Sharko de Franck Thilliez


18922031_1473027559423221_6246232060444953359_nLe livre : Sharko de Franck Tilliez. Paru le 11 mai 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 21€90 ; (576 p.) ; 22 x 14 cm

 

4eme de couv

 » Sharko comparait toujours les premiers jours d’une enquête à une partie de chasse.
Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s’élancent à la poursuite du gibier.
À la différence près que, cette fois, le gibier, c’était eux.  »

Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

 

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Biographie de l’auteur : Franck Thilliez est l’auteur d’une quinzaine de romans, parmi lesquels Atomka, Le Syndrome E et, plus récemment, Pandemia et REVER. Lauréat du prix Étoiles du Parisien-Aujourd’hui en France pour le meilleur polar 2014 avec Angor, il confirme sa place de pilier du thriller français et continue d’alterner one shots et enquêtes menées par son couple phare, Lucie Henebelle/Franck Sharko.
Adapté au cinéma pour La Chambre des morts (prix SNCF du polar français), Franck Thilliez est aussi scénariste.
Ses livres sont traduits dans le monde entier.

 

Extrait :
« A la vue de ces actes, Lucie avait la sensation que le Sharko blanc – l’homme qu’elle aimait – avait de plus en plus de mal à se dissocier du Sharko noir, cette espèce de Minotaure sanguinaire qui cherchait la sortie du labyrinthe et qui, le temps d’heures sombres à la cave, l’avait trouvée. »

 

 

Collectif Kris

Le petit Avis de Kris

Lucie Hennebelle reprend une affaire que son oncle Anatole, policier retraité, n’a pu achever avant son suicide. Sur la trace de Julien Ramirez, soupçonné d’avoir enlevé une adolescente, elle commet l’irréparable. Franck Sharko et Lucie, prêts à camoufler ce crime qui pourrait coûter sa carrière et sa liberté à Lucie, s’attaquent à un trafic terrifiant.

Franck Thilliez a un don, ça on le savait …. pour l’écriture mais aussi et surtout pour se renouveler ! Chaque nouvel opus est différent (même si ses personnages sont récurrents) et chaque fois toujours mieux.
Cette fois il nous prend dans un tourbillon qui s’étale sur 568 pages et
Pas un seul temps mort, toujours au taquet et de plus, ses romans nous éclairent sur des sujets cruciaux tels les dons du Sang.
Bref de la lecture qui distrait mais qui instruit en même temps.
What else. .. .

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Toxique de Niko Tackian : L’histoire d’une LC le final


Durant quelques semaines nous avons, avec la Fée Stelphique, décortiqué le 3e polar de Nico Tackian.

Aujourd’hui nous mettons un point final à cette lecture commune.

J’avoue m’être beaucoup amusée à faire celle-ci. J’espère que vous aussi.

Mais souvenez vous voilà ce que ça a donné.

Histoire d’une LC, prologue 

Histoire d’une LC, chapitre 1

Histoire d’une LC, chapitre 2

Histoire d’une LC, chapitre 3

Et aujourd’hui on vous offre : L’histoire d’une LC le final

Et quelque final puisque vous on aurait deux pour le prix d’un.

D’abord celui d’une gentille Fée: Le final de Stelphique ICI

Et enfin le mien, celui d’une magicienne du noir, ci dessous

Le livre : Toxique de Niko Tackian. Paru le 4 janvier 2017chez Calmann-Levy. 18€90 ; (299 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv : 

Elle aime saboter la vie des autres, elle n’éprouve aucune empathie, elle poursuit un but, elle est toxique.

Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau.

Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.

À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

L’auteur : Niko Tackian, né en 1973, est un scénariste, réalisateur et romancier français. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série Alex Hugo pour France 2. Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac.

 

 

Extrait : 
Savez-vous que d’après une étude américaine, une personne sur vingt-cinq présenterait des caractéristiques de la sociopathie ? Il pourrait y en avoir autour de cette table par exemple, ou bien dans votre vénérable institution.
– On dirait que vous parlez d’une société secrète.
– Non, ce sont des prédateurs solitaires. Leur ego a trop d’importance pour qu’ils acceptent de s’unir. Enfin mis à part dans les organisations officielles de sociopathes.
Tomar sourit malgré lui au ton décalé que prenait le psy. Il aimait décidément bien ce Benoît Mathis.
– De quelle organisation parlez-vous ?
– Du monde de l’entreprise et de la multinationale en particulier. La plupart des cabinets de recrutement dressent une liste de critères pour définir leur profil type. Mes collègues américains ont démontré que la plupart de ces critères sont communs aux résultats cliniques mis en évidence dans les travaux sur la sociopathie.
– Autrement dit, nous sommes entourés de gens qui nous veulent potentiellement du mal ?
– Oui les médias parlent parfois de gens toxiques. Comme le gaz ou le poison, ils répandent leur influence négative au point d’intoxiquer tout ce qu’ils touchent. Je pense que nous pouvons tous trouver un exemple de ce genre de personnes dans notre entourage…

Mon avis :

Toxique c’est un roman actuel, c’est celui de cette période trouble que nous vivons. Celle des attentats de janvier 2015. Cette période où nous étions à la fois Charlie et à la fois choqués par les massacre de l’hyper casher et de Charlie Hebdo. Celle du massacre du Bataclan, quand notre jeunesse tombe sous la mitraille des fanatiques aux  terrasses de cafés et de restaurants.

