédiger un CV….

Aujourd’hui Jeudi 24 mai c’est le deuxième journée d’inauguration consacrée au numérique en bibliothèque. Au programme: prise en main des tablettes et liseuses, présentation du service départemental de consultation de films et livres en ligne, et pour finir en beauté, une interview très spéciale de notre auteur seine-et-marnais et de réputation internationale, notre cher Jacques Saussey!

Une Interview à bout portant de notre auteur par 3 flingueuses

Et voilà ce que dit  Cendrine Nougué la bibliothécaire et responsable de la COOP’S sur ces flingueuses :

« Mais c’est qui ces flingueuses qui vont tirer à bout portant sur Jacques Saussey?
Elles sont trois, trois drôles de dames… ah non, je m’égare… donc trois dames du noir, plutôt. Blogeuses, chroniqueuses, passionnées du noir dans tous ses états d’âmes et de lettres.
A leur tête, Flingueuse en chef, j’ai nommé Geneviève Van Landuyt, bibliothécaire de choc, créatrice de l’incontournable Blog Collectif Polar : Chronique de Nuit qui depuis 5 ans met en avant les auteurs de noir de tous horizons.
Pour cette mission unqiue, qu’elle a acceptée les yeux fermés, ( merci à elle!!!)elle sera secondée par Eppy Fanny la serial lectrice et la fougeuse Ophélie Lit.
Aussi généreuses que perspicaces, leurs questions ne laisseront aucun répit à leur cible: vous saurez tout sur Jacques Saussey! Son parcours d’écrivain, ses projets,ses inspirations, son dernier roman, ses secrets d’écriture…

Et je vous promettais une surprise, la voici: toute l’interview sera filmée en direct sur la page de La Coop’ pour tous les fans éloignés et nos amis de cette grande famille du polar!

Alors plus d’excuses, soyez au rendez-vous Jeudi 24 mai à partir de 19h30 à La Coop’!!!! Hâte!
Un grand merci à ces drôles de dames!

Cendrine Nougué responsable de la Coop’S venu chercher 280 polars que je lui avais mis de coté.

 

Alors avec Cendrine, Jacques, Eppy Fanny et Ophélie, on vous attends nombreux ce soir ICI à la Coops  ou sur sa page  facebook en direct live

 

Vous voulez en savoir plus : 

Voici un bref historique du lieu :  

  • 10 juin 2006 : la mairie acquière les anciens silos de la coopérative agricole et son parking.  Dans un premier temps, les agents municipaux vont réhabiliter le rez-de-chaussée et le mettre à disposition de l’association « Artévie » afin d’organiser des expositions artistiques.

La Coop’s avant

  • Juillet 2009 : un contrat rural est signé entre la commune, le Département et la Région, la première consistant à aménager l’étage du bâtiment.
  • 10 octobre 2009 : inauguration du lieu réhabilité, mis à disposition entièrement pour l’association « Artévie« .
  • Décembre 2014 : l’association cesse son activité.
  • 12 juin 2015 : la municipalité décide de transformer ce bâtiment en un futur espace multiculturel pour tous, dont les activités seront à inventer selon une démarche associant les habitants et acteurs locaux.
  • Septembre 2015 à mai 2016 : des études préalables sont réalisées par le Département sur les besoins culturels du territoire.
  • Juin 2016 : une mise en accessibilité du site aux personnes à mobilité réduite     est réalisée, avec l’installation d’un ascenseur.
  • Juillet 2016 : Prima Terra est choisie pour accompagner la commune sur la démarche créative et participative.
  • Jeudi 2 mars 2017 : lancement de la démarche lors d’une réunion publique accompagnée d’un dîner partagé.
  • 16 et 17 septembre 2017 : au programme, ateliers pour confirmer le scénario d’aménagement retenu pour La Coop’ !

 Une ouverture au public est prévue pour le printemps 2018.

Et le printemps c’est maintenant

La Coop’s aujourd’hui

 

Alors nous en vous retrouve cet aprem et ce soir à la Coops.

On y sera aussi demain matin !

 

Et promis bientôt une ITW de Cendrine

Et pour finir le beau programme des deux première journée d’inauguration

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Jeu 5 Épisode 7 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.


Jeu 5 Épisode 7 : « 3 ans du blog », votre librairie préférée avec la Griffe Noire.

Aujourd’hui c’est un épisode un peu spécial que nous vous proposons.

Et oui Gwenn aime trop les livres pour choisir…

Alors avec elle nous partons en Irlande mais surtout en Alsace là où vit Gween

Les librairie et les livres

by Gwenn

Coucou Geneviève! Merci pour le temps que vous prenez pour nous proposer articles, chroniques et concours! Comme Isabelle, je vous remercie pour les merveilleuses découvertes que vous nous proposez, c’est toujours un plaisir! Concernant le concours, j’avoue ne pas avoir pris le temps 😕mais toujours comme dit Isabelle ne t’arrête pas!

Ma librairie n’existe pas, car ce sont des librairies, des bibliothèques, des étagères, deux bouquins posés ça et là. Des lieux qui s’y prêtent, d’autres qui s’y prêtent moins, mais là où je vois un bouquin, je m’arrête!

J’aime la magie des libraires, comme j’aime la magie que peut provoquer les rencontres fortuites quand je croise quelqu’un avec un livre qui m’intrigue ou qui m’a plu!

Je retiens la majestueuse bibliothèque du Trinity Collège à Dublin

La bibliothèque du Trinity Collège à Dublin où je serais volontiers restée séquestrée rien que pour la beauté de ces étagères remplies d’ouvrages exceptionnels.

Je retiens aussi les belles libraires Kléber,

La librairie Kléber,de Strasbourg, une institution.

ou encore Bisey dans mon Alsace!

La librairie Bisey où a eu lieu une rencontre entre R.J Ellory et Ian Manook et c’est Yvan qui est aux commandes (FSN 2015)

Et petite dédicace à la librairie Mille Feuilles d’Altkirch tellement chaleureuse!

LIBRAIRIE, CAFÉ & BAR À VINS

1 PLACE GOUTZWILLER / ALTKIRCH

MAR > VEN  |  9h > 12h — 14h > 18h30
SAM  |  9h > 17h

La librairie indépendante Mille Feuilles vous invite à venir découvrir ses ouvrages et breuvages dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Bar à vins, café, et petite restauration vous sont proposés dans ses 80m² en plein centre ville d’Altkirch, dans le Sundgau.

 

Et je n’oublie pas les Espace Culturels, les FNACS car ce sont aussi les livres!
Où que je sois, dans ces endroits, je me sens chez moi.
Merci à tous les libraires et bibliothécaires qui font vivre les livres!

La Millième chasse aux livres #100


La Millième chasse aux livres #100

Nous y voilà.

Notre 100e Millième.

Je ne pensais pas en lançant ce jeu que nous irions si loin.

Visiblement ces détours en France et un peu au-delà vous en plus. Personnellement j’ai beaucoup aimé mettre en page ces chasses, j’ai appris pas mal de choses sur notre beau pays.

Alors aujourd’hui pour cette centième, nous nous mobilisons toutes.

Et il y aura des lâchages de livres dans différents coins de France. Enfin, là où nous serons, où pas très loin, car nous travaillons toutes en ce vendredi 02 février.

Mais cela augure tout de même une belle Centième Millième Chasse.


La Millième chasse aux livres #100

By les flingueuses et un tueur et une tueuse à gage.

 10 livres abandonnés pour la 100e

C’est classe non.

Enfin c’est mathématique…

10 (livres) multipliés par la 100e égal Notre Millième chasse au livre.

Ok c’est capillotracté

Mais j’ai pas résisté, il fallait que je la fasse !

Bon sinon voici les lieux d’abandon, ainsi que les titres et les personnes qui les déposent.

Tous ces bouquins sont pour vous  !!!

 

Le 02/02, Mathieu notre tueur à gage engagé par notre Cécile déposera « Tombeau de Greta G » de Maurice Audebert à la gare de Victoria à Londres.

La gare de Londres Victoria est l’une des grandes gares ferroviaires de Londres (Royaume-Uni), située dans le quartier de Westminster. Elle trouve ses origines dans la grande exposition de 1851. Construite entre 1852 et 1862. Elle est officiellement dénommée London Victoria, nom couramment utilisé en dehors de Londres mais rarement par les Londoniens eux-même

Et oui on commence fort Londres direct. Et vive la Capitale britannique.

Le livre : Tombeau de Greta G

Hollywood, années 1930. Le cinéma balbutie ses premiers mots et ce début est aussi une fin. L’Europe de l’exil ne sait plus si elle doit regarder en arrière ou en avant. De cet étourdissant présent figé entre deux menaces – instant de grâce ou tournant fatal – émerge un visage sublime dont la lumière assombrit le monde autant qu’elle l’éclaire. Mais la vraie vie de Greta G. échappe à tous, comme à elle-même.

A ses côtés pendant dix années, le narrateur, linguiste viennois aux ambitions amputées par la Première Guerre mondiale, homme blessé, compagnon de solitude idéal, raconte et tente de saisir, à coups de flashes d’une mémoire élusive, la vérité de celle qui fut « la Divine ».

Sans doute la séduction de ce texte tient-elle dans son impitoyable élégance. Car tandis que le champagne coule à flots, c’est avec une noirceur et une drôlerie déchirantes que Maurice Audebert fixe le vertige des âmes penchées au-dessus de leurs propres gouffres.

 

 

Miss Aline : vendredi 2 février vers 10 h dépôt à la bibliothèque Louis Aragon Amiens.  Le livre : Les lieux sombres de Gillian Flynn.

La bibliothèque Louis Aragon, 50 rue de la République, 80000 AMIENS.

Horaires du vendredi : 9.30/19h.

 

Les confiscations révolutionnaires des fonds d’anciennes abbayes telles que Corbie, Sélincourt ou Saint-Fuscien permirent à la ville d’Amiens de réunir une collectionimportante de manuscrits et de livres anciens. Dès 1811, un premier projet d’aménagement de locaux réservés à la conservation de ces collections est envisagé en surélévation de l’hôtel de ville. En 1823 on décide de construire un bâtiment propre à la future bibliothèque sur un terrain acquis par la ville en 1820 rue Royale (actuelle rue de la République), occupé antérieurement par l’abbaye de Moreaucourt. La bibliothèque d’Amiens est l’une des plus anciennes de France, l’idée de réaliser une bibliothèque publique étant nouvelle à l’époque.

