L’Unité Alphabet – Jussi Adler-Olsen


Il y a quelques jour Ophélie nous livrait son avis sur L’Unité Alphabet de Jussi Adler-Olsen.

Aujourd’hui c’est Jean Paul qui nous fait partager son ressenti

Le voici…


Le livre : L’Unité Alphabet de Jussi Adler-Olsen. Paru le 29 août 2018 aux Éditions, Albin Michel. 8,30 € ; 480 p. ; 10,8 x 17,8 cm.

4ème de couverture :

L’Unité Alphabet est le service psychiatrique d’un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d’atroces traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur le front de l’Est.

Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu’il a abandonné à l’Unité Alphabet et qu’il n’a jamais retrouvé. En 1972, à l’occasion des jeux Olympiques de Munich, Bryan décide de repartir sur ses traces. Sans imaginer que sa quête va réveiller les démons d’un passé plus présent que jamais.

Le premier roman de Jussi Adler Olsen, l’auteur de la célèbre série du Département V, où éclatait déjà le talent de ce maître du thriller scandinave.

 

L’auteur : Abonné aux premières places des listes de best-sellers dans le monde entier, on ne présente plus le Danois Jussi Adler-Olsen : lauréat du dernier Ripper Award (prix européen du polar), du Prix Boréales du polar nordique 2014 pour l’ensemble de la série du Département V, Grand prix polar des lectrices de Elle 2012 pour Miséricorde, prix « Laurier d’or » des libraires au Danemark et prix Clé de verre (meilleur polar scandinave) pour Délivrance.

 

Extrait :
« James commençait à synthétiser les renseignements. Quelques informations par-ci, une bribe d’anecdotes par-là et des heures de vantardise qui, ensemble, composaient l’histoire des trois simulateurs qui partageaient son quotidien.
Dieter Schmidt, le Chétif, celui qui était dans le lit le plus éloigné, parlait très bas et il n’était pas facile d’entendre ce qu’il disait. James ne savait pas s’il était d’une nature discrète ou si c’était la peur d’être découvert qui lui donnait une voix aussi tenue. Les gens changent en fonction de leur environnement. Leur morphologie peut également avoir une incidence. James avait remarqué par exemple que plus Dieter Schmidt avançait dans ses séances d’électrochocs, plus il paraissait effacé, alors que ni Kröner ni Lankau ne semblait en être affectés. Quoi qu’il en soit, leur situation actuelle ne les empêchait pas d’échanger leurs souvenirs avec jubilation. James priait pour qu’un jour une infirmière les surprenne, que c’est trois monstres soient démasqués et que son cauchemar se termine.
En attendant, il devait se méfier deux et s’assurer qu’il n’aient aucun soupçon à son égard.»

 

Le ressenti de Jean-Paul

 

Bonjour à toutes et à tous…

 L’Unité Alphabet est le premier roman de Jussi Adler-Olsen, qui est devenu un best-seller dès sa sortie dans de nombreux pays.

Comme l’indique l’auteur à la fin de son ouvrage, “Ce livre n’est pas un roman de guerre.”

Malgré certaines longueurs au début (justifiées par le sujet du récit), ce roman est incroyable !

 C’est le récit sur une véritable amitié masculine, sur l’amour, sur la folie aussi, mais surtout, c’est le récit d’une trahison…

 Nous sommes dans l’univers des hôpitaux psychiatriques durant la seconde Guerre Mondiale.

Mais ici, ce ne sont pas des juifs qui sont traités en cobayes par des médecins allemands mais bel et bien des officiers SS !

 La première partie du roman qui se déroule en 1944 est très visuelle.

Il n’y a quasiment pas de dialogues obligeant l’auteur à utiliser une écriture détaillée et pointue.

C’est une histoire très pesante, effrayante, cruelle et terrifiante. Mais surtout, terriblement vrai. C’est avec des recherches très approfondies que Jussi nous fait revivre avec maestria les heures sombres d’une certaine forme de cette guerre que j’ignorai totalement.

Des asiles où sont parqués des officiers SS qui sont de véritables mouroirs.

Des médecins et des infirmières qui tentent bien que mal de conserver leurs blessés en vie, alors que la guerre est aux portes de l’hôpital.

 Vers la seconde moitié du livre, l’action se déroule en Angleterre, en 1972.

Mais très vite l’intrigue se retrouve de nouveau en Allemagne.

Le jeu du chat et de la souris commence alors avec de nombreux rebondissements inattendus.

L’écriture de cette partie est superbe !

Chaque chapitre se déroule avec la mise en avant d’un narrateur différent, avec son mode de pensée et ses émotions, donnant ainsi pour chaque personnage/chapitre un rendu particulièrement vivant et rythmé !