Toxique c’est un roman dans l’ambiance du temps ! Une atmosphère pesante, peu rassurante, un avenir compromis. Un ton désabusé, un auteur qui a trempé sa plume dans la morosité de notre quotidien. C’est un poil pessimiste. Une ambiance plombée.

Toxique c’est un style sans fioriture, des chapitres courts, une écriture acérée et percutante. C’est du rythme, sans temps mort. sous tension en permanence.

Toxique c’est aussi un roman psychologique aux personnages troubles. Des héros avec trop ou pas du tout d’empathie. Des personnages marquants à n’en pas douter.

Il y a Tomar Khan, commandant à la Crime, chef de groupe au 36. Tomar que ses hommes respectent et admirent. Un super flic, un limier aux intuitions fulgurantes. Un meneur d’homme. Un jeune homme aux charme indéniable, un jeune homme mystérieux. Un jeune homme au passé trouble.

Il y a Marie-Thomas Petit, Agent Territorial Spécialisé dans les Ecoles Maternelles. Une femme banale, passe partout. Une femme que l’on pourrait croire sans histoire. Une ATSEM proche des enfants dans elle a la charge.

Et il y des histoires de familles, de clans, de groupes. Des histoire de personnes toxiques, de manipulateurs, de manipulation. C’est une histoire un brin fantastique, d’ange gardien ou de fantôme. Une histoire de rédemption et de résilience aussi !

Bref Toxique c’est un roman complexe comme on les aime. Une équipe de flic que l’on a envie de retrouver. Un héros que l’on a appris à aimer.

Vite le prochain opus !

 

« Les morts quittent notre monde et emportent avec eux leurs regrets et leurs déceptions. Mais qu’en est-il des vivants ? »

 

Les sept stigmates de Jean Dardi


 

jdLe livre :  Les sept stigmates de Jean Dardi. Paru le 7 septembre 2016 chez City dans la collection Thriller.18€50 ; (346 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv : 

Comment arrêter un tueur qui n’a rien à perdre ?

Paris connaît une vague de crimes sans précédent. Une jeune secrétaire, un imam, un rappeur, un assassin, un voleur…Tous retrouvés égorgés. Aucun lien apparent, si ce n’est ce mystérieux message reçu par chacune des victimes quelques jours avant leur mort.

La psychose s’installe. En haut-lieu on panique, on trépigne, on menace. Au 36 Quai des Orfèvres, en plein mois d’août, il ne reste guère que le commissaire Giovanni Dell’Orso, qui ne batifole pas sur les plages.

En pleine déprime, il hérite donc de cette affaire qui s’avère particulièrement délicate. D’autant que, des bas-fonds de Paris aux arrondissements les plus chics, le tueur franchit progressivement toutes les limites. Y compris celles de sa folie meurtrière…

L’auteur : Après avoir longtemps travaillé dans l’immobilier dans le Sud de la France, Jean Dardi se consacre désormais entièrement à l’écriture. Avec « Les sept stigmates » il signe son premier roman policier, dans un univers à la fois noir et très contemporain.

Extrait : 
C’est le cri persistant sortant de sa gorge qui le réveilla en sursaut. Un cri de panique, inhumain. Les yeux exorbités, il s’appuya à la tête de lit, pantelant, ruisselant d’une sueur malsaine.
Il mit près d’une minute à réaliser qu’il venait une fois de plus de subir le cauchemar atroce qui, inexorablement, le rendait fou.

 

Résumé et  petit avis :

A Paris, depuis quelques mois, cinq meurtres ont été commis sans aucun lien apparent, mis à part que les victimes ont toutes reçu un mystérieux message plusieurs jours avant leur mort. La psychose s’installe face à cette série d’assassinats. Le commissaire du 36, quai des Orfèvres Giovanni Dell’Orso est chargé de l’enquête.

Tout commence à Paris, au mois d’Août quand les parisiens sont en vacances et que les rues de Paris grouillent de touristes. Il fait chaud en cette fin d’été et la moiteur ramollit les corps et les esprit.

Au 36 tout est tranquille, le commissaire  Giovanni Dell’Orso garde les lieux. Toute son équipe est en vacances. Même le directeur à mis les voiles.

Pourtant même au mois d’août, alors que Paris vit au ralenti, le crime lui ne s’arrête pas. Et quand un imam est assassiné dans le 19e, la crim, elle se réveille et Dell Orso sort de sa torpeur.

Nous allons faire connaissance avec ce commissaire de 50 ans pas mal de sa personne, plutôt à l’ancienne, pas très féru des nouvelles technologies et pas très à cheval sur la procédure.

Voilà tout commence comme cela.

Jean Dardi nous propose ici une enquête policière classique et procédurale. Nous allons donc suivre pas à pas les avancées de l’enquête que le groupe Dell Orso va devoir mené tambour battant car mis sous pression par leur hiérarchie et par la presse.

On va découvrir un groupe d’homme et de femme, uni derrière leur chef. Une bande de flics bigarrée qui sous la houlette d’un meneur d’homme tel que Dell Orso arrive à des résultats surprenants.

