Au pays des mille collines de Gaspard-Hubert Lonsi Koko


Aujourd’hui c’est … Double Chronique…

Où quand 2 flingueuses vous donnent leur point de vue sur un même roman.

Aujourd’hui c’est Maud et Mamie Danièle qui nous font découvrir un polar africain,  Au pays des mille collines de Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Ce matin Maud nous a parlé de sa lecture d’ Au pays des mille collines 

Ce soir c’est Danièle de vous faire par de son avis .

Allez assez palabré, place à la chronique jubilatoire de Dany


 Le livre : Au pays des milles collines – Paru en mai 2017  aux éditions L’Atelier de l’Égrégore – collection  Crime & Suspense …16.88€. 230 pages. 13,3 x 1,5 x 20,3 cm. Le prix epub : 7.49€ 

4ème de couverture : Résumé de l’éditeur


Dans toutes les officines occidentales, le général Paul Kagamé, cet ex-chef des services secrets ougandais et proche conseiller du très cynique président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, était considéré comme le vainqueur et le probable futur homme fort du Rwanda. Pourtant, il avait gardé un mauvais souvenir à cause de la spectaculaire débandade, en 1990, des rebelles rwandais basés en Ouganda face aux éléments des Forces armées zaïroises conduits par le général Mahele Lieko Bokungu. Ce dernier, en l’occurrence Donatien, était un ancien gamin de la zone de Ngiri-Ngiri que les Zaïrois avaient affectueusement surnommé « le tigre ». En tout cas, après l’attentat en avril 1994 contre l’avion du général Juvénal Habyarimana, la responsabilité de l’acte ayant provoqué les massacres de plusieurs centaines de milliers de Rwandais demeurait inconnue. Aucune investigation n’avait été sérieusement menée sur le terrain.

L’auteur : Gaspard-Hubert LONSI KOKO, essayiste réformiste et romancier, Gaspard-Hubert Lonsi Koko est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles. Son oeuvre couvre plusieurs genres allant de l’essai au roman, en passant par le témoignage…

 

 

 

Extrait :
« À faible distance de sa cible, laquelle avait été déchiquetée par les éclats. Il pourrait être question, à mon avis,d’un SAM-7 de fabrication soviétique ou bien de sa version modernisée. Je veux dire le SAM-16 qui est commercialisédepuis 1985. Un Grail ou un Gremiln, selon les noms de code de l’OTAN. Mais il n’était pas non plus exclu qu’il s’agisse d’un Stinger américain, ce missile très performant comme ceux qui avaient été livrés à la guérilla sud-soudanaise via l’Ouganda, l’État parrain du FPR »

  

La chronique jubilatoire de Dany

Titre et auteur : Au pays des milles collines de Gaspard-Hubert LONSI KOKO

En France, politiquement c’est la cohabitation Mitterrand-Balladur à la tête de l’Etat et ce sont les prochaines élections qui occupent les esprits du personnel politique. Alors il est à espérer qu’aucune responsabilité de militaires français dans un crash aérien ayant couté la vie à des dirigeants de pays de la Françafrique  ne sera mise au jour. Le gouvernement fait donc appel à un détective, Cicéron Boku-Ngoï, réplique africaine de James Bond, commandeur lui aussi, rompu aux missions secrètes : il aura la charge de retrouver les boîtes noires … si toutefois elles existent.
En Afrique c’est le génocide  des Tutsis qui fait rage au Rwanda, mais aussi la corruption, les trafics en tout genre, les intrigues, les complots sous l’influence de Mobutu, le léopard qui voit là une occasion de rétablir ses relations avec la France.
Ceci dit, le lecteur entre dans la danse, suit notre détective doué et inspiré, qui joue sur ses multiples cultures le tout de façon assez plaisante quoique violente et teintée d’hémoglobine.

Un roman que l’on peut qualifier d’espionnage et d’aventure, qui vaut surtout par son ambiance géo-politique obscure et glauque, peuplée de chefaillons et apprenties Mata-Hari, sous le regard conciliant de la diplomatie locale.

Très documenté, aux multiples références, ce roman est une approche originale d’un continent qui souffre encore aujourd’hui, près de trente années après les faits, qui explique aussi l’une des raisons de l’émigration dans cette région de notre monde.

Un bon moment de lecture en ce qui me concerne, avec carnet de notes à proximité pour suivre l’identité des personnages …

Lu en version numérique.

 

Extrait
« Ils n’avaient nullement le besoin d’abattre une douzaine de personnalités, dont le président hutu du Burundi voisin, réagit l’ambassadeur de France. Au courant des faits et gestes de Juvénal Habyarimana, ils auraient pu sans aucune difficulté l’éliminer individuellement, par exemple sur la route bordée de bananeraies qu’il empruntait tous les jours pour rallier Kigali, à partir du camp présidentiel de Kanombé.»

 

 

mots clefs : Afrique, génocideTutsis, Rwuanda

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Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi


Aujourd’hui nous mettons l’accent sur un premier roman, et oui ! Aussi c’est à travers une double chronique  que nous vous proposons de le découvrir.

Ce matin c’est Kris, notre chroniqueuse, qui vous offrait son petit avis et si vous l’avez loupé c’est ICI.

Et en cette fin d’après-midi c’est notre Flingueuse en cheffe, Eppy Fanny, qui nous livre sa Kronik

Allez belle lecture et bonne double chronique


Le livre : Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi Paru le 18 janvier 2018 chez French pulp éditions dans la collection Espionnage. 18€ ; (319 p.) ; 21 x 14 cm.