 L’Unité Alphabet, ou l’histoire du destin passionnant sous la forme d’un thriller oppressant, de deux pilotes, Bryan et James…

 

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L’unité Alphabet de Jussi Adler-Olsen


unitéLe livre: L’unité Alphabet de Jussi Adler-Olsen. Parution le 03 septembre 2018 aux éditions Albin Michel. 22€90 ; (640 p.) ; 22,5×15,5

 

4ème de couverture:
L’Unité Alphabet est le service psychiatrique d’un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d’atroces traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur le front de l’Est.
Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu’il a abandonné à l’Unité Alphabet et qu’il n’a jamais retrouvé. En 1972, à l’occasion des jeux Olympiques de Munich, Bryan décide de repartir sur ses traces. Sans imaginer que sa quête va réveiller les démons d’un passé plus présent que jamais.

Jussi_Adler-Olsen_389962xL’auteur: Jussi Adler-Olsen, de son vrai nom Carl Valdemar Jussi Adler-Olsen est un écrivain danois. Il est né le 2 août 1950 à Copenhague. Après avoir été le « bon » guitariste d’un groupe de musique pop, il s’essaie à la médecine puis aux sciences politiques, étudie le cinéma, mais aussi les mathématiques.
Plus tard, il transforme son appartement en boutique de BD d’occasion, monte une maison d’édition, joue les scénaristes et participe au Mouvement danois pour la paix.
Depuis 2007, Jussi Adler-Olsen s’est spécialisé dans une série de romans policiers. Il connaît un succès sans précédent avec Département V, sa série best-seller.
Cette série a été récompensée par les prix scandinaves les plus prestigieux : le Prix de la Clé de Verre du meilleur thriller scandinave, le Prix des Lauriers d’Or des Libraires et le Prix des Lecteurs du meilleur livre danois.
En France, Miséricorde a été récompensé par le Grand Prix des Lectrices de ELLE 2012 et le Prix des lecteurs du Livre de Poche 2013.
Son roman « Délivrance » (2013) a déjà reçu le Prix du meilleur Thriller scandinave ainsi que le Prix des libraires Danois.
Les deux premiers tomes de « Département V » ont été adaptés au cinéma au Danemark.
La série est traduite ou en cours de traduction dans plus de 40 pays, et s’est déjà vendue à plus de 10 millions d’exemplaires dans le monde.
Extrait:
« Ce travail avait été éprouvant pour le groupe d’inspection. Y compris quand il s’était agi de patients normaux souffrant seulement de blessures physiques. Le mépris des nazis pour les faibles n’avait même pas épargné leurs propres hommes. Il n’était pas rare de voir des patients nazis dont l’alimentation avait été si pauvre en graisses pendant les derniers mois de la guerre que leur système nerveux en était durablement affecté. Parmi tous les hôpitaux militaires qu’ils avaient visités, seuls quelques-uns, dans le sud de l’Allemagne et à Berlin, avaient été jugés de qualité acceptable. Les autres étaient une véritable misère. »

 

Le OFF de Oph

L’unité Alphabet, de Jussi Adler-Olsen

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Surprenant… Une plongée dans les méandres de la mémoire… A une époque où l’homme était prêt à tout pour survivre, qu’auriez-vous fait à leur place?

Haine, trahisons, amitié, amour, meurtres… Il y a tout ça dans « l’unité alphabet ».

Ce roman de Jussi Adler-Olsen est en fait son premier roman. Paru en 1997 au Danemark, c’est Albin Michel qui nous le fait découvrir aujourd’hui.

J’ai évidemment beaucoup entendu parlé de l’auteur, pour autant je ne l’avais encore jamais lu. C’est donc une totale découverte pour moi et je n’avais aucun a priori.

Ce pavé de 640 pages et composé de deux parties. Si la deuxième m’a transportée, je me suis ennuyée pendant la première. Beaucoup de descriptions et peu de rythme, j’ai eu peur de le lâcher, mais certains sujets m’ont convaincus de m’accrocher, et grand bien m’en a pris.Ma lecture achevée je ne regrette pas de ne pas avoir abandonné. La première partie est essentielle pour la mise en place du décorum et pour faire connaissance avec les personnages multiples qui évoluent au cœur d’une intrigue qui mêle le passé et le présent dans une valse à trois temps…

Quand l’avion de Brian et James s’écrase en Allemagne, les deux anglais n’ont pas d’autre choix, pour survivre, que de se faire passer pour des malades allemands. Leur parcours nous permet de faire connaissance avec ces deux personnages forts, liés par une amitié qui remonte à l’enfance. C’est également pour l’auteur l’occasion d’évoquer l’euthanasie thérapeutique, courante sous le régime nazi, de sombrer au cœur de la folie d’un système mais également de la folie des hommes.. Jussi Adler-Olsen prend le temps de nous présenter les acteurs de ce thriller dont le rythme va monter crescendo à compter de la deuxième partie.

Les sujets évoqués sont nombreux, entre la folie, la haine, l’amitié, l’espoir, l’euthanasie… mais pas au service de l’intrigue comme c’est souvent le cas dans un thriller, mais davantage au bénéfice des personnages qui s’étoffent, qui prennent en consistance pour notre plus grand plaisir de lecteurs.D’ailleurs l’unité alphabet ce n’est pas un thriller « classique » avec une intrigue centrale et la résolution d’une enquête ou d’un meurtre!L’unité alphabet est un thriller dont les personnages sont l’intrigue.Qui sont-ils vraiment? que cherchent-ils? Que cachent-ils?Jusqu’où iront-ils?