Le livre : Les lieux sombres de Gillian Flynn.

Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux soeurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de quinze ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l’innocence bafouée.

Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s’est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique. Encouragée par une association d’un type très particulier, elle accepte de revisiter pour la première fois les lieux sombres de son passé. C’est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu’une vérité inimaginable commence à émerger. Et Libby n’aura pas d’autre choix, pour se reconstruire, et peut-être enfin recommencer à vivre, que de faire toute la lumière sur l’affaire, quelles qu’en soient les conséquences.

Bien loin des clichés et du manichéisme qui encombrent la plupart des thrillers contemporains, Gillian Flynn nous offre ici une intrigue d’une densité rare, des personnages complexes, tragiques, terriblement humains. Considérée dès son premier roman, Sur ma peau, comme l’une des voix les plus originales du thriller contemporain, elle confirme avec ce livre, où l’on retrouve son style intense et viscéral, son immense talent.

Ge (Je) déposerai un livre de Sandrine Collette à la Griffe Noire, ma librairie à Saint Maur des Fossés sans doute Les larmes noires sur la terre sortie la veille en poche

La Griffe Noire, 2 Rue de la Varenne, 94100 Saint-Maur-des-Fossés est une librairie complètement folle et vraiment originale  La griffe noire, c’est un monde à part, un monde de livres, un univers un peu psychédélique, un lieu magique, multicolore, flashy même. Une caverne aux trésors.

Le livre : Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé « la Casse ».
La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties.
Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir.
Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la violence et la noirceur du quartier.
Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser.
Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix ?

Après le magistral Il reste la poussière, Prix Landerneau Polar 2016, Sandrine Collette nous livre un roman bouleversant, planté dans le décor dantesque de la Casse.

Le 02/02 pour la 100eme avec Cécile ce sera Disney Village avec le  titre « Mémé goes to Hollywood « de Nadine Monfils

Disney Village, de son ancien nom Festival Disney, est une zone commerciale et de divertissements située au cœur de Disneyland Paris, dans des édifices conçus à l’origine par l’architecte Frank Gehry mais depuis la zone a évolué.

Cette zone est placée entre, d’un côté, les deux parcs à thèmes, Parc Disneyland et Walt Disney Studios, les gares de TGV, RER et de bus ainsi que le Disneyland Hôtel ; de l’autre le Lac Disney et cinq hôtels Disney. 77777 Marne-la-Vallée

Le livre :   de Nadine Monfils

Attention, Mémé Cornemuse est de retour ! Au programme : un road movie en baraque à frites puis en cargo, des préparations culinaires fantaisistes, voire mortelles… et, au bout du tunnel, une rencontre avec Jean-Claude Van Damme himself. Enfin, peut-être.
Mémé Cornemuse a décidé d’aller rencontrer son Dieu : Jean-Claude Van Damme. Comme il tourne à Hollywood, il faut qu’elle trouve du pognon sans bosser. Elle s’inscrit donc à l’émission de Jacques Pradouille, Adoptez-moi. Objectif : arnaquer la famille d’accueil, des bourgeois qui rêvent d’une mamy confitures pour leurs mouflets. En deux temps, trois mouvements, Mémé se casse avec leurs économies et une camionnette aménagée en baraque à frites, direction le port du Havre, où elle se fait embaucher comme cuisinière sur un cargo. Mais ses talents culinaires déciment les marins, et les survivants préfèrent la débarquer sur une plage de la mer du Nord, où elle apprend avec indignation le kidnapping de JCVD. Les ravisseurs n’ont qu’à bien se tenir, Mémé a la pantoufle tueuse, ça va saigner !

 

Pour Oph, ce sera « le syndrome du pire » de Christoffer Carlsson  sur la ligne 14 du métro.

La ligne 14 du métro de Paris  (Meteor) est l’une des seize lignes du réseau métropolitain de Paris et la seule exploitée de manière complètement automatique dès sa mise en service. Elle relie la station Saint-Lazare à la station Olympiades en traversant le centre de Paris selon une diagonale nord-ouest / sud-est. Ouverte le , elle est la ligne la plus récente du réseau

Le livre : Le Syndrome du pire

Stockholm, fin de l’été 2013. Une jeune droguée, Rebecca Salomonsson, est abattue dans un foyer pour femmes. Trois étages plus haut, dans son appartement, Leo Junker est réveillé par les lumières des voitures de police. Flic, il travaille aux affaires internes, la division la plus mal vue, celle des « rats » qui enquêtent sur leurs collègues. Suspendu depuis « L’affaire Gotland », au cours de laquelle il a commis une erreur qui a coûté la vie à un policier, rongé par la culpabilité, Léo s’étiole dans son nouveau job. Alcool, errances nocturnes, sa vie ressemble à un lent naufrage. Mais, dans le meurtre Salomonsson un indice le frappe particulièrement, qui fait ressurgir à sa mémoire des personnages troubles de son adolescence : Julia et John Grimberg. De plus, des messages énigmatiques arrivent sur son portable. Et pourquoi a-t-il le sentiment diffus d’être suivi ? Quand la réalité se délite, à quoi peut-on s’attendre, sinon au pire ?

 

 

Dany laissera des flyers « spéciaux » au cinéma Utopia, place Camille Julian à Bordeaux vers 10h45

Se faire une toile en VO, dénicher un film introuvable à l’affiche des grands cinémas de la ville, revoir un film-culte… une seule adresse et plus qu’un cinéma, l’Utopia, installé dans une ancienne église du Vieux Bordeaux. A l’intérieur de ce qui était l’église Saint-Siméon, cinq salles de projection baroques ainsi qu’un petit bar restaurant pour vous retrouver avant et après le film ou simplement pour y lire la presse littéraire et satirique !

Dany laissera  cinq flyers « spéciaux » qui vous permettrons en me les renvoyons avec votre adresse de gagner un polar. Un flyers contre un livre c’est le principe. Bon l’envoie du flyers peut se faire par mail via une photo.

 

 

Oph à nouveau laissera Double crime dans la rue bleue de Jean Contrucci. Un abandon spécial antenne de lapréfecture de police Paris 13e, rue Albert.

Le livre : Double crime dans la rue Bleue

Marseille, janvier 1903. Un cadavre sans tête et sans mains gît rue Bleue, au coeur du quartier de La Belle de Mai. Quelques jours plus tard, un second cadavre est abandonné au pied du même réverbère ! Raoul Signoret, à la recherche d’informations pour la rubrique judiciaire du Petit Provençal, se lance à corps perdu dans l’enquête, avec l’aide de son oncle Eugène, chef de la police. À La Belle de Mai, il retrouve avec émotion son ancien instituteur, Félix Garbiers, qui entretient une relation étrange avec la belle Gilda Del Vesco.

Mais l’enquête piétine, et l’assassin continue son sinistre jeu de piste : un troisième cadavre est découvert.

Alors que la panique s’empare du quartier, la belle Gilda disparaît…

 

 

Pour la centième le 2 je libérerai un livre au Père Lachaise, Paris  20e. Et Nietzsche a pleuré d’Irvin Yalom

Le cimétière du père Lachaise 16 Rue du Repos, 75020 Paris

Le Cimetière du Père Lachaise est sans nul doute le cimetière le plus connu de tout Paris, il  est le plus étendu de la capitale. De nombreux visiteurs se pressent pour voir les dernières demeures de grandes personnalités comme Oscar Wilde, Jim Morrison, Edith Piaf, Molière…  
Parmi les grands noms on peut citer par exemple Guillaume Apollinaire, Honoré de Balzac, Beaumarchais, Gilbert Bécaud, Sarah Bernhardt, Georges Bizet, Claude Chabrol, Colette, Bruno Coquatrix, Alphonse Daudet, Eugène Delacroix, Michel Delpech, Pierre Desproges, Paul Éluard, Félix Faure, Annie Girardot, Ticky Holgado, Jean de La Fontaine, Ted Lapidus, Marie Laurencin, Marcel Marceau (le mime Marceau), Georges Méliès, Molière, Guy Môquet, Jim Morrison, Alfred de Musset, Armand Peugeot, Camille Pissarro, Marcel Proust, Henri Salvador, Paul Signac, Simone Signoret, Mano Solo, Adolphe Thiers, Tignous, Marie Trintignant, Oscar Wilde.

Le livre : Et Nietzsche a pleuré d’Irvin Yalom

Venise, 1882. La belle et impétueuse Lou Salomé aborde le Dr Breuer, ancêtre de la psychanalyse et mentor du jeune Sigmund Freud. Elle vient solliciter son aide pour son ami, Friedrich Nietzsche. Le philosophe, malgré la parution du Gai Savoir et de Humain, trop humain, est encore méconnu du grand public. Après l’échec de son ménage à trois avec Lou Salomé et Paul Rée, Nietzsche est plongé dans le plus profond désespoir.

Irvin Yalom imagine la rencontre fictive entre Breuer et Nietzsche, véritable partie d’échecs entre les deux hommes, qui concluent alors un pacte pour tenter de se guérir l’un l’autre. Et c’est à une nouvelle naissance de la psychanalyse, dense, ludique et originale, que nous convie Irvin Yalom.

«Comment pouvait-on vivre jusque-là sans connaître les livres du docteur Irvin D. Yalom ? On se le demande. Ce n’est pas tous les jours que les livres de psychothérapie se lisent comme des romans.»

Sylvie M déposera le livre de Tony Parsons « Les anges sans visage » Éditions de la Martinière au musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse

Sylvie est la dernière tueuse à gage que j’ai engagé sur cette millième chasse au livre. Elle effectuera aussi, bientôt, une seconde mission. mais aujourd’hui elle est à Toulouse au Musée Saint-Raymond. 

Le musée Saint-Raymond, ou musée des Antiques, est le musée archéologique de Toulouse ouvert en 1892. Il est installé dans les murs de l’ancien collège universitaire Saint-Raymond datant du XVIᵉ siècle qui voisine avec la basilique Saint-Sernin. A la fois musée et site archéologique.
Le bâtiment qui vous accueille est un ancien collège universitaire construit en 1523 de milliers de briques.

musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse : https://saintraymond.toulouse.fr/

Le livre : Les anges sont visage Tony Parssons

A Londres, les grandes familles abritent les secrets les plus terrifiants.