On va parfois tiquer face aux réflexions de Maurice, le second du groupe. On va parfois sourire face à la bêtise humaine. On ne restera pas indifférent au propos des uns et des autres. Je me suis parfois poser des questions sur les intentions de l’auteur.

Mais ce qui est certain c’est que ce polar, ce premier polar, se lit facilement. L’écriture sobre, le style efficace de Jean Dardi nous entraîne à un rythme soutenu dans cette intrigue drôlement bien ficelée.

On va suivre à la trace un tueur en série pas banal. On va finir par comprendre ses motivations. On va se faire profileur et passé du roman d’enquête au thriller. Car c’est bien aussi un très bon thriller que nous propose l’auteur.

Bref, une lecture forte agréable au final qui n’a pas été sans me rappeler un certain Nicolas Lebel, la subtilité de l’humour en moins. C’est ce tout petit bémol qui fait que ce polar ne sera pas ma lecture préférée de la semaine. Mais Les sept stigmates a tout pour plaire  et plaira au plus grand nombre, foi de Collectif Polar.

Un très bon roman policier avec une galerie de protagonistes que l’on a envie de retrouver très vite.

Alors monsieur Dardi, à quand la deuxième enquête du groupe Dell Orso ?

 

Le cirque s’invite au 36 de Emmanuel Varle


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Le livre : Le cirque s’invite au 36  de Emmanuel Varle.Paru le 1er juillet 2014 chez Les Presses littéraires. 13€ ; (354 p.) ; 17 x 12 cm

Quatrième de couverture

Trois homicides visant successivement un ancien truand octogénaire, un voyou minable retiré des affaires et le propriétaire d’un petit cirque sont commis en quelques semaines avec la même arme : un pistolet mac 50. La perspective d’un serial killer sème le trouble au sein de la Brigade Criminelle. Son responsable, le commissaire divisionnaire Mingus charge le commandant Boussinet, responsable du groupe quatre et son adjoint Enzo, jeune lieutenant de police de résoudre cette affaire. Une enquête palpitante conduira Enzo et ses collègues à une longue incursion dans les mondes méconnus du Cirque, des gens du voyage, des indics et des associations de défense de la cause animale, avec une obsession : arrêter le tueur avant qu’il ne frappe à nouveau.

 avt_emmanuel-varle_7961L’auteur : Né à paris en 1960, Emmanuel Varle a été commandant dans la Police Nationale. Féru de littérature, passionné d’histoire et fin connaisseur du monde animal, l’auteur travaille dans la police depuis une trentaine d’années. Cette expérience professionnelle lui a permis de rencontrer des gens venus d’horizons très divers, souvent issus de communautés peu connues du grand public. Il souhaite au travers de l’écriture faire partager aux lecteurs ce vécu passionnant. Le cirque s’invite au 36 est son premier roman.

 

Extrait :
– Eh, t’es qui toi ? La forme s’avança sans répondre. Koffer put distinguer un visage de haine rendu encore plus inquiétant par le faible éclairage dévoilant ses traits. Une arme brillait dans ces mains venues pour tuer, reflets du métal dans cette petite lumière de nuit. Deux coups de feu partirent presque instantanément. Le gitan sentit une douleur énorme dans la poitrine. La balle avait évité le crucifix et pénétré le poumon droit. Un second projectile l’atteignit entre les deux yeux achevant simultanément sa vie de circassien, son spleen du moment et cette intense souffrance physique. Son corps se raidit et chuta lourdement sur le sol. Le bruit des détonations fit vite sortir le camp de sa torpeur.

Résumé et petit avis :

97910310021250-3714844Alors que j’ai le 3e roman de cet auteur ( Dernier virage avant l’enfer) entre les mains, voici ce que je disais de son premier polar lors de sa sortie.

Et ce n’est pas la première fois que les Editions Les Presses Littéraires m’offre un réel plaisir de lecture. En effet sa collection, crimes et châtiments nous révèle régulièrement quelques bonnes surprises. Et si souvent, les enquêtes proposées par cette maison d’éditions pyrénéenne se déroule dans le grand sud ouest, une fois n’est pas coutume, celle ci se déroule bien en région parisienne.

Le commandant Boussinet et son adjoint Enzo mènent l’enquête sur les meurtres d’un propriétaire de cirque, d’un ancien voyou retiré du monde du banditisme et d’un truand octogénaire, tous tués avec le même revolver.

Voici un très bon roman policier procédural. On suit en effet le déroulement de l’enquête pas à pas au sein de la fameuse brigade criminelle au 36 quai des orfèvres. Une plongée dans le quotidien de ces flics d’exception et plus particulièrement du groupe 4, où officie Enzo le jeune lieutenant promu, sans doute, à une belle carrière et qui s’évertue à devenir un excellent flic et pourquoi pas un limier d’exception

.L’auteur a particulièrement soigné la psychologie de ses personnages, ils sont vraiment crédibles et tout sonne juste, jusque dans les dialogues.

Et puis le sujet ou plutôt les thèmes abordés dans ce roman ne sont pas si courants. J’avais déjà découvert l’univers du cirque, l’an dernier, dans l’excellent roman d’Ingrid Astier, « Angle mort ». Et c’est avec bonheur que l’on replonge dans ce monde circassien sous la plume d’Emmanuel Varle, car ce roman est porté par une belle écriture.

Une belle découverte.