Après des débuts chaotiques je me suis laissée transportée par la deuxième partie du roman qui s’est révélée passionnante de revirements, de rebondissements, et pourvoyeuse de sentiments contradictoires.

Un roman qui m’a donné envie de découvrir les autres roman de Jussi Adler-Olsen, de lire l’évolution de son style et me délecter encore de ses personnages.

Qui a tué Heidi ? de Marc Voltenauer


Le livre : Qui a tué Heidi ? de Marc Voltenauer.  Paru le 25 août 2017 aux Editions Slatkine  & Cie. 21€90 ; (445 p.) ; 23 x 16 cm.

Qui a tué Heidi ?

« Heidi gisait dans une mare de sang, la gorge tranchée… Soudain, depuis le sommet d’un nuage orageux, un sillon lumineux fendit le ciel et un éclair s’écrasa sur la crête du Grand Muveran. »

Un politicien abattu à l’Opéra de Berlin, un tueur à gages en mission à Gryon, des fantasmes meurtriers dans le secret d’une chambre… L’inspecteur Auer reprend du service. Il entraîne Mikaël, son compagnon, dans un voyage sans retour, au plus noir de l’âme humaine.

Après le succès du Dragon du Muveran, le nouveau polar glaçant de Marc Voltenauer, au coeur des Alpes vaudoises.

 

L’auteur : Né en 1973, Marc Voltenauer a étudié la Théologie à l’Université de Genève. Passionné par les polars nordiques qui le ramènent à ses terres d’origine, il trouve son inspiration dans le pittoresque village montagnard de Gryon.
Extrait :
Il alla s’asseoir sur la chaise devant la coiffeuse et s’observa dans la glace. Il n’aimait pas ce qu’il voyait.
Un jeune homme.
Un visage d’ange.
Des traits androgynes.
Moins femme que sa mère quand il revêtait ses habits.
Moins homme que son père dans sa tenue de tous les jours.
Mi-homme mi-femme, ni homme, ni femme.
Du tiroir de la coiffeuse, il sortit un rouge à lèvres, du fond de teint et du mascara. Il se maquilla avec soin. A force de répéter ces gestes, il avait acquis une dextérité certaine. Il ouvrit un écrin et saisit une boucle d’oreille. Il tourna légèrement la tête pour voir son profil dans le miroir. Et il l’accrocha. Puis la deuxième. Il se para ensuite d’un collier de perles. Et pour finir, il se coiffa d’une perruque châtain clair qu’il tira de son sac à dos…….

QUI A TUÉ HEIDI ? MARC VOLTENAUER

Editions SLATKINE & Cie

444 pages

Résumé et avis de Marie Noëlle

 

            Berlin, un tueur à gages ancien agent secret russe ; Gryon, un psychopathe, hôtel de police de Lausanne Andreas AUER rentre de vacances mais il est mis en congés forcés suite à une altercation avec un de ses collègue qui avait proféré des propos homophobes et racistes.

De ce fait, il décide de prêter main forte à Antoine son voisin fermier histoire de changer d’air ! pour le plus grand bonheur de Mikaël son compagnon.

Tout ne va pas être aussi serein qu’il le pensait car Gryon va devenir le théâtre d’une série de crimes et de disparitions inquiétantes.

Mais qui est Heidi ? Qui a tué Heidi ?

            Une fois de plus Marc VOLTENAUER nous manipule avec brio dans un rythme à vous couper le souffle.

C’est fluide, rapide, subtil et j’en passe.

Les personnages : tous à leur place et là aussi zéro faute ! C’est une vraie caverne d’Ali Baba, il y en a pour tous les goûts.

Bon vous l’avez compris, j’ai adoré et je le revendique haut et fort ! et puis je vous met au défi de trouver l’assassin avant la fin, c’est du lourd.

Pour ma part, c’est succès assuré. Coup de cœur de l’été !

 

 Vous pouvez aussi retrouver la chronique ICI du Dragon du Muveran.

L’assassin des ruines de Cay Rademacher.


 

Le livre : L’assassin des ruines  de Cay Rademacher. Traduit de l’allemand par Georges Sturm. Paru le 8 février 2017 aux Ed. du Masque dans la collection Grands Formats. 20€90 ; (331 p.) ; 23 x 14 cm
4e de couv :
Hambourg, 1947. Une ville en ruines, occupée par les Britanniques et confrontée à l’hiver le plus froid du siècle. Les réfugiés et les sans-logis se retrouvent suite aux bombardements à aménager des trous de cave, à vivre dans la promiscuité des bunkers et des baraques. Les aliments sont rationnés, le marché noir est florissant.
Lorsque le cadavre d’une jeune fille nue est retrouvé parmi les décombres sans aucun indice sur son identité, l’inspecteur Frank Stave ouvre une enquête. Dans cette période d’occupation, la population hambourgeoise ne doit en aucun cas apprendre qu’un tueur menace la paix. Les enjeux sont élevés et l’administration britannique insiste pour que l’inspecteur allemand soit accompagné par Lothar Maschke de la Brigade des moeurs et par le lieutenant McDonald pour élucider l’affaire. Mais d’autres morts sans identité sont vite découverts et Stave, hanté par les souvenirs de sa femme décédée pendant la guerre et de son fils porté disparu, doit surmonter ses propres souffrances pour traquer l’assassin qui rôde sur les sentiers des ruines…

Inspiré d’une véritable affaire toujours non élucidée à ce jour, L’Assassin des ruines dresse le portrait glaçant d’une ville ravagée en proie à un serial killer sans pitié.