4eme de couv


Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. Ce mal a emporté son père lorsqu’il était enfant. Seulement quand 25 ans plus tard, il voit apparaître le visage de son père sur une chaîne info, sa vie bascule. D’autant que l’homme est recherché pour terrorisme… Mathias se lance alors dans une traque hasardeuse pour retrouver son géniteur. Il ne peut se douter des dangers qui l’attendent. Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à le mettre à ses pieds… Mathias aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout ? Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ?

@abrideabattuebymarieclaire

L’auteur : Guillaume Ramezi
Après un cursus scientifique et avec un diplôme d’ingénieur en poche, une entrée dans le monde littéraire n’était pas forcément une évidence. Pourtant, après une dizaine d’années passées dans l’industrie, Guillaume Ramezi a repris une plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence. Ce premier roman était là depuis longtemps, il fallait juste un peu de maturité pour le laisser prendre son envol. À 38 ans, marié et père de deux enfants, cadre dans l’industrie, il malmène aujourd’hui ses personnages depuis sa Vendée d’adoption.

 

La Kronik d’Eppy Fanny

DERNIERS JOURS A ALEP DE GUILLAUME RAMEZI AUX EDITIONS FRENCH PULP (Espionnage)
ISBN : 979-1-0251-0304-3 // Tarif : 18 €

Comme je l’ai déjà indiqué, l’espionnage et le terrorisme ne sont pas des genres que j’affectionne.

Derniers jours à Alep, est une histoire sur le terrorisme et la famille. Sur l’absence d’un père et sa quête lorsque son fantôme ressurgit.

Alep en Syrie de nos jours :

Al Mansour arrive au terme de ses expériences sur des êtres humains. Ses protocoles sont de plus en plus précis et les résultats prometteurs. Il touche enfin au but. Il est temps car l’organisation tentaculaire pour qui il œuvre s’impatiente. C’est qu’elle prépare depuis très longtemps cette action d’envergure. Action qui va faire basculer ces pays d’occidents exécrés. Les morts se compteront par milliers. Ce sera leur victoire tant attendue.

Extrait page 20 : « Soutenu sans limites par son organisation et les fonds colossaux dont elle disposait, il avait progressivement pris le contrôle de la quasi-totalité de la production de savon d’Alep. Cela lui permettait d’arborer en façade toutes les caractéristiques d’un investisseur ambitieux et de pouvoir mener en parallèle ses recherches sans être perturbé. »

Paris en France de nos jours :

Mathias a perdu son père alors qu’il était enfant. Cette absence a déterminé son choix de carrière. Un manque, un vide jamais vraiment comblé malgré l’amour immense qu’ils se portent avec sa mère. Mathias s’investit à 300 % dans son métier de cancérologue au point d’avoir perdu Marie, la femme de sa vie. Et pourtant, elle est journaliste et sait ce qu’est la passion d’un métier. Mais peut-être que le temps de sa reconquête et celui de la construction d’un avenir sont venus ?

Mais l’avenir reste un mystère. Un jour, au journal télévisé, une information sur un terroriste recherché va tout faire basculer. Une photo s’affiche en plein écran et pour Mathias c’est comme un violent uppercut. Le visage du terroriste est celui de son père mort depuis 25 ans.

Avec l’aide de Marie et celle d’Ahmed, son meilleur ami, il va tout tenter pour retrouver cet homme et comprendre. Les contacts de Marie vont le mettre en relation avec Gaël Martens qui travaille pour les services des renseignements. Mais Mathias, pas plus que Marie ou Ahmed ne sont des barbouzes et rien ne les a préparés à ce qu’ils vont devoir affronter.

La vérité a toujours un prix. Et c’est le plus élevé qui sera facturé.

Un roman qui offre de bons moments de lecture avec des personnages attachants et une intrigue de bon niveau.

Pour ma part j’avais une vision du rôle et des intentions de chaque personnage dès le début de ma lecture. Hélas pour moi, ma vision a été la bonne et du coup je n’ai eu aucune surprise. Guillaume Ramezi je plaide coupable. J’ai l’esprit très tordu.

Mais je suis persuadée que la grande majorité des lecteurs se fera balader par tes lignes et tes mots, et que dans tous les cas ils passeront un bon moment grâce à toi.

 

Derniers jours à Alep – Guillaume Ramezi


Aujourd’hui nous vous parlons d’un premier roman, étonnant, non ! Et pour vous donner envie de le découvrir nous vous proposons une double chronique.

Ce matin c’est Kris, notre chroniqueuse, qui vous offre son petit avis. Ce soir c’est notre Flingueuse en cheffe, Eppy Fanny, qui livrera sa Kronik

Allez belle lecture et bonne double chronique


Le livre : Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi Paru le 18 janvier 2018 chez French pulp éditions dans la collection Espionnage. 18€ ; (319 p.) ; 21 x 14 cm.

En epub à 9€99

4eme de couv


Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. Ce mal a emporté son père lorsqu’il était enfant. Seulement quand 25 ans plus tard, il voit apparaître le visage de son père sur une chaîne info, sa vie bascule. D’autant que l’homme est recherché pour terrorisme… Mathias se lance alors dans une traque hasardeuse pour retrouver son géniteur. Il ne peut se douter des dangers qui l’attendent. Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à le mettre à ses pieds… Mathias aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout ? Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ?

L’auteur : Guillaume Ramezi
Après un cursus scientifique et avec un diplôme d’ingénieur en poche, une entrée dans le monde littéraire n’était pas forcément une évidence. Pourtant, après une dizaine d’années passées dans l’industrie, Guillaume Ramezi a repris une plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence. Ce premier roman était là depuis longtemps, il fallait juste un peu de maturité pour le laisser prendre son envol. À 38 ans, marié et père de deux enfants, cadre dans l’industrie, il malmène aujourd’hui ses personnages depuis sa Vendée d’adoption.
Citation :
« Aujourd’hui, papa est mort. »
«  L’avion se posa à l’heure prévue et quand la porte s’ouvrit, laissant affluer vers ses poumons cet air natal, il ne sut dire parmi les sentiments qui l’assaillaient quel était celui qui prédominait. ».