Une famille est retrouvée assassinée dans sa luxueuse demeure, après les fêtes du Jour de l’an. Le plus jeune fils a disparu.
Quel est le véritable motif du crime ? Pour quelles raisons le meurtrier a-t-il utilisé un pistolet qui sert d’habitude à tuer le bétail dans les abattoirs ?
Trente ans plus tôt, un homme a éliminé un père et ses trois fils de la même façon. Mais « l’Exécuteur » est aujourd’hui un homme malade, mourant, qui vit dans une caravane. Difficile de penser qu’il peut être lié, de près ou de loin, à une famille aussi riche et puissante…

L’enquêteur Max Wolfe va se retrouver tiraillé entre la nécessaire tendresse dont il entoure sa fille, qu’il élève seul, et sa rage de policier endurci, qui n’a de cesse de rendre justice.

Best-seller en Angleterre, Les Anges sans visage a été publié dans plus de onze pays. Ancien journaliste de punk rock, ayant côtoyé les Clash ou les Sex Pistols, Tony Parsons est aussi l’auteur de Des garçons bien élevés, la première enquête de Max Wolfe, qui a rencontré un beau succès en France.

Eppy Fanny déposera « Intrigue à l’Anglaise » d’Adrien Goetz au Théâtre de Villeroy dans le parc du château du même nom dans la ville de Mennecy vendredi vers 19h50 pour la conférence de Stéphane Bourgoin en avant première du salon du livre de Mennecy.

Theatre Du Villeroy / Espace Culturel Jean Jacques Robert, Parc de Villeroy,  7 avenue de Villeroy, 91540 Mennecy

http://www.salondulivreidf.com

Le livre en question c’est : Intrigue à l’Anglaise d’Adrien Goetz

 

Trois mètres de toile manquent à la tapisserie de Bayeux, qui décrivent les derniers rebondissements de l’invasion de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant. Que représentaient-ils ? Les historiens se perdent en conjectures. Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope Breuil, ronge son frein au musée de la Tapisserie, à Bayeux.

La directrice du musée, dont elle est l’adjointe, est victime d’un attentat. Des fragments de tapisserie réapparaissent à Drouot. Pénélope est convoquée par le patron du Louvre qui lui confie une mission discrète. Cette semaine-là, Diana, princesse de Galles, et Dodi al-Fayed, disparaissent sous le tunnel du pont de l’Alma. Devant Pénélope éberluée se déroule l’histoire secrète de la Tapisserie. Un mystère qui débute en 1066 et se prolonge jusqu’à ces jours tragiques de 1997. Drôle de trame…

 

Voilà ami(e) polardeux zé deuse. Les millièmes chasses se terminent bientôt. Encore quelques-unes pour faire bonne figure et ensuite place à notre 3e anniversaire.

Et cette fois c’est vous qui allez jouer !

Ces Dame du noir : Papote avec Isabelle Bourdial pour Polar Osny


Bonjour. Isabelle

Il y a quelques temps nous papotions autour du salon du que tu organises à

Osny.  Aussi je voudrais que tu nous parle de ce projet de salon.

Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

IsaOliva2

GVL : Alors Isabelle, d’où viens-tu ?

Du pays vert. Je suis née à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze.

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

A la maison, tout le monde lisait. Les goûts étaient très éclectiques.

 

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Simplement, naturellement. Il y a eu une période, tout de même, où on a dû freiner ma boulimie de livres. Je faisais passer la lecture avant tout le reste.

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

J’ai suivi des études de sciences, Biologie, océanographie, environnement.

GVL :  Ton boulot, vocation ou bien ?

Vocation tardive. J’ai découvert juste à la fin de mes études un métier qui conciliait sciences et lettres. Ô joie! Je suis devenue journaliste scientifique. Plus tard, j’ai bifurqué vers l’histoire des civilisations, toujours en tant que journaliste.
>

GVL Dis moi, Isabelle, pourquoi le polar ?

Ah, le polar! Je suis tombée dedans très tôt, comme Obélix. D’abord avec le roman à énigmes et le roman policier classique, Edgar Alan Poe, Agatha Christie, Exbrayat… Puis j’ai découvert le roman noir, le policier social, le thriller et j’en passe. Je ne lis pas que du polar, loin de là. Mais il m’en faut toujours plusieurs dans ma PAL. C’est vicéral! Et maintenant que je fréquente ces lieux de perdition (dixit mon banquier) que sont les salons, quand je rencontre un auteur, je me précipite sur ses livres pour voir ce qu’il écrit.

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par ans ?

En ce moment, je lis les derniers livres parus des 24 auteurs invités à Polar’Osny. Donc je lis 2 à 3 livres par semaine.

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Papier dans la journée, la nuit je passe au numérique pour lire sous la couette. Autre avantage du numérique: il allège les valises.

po&&

 GVL : Parle-moi du salon.

Comment vous est venue l’idée de le créer?

 Quand j’ai publié mon propre roman policier, l’année dernière, j’ai rencontré l’équipe de la médiathèque de ma ville et on a organisé ensemble un chouette apéro littéraire. Pour le préparer, on a pris plaisir à papoter polar (on ne dira jamais assez l’importance du papotage, n’est-ce pas, Geneviève? Le papotage, c’est essentiel. De grandes idées naissent du papotage. Moi je dis: vive le papotage!). Bref, les bibliothécaires m’ont proposé de plancher avec elles sur un truc plus important. Or, j’avais papoté juste avant avec Lolo, une amie blogueuse et brodeuse, et on faisait le triste constat du faible nombre de salons dédiés au polar dans la région. ça a fait tilt: il fallait créer un salon du polar à Osny! On était tellement enthousiastes, on avait tellement d’idées que le salon est devenu festival.
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GVL : Avez-vous monté une assos. . Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

Non. C’est la médiathèque d’Osny, la MéMO, qui est aux commandes pour le compte de la municipalité. Moi je suis chargée de mission.

 Dans notre dream team: les 2 Stéphanie, Florence et Fati de la MéMO, Cécile à la com d’Osny avec son équipe.

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polar osny

De gauche à droite: Florence, Stéphanie T., Isabelle , Stéphanie D. et Fati. Quatre bibliothécaires de la MéMO et une intruse… sous le regard attentif de Sandrine Collette, cachée dans la photo

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Polar’Osny 

C’est court, les deux mots clé y sont. Et ça se retient facilement. ça a un petit côté cosy (ça se prononce « Polar au nid »).

GVL : Oh oui Polar au Nid, sympa effectivement. Sinon, dis moi…Comment prépare-ton un salon ?

Imagine un tonneau des Danaïdes qui se serait pris des tirs en rafales et serait percé de partout! C’est un boulot sans fin. Car si le salon n’a lieu qu’une journée (le 20 janvier) notre festival, lui, dure 3 semaines (du 6 au 31).  Les tâches sont très variées, depuis la préparation des tables rondes du salon à l’organisation des ateliers d’écriture dans les écoles de la ville, en passant par la distribution des programmes, le montage d’une grosse exposition, l’organisation du prix Osny & Clyde de la plus belle couverture de polar, la promo. En ce moment, je planche avec Cécile sur la préparation d’une seconde expo, Blogs en stock, qui met en avant 12 blogs polardeux.

GVL. Comment cherche-t- on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Avec culot et ténacité, sans forcément aller les chercher très loin. Grâce à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (l’équivalent de la police scientifique pour toute la France) installé à Cergy, nous accueillons l’exposition Les sciences du crime prêtée par le musée de Melun. Le trophée de notre prix Osny & Clyde est créé pour nous et forgé par une école d’Osny, L’IFA Chauvin. On travaille avec l’association Le Labo des histoires, Grand Ouest, pour la partie Ateliers d’écriture. Notre partenaire libraire est la librairie Lettre et Merveilles, à Pontoise.

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GVL : Comment on le finance ?

La MéMO avait un petit budget au départ, et nous pouvions compter sur les infrastructures de la mairie. On a rempli plusieurs demandes de financement. Sachant que les réponses seraient longues à venir, on a conçu un programme à options. Lorsque l’on a su que la région Ile de France nous avait accordé une aide, on a validé certaines options. On espère que la DRAC fera de même… et que le programme s’étoffera encore! On a aussi des sponsors parmi les commerçants locaux. Ils offrent le petit déjeuner et le repas aux auteurs et aux blogueurs participants.
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GVL : L’échéance arrive, comment te sens-tu ?

Fébrile! Je commence à rêver du salon mais pour le moment je ne succombe pas au stress. J’enchaîne les tâches administratives et puis soudain une respiration, un temps de réflexion, une discussion… me remettent à l’esprit le but de tous ces préparatifs et donnent du sens à l’ensemble. Hier, Stéphanie D. de la MéMO et moi avons laissé la paperasse pour interviewer notre invitée d’honneur, Sandrine Collette, et la questionner sur son prochain roman. Jubilatoire! Je suis prête à abattre une forêt pour vivre des moments comme celui-là (on récupèrera le bois pour faire des livres). Cela n’empêche pas les montées d’angoisse. Et si une épidémie de grippe clouait nos 24 auteurs au lit? Si l’exposition était réduite en cendres avant l’ouverture? Mais je me dis que la peur n’ôte pas le danger, et l’angoisse reflue.

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GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Beaucoup d’énergie physique et mentale.  Pour éviter d’être vampirisée et d’y laisser mes forces, je n’ai pas abandonné mes autres activités. Dès que je peux, je poursuis l’écriture d’un second roman, je continue à faire du sport.

GVL : Comment choisi-t- on les auteurs invités ?

Au début de l’aventure, nous rêvions à voix haute en lançant les noms des auteurs que nous aimerions inviter. A chaque fois le nom de Sandrine Collette revenait, comme une évidence. C’était naturel de penser à elle en tant qu’invitée d’honneur.

Nous avons contacté d’autres personnes en faisant en sorte que plusieurs courants de la littérature policière soient représentés, polars historiques avec Jean-Christophe Portes, Jean-Michel Lecocq (mais il a plusieurs cordes à son arc)…, polars « policiers » avec Danielle Thiery, Didier Fossey, Fabrice Pichon…, polars humoristiques avec Stanislas Petrosky, Ciceron Angledroit… thrillers avec François-Xavier Dillard, polar futuriste avec Henri Duboc… polars régionaux avec Jean-Louis Serrano, polar noir avec Armelle Carbonel, polar fantastico-romantique avec Sandrine Roy, etc. Je connaissais certains des auteurs, rencontrés lors de salons. Beaucoup ont accepté de venir. Leur confiance me touche. Des amies blogueuses, Lolo encore, mais aussi Jessica Blet, ont relayé mes demandes auprès d’auteurs en dédicace. D’autres enfin ont eu vent du projet et nous ont contactés directement.