Burn Out de Didier Fossey


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$9791093363103,0-2607362Le livre  :  Burn Out de Didier Fossey.  Paru le 28 février 2015 chez Flamant Noir éditions.   15 euros ;  (289 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv :

Paris. Avril 2014.
Une série de vols d’objets d’art a lieu dans les cimetières parisiens. La police est sur le coup, mais lors d’une nuit de planque un policier se fait assassiner. Pas de témoins. Peu d’indices. Ses collègues présents sur place n’ont rien vu.

Boris Le Guenn, chef de groupe de la B.A.C. au 36 quai des Orfèvres, est saisi de l’affaire. Malgré son manque d’effectifs et plusieurs enquêtes à gérer, il devra faire face à la descente aux enfers de l’un de ses hommes…

Le temps passe. Les vols se multiplient, les crimes aussi, et les pistes sont minces. Boris Le Guenn et son équipe doivent mener à bien ces affaires non sans danger pour eux, tant sur le plan professionnel que personnel.

C’est un monde désenchanté, un monde dans lequel l’histoire ne se termine ni bien ni mal, elle se termine, c’est tout. Certains flics boivent pour oublier, d’autres ont une démarche plus radicale, violente, imprévisible.

Burn-out, nuits de planques et de filoches. Ça pue la clope, le sang et la sueur de ceux qui veillent sur la population. Ces flics, obsédés par leur boulot, à qui l’on demande de laisser au vestiaire leurs problèmes personnels, sont vite rattrapés par leurs démons et leur paquetage s’alourdit de quelques cauchemars…

DidierFossey2L’auteur : Didier Fossey en né en 1954 à Paris. Après des études secondaires laborieuses, il fréquente un lycée hôtelier à Granville, en Normandie, d’où il sort muni d’un CAP de garçon de restaurant. Il a la chance de travailler sur le paquebot France, puis dans différents établissements parisiens avant d’ouvrir son propre restaurant. En 1984, il laisse tout tomber pour entrer dans la police, à Paris. Ses années de service en brigade anticriminalité de Nuit du 13e arrondissement de 1986 à 2001, les nuits de planque, de traque, la morsure du froid, ce monde de la nuit lui plaisent et lui fournissent quelques anecdotes croustillantes qui lui serviront quelques années plus tard.

 

Extrait :
« – Les gars,  on a une merguez 
 Aussitôt l’arrosage cessa.
Le sergent, chef d’engin, s’approcha.
La Fourche était crochée dans un amas noir carbonisé au bout duquel, on pouvait identifier, sans équivoque, une main. »

L’avis de Jean Luc

Burn-out est une belle découverte. C’est un très bon roman policier qui prouve que les auteurs français restent toujours au top.
Je connaissais Olivier Norek, lieutenant de police, mais il y a aussi, Didier Fossey, ancien policier, qui avec Burn-out frappe très fort également.
Dans son roman, l’auteur nous décrit le mode de fonctionnement de plusieurs équipes dont la BAC, il y a une enquête bien enlevée, bien décrite et surtout très réaliste.
Et effectivement, comme mentionné sur la quatrième de couverture, ça sent le vécu à plein nez.
J’ai beaucoup aimé ces personnages de flics écorchés vifs, mais d’abord humains. Il y est bien sur question de burn-out, de la pression ressentie par ces flics qui sacrifient leur vie à leur boulot. J’ai aussi découvert les modes de fonctionnement des services de police avec toutes leurs contraintes.
Il y a aussi des scènes très dures, en l’occurrence une cérémonie d’enterrement pour un policier tué lors de son service….On comprend mieux au fil de la lecture de ce livre, la tentation pour les policiers d’en finir avec leur arme de service.
On est loin des super héros américains mais on est d’abord avec des hommes pris en sandwich par une hiérarchie éprise de reconnaissance et de l’autre côté, des malfrats hyper violents sans scrupules. Les flics apparaissent alors comme des hommes fragiles, sensibles mais aussi capables du pire.
Un autre point fort de ce roman est le rythme auquel il est mené. Dès le départ, on est happé dans cette histoire, cette fois-ci il n’est pas question de guerre des polices mais bien plutôt d’une enquête menée par différents services qui vont collaborés ensemble, l’auteur va plutôt s’intéresser à la vie privée et familiale de chacun des enquêteurs.

Et comme tout bon thriller, il y a du suspens et l’intrigue même si elle peut paraître un peu trop prévisible à un moment, reste tout à fait probable.
Pour terminer, je recommande vivement la lecture de ce roman qui malheureusement se lit trop vite à mon goût.

Lire ici le début 

Charade de Laurent Loison


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41e3yK55SiL._SX195_ Le livre : Charade de Laurent Loison paru en 2015 chez France Loisir sous le label Nouvelles Plume

Résumé :

« Les premiers seront les derniers», voilà un message bien étrange que le Commissaire Florent Bargamont et la jeune criminologue Emmanuelle De Quezac trouvent  près du cadavre d’une jeune femme le visage encore marqué par la douleur de la torture qu’elle a subie.

Le tueur à la charade, comme l’a surnommé F. Bargamont, ne s’arrêtera pas là !

Mais qui est visé au travers de ces meurtres abjects ? Serait-ce un leurre ? Pourquoi ces charades ?

Une chasse à l’homme va alors s’organiser au sein du 36 qui va s’avérer des plus complexe vis à vis de ce jeu sordide.