 

« Notre société est dévastée, se dit l’inspecteur Stave. Nous, les flics, pouvons seulement déblayer les ruines. »

L’auteur : Cay Rademacher est né à  Flensbourg , en 1965. Il a étudié l’histoire anglo-américaine et la philosophie à Cologne et à Washington avant de devenir journaliste et écrivain. Il a écrit, entre autres, pour GEO et Die Zeit et il est le cofondateur du journal GEO Epoche. Ses romans et documents sont publiés dans huit pays.
Il a vécu à Hambourg avant de s’installer avec sa famille en Provence.

Le Post-it de votre bibliothécaire

 

Extrait : 
Plus vite ils parlent, plus vite nous les renvoyons chez eux. Nous ne sommes pas des barbares. Nous n’avons pas besoin d’utiliser les méthodes de la Gestapo. Nous attendons. La plupart du temps, nos candidats collaborent dès le premier jour et nous confessent tout ce qu’ils savent. Ils sont fiers de leurs inventions, comme des gamins pleins d’ambition. Même quand il s’agit des armes les plus meurtrières. Surtout là, d’ailleurs.

Hambourg, 1947. La ville en ruines est occupée par les Britanniques. Lorsque le cadavre d’une femme nue est retrouvé dans les décombres, l’enquête est confiée à l’inspecteur Franck Stave, qui doit agir en toute discrétion pour ne pas menacer la paix. Or, Stave, hanté par les souvenirs de sa femme et de son fils disparus, doit surmonter ses souffrances pour traquer le meurtrier. Premier roman.

 Tiré d’une véritable affaire jamais résolue (une série de meurtres perpétrés à Hambourg) juste après la chute du reich, ce roman historique nous plonge dans une ville dévastée par les bombes et le quotidien des allemands en proie aux conditions extrêmes, froid intense, rationnement, dénazification… le mal est représenté dans ces meurtres dans des quartiers ouvriers détruits. On suit ces hommes et ces femmes qui tentent de survivre au chaos laissé par la guerre et à leurs tentatives de retrouver un peu d’humanité, qu’un tueur entend détruire par ces cadavres laissés dans les décombres.

Une nouvelle belle découverte de la littérature policière allemande qui nous réserve décidément de fort belle surprise. Une histoire et une lecture marquante à découvrir de toute urgence.

MHF

Germania de Harald Gilbers


Mes petites lectures

9782366581430,0-25566269782264066480,0-3168089Le livre : Germania  de Harald Gilbers.Traduit de l’allemand par Joël Falcoz.Paru le 19 mars 2015 chez Kero. 19€90 ; (421 p.) ; 24 x 16 cm.

Réédité en poche le 3 mars 2016 chez 10/18 dans la collection Grands détectives. 8€80 ; 480 p.) ; 18 x 11 cm.

 

Quatrième de couverture

Berlin, été 1944. De jeunes femmes sont retrouvées mortes, nues et mutilées, devant des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale. Contre toute attente, le SS-Hauptsturmführer Vogler fait appel à Richard Oppenheimer, l’ancien enquêteur star. Pourtant Oppenheimer est juif et donc officiellement interdit d’exercer…

Tiraillé entre son quotidien misérable dans une «maison juive» et le confort que lui offre son nouveau statut, Oppenheimer est de plus en plus inquiet. Tous les indices pointent vers un assassin appartenant à l’élite nazie, si Oppenheimer échoue, son destin est scellé. Mais n’est-il pas encore plus dangereux de démasquer le coupable ?

Pendant les derniers jours du Reich, les tensions sont à leur comble…

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L’auteur :

Après des études de lettres anglaises et d’histoire, Harald Gilbers a travaillé comme journaliste pour les pages culturelles d’un magazine puis comme metteur en scène indépendant. Il vit près de Munich. Germania, son premier roman, a reçu l’un des plus prestigieux prix de littérature policière, le prix Friedrich Glauser. Harald Gilbers vient de faire paraître son deuxième roman.

 

Résumé et avis

Berlin, 1944, le 7 mai pour être précise, à la veille de l’armistice. Mais ça les protagoniste ne le savent pas encore.

Les corps de jeunes femmes sont retrouvés nus et mutilés,  devant les monuments aux morts de la Première Guerre mondiale. Le SS Vogler fait appel à Richard Oppenheimer, un célèbre enquêteur. Mais celui-ci, d’origine juive, n’a officiellement pas le droit d’exercer. Découvrir le coupable pourrait s’avérer dangereux pour Oppenheimer. Tout indique qu’un officiel haut gradé pourrait être derrière tout cela. Notamment que les jeunes femmes aient été abusé sexuellement post mortem. Et que le sérial killer est particulièrement retors.