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GVL. Quelle est la logistique à mettre en place ?

Trois sites à aménager pour les manifestations: le forum des arts et des loisirs d’Osny avec un lieu dédié à la conférence de Bob Garcia (sur l’histoire du polar, à ne pas louper!). La MéMO, avec les 2 expos, un thé littéraire et le vote du prix Osny & Clyde (vote en ligne possible, ne vous en privez pas!!). Le château de Grouchy pour un Cluedo grandeur nature qui aura lieu le 13 à 20h. L’inauguration du 6 janvier nécessite aussi quelques aménagements. On a également un plan de communication tentaculaire.
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GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Pose ta semaine, Geneviève. Car là, je ne t’ai dit que le dixième du programme.

 GVL : J’ai posé ma semaine, même deux semaines. Mais je ne serai point disponible car au bout du monde. Mais j’aurai aimé être des vôtres, tu t’en doutes, hein ?

« Oh mais tu seras bien présente! D’abord en ayant participé à la pré-sélection des livres en lice pour le prix O&C, ensuite parce que Collectif Polar figure dans l’expo Blog en stock. Tu ne croyais pas que j’allais te laisser partir… »

GVL : Isabelle…Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Très contente d’assister au retour du thriller géopolitique (mais était-il vraiment parti?). Côté Noir, je regrette parfois une surrenchère de gore, tortures glauquissimes et autres sévices un peu vaine, un soupçon d’acharnement à malmener ses personnages. Faut faire gaffe, quand même. Moi j’ai rencontré un de mes personnages dans la vraie vie, et il s’est vengé à sa manière! Mais c’est affaire de style, de dosage et de goût. Par ailleurs je suis frappée par la grande qualité littéraire de la production polardeuse. A bas les idées reçues!
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GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

Pour rester dans le registre du polar, pas d’écrivain préféré mais de grands auteurs que j’aime beaucoup.

Côté polar classique, Fred Vargas.

Côté Noir, Hervé Le Corre.

Côté « socialthriller », Sandrine Collette, of course!

Des romans récemment lus et appréciés :

De cauchemar et de feu, de Nicolas Lebel (Nicolas, il faut que tu viennes l’année prochaine à Polar’Osny!!!),

La toile aux alouettes de Lou Vernet,

Les loups et l’agneau de Christophe Dubourg,

La fin des mystères, de Scarlett Thomas,

Je suis Pilgrim, de Terry Hayes.

Merci pour ces quelques confidences, Isabelle et bravo pour ce bel investissement envers notre genre littéraire de prédilection.

Et vive Polar’Osny, pardon Polar au Nid

Mais pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon ?

 Avec joie! J’aurai sûrement beaucoup de choses à raconter!

Et moi je te remercie pour ton soutien indéfectible. Cette ITW est très importante, pour nous. L’avenir de Polar’Osny dépendra de la fréquentation du salon, le 20 janvier. Gros enjeu pour moi aussi. Si ça ne marche pas, je me retire en Laponie. Il paraît que le grand Nord réussit aux auteurs de polar 

Vous pouvez chers lecteurs retrouvez plus d’info sur  ICI le site de Polar Osny

La Millième chasse aux livres #60


La Millième chasse aux livres #60

Voici déjà la soixantième

soixante livres déposés ça et là

Là où nos voyages nous ont mené

Mes flingueuses et moi.

Là ou notre passion commune nous entraîne

Là où parfois se déroule un salon du livre.

Ou toutes autres manifestations littéraires


La Millième chasse aux livres #60

By Ge

Surprise !

Et oui je sais, si vous nous suivez, vous deviez vous attendre à retourner à Blaye

Au salon Livres en citadelle

Alors promis, nous y retournerons demain.

Mais, en ce samedi matin nous allons être parisiennes

Oui je vous convie tous et toutes à mon 3e Kawa littéraire

Car c’est là, au milieu de mes lectrices,

Que je lâcherai un bouquin offert par Collectif Polar

Au précédent Kawa, j’avais abandonné Un titre de Sandrine Collette

C’est une nouvelle lectrice, qui venait de nous rejoindre, qui a mis la main dessus.

Depuis elle est revenu me voir à la bibliothèque.

Juste pour me parler de ce livre, juste pour me dire qu’elle ne connaissait pas l’auteur

Qu’elle avait adoré l’écriture mais qu’est ce que l’histoire était noire.

Cependant, ça ne l’a pas empêchée de me demander s’il y avait d’autre titres de Sandrine Collette dans nos rayons.

Vous n’imaginez même pas mon sourire à ce moment là !

De plus, elle m’a demandé si à son tour, elle pouvait le faire circuler

Et le reproposer au groupe de lecture au prochain rendez-vous.

Et bien le prochain RdV c’est demain matin

Samedi 9 décembre de 10h30 à 11h30

à la bibliothèque Parmentier

20 bis avenue Parmentier

Paris 11e

Il y aura sans doute 2 livres abandonnés.

Car de mon coté, je déposerai ce livre :

Exit Music de Ian Rankin

À une semaine de son départ à la retraite, John Rebus enquête sur le meurtre d’un poète russe dissident. Il met au jour les liens qui unissent Cafferty, l’intouchable caïd d’Édimbourg, des oligarques moscovites qui se pavanent en ville, une députée nationaliste du Parlement écossais et une banque d’affaires. Contre l’avis de sa hiérarchie, l’irréductible inspecteur s’obstine… Va-t-il enfin l’emporter contre le monde des nantis et des corrompus et régler ses comptes avant de partir ?

Exit music offre sa plus complète illustration à la thèse centrale qui court sur dix-sept volumes : le crime n’est pas une maladie qui se guérit par injonction d’agents en uniforme ; c’est un cancer, dont l’évolution apparaît à la fois consubstantielle et nécessaire au développement de la société qu’il parasite. On ne combat guère le crime, mais ses effets secondaires. Alexis Brocas, Le Magazine littéraire

Bon ben si vous êtes sur Paris, je vous attends avec patience

Moi je serai au rendez-vous

Forcément j’anime ce Kawa littéraire

Ou sinon à demain pour une nouvelle chasse aux livres

Ge, porte flingue de Collectif Polar

 

Morwenna de Jo Walton


 Le livre Morwenna de Jo Walton. Traduit de l’anglais (Pays de Galles) par Luc Carissimo. Paru le 10/04/2014 chez Denoël dans la collection Lunes d’encre.  (334 p.) ; 21 cm.
4e de couv :

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Ode à la différence, journal intime d’une adolescente qui parle aux fées, Morwenna est aussi une plongée inquiétante dans le folklore gallois. Un roman touchant et bouleversant.

Ce livre a été réédité le 2 mai 2016 en poche chez Gallimard dans la collection Folio SF.   8€20 ; (417 p.) ; 18 x 11 cm

L’auteur : Jo Walton, née le 1 décembre 1964 à Aberdare au Pays de Galles, est une romancière britannique de science-fiction et de fantasy.  Jo Walton vit depuis 2002 au Canada avec son mari et son fils. Elle est l’auteure dune dizaine de romans remarqués. Bien que son roman Tooth and Claw, inédit en français, ait reçu le World Fantasy Award en 2004, il lui a fallu attendre la parution de Morwenna pour rencontrer le succès qu elle mérite.
Extrait :
« Puis, hier, j’ai trouvé la bibliothèque. J’ai obtenu la permission d’y passer le temps quand les filles sont sur le terrain de sport. Soudain, être estropiée commence à sembler un avantage. Ce n’est pas une bibliothèque extraordinaire, mais c’est tellement mieux que rien que je ne me plains pas. J’ai fini tous les livres que mon père m’a prêtés. (Il avait raison pour le roman accompagnant Empire Star, mais Empire Star lui-même est un des meilleurs livres que j’aie jamais lus.) Ici, j’ai trouvé Le Taureau sorti de la mer et un autre Mary Renault dont je n’avais jamais entendu parler, L’Aurige, plus trois romans de SF pour adultes de C. S. Lewis. Les murs de la bibliothèque sont recouverts de boiseries et les chaises sont en vieux cuir craquelé. Jusqu’ici elle semble désertée par tout le monde sauf moi et la bibliothécaire, Miss Carroll, avec qui je suis scrupuleusement polie.
Je vais avoir l’occasion de tenir mon journal intime. Une des pires choses, ici, c’est qu’il est impossible d’être tranquille et que les gens vous demandent tout le temps ce que vous faites. « J’écris un poème » ou « Je tiens mon journal » serait le baiser de la mort. Au bout de quelques jours, j’ai renoncé à essayer, même si j’en avais vraiment envie. Elles me trouvent déjà bizarre. Je dors dans un dortoir avec onze autres filles. Je ne suis même pas seule dans la salle de bains — il n’y a de portes ni aux toilettes ni aux douches, et bien sûr elles trouvent que l’humour scatologique est le comble de l’esprit. »

Le post-it du bibliothécaire

A 15 ans, Morwenna Phelps perd sa soeur jumelle dans un accident de voiture qui la laisse handicapée. Soupçonnant sa mère, une femme à moitié folle adepte de magie noire, elle se réfugie chez son père qui la place en pensionnat. Mais elle ne parvient pas à se libérer tout à fait des secrets qui entourent sa famille et puise du réconfort dans le pouvoir des livres.

Prix Hugo du meilleur roman 2012, Prix Nebula du meilleur roman 2011 et Prix British Fantasy du meilleur roman 2012… On ne peut pas dire que ce roman soit passé inaperçu dans le petit monde de la science-fiction !

Rédigé sous forme de journal intime, le récit retrace une période difficile de la vie de Morwenna, 15 ans, victime d’un accident qui a tué sa sœur jumelle et l’a laissé estropiée.

C’est par les livres et un peu de magie (Morwenna parle au Fées) que la jeune fille va parvenir à s’épanouir.