AVT_Laurent-Loison_4358L’auteur : Laurent Loison est né dans le Val d’Oise en 1968, l’auteur grandit dans les traditions paysannes fondées sur le travail et la famille. Sa carrière éclectique fait de lui un homme aimant profondément la vie et ses ressources inépuisables. Créateur à tout juste 25 ans de ce qui sera le leader de la traduction technique en France –A.R.T international – il quitte ses responsabilités en 2005 pour découvrir le Grand Ouest Américain.

De retour en France, il se consacre à la création d’une société de services à la personne, mais réserve une grande part de son temps à l’écriture, sa passion de toujours, rédigeant ainsi plusieurs ouvrages qu’il garde pour ses proches. 

Extrait :
Le message était calligraphié, police Algérian, en très gros caractères et remplissait toute la largeur de la page. Une impression laser probablement, sur une imprimante standard avec du papier de base. Rien qui ne permettrait de remonter jusqu’à l’auteur de cette boucherie.
Tellement évident. Cruel, mais prudent. Démoniaque, mais calculateur. M.Tout-le-monde une seconde, un monstre de cruauté l’instant d’après, et vice-versa.
Comment faire la part des choses ? Comment le reconnaître ? Comment le traquer ? Comment l’affronter. Et puis, surtout, comment pénétrer son âme pour le comprendre et l’appréhender ? Le texte qu’ils avaient sous les yeux ne les inspirait pas. Totalement sibyllin.
Les premiers seront les derniers.
Emmanuelle fixait les deux commissaires pour tenter de lire leurs pensées. Rien. Pas la moindre émotion ne les trahissait. Malheureusement habitués aux situations les plus lugubres, ils ne s’étonnaient plus de rien. Une certitude néanmoins : un malade supplémentaire arpentait les rues de Paris.

L’avis de Marie Noëlle

On découvre un nouvel auteur dans le monde du polar Laurent LOISON qui nous offre son premier opus avec brio.

422 pages intenses menées sans répit.

Des personnages comme on les aime, le commissaire : brillant, perturbé froid et apparemment beau ce qui ne gâche rien.

La criminologue : déterminée, intelligente et tête de bois.

L’assassin : un pervers narcissique.

Belle montée d’adrénaline du début à la fin qui s’avère magistrale.

Attention Âmes sensibles s’abstenir, l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère !

Laurent Loison a un bel avenir devant lui car Charade est une réussite. Une nouvelle enquête est en cours d’écriture « Cyanure » ça promet !

Poulets grillés de Sophie Hénaff


Mes petites lectures
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Le livre : Poulets grillés de Sophie Hénaff.Paru le 8 avril 2015 chez Abin Michel dans la collection Thriller.18€50; (346 p.) ; 21 x 14 cm
9782253095248,0-3157600

Réédité en poche le 30 mars 2016 au Livre de poche dans la collection Policier. 7€30 ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

Poulets grillés

Le 36 quai des Orfèvres s’offre un nouveau patron. Faire briller les statistiques en placardisant tous ceux qu’on ne peut pas virer et qui encombrent les services : tel est le but de la manoeuvre.

Nommée à la tête de ce ramassis d’alcoolos, de porte-poisse, d’homos, d’écrivains et autres crétins, Anne Capestan, étoile déchue de la Judiciaire, a bien compris que sa mission était de se taire. Mais voilà, elle déteste obéir et puis… il ne faut jamais vendre la peau des poulets grillés avant de les avoir plumés !

Un polar original, nerveux, et désopilant.

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L’auteur : Figure emblématique du journal Cosmopolitan, Sophie Hénaff est responsable de la rubrique humoristique « la Cosmoliste ». Elle a fait ses armes dans un café-théatre lyonnais (L’Accessoire) avant d’ouvrir avec une amie un « bar à cartes et jeux de sociétés », le Coincoinche, puis, finalement, de se lancer dans le journalisme.

« Poulets grillés » est son premier roman.

 

Extrait :

La très brillante commissaire Capestan, étoile de sa génération, championne toutes catégories des ascensions fulgurantes, avait tiré une balle de trop. Depuis, elle avait été traduite devant le conseil de discipline, avait écopé de divers blâmes et de six mois de suspension administrative. Puis silence radio, jusqu’au coup de téléphone de Buron. Son mentor, devenu patron du 36, était enfin sorti de sa réserve. Capestan était convoquée. Un 9 août. C’était bien dans les manières de l’homme. Une façon subtile de signifier qu’elle n’était pas en vacances, mais inemployée.

Résumé et petit avis :

Buron, nouveau patron de la police judiciaire, réunit dans un même service une quarantaine de fonctionnaires mis au placard et les charge de toutes les affaires classées de la région. Il confie le commandement de cette brigade à son ex-protégée la commissaire Anne Capestan, reine de la bavure aimant contrarier sa hiérarchie.

 Une comédie policière pétillante et jubilatoire

Sophie Hénaff crée un univers burlesque, rempli  de bonne humeur et surtout d’humour. Pour autant les intrigues sont très travaillées car justement la farce force la qualité des enquêtes.

Avec sa galerie de personnages hauts en couleur, très bien campés de surcroit, ce titre nous surprends. Autant de pieds nickelés dans une même brigade, c’est presque improbable, et pourtant…l’idée est formidable et surtout très efficace.

