Sérum: saison 1 épisode 2 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza


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Le livre : Sérum: saison 1 épisode 2 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza. Paru le 25 avril 2012 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Policier. 6€ ; (217 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Serum

Épisode 2

1773 : Mesmer invente l’hypnose

1886 : Freud invente la psychanalyse

2012 : Draken invente le sérum

Une injection. Sept minutes pour accéder au subconscient profond d’Emily Scott.

Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques. Quelques jours pour empêcher le pire.

Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

henri-loevenbruck@2xfabrice-mazza@2xHenri Loevenbruck est l’auteur de nombreux livres, entre thrillers et romans d’aventures. Ses livres sont traduits dans plus de quinze langues.

Fabrice Mazza est le grand maître des énigmes en France, Ses ouvrages sont lus dans le monde entier et ont dépassé le million d’exemplaires vendus ».

Extrait :
« Détendez-vous et laissez votre conscience s’ouvrir et vous guider. Le sérum que nous venons de vous injecter facilite l’induction hypnotique. Il ne change rien à qui vous êtes, il n’altère en rien votre personnalité, ni votre volonté, mais il vous débarrasse de ce qui vous éloigne de votre conscience. Votre conscience voit plus de choses, entend plus de choses, connaît plus de choses que nous ne pouvez l’imaginer. Ainsi nous allons lui donner la parole pendant sept minutes exactement. Comme de longs échos qui de loin se confondent, dans une ténébreuse et profonde unité, vaste comme la nuit et comme la clarté, les parfums, les couleurs et les sons se répondent. Il y a, quelque part dans un coin de votre tête, un petit train. Un petit train qui peut vous emmener en voyage dans vos souvenirs. »

 

lecture-d_avant

 

Petits résumé et avis :

Le psychiatre Arthur Draken continue ses séances d’hypnose avec Emily Scott pour l’aider à retrouver la mémoire. Mais son temps est compté : dans quelques jours, un drame risque de se produire qui pourrait entraîner des bouleversements géopolitiques à l’échelle planétaire.

SerumSérum n’est pas un roman comme les autres. Avant tout, il s’agit d’un roman-série, à savoir que l’histoire que vous allez lire est divisée en plusieurs saisons de six épisodes chacune.

A nouveau dans cet opus, les personnages, l’intrigue et la plume des auteurs rendent le tout intrigant, fabuleux, hypnotisant, captivant.

C’est un roman palpitant et original : on ne peut qu’en redemander

Feuillez le début de Sérum 1.2

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Manhattan Freud de Luc Bossi


Lecture d’avant

bl Le livre : Manhattan Freud de Luc Bossi. Paru le 4 février 2009 chez Albin Michel dans la collection Thriller.  19€30 ; (364 p.) ; 24 x 16 cm

bl1Réédité en poche le 5 janvier 2011 Chez Le Livre de poche collection policier. 7€10 ;. (445 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Freud-Jung un thriller initiatique

En 1909, la notoriété de Freud est déjà immense. Il ne lui reste qu’à conquérir l’Amérique. Mais à New York l’attend le plus grand défi de sa carrière : déchiffrer l’âme d’un mystérieux tueur en série et réussir là où la police a échoué.

« Manhattan Freud est un petit chef-d’oeuvre. Chaque phrase a la saveur délicate d’une tasse de thé, chaque crime la morsure acide d’un coup de poignard. Bossi manie la plume comme Jack l’Éventreur le scalpel. Et il soigne son humour comme Brummel son noeud de cravate. J’adore ! »
Jean-Christophe Grangé

bl2L’auteur : Luc Bossi est scénariste, producteur pour le cinéma et écrivain.  Il est né à Gap le 6 novembre 1972Après des études d’histoire, de journalisme et de scénario, Luc Bossi a étudié à l’école de cinéma de l’Université de Californie du Sud à Los Angeles. Il a ainsi travaillé pour des studios comme New Line Cinéma et Castle Rock avant de s’orienter vers la production en France. En 2008, il a créé la société Brio Films.

 

Extrait :
Un reporter fit irruption pour demander s’il pouvait passer deux colonnes sur les premières impressions d’Amérique du fameux « docteur Freund » qui avait débarqué à New York l’avant-veille.
– Qui est ce Freund ? Qu’est-ce qu’il a inventé ?
– Il cherche l’origine des maladies mentales. Il affirme que pour garder l’esprit sain, nous avons tous dû survivre à un conflit oedipien.
– Un quoi ?
– Un conflit oedipien. C’est-à-dire qu’enfant, nous voulons tuer notre père et coucher avec notre mère.
Ochs lança un regard désespéré vers le ciel.
– Non, non et non ! Combien de fois vais-je le répéter, nom de Dieu ? Je ne publie pas de ragots dans le New York Times ! Je fabrique un journal de référence ! Mettez-vous ça dans la tête !

Résumé et petit avis :

New York, 1909. Une série de meurtres rituels fait trembler la mégalopole. Freud effectue un voyage aux Etats-Unis, avec son disciple Jung, pour mener une série de conférences sur la psychanalyse. On fait alors appel à lui pour exhumer les souvenirs enfouis d’une jeune femme amnésique, seul témoin d’un meurtre.

Dans ce polar,Luc Bossi revisite le séjour du célèbre psychanalyste à New York à l’été 1909.