 

Le petit avis de Kris

Derniers jours à Alep – Guillaume Ramezi

Original – Captivant – Flippant
Pour un premier roman, c’est juste WAOUH !
Ces derniers temps je suis allée de déceptions en déceptions sauf pour 2 « La guerre est une ruse » et « Prodiges et Miracles mais là, carton plein !!

Tout en étant un thriller captivant (Je sais je l’ai déjà dit) ce roman aborde quand même une des grandes inquiétudes de notre temps.

On peut bien sûr, ne pas penser, c’est tellement plus facile, il n’empêche que quand on est au pied du mur …

Bref, je sais que certains diront que c’est d’actualité et patati et patata, que c’est du roman mais combien de fois avons nous dit que la réalité dépassait la fiction. Eh bien là, si vous souhaitez vous distraire tout en restant dans les préoccupations de notre époque, n’hésitez pas ! Tout se tient dans ce récit et Dieu sait si ce n’est pas toujours le cas.

Oui il est question en effet de terrorisme, de cellules dormantes, d’attentats, de virus mais c’est intelligemment écrit et pertinent.

Un coup d’essai qui est un coup de maître, bravo Monsieur Ramezi.

 

Dragon Noir de Frédérick Rapilly


dragon noirLe livre: Dragon Noir de Frédérick Rapilly. Paru le 04 octobre 2018 aux éditions Critic dans la collection Thriller. 20 € ; 396 pages; 20×13 cm

4ème de couverture:
Ce soir-là à Paris, Marina n’aurait jamais dû accepter ce rendez-vous. Lorsque la call girl débarque chez son client, elle découvre un cadavre ; l’homme a été torturé puis exécuté, son supplice diffusé sur Internet.Maintenant, elle fuit pour sauver sa vie, traquée par des hommes déterminés appartenant à une organisation aux moyens sans limites et aux ramifications planétaires.Mais Marina est-elle bien la jeune femme qu’elle prétend ? Quel est ce terrifiant secret qui la ramène sans cesse à la Russie ? Et pourquoi ce Dragon Noir la hante-t-elle ? Qui est ce tueur qui signe chacun de ses meurtres d’un triangle sur l’aine de ses victimes ?Mais… si, pour une fois, la proie se retournait contre ceux qui la chassent ?

220px-Frédérick_RapillyL’auteur: Frédérick Rapilly, né le 18 mai 1968 à Vannes (Morbihan), est grand reporter et journaliste.Essayiste et auteur de thrillers français, il tient également un blog sur lequel il chronique les œuvres des maîtres du genre. Il a écrit plusieurs thriller mais aussi des biographies.

 

 

 

 

 

 

Extrait:
 » Marina pressa le pas. Elle était sortie du parc Monceau par le boulevard de Courcelles, le plus passant. Le jardin ne fermait pas avant 22 heures pendant la période estivale. dans les allées, elle avait croisé les runners du soir habituels, des Parisiens qui pique-niquaient sur les pelouses autorisées et un couple de jeunes mariés. Sans doute des Chinois ou des Taïwanais venus se faire photographier à paris, par des agences spécialisées, avec le soleil coucha,nt en arrière plan. ils conserveraient un souvenir impérissable de leur voyage de noces en France. »

LE OFF DE OPH

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Dragon Noir de Frédérick Rapilly

« Les futurs espions n’auront pas conscience d’appartenir à cet étrange monde du secret, ils seront comme des serpents venimeux assoupis, des armes de destruction à activer pour créer le chaos… mais une fois lancés, pourra-t-on encore les contrôler ? »

Prenez une héroïne à mi-chemin entre « Red Sparrow » et « La mémoire dans la peau », ajoutez-y du rythme à la « Taken », laissez le tout mijoter dans l’esprit de Frédérick Rapilly et vous obtiendrez sous sa plume un roman au rythme effréné sur fond de mafia russe, de services secrets et de vengeance.

Alors je dois l’avouer, la lecture des quarante premières pages a été laborieuse. Trop de descriptions m’ont paru inutiles, alourdissant ma lecture au point de penser que ce roman n’était pas fait pour moi. Mais passé les deux premiers chapitres, le rythme s’est accéléré, les descriptions se sont faites moins nombreuses et plus pertinentes à mon goût. À partir du troisième chapitre, j’ai été embarquée dans cette histoire qui, comme je le dis plus haut, m’a rappelé quelques grands films sur fond d’espionnage et de services secrets.

Frédérick Rapilly nous livre une héroïne mystérieuse et complexe.

Alors qu’elle arrive sur son lieu de rendez-vous, Marina, call-girl, découvre son client mort. Passé la surprise, elle remarque une caméra qui semble avoir filmé le crime. Dans le même temps, elle est attaquée par deux hommes dont elle viendra à bout, mue par des réflexes dont elle ne connaît pas l’origine.

D’où lui viennent ces mécanismes ; qui est-elle réellement ?

À se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, elle a provoqué la colère des vori v zakone, « les voleurs dans la loi », puissante mafia Russe.

Dans sa fuite, elle choisira de faire appel à Pierre, reporter. Un personnage qui ressemble fortement à notre auteur, tout du moins dans le parcours. À se demander si Frédérick ne s’est pas substitué à lui.

Sur fond de poursuite, les chasseurs deviendront les chassés, mais une question demeure, pourquoi la mafia russe tient autant à neutraliser marina.

L’écriture est rythmée malgré des chapitres un peu longs parfois, mais leur découpage en sous parties permet de ne pas laisser le soufflet retomber. On sent le style du journaliste dans la tournure des phrases qui peuvent être très courtes pour maintenir la tension narrative ou très longue selon le choix de l’auteur.