Jo Walton nous livre ici un magnifique portrait d’une adolescente différente, personnage fascinant dont on adore lire les confidences, et partager son regard sur le monde. C’est aussi une véritable déclaration d’amour aux livres et à tous ceux qui nous aident à les découvrir (notamment un hommage magnifique fait aux bibliothèques…)

 

J’ai lu ce titre dans le cadre du challenge  Printemps Elfique 2017 sur le blog de Stelphique

Mon Féérique Blog 

 

Ces dames du Noir 11 : Conversation avec Perrine Savary (2)


Ces dames du Noir 11 : Conversation avec Perrine Savary (2) parrinee

Suite de notre conversation avec Perrine Savary

Sinon, pour retrouver notre premier échanges c’est …

Ici pour le 1er

Rappelez-vous ! Nous en étions restés là !

GVL : Ok, comment tu estimes ton projet de financement. Sur quels critères ?

Tu as donc un plan d’attaque, tu sais de quoi va être fait le programme de ton week-end ?

As-tu des obligations ? Travailler avec les écoles, les partenaires…

D’ailleurs quels sont tes partenaires ?

PS : Alors pour le financement la règle numéro un c’était quoi qu’il arrive rémunérer les auteurs et soigner leur accueil, et la communication.

Ensuite nous avançons avec plusieurs scénarios et on adapte en fonction des financements.

Bon le boulot m’appelle !

Faut que je te laisse, on reprend plus tard et je te réponds après.

GVL : Pas de souci. On reprend quand tu veux quand tu peux !

 

Perrine  revient vers moi, et alors nous reprenons notre conversation là où nous l’avions laissée la veille.

Je lui posais la question sur le financement du salon.

 

Pour les financements, c’est majoritairement la commune qui prend en charge, mais nous avons également des subventions publiques et du mécénat privé. L’accès au festival et les animations sont volontairement gratuites.

Pour la programmation, une fois qu’on avait la « formule » animations, tables rondes, interventions et rémunérations des auteurs », on s’est attaqué aux choix des thématiques des tables rondes.

On essaye de diversifier les sujets, généralement nos lectures nous donnent des idées. Parfois l’envie d’inviter un auteur en particulier déclenche une thématique, mais la plupart du temps c’est la thématique qui débouche sur le choix des auteurs.

Nous ne choisissons que des auteurs édités, qui ont une parution récente (2016-2017 pour cette édition voire fin 2015).

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Et bien sûr on se renseigne avant pour être sûrs qu’ils sont à l’aise en intervention, car écrire et intervenir sur un sujet n’est pas le même exercice !

Après seulement je décroche mon téléphone (tu vois je le décroche tard !) et d’ailleurs je dégaine plutôt le mail ou Facebook.

Et on construit comme ça le contenu des thématiques !

Pour les partenaires ce n’est pas une obligation en soi, mais c’est dans la culture de notre ville de travailler en réseau. Toutes les structures travaillent quasiment systématiquement ensemble, à petite ou grande échelle selon les projets. Nous sommes persuadés que le meilleur moyen de réussir c’est de mettre en commun nos compétences et de se soutenir les uns les autres en croisant nos publics. (Ça fait presque gnangnan mais ça fonctionne vraiment !)

C’est grâce à toutes les actions de médiation en amont avec les partenaires que nous touchons des publics qui spontanément ne viendraient pas à une manifestation littéraire.

Pour la (longue) liste de partenaires nous avons donc le centre socioculturel, le centre d’animation (y compris le projet jeunes et les Temps d’Activités Périscolaires), la ludothèque, les parents d’élèves, les écoles, les collèges, un lycée, l’Institut Médico Educatif, le réseau des bibliothèques de Caen la mer, la bibliothèque départementale, des bénévoles habitant fleury ou non, une association locale aussi l’UFAC qui propose des spectacles… et puis on est ouverts à plein d’autres (je ne reparle pas de Zonelivre ou de Fondu au noir mais ils comptent bien sûr énormément !)

En fait le festival c’est un vrai projet collaboratif, sans toutes ces initiatives on ne pourrait vraiment rien faire.

Et l’avantage c’est qu’ils n’ont pas tous un lien avec le livre, ils ont donc un regard très intéressant sur ce qu’on fait, ça nous permet de prendre du recul régulièrement.

Voilà euh j’espère avoir répondu ^^

Sinon après une fois la programmation établie (on en est là) il reste le budget à défendre et à tenir pour autant que possible arriver au scénario haut, la communication, la logistique, l’administratif (je suppose que ça ne surprendra personne si je dis que les auteurs et la paperasse ne font pas toujours bon ménage ^^ c’est une lutte de tous les instants !)

Ces aspects là sont nettement moins drôles il faut l’avouer, mais trouver comment loger, nourrir 40 auteurs sans en intoxiquer un allergique à la cacahuète c’est un défi que j’aime relever !

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GVL : Whaou t’es une nana super organisée

Visiblement tu t’éclates à faire tout cela ?

Racontes nous une peu dans quel état tu es avant le festival ? Ensuite pendant… Enfin après

PS :

Oh oui j’adore mon boulot ! Alors chronologiquement d’avril à mai je suis surexcitée, les idées fusent à cent à l’heure, On échange avec tout le monde, c’est très stimulant de voir le projet sortir de terre. De l’avis de mes collègues c’est une période où je suis dure à suivre parce que les choses bougent très vite et j’ai de nouvelles infos toutes les cinq minutes. En juin je suis moins enthousiaste, c’est la période dossiers de subventions. De juin à septembre je suis plutôt calme, Et après je commence à stresser ! A partir de décembre je suis intenable, entre excitation et angoisse. Et en février je suis une pile électrique ! Pour la première édition je n’ai rien vu passer, J’ai l’impression d’avoir couru un marathon et de ne pas avoir profité des auteurs en dehors du samedi soir. Cette année je me suis donné pour objectif de passer plus de temps avec eux et si possible de voir une ou deux conférences ! Et après j’ai ce qu’Ingrid desjours a appelé le « blues post festival » accompagné de la phase de bilan !

Et bien ça te fait une sacrée année tout cela ! Et tu arrives à gérer ? Ça et le reste ?

Globalement j’ai l’impression. J’ai une équipe de choc sur qui je peux me reposer au boulot, Et un mari en or qui me soutient et gère mes enfants quand je ne suis pas dispo. Le plus dur c’est de décrocher, Ça je n’y arrive pas. Je suis branchée en permanence sur mon ordi ou mon portable et la plupart du temps quand je ne suis pas sur écran j’ai un polar dans les mains ! Mais je travaille là-dessus !

Ça je le comprends, le boulot à la maison c’est mon quotidien. Même et surtout le week-end ou encore les vacances. Ca va être dur de t’en défaire.

Mon plus gros défaut c’est que dès qu’un projet me paraît intéressant je fonce, du coup je me retrouve parfois avec beaucoup de choses en même temps. En ce moment par exemple je prépare le festival plus les tâches de la bibliothèque, mais on a aussi une rencontre d’auteur en septembre, Et une avec Olivier truc en novembre (la veille d’un concours que je passe), Et nous devons attaquer la programmation de la bibliothèque pour 2017…

Je ne pense pas que j’arriverai un jour à me tenir aux horaires de boulot, je crois que c’est impossible pour une bibliothécaire en fait !

Je me plains de mon programme de rentrée mais le tiens est pas mal non plus, punaise !

Je crois que je m’ennuierai si c’était plus calme Je suis une hyperactive refoulée ! Ou pas refoulée je ne sais pas…

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GVL : Dis moi, tu me donneras les dates des rencontres, toutes les rencontres pour que je relais les infos sur notre page comité polar ?

Mais je n’y manquerai pas ! Nous avons déjà annoncé le prix jeunesse avec les auteurs qui seront présents. Il ne me manque que deux confirmations et nous travaillons sur les intitulés des conférences. Si tout va bien d’ici la fin du mois vous saurez tout ! Nous essayons de communiquer assez tôt, Je trouve ça frustrant d’attendre le programme pour savoir si je me déplace ou pas sur un salon.

 

GVL : Et toi qui croyais t’ennuyer en bibliothèque.

Oui comme quoi il y a des idées reçues tenaces, On me demande encore souvent si à la bibliothèque je lis toute la journée !

GVL : Et oui, souvent aussi on me dit, tu as de la chance, tu es payée pour lire toute la journée.

Dis-moi, y-at-il encore des choses que je devrais connaitre sur toi ?

Perrine : Oh probablement plein de choses inavouables, mais je pense que c’est déjà pas mal ! Tu as de quoi faire quelques chapitres de ma biographie !

GVL : J’ai quand même une question !

Vas y je t’écoute.

Ok je te la pose et tu réponds dans le 3e opus de cet entretien !

Ok

Comment ce projet de festival est né ? Et te serais tu cru capable un jour de mettre tout ça en œuvre ?

Bon ben Perrine répondra à cette question et sans doute à d’autres la prochaine fois.

Alors à très vite !

Et voici les coordonnées du festival pour tous les renseignements complémentaires.

Bloody.fleurysurorne.fr

Bloody Fleury

Festival du polar à Fleury-sur-Orne

bloody.fleurysurorne.fr

Et la page Facebook

Aussi

https://www.facebook.com/bloodyfleury/

Ces Dames du noir : entretien entre une bibliothécaire et une autre bibliothécaire Perrine Savary (1)


 

Voilà ça a commencé comme cela par un simple Message Privé.

Perrine m’envoie le programme de son prochain salon polar « Bloody Fleury »  et me demande :

« -Juste pour le plaisir de partager en avant première avec une collègue !

Tu me diras ce que tu en penses ^^…

Notamment sur les intitulés des tables rondes ce sont des premiers jets je vais travailler encore dessus »

Et nous avons commencer à discuter. Il est parfait son programme, j’ai pas grand chose à lui apporter à la petite ( je dis petite mais n’y voyez pas une quelconque mépris de ma part, non c’est affectueux, c’est tout). Quelques intitulés à revoir, version percutant, c’est tout !


perrineGVL : Mais dis donc, Perrine !

Il va falloir quand même que tu trouves le temps de me raconter tout cela. Comment on monte un tel événement. Comment on arrive à concilier vie de la bib avec un festival à préparer !

Perrine  Savary : Quand tu veux ! Par téléphone si tu veux, je n’ai malheureusement pas spécialement l’occasion d’aller à Paris prochainement

GVL : Par écrit quand tu pourras !

Perrine S. : Si tu veux j’ai une bonne demie heure ^^

GVL : Là maintenant ?