Quelle merveilleuse idée à eu l’auteur d’associer psychanalyse et New-York dans ce formidable thriller où folie meurtrière et folles architectures s’entremêlent dans les méandres du cerveau démoniaque d’un assassin mégalomane.

Nous allons découvrir et nous immerger dans cette mégalopole surprenante pour deux européens qui y débarquent fussent-ils Sigmund Freud et Karl Jung. Une ville en pleine mutation qui aspire à devenir la première place financière du monde.

Nous allons aussi comprendre les différences entre la psychanalyse de son créateur Freud et la vision qu’a de cette nouvelle science le jeune et impétueux Jung. L’auteur tout en nous faisons vivre une enquête policière passionnante, nous donne les clé pour déchiffrer la psychanalyse, c’est fort, c’est très fort.

Et le duo Freud/Jung marche à merveille. Le maître et son disciple sont tellement dissemblables qu’ils se complètent parfaitement. Et si ce n’est pas la première fois que je rencontre Freud détective dans un roman, j’avoue que là,  Luc Bossi m’a totalement bluffée.

Oui ce premier roman est une totale réussite.

Dernière nuit à Montréal de Emily St. John Mandel


Mes petites lectures

9782743623791,0-14295029782743626006,0-1711620Le livre : Dernière nuit à Montréal de Emily St. John Mandel .Traduit de l’anglais (Canada) par Gérard de Chergé.Paru le 22 août 2012 chez Rivages dans la collecion Rivages Thriller. 18€,50 ; (234 p.) ; 23 x 16 cm

Réédité le 28 août 2013 en poche chez Rivages dans la collection Rivages-Noir. 9€15 ; (345 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv

C’est l’histoire de Lilia, enlevée à sept ans par son père, et de la longue cavale qui dura toute son adolescence. C’est l’histoire de Christopher, le détective engagé par la mère de Lilia pour la retrouver, et de sa fille Michaela, qui rêvait d’être funambule avant de finir dans une boîte minable de Montréal. Michaela sait ce que Lilia a toujours ignoré : la raison de sa cavale. C’est enfin l’histoire d’Eli, étudiant passionné par les langues et la fragilité des sentiments qu’elles servent à exprimer, qui a hébergé Lilia à New York suffisamment longtemps pour tomber amoureux d’elle et partir à sa recherche lorsque, une fois de plus, elle s’enfuit.

C’est dans une Montréal hypnotique que se dénouera cette «histoire de fenêtres brisées et de neige», une histoire en forme d’éclats de miroir brisé qui, une fois reconstitué, dessine une vision déchirante du monde.

 

++74643L’auteur :

Emily St. John Mandel est née au Canada  Elle a étudié la danse à Toronto. Elle réside aujourd’hui à  New York du coté e Brooklyn. Dernière nuit à Montréal, son premier roman, a été finaliste du ForeWord Magazine’s 2009 Book of the Year.

 

 

Lecture d’avant

Résumé et petit avis :

C’était une vieiile histoire qui tenait en quelques phrases, à propos de fenêtre brisées et de neige…

Lilia, enlevée à 7 ans par son père, a connu une longue cavale durant toute son adolescence. Sa mère a engagé un détective privé pour la retrouver. Eli, un étudiant qui a hébergé Lilia et qui en est tombé amoureux, est aussi à sa recherche.

Un excellent premier roman . Une vraie révélation.

En 230 pages, l’auteur nous propose un magnifique roman noir, avec 4 personnages parfaitement campés et une intrigue brillante et angoissante.

A découvrir absolument !

Lire le début

Le peuple des invisibles de Stef Penney


 $$9782919066186,0-2492562 Le peuple des invisibles de Stef Penney . Traduit de l’anglais (Ecosse) par Pascale Haas.Paru le 7 février 2013 chez Belfond. 22€ ; (456 p.) ; 23 x 14 cm

 

Quatrième de couverture

Ray Lovell, détective privé, s’interroge : que fait-il dans cet hôpital ? Pourquoi cette amnésie, ces hallucinations ? Et si l’accident de voiture dont il a été victime était lié à son enquête ?

Peu de temps auparavant, Leon, un gipsy, a fait appel à lui pour retrouver sa fille, Rose, disparue depuis sept ans. L’homme ne s’est pas adressé à Lovell par hasard : ses origines tziganes font de ce dernier la personne idéale pour éclaircir l’affaire.

Mariée au taciturne Ivo Janko, mère d’un petit garçon atteint d’une étrange maladie, Rose aurait tout abandonné pour suivre un gadjo. Mais où se cache-t-elle ? Pourquoi ce mutisme du clan ? Quels secrets la jeune femme a-t-elle emportés avec elle ?

Car une malédiction pèse sur les Janko, terrible, inavouable, qui menace désormais Lovell. À moins que quelqu’un ne trouve le courage de briser la loi du silence…

stef penneyL’auteur : Stef Penney est née  en 1969 à Édimbourg  et elle a grandi en Écosse.

Après un diplôme de philosophie et de théologie à l’université de Bristol, elle entreprend des études de cinéma au Bournemouth College of Art. Elle a déjà écrit et réalisé deux films. Le peuple des invisibles est son second roman.

Citation :
J’aime bien le bruit que fait la pluie sur le toit – moins fort que dans la caravane. Et puis ici, au moins, on continue à entendre les bruits de l’extérieur. Comme le renard qui glapit dans la nuit. J’ai toujours aimé le cri des renards. Ils sont si tristes, si désespérés.