Au-delà de l’histoire et de l’intrigue, Frédérick Rapilly a intégré des éléments réels, extraits de rapports ou articles de journaux, qui ont aiguisé ma curiosité de lectrice : La mafia russe est-elle aussi bien implantée en France ? Qui sont réellement les « vori v zakone » et quelle est leur histoire ? J’ai également appris des choses sur l’actuel Président Russe et surfé sur le web pour approfondir ces découvertes:

« Magomet et son « Teip » y avaient gagné une réputation d’intouchables. Il n’y avaitque la force brutale et la terreur pour s’imposer en Russie dans ces temps troublés.

À l’époque, l’homme fort de Moscou, Vladimir Poutine, dont la carrière avait bénéficié de mystérieux coups de pouce lorsqu’il n’était qu’un simple officier supérieur du KGB à leningrad, au début des années 1990, le savait mieux que personne. »

J’aurais aimé avoir un peu plus de « mâche » et de consistance des personnages, mais la psychologie des protagonistes n’étant pas l’enjeu de ce roman, ça n’a nuit en rien à la lecture.

Un roman à découvrir pour les fans d’espionnage.

Blackstone de Guillaume Richez


Aujourd’hui c’est double chronique.

On vous propose deux avis pour le prix d’une. Deux flingueuses ont lu le même livre et chacune leur tour elle vous délivrent leur avis. Et c’est Maud et Eppy Fanny qui s’y collent. Ce matin Maud s’est lancée, Eppy c’est maintenant

Allez c’est parti pour la Double Chronique de…:


Le livre :  de Guillaume Richez. Paru le 17 Mai 2017 aux éditions Fleur Sauvage. 22.00 euros. 552 pages. 22,5 x 4,1 x 14 cm

4ème de couverture :
Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kǒng bù xí jī, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin. Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine. Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

L’auteur : Vivant à La Penne sur Huveaune (06), Guillaume Richez a suivi des études de Lettres Modernes à Aix-en-Provence. Grand lecteur, il devient en 2011 membre du jury du 37ème Prix du Livre Inter présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs de Points, sous la présidence d’Antonin Varenne. Le prix est décerné au romancier américain Pete Dexter pour son roman Cotton Point. En 2012 paraît chez  » J’ai Lu  » son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un roman d’espionnage réservé à un public averti.
Extrait :
« 
Paxton attendit qu’elle quitte la terrasse pour s’approcher.
Elle avait laissé sur une table une coupe de champagne pleine, posée sur une serviette.
Paxton écarta la flûte, déplia la serviette et y lut un nombre – 126 – écrit au rouge à lèvres. Le numéro d’une chambre ou d’une suite de l’hôtel.
La serviette contenait une carte magnétique. La clé de la chambre.
Ingénieux, pensa Paxton en glissant la carte dans la poche de son pantalon. Il se dirigea ensuite vers les ascenseurs, d’une démarche ni trop lente, ni trop pressée. Ne jamais attirer l’attention, pas évident pour un Américain de type caucasien qui vivait en Chine. 

 

La Kronik d’Eppy Fanny

BLACKSTONE DE GUILLAUME RICHEZ – FLEUR SAUVAGE

En 1er lieu je tiens à préciser que la géopolitique n’est pas ma tasse de thé. Vraiment pas.

J’ai donc eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Cela ne retire rien à la qualité d’écriture qui est indéniable, de même que le travail de recherches énormes que Guillaume Richez a dû réaliser et qui rend son récit crédible et lui apporte la force nécessaire. Les personnages ont une vraie présence et Malone comme Rodriguez sont diablement attachants.

L’histoire :

Un avion s’écrase sur l’ambassade des Etats-Unis à Pékin. Accident ? Attentat ? Langley et la Maison Blanche sont en ébullition.

A Pékin depuis 2 ans, sous les ordres de Gordon Wade, le chef du Bureau Asie-Pacifique de la CIA, Jacques Malone, officier NOC (Non-official cover : officier clandestin) épie, grâce à une taupe, Qing Xiaotong, l’un des plus hauts responsables du tout puissant ministère de la Sureté de l’Etat. Son informatrice, la maîtresse attitrée de Qing, organise une rencontre avec un informaticien qui souhaite garder l’anonymat. Cet homme aurait en sa possession les preuves d’une opération visant les Etats-Unis. L’échange tourne mal, la NSA s’en mêle.

Un sacré bazar et une belle compétition de testostérone.

Extrait page 98 : « La mission Jack, reste concentré sur la mission. On traque les salopards qui ont crashé le 737 sur l’ambassade » – « Malone raccrocha. Oui, il avait bien compris le message. Pourquoi diable avait-il l’impression que Gordon Wade essayait de le baiser sur ce coup-là ? Dans quelle nouvelle combine trempait le chef du Bureau Asie-Pacifique ? »

Il faut dire que la loyauté de Gordon va toute à sa maîtresse du moment.

L’agent spécial Nina Rodrigues est envoyé à Pékin pour enquêter sur l’attentat. Nina qui a été l’un des meilleurs profileurs de l’unité des sciences du comportement avant que des soucis personnels ne la conduisent à se noyer dans l’alcool. Mais elle sait encore compter et la liste des victimes ne correspondait pas à celle des passagers. Il y a un survivant ! Hélas elle arrive trop tard. Le rescapé a été tué. Il gardera à tout jamais ses secrets.

En mer de chine le major Bennet a reçu l’ordre d’effectuer une attaque simulée au-dessus du groupe naval chinois qui se dirige vers Taiwan. Avec deux autres pilotes et leur F-22 Raptor ils passent en rase motte sur cible. Mais voilà que des intercepteurs chinois sont également dans les airs, les frôles et tire des missiles sur eux. Le Lieutenant Palazzo meurt sur le coup, Bennet est abattu et capturé. Un seul pilote rentrera indemne à la base. Bennet sera retenu prisonnier des chinois, malgré leurs démentis.