Ben il te faut te présenter.

Comment tu es devenue bibliothécaire. Quelles études ?

Tu as choisi ce job par défaut ou par passion ou encore… ?

Ensuite où as tu travaillé ?

PS : Ah mais c’est carrément un interview que tu veux ! Ok allons y. Alors j’ai 30 ans, je travaille à la bibliothèque de Fleury-sur-Orne depuis 6 ans, et je suis coordinatrice du festival. Avant de nous lancer dans le projet j’aimais les thrillers et je lisais assez peu de romans noir, après deux ans à travailler sur le polar je suis maintenant noir noir !

GVL : Etre une dame du noir ça se mérite lol ! Tu crois quoi ! 

A quoi consiste ton job ?

Mais avant Fleury ?

PS : Mon job c’est en fait plusieurs job en même temps. Je suis bibliothécaire, je m’occupe de gérer le programme d’animations, le budget, les acquisitions et la communication, avec mes deux collègues. Je travaille également à la construction du réseau lecture publique de Caen la Mer dont nous faisons partie, cela consiste à échanger avec nos collègues de l’agglomération afin d’améliorer nos services, d’échanger nos pratiques, de monter des projets ensemble. J’accueille aussi du public et ponctuellement des classes, et il m’arrive encore parfois de ranger, de faire des animations et des activités périscolaires aussi !

 Avant Fleury j’ai travaillé à la bibliothèque de Caen ou j’ai effectué une vacation ou je nettoyais la base autorité auteurs (passionnant !)

GVL :  » la base autorité auteurs », je ne comprends pas. Enfin si, mais mes lecteurs, c’est du jargon pro pour eux !

PS : Comme je les comprends !

Cela consiste à enlever les doublons afin que lorsque l’on fait une recherche sur le catalogue de la bibliothèque tous les livres du même auteurs soient « rangés » au même endroit et sortent ensemble dans les résultats

GVL : Avant quand tu étais étudiante , ou avant d’être à Fleury.

Juste avant j’ai eu un bébé, et avant j’ai travaillé un peu au Havre, d’abord sur des vacations au service public, ensuite sur un remplacement de congé maternité.

Et avant j’ai fais un DUT métiers du livre et de la communication et une licence pro en communication

GVL : Tu m’as dit lire du thriller. Mais comment tu es venue à lire des polars ?

Et puis qu’elle était la place du livre dans ton milieu famillial ?

D’ailleurs qu’elle était ton milieu familial ? Si c’est pas trop indiscret !

PS : Alors dans l’ordre inverse, mon milieu familial. Ma mère est fonctionnaire, elle a fait des études et adore lire, mais pas forcément du policier, plutôt de la fantasy, des essais ou des documentaires, notamment tout ce qui touche à la psychologie. Mon père lui est commercial et n’a pas fait d’études, il ne lisais pas jusqu’à il y a peu en fait, il s’est d’ailleurs mis au noir lui aussi. Mes parents sont divorcés et mon père à été marié à une femme qui dévorait les livres. Enfant j’allais à la bibliothèque toutes les semaines, et je dévorais !

GVL : Quand tu t’es destinée au DUT métier du livre tu savais avant que tu voulais travailler en bibliothèque ?

Mais comment le polar ou le thriller si tu préfère est rentré dans ta vie ?

PS : Très rapidement j’ai donc compris que les livres feraient partie de ma vie, et c’est naturellement que j’ai suivi la filière L. Quand je suis arrivée en DUT je ne voulais surtout pas être bibliothécaire, je voulais être dans l’édition.

Je pensais qu’on s’ennuyait en bibliothèque.

J’ai toujours eu tendance à lire un peu de tout, par curiosité surtout.

Je suis venue au polar spécifiquement lorsque l’on m’a demandé de travailler sur un projet de salon du livre. Je me suis posée la question de quel genre intéressait le plus mes lecteurs.

GVL : Tu ne lisais pas de romans policiers avant de penser au salon ???

PS: Et en creusant la question je me suis rendue compte que le polar avait énormément d’amateurs, de profils très variés. Ce n’est pas par choix personnel que l’on s’est orienté vers ce genre mais vraiment parce que les lecteurs nous ont mis sur la voix.

MAis !

J’en lisais si !

Mais je ne lisais pas que ça !

Alors que depuis deux ans je ne lis rien d’autre

GVL : Hahaha ! on dirait moi ! lol

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PS : D’ailleurs les lecteurs nous l’ont fait remarqué ! Il paraît qu’il y a beaucoup de noir dans nos acquisitions ces derniers temps je ne comprends pas pourquoi ? ^^

Mais bref je lisais du thriller donc avec notamment Karine Giebel dont j’ai dévoré tous les romans (avec un gros bémol sur les deux derniers).

GVL : Je me souviens, il y a 2 ans, tu « tripais  » les auteurs comme Karine Giebel, Ingrid Desjours….

Tu en es revenue ?

PS : Oui, j’aime toujours Ingrid d’ailleurs, j’attends avec impatience le prochain, mais globalement sur les thrillers je commence à voir plus facilement les ficelles, à trouver ça trop facile, sauf quand les personnages sont vraiment réussis

GVL : C’est des rencontres qui ont influencé tes choix ? Choix de lectures, choix d’auteurs ?

Oui énormément, quand on a commencé à parler du festival, j’ai contacté par hasard Sophie Peugnez qui écris dans le côté caen sans savoir qu’elle étais spécialisée polar (aujourd’hui je me demande comment j’ai pu rater une info pareille !)

On a tout de suite énormément sympathisé et échangé et elle m’a contaminée à la vitesse de la lumière !

Depuis je suis les conseils de Zonelivre et suis rarement déçue.

Et en cherchant des animations je suis tombée sur les docteurs polar, c’est comme cela que j’ai rencontré les « Fondu au noir » et Caroline, qui m’a elle plus convertie au roman noir d’ailleurs.

Enfin j’ai commencé avec le festival à travailler avec la librairie Eureka Street, et j’ai ainsi fait connaissance de Pierre Thomine, qui est (avec Bénédicte bien sûr), devenu mon libraire préféré ! Lui aussi est plus roman noir, je suppose que ça a joué aussi sur les découvertes

GVL : Fais gaffe tu vas devenir dinguo, ça fait 25 ans que je suis les conseilles de spécialistes et je ne m’en suis pas remise.

PS : J’ai bien peur d’être sur une pente glissante oui !

GVL :Tu n’as pas peur avec le temps de devenir trop élitiste ?

Ne plus avoir un regard de profane et choisir pour le plus grand nombre de lecteurs

J’adore ce que font les fondus au noir mais je les trouve trop exigeants parfois avec certains auteurs, avec certains titres !

PS : Je ne trouve pas que le roman noir soit spécialement élitiste personnellement. Il y en a bien sûr mais quand je lis du Cloé Mehdi ou du Benoît Severac par exemple je ne trouve vraiment pas que ce soit élitiste. Et dans le cas du festival je fais très attention à ne pas sélectionner uniquement des auteurs que j’aime.

GVL : Tu fais un vrai travail de bibliothécaire en sommes !

Et pour Cloé et Benoît je suis d’accord avec toi, j’ai adoré leur derniers bouquins.bsbscaclohe 

Tu sélectionnes mais tu penses à tous tes publics, tous tes différents publics.

PS : C’est exactement ça

et je suis très très vigilante à ne pas enfermer la programmation dans un style

GVL : C’est tout à ton honneur.

PS : Pour cela je visite d’autres festivals et je suis différents blogs (dont le tien bien sûr), cela me permet de dénicher des pépites même dans des genres que je n’affectionne pas particulièrement. Et je fais confiance aux lecteurs

GVL : Même avec les fôtes d’ortografe ?

PS : Même ^^ j’ai même tendance à en faire de plus en plus, je crois que mes neurones grillent avec les réseaux sociaux

GVL : Oui il est important de rester un simple lecteur même si c’est un grand lecteur § Ou lectrice pour nous !

PS : Par exemple pour le choix des auteurs qui parleront de la thématique « jusqu’où faut-il aller dans l’horreur », j’ai invité David Coulon et Gilles Caillot, mais je leur ai dit que je n’avais pas pu lire leurs livres. L’horreur me fiche la trouille !

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Par contre j’ai des retours de lecteurs, de blogueurs et de bibliothécaires qui m’ont aidé à les choisir !

GVL !: Le premier de David est un roman noir !

PS : Je t’avoue que ma PAL est tellement monstrueuse que je me concentre sur les derniers ! ^^ mais je vais regarder ça de plus prêt !

GVL : Oui toujours être à l’écoute et avoir la curiosité affûtée !

c’est la clé je crois !

Oui il nous faut aussi se faire une opinion par nous même.

Mais les retours de lecteurs c’est un bon moyen de voir ce qui a la cote ou pas !

Comme diversifié les sources !

C’est toi qui as choisi de monter un festival, ou ça vient d’une volonté d’un elu par exemple ?

11053119_1465249507101841_2990665066206793785_nPS : C’est le maire qui a souhaité monter un festival

L’idée du polar vient de moi

GVL : Alors comment on s’y prends pour monter un tel projet ?

PS : Par quoi commence-t-on quand on part de rien sauf de ses connaissance de l’édition?

Des envies

GVL : Des envies ?

PS : De celles du public d’abord, Et de celles des structures du territoire

GVL : Concraitement tu fais une sorte de sondage ?

PS : On ne voulait rien imposer aux partenaires du coup on s’est réunis autour d’une table et on a expliqué ce qu’on avait envie de faire. Chacun ensuite a donné ses idées

En même temps nous avons fais le tour de plusieurs salons pour s’inspirer

Les quais du polar ont été une source d’inspiration

GVL : QDP, tu m’étonnes !

Et une fois que tu as défini le contexte, tu décroches ton teléphone et c’est parti ?

PS : Ouh la non après nous avons rencontré des structures qui pourraient nous financer

Drac, région, crl, bdp, cnl…

GVL : Ok, comment tu estimes ton projet de financement. Sur quels critères ?

Tu as donc un plan d’attaque, tu sais de quoi va être fait le programme de ton week end ?

As-tu des obligations ? travailler avec les écoles, les partenaires….

D’ailleurs quels sont tes partenaires ?

PS : Alors pour le financement la règle numéro un c’était quoi qu’il arrive rémunérer les auteurs et soigner leur accueil, Et la communication

Ensuite nous avançons avec plusieurs scénarios et on adapte en fonction des financements.