La plume de l’auteur est alerte et ça ne gâche rien à l’affaire.

Si vous n’en pouvait plus du gore et du noir, ce polar est pour vous. C’est une véritable bouffée d’air dans le genre. Et c’est enlevé,divertissant, réjouissant voire jouissif.

Autant dire que j’ai adoré.

Psychose au 36 / Hervé Jourdain


Mes petites lectures

9782819500544,0-11514689782266222990,0-2084258Le livre : Psychose au 36 de Hervé Jourdain. Paru le 10 février 2011 aux Nouveaux Auteurs. 19€20 ;  (400 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche chez Pocket le 12 juin 2014. 7€70 ; (427 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Une plongée dans l’univers de la brigade des mineurs, de la Crim’ et de l’IGS, par Hervé Jourdain, capitaine de police au 36, quai des Orfèvres !

Hiver 2006, brigade des mineurs de Paris. Après deux années éprouvantes à traquer la pédophilie et la maltraitance des enfants, Nora Belhali est enfin mutée à la Crim’. Printemps 2010, rongée par la colère et le souvenir, une femme exécute enfin sa vengeance.

Meurtre du compagnon de Nora, puis d’une magistrate parisienne… Tout accuse la jeune enquêtrice. Au coeur de la machination diabolique qui se referme sur elle, Nora entraîne malgré elle ses collègues de la brigade criminelle. Que cache-t-elle ? Qui fuit-elle ? Nul ne le sait, pas même le commandant Duhamel, son mentor et chef de groupe du 36.

images (8)L’auteur :

 Hervé Jourdain est né en 1972. Il est capitaine de police au 36, quai des Orfèvres, Hervé cultive de nombreuses passions, aussi diverses que l’écriture et la course à pied. Sang d’encre au 36, son premier roman, a remporté le Grand Prix des lecteurs VSD du polar 2009. Et avec Le sang de la trahison il obtient le prix 2014 du quai des Orfèvres.

Résumé et avis :

Nora Belhali, flic, passée de la brigade des mineurs au mythique Quai des Orfèvres, abîmée, peut-être, par les faits-divers sordides, les enfants maltraités et la traque des pédophiles…  doit prendre la fuite lorsqu’elle se retrouve accusée du meurtre de son compagnon. Les autres membres du groupe à commencer par le commandant Duhamel sont persuadés de son innocence et veulent mettre au jour le complot monté contre leur collègue. Au risque de la suivre dans sa chute.

Hervé Jourdain réussit un polar avec trois très beaux portraits de femmes. «Trois femmes courageuses, perspicaces et rigoureuses, belles et respectueuses. » Elles sont l’essence même de ce polar réaliste. On peut saluer l’audace d’Hervé Jourdain pour la construction de son roman et ce pari réussi. Psychose au 36 est un polar vrai, reflétant à merveille l’univers quotidien de la brigade des moeurs et de la Criminelle.

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Train d’enfer pour ange rouge de Franck Thilliez


Lecture d’avant

Thilliez-Franck-Train-D-enfer-Pour-Ange-Rouge-Livre-895045949_ML9782266164825,0-376866Le livre : Train d’enfer pour ange rouge de Franck Thilliez. Paru en 2003 chez La vie du Rail (Rail Noir ; 5); 14€ ; 428p

Réediter en poche chez Pocket le 10 mai 2007.  6€80 ;  (435 p.) ; 18 x 11 cm.

Pocket a, à nouveau, édité de ce titre en 2013 dans une édition réunissant deux titres celui ci suivide Deuil de Miel.

4e de couv :

Un cadavre en morceaux artistiquement répartis est retrouvé aux environs de Paris. La victime a été décapitée et son corps martyrisé a fait l’objet d’une mise en scène défiant l’imagination.

Le commissaire Franck Sharko est dépêché sur les lieux. Les ténèbres, il connaît : sa femme a disparu depuis six mois. Aucun signe de vie, aucune demande de rançon. Et cette nouvelle affaire, en réveillant le flic qui dormait en lui, va l’emmener au coeur de la nuit, loin, beaucoup trop loin…

« Les amateurs de polars qui découvriront Train d’enfer pour Ange rouge piafferont sans doute d’impatience pour découvrir la suite des aventures concoctées par Franck Thilliez. »
Frédéric Camus – La Voix du Nord

franck_thilliezc2a9didier_cohen1L’auteur : Né en 1973 à Annecy, Franck Thilliez, ingénieur en nouvelles technologies, vit actuellement dans le Pas-de-Calais.
Il est l’auteur de Train d’enfer pour Ange rouge (La Vie du Rail, 2003),La Chambre des morts (Le Passage, 2005), Deuils de miel (La Vie du Rail, 2006), La Forêt des ombres (Le Passage, 2006), La Mémoire fantôme (Le Passage, 2007), L’Anneau de Moebius (Le Passage, 2008) et Fractures (Le Passage, 2009).
La Chambre des morts
, adapté au cinéma en 2007, a reçu le prix des lecteurs Quais du Polar 2006 et le Prix SNCF du polar français 2007.
L’ensemble de ses titres, salués par la critique, se sont classés à leur sortie dans la liste des meilleures ventes.