Quand on démarre la lecture de ce roman on ne peut pas s’empêcher de penser à la Trilogie Berlinoise de Philipp Kerr.

Harald Gilbers,  avec Germania, fait une entrée particulièrement impressionnante dans le polar.

Il a inventé une histoire extrêmement captivante et la raconte avec passion. Le roman est captivant dès le début et maintient la tension jusqu’à la dernière ligne.

J’ai vraiment eu le sentiment de remonter le temps et de mettre rendu à Berlin à cette époque.

De plus, son flic, le commissaire Oppenheimer est très sympathique et on aimerait en savoir plus sur son histoire personnelle.

Et surtout on aimerait le retrouver très vite dans d’autres aventures.

 

Pour info  Avec Germania,  Harald Gilbert a été lauréat du prestigieux prix littéraire Glauser du meilleur premier roman policier en Allemagne.

Lire le début

 

9782366581904,0-3169209La suite des aventures de Richard oppenheimer sortent en ce début mars.

Ce deuxième volet à pour nom Les fils d’Odin.

Et voilà l’intrigue : Berlin, début 1945. Tandis que la chute du Reich semble inévitable, Richard Oppenheimer, un ancien commissaire juif, craignant encore la déportation, mène une existence discrète. Lorsque son amie Hilde, une opposante au régime, est accusée du meurtre de son ex-mari, un SS impliqué dans les expériences humaines menées à Auschwitz, il se lance dans une enquête pour l’innocenter.

 

 

Sorry / Zoran Drvenkar


Mes petites lectures

9782355840807,0-11734809782253162490,0-1353471Le livre : Sorry de Zoran Drvenkar. Traduit de l’allemand par Corinna Gepner.Paru le 17 mars 2011 chez Sonatine. 21€;  (449 p.) ; 22 x 14 cm.
Réédité enpoche le 30 mai 2012 aux Livres de poche. 7€60 ; (497 p.) ; 18 x 12 cm

4e de couv :

Berlin. Tamara, Frauke, Kris et Wolf se sont connus au lycée. Dix ans plus tard, après une succession de petits boulots, de drames personnels, de défaites diverses et de blessures secrètes, c’est sans trop d’illusions qu’ils abordent la trentaine. Les choses changent néanmoins très vite quand ils ont l’idée de créer une agence nommée Sorry, dont l’objet est de s’excuser à la place des autres. Le succès est immédiat, ils aident des hommes d’affaires qui s’estiment s’être mal comportés envers un salarié, un associé ou une entreprise à alléger leurs remords en allant chercher à leur place le pardon auprès de leurs victimes.

Tout va pour le mieux jusqu’au jour où un mystérieux assassin désireux de soulager sa conscience décide de recourir aux services de Sorry.

C’est le début d’une longue descente aux enfers pour les quatre amis. Pris dans un piège infernal et mortel, ils n’auront d’autre solution que de découvrir au plus vite l’identité et les mobiles de ce tueur qui les manipule et semble parfaitement les connaître.

Avec ce roman à la construction exceptionnelle et au style remarquable, Zoran Drvenkar rompt d’emblée avec toutes les conventions du thriller. Il déjoue toutes les attentes du lecteur, le surprend sans cesse et le captive jusqu’à la dernière page.

«Vous avez aimé Stieg Larsson ? Vous aimez les thrillers à l’intrigue complexe, qui sortent de l’ordinaire ? Sorry est fait pour vous.» Der Spiegel

 

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L’auteur : Né en 1967 en Croatie, Zoran Drvenkar a trois ans lorsque ses parents s’installent en Allemagne. Il réside dans la région de Berlin. Il est romancier, dramaturge et scénariste. Sorry est son premier thriller publié en France.

 

 

Extrait :
Il y’a un truc qui manque aux chefs et aux décideurs, un truc dont ils ne peuvent pas se dépêtrer, qui plane comme une ombre menaçante sur leur vie…Ce truc là leur pourrit tellement la vie que ça se voit sur leurs figures…Ils ne savent pas s’excuser. Alors c’est pour ça qu’on va leur offrir. Des excuses à la pelle, à un prix sacrément juteux

Résumé et petit avis :

Berlin. Tamara, Frauke, Kris et Wolf se sont connus au lycée. Dix ans plus tard, c’est sans illusion qu’ils abordent la trentaine. Ils ont l’idée de créer une agence nommée Sorry, dont l’objet est de s’excuser à la place des autres. Le succès est au rendez-vous. Mais un mystérieux interlocuteur les envoie dans un appartement berlinois, où les attend une femme torturée à mort…. Ce sera le début d’une longue descente aux enfers. Pris au piège, les quatre amis n’auront d’autre solution que de découvrir au plus vite l’identité et les mobiles de ce tueur qui les manipule et semble parfaitement les connaître.

Un roman construit comme un puzzle qui alterne les perspectives de narration et de rythme. Une intrigue retorse autour de la culpabilité sur les thèmes difficiles de la maltraitance des enfants, le viol et la pédophilie…Tout cela s’imbrique de façon magistrale et originale.