Bon le boulot m’appelle

Faut que je te laisse, on reprend plus tard et je te réponds après

GVL : Pas de souci. On reprend quand tu veux quand tu peux !

Et merci déjà pour tout ça !

Tu l’as compris je veux tout savoir.

Belle fin de journée à toi !

Voilà ça à débuter comme cela. Mais c’est pas fini. On retrouve Perrine très vite pour la suite de cette conversation passionnante.

En attendant je vous laisse avec les coordonnées du salon Bloody Fleury…

Bloody Fleury

Festival du polar à Fleury-sur-Orne

bloody.fleurysurorne.fr

Et la page Facebook

Aussi

https://www.facebook.com/bloodyfleury/

Et pour vous faire patienter avant le prochain salon , Perrine vous propose un belle rencontre à Fleury sur Orne. Si vous êtes dans le coin mercredi prochain

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Le comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris : qu’est que c’est ?


On m’a souvent posé la question. Le comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris : qu’est que c’est ? Et bien aujourd’hui je tente d’y répondre.

Le comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris est un collectif de veille et d’analyse.

Les collectifs de veille et d’analyse évaluent les documents de la production éditoriale de leur secteur thématique pour les bibliothèques du réseau de la Ville de Paris. Ils proposent des sélections et apportent leurs conseils aux acquisitions des établissements.

Le collectif LIPO, LIttératures POlicières, est constitué de membres, tous bibliothécaires, passionnés par la littérature policière. Ils suivent l‘actualité éditoriale du domaine policier constituée principalement de romans et de quelques rares essais.

Et les réunions du Comité Littératures Policières sont le mardi matin,toutes les deux semaines.

Nous travaillons à partir de la base bibliographique Electre. Un titre qui ne sera pas référencé dans Electre ne sera pas vu par les collectifs. Donc pas traité.

 

La sélection des romans policiers dans les bibliothèques de la Ville de Paris

Le réseau des bibliothèques et médiathèques de la Ville de Paris est un réseau unique en France de par le nombre d’établissements (60), l’ancienneté mais aussi la taille de ses collections (nombre d’exemplaires et de titres). L’importance et l’originalité de ce réseau nécessitent un fonctionnement particulier au niveau de la sélection des ouvrages.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la démarche du comité de lecture polar. En effet ce comité a pour mission d’une part de répertorier l’ensemble de la production éditoriale « romans policiers » et d’autre part de sélectionner bimensuellement un certain nombre de titres qui sont proposés à l’ensemble des établissements du réseau parisien. Sélection à partir de laquelle les bibliothèques effectuent leurs commandes. Chaque ouvrage fait l’objet d’une analyse critique.

La production dans le domaine du roman policier est de plus en plus importante. Chaque maison d’édition a désormais sa collection policière et nombreux sont les éditeurs, essentiellement régionaux, qui ne publient que du policier. L’objectif du collectif est de sélectionner les romans qui lui ont paru les meilleurs tout en prenant en compte la grande diversité éditoriale de ce genre. Il lui faut essayer de ne pas succomber aux modes et aux engouements qui font que l’on publie tout et n’importe quoi dans les domaines qui ont du succès (policier nordique, ésotérique, histoires de tueurs en série etc.) tout en ne perdant pas de vue que les titres sélectionnés sont destinés à des collections construites pour le public.

Si l’essentiel du travail et de la sélection se font sur des titres inédits il nous paraît toutefois important de signaler, en les passant sur Liste ou en les recommandant simplement, certaines rééditions. Soit parce que ce sont de nouvelles traductions (les premières traductions de certains livres étant parfois très limites) ; soit parce que ce sont des éditions d’œuvres complètes qui reprennent des titres qui ne sont souvent plus disponibles depuis longtemps.

 

Le comité de lecture polar des bibliothèque de la ville de Paris s’efforce de lire un maximum de 1e roman. Le travail de découverte est un des axes de notre travail qui est sans doute le plus gratifiant.

Aussi pour effectuer celui-ci nous disposons d’un service d’offices.

Malheureusement souvent les offices que nous demandons ne nous sont pas fournis, par nos libraires prestataires, quand il s’agit de petites maisons d’éditions.

Dans ce cas, il nous arrive de demander des services de presse (SP) aux éditeurs en question.

Pour autant, un SP ne signifie pas un achat en bibliothèque. Seul les romans policiers qui nous semblerons les meilleurs, sortant du lot, ceux qui nous aurons surpris, étonnés ,questionnés se verront proposés pour achat aux 60 bibliothèques parisiennes. Nous sommes l’outil de sélection de ces dernières.

Voilà donc défini la mission première du comité polar.

Mais depuis la rentrée 2012-2013, celui ci propose aussi un certains nombres d’autres activités.

-Présence sur les salons et festivals pour mieux percevoir les tendances qui se dégagent dans notre domaine de prédilection.

-Participations à des débats et des colloques.

-Publications de bibliographie à destinations du public des bibliothèques parisiennes et au-delà.

-Mise en place de rencontres ou de débats autour du polar dans les établissements parisiens.

-Présence sur les réseaux sociaux. Page facebook très active.

Voilà, vous savez tout sur mon activité autour du comité de lecture polar. C’est une des parties de mon boulot. 20% environ de mon temps de travail. Bien plus en réalité sur mon temps personnel.

Du reste, j’aurai aimé un blog pour notre comité de lecture; le projet a été déposé il y a plusieurs années déjà. Mais le blog n’ayant toujours pas vu le jour, j’ai créé le mien, mais vous le connaissez non ? Mais si Collectif Polar : Chronique de Nuit

Vous l’aurez compris, pour ce job, je suis obligée de travailler avec la base de donnée bibliographique Electre. Aussi, si votre polar n’est pas référencé dans cette base bibliographique, je ne le lirai pas. Je le regrette, mais mon temps n’est pas extensible.

Normalement, le référencement dans Electre est gratuit, c’est à vous mais surtout à votre éditeur, même si c’est une petite maison d’édition, de prendre contacte avec Electre et de proposer vos titres afin qu’il les enregistre

Pour nos amis auto-édités c’est sans doute un peu plus compliqué. Quoique certains d’entre vous êtes étiquetés sur cette base bibliographique.

Et  là, je voudrais pousser un petit coup de gueule.

Car, non, je n’ai rien contre l’autoédition, comme le prétendent certains.  Je ne suis pas, enfin je crois, le suppôt des éditeurs patentés. Pour autant, je ne ferai pas les démarches administratives à votre place. A vous de mettre tout en place pour vous faire connaître auprès des libraires et des bibliothécaires.

Je n’ai pas d’actions chez Electre, je trouve même qu’ils font payer leurs services un peu chers aux médiathèques et aux librairies qui souhaitent travailler avec cet outil. Mais c’est un outil précieux et utile à notre travail. Et puis, je n’ai pas le choix, pour mon boulot, je travaille avec les outils que me fournit mon employeur.

Encore une fois je le répète, dans le cadre de mes lectures, je préfère faire d’une pierre deux coups. Et pour moi et pour le comité de lecture. Mon temps de lecture se fait uniquement sur mon temps perso de repos et… Mon temps aussi est précieux !

Allez, j’y retourne, j’ai encore 5-6 romans à lire pour mardi prochain.

Bonne lecture à vous aussi.

 

Ces dames du noir 10 : Dialogue entre bibliothécaires


CONVERSATION ENTRE UNE BIBLIOTHÉCAIRE ET UNE AUTRE BIBLIOTHÉCAIRE.

J’ai la chance aujourd’hui d’accueillir une bibliothécaire qui se démène dans sa petite ville pour faire vivre sa bibliothèque.

Surtout qu’au printemps dernier celle-ci a été inondée lors de la grande crue de la Seine.

Mais Florence Couvreur Neu n’est pas femme à se laisser abattre. Elle s’est retroussé les manches et tout est reparti.

Allez, je vous laisse la découvrir.

  floGVL :  Bonjour Florence, pourrais-tu te présenter brièvement.

Florence : 49 ans – bibliothécaire – 1 homme, 1 fils, 1 chat

GVL OK et doù viens-tu ?

FCN : Seine et Marnaise pur jus de betterave ! mais avec un morceau de mon cœur à Noirmoutier

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

FCN : Importante ! Tout le monde lit, beaucoup et dans la variété

GVL Et…  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

C’était naturel et ça le reste. Les livres font partie du quotidien

GVL :   Qu’elle a été ta formation ?

Etudes de lettres + CAFB Jeunesse. Un détour par une boite d’informatique pour bibliothèque pendant 5 ans…+ une formation continue INSET/INET

GVL : pour les non initiés le CAFB c’est « Le Certificat d’aptitude aux fonctions de bibliothécaire », C’était un diplôme professionnel d’État, délivré par le ministre de l’Éducation nationale et accessible aux bacheliers. le diplôme vise à sanctionner « la formation professionnelle des candidats qui se destinent à la gestion des bibliothèques de moyenne importance. Le CAFB n’a pas survécu aux grandes réformes statutaires de l’après-décentralisation. Il n’en a pas moins joué un rôle historique dans la professionnalisation des bibliothécaires français.

Heu INET, INSET , kézako ?

FCN : INET c’estun institut du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFP), et sa mission est de former les cadres de direction des grandes collectivités …Les INSET : Instituts nationaux spécialisés d’études territoriales. L’institut national des études territoriales est une grande école du service public.

GVL : Merci pour ces précisions…Bon revenant à toi Florence. Ton boulot, vocation ou bien ?

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Florence et ses collègues sauvant ce qui peut l’être lors de l’inondation de la bibliothèque de Nemours

FCN  : Vocation pas de doute.

GVL : Bon ok, il n’y a pas de doute là  ! Alors pourquoi le polar ?

Parce qu’il y a TOUT dedans


GVL Et, tu lis tous les jours du polar ? 

FCN : Non. D’ailleurs je ne lis plus assez hélas. Je lis de tout même si polar, BD et fantasy sont mes hits

GVL Du coup… Combien par semaine, par moi, par ans.

FCN : Finalement, je lis entre 30 et 50 livres par an sans compter BD et livres pour enfants

GVL : Dis moi Florence, comment on décide de devenir bibliothécaire ?