A l’ambassade des Etats-Unis, Malone fait la connaissance de Rodrigues. Ils se jaugent, s’observent et font équipe pour retrouver la taupe qui semble se cacher à l’ambassade

Malone découvrent avec effroi que les hommes qu’il a supprimés étaient comme lui de la CIA. Quelles informations Wade a-t-il encore gardé pour lui ?

Puis pour corser encore le récit, en plus de toutes ces tensions internationales, de la guerre inéluctable qui semble se dessiner dans un avenir proche, il y a ce tueur en série qui rôde à Pékin. Le tueur « 207 » qui massacre ses victimes. Rodriguez qui devrait rentrer à Amérique, accepte d’aider Qiao Daxing, vice-secrétaire du parti au sein du Gonganbu.

Puis Rodriguez et Qio sont convaincus qu’un lien existe entre le tueur en série et l’attentat.

Extrait page 248 : « Et les femmes ? Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plait tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. »

Il est dangereux de poursuivre un tueur en série.

Aux Etats-Unis, la Directrice du Service national clandestin, Sanders, et la Sénatrice Mc Govern, malgré leur haine et leur méfiance, vont s’unir pour tenter de découvrir la vérité.

Une vérité fuyante et volatile. D’ailleurs où est la vérité dans tout ça ?

Bennet deviendra un héros national, un objectif, une mission. Wade aura son heure de gloire, tant rêvée, et Malone fera, une fois de plus le sale boulot et deviendra lui aussi un héros.

L’histoire que nous offre l’auteur se déroule en pleine campagne électorale.

Obama est sur la sellette et l’ombre de Trump plane déjà sur la Maison Blanche.

Les guerres de pouvoir et les manipulations vont bon train.

Encore plus que nous, pauvres lecteurs également manipulés, n’aurions pu l’imaginer.

Blackstone – Guillaume Richez


Aujourd’hui c’est double chronique.

On vous propose deux avis pour le prix d’une. Deux flingueuses ont lu le même livre et chacune leur tour elles vous délivrent leur avis. Et c’est Maud et Eppy Fanny qui s’y collent. Maud ce matin, Eppy cet aprem

Allez c’est parti pour la Double Chronique de…:

Le livre :  Blackstone de Guillaume Richez. Paru le 17 Mai 2017 aux éditions Fleur Sauvage. 22.00 euros. 552 pages. 22,5 x 4,1 x 14 cm

4ème de couverture :
Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kǒng bù xí jī, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin. Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine. Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

L’auteur : Vivant à La Penne sur Huveaune (06), Guillaume Richez a suivi des études de Lettres Modernes à Aix-en-Provence. Grand lecteur, il devient en 2011 membre du jury du 37ème Prix du Livre Inter présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs de Points, sous la présidence d’Antonin Varenne. Le prix est décerné au romancier américain Pete Dexter pour son roman Cotton Point. En 2012 paraît chez  » J’ai Lu  » son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un roman d’espionnage réservé à un public averti.
Extrait :
« Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plaît tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. Rien qu’à cette idée, tu bandes, mais te branler en pensant à tout ça ne suffit plus à te calmer.»

Les Lectures de Maud :


Un thriller remplit de panache, un rythme très entraînant. Il est destiné à toutes les personnes qui aiment les théories du complot et bien sûr également à tous les autres. Très documenté et illustré, ce livre se lit comme le journal, l’impression d’immersion est totale. Nous suivons Rodriguez et Malone, pas à pas, jusqu’au dénouement, très inattendu.
Les personnages, nombreux dans cet œuvre, vous entraînent dans leurs aventures très périlleuses, le danger est partout, à chaque coin de rue, à chaque rencontre. Nous vivons leurs déboires, leurs revirements avec beaucoup d’empressement, que va-t-il leur arriver ? A qui vont-ils pouvoir se fier et faire confiance ?
L’auteur, avec beaucoup de fluidité, nous dépeint avec réalisme, une situation qui à tout moment risque de basculer et entraîner le monde dans une guerre internationale. La documentation très riche donne à ce récit un réalisme déroutant. Très addictif, les pages de ce livre se tournent naturellement. Les nombreux rebondissements et trahisons donnent à cette œuvre un rythme très soutenu !! J’ai beaucoup aimé le livre, j’espère qu’il en sera de même pour vous

 

 

 

 

 

Blackstone – Guillaume Richez

Rat Rouge de Véronique Bréger


Le livre : Rat Rouge de Véronique Bréger. Paru le 8 mars 2018 chez Les Ardents Editeurs. 19€ ; (304 pages) ; 21,8 x 14 x 3 cm.

4ème de couverture :
Le Rat Rouge ? C’est quoi, ce bordel ? The International Bank of the Red Rat. Et en clair ? Une banque made in China… Ils ont pourtant tout ce qu il faut chez eux en matière grise, pourquoi font-ils bosser la LogForCorp ? Bah, on s’en fout, non… Si on se concentrait plutôt sur ton joujou… OK. J ouvris par un double clic les deux formulaires les plus anciens sur mon ordinateur. Sans surprise, nous retrouvâmes un outil familier, la synthèse hebdomadaire de l’ensemble des travaux réalisés par le Machin team. T’es trop fort, Traquenard ! Zebrowski ressemblait à un petit garçon devant le sapin un matin de Noël. Il exultait. Valentin Traquenard, un talentueux hacker tout juste sorti de l’adolescence, a intégré la LogForCorp, l’une des multiples sociétés de services en ingénierie informatique qui essaiment en banlieue parisienne. Quand son collègue Zebrowski lui propose un alléchant marché, ignorant les dangers du Dark Web, le jeune informaticien se trouve entraîné malgré lui dans un complot qui le dépasse. Une machination bien huilée visant à attirer sur le sol français celui que l’on surnomme « l’Assassin à la feuille de boucher ». Juste avant que tout ne dérape !