Extrait :
 « Je marchai sur des débris de verre, chevauchai des palettes de bois mort, longeai des mangeoires et des abreuvoirs gercés de pourriture avant de palper un rail de saignée qui,suivant toute logique, devait me mener dans le poumon rouge de la salle d’abattage. L’enfer du règne animal puait la tripe et l’abandon… »

Résumé et avis :

La première enquête conduit le commissaire Sharko sur les pas de Suzanne, sa femme qui a disparu six mois plutôt.Or, un corps mutilé est retrouvé et la mise en scène macabre éveille les soupçons de Sharko sur un probable retour de l’Ange rouge. ce tueur en série met en scènes ses crimes de façon à la fois macabre et sophistiqué. ce qui l’aime par dessus tout c’est le pouvoir qu’il exerce sur ces femmes. Il ne les viole pas, non, son plaisir il le tire des souffrance qu’il fait subir à ses victime. Il aime faire durer le plaisir. Il aime aussi être le plus intelligent. Et il va vouloir jouer avec la police et pour entrer en contact avec Sharko, il lui fait parvenir un mail.

Aussi l’enquête va embarquer nos flics dans les milieux sado-masochistes de la capitale. Alors que pour eux la descente aux enfer ne fait que commencer.

Inutile de vous dire que la découverte de ce premier Thilliez fût un choc. Moi qui aime découvrir de nouveaux auteurs, avec ce titre je fut servie.

D’abord Thilliez nous offre  une belle galerie de personnages plus attachants, les uns que les autres. Car si le commissaire Sharko est au centre de cette enquête, il n’est pas seul. Il y a ses lieutenants Syberski et Crombez piliers de la brigade. Et puis Elisabeth Williams, une psycho-criminologue qui a l’oreille de la police et de la gendarmerie. Il y a aussi sa voisine guyanaise, Doudou Camélia, une octogénaire médium à ses heures. Et puis bien sur Thomas Serpetti, l’ami de Sharko, une pointure en informatique toujours prêt à aider son pote.

Ensuite, nous faire entrer de plein pied dans la tête d’un tueur particulièrement intelligent, pervers et retord. un tueur d’une froideur exceptionnelle, Les description des scènes de violences et de tortures ne sont jamais gratuites. Ici, point de voyeurisme malsain. Elles peuvent paraître insoutenables pour certaines âmes sensibles. Et si ces scènes ont une intensité rare à couper le souffle, elles sont l’intérêt de nous obliger à nous interroger sur la souffrance, le mal, la mort. Le commissaire va lui même interroger ces corps supplicié afin de découvrir quelles fascinations exerce sur le tueur toute cette barbarie mis en œuvre..Et par là m^me qu’elle fascination est a sur lui et sur nous.

Nous allons aussi découvrir l’univers sombre, effrayant parfois glauque des nuits et des club sadomasochistes parisiens. Ce décor particulièrement noir va participer à l’atmosphère prégnante et angoissante de ce titre.

Mais heureusement de temps à autres l’auteur nous ménage des soupapes de sécurité, il insère, notamment dans ses dialogues quelques notes d’humour bien venues afin de détente quelque peu l’ambiance et de nous laisser souffler dans cette lecture éprouvante mais fascinante.

9782266243216,0-1751981 (1)

Actuellement c’est cette édition qui est disponible. Train d’enfer pour Ange rouge Suivi de Deuils de miel alerte Paru le 3 octobre 2013 chez Pocket ; 9€80. Deux enquête du commissaire Sharko pour moins de 10€…

Extrait  2:  « La science m’impressionnera toujours…Je n aimerais pas être un assassin de nos jours.Avec vos techniques,le type ne peut même plus péter tranquillement sur le lieu du crime,parce que vous seriez capables de récupérez les molécules du pet,d’en déduire l’âge et la couleur du tueur et de dire ce qu’ il avait mangé avant de commettre le crime »

Extrait 3 : L’homme sans visage, l’Ange rouge, n’avait rien d’humain.
Une question me taraudait.
– Six cent soixante-six, cela représente
– De la bête, de Lucifer. Cinq démons puissants plus Lucifer donnent le premier six. Ensuite, les six jours de terribles souffrances du châtiment. Enfin six seront punis.

Extrait 4 : Une fleur reste ce qu’elle est, même privée de ses feuilles, même fanée ou brûlée par l’oeil rouge du soleil. Les souvenirs s’estompent mais ne disparaissent pas, ils vont et viennent comme ces langues d’écume qui s’échouent sur une plage avant de repartir grandies par leur substance même. Ils tissent ce que nous sommes, bien plus que ce que nous avons été…

Extrait 5 : Il a avoué qu’au travers de la douleur, il n’avait jamais ressenti une telle jouissance, un sentiment d’exultation abominable, quelque chose qui le poussait à vouloir toujours plus…. Il a pris son pied comme jamais avec… le démon… sans qu’il y ait le moindre rapport sexuel! Il a atteint, raconte-t-il, l’orgasme, gonflé par le manque, l’insatisfaction, les assauts répétés des pointes de douleur…

Le magicien de Jean-Marc Souvira


Lecture d’avant&
9782265086142,0-4250489782266185387,0-532513Le livre : Le magicien de Jean-Marc Souvira. Paru le 21 février 2008 chez Fleuve noir. 20€ ;(400 p.) ; 23 x 15 cm
Paru en poche le 10 septembre 2009 chez Pocket.  7,70€ ; (477 p.) ; 18 x 12 cm
4e couv :

Le Magicien

Emprisonné depuis onze ans suite à la violente agression d’une vieille dame, Arnaud Lécuyer est un détenu modèle. Personne ne sait qu’il a tué trois de ses codétenus.