Mes petites lectures

Résumé et petit avis :

Ray Lovell, détective de son état, se trouve dans une chambre d’hôpital et s’interroge sur son amnésie et ses étranges hallucinations. L’accident de voiture dont il a été victime aurait un lien avec l’enquête qu’il mène : un Gypsie, Leon Wood, est venu quelque temps avant lui demander de retrouver sa fille Rose, disparue depuis 7 ans.

Après le formidable succès de La Tendresse des loups, récompensé du prestigieux Costa Book Award, Stef Penney nous emporte à la rencontre des tziganes, des gipsies d’Angleterre. Des liens et des secrets qui soudent les familles, de la fascination qu’ils provoquent et des légendes qui les entourent…

Roman où deux voix se mêlent, et qui qui rendent la lecture agréable. Une bonne intrigue et une fin qu’on n’attend pas complète le tableau de cette belle découverte qui confirme tout le talent de l’auteur.

Un mariage arrangé. Une jeune femme qui disparaît. Et une famille bien décidée à garder ses secrets… Conteuse extraordinaire, Stef Penney,  livre ici une histoire fascinante, nimbée de mystère et d’émotion brute.

Extrait : « Ces faits, vous devez les transformer en preuves – j’entends par là des documents attestés, des photos, des films, des autopsies, une confession et, en dernier recours, des témoins experts. C’est ainsi que j’ai appris à procéder en tant qu’enquêteur. La spéculation et le sentiment n’ont pas leur place dans ce travail. Le tangible, le rationnel, l’explicable : c’est ainsi qu’il faut penser. « 

L’affaire des corps sans tête de Jean-Christophe Portes


chronique-de-lecteurs
$$$&&&sans9782824606682,0-2808497Le livre : L’affaire des corps sans tête de Jean-Christophe Portes. Paru le 30 septembre 2015 chez City dans la collection Romans.  19€ ; (394 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv : 

1791. On découvre des cadavres dans la Seine, nus et la tête coupée. Malgré l’émoi que cela provoque, Victor Dauterive, jeune officier de la nouvelle Gendarmerie n’a guère le temps de s’en préoccuper : Lafayette, son mentor, l’a chargé d’arrêter Marat, ce dangereux agitateur qui en appelle au meurtre des aristocrates.

Une mission qui tourne vite au cauchemar pour l’enquêteur qui joue sa vie en posant trop de questions. Les vainqueurs de la Bastille sont-ils de vrais patriotes ou des activistes corrompus ? Existe-t-il vraiment un Comité secret aux Tuileries, dans l’ombre de la Cour ? Et n’y aurait-il pas un lien entre Marat et ces corps flottant dans la Seine ?

Peu à peu, Victor Dauterive lève le voile sur un effrayant complot. Une conspiration qui pourrait changer le cours de la Révolution…

$$$&&&sansJean-Christophe-PortesL’auteur :  Jean Christophe Portes est née à Rueil Malmaison le 21 mars 1966.

Après des études à l’Ecole Nationale de Arts Décoratifs, Jean-Christophe Portes est aujourd’hui journaliste et réalisateur. Auteur d’une trentaine de documentaires d’investigation, de société ou d’histoire, il travaille pour les principales chaînes de télévision françaises.

Extrait:

« Pendant les jours suivants , Victor se sentit incapable de reprendre son enquête. La grande Révolution se montrait sous un jour inquiétant. Combien étaient-ils , comme Charpier ou Bourdon , à masquer leurs véritables intentions ? Combien servaient leurs propres intérêts , plutôt que de servir les idées nouvelles ? Il découvrait un théâtre d’ombres , où tous les rôles auraient été changeants. Même Lafayette lui donnait par instants l’impression d’être un autre homme. »

Collectif polar Nadia
L’avis de Nadia :

Des corps sans tête sont retrouvés aux abords de la Seine dans le Paris Révolutionnaire. C’est l’officier Victor Dauterive, jeune recrue de la Gendarmerie , que nous suivons pour ses premiers pas dans les méandres du Paris de 1791.

Une lecture atypique où nous retrouvons les Héros de notre Histoire , Lafayette , Marat … De conspirations en trahisons , Victor Dauterive a une vie bien compliquée , plusieurs niveaux d’enquête se superposent pour nous proposer un polar bien rythmé en immersion dans le Paris révolutionnaire. Beaucoup de notes en bas de page pour les expressions d’époque enrichissent notre lecture .

Jean-Christophe Portes allie le plaisir du polar , de l’intrigue et l’histoire de la Révolution.

Canyon Creek de Alexis Aubenque


Mes petites lectures

 9782810004973,0-1426307Canyon Creek de Alexis  Aubenque. Paru le 27 juin 2012 aux Ed. du Toucan. 9€95 ; (552 p.) ; 18 x 11 cm
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 4e de couv :

Canyon Creek, petite ville tranquille de l’Ouest américain qui tient son nom du canyon qui la borde, est en proie à une succession de crimes de jeunes filles latino-américaines. La sergente Suzie McNeill est persuadée qu’il s’agit d’un tueur en série, contrairement au chef de la police locale qui n’y voit qu’une simple coïncidence statistique.