L’auteur : Née en Limousin en 1963, Véronique Bréger vit désormais à Paris. Rat Rouge est son premier polar dont le rythme soutenu plonge le lecteur au coeur d’une intrigue mêlant habilement l’univers des hackers et la toute-puissance du monde de la finance et de la Bourse. Véronique Bréger vit et travaille en région parisienne. Elle est l’auteur de plusieurs romans. De livre en livre, elle conduit son lectorat dans des univers différents où elle aborde les thèmes qui lui sont chers, la rencontre, l’aventure, le suspense et le fantastique.
Véronique Bréger a obtenu le prix du roman lesbien 2010 pour son roman « Les Chroniques d’Ouranos ». 
 
Extraits :
« Ce fut dans une ambiance mortuaire que les responsables des services généraux, de la sécurité informatique et le directeur des ressources humaines déboulèrent. Je fixais le bocal. La grosse larve d’un Machin en décomposition dégoulinait autour des accoudoirs. Mon ventre gargouillait. J’avais envie de vomir. Pourtant, je ne ressentis ni honte, ni remords, ni joie. Nuisible éradiqué.»

Les Lectures de Maud :


Nous voici plongés au cœur d’un complot financier international. L’histoire se lit comme un effet domino d’enchevêtrements d’événements. Tout peut basculer d’un moment à l’autre, l’équilibre de la finance européenne ne tient qu’à un fil. Le montage est soigné et millimétré et pourtant c’est sans compter l’intervention de Valentin, là tout va dégringoler !! Les morts s’accumulent, la tension monte.

Des personnages très bien décrits, chacun dans son rôle. Valentin va se retrouver malgré lui, au cœur d’un système et d’une machination qui le dépasse. Comment va-t-il faire pour s’en sortir ? Quelles vont être les conséquences de chacun de ses actes ?

Un super polar sans aucun temps mort, un rythme soutenu et entraînant. Les côtés espionnage-enquête s’imbriquent à merveille. L’auteur nous embarque aux côtés de Valentin, grâce une plume fluide et dynamique. L’empathie vis-à-vis de ce personnage se révèle peu à peu. Un livre à découvrir sans tarder !!!! Je suivrai les prochaines sorties polars de Véronique Bréger avec attention…

Je remercie les Ardents Éditeurs pour leur confiance

Bons Baisers de Bissau de MC Sass (SASSA)


Bons Baisers de Bissau de MC Sassa (SASSA). Publié le 9 novembre 2017 par  Independently published. 17€50 ;  (364 p.) ; 13×20 cm

Résumé :

 Bissau, Afrique de l’Ouest. Une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique menace quand quatre médecins de l’OMS disparaissent subitement en brousse. Entre une journaliste chinoise bien trop sexy, un mastiff corse taulier du casino local, des militaires rêvant de coups d’État et des narcotrafiquants omniprésents, Jo Drake, agent des services secrets britanniques, va devoir affronter un ennemi aussi mégalomane qu’impitoyable.

 

 

 

L’auteur : Après plus de 25 ans d’engagement, SASSA sortira-t-il un jour de l’ombre ? Aujourd’hui, il (ou elle ?) entrouvre pour vous quelques-unes des portes de cet univers obscur qui gravite autour de la défense nationale, celui des services secrets.
Un univers d’hommes rudes et de femmes fières. Un univers entre luxe excessif et pire pauvreté. Un univers cynique et destructeur… auquel il a choisi de vous initier au travers du prisme de la légèreté et de l’humour si caractéristiques des polars d’espionnage !
Bien sûr tout ceci n’est que pure fiction et donc… les personnages et les situations décrits sont purement imaginaires. Toute ressemblance avec des personnages ou des événements existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence. Bien sûr…
Extraits : 
Un cérémonial fastueux est prévu pour cette opération de communication qui doit abriter la rencontre de nos ennemis. Robes de soirée et smoking. Dans ma tête trotte une petite musique. Celle du générique des films de l’espion le plus connu des services secrets de Sa Majesté. Pour la première fois ce soir, Howard et moi allons faire une entrée digne de lui. Notre limousine s’arrête au bord d’un tapis rouge bordé de curieux et de photographes. Les portières s’ouvrent. Électrisé, je jaillis hors du véhicule, un sourire vainqueur aux lèvres… et constate qu’une célébrité locale, rousse aux reflets d’or, faussement cachée derrière d’immenses lunettes de soleil monopolise toute l’attention. Résultat, nous passons totalement inaperçus, tant pis… ou tant mieux finalement.

La lecture de Maud

Bons Baisers de Bissau de MC Sassa (SASSA)

 

Un roman d’espionnage bien mené, sans temps mort, un faux air de James Bond revisité. Aucun répit pour Drake qui va aller de surprise en déconvenue dans cette enquête. Que sont devenus ces médecins, qui les a enlevés ? Pourquoi ? 
Un style original qui m’a de suite séduite, un rythme effréné, où l’on suit le héros avec grand plaisir. Un mélange de géo politique et d’action où se mélange avec plaisir, bagarre et romance. Qui sont ses alliés ? Qui sont ses ennemis ? Pas toujours facile à les identifier au premier abord pour Drake qui va devoir composer à priori seul en Afrique loin de Sa Majesté. Un excellent moment de lecture.