Le mythe d’Isaac Becker de Reed Farrel Coleman


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reed-farrel-coleman-le-mythe-disaac-beckerLe livre : Le mythe d’Isaac Becker  de Reed Farrel Coleman. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Pierre Brévignon. Paru le 04 novembre 2015 chez Ombres Noires. 8€ ;  (91 p.) ; 19 x 13 cm
Quatrième de couverture

Le mythe d’Isaac Becker

1944, camp de concentration de Birkenau. Les destins de Jacob et d’Isaac se trouvent scellés quand le carnet de ce dernier est confisqué par le sous-lieutenant Kleinmann. Chronique des activités criminelles du camp et des victimes des chambres à gaz, son Livre des Morts peut les conduire à leur perte. Les deux hommes tentent de récupérer le précieux objet mais, surpris par Kleinmann, Isaac est tué. Le carnet semble définitivement perdu.

Mais que sait-on réellement de Jacob et d’Isaac ? Sont-ils vraiment les héros que l’on croit ? Et si Le Livre des Morts venait à ressurgir, que dévoilerait-il ?

indexL’auteur : Reed Farrel Coleman est originaire de Brooklyn. Romancier et poète américain, il est l’auteur de plusieurs romans et a reçu de nombreuses récompenses. Ancien vice-président du club des Mystery Writers of America, il enseigne désormais l’écriture à l’université Hofstra.

 

 

Voici un petit livre dont la lecture m’a beaucoup touchée. Et mon ami Pierre de comité de lecture polar a lui aussi était pris par l’émotion. Alors il vous offre son impression de lecture.

Résumé et avis de Pierre

Isaac Becker, prisonnier du camp de concentration de Birkenau en 1944, rédige les histoires de ses codétenus dans un carnet appelé le Livre des spectres. Il meurt en tentant de le récupérer des mains d’un officier allemand qui l’avait confisqué. Mais Jacob Weisen parvient à faire sortir le livre du camp et à survivre. Il parcourt le monde pour témoigner de ce texte, introuvable après le conflit.

Il s’agit ici d’une novella sur un prétendu manuscrit sauvé d’un camp d’extermination mais pas seulement : c’est également une histoire de mensonge et de ses conséquences, de comportements humains dans des conditions inhumaines.

Ce petit et très court roman noir est un fabuleux vecteur d’émotion.

C’est rude, violent, douloureux et beau à la fois.

De plus, ce roman est suivi d’un court entretien avec l’auteur sur l’origine de son récit.

 

Lire le début ICI

Un long moment de silence / Paul Colize : un livre qui restera un long moment dans nos cœurs.


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Le livre : Un long moment de silence de Paul Colize. Paru le 14 mars 2013 à La Manufacture de livres. 20,90 EUR ; (469 p.) ; 23 x 14 cm.
Réédité en poche  dans la Collection Folio policier (n° 728), chez  Gallimard. Parution : 20-05-2014

4e de couv : 1920 Wladyslaw ouvre sa pharmacie à Lwów. 1948 Trois jeunes italiens attendent la sortie des élèves du Brooklyn collège devant leur coupé Hudson rouge. 1952 Un homme poursuit une fillette sur le parking enneigé de l’aéroport de Stuttgart. 1989 Une femme aborde trop vite une courbe sur le ring de Bruxelles. 2012 Stanislas déshabille une femme qu’il connaît à peine. Paul Colize est l’auteur de back up (folio policier-Gallimard). Il vit à Waterloo. Capture&&&&&&&&&&

L’auteur : Paul Colize est né en 1953, il est marié et est le père de trois enfants. En dehors de l’écriture, il exerce également la profession de consultant en management et consacre son temps libre au piano et au badmington. Ah et si j’osais, je dirai qu’il pratique un humour irrésistible.

Extrait 1 : « Par un bienfait de la nature, j’ai échappé à la calvitie, aux traits avachis, aux érections fastidieuses et à l’embonpoint qui frappent la plupart des hommes de mon âge. »