A l’aide du lieutenant Jack Spencer, elle est prête à dépasser les limites du règlement pour prouver ses théories et arrêter le détraqué qui sévit dans sa ville. Mais c’est un but qui sera difficile à atteindre alors que revient dans sa vie Dale Turner, un homme au passé mystérieux, tout juste sorti du coma, amnésique après un accident étrange survenu un mois plus tôt…

4+46+76L’auteur :

Alexis Aubenque né le  23 décembre 1970 à Montpellier est un ancien libraire mais un jeune écrivain, féru de littérature de genre. Il est entré dans le domaine du thriller en 2008 avec le premier volume de sa trilogie, 7 Jours à River Falls. s (Prix Polar Cognac 2009). Il a été comparé à Harlan Coben pour son sens inégalé du suspens.

Extrait :
Ma petite, la moitié des hommes de cette ville vont aux putes, et c’est ainsi depuis la nuit des temps. Ce n’est pas parce que des puritains fondamentalistes ont réussi à faire passer des lois contre la prostitution que pour autant c’est vraiment un acte odieux. N’oublie jamais que pendant la Prohibition, boire de l’alcool était tout autant répréhensible. Les lois vont et viennent.
 Lecture d’avant

Résumé et petit avis :

Canyon Creek serait une petite ville tranquille sans ces crimes de jeunes filles de latinos qui se succèdent. Pour le sergent Suzie McNeill et le lieutenant Jack Spencer, c’est un tueur en série qui agit.

Le shérif, qui est le père de Suzie, n’est pas d’accord. Mais voici que revient Dale Turner, un homme au passé mystérieux…

Après la série des River Falls ( prix du polar Cognac 2010), Alexis Aubenque avec son sens inégalé du suspense, nous entraîne cette fois dans un village où des jeunes filles latinos sont assassinées.

C’est sur la psychologie de ces personnages que l’auteur fait reposer son intrigue. Et comme à chaque fois ceux-ci sont magnifiquement décrits et campés.

C’est fluide, superbement orchestré, bien huilé.  L’auteur nous offre un excellent  page-turner Et l’on dévore donc avec grand plaisir ce très bon polar.

Intrusion de Elena Sender


9782266210867,0-1301081 9782845633568,0-559981 Le livre : Intrusion  de Elena Sender. Paru le 11 février 2010 chez XO.  20€90 ; (411 p.) ; 25 x 16 cm
Sorti en poche le 9 février 2012 chez Pocket. 7€70 (532 p.) ; 18 x 11 cm. On ne le trouve plus qu’en occasion.
4e de couv :

Beaucoup rêvent d’oublier le passé. Cyrille, elle, voudrait bien se souvenir… Que lui est-il arrivé durant ces dix années qui sont comme un trou noir dans sa vie ?

Brillante neuropsychiatre, spécialiste des troubles de l’âme, Cyrille Blake reçoit un nouveau patient : Julien Daumas. Très séduisant, mais obsessionnel, impulsif, le regard inquiétant. D’emblée, il la tutoie, lui dit qu’il la préférait avec ses cheveux blonds. Cyrille est pourtant sûre de n’avoir jamais vu cet homme. En vérifiant dans ses dossiers, elle doit se rendre à l’évidence : elle l’a soigné lorsqu’elle terminait son internat de médecine. Comment peut-elle ne plus s’en souvenir ?

Déstabilisée, Cyrille fouille son passé et découvre l’impensable : elle a oublié des pans entiers de son existence. C’est incompréhensible. D’autant qu’au même moment, des événements inhabituels surviennent autour d’elle. Épiée en permanence, traquée jusque dans son appartement, Cyrille croit devenir folle ! Il faut qu’elle retrouve la mémoire. Coûte que coûte. Sauf que dans certains cas, il vaut mieux ne jamais se souvenir car, parfois, l’oubli est la seule solution pour continuer à vivre.

Une intrusion dans les rouages de la mémoire, un thriller psychologique subtil et haletant, un premier roman captivant qui explore les mécanismes fascinants du cerveau.

L’auteur : 

téléchargement (10)Elena Sender est née en 1971. Elle est journaliste scientifique à Sciences et Avenir et a signé plusieurs films et livres documentaires (Canal Plus, Arte). Également passionnée par l’environnement, elle a cosigné un documentaire sur les coulisses du sommet de Copenhague, diffusé sur Canal +.

Elle est l’auteur de deux romans très remarqués : Intrusion et Le Sang des dauphins noirs (2012). Surtout ne mens pas ,son troisième roman, est paru en septembre dernier toujours chez XO.

Elena vit près de Paris, avec son mari et ses trois enfants.

Extrait : 
Elle était psychiatre, connaissait les pathologies mentales, mais elle avait choisi une autre voie qui lui semblait bien plus audacieuse et compliquée. Elle passait quinze heures par jour à soigner et à combattre le mal qui poussait dans le meilleur terreau qui soit, notre société de compétitivité, de rentabilité et d’individualisme. Ce « mal » prenait différents aspects selon la personne à qui il s’attaquait. Repli sur soi, tristesse, démotivation, dégoût de tout, solitude, sentiment d’abandon, souffrance psychique, manque de confiance en soi, manque d’amour, sensation d’inutilité, peur de vieillir, de s’enlaidir, angoisse de rater, de ne pas être parfait, peur de perdre ses acquis, la mémoire, de devenir dépendant, terreur du lendemain et de l’inconnu, peur de perdre le contrôle… Tous ces maux insidieux, exprimés de milliers de manières différentes, devant elle, dans son bureau de consultation, relevaient selon elle du même mal.