Je remercie l’auteur pour sa confiance et sa patience

A lire de préférence dans cet ordre pour suivre Alan et son évolution : Bons Baisers de Bissau, Bons Baisers de Dubaï, Bons Baisers de Jakarta.  Alors, passez un bon moment avec Bons Baisers de Bissau, de @MC Sass (SASSA)

Katiba de Jean-Christophe Rufin


Katiba RuffinLe livre : Katiba de Jean-Christophe Rufin. Paru le 21 avril 2010 chez Flammarion.20€30 ; (391 p.) ; 24 x 16 cm

 Réédité en poche en Folio,le 25 août 2011. 8€20 ; (452 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Katiba

Quatre touristes occidentaux sont assassinés dans le Sahara. L’attaque est signée al-Qaida au Maghreb islamique, une organisation terroriste implantée dans les anciennes zones d’influence française d’Afrique de l’Ouest. Tout laisse à penser qu’elle veut aller beaucoup plus loin et rêve de frapper la France au coeur.

L’événement est présenté par les médias comme un fait divers tragique mais il met en alerte les services de renseignements, de Washington aux Émirats, d’Alger à Paris. Au centre de leurs jeux complexes, Jasmine. Jeune fonctionnaire du Quai d’Orsay apparemment sans histoire, elle émerge peu à peu comme la pièce maîtresse d’une opération d’envergure inédite.

Quels liens cette Française à l’élégance stricte entretient-elle avec le monde musulman ? Quelle secrète influence pèse sur elle depuis la disparition de son mari, consul de France en Mauritanie ? C’est en démêlant les fils les plus intimes de sa vie que la vérité se fera jour et que le suspense, haletant, trouvera son dénouement.

Complice, victime ou agent double, Jasmine incarné le mélange de répulsion et de fascination que le fondamentalisme religieux exerce inconsciemment sur chacun de nous.

 

jean christophe ruffinL’auteur : Acteur engagé de la vie internationale, Jean-Christophe Rufin a dirigé plusieurs grandes organisations humanitaires. Il était ambassadeur de France au Sénégal. Ces expériences ont inspiré une oeuvre riche, essais (Le Piège humanitaire, Un léopard sur le garrot)et romans (L’Abyssin, Rouge Brésil, Goncourt 2001, Le parfum d’Adam). Il a été élu à l’Académie française au fauteuil d’Henri Troyat en 2008.
Extrait : 
Jusqu’à la fin des années 1960, la Mauritanie était essentiellement un pays de nomades.
Mais, en quelques années, les grandes sécheresses avaient ramené la majorité de la population dans les villes.
Les tentes avaient pourri, les troupeaux étaient morts.
Les nouveaux sédentaires étaient des gens sans repères. (…)
(…) Sur les routes de Mauritanie, on ne risque pas trop de se tromper de chemin. La ligne de l’asphalte, violette sous le soleil, est droite sur des dizaines de kilomètres. Elle sépare des steppes minérales sur lesquelles on aperçoit de temps en temps une chèvre ou un gamin. Le vent promène des flaques de sable sur la chaussée. Par endroits, des aires de dégagement se forment sur les bords de la route, encombrées d’épaves de camions, de traces de feu, d’ossements blanchis. …

 

 

Le post-it de Ge

 

9782081208179,0-553891

Au Sahara, l’assassinat de quatre touristes occidentaux par al-Qaida met en alerte les services de renseignement de Washington aux Emirats, d’Alger à Paris. Leur intérêt se porte bientôt sur une femme : Jasmine, une fonctionnaire apparemment sans histoire du Quai d’Orsay, qui semble être au coeur d’une opération de grande envergure. 

Avec Katiba, Rufin nous entraîne sur les terres africaines. Cette Afrique qui nous fascine, ce continent le plus peuplé du monde, le plus jeune aussi ! Avec Katiba on voit comment l’Afrique du Nord déborde grandement sur l’Afrique Noire. Comment ici les clans dirigent la vie quotidienne,  Comment les religions, la religion divisent plus qu’elles ne rapprochent les peuples.

Une Katiba c’est un camp de combattants islamistes installé dans le Sahara. C’est à la fois une cache (souvent des armes et des vivres) et un relais, un lieu où l’on prie, où l’on négocie et tue. Ce repère invisible en avion ou par satellite est le plus souvent enterré.

La katiba  correspondant généralement à un bataillon ou à une compagnie) est le nom utilisé en français pour une unité ou un camp de combattants lors de différents conflits en Afrique du Nord ou dans le Sahel.

Wikipédia nous apprend que pendant la guerre d’Algérie, il s’agit d’une unité de base de l’ALN (branche armée du FLN), équivalent d’une compagnie légère, qui peut atteindre cent hommes, ou la section, d’une trentaine d’hommes. L’action offensive exige de la katiba qu’elle se déplace clandestinement, et rapidement, d’un point à un autre, aussi éloignés que possible. L’unité de l’ALN pratique l’effet de surprise. Les marches se font, pour une bonne part, de nuit.

Le terme a depuis été repris par les mouvements insurrectionnels maghrébins, notamment islamistes, durant la guerre civile algérienne, en Libye (katiba de Tripoli) et ensuite dans le Sahel par AQMI.

Avec Katiba Jean-Christophe Rufin nous entraîne dans un monde aux prises avec les nouvelles dérives totalitaires du XXIe siècle.

Bien avant tout le monde Rufin nous parlait d’AQMI. Des ravages que cette organisation terroriste islamique faisait subir aux populations locales. Mais aussi sur leurs intentions de porter préjudice à tout ce qui touche de près ou de loin aux intérêts occidentaux en Afrique.

Katiba la réalité qui remonte à la surface, c’est la réalité qui vous saute à la gueule,  la réalité qui rattrape la fiction.