Résumé et avis : La 4e de couv est succincte et il est difficile de résumer ce roman policier tellement il est foisonnant. Ce thriller historique, qui se déploie de 1920 à nos jours, met en scène une organisation clandestine, The Owl. Celle ci est chargée de poursuivre la traque des criminels nazis abandonnée par Israël après 1960. Nous suivons donc Nathan Katz dans sa quête de justice. Mais c’est aussi l’histoire de Stanislas Lejeune, l’un des héros, qui verra son destin s’accomplir au travers de cette aventure. Je crois que Paul Colize aime à dire qu’il écrit « du polar artisanal ». Mais depuis 5 ans que je le suis maintenant ,je peux affirmer que ses polars artisanaux sont écrits de façon très professionnelle. Je disais donc qu’il y a 5 ans je lisais mon 1e Paul Colize. Il venait de sortir un roman aux éditions Krakoën. (Une petite maison d’édition associative que j’affectionne tout particulièrement. Et qui m’a fait découvrir pas mal d’auteurs talentueux.) Capture&&&&&&&&&&& Ce roman donc, La troisième vague, parlé déjà d’attaques brutales, bestiales , sauvages tout comme dans le roman qui nous intéresse aujourd’hui. L’enquête de La troisième vague dévoilera les dessous d’une affaire criminelle sans précédent qui suscite encore et toujours des interrogations. Tout comme celle d’un long moment de silence. Dans la première il est question des tueurs du Brabant dans la seconde de la tuerie du Caire. Si le premier est un fait divers réel, le second imaginaire est tout aussi sanglant. Dans les deux, on ne connait rien sur l’identité des tueurs, ni sur leurs mobiles . Gangsters aux méthodes expéditives pour les uns, terroristes en service commandé pour les autres. Et pour servir quels sombres intérêts ? Nul ne le sait aujourd’hui encore. Malgré des moyens d’investigation exceptionnels, ces énigmes demeurent entières. Mais c’est compter sans Paul Colize. Car ici il mélange la réalité et la fiction avec un tel talent qu’il arrive à nous embarquer dans deux histoires complexes qui nous dévoilent peu à peu sa vérité sur les évènements tragiques qu’il nous expose. De plus , Paul Colize a pris le pari audacieux de faire d’un sale type, pour ne pas dire un être abject, l’un des héros de ce roman. Et il insiste en nous racontant son parcours à la première personne du singulier. Le reste du récit vous l’aurez compris étant à la 3e personne. Et chez Paul Colize la documentation accumulée pour étoffer ces intrigues et l’humour qu’il distille pour les raconter font de ce titre un pur et long moment de bonheur livresque. Un véritable coup de cœur pour cette histoire qui a su m’émouvoir bien plus que je ne l’aurai imaginé.

Extrait : Une grande boîte à biscuits métallique était coincée au bout d’une étagère chargée d’albums photos. J’ai rapidement parcouru les albums pour m’assurer de ne rien louper, mais ils ne contenaient que les clichés habituels : naissances, fêtes, vacances, mariages. En une quinzaine de minutes, j’ai parcouru un demi-siècle en Bavière.

Un long moment de silence est déjà Prix Landerneau polar 2013 ; prix du Boulevard de l’imaginaire 2013 ; Prix Polars Pourpres 2013.

Pour lire le début c’est ici

Oui j’aime bien ces photos avec mes amis . Ici Carine Capture&&&&&&&&&&&& Capture&&&&&&&&&&&&& Et là Richard notre concierge masqué préféré.

L’affaire Kustermann de Roberto Ampuero


Lecture d’avant&l
9782264036858,0-164849Le livre :  L’affaire Kustermann  de Roberto Ampuero. Traduit de l’espagnol par Bernard Cucchi.  Paru le 4 septembre 2003 chez 10/18. 7,40€ ; (269 p.) ; 18 x 12 cm

4e de couv : 

Querelle d’amoureux qui a mal tourné ? Règlement de compte entre contrebandiers ? Vengeance de trafiquants de drogue contre ceux qui trahissent le cartel ? Pour quelles raisons a-t-on assassiné Cristián Kustermann alors qu’il dînait dans un petit restaurant de Vina del Mar, station balnéaire chilienne ? Après quelques mois de recherches, les autorités n’ont toujours pas trouvé le coupable. Découragé, Carlos Kustermann, son père, demande à Cayetano Brulé, détective privé, de reprendre l’enquête. Pour cet exilé cubain vivant au Chili, habitué des affaires politico-mafieuses les plus louches de la planète, les clients se font rares et la demande de ce riche homme d’affaires est une aubaine. Son enquête le mènera d’abord à Bonn, en Allemagne, où Cristián Kustermann travaillait comme journaliste, puis à La Havane, où il apprend que le fils de l’homme d’affaires appartenait à un réseau de guérilleros…

téléchargement (9)L’auteur : Roberto Ampuero est né le 20 février 1953 à Valparaíso au Chili.
Suite à la prise de pouvoir d’Augusto Pinochet le 11 septembre 1973, Roberto Ampuero, alors étudiant en lettre, s’exile à Cuba.
Il y terminera ses études et y résidera jusqu’en 1979.
Après avoir vécu successivement en Allemagne et en Suisse, il s’installe aux États-Unis en 2000.
Il enseigne la littérature à l’université de l’Iowa.

Extrait : 
Dans celui-ci, comme chez la mamie, de nouveaux locataires s’installeraient avec leurs meubles et le lieu résonnerait du bruit de leurs voix, serait témoin de leurs rêves et de leurs amours, de leurs disputes aussi, qui effaceraient, comme sur l’ardoise de l’école, le passé des occupants précédents. Plus tard, d’autres leur succéderaient, qui à leur tour seraient remplacés par des gens indifférents à l’existence de ceux dont ils prendraient la place.

Résumé et avis :

Quatre mois après l’assassinat de son fils, Cristian, dans sa pizzeria d’une station balnéaire chilienne, Carlos Kustermann, riche industriel, demande à Cayetano Brulé de retrouver les coupables.Le compte en banque de Cayetano étant proche du néant le détective privé cynique et séducteur, spécialiste des affaires politiques, accepte l’offre très généreuse de Kustermann.