Résumé et avis :

Je profite de la sortie du troisième roman de cette auteur pour vous parler comme souvent de son premier roman.

Un nouveau médicament vient de faire son apparition, il promet le bonheur, faisant disparaître tout sentiment désagréable. De son côté, Cyrille Blake, neuropsychiatre de renom, reçoit un patient qui semble la connaître : elle l’aurait traité dix ans plus tôt. Pourtant, elle ne se souvient pas du tout de lui. .

images (2)  Prise au piège d’une mémoire morcelée, se sentant épiée, traquée, craignant d’avoir sombré dans la folie, elle doit percer le mystère de son propre cerveau. Mais ce qu’elle risque de découvrir pourrait se révéler pire que l’oubli…

Elena Sender est grand reporter au magazine Sciences et Avenir, spécialiste des secrets du cerveau, de la psyché et des émotions. Elle signe un premier roman remarquablement documenté, inspiré des recherches en cours sur la mémoire.

Elle nous offre un thriller scientifique et psychologique de très bon niveau.

Une jeune héroïne brillante professionnellement mais pourtant très dépendante affectivement de son tout aussi brillant mari et mentor.

Une intrigue bien ficelé et ingénieuse impeccablement maîtrisé.

Une écriture sans fioriture qui sert parfaitement  le rythme du roman.

C’est haletant, terrifiant, parfois passionnant. Un très bon premier roman.

Globalement, on peut dire qu’avec ce titre Eléna Sender rentre de plein pied dans la cours des grands auteurs français de thriller. Une auteur à suivre donc.

 A signaler : Intrusion a reçu Prix Carrefour du premier roman 2010 sous la présidence de Maxime Chattam.

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Vous pouvez retrouver la chronique sur son 3e bouquin, Surtout ne mens pas ICI. Par Yvan

Extrait 2 :
Le deuil, la perte, la douleur, la souffrance font partie de la vie humaine. L’homme est capable de tout surmonter car il existe un phénomène qui s’appelle la résilience et qui permet, même aux victimes des pires ignominies, de s’en sortir. Le cerveau, grâce à son extraordinaire plasticité, sait faire le tri tout seul et désapprendre la souffrance, avec le temps. Bien sûr, il faut l’y aider, c’est ce que je tente de faire à longueur de journée, en atténuant la douleur par le médicament Mésératrol, en les accompagnant. Mais leur faire oublier ? Non !

Romans Policiers de Sébastien Japrisot


Lecture d’avant&
Lecture d’avant
Lecture d’avant

Je profite de la sortie du film de Joann Sfar pour vous présenter quelques uns des textes que j’ai aimé de Sébastien Japrisot.

Le rapport ? Et bien  La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil , le film de Sfar est tiré du livre éponyme de Japrisot !

Le voilà le rapport

9782070129195,0-1183257 (1)9782207254332,0-134918Le livre : Romans policiers de Sébastien Japrisot. .Paru le 21 avril 2011 chez Gallimard dans la collection Quarto.  25€40 ; (1026 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 21 x 14 cm. Edition établie et annotée par Jean-Marie David-Lebret.
En 2003 Dénoël publié déjà dans un recueil ses mêmes titres. 
Réunit
Compartiments tueurs
Piège pour Cendrillon
La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil
Adieu l’ami
Le passager de la pluie
La course du lièvre à travers les champs
L’été meurtrier
 

 4e de Couv :

¤ Vie & oeuvre illustré ¤

Ce volume contient :

Compartiment tueurs (1962) ¤ Piège pour Cendrillon (1963) ¤ La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil (1966) ¤ Adieu l’ami (1968) ¤ Le Passager de la pluie (1969) ¤ La Course du lièvre à travers les champs (1972) ¤ L’Été meurtrier (1977) ¤

« J’aime beaucoup qu’il y ait un mécanisme policier. Je ne suis pas du tout humble en cela. Je crois que cela demande beaucoup de courage, beaucoup d’astuce. On peut être très fier. Ce n’est pas un genre mineur. Sûrement pas. Vous connaissez la phrase de Chesterton ? Elle est un peu exagérée mais révèle quelque chose de vrai comme toutes les choses exagérées :  » L’essence du roman policier consiste en la présence de phénomènes visibles dont l’explication est cachée.  » Et c’est là, si l’on y réfléchit, l’essence de toutes les philosophies. »
Sébastien Japrisot, Ellery Queen Mystère Magazine, janvier 1972

Lire le début 
 L’auteur :

téléchargement (1)Né à Marseille  le 04 Juillet 1931 , Jean-Baptiste Rossi, plus connu sous le pseudonyme de Sébastien Japrisot, Il a fait ses études chez les Jésuites, puis en Sorbonne

Installé à Paris, Jean-Baptiste Rossi publie d’abord en 1950, à dix-neuf ans, un roman sulfureux Les Mal Partis qui relate une liaison amoureuse entre un jeune homme et une religieuse dans la débâcle de 1940.. Si le roman est ignoré en France, il est bien accueilli dans sa traduction aux États-Unis. Introduit dans le milieu cinématographique et littéraire, J.B. Rossi traduit en 1953 L’Attrape-cœurs de J. D. Salinger qui ne rencontre pas le succès : il travaille alors dans la publicité pour gagner sa vie. Ce roman, Les Mal Partis, fini par obtenir en 1966 le prix de l’Unanimité (décerné par un jury qui comprend Sartre, Aragon, Elsa Triolet, Adamov, J.-L. Bory, Robert Merle)

Poussé par son ami Robert Kanters, il écrit sous le pseudonyme de Sébastien Japrisot son premier roman policier Compartiment tueurs en 1962. Le succès est grand et le roman est adapté au cinéma. Il en ira de même pour les romans suivants comme Piège pour Cendrillon (1963) ou L’Été meurtrier (1978). Il travaille aussi comme scénariste sur Adieu l’ami (1968 ), La Course du lièvre à travers les champs (1972) ou Le Passager de la pluie (1992) dont il publie les réécritures romanesques.