Personne ne sait qu’il est le Magicien, ce tueur d’enfants qui, des années plus tôt, avait semé la terreur dans Paris en attirant ses proies par des tours de magie. Libéré pour bonne conduite, le petit homme reste discret. Jusqu’à ce que ses démons reviennent lui parler, jusqu’à ce que sa « collection » revienne le hanter. Jusqu’à ce que des enfants croisent sa route…

L’agression d’un jeune garçon relance la piste du Magicien. Le commissaire Ludovic Mistral, de retour des États-Unis où il a rencontré des profilers du FBI, est chargé de l’affaire. Avec des techniques psychologiques bien différentes de celles utilisées lors de la première enquête, il n’hésitera pas à s’exposer personnellement pour faire sortir le monstre de sa tanière, sans se douter un seul instant qu’il met en danger ce qu’il a de plus cher…

Une immersion dans l’univers de la police criminelle en compagnie du meilleur des guides, Jean-Marc Sourira, lui-même commissaire divisionnaire. Avec justesse et authenticité, il nous fait vivre les deux versions de l’histoire – une plongée dans la tête du policier mais aussi dans celle du prédateur. Tout simplement terrifiant

La première phrase
Un jour gris et pluvieux s’est installé sur la région. Les gens du coin savent qu’ils en auront pour toute la semaine

téléchargement (3)L’auteur : Jean-Marc Souvira exerce au sein de la police judiciaire depuis 25 ans. II dirige actuellement le service de la répression de la traite des êtres humains. II est le coscénariste du film Go Fast qui sortira en août 2008, coproduit par Luc Besson. Il vit a Paris avec sa femme et ses deux enfants. Le Magicien est son premier roman.

Extrait :
Il a le temps de jouer avec sa proie. Un peu comme un pêcheur qui vient de prendre un beau poisson, mais qui, pour jouer un peu, parce que la prise a été trop facile, le remonte à nouveau, jusqu’au moment où il décide de le remonter définitivement, de le sortir de l’eau avec l’épuisette, de lui arracher l’hameçon de la gueule et de le jeter dans sa besace. Le Magicien joue donc avec son moulinet

Résumé et avis :

Le commissaire Ludovic Mistral vient d’être nommé à la tête de la brigade criminelle au 36 quai des Orfèvres. Il est chargé de l’enquête sur le Magicien, un violeur d’enfants surnommé ainsi car il attire ses victimes avec des tours de magie. L’étau se resserre peu à peu autour du criminel qui, en réponse, n’hésitera pas à s’attaquer à la famille du policier. Premier roman.

Gabriel Lécuyer est un magicien un peu particulier, personne ne se méfie de lui…

Récemment libéré de prison, il reprend le cours de sa vie : observer, attirer, tuer. Pour ses victimes, il reste Le Magicien. Son public préféré : les enfants.

Un homme se méfie de lui, le commissaire Mistral. Formé à dresser le profil psychologique des tueurs en série et à les traquer, il a senti derrière ces récentes disparitions et meurtres de jeunes garçons la signature d’un même homme. Invisible, secret, insaisissable. Un magicien…

Commence alors un contre-la montre entre un commissaire et ce tueur peu ordinaire.

Ce premier roman parfaitement bien ficelé mise sur la personnalité de ses deux personnage principaux Ainsi, entre le tueur et le commissaire, un bras de fer infernal va se jouer. Entre les deux hommes, la partie va être serrée. Il va falloir être un prestidigitateur de génie pour coincer le magicien.

Une fois qu’on est pris dans les maille du magicien, on ne lâche plus cette lecture. Car  Jean-Marc Souvira nous offre un premier roman glaçant et hypnotique.

Cet ouvrage a reçu le Prix des Lecteurs « Goutte de Sang d’Encre »

Extrait 2 : 
Si Arnaud Lécuyer pouvait penser calmement, il inscrirait cette journée comme la pire depuis sa sortie de prison. En termes de dépit, de rage et de frustration. Elle avait pourtant bien commencé. Le gosse : le genre de petit garçon qui le faisait fantasmer. La proie : facile et personne autour. Les lieux : comme ceux qu’il a toujours recherchés. Mais pourquoi cette espèce de clodo est-il venu tout foutre en l’air ? Journée gâchée. Mais, confusément et sans oser se l’avouer, Lécuyer s’en veut. Il est allé trop vite. Pas de préparation. Trop d’impulsion. Il se cherche aussi des excuses. Il ne comprend pas pourquoi les démons l’ont poussé à agir si vite. Peut-être ont-ils senti ses pulsions irrésistibles, mais ils auraient dû le calmer au contraire. Cela faisait pourtant plus de douze ans qu’il attendait cet instant. Lécuyer a tout enduré pour pouvoir revivre ces moments. Presque tous ses rêves, ses cauchemars plutôt, quand il était sur sa couchette en prison, le ramenaient dans les caves où il était avec les enfants. Jamais il ne s’est fait attraper, ce n’est pas maintenant qu’il le sera.