Mais attention Katiba n’ai pas un essai sur AQMi, non c’est belle est bien un grand roman d’espionnage, un roman d’aventure. Et l’on retrouve dans les personnages de Rufin tout le souffle romanesque qu’on lui connait. C’est aussi un texte plein d’émotions.

“La conversation s’ouvrit par plusieurs heures de généralités. Le vieillard avait une longue familiarité avec le temps, le temps du désert, dilaté à l’extrême, rythmé par des phénomènes lents, qu’ils soient minuscules comme le pas des bêtes, ou gigantesque comme le basculement des saisons. Rien ne servirait de le bousculer. On ne fait pas pousser une plante en tirant sur ses feuilles.”

Kisanga – Emmanuel Grand


Le livre : Kisanga de Emmanuel Grand. Paru le 15 mars 2018 chez Liana Levi dans la collection Policier. 21€ ; (386 p.) ; 21 x 14 cm.

4eme de couv :

Il y a foule dans les salons du musée de la Marine. Sous les applaudissements de tout le gotha politico-économique, la compagnie minière Carmin célèbre le lancement de Kisanga : un partenariat r coexploiter un fantastique gisement de cuivre tapi au coeur de la savane congolaise. Les ministres se félicitent du joli coup de com’ avant les élections ; les golden boys de la City débouchent le champagne. Mais au même moment, Carmin rend un dernier hommage à l’un de ses cadres décédé dans des circonstances suspectes tandis que les services français font appel à leur meilleur barbouze pour retrouver un dossier brûlant disparu à l’est du Congo. La mécanique bien huilée s’enraye et débute une course contre la montre entre une escouade de mercenaires armés jusqu’aux dents, l’ingénieur de choc chargé de piloter Kisanga et un journaliste opiniâtre qui sait mieux que personne que sous les discours du pouvoir se cache parfois une réalité sordide. Cette histoire de manipulation, où la vérité se dérobe jusqu’à la dernière page, se déploie sur fond de mutations économiques en Afrique et de collusion des pouvoirs autour du trésor empoisonné que constituent les richesses de son sous-sol.

L’auteur : Emmanuel Grand, né à Versailles en 1966, a passé son enfance en Vendée et vit aujourd’hui en région parisienne. Il est l’auteur de deux polars très remarqués : Terminus Belz (prix PolarLens, Tenebris et prix du polar SNCF) et, en 2016, Les salauds devront payer (prix Interpol’Art). Et aujourd’hui Kisanga qui vient de remporter le Prix Landerneau polar 2018.
Extrait :
Sa respiration était lente. Une brise légère caressait les feuilles des arbres.
Tapis dans les rochers, les deux guetteurs observaient la bâtisse sans bouger, quand soudain une silhouette apparut sur la terrasse. Le militaire fit le point sur ses jumelles. Un homme aux cheveux blancs, en robe de chambre nid-d’abeilles, tenait un bol de café à la main. Le sniper ajusta la crosse de son arme sur son épaule et resserra son index sur la queue de détente.
Le militaire à la jumelle déploya la paume de sa main gauche comme pour l’empêcher de tirer. Épiant le moindre geste du type en contrebas, il attendit que celui-ci se tourne pour se présenter sous un angle plus favorable. Alors la cible renversa la tête en arrière et vida son bol de café d’un trait. Il l’avait en pleine ligne de mire quand son walkie-talkie se mit à grésiller.
– Allô !
– Oui, mon colonel.
– Ne tirez pas. Je vais sur place. Citroën grise immatriculée CE 371 SL.
– Bien, mon colonel.
– Je suis en civil, veste bleu marine. Interdiction de faire feu sans mon accord. Je vous ferai un signe si ça tourne mal, mais pour le moment, je joue seul.
Le capitaine répercuta l’ordre à son tireur d’élite et vingt minutes plus tard, un nuage de poussière monta du chemin annonçant la Citroën qui termina sa course à l’ombre des cyprès. Le colonel en veste bleue sortit de la voiture, traversa le jardin et frappa à la porte. Le capitaine qui le suivait à la jumelle grogna entre ses dents. Le colonel était entré à l’intérieur et il ne l’avait plus en visuel. La mission venait de se compliquer singulièrement. Le sniper relâcha la pression. 

 

Le petit avis de Kris

KISANGA – Emmanuel Grand
Prix du Polar de Landerneau 2018

Carmin, société minière française, vient d’annoncer son association avec un groupe chinois pour lancer dans trois mois Kisanga, une d’exploitation minière dans le Katanga. Olivier Martel est chargé de diriger le projet sur place, mais l’affaire attire aussi l’attention de barbouzes et de la presse.

Bon j’ai quand même été obligée de piquer Kisanga à mon mari (Joke entre Emmanuel et moi)
Traité comme un thriller, ce roman est quand même bien autre chose ! Emmanuel GRAND nous explique (et ce n’est pas simple) les jeux d’influence en Afrique sous couvert de contrats faramineux qui en réalité, cachent bien d’autres enjeux politico-vereux.

La finance, toujours la finance et elle n’est pas l’amie de tous !!

Ici déambulent politicards plus ou moins nets, jeunes loups aux dents longues, mercenaires, journaliste d’investigation qui risque gros et quand même quelques personnages honnêtes, mais rares.

Un roman bien rythmé qui ne fait que confirmer les magouilles auxquelles se livrent certainement tous ces gens bien propres sur eux. Certes c’est un roman, mais qui fait réfléchir. On se doute bien que tout ce qu’on nous montre comme des contrats mirobolants ont leur envers du décor pas joli joli.

Mais peut on tout occulter ?

Et dans tout ça, le Congo avec ses hauts placés qui se rincent et la population qui trinque.

Emmanuel Grand sera à Saint Maur en poche le dimanche 24 juin prochain.

Venez à sa rencontre

SMEP Emmanuel