Cherchant à revenir à la littérature, il publie en 1991 Un long dimanche de fiançailles, histoire d’amour durant la guerre de 14-18 qui se transforme en une véritable enquête policière et que couronne le Prix Interallié et que Jean-Pierre Jeunet adaptera au cinéma en 2003.

Cette même année, Japrisot s’éteindra dans la ville de  Vichy , le 04 Mars 2003 précisément.

 Résumé et avis :

Quelle merveilleuse idées de regrouper quelques uns des titres de Sébastien Japrisot car quelques uns, malheureusement, étaient depuis un certain temps plus disponible en librairie.

J’ai découvert Japrisot en 1983 avec l’été meurtrier,. J’avais 17 ans et le film venait de sortir, çà a été pour moi une révélation. Une vraie onde de choc. J’ai tout de suite voulu lire le roman. J’ai eu du mal à le trouver dans la bibliothèque de mon lycée. Du coup j’ai fait une demande à la documentaliste qui l’a gentiment acheté.

Je me suis ruée dessus et j’ai découvert les mots de Japrisot. J’avais encore en tête les images du film de Becker. Mais là, l’écriture de Japrisot a tout effacé.A la place c’est mes propres images qui se sont imposées. même si je l’avoue, Eliane a gardé les trait d’Adjani. Je crois me souvenir que l’émotion m’a submergée. L’auteur a l’art de l’amener tranquillement, ses mots sont pesés, son style est simple, précis. Le ton est toujours d’une justesse époustouflante qu’elle que soit le personnage qui intervient dans ces pages.

Et puis j’ai enchaîné avec deux autres titres de cet auteur que j’ai réussi à dégoter. Compartiment tueurs et Piège pour Cendrillon. Dans ce derniers Japrisot renoue avec les héroïne malmenées par la vie. Des jeunes femmes qui glisse lentement le désespoir ou la folie. C’est deux titres sont mais préférés, pas de doute. Il y a une rigueur de la construction et une telle poésie dans les mots de Japrisot.

Et puis j’ai attendu quelques années pour renouer avec l’auteur. J’ai attendu la sortie d’Un long dimanche de fiançailles en 1991 pour relire Japrisot. Une nouvelle fois la magie a opéré et au début des années 2000, en 2003 ou 4 j’ai lu la suite de ses romans policiers car Denoël nous offrait une sélection regroupant 7 de ses titres. Et ma surprise à été total quand je ne suis aperçu que je connaissais déjà ces histoire mais à travers le grand écran, une fois encore. la boucle était bouclée.

 Compartiment tueurs

9782070455997,0-1968043

Compartiment tueurs Sébastien Japrisot présenté par Paul Colize Paru le 13 mars 2014 ; 8€

Une femme est retrouvée étranglée dans un compartiment de train. Ses voisins sont tous assassinés les uns après les autres.

Quand vous prenez une couchette dans un train de nuit, méfiez- vous des rencontres. Quand on retrouve une femme étranglée dans votre compartiment, méfiez-vous de vos voisins. Quand on supprime un à un tous vos voisins, méfiez-vous tout court. Si vous n’êtes pas vous-même l’assassin, c’est embêtant !

Un voyage au bout de l’angoisse.

Ce titre a longtemps été épuisé. Puis l’an dernier Folio l’a réédité avec en plus une présentation de Paul Colize pour ne rien gâcher à l’affaire.

Piège pour Cendrillon

9782070408160,0-621818Mon nom est Michèle Isola. J’ai vingt ans. L’histoire que je raconte est l’histoire d’un meurtre.Je suis l’enquêteur. Je suis le témoin. Je suis la victime. Je suis l’assassin. Je suis les quatre ensemble, mais qui suis-je ? Un piège inattendu pour le lecteur. Dans ce titre la narration est au service du suspens. Japrisot fait ici un travail digne d’un orfèvre. Son livre est juste parfait.

Grand Prix de la Littérature Policière – Français – 1963

La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil

téléchargementElle est la plus blonde, la plus belle, la plus myope, la plus sentimentale, la plus menteuse, la plus vraie, la plus déroutante, la plus obstinée, la plus inquiétante des héroïnes. La dame dans l’auto n’a jamais vu la mer, elle fuit la police et se répète sans cesse qu’elle n’est pas folle… Pourtant… Ce qui lui arrive est à n’y rien comprendre. On lui a cassé la main, dans une station-service. Juste la main, sans lui prendre l’argent. Comme pour lui dire que partout, où qu’elle soit, on pourra lui faire mal, par petits bouts, jusqu’à la fin, que jamais, quelle que soit la fuite, elle ne pourra être seule, libérée de ce qu’elle sait, du passé et de ce qu’elle cache…Ignorant ce qu’elle fuit, la jeune femme continue sa route.