FCN : Pur hasard (merci les filles !) et c’est devenu évident dès le premier jour de cours au CAFB

GVL :   Qu’est-ce que tu préfères dans ton métier

FCN : L’Eclectisme

GVL : Tiens oui…moi je dis souvent « curiosité » 

FCN : C’est, aussi,  un mot qui définie bien notre métier

 

GVL : Bon, Florence, que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

FCN : C’est super : riche, de qualité, varié, abondant (trop ?). Ce n’est plus du tout un « mauvais genre »

GVL : J’aime te l’entendre dire ! 

Maintenant …Ton écrivain préféré et cinq romans que tu nous conseilles !

FCN : Écrivain de polar préféré ? Joker y’en a tellement et 5 titres, difficile de choisir, donc les 1ers qui me viennent :

Nécropolis de Lieberman. La glace noire de Connelly. Tatouage de Montalban.

Les 10/18 grands détectives (presque tous ! Je triche ? Naaan),

L’affaire du pendu de Aspe…

Et des tas d’autres…

floNew York, la «cité des morts», regorge de crimes atroces et de fous dangereux. Paul Konig, médecin légiste, règne sur une morgue où défilent cadavres, enquêteurs et familles en deuil. Autopsiant, disséquant, analysant chaque indice sur les macabres dépouilles qui lui sont confiées, il observe la terreur qui baigne la ville… Une ville dans laquelle sa fille, Lolly, a mystérieusement disparu depuis quelques mois.

«On amène des civières; on sort des sacs de grosse toile. La «tournée du boucher», comme disent les flics.»

Herbert Lieberman atteint le sommet du roman noir – âmes sensibles s’abstenir. Auteur de nombreux polars publiés en Points, Herbert Lieberman obtient le Grand Prix de littérature policière en 1978, pour Nécropolis.

 

floDans la chambre de motel où l’officier des Narcotics, Cal Moore, est retrouvé mort, l’inspecteur du LAPD Harry Bosch se fait éconduire par sa hiérarchie : l’homme s’est suicidé, affaire classée. Mais Bosch n’y croit pas une seconde : certes, les faits sont bel et bien là mais, pour l’inspecteur, seul le lien entre eux compte. Détail troublant, on découvre dans la voiture de Moore un mot que celui-ci lui a clairement destiné. Et les choses se corsent rapidement : Harry Bosch se retrouve face à des meurtres liés à un trafic de drogue qui court d’Hollywood Boulevard jusqu’à de lugubres contre-allées au sud de la frontière avec le Mexique. Se noue alors un dialogue fascinant entre Moore et Bosch, avec pour fil conducteur la «glace noire», une drogue nouvelle et très recherchée. Bosch comprend vite qu’il risque gros.

«Ils t’ont parlé de la black ice, la glace noire ?»

Né en 1957, Michael Connelly, maître incontesté du polar américain, est notamment l’auteur du Poète et de Créance de sang, porté à l’écran par Clint Eastwood. Avec ce deuxième ouvrage, Michael Connelly confirme le talent qui lui a valu le prestigieux Edgar du premier roman policier pour Les Égouts de Los Angeles.

floLe noyé est sans visage : les poissons le lui ont dévoré. Seul signe distinctif, ce tatouage : «Né pour révolutionner l’enfer.» La phrase sonne comme un avertissement. Le détective Pepe Carvalho aurait dû y prendre garde. À la recherche de l’identité du cadavre anonyme, son enquête le mène des rues de Barcelone au quartier rouge d’Amsterdam… où il va peu à peu comprendre le sens du message.

Né en 1939 à Barcelone et mort en 2003, Manuel Vázquez Montalbán fut journaliste, critique gastronomique, poète, essayiste et romancier. Tatouage est la première aventure du détective catalan Pepe Carvalho ; ce dernier apparaît dans une vingtaine de romans

«Quand il n’était encore qu’un poète admirateur d’Ezra Pound et de T. S. Eliot, Manuel Vázquez Montalbán fit un jour le pari d’écrire en quinze jours un polar à l’américaine. Pari gagné : la première aventure de Pépé Carvalho venait de naître. C’est aussi la plus simple et la plus belle. Parce qu’il tire son nom d’une vieille complainte de marin et qu’il nous parle d’un jeune homme mort d’avoir tatoué sur son dos « Né pour révolutionner l’enfer », Tatouage fait planer un peu de Stevenson sur Barcelone. Superbe.» Patrick Raynal, Le Monde

floLa canicule qui s’abat sur Bruges invite ses habitants au farniente. Même le commissaire Van In et sa compagne Hannelore, juge d’instruction de son état, aspirent au repos. La découverte d’un carnage dans une villa des quartiers huppés va bousculer leurs plans. Une mère et ses deux enfants ont été sauvagement assassinés. Le mari, principal suspect, est retrouvé… au bout d’une corde ! Un drame familial, à première vue, mais Van In, qui a connu le présumé coupable, a des doutes… et des sueurs froides, malgré la chaleur.

Un des meilleurs suspenses de Pieter Aspe, maître du polar flamand et père du désormais célèbre commissaire Van In, dont les nouvelles aventures mêlent humour, sexe et bonne chère sur fond de secrets politiques.

«Après Hercule Poirot et Jules Maigret, Wallons perspicaces, félicitons l’inspecteur Van In, Flamand malin, pour porter haut les couleurs de la Belgique, ainsi réunifiée par la grâce du roman policier.» L’Express

GVL : Dis moi !  Comment vois-tu l’avenir de ton métier en général ? Quelles évolutions ?

FCN : Ouh la la…. Vaste programme y’a débat, mais on devient des animateurs, des médiateurs, et des gestionnaires/concepteurs de projets culturels.

Je n’arrête là  et je ne rentre pas dans la polémique,car pour bien répondre à ta question il nous faudrait au moins 3 heures devant nous.

GVL : Et  comment vois -tu l’avenir du livre en particulier ?

FNC : J’ai confiance. Bizarrement

GVL : Qu’elle est ta position par rapport au numérique ?

FNC : Et bien, je suis Pour.

Le papier et le numérique cohabiteront longtemps car ils sont complémentaires

J’en suis persuadée.

GVL : As-tu participé à des concours, des prix ; à organisation d’un salon? As-tu étais jurée ? Participé à des émissions radio, TV, interview …Si oui pour qui, pour quel prix, quel média …et pourquoi ?

FCN : J’ai organisé le 1er salon du Livre de Nemours « Autour du polar » en 2016 et on recommence début 2017. Entre commande de la ville et défi personnel, une belle aventure

GVL:  Comment on en vient à organiser un Salon du polar. Et comment ça s’organise ?

14517564_1118034608261948_4331789475246228871_nFCN : Alors organiser un salon, surtout un premier avec un budget limité et pas la main sur la comm. c’est assez acrobatique. Dieu merci, on active le réseau, les adresses d’auteurs, les auteurs qu’on connait et qui, MERCI Jacques Saussey,  te ramène leurs amis et un certain Franck Thilliez, petit mec du nord qui ira loin. Comme on est bibliothécaires, on connait aussi tous les auteurs locaux, on part sur tous les salons de la région et d’ailleurs (Cosnes sur Loire, Vendée, etc…) faire la retape sans aucun dossier de presse et pour cause c’est le premier, mais avec une note d’intention et un grand sourire et le courage au coeur

On connait aussi les libraires indépendant qui eux aussi ont des réseaux et on s’appuie les uns sur les autres

On diffuse sur les réseaux sociaux, on tanne Livres Hebdo, 813 et la bilipo

On fait la connaissance des readers.

GVL : Je vois le genre. La communauté du petit monde du polar…

FCN : Oui c’est important les réseaux mais ça ne suffit pas. Alors on compte et on recompte les sous, les hébergements possibles, la restauration, les tables, les chaises… on ne peut pas rester à aménager la salle après 18h, on revient dès qu’on peut

et pis le must, ton équipe, toute nouvellement constituée (2 sur 6 arrivée depuis 1 semaine) te suit, t’épaule t’aide, et ça roule ! et là, c’est génial.

GVL : ça doit effectivement être un projet génial à porter.

FCN : Oui, je te le confirme. ET…Comme on est bibliothécaire, un salon pour un salon, c’est pas suffisant, alors en plus on programme des conférences, un spectacle, bref notre quotidien pour faire vivre le livre, la lecture et les lecteurs.

Là, avec le dossier de presse et le bilan chiffré, financier et qualité du 1er, je suis en train de monter des dossiers de demande de mécénats pour les entreprises locales : le buffet, les boissons, les nappes, la communication.

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GVL : Mais tu sais que tu es géniale, toi ! Tu nous prépares donc un deuxième opus ?

FCN : Oui, je t’en reparlerai d’ici peu.

GVL : Juste la date et le parrain ? Une petite indiscrétion ?

FCN : Bon la date oui, ça va arriver vite puisque c’est mi janvier, le 14 , notez la date.

Le parrain, ça c’est tout neuf, mais tu le sais déjà. J’aimerai que ce soit Ian Manook. Et il se peut que ce soit Ian Manook.

GVL :Je prends ! Rhaaa, cool, je savais qu’il allait accepter.   Mais en attendant, tu peux diffuser, enfin me donner quelques chiffres !

Le nombre d’auteurs ? Les partenaires ?

La fréquentation ?

FCN : Alors de mémoire :56 auteurs 7 editeurs 1 libraire partenaire radio locale partenaire et plus de 1000 entrées 90 personnes pour les conférences 45 chaque et 80 personnes à la contée de clôture.

Budget 6000 euros tout compris

Dont 3300 de moments :créa graphique impression foyers affiche et sac à baguette. Comm, Flyers…

Le reste  a été pour les repas ; l’hébergement, les fournitures diverses,  contée conférence et  la rétribution de l’invite d’honneur. Ah oui, le transports pour certains…

Enfin tout cela, tout cela.

  GVL : Une anecdote à nous raconter ?

Oh, il y en a tellement, avant, pendant et même après. Alors, non… Je ne peux pas choisir.

GVL : Du coup…Un coup de gueule à lancer ?

Non, je râle tout le temps, mais je suis de bonne composition.

GVL : C’est ton dernier mot ?

FCN : Oui

GVL : Je ne t’embête plus et te libère et te rend à tes diverses tâches. Mais tu es sûre. Tu n’as rien à rajouter ?

FCN : Si

LISEZ !

Vous pouvez aussi lire ici mon petit compte rendu du salon polar  organisé par Florence ICI