Cette enquêtes de Cayetano Brulé, privé d’origine cubaine, exilé au Chili et vivant du coté de Valparaiso va le conduire à Bonn l’ancienne capitale de la RFA (République fédérale Allemande) pour ce poursuivre à Cuba. Brulé aidé de son secrétaire d’origine Japonaise, Bernardo Susiki, il va mené une enquête mouvementée.

Cette histoire bien construite va au delà de la simple enqu^te policière. Roberto Ampuero nous parle bien sur de l’histoire du Chili au sortir des années noires de la dictature. Il nous éclaire à travers le destins individuels de ses protagoniste sur l’histoire contemporaine d’un pays meurtri.

Et le personnage de son privé bien que cynique apporte un peu de gaieté à tout cela tant il  nous devient attachant de part son penchant pour la bonne chair et le bon vin.

Une lecture intéressante.

Le démon du vitrail de Helen Grant


9782749917733,0-1527011GRANT, Helen : Le démon du vitrail. . Traduit par Pascal Loubet. Paru le 17 janvier 2013 chez M. Lafon. 19€ ; (394 p.) ; 23 x 14 cm

Quatrième de couverture: 

Une malédiction ancestrale.
Un vitrail médiéval hanté par un démon.
Et une série de meurtre effroyables…
Pour la jeune Lin Fox, pas question d’être la prochaine victime.

Lin à 17 ans. Son père, un universitaire anglais, décide de s’installer avec sa famille dans un village allemand pour mener des recherches : retrouver les célèbres vitraux médiévaux d’Allerheiligen. Selon la légende, quiconque s’en approche serait condamné à mort. Et c’est Lin qui découvre le premier corps, entouré de verre brisé…
Bientôt, les cadavres s’accumulent. Aidé par son jeune voisin, Lin veut éclaircir ce mystère avant que la mort ne frappe de nouveau. Mais pourra-t-elle arrêter la malédiction?

images (6)L’auteur :
Née à : Londres , 1964, Helen Grant s’est passionnée très tôt pour art. Elle écrivait de courtes histoires pendant ses cours de mathématiques. Elle z fait ses études supérieures à Oxford en lettres classiques, puis a travaillé une dizaine d’années dans la marketing. Ce travail lui a permis de financer de nombreux voyages notamment en Syrie et en Inde.
En 2001, elle s’installe avec sa famille en Allemagne à Bad Müenstereifel. Elle en profite pour explorer l’histoire de cette ville. C’est de celle-ci qu’elle tire l’inspiration de son premier roman : »The Vanishing of Katharina Linden »
Helen vit maintenant en Belgique, dans les alentours de Bruxelles avec son mari et ses deux enfants.

Citation :
« A cet instant…..Je ne me doutait pas que dans six heures, cette journée allait devenir la pire de ma vie. »

Résumé et avis :

Lin Fox, 17 ans, emménage dans un village allemand, Baumgarten. Son père, universitaire anglais spécialiste du Moyen Age, pense y trouver les célèbres vitraux d’Allerheiligen, disparus depuis des siècles. La découverte lui assurerait fortune et gloire. Mais les habitants ne partagent pas son enthousiasme : pour eux, les vitraux sont maudits. Selon une légende, ces vitraux seraient hantés par le démon Bonschariant. Il tuerait ceux qui s’en approchent.

Superstition ? Pourtant, dès le jour de leur arrivée, Lin découvre le corps d’un vieil homme entouré d’éclats de verre… Bientôt les cadavres s’accumulent, et la vie de la jeune fille vire au cauchemar. Elle se lance à son tour, aidé par son jeune voisin dans la quête aux vitraux, persuadée qu’ils la mèneront au tueur. Mais ce n’est pas sans danger, et Lin danse avec le diable. Pourra-t-elle arrêter la malédiction et sauver sa famille ?

Voilà un polar bien décevant : écriture scolaire, vocabulaire « adulescent » qui finit par agacer, personnages inconsistants pour certains, caricaturaux pour d’autres ; tout y est ! L’idée de départ était bonne, pourtant. Quand Helen Grant emménage en Allemagne, elle tombe amoureuse des légendes locales et commence à écrire Le Démon du vitrail. Le roman s’inspire d’ailleurs d’une histoire vraie : la disparition d’un vitrail du Moyen Âge retrouvé un siècle plus tard intact en Angleterre et vendu pour 800 000 livres aux enchères.  Mais la « mayonnaise » ne prend pas. Les personnages subissent sans réfléchir, telles des marionnettes passives qu’on a de plus en plus envie de secouer. Les indices ne sont pas habilement distillés pour harponner la curiosité du lecteur, mais prennent plutôt la forme de dialogues (de « pavés » ?) indigestes. Et que dire des fins de chapitre avec ce suspense poussif et trop prévisible ? C’est un 1er roman, et malheureusement, ça se voit.

Mais peut-être que je n’ai pas su déceler le charme de cette histoire visant plutôt un public young-adult.

Pour lire le début c’est ICI.