 Ce titre a fait l’objet de plusieurs adaptations cinématographiques. La dernière par Joann Sfar vient juste de sortir sur nos écran. Retrouvez ICI la chronique de mon ami David sur ce film. Elle aura au moins le mérite de faire rééditer ce titre magnifique.

Adieu L’ami

9782070413942,0-14585Je ne suis pas seul. Il est avec moi. Lui est américain, moi français. Nous parlons la même langue : celle des rats. Nous sommes enfermés dans un labyrinthe. Sans eau, sans montre, sans lumière, sans rien d’autre que notre volonté de forcer un coffre-fort avec nos mains nues. Pas pour y prendre de l’argent : pour en mettre. De toute manière, si le coffre s’ouvre, nous nous entre-tuerons.

Adieu l’ami a lui aussi fait l’objet d’une adaptation cinématographique : Adieu l’ami est un film franco-italien réalisé par Jean Herman et sorti en 1968.

Le passager de la pluie

9782070406555,0-1044246Une petite station balnéaire en automne. Une jeune femme sage, mariée à un navigateur aérien : Mellie. Un soir de pluie, toute sa vie bascule : le passager d’un autocar qui n’amène plus personne la surprend chez elle, l’attache sur son lit et la violente. Le passager de la pluie a connu à l’écran un succès considérable dans le monde entier. Novellisation du scénario de Japrisot et du film, remarquablement mis en scène par René Clément, est interprété par Marlène Jobert et Charles Bronson.

Le duel sans merci d’un homme et d’une femme pour un impossible aveu.


La Course du lièvre à travers les champs  

9782070377817,0-717822« Ils ont trouvé un lit-cage et ils m’ont mis dedans. Ils m’ont attaché les mains, ils m’ont empêché de manger, ils ont creusé ma tombe pour me faire peur.
Mais je ne leur ai pas rendu leurs billes.
Alors, ils m’ont pris avec eux. Ils avaient des fusils et un canif et un camion de pompiers et même une poupée qui parle.
On était sur une île, en Amérique. On avait chacun notre nom. On voulait attaquer un gratte-ciel et tous les policiers du monde étaient contre nous.
Et on essayait de ne pas entendre nos mères qui nous appelaient. »

 

L’été meurtrier : 

9782070406548,0-1044243 Dans L’été meurtrier, Eliane s’installe dans le Sud de la France. Elle est le fruit du viol de sa mère par trois inconnus. Croyant que le père de Florimond, surnommé Pin-Pon, est l’un des violeurs, elle met au point une machination vengeresse et se fait épouser par Florimond. Lorsqu’elle apprend de son père adoptif qu’il a autrefois abattu les trois violeurs, elle sombre dans la folie.

Tout le monde se souvient aussi de l’interprétation magistral d’Isabelle Adjani dans le film éponyme de Jean Becker.

 Extrait : « Quand je suis né, notre mère voulait m’appeler Baptistin. C’était le nom de son frère, Baptistin Desrameaux, qui s’est noyé dans un canal en portant secours à quelqu’un. Elle dit toujours que quand on voit quelqu’un qui se noie, il faut regarder ailleurs. Quand je suis devenu pompier volontaire, elle était tellement furieuse qu’elle a donné des coups de pied à mon casque, elle s’est même fait mal. En tout cas, elle s’est laissé convaincre par notre père de m’appeler Fiorimondo. C’était le nom de son frère à lui et, au moins, il était mort dans son lit. »

9782070129195,0-1183257

The rook : au service surnaturel de Sa Majesté de Daniel O’Malley.


th (14)Le livre : The rook : au service surnaturel de Sa Majesté  de Daniel O’Malley. Traduit de l’anglais (Australie) par Charles Bonnot. Paru le 15 mai 2014 chez Super 8 éditions. 22€ ; (655 p.) ; 20 x 14 cm.

 4e ce couv : 

Victime d’une agression, Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc de Londres. Autour d’elle, des hommes en costume portant des gants en latex. Tous sont morts. Situation peu réjouissante, certes, mais il y a pire : Myfanwy ne se souvient de rien. Le plus surprenant, c’est qu’elle semble avoir «prévu» cette amnésie. Dans la poche de sa veste, en effet, elle trouve une lettre écrite de sa main lui expliquant qui elle est et ce qu’elle doit faire pour découvrir qui veut l’éliminer.
C’est ainsi que Myfanwy rejoint le siège de la Checquy, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne britannique. Au sein de cette version paranormale du MI5 anglais, où elle occupe un poste à responsabilités, la jeune femme, entourée de surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, doit désormais se frayer un chemin à travers un univers d’ombres et de menaces. Et il va lui falloir pour cela lever le voile sur une conspiration aux proportions inimaginables.

À mi-chemin entre l’univers de J. J. Abrams et celui d’X-Files, The Rook est un roman à l’inventivité délirante et aux rebondissements incessants, qui ne vous laissera pas reprendre votre souffle avant la dernière page..

th (16)L’auteur : Né à Canberra (Australie), Daniel O’Malley est diplômé d’histoire médiévale de l’université de l’Ohio. The Rook est son premier roman. Il en écrit actuellement la suite.

Citation : 
  • À bien des égards, cet appartement est le pire élément de ta nouvelle vie. À côté de la déco, le fait que quelqu’un essaie de te tuer est presque tolérable.
  • Désolé, chérie, on n’accepte pas les sans-abri ici. Il semblait navré mais également assez ferme.« Une sans-abri ?s’exclama-t-elle. Je ne suis une SDF ! Je …  » Elle chercha à toute vitesse une explication pour son apparence. » Je suis une rockeuse. »Ils la regardèrent d’un air dubitatif.Ils ne bougèrent pas. » je donne de gros pourboires, hasarda-t-elle.Il va falloir partir, ma petite dame.

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Résumé et avis : 
th (12)Lorsque Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc londonien, entourée d’hommes décédés, elle ne se souvient de rien. Elle retrouve dans sa poche une lettre, écrite de sa main, expliquant cette amnésie et lui indiquant ce qu’elle doit faire. C’est ainsi que Myfanwy rejoint le siège de l’Echiquier, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne.
Oh My god, j’ai adoré ce bouquin.
Cet auteur est fou, son univers déjanté et son imagination débridée. Un mixte entre le monde de Jasper Fforde et celui de Jim Butcher pour ne pas parler de Terry Pratchett et Lewis Carrol.
Son héroïne n’est pas sans me faire penser à Thursday Next, la détective littéraire et agent des OpSpecs de l’auteur gallois. C’est drôle et érudit, un bouquin qui fait la part belle aux inventions poétiques.  A la croisée du roman policier et de l’uchronie déjantée, Daniel O’malley nous offre une histoire jubilatoire.
C’est une vrai addiction, je suis fan de cette fantasy urbain inventive et intelligente.
Et j’attends la suite avec impatience.
Extrait : 
CHÈRE TOI, 
   

Le corps que tu habites actuellement m’appartenait. La cicatrice à l’intérieur de la cuisse gauche provient d’une chute que j’ai faite à l’âge de 9 ans quand je me suis transpercé la jambe en tombant d’un arbre. Le plombage de la molaire supérieure gauche est dû au fait que j’ai repoussé une visite chez le dentiste pendant quatre ans. Mais tu n’as sans doute pas grand-chose à faire du passé de ce corps. Après tout, je t’écris cette lettre pour que tu la lises dans le futur. Tu te demandes peut-être pourquoi quiconque ferait une chose pareille. La réponse est à la fois simple et compliquée. La version simple est que je savais que ce serait nécessaire.
La version compliquée risquerait de prendre un peu plus de temps.
Connais-tu le nom du corps dans lequel tu te trouves ? Son nom est Myfanwy. Myfanwy Alice Thomas. Je pourrais te dire que c’est mon nom mais, comme désormais ce corps t’appartient, j’imagine que tu vas l’utiliser. Les gens ont tendance à l’esquinter, mais j’aimerais bien que toi, au moins, tu saches le prononcer correctement. Je ne respecte pas la prononciation galloise traditionnelle, le w est donc muet et le f dur. Ça donne : Miff-un-ee. Facile. D’ailleurs, maintenant que j’y pense, ça rime avec Tiffany.
Avant de te raconter toute l’histoire, il y a plusieurs choses que tu dois savoir. D’abord, tu es mortellement allergique aux piqûres d’abeille. Si tu te fais piquer et que tu n’agis pas rapidement, tu mourras. J’ai toujours des injecteurs d’éphédrine sur moi, donc vérifie bien que tu les as toujours avec toi avant d’en avoir besoin. Il y en a normalement un dans mon sac à main, un dans la boîte à gants de la voiture, et dans quasiment toutes les vestes désormais en ta possession. Si tu te fais piquer, retire le capuchon, plante l’embout dans ta cuisse et injecte-toi le liquide. Ça devrait aller. Enfin, tu vas en chier, mais au moins tu ne mourras pas.
A part ça, tu n’as aucune restriction alimentaire, pas d’autre allergie, et tu es en assez bonne forme. Il y a des antécédents de cancer du côlon dans ma famille, je te conseille donc de consulter régulièrement, mais rien ne s’est déclaré jusqu’à présent. Ah ! et tu tiens très mal l’alcool. Mais tu n’as sans doute pas besoin de savoir ça pour le moment. Tu as d’autres sujets de préoccupation bien plus importants.
J’espère que tu trouveras sur toi mon portefeuille avec toutes les petites cartes magnétiques absolument nécessaires pour survivre dans notre monde électronique : permis de conduire, cartes de crédit, carte de Sécurité sociale, carte de bibliothèque. Toutes sont au nom de Myfanwy Thomas à l’exception de trois d’entre elles. Ces trois cartes sont, à l’heure actuelle, les plus importantes. Tu les trouveras glissées au milieu des autres : une carte de retrait, une carte de crédit et un permis de conduire au nom d’Anne Ryan, nom qui ne sera pas relié à toi. Le code pour chacune d’elles est 230500. C’est la date de mon anniversaire, suivie de ton âge. Car tu es une nouveau-née ! Je te conseille de retirer immédiatement de l’argent sur le compte d’Anne Ryan, de te rendre dans un hôtel et de prendre une chambre à son nom.
Si tu lis ces lignes, c’est que tu as survécu à plusieurs menaces immédiates. Pourtant, tu es en danger. Le simple fait d’être moi ne signifie pas que tu es en sécurité. En plus de ce corps, tu as hérité d’un certain nombre de problèmes et de responsabilités. Va te mettre en lieu sûr et ouvre la deuxième enveloppe.
Bien à toi,
Moi

